Cameroon Tribune
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Le débat reste ouvert sur le statut de la premiÚre dame

Politique
Azize Mbohou

C’est la substance des trois jours de dĂ©bat Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II dans le cadre du colloque qui a pris fin hier

S’il est une unanimitĂ© Ă©vidente qui s’est dĂ©gagĂ©e lors de ce colloque, c’est le caractĂšre scientifique et heuristique de l’action sociale de la premiĂšre dame. Sur cette base, les dĂ©bats de trois jours qui se sont achevĂ©s hier Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© II, se sont nourris de thĂšses, controverses et enrichissements. D’abord, comme l’ont dĂ©montrĂ© certains intervenants, on ne devrait plus parler d’ « actions », au regard de l’immensitĂ© et de la diversitĂ© de ce que fait Mme Chantal Biya, mais d’ « Ɠuvres de la premiĂšre dame ». Ceci parce qu’elles sont pĂ©rennes et atemporelles. Sous cet angle, les interventions ont dressĂ© le cadre d’intervention basĂ© sur des mĂ©canismes « non-conventionnels », mais sur un ancrage associatif Ă  saluer. Le CERAC, Synergies africaines, Ă©tant des ressorts de ce maillage institutionnel renforcĂ©. Ce qui induit une dynamique nationale et internationale forte de Mme Chantal Biya, et fait dire Ă  Pierre Emmanuel Tabi, directeur de l’IRIC, qu’il s’agit de la « para-diplomatie ». Ce qui fait d’elle depuis novembre 2008, ambassadrice de bonne volontĂ© de l’UNESCO et ambassadrice spĂ©ciale de l’ONUSIDA depuis 2015. Enfin, « les Ɠuvres sociales de la premiĂšre dame promeuvent les droits fondamentaux, contribuent Ă  la mise en Ɠuvre de la politique sociale du gouvernement », constatent les intervenants.

Mais la muse des Ă©changes contradictoires, a soulignĂ© le Pr. Adolphe Minkoa She, dans la synthĂšse des travaux du colloque, c’est le statut de la premiĂšre dame. Pour le prĂ©sident du comitĂ© scientifique, « cette question a Ă©tĂ© discutĂ©e de maniĂšre large, mais Il n y a pas une unanimitĂ© des intervenants ». C’est que, face Ă  ceux qui pensent que « ce statut devrait ĂȘtre formalisĂ© pour le rendre visible et comprĂ©hensible pour tout le monde », il y’a d’autres avis. Pour d’autres, en effet, « continuer dans la dynamique actuelle permet d’avoir un maximum de latitude. Ça permet Ă  celle qui est Ă  la place de premiĂšre dame, en fonction de sa sensibilitĂ©, de son dynamisme, de se dĂ©ployer au mieux », a soulignĂ© le Pr Minkoa She. Sauf que la premiĂšre dame occupe un statut non-formel fondĂ© sur les usages et convenances rĂ©publicaines. La question reste donc en dĂ©bat. Un dĂ©bat saluĂ© par le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, chancelier des Ordres acadĂ©miques, le Pr Jacques Fame Ndongo. Le reprĂ©sentant personnel du Premier ministre, chef du gouvernement, Ă  l’ouverture et Ă  la clĂŽture du colloque, a transmis les fĂ©licitations du chef de l’Etat Ă  l’ensemble des participants et intervenants Ă  ce rendez-vous.

L’universitĂ© de YaoundĂ© II-Soa a Ă©tĂ© le creuset des dĂ©bats scientifiques sur les Ɠuvres de la premiĂšre dame.

Ils réagissent

« Du choc des idées, a jailli la lumiÚre »

Pr Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supĂ©rieur.

« Nous sommes satisfaits parce que les rĂ©sultats auxquels nous sommes parvenus sont formidables. Il y a eu unanimitĂ© sur la scientificitĂ© des Ă©tudes portant sur l’Ɠuvre sociale de la premiĂšre dame. Il y a eu des dĂ©bats, parce que c’est la science. Elle est critique, thĂšse-antithĂšse-synthĂšse. Personne n’était venu dispenser un savoir qui ne peut ĂȘtre remis en cause, au contraire. Du choc des idĂ©es a jailli la lumiĂšre. Et cette lumiĂšre est claire et nette. L’Ɠuvre abattue par la premiĂšre dame est immense La direction prise par l’universitĂ© est bonne ».
Le débat reste ouvert sur le statut de la premiÚre dame

Politique
Azize Mbohou

...

“First Lady’s Activities Have Diplomatic Impact”

Pierre Emmanuel Tabi, Director of IRIC.

“The colloquium was extremely important because it has shown that every issue can be a subject of discussion at the university. The University of Yaounde II has proved that it is a pioneer on the topic that was under examination and all discussions during the colloquium and the personalities who attended showed that it was extremely very important issue. Further studies needs to be done to bring out the real importance on the First Lady’s work. The First Lady’s activities have a great social impact on the wellbeing of the population.”

« L’apport de la premiĂšre dame est dĂ©terminant »

Armand Claude Abanda, représentant-resident IAI Cameroun

« L’apport de la premiĂšre dame a Ă©tĂ© dĂ©terminant dans nos diffĂ©rents projets. C’est elle qui a demandĂ© qu’on Ă©tende nos formations au bĂ©nĂ©fice des femmes et jeunes filles dans les zones rurales, parce que tout le monde a droit Ă  l’émergence, Ă  la modernitĂ© et Ă  la formation. Son maĂźtre-mot, c’est d’abord l’égalitĂ© de chance. De ce point de vue, son action a Ă©tĂ© reconnue Ă  l’international. Il est de bon ton qu’elle le soit Ă©galement Ă  l’intĂ©rieur du pays. Ce colloque en a Ă©tĂ© une belle illustration ».
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Cameroon Tribune du mardi, 8 novembre 2016.
Arts et culture: le Cameroun en fĂȘte

Monica NKODO

Sous le haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique, le Festival national des arts et de la culture (FENAC) s’ouvre ce mardi Ă  YaoundĂ©.

Le Festival national des arts et de la culture (FENAC) se veut l’illustration quasi parfaite de la diversitĂ© patrimoniale du Cameroun. Pour marquer le cĂŽtĂ© solennel de l’évĂ©nement culturel le plus attendu cette annĂ©e par l’univers artistique, le Premier ministre, chef du gouvernement, lance officiellement ce mardi la 8e Ă©dition du FENAC au MusĂ©e National Ă  YaoundĂ©. La remise de mĂ©dailles Ă  une centaine d’artistes et de promoteurs culturels, ainsi qu’une procession des festivaliers dans la capitale, sont les articulations Ă  retenir de cette cĂ©rĂ©monie d’ouverture. Cette grand’messe de la culture camerounaise, placĂ©e sous le haut patronage du chef de l’Etat, s’animera jusqu’au 13 novembre prochain grĂące Ă  diverses activitĂ©s comme des piĂšces de théùtre, des projections de films, des concerts de musique, des expositions, des ateliers de formation, des dĂ©bats, des courses de pirogues, entre autres. Nombre de sites ont Ă©tĂ© retenus : le Centre culturel camerounais, la Salle Sita Bella, le Monument de la RĂ©unification et le MusĂ©e national, village du Festival.

Ici, on sent dĂ©jĂ  la joie de vivre. VĂ©rification faite hier dĂšs l’entrĂ©e de l’Esplanade du MusĂ©e national Ă  YaoundĂ©. Les deux grandes allĂ©es sont parsemĂ©es de maisons traditionnelles. Une reproduction de l’entrĂ©e du Palais royal de Foumban fait face Ă  une case reprĂ©sentative du Nord-Ouest. A peine sorti de l’aire des Grassfields, le visiteur en remontant un peu plus l’allĂ©e, est tout de suite cueilli par les maisons en toit de paille de l’Adamaoua. Le stand de la dĂ©lĂ©gation du Nord est aussi sollicitĂ©. Les collaborateurs de Julienne Madia, dĂ©lĂ©guĂ©e rĂ©gionale des Arts et de la Culture pour le Nord, sont au peaufinage. Des tables basses faites de calebasses, des peintures gravĂ©es sur du cuivre, et des produits culinaires de la rĂ©gion. L’exposition est tape-Ă -l’Ɠil. « Il nous faudra un dĂ©cor diffĂ©rent tous les jours », rappelle Julienne Madia, bien dĂ©cidĂ©e Ă  dĂ©voiler un visage brillant du Septentrion.

Dans l’espace rĂ©servĂ© Ă  la rĂ©gion de l’Est, un groupe de pygmĂ©es Baka s’affairent Ă  la construction d’une hutte avec des feuilles de bananier. Leur dĂ©ploiement est impressionnant, et force l’arrĂȘt de plusieurs passants. « Il y a encore beaucoup de travail, mais nous aurons fini d’ici quelques heures », explique l’un d’eux. Petit arrĂȘt chez les Fang-BĂ©ti. Des Ă©tudiantes rĂ©sidant Ă  YaoundĂ© se prennent en photo avec le Mvet, dans des cases en terre battue.

Qu’ils soient seuls ou en associations, les festivaliers vantent les produits de leur rĂ©gion respective. D’autres sont lĂ  Ă  titre personnel pour se faire des contacts. C’est le cas de Sesse Elangwe, un jeune artiste peintre originaire de Buea. « C’est mon premier FENAC et je compte me faire remarquer », dit-il confiant. L’intensitĂ© au Village du FENAC montera un peu plus tous les soirs avec des concerts gĂ©ants et des musiciens renommĂ©s. Le podium n’attend plus qu’eux.
L’épilogue d’une folle campagne

Rousseau-Joël FOUTE

L’élection de ce jour aura tenu le monde en haleine, du fait de la personnalitĂ© des candidats en opposition de phase.

Qui d’Hillary Clinton ou de Donald Trump succĂšdera Ă  Barack Obama pour devenir le 45e prĂ©sident des Etats-Unis ? Le monde le saura dans les prochaines heures, lorsque les urnes dĂ©voileront le nom de l’heureux Ă©lu Ă  l’issue du scrutin de ce 8 novembre 2016. En attendant, les observateurs retiennent que rarement, une campagne pour l’élection du prĂ©sident des Etats-Unis, premiĂšre puissance Ă©conomique et militaire du monde, aura Ă©tĂ© marquĂ©e par tant d’invectives et d’attaques personnelles, sur fond de scandales impliquant les deux candidats engagĂ©s dans le sprint final. A l’unanimitĂ©, les chroniqueurs ont qualifiĂ© la campagne d’agressive, avec un niveau de violence verbale inĂ©dit. Dans l’espace public, les railleries ont ravi la vedette, relĂ©guant au second plan les dĂ©bats de fond sur la pertinence des projets de sociĂ©tĂ© en termes de propositions de solutions concrĂštes aux problĂšmes des AmĂ©ricains. C’est ainsi qu’au chapitre des phrases assassines, chacun des deux prĂ©tendants Ă  la fonction suprĂȘme a jouĂ© le jeu Ă  fond.

Les Ă©lecteurs vont donc dĂ©partager aujourd’hui le candidat rĂ©publicain, Donald Trump et sa rivale dĂ©mocrate, Hillary Clinton. Richissime homme d’affaires populiste de 70 ans, Donald Trump aligne des dĂ©clarations tonitruantes qui sont « aux antipodes des usages protocolaires et des convenances diplomatiques », d’aprĂšs un universitaire camerounais. Le magnat affirme ne pas croire aux rĂ©sultats des enquĂȘtes d’opinions, sauf lorsque ceux-ci lui sont favorables. L’éventualitĂ© de sa victoire a mĂȘme inquiĂ©tĂ©, la semaine derniĂšre, les bourses europĂ©ennes qui ont ouvert mercredi Ă  la baisse, car cette possibilitĂ© serait, d’aprĂšs elles, « synonyme de grandes incertitudes politiques et Ă©conomiques ». Selon un sondage de l'Arab Center de Washington, la victoire de Trump aurait, par ailleurs, un impact considĂ©rable sur l'augmentation de l'anti-amĂ©ricanisme dans le monde arabe. Face Ă  ce candidat exceptionnel, lĂąchĂ© par certains poids lourds de sa propre formation politique, il y a Hillary Clinton, 69 ans, ex-premiĂšre dame et ex-patronne de la diplomatie amĂ©ricaine. Elle incarne l’establishment et la montĂ©e en puissance des femmes dans la sphĂšre politique amĂ©ricaine. Son Ă©lection comme premiĂšre femme prĂ©sidente des Etats-Unis, si elle est actĂ©e, marquerait un autre tournant historique aprĂšs la prĂ©sidence de Barack Obama. Mais, le fait qu’elle soit issue de la classe dirigeante l’a Ă©galement desservie, son expĂ©rience au SĂ©nat et au dĂ©partement d’Etat ayant Ă©tĂ© Ă©clipsĂ©e un temps pendant la campagne par le scandale des e-mails (Emailgate). Quoi qu’il en soit, le prochain prĂ©sident des Etats-Unis accĂšdera Ă  la Maison Blanche aprĂšs avoir indubitablement mouillĂ© le maillot au terme d’un marathon Ă©lectoral inĂ©dit.
CAN Féminine: Les billets sont disponibles

Josiane R. MATIA

Selon Joseph Eloi Mindjeme, directeur du DĂ©veloppement de sport de haut niveau au ministĂšre des Sports et de l’Education physique, les tickets d’entrĂ©e au stade dans le cadre de la CAN fĂ©minine 2016 de football seront mis en vente dĂšs aujourd’hui. D’aprĂšs notre interlocuteur, ces billets ont Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ©s par la ComitĂ© local d’organisation hier. Une commande de 240.000 billets a Ă©tĂ© passĂ©e par la Commission billetterie et ceux-ci devraient ĂȘtre mis en vente progressivement. La commission rassure Ă©galement sur les mesures de sĂ©curitĂ© prises pour Ă©viter toute contrefaçon, avec la fabrication de billets magnĂ©tiques. Nous y reviendrons dans notre prochaine Ă©dition.
Sénat: retour au palais des CongrÚs

Jeanine FANKAM

La chambre siÚgera sur son site habituel, malgré les travaux de rénovation en cours.

Les travaux de rĂ©fection du palais des CongrĂšs continuent. On a dĂ©jĂ  dĂ©passĂ© le taux de 60% de rĂ©alisation. Le rythme du travail est passĂ© Ă  une vitesse de croisiĂšre, du fait de la rentrĂ©e parlementaire dont la session budgĂ©taire s’ouvre ce jeudi. Sur le site, c’est le branle-bas au sein des diffĂ©rentes Ă©quipes de travail. MĂȘme le directeur gĂ©nĂ©ral, Christophe Mien Zok a perdu le sommeil. Il quitte son confortable bureau hier pour passer la journĂ©e au chantier. L’édifice est devenu une espĂšce de bric-Ă -brac oĂč on trouve des gravats, ballots, dĂ©bris de verre, machines qui ronflent, roulent, percent. Bref, c’est une ambiance de chantier, de la cour jusque dans les diffĂ©rentes salles.

La salle utilise comme hĂ©micycle pour les sessions parlementaires du SĂ©nat Ă©tait mĂ©connaissable, vidĂ©e de tout son mobilier, rideaux, cabines de traduction. Tout Ă©tait dĂ©fait, la salle des pas perdus, les cloisons, la climatisation, etc. La question qui taraude les esprits est la suivante : l’hĂ©micycle va-t-il ĂȘtre opĂ©rationnel jeudi prochain ?

Une interrogation qui crĂ©e une poussĂ©e d’anxiĂ©tĂ© chez le directeur gĂ©nĂ©ral qui rĂ©pond : « Je ferai tout mon possible pour que la salle et les autres espaces utilisĂ©s par le SĂ©nat soient mis Ă  disposition. Mais le niveau de travail est tel que je doute que toutes les commoditĂ©s soient fonctionnelles. Toutefois, il y aura l’essentiel ». DĂ©jĂ , il s’enquiert de l’installation des rideaux, il remarque mĂȘme qu’il y a encore beaucoup de poussiĂšre partout dans la salle et ordonne Ă  l’immĂ©diat de faire revenir l’échafaudage. Une meute d’ouvriers s’attĂšle Ă  la tĂąche, redressant le tapis par-ci, balayant par-lĂ .

Deux techniciens sont passĂ©s pour installer les cabines de traduction. On ne sait pas encore oĂč elles seront provisoirement logĂ©es. Les anciennes ont Ă©tĂ© complĂštement dĂ©faites dans le cadre du relookage du palais des CongrĂšs. « Le dĂ©fi est grand et le travail, dĂ©licat. Je ne supervise pas seul. Toutes les administrations concernĂ©es sont au courant du niveau d’évolution du travail », prĂ©cise le directeur gĂ©nĂ©ral. D’ailleurs, des sources crĂ©dibles annoncent l’arrivĂ©e d’une Ă©quipe de fonctionnaires de la prĂ©sidence de la RĂ©publique pour inspecter les travaux.

De toutes les façons, le travail normal de rĂ©habilitation donne momentanĂ©ment la primeur au fonctionnement de l’hĂ©micycle, ses autres espaces et du cinquiĂšme Ă©tage oĂč Ă©tait logĂ© le cabinet du prĂ©sident. Depuis septembre, Marcel Niat Njifenji et son staff ont libĂ©rĂ© les locaux. Pour les besoins de la tenue de la session budgĂ©taire, son cabinet reprend ses quartiers au palais des CongrĂšs. Et il faut qu’il soit opĂ©rationnel.
Entrepreneuriat: comment se mettre Ă  son compte

Economie
MichĂšle FOGANG

Un salon national organisĂ© pour susciter l’esprit de crĂ©ativitĂ© et renforcer l’image des entreprises du 3 au 05 novembre dernier Ă  YaoundĂ©.

Du 3 au 5 novembre dernier Ă  YaoundĂ©, administrations, entreprises et PME camerounaises, des secteurs de l’agro-industrie, du textile et des tĂ©lĂ©coms ont exposĂ© leurs produits et leur savoir-faire. C’était dans le cadre du Salon national de l’entrepreneuriat, placĂ© sous le thĂšme : « L’entrepreneuriat face au dĂ©fis de l’émergence » et organisĂ© Ă  l’esplanade de l’hĂŽtel de ville. Il s’agissait de dĂ©montrer, cas pratique Ă  l’appui, qu’il est possible de gagner sa vie en se mettant Ă  son propre compte. Pour les nombreux jeunes et chercheurs d’emploi, il Ă©tait question de se frotter au monde professionnel : «Trouver un emploi aprĂšs le cycle universitaire n’est pas toujours Ă©vident. Je rĂȘve d’ouvrir mon cabinet de consultation en comptabilitĂ©. Ce Salon m’a permis d’échanger avec des chefs d’entreprises et comprendre le processus de mise sur pied d’une entreprise », a dĂ©clarĂ© Nelly Tsalabon, Ă©tudiante.
Pour les exposants, environ 70, l’évĂšnement a constituĂ© un moyen de mieux vendre leur image et d’établir des partenariats avec d’autres opĂ©rateurs Ă©conomiques. Ils ont eu l’occasion de le faire Ă  travers la participation Ă  des confĂ©rences sur des thĂšmes tels que : « La promotion de l’entreprenariat agricole des jeunes », « Les initiatives du ministĂšre de la Jeunesse et de l’Education civique en faveur de l’emploi et de l’insertion des jeunes » et : « la crĂ©ation d’entreprise au Cameroun ».
Le Salon national de l’entreprenariat Ă©tait une initiative de la sociĂ©tĂ© Global Com et services. Il a bĂ©nĂ©ficiĂ© du parrainage du ministĂšre des Postes et des TĂ©lĂ©communications (Minpostel). Marthe Chantal Djepang Njabon secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du MinistĂšre en charge des PME, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa) et Pierre Kaptue, inspecteur gĂ©nĂ©ral du Minpostel qui ont procĂ©dĂ© Ă  l’ouverture officielle de l’évĂšnement jeudi dernier ont encouragĂ© l’initiative.
Douala: le Makossa fait son festival

Culture
Mireille ONANA MEBENGA

Le public et les autorités locales ont passé un moment inoubliable en compagnie des artistes comme Nkotti François et Toto Guillaume samedi dernier.

Le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, et sa suite ont certainement passĂ© une belle soirĂ©e samedi 5 novembre 2016, jour de clĂŽture du Festmak (festival du Makossa), qui se tenait depuis mercredi au stade MbappĂš LĂ©ppĂ© de Douala. Sur une mĂȘme scĂšne, de grosses pointures du Makossa : Nkotti François, Misse Ngoh, Manuel Guysso, Isidore Tamwo, Ben Decca, Grace Decca, le cĂ©lĂšbre guitariste et maestro Toto Guillaume.
Pendant plusieurs heures, ces icĂŽnes de la musique camerounaise ont parcouru leur riche rĂ©pertoire, au grand bonheur des autoritĂ©s et du public venu nombreux pour ce clap de fin de la premiĂšre Ă©dition du Festmak. Le patron de la rĂ©gion du Littoral n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  monter plus d’une fois sur scĂšne pour esquisser des pas de danse et encourager les artistes. François Misse Ngoh, l’éternel amoureux, est le premier Ă  faire le show. Ses pas de danse particuliers n’ont pas laissĂ© le public indiffĂ©rent. D’ailleurs, ce dernier reprenait en chƓur toutes ses chansons, « OlĂ© OlĂ© », « L’alpha et l’omĂ©ga » 
Lorsque Nkotti François « Destopellaire » monte sur scĂšne, c’est l’extase. Il va rappeler la belle Ă©popĂ©e des Black Styl dans les annĂ©es 70 au bon souvenir des spectateurs qui vont devenir presque fous dĂšs la premiĂšre mesure du batteur. Cet infatigable chanteur a fait bouger le stade MbappĂš LĂ©pĂ© avec ses danseurs. Il n’a pas hĂ©sitĂ© une seule seconde Ă  esquisser les mĂȘmes pas de danse devant un public qui en redemandait encore et encore. Puis est venue l’heure pour son compĂšre des Black Styl, Toto Guillaume, « Nguila Nyama », l’un des fondateurs de l’inoubliable Ă©quipe nationale du makossa, de recevoir un trophĂ©e spĂ©cial pour la qualitĂ© de son travail et l’ensemble de son Ɠuvre, lui Ă  qui le gouverneur a assurĂ© qu’il demeurait « le Lion indomptable du makossa ». Un Award avant la cĂ©rĂ©monie des rĂ©compenses le lendemain Ă  la vallĂ©e de la BessĂškĂš.
« Toguy » remontera sur le podium plus tard dans la soirĂ©e devant une foule hystĂ©rique, qu’on pourrait croire venue juste pour lui. Il leur donnera ce qu’ils ont voulu : entre « Dibena », « Françoise », « Elimbi na ngomo », etc. le Maitre n’a rien perdu de son inimitable doigtĂ©.
YaoundĂ©: les hĂŽtels sont prĂȘts pour la CAN fĂ©minine 2016

Sports
Steve LIBAM

Les quatre Ă©tablissements retenus n’attendent plus que l’arrivĂ©e des dĂ©lĂ©gations pour la CAN fĂ©minine 2016.

Des touristes arrivent par vagues. AprĂšs ĂȘtre passĂ©s au dĂ©tecteur de mĂ©taux sous l’Ɠil vigilant des responsables de la sĂ©curitĂ©, les nouveaux clients sont immĂ©diatement pris en charge Ă  la rĂ©ception oĂč les chambres leur sont allouĂ©es. Les gestes du personnel sont maĂźtrisĂ©s. Ils dĂ©coulent de l’expĂ©rience acquise quotidiennement. « C’est une routine de recevoir les clients. Ceux qui seront lĂ  dans le cadre de la CAN 2016, seront certes des clients particuliers mais nous savons quoi faire », confie un employĂ© du Djeuga palace. Plus haut, dans les premiĂšres salles de confĂ©rence, un Ă©lectricien change un Ă©quipement dĂ©fectueux. « Nous travaillons Ă  la rĂ©ception des dĂ©lĂ©gations qui arriveront », confie sobrement le directeur gĂ©nĂ©ral de l’établissement. Du cĂŽtĂ© de l’hĂŽtel La Falaise, pas d’inquiĂ©tude Ă©galement. « Nous avons pris toutes les dispositions pour l’hĂ©bergement, la restauration et les salles de rĂ©union des arbitres et officiels. Nous avons 36 chambres Ă  leur allouer. Il s’agit de clients spĂ©ciaux. Ils ont besoin d’une certaine discrĂ©tion et nous entendons les mettre dans des Ă©tages particuliers. L’hĂŽtel sera amĂ©nagĂ© de telle sorte qu’ils soient Ă  l’aise, mĂȘme sur le plan du bien-ĂȘtre avec nos salles de massage et de fitness », dĂ©clare sereinement Rose Ebah Nkotto, responsable commerciale de l’hĂŽtel La Falaise. Ici Ă©galement, le flot des touristes et des clients est ininterrompu au quotidien, ce qui permet au personnel d’ĂȘtre au point dans la perspective de la CAN fĂ©minine 2016. Idem du cĂŽtĂ© de l’hĂŽtel Mont FĂ©bĂ© oĂč CT a appris que la suggestion de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) d’avoir plus de chambres avec deux lits a Ă©tĂ© prise en compte.
Sur le plan sĂ©curitaire, en plus d’agents de sĂ©curitĂ©, des Ă©lĂ©ments des forces de l’ordre veillent dans les hĂŽtels. Lors de son passage en juillet dernier pour sa mission d’inspection, la CAF avait Ă©tĂ© globalement satisfaite de la qualitĂ© des Ă©tablissements hĂŽteliers retenus Ă  YaoundĂ©. Il faut dire que leur notoriĂ©tĂ©, leur emplacement et les commoditĂ©s qu’ils offrent parlent pour eux. Chambres, restaurants, salles de confĂ©rence, etc. avaient Ă©tĂ© passĂ©s au peigne fin et les divers espaces avaient globalement rĂ©pondu aux exigences. D’aprĂšs la rĂ©partition des hĂŽtels effectuĂ©s par la CAF, le Cameroun et le Zimbabwe seront logĂ©s Ă  l’hĂŽtel Mont-FebĂ© tandis que l’Afrique du Sud et l’Egypte seront au Djeuga Palace. Les arbitres, eux seront Ă  l’hĂŽtel La Falaise. Le Hilton hĂŽtel, quant Ă  lui, accueillera la dĂ©lĂ©gation de la CAF. A LimbĂ©, c’est le Mountain hĂŽtel qui servira de QG Ă  la CAF. Le Nigeria et le Kenya ont hĂ©ritĂ© du Parliamenterian Flats tandis que le Mali et le Ghana seront logĂ©s Ă  Fini hĂŽtel.
Une campagne contre l’alcool au volant lancĂ©e Ă  Douala

Régional
Jean Baptiste KETCHATENG

Mise en route mercredi Ă  Douala par une association privĂ©e avec le concours d’institutions publiques.

Des dizaines de conducteurs professionnels, taxis Ă  moto, des lycĂ©ens, des gens de tous horizons, ont rĂ©pondu Ă  l’invitation de la Fondation camerounaise des consommateurs (Focaco) mercredi 2 novembre 2016 Ă  la salle des fĂȘtes d’Akwa Ă  Douala. Cette association y lançait une campagne dont le centre d’intĂ©rĂȘt est la sensibilisation des automobilistes et usagers de la route sur la nĂ©cessitĂ© de demeurer sobre quand on prend la route.
La campagne, soutenue par le ministĂšre des Transports et celui en charge de la santĂ© et la police de la circulation, est baptisĂ©e « ZĂ©ro alcool au volant ». Un sujet de prĂ©occupation pour lequel le dĂ©putĂ© Rdpc de Douala I, Marlyse Rose Douala Bell, a acceptĂ© d’apporter son concours Ă  la diffusion et mĂȘme Ă  la rĂ©alisation des communications prĂ©vues dans ce cadre.
La mise en pratique de cette opĂ©ration commencera par une distribution de messages imprimĂ©s dans les rues de Douala Ă  10.000 conducteurs. YaoundĂ© et le reste du pays, notamment les usagers des routes nationales, suivront grĂące Ă  la mobilisation d’agents-sensibilisateurs. La campagne se poursuivra avec des vidĂ©os diffusĂ©es sur les chaĂźnes camerounaises de tĂ©lĂ©vision.
La fondation promotrice de cette entreprise d’éducation populaire envisage aussi de faire rentrer dans les mƓurs une pratique connue ailleurs : le conducteur dĂ©signĂ©. Pour ceux qui ne peuvent se priver d’alcool pendant les sorties, les fĂȘtes, il s’agit de dĂ©signer un des noceurs qui ne boira pas
 De maniĂšre Ă  pouvoir conduire les autres Ă  bon port. Selon les explications d’Ayissi Abena de la Focaco, le but est en fait de toucher « Monsieur tout le monde ».
Apejes de Mfou: la coupe, ça s’arrose

Sports
AngĂšle BEPEDE

Le trophée remporté le 30 octobre par le club a été présenté aux populations le 6 novembre dernier.

Le temps s’est comme arrĂȘtĂ©. Le soleil pointe au zĂ©nith. Des populations, par centaines, ont formĂ© une haie d’honneur. Dans un vĂ©hicule, le trophĂ©e de la 57e Ă©dition de la coupe du Cameroun scintille sous les rayons de ce soleil de midi. Le 6 novembre, la foule s’est mobilisĂ©e Ă  l’entrĂ©e de la ville Ă  Mfou, dans le dĂ©partement de la Mefou-et-Afamba, l’un des dĂ©partements de la rĂ©gion du Centre. Jacques Olih, dĂ©fenseur et capitaine de l’Association d’appui Ă  l’éducation des jeunes par le sport (Apejes), Franck Boya, double buteur de la finale, sont juchĂ©s sur un vĂ©hicule. Au milieu d’eux, le maire, Roger Belinga, tient le trophĂ©e.
Silence. Puis, la fanfare, d’une vingtaine de personnes, donne le ton. Roulement de tambours et dĂ©but de la parade. Pour les habitants de Mfou, rien n’a plus d’importance. L’information a circulĂ©, les curĂ©s l’ont annoncĂ© : les joueurs d’Apejes seront Ă  la maison le 6 novembre. Jean-Marie Menye, riverain, comme d’autres, est lĂ  pour cĂ©lĂ©brer cette Ă©quipe. Ils viennent des villages Ekid Bekoe, Mehandan, Nkolsalah
 Ils accueillent cette Ă©quipe qui leur a fait honneur. Pas seulement Ă  eux, mais Ă  toute la rĂ©gion du Centre. Les 19 joueurs de la finale de la coupe sont donc acclamĂ©s par la foule. Junior Atemengue, milieu de terrain, alias Adebayor, Atangana Atangana (dĂ©fenseur) sont dans l’allĂ©gresse. « Une photo avec le chat ? » parlant du gardien de but, Junior Dande. « Il est oĂč, Boya ? » Bouts de phrases captĂ©s Ă  la volĂ©e au milieu de la frĂ©nĂ©sie. AimĂ© LĂ©on Zang, prĂ©sident du club, le regard pĂ©tillant dodeline de la tĂȘte. Il n’arrive pas Ă  y croire. Apejes entre Ă  Mfou comme JĂ©sus Ă  JĂ©rusalem. Lui, tout petit, Ă  la cabine du vĂ©hicule 4x4, a la tĂȘte plongĂ©e dans ses pensĂ©es. Pour Roger Belinga, « le prĂ©sident de la RĂ©publique s’est merveilleusement rendu compte que la Mefou-et-Afamba et Mfou sont dĂ©sormais le siĂšge social de l’intelligence du football camerounais ».
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, la place des fĂȘtes puis halte Ă  la maison du parti. Dans la foule, des supporters refont le match cĂŽtĂ© gradins. Ils dĂ©crivent comment ils ont tenu devant la foule adverse. Ils analysent. Ils font des remontrances Ă  Franck Boya, Ă©voquant des erreurs de jeu au milieu du terrain. « Tu commettais beaucoup de fautes. Regarde, tu te souviens de la passe de Messi ? (RaphaĂ«l Messi Bouli, ndlr)
 », raconte Staviny Lienkom, supporter. Des joueurs sont hĂ©lĂ©s par des quidams. Pause photo oblige. Pas de nĂ©gociation. C’est la minute conseils au double buteur de la finale du 30 octobre dernier. Michel Akieme Fouda, 11 ans, Ă©lĂšve au lycĂ©e bilingue vient de terminer la messe Ă  la chapelle catholique du coin. D’abord timide, puis, encouragĂ© par des proches, il prend son courage et pique un sprint en direction du meuble oĂč est posĂ© le trophĂ©e. « Je l’ai touchĂ©. J’ai touchĂ© la coupe que le prĂ©sident a touchĂ© », hurle-t-il dans un Ă©tat d’excitation incommensurable. Et ce trophĂ©e, dĂ©diĂ© par le maire au chef de l’Etat, est le fruit de la tĂ©mĂ©ritĂ©. Si Ă  la volĂ©e, Jean-Bernard Ndongo Essomba a offert une prime d’un million Ă  l’équipe, les Ă©lites, elles, promettent de se mobiliser pour pĂ©renniser cette rĂ©volution. Agapes, selfies, communion avec des badauds. La fĂȘte va s’achever aprĂšs 17h.
Oil Palm Farming: Towards Greater Production in Cameroon

Economie
Nkeze MBONWOH

The palm is a crop that can eliminate poverty, create employment and preserve social cohesion.



Concomitant sources put Cameroon’s palm oil production at 300.000 tons in 2015. The titular Ministry projects to carry palm oil production in the Country to 450.000 tons by 2020.

Areas where the palm crop prospers in the Country include the coastal zone of Cameroon, the central belt, southern parts of the North West Region and the celebrated South West Region. In the South West Region, such giant producers like the Cameroon Development Corporation (CDC), PAMOL Plantations, Mukete Estates and many smallholder individual producers champion the production of palm oil.

Going by Agricultural expert reports picked from varied sources, at least 60.000 hectares of land is employed for palm farming in Cameroon. The species grown include the “dura palm” that has kernels with thick shell, the “pisi fora palm” with kernels and no shell, the “tenera palm” with kernel and thin shell. From the specificities of the palms, growers can choose which palm to plant and for what purpose. It is possible to grow palms for kernels only, just like farming palms for the oil.

Difficulties frequently reported as inherent to palm farming include the poor road network hampering the commercialization of the produce. Equally, costly inputs like fertilizers, clearing and pruning of farms, harvesting and milling of nuts are the uphill of the venture. So, too, adding value to by-products of palms to provide more employment remain a matter for titans.

In perspective, the Government of Cameroon is bent on improving palm oil production in Cameroon as part of its vision 2035. A recent trip to Indonesia by Cameroonian experts to study world celebrated achievements in oil palm farming is another concrete step taken to advance the sector. A slogan like “Second Generation Agriculture” has also come to boost the domain for greater self-reliance.
US Election: The D-Day!

International
Emmanuel KENDEMEH

Electors will today choose whether Hillary Clinton or Donald Trump will replace Barack Obama as President of the United States of America.



Presidential campaigns to the White House largely dominated by personal attackers and great divergence in national and foreign policies ended last night and American electors are going to the polls today in general elections to choose between the Democratic party Hillary Clinton and her Republican party rival Donald Trump. Both Americans and the entire world are waiting to see who of the candidates will replace outgoing Barack Obama as the 45th President of the United States of America.

The general election today, November 8, 2016 will just come to conclude the voting process. Reports say in States where early voting is allowed, nearly 42 million Americans had already cast ballots in the presidential election. They were reported to have turned out in record numbers in crucial battlegrounds such as Florida, North Carolina and Nevada. In the 2012 presidential election an estimated 126 million voters cast ballots for the White House.

According to the US electoral process, what will take place today is the general voting. Electors who are members of the Electoral College will meet in their respective State capitals on December 19, 2016 and formally vote for the President and the Vice President. A total number of 538 electoral college electors will be go to the polls to vote either Mrs Clinton and her running mate, Tim Kaine or Donald Trump and his running mate Mike Pence. The electoral process specifies that a majority of 270 electoral votes is required to elect the President.

The electoral calendar further discloses that the U.S. Congress is scheduled to certify the electoral results on January 5, 2017 and the new President and Vice President are planned to be inaugurated on January 20, 2017. The two candidates go in for the election with varied chances. Mrs Clinton goes in with the email scandal that had been a seeming thorn on her way to the White House cleared. FBI Director James Comey said on Sunday that a fresh inquiry into the Democratic candidate's communications found nothing to change the bureau's conclusion this summer.

Last weekend the FBI announced it was once again investigating Mr Clinton’s use of a private email server, piling pressure on the Democrat nominee and giving Trump renewed hope in key swing states. This inevitable increases her chances as latest opinion polls on Sunday before the news broke gave her a four-to-five point lead over her rival Mr Trump. BBC cited the reaction of Donald Trump who has accused the FBI of impropriety after it once again said that Hillary Clinton should not face criminal charges over her emails. "Right now she's being protected by a rigged system. It's a totally rigged system. I've been saying it for a long time," he is quoted as having told supporters in Sterling Heights, Michigan.
Cameroon Tribune du mercredi, 9 novembre 2016.
FENAC: rideau levé !

Monika NKODO

L'ouverture officielle de la 8e édition du Festival national des arts et de la culture a été présidée hier à Yaoundé par le Premier ministre, chef du gouvernement.

« Bienvenue à Yaoundé ». La capitale a joliment embrassé son statut hier, au cours du lancement officiel de la 8e édition du Festival national des Arts et de la Culture (FENAC). Comme un aimant, elle a attiré au Musée national des milliers d'acteurs du monde culturel. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a présidé une cérémonie enthousiaste et pleine de chaleur, mettant sous les feux des projecteurs la crÚme du patrimoine national. Une 8e édition que le PM a déclarée ouverte en toute solennité.

La diversitĂ© culturelle du Cameroun qu'on ne cesse de vanter a Ă©tĂ© Ă©talĂ©e sous bien des coutures. La parade qui a sillonnĂ© la ville avec comme terminus le MusĂ©e national, village du FENAC, a dessinĂ© cette carte multiculturelle. « Comme c’est beau », s’exclament quelques personnes impressionnĂ©es par tant de couleurs, de styles. Du Septentrion aux peuples de la forĂȘt, la caravane a prĂ©sentĂ© tous ces traits si particuliers qui font de la culture camerounaise un vĂ©ritable patchwork. « Un banquet de la connivence culturelle de notre pays », dĂ©crit le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (Minac). Avec pour thĂšme : « Culture et Ă©mergence », le FENAC veut dĂ©montrer que s’il est mis Ă  profit, « l’immense gisement de trĂ©sors artistiques de notre pays peut contribuer Ă  faire du Cameroun une puissance culturelle », souligne le Minac.

Le 8e FENAC a donnĂ© l'occasion d'honorer des artistes, des promoteurs culturels qui mettent leur talent et leur Ă©nergie au profit du rayonnement de leur pays. Manu Dibango, au plaisir de fans qui se bousculent pour immortaliser par un clichĂ© cette rencontre inĂ©dite avec l’icĂŽne, a fait le dĂ©placement. Avec Eko Roosevelt et Esso Essomba, il est Ă©levĂ© au rang de grands officiers de l'Ordre de la valeur, quand d'autres centaines de noms reconnus sont dĂ©sormais officiers, commandeurs ou chevaliers de l'Ordre de la valeur. La visite des 250 stands du village du FENAC a clĂŽturĂ© la cĂ©rĂ©monie. Le FENAC est ainsi lancĂ©. Place jusqu'Ă  dimanche Ă  des dĂ©couvertes et des voyages infinis entre diffĂ©rentes formes d'expressions culturelles : musique, théùtre, arts plastiques, fantasia, Ă©lection de Miss, salon du livre jeunesse
 Et on le rappelle, toutes ces articulations sont gratuites.