Cameroon Tribune
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YaoundĂ©: les hĂŽtels sont prĂȘts pour la CAN fĂ©minine 2016

Sports
Steve LIBAM

Les quatre Ă©tablissements retenus n’attendent plus que l’arrivĂ©e des dĂ©lĂ©gations pour la CAN fĂ©minine 2016.

Des touristes arrivent par vagues. AprĂšs ĂȘtre passĂ©s au dĂ©tecteur de mĂ©taux sous l’Ɠil vigilant des responsables de la sĂ©curitĂ©, les nouveaux clients sont immĂ©diatement pris en charge Ă  la rĂ©ception oĂč les chambres leur sont allouĂ©es. Les gestes du personnel sont maĂźtrisĂ©s. Ils dĂ©coulent de l’expĂ©rience acquise quotidiennement. « C’est une routine de recevoir les clients. Ceux qui seront lĂ  dans le cadre de la CAN 2016, seront certes des clients particuliers mais nous savons quoi faire », confie un employĂ© du Djeuga palace. Plus haut, dans les premiĂšres salles de confĂ©rence, un Ă©lectricien change un Ă©quipement dĂ©fectueux. « Nous travaillons Ă  la rĂ©ception des dĂ©lĂ©gations qui arriveront », confie sobrement le directeur gĂ©nĂ©ral de l’établissement. Du cĂŽtĂ© de l’hĂŽtel La Falaise, pas d’inquiĂ©tude Ă©galement. « Nous avons pris toutes les dispositions pour l’hĂ©bergement, la restauration et les salles de rĂ©union des arbitres et officiels. Nous avons 36 chambres Ă  leur allouer. Il s’agit de clients spĂ©ciaux. Ils ont besoin d’une certaine discrĂ©tion et nous entendons les mettre dans des Ă©tages particuliers. L’hĂŽtel sera amĂ©nagĂ© de telle sorte qu’ils soient Ă  l’aise, mĂȘme sur le plan du bien-ĂȘtre avec nos salles de massage et de fitness », dĂ©clare sereinement Rose Ebah Nkotto, responsable commerciale de l’hĂŽtel La Falaise. Ici Ă©galement, le flot des touristes et des clients est ininterrompu au quotidien, ce qui permet au personnel d’ĂȘtre au point dans la perspective de la CAN fĂ©minine 2016. Idem du cĂŽtĂ© de l’hĂŽtel Mont FĂ©bĂ© oĂč CT a appris que la suggestion de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) d’avoir plus de chambres avec deux lits a Ă©tĂ© prise en compte.
Sur le plan sĂ©curitaire, en plus d’agents de sĂ©curitĂ©, des Ă©lĂ©ments des forces de l’ordre veillent dans les hĂŽtels. Lors de son passage en juillet dernier pour sa mission d’inspection, la CAF avait Ă©tĂ© globalement satisfaite de la qualitĂ© des Ă©tablissements hĂŽteliers retenus Ă  YaoundĂ©. Il faut dire que leur notoriĂ©tĂ©, leur emplacement et les commoditĂ©s qu’ils offrent parlent pour eux. Chambres, restaurants, salles de confĂ©rence, etc. avaient Ă©tĂ© passĂ©s au peigne fin et les divers espaces avaient globalement rĂ©pondu aux exigences. D’aprĂšs la rĂ©partition des hĂŽtels effectuĂ©s par la CAF, le Cameroun et le Zimbabwe seront logĂ©s Ă  l’hĂŽtel Mont-FebĂ© tandis que l’Afrique du Sud et l’Egypte seront au Djeuga Palace. Les arbitres, eux seront Ă  l’hĂŽtel La Falaise. Le Hilton hĂŽtel, quant Ă  lui, accueillera la dĂ©lĂ©gation de la CAF. A LimbĂ©, c’est le Mountain hĂŽtel qui servira de QG Ă  la CAF. Le Nigeria et le Kenya ont hĂ©ritĂ© du Parliamenterian Flats tandis que le Mali et le Ghana seront logĂ©s Ă  Fini hĂŽtel.
Une campagne contre l’alcool au volant lancĂ©e Ă  Douala

Régional
Jean Baptiste KETCHATENG

Mise en route mercredi Ă  Douala par une association privĂ©e avec le concours d’institutions publiques.

Des dizaines de conducteurs professionnels, taxis Ă  moto, des lycĂ©ens, des gens de tous horizons, ont rĂ©pondu Ă  l’invitation de la Fondation camerounaise des consommateurs (Focaco) mercredi 2 novembre 2016 Ă  la salle des fĂȘtes d’Akwa Ă  Douala. Cette association y lançait une campagne dont le centre d’intĂ©rĂȘt est la sensibilisation des automobilistes et usagers de la route sur la nĂ©cessitĂ© de demeurer sobre quand on prend la route.
La campagne, soutenue par le ministĂšre des Transports et celui en charge de la santĂ© et la police de la circulation, est baptisĂ©e « ZĂ©ro alcool au volant ». Un sujet de prĂ©occupation pour lequel le dĂ©putĂ© Rdpc de Douala I, Marlyse Rose Douala Bell, a acceptĂ© d’apporter son concours Ă  la diffusion et mĂȘme Ă  la rĂ©alisation des communications prĂ©vues dans ce cadre.
La mise en pratique de cette opĂ©ration commencera par une distribution de messages imprimĂ©s dans les rues de Douala Ă  10.000 conducteurs. YaoundĂ© et le reste du pays, notamment les usagers des routes nationales, suivront grĂące Ă  la mobilisation d’agents-sensibilisateurs. La campagne se poursuivra avec des vidĂ©os diffusĂ©es sur les chaĂźnes camerounaises de tĂ©lĂ©vision.
La fondation promotrice de cette entreprise d’éducation populaire envisage aussi de faire rentrer dans les mƓurs une pratique connue ailleurs : le conducteur dĂ©signĂ©. Pour ceux qui ne peuvent se priver d’alcool pendant les sorties, les fĂȘtes, il s’agit de dĂ©signer un des noceurs qui ne boira pas
 De maniĂšre Ă  pouvoir conduire les autres Ă  bon port. Selon les explications d’Ayissi Abena de la Focaco, le but est en fait de toucher « Monsieur tout le monde ».
Apejes de Mfou: la coupe, ça s’arrose

Sports
AngĂšle BEPEDE

Le trophée remporté le 30 octobre par le club a été présenté aux populations le 6 novembre dernier.

Le temps s’est comme arrĂȘtĂ©. Le soleil pointe au zĂ©nith. Des populations, par centaines, ont formĂ© une haie d’honneur. Dans un vĂ©hicule, le trophĂ©e de la 57e Ă©dition de la coupe du Cameroun scintille sous les rayons de ce soleil de midi. Le 6 novembre, la foule s’est mobilisĂ©e Ă  l’entrĂ©e de la ville Ă  Mfou, dans le dĂ©partement de la Mefou-et-Afamba, l’un des dĂ©partements de la rĂ©gion du Centre. Jacques Olih, dĂ©fenseur et capitaine de l’Association d’appui Ă  l’éducation des jeunes par le sport (Apejes), Franck Boya, double buteur de la finale, sont juchĂ©s sur un vĂ©hicule. Au milieu d’eux, le maire, Roger Belinga, tient le trophĂ©e.
Silence. Puis, la fanfare, d’une vingtaine de personnes, donne le ton. Roulement de tambours et dĂ©but de la parade. Pour les habitants de Mfou, rien n’a plus d’importance. L’information a circulĂ©, les curĂ©s l’ont annoncĂ© : les joueurs d’Apejes seront Ă  la maison le 6 novembre. Jean-Marie Menye, riverain, comme d’autres, est lĂ  pour cĂ©lĂ©brer cette Ă©quipe. Ils viennent des villages Ekid Bekoe, Mehandan, Nkolsalah
 Ils accueillent cette Ă©quipe qui leur a fait honneur. Pas seulement Ă  eux, mais Ă  toute la rĂ©gion du Centre. Les 19 joueurs de la finale de la coupe sont donc acclamĂ©s par la foule. Junior Atemengue, milieu de terrain, alias Adebayor, Atangana Atangana (dĂ©fenseur) sont dans l’allĂ©gresse. « Une photo avec le chat ? » parlant du gardien de but, Junior Dande. « Il est oĂč, Boya ? » Bouts de phrases captĂ©s Ă  la volĂ©e au milieu de la frĂ©nĂ©sie. AimĂ© LĂ©on Zang, prĂ©sident du club, le regard pĂ©tillant dodeline de la tĂȘte. Il n’arrive pas Ă  y croire. Apejes entre Ă  Mfou comme JĂ©sus Ă  JĂ©rusalem. Lui, tout petit, Ă  la cabine du vĂ©hicule 4x4, a la tĂȘte plongĂ©e dans ses pensĂ©es. Pour Roger Belinga, « le prĂ©sident de la RĂ©publique s’est merveilleusement rendu compte que la Mefou-et-Afamba et Mfou sont dĂ©sormais le siĂšge social de l’intelligence du football camerounais ».
Pharmacie Elanssial, Boulangerie le pain quotidien
, la place des fĂȘtes puis halte Ă  la maison du parti. Dans la foule, des supporters refont le match cĂŽtĂ© gradins. Ils dĂ©crivent comment ils ont tenu devant la foule adverse. Ils analysent. Ils font des remontrances Ă  Franck Boya, Ă©voquant des erreurs de jeu au milieu du terrain. « Tu commettais beaucoup de fautes. Regarde, tu te souviens de la passe de Messi ? (RaphaĂ«l Messi Bouli, ndlr)
 », raconte Staviny Lienkom, supporter. Des joueurs sont hĂ©lĂ©s par des quidams. Pause photo oblige. Pas de nĂ©gociation. C’est la minute conseils au double buteur de la finale du 30 octobre dernier. Michel Akieme Fouda, 11 ans, Ă©lĂšve au lycĂ©e bilingue vient de terminer la messe Ă  la chapelle catholique du coin. D’abord timide, puis, encouragĂ© par des proches, il prend son courage et pique un sprint en direction du meuble oĂč est posĂ© le trophĂ©e. « Je l’ai touchĂ©. J’ai touchĂ© la coupe que le prĂ©sident a touchĂ© », hurle-t-il dans un Ă©tat d’excitation incommensurable. Et ce trophĂ©e, dĂ©diĂ© par le maire au chef de l’Etat, est le fruit de la tĂ©mĂ©ritĂ©. Si Ă  la volĂ©e, Jean-Bernard Ndongo Essomba a offert une prime d’un million Ă  l’équipe, les Ă©lites, elles, promettent de se mobiliser pour pĂ©renniser cette rĂ©volution. Agapes, selfies, communion avec des badauds. La fĂȘte va s’achever aprĂšs 17h.
Oil Palm Farming: Towards Greater Production in Cameroon

Economie
Nkeze MBONWOH

The palm is a crop that can eliminate poverty, create employment and preserve social cohesion.



Concomitant sources put Cameroon’s palm oil production at 300.000 tons in 2015. The titular Ministry projects to carry palm oil production in the Country to 450.000 tons by 2020.

Areas where the palm crop prospers in the Country include the coastal zone of Cameroon, the central belt, southern parts of the North West Region and the celebrated South West Region. In the South West Region, such giant producers like the Cameroon Development Corporation (CDC), PAMOL Plantations, Mukete Estates and many smallholder individual producers champion the production of palm oil.

Going by Agricultural expert reports picked from varied sources, at least 60.000 hectares of land is employed for palm farming in Cameroon. The species grown include the “dura palm” that has kernels with thick shell, the “pisi fora palm” with kernels and no shell, the “tenera palm” with kernel and thin shell. From the specificities of the palms, growers can choose which palm to plant and for what purpose. It is possible to grow palms for kernels only, just like farming palms for the oil.

Difficulties frequently reported as inherent to palm farming include the poor road network hampering the commercialization of the produce. Equally, costly inputs like fertilizers, clearing and pruning of farms, harvesting and milling of nuts are the uphill of the venture. So, too, adding value to by-products of palms to provide more employment remain a matter for titans.

In perspective, the Government of Cameroon is bent on improving palm oil production in Cameroon as part of its vision 2035. A recent trip to Indonesia by Cameroonian experts to study world celebrated achievements in oil palm farming is another concrete step taken to advance the sector. A slogan like “Second Generation Agriculture” has also come to boost the domain for greater self-reliance.
US Election: The D-Day!

International
Emmanuel KENDEMEH

Electors will today choose whether Hillary Clinton or Donald Trump will replace Barack Obama as President of the United States of America.



Presidential campaigns to the White House largely dominated by personal attackers and great divergence in national and foreign policies ended last night and American electors are going to the polls today in general elections to choose between the Democratic party Hillary Clinton and her Republican party rival Donald Trump. Both Americans and the entire world are waiting to see who of the candidates will replace outgoing Barack Obama as the 45th President of the United States of America.

The general election today, November 8, 2016 will just come to conclude the voting process. Reports say in States where early voting is allowed, nearly 42 million Americans had already cast ballots in the presidential election. They were reported to have turned out in record numbers in crucial battlegrounds such as Florida, North Carolina and Nevada. In the 2012 presidential election an estimated 126 million voters cast ballots for the White House.

According to the US electoral process, what will take place today is the general voting. Electors who are members of the Electoral College will meet in their respective State capitals on December 19, 2016 and formally vote for the President and the Vice President. A total number of 538 electoral college electors will be go to the polls to vote either Mrs Clinton and her running mate, Tim Kaine or Donald Trump and his running mate Mike Pence. The electoral process specifies that a majority of 270 electoral votes is required to elect the President.

The electoral calendar further discloses that the U.S. Congress is scheduled to certify the electoral results on January 5, 2017 and the new President and Vice President are planned to be inaugurated on January 20, 2017. The two candidates go in for the election with varied chances. Mrs Clinton goes in with the email scandal that had been a seeming thorn on her way to the White House cleared. FBI Director James Comey said on Sunday that a fresh inquiry into the Democratic candidate's communications found nothing to change the bureau's conclusion this summer.

Last weekend the FBI announced it was once again investigating Mr Clinton’s use of a private email server, piling pressure on the Democrat nominee and giving Trump renewed hope in key swing states. This inevitable increases her chances as latest opinion polls on Sunday before the news broke gave her a four-to-five point lead over her rival Mr Trump. BBC cited the reaction of Donald Trump who has accused the FBI of impropriety after it once again said that Hillary Clinton should not face criminal charges over her emails. "Right now she's being protected by a rigged system. It's a totally rigged system. I've been saying it for a long time," he is quoted as having told supporters in Sterling Heights, Michigan.
Cameroon Tribune du mercredi, 9 novembre 2016.
FENAC: rideau levé !

Monika NKODO

L'ouverture officielle de la 8e édition du Festival national des arts et de la culture a été présidée hier à Yaoundé par le Premier ministre, chef du gouvernement.

« Bienvenue à Yaoundé ». La capitale a joliment embrassé son statut hier, au cours du lancement officiel de la 8e édition du Festival national des Arts et de la Culture (FENAC). Comme un aimant, elle a attiré au Musée national des milliers d'acteurs du monde culturel. Le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, a présidé une cérémonie enthousiaste et pleine de chaleur, mettant sous les feux des projecteurs la crÚme du patrimoine national. Une 8e édition que le PM a déclarée ouverte en toute solennité.

La diversitĂ© culturelle du Cameroun qu'on ne cesse de vanter a Ă©tĂ© Ă©talĂ©e sous bien des coutures. La parade qui a sillonnĂ© la ville avec comme terminus le MusĂ©e national, village du FENAC, a dessinĂ© cette carte multiculturelle. « Comme c’est beau », s’exclament quelques personnes impressionnĂ©es par tant de couleurs, de styles. Du Septentrion aux peuples de la forĂȘt, la caravane a prĂ©sentĂ© tous ces traits si particuliers qui font de la culture camerounaise un vĂ©ritable patchwork. « Un banquet de la connivence culturelle de notre pays », dĂ©crit le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (Minac). Avec pour thĂšme : « Culture et Ă©mergence », le FENAC veut dĂ©montrer que s’il est mis Ă  profit, « l’immense gisement de trĂ©sors artistiques de notre pays peut contribuer Ă  faire du Cameroun une puissance culturelle », souligne le Minac.

Le 8e FENAC a donnĂ© l'occasion d'honorer des artistes, des promoteurs culturels qui mettent leur talent et leur Ă©nergie au profit du rayonnement de leur pays. Manu Dibango, au plaisir de fans qui se bousculent pour immortaliser par un clichĂ© cette rencontre inĂ©dite avec l’icĂŽne, a fait le dĂ©placement. Avec Eko Roosevelt et Esso Essomba, il est Ă©levĂ© au rang de grands officiers de l'Ordre de la valeur, quand d'autres centaines de noms reconnus sont dĂ©sormais officiers, commandeurs ou chevaliers de l'Ordre de la valeur. La visite des 250 stands du village du FENAC a clĂŽturĂ© la cĂ©rĂ©monie. Le FENAC est ainsi lancĂ©. Place jusqu'Ă  dimanche Ă  des dĂ©couvertes et des voyages infinis entre diffĂ©rentes formes d'expressions culturelles : musique, théùtre, arts plastiques, fantasia, Ă©lection de Miss, salon du livre jeunesse
 Et on le rappelle, toutes ces articulations sont gratuites.
Eliminatoires Mondial 2018: Boya pour remplacer Choupo-Moting

Josiane R. MATIA

BlessĂ©, l’attaquant de Schalke est forfait, tout comme Toko Ekambi pour le match de samedi.

Une irritation au genou et voilĂ  Eric Maxim Choupo-Moting, joueur de Schalke 04 (Allemagne) forfait pour le match Cameroun-Zambie du 12 novembre prochain Ă  LimbĂ©. Match comptant pour la 2e journĂ©e des Ă©liminatoires de la coupe du monde Russie 2018. Du coup, c’est Franck Boya, le joueur d’Apejes de Mfou, qui a Ă©tĂ© appelĂ© en renfort. L’homme du match de la finale de la coupe du Cameroun 2016 n’en est pourtant pas Ă  ses dĂ©buts dans la taniĂšre puisqu’il avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© convoquĂ© pour le match amical Cameroun-Gabon en septembre dernier.

Autre forfait enregistrĂ© dans les rangs des Lions indomptables, c’est celui de Karl Toko Ekambi. L’attaquant d’Angers, en France, souffre d’une douleur aux ischio-jambiers depuis le week-end et a Ă©tĂ© remplacĂ© par Christian Bassogog, joueur d’Aalborg, club de premiĂšre division au Danemark. L’ancien joueur de Lion blessĂ© de Fotouni avait Ă©tĂ© prĂ©sĂ©lectionnĂ© en 2014, pour les Ă©liminatoires de la CAN 2015 par Volker Finke, le prĂ©dĂ©cesseur d’Hugo Broos.

Justement, hier avec la presse Ă  LimbĂ©, le technicien belge a fait le point de la prĂ©paration de l’équipe, avec, Ă  ses cĂŽtĂ©s Clinton Njie. Au moment oĂč nous mettions sous presse hier, 22 joueurs Ă©taient dĂ©jĂ  prĂ©sents. Seul Ambroise Oyongo Bitolo Ă©tait attendu hier en soirĂ©e selon Vincent de Paul Atangana, le Team press officer. Les Lions ont eu droit Ă  deux sĂ©ances d’entraĂźnement hier en matinĂ©e et dans l’aprĂšs-midi au Centenary stadium de LimbĂ©.

La Zambie, annoncĂ©e dans les prochaines heures au Cameroun, a disputĂ© hier un match amical contre l’Ouganda, prĂ©paratoire Ă  la rencontre de LimbĂ©. Samedi dernier, les Chipolopolos avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© battus en amical par le Zimbabwe (1-0).
USA Elections: Long Voting Day

Emmanuel KENDEMEH

High turn-out was reported in polling stations and the 45th President of the USA will be known today.

Americans yesterday, November 8, 2016 in all 50 States of the United States of America and Washington DC voted in general elections for the new President of the country who will replace outgoing Barack Obama.

Voting reportedly started with villages in New Hampshire just after midnight before States throughout the East Coast started polling at 06:00 local time. Democratic party candidate, Hillary Clinton accompanied by her husband, Bill Clinton voted in New York State. Mrs Clinton who reports say was cheered when she voted described the exercise as a humbling experience. On the contrary, her rival, Republican party candidate, Donald Trump, Mirror newspaper reported, was booed as he came to vote on New York city. Mr Trump after voting called for “proper leadership.” BBC reported that a record number of Americans, more than 46 million had voted early by post or at polling stations. The news organ further reported that there were signs of a high turnout among Hispanic voters, which is believed to favour Mrs Clinton. Long queues were reportedly formed at polling stations in the key battleground state of Virginia and in other states throughout the country.

Before the end of the polls, BBC reported that Donald Trump filed a suit against the Clark County Registrar of Voters in Nevada, alleging the state kept early voting stations opened longer than the designated closing time. Polling in Nevada shows the race between Mrs Clinton and Mr Trump is extremely tight. Mr Trump's lawyers have asked for relevant early ballots not to be mixed with other ballots.

After the general voting yesterday, the next step in the electoral process will be voting by the 538 members of the electoral college. Electors who are members of the Electoral College will meet in their respective State capitals on December 19, 2016 and formally vote for the President and the Vice President. The electoral process specifies that a majority of 270 electoral votes is required to elect the President and the Vice President.
Can fĂ©minine: l’équipe du Kenya installĂ©e Ă  LimbĂ©

Sports
Josiane R. MATIA

Les Harambee Starlets ont préféré démarrer leur acclimatation plus tÎt.

Le Kenya est la premiĂšre Ă©quipe, sur les sept attendues au Cameroun pour la CAN 2016, Ă  fouler le sol camerounais. Depuis ce dĂ©but de semaine, les Harambee starlets sont, en effet, Ă  LimbĂ©, base de la poule B qu’elles partagent avec le Nigeria, le Mali et le Ghana. L’équipe est logĂ©e Ă  l’hĂŽtel Seme Beach, en attendant de rejoindre le Parliamentarian Flats, allouĂ© par la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football tout au long du premier tour. L’équipe entraĂźnĂ©e par David Ounia a donc choisi de rester une fois sur place aprĂšs le match amical retour contre le Cameroun (dĂ©faite 2-1), le 06 novembre dernier, Ă  YaoundĂ©. « Question de s’acclimater plus vite », explique le technicien kenyan. L’équipe est Ă©galement la premiĂšre Ă  avoir dĂ©voilĂ© ses 21 joueuses pour la compĂ©tition, bien avant le dĂ©lai du 9 novembre imposĂ© par la CAN.
Il faut dire que pour sa premiĂšre participation Ă  cette compĂ©tition, le Kenya met un point d’honneur sur une prĂ©paration efficace. L’équipe est en regroupement depuis juillet et a participĂ© Ă  plusieurs tournois en Europe et en Afrique dont le plus rĂ©cent est la coupe CECAFA qui rĂ©unit les Ă©quipes d’Afrique centrale et de l’Est. Les Harambee ont d’ailleurs atteint la finale de cette compĂ©tition avant de se rendre au Maroc oĂč elles ont rencontrĂ© plusieurs clubs locaux. En amical toujours, l’équipe a battu l’Egypte (1-0) et est tombĂ©e deux fois contre le Cameroun (1-0, 2-1).
FENAC : Make It A Periodic Affair

Culture
LUKONG Pius NYUYLIME

The beliefs, customs, arts, way of life, thinking or behaving that thread in a community, place or organisation constitute the whole package that make up the culture of a people.



It is popularly known to be their real identity. No society considers itself complete without its culture. And as nature would have it, all societies are proud of theirs and consistently work towards preserving them. In popular World events such as the Olympic Games and World Cup competitions, participating nations are usually identified through their cultures. Cameroon in the last FIFA World Cup final in Rio de Janeiro became a point of attraction not only because of its performance in the competition but particularly because of its unique traditional outfit.

The decision by the Head of State through a Presidential Decree of 1991 to institute the National Festival of Arts and Culture (FENAC) does not only immortalise the country’s culture but renders it a veritable instrument of development. Cameroon’s cultural diversity remains an important source of income. Many Cameroonians are quite aware of this but the most disturbing thing is the laxity with which this powerful resource is considered.

FENAC offers the opportunity to display the various aspects of the country’s culture and has often been a point of attraction not only to Cameroonians but equally to many other foreigners. It is an important tourist attraction. The cultural and artistic jamboree that officially opened in Yaounde yesterday is in its eighth edition. Artists, musicians, traditional groups, cinematographers, dramatists, and many dance groups from the ten Regions of the country, all grouped into four cultural regions have answered present.

For one week running, the inhabitants of Yaounde and many other visitors will feed their eyes and emotions for free with the country’s rich culture. The anxiety that has built up tells of the importance of the event even though many people are yet to understand why such an important festival could have gone for several years without taking place.

The National Festival of Arts and Culture was meant to be a periodic affair taking place after every two years. What happened after Maroua eight years ago is anyone’s guess. The resurfacing of the festival in the capital city is however hope-rekindling. Everyone’s wish now is far from seeing it disappear but rather living a two-yearly event full of innovations and attractions.
Digital Economy: GiftedMom Partners With UNFPA

Economie
Victorine BIY NFOR

The over 46 Million FCFA project uses SMS notifications to remind pregnant women of antenatal appointments in four health areas in the Far North Region.



Combining mobile-based tools with tricycle ambulances to reach out to pregnant women in rural communities where healthcare is not at its best is what prompted GiftedMom and the United Nations Population Fund, UNFPA, to partner and reduce maternal and infant mortality in four health areas in the Far North Region. The over 46 Million project connects GiftedMom applications to facilitate antenatal care.

It is christened “Project Telephonie Mobile au Service de la SantĂ© de la Reproduction” and targets health centres in Dougoi, Dargala, Moulvoudaye and Kolara. Some 36 community workers and tricycle ambulance drivers are equipped with smart phones to register pregnant women at the level of the community and transport them during distress or early stages of delivery. Heads of maternities of the health centres received smart phones to digitalize the reporting of maternal indicators that are sent at the end of each month to facilitate real-time monitoring and intervention.

The collected data is synchronized with GiftedMom servers and pregnant women automatically given health education messages and also antenatal care reminders. Community workers subscribe husbands of pregnant women without telephones for reminders and alerts on antenatal appointments. The aim is to showcase the impact of the intervention in order to mobilize funds to expand to other areas in the region. Leveraging resources from partner organizations to scale up solutions nationwide in particular and the continent in general as well as reaching out to 5 million users by 2019, is the strategy that the digital platform is putting in place to seek more funding.

GiftedMom’s inventor, Alain Nteff, says simple SMS messages can prevent pregnancy-related complications that kill over 7,000 women annually. The organization empowers communities to twin SMS and pregnancy projects. Cameroon, like most developing countries, focuses on curative health, which is expensive. Providing a more cost-effective approach through preventive health education is therefore a better option.
Championnat du monde de jeu de dames: Jean-Marc Ndjofang qualifié

Afrique
Josiane R. MATIA

En terminant mĂ©daillĂ© de bronze du 17e championnat d’Afrique senior individuel de jeu de dames (18 septembre au 04 octobre derniers au Mali), le Grand maĂźtre international Jean-Marc Ndjofang a obtenu son ticket qualificatif pour le prochain championnat du monde. Une compĂ©tition prĂ©vue en octobre 2017 en Estonie. Le Cameroun Ă©tait reprĂ©sentĂ© par trois joueurs Ă  ce tournoi auquel ont pris part 30 athlĂštes de dix pays. Dans ce volet senior individuel, Landry Nga a terminĂ© Ă  la 5e place.
Mais les Camerounais se sont illustrĂ©s au cours d’un tournoi additif, Ă  savoir le 1er championnat d’Afrique de blitz (parties Ă  cadence rapide). Jean-Marc Ndjofang a, en effet, Ă©tĂ© sacrĂ© champion d’Afrique avec pour dauphin Landry Nga. LĂ©opold Kouegueu, le dernier Camerounais, Ă©tait 7e. Si le bilan est positif, il reste toutefois en deçà des attentes, selon Claude Ngondiep, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de jeu de dames. Cette compĂ©tition, qui se dĂ©roule tous les deux ans, avait pour objectif de sacrer les nouveaux champions d’Afrique de jeu de dames mais aussi de dĂ©signer les quatre joueurs qualifiĂ©s d’office pour le championnat du monde 2017.
Centenaire du dĂ©part des Allemands du Cameroun : un colloque s’ouvre mercredi Ă  YaoundĂ©

Politique
Rousseau-Joël FOUTE

PlacĂ©e sous le haut parrainage du chef de l’Etat, Paul Biya, la rencontre scientifique internationale se tient Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I.

Un colloque international de trois jours s’ouvre mercredi matin Ă  l’amphithéùtre 700 de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I. La rencontre scientifique de haut niveau se tient Ă  l’occasion de la commĂ©moration du centenaire du dĂ©part des Allemands du Kamerun en 1916, suite Ă  leur dĂ©faite militaire face aux forces coalisĂ©es françaises, anglaises et belges pendant la premiĂšre Guerre mondiale. OrganisĂ© par la SociĂ©tĂ© camerounaise d’histoire (SCH), avec l’appui du dĂ©partement d’études germaniques de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, ce colloque va regrouper des centaines d’universitaires, des chercheurs, des diplomates, des opĂ©rateurs Ă©conomiques et des autoritĂ©s municipales autour du thĂšme : « Il y a cent ans, les Allemands quittaient le Kamerun. Histoire d’une rupture-continuitĂ© (1916-2016) ». La cĂ©rĂ©monie d’ouverture des assises placĂ©es sous le haut parrainage du chef de l’Etat, Paul Biya, commence Ă  9 h. Elle sera ponctuĂ©e, entre autres, par des discours et la prĂ©sentation de deux exposĂ©s inauguraux. Celui du Pr Daniel Abwa, prĂ©sident de la SCH et du comitĂ© d’organisation, est intitulĂ© : « Cameroun-Allemagne : de l’adversitĂ© Ă  la sympathie ». Le Pr Simo, chef du dĂ©partement d’études germaniques de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, s’appesantira pour sa part sur « L’Allemagne post-coloniale ». Des sĂ©ances plĂ©niĂšres prendront le relais toujours Ă  l’Amphi 700 avant le dĂ©but, dĂšs demain jeudi, des travaux en ateliers Ă  l’Ecole nationale supĂ©rieure polytechnique. RĂ©partis au sein de cinq groupes, en fonction des inscriptions par axe, les participants plancheront sur plusieurs sujets : Les transformations auxquelles les Allemands ont soumis le territoire sous leur protectorat au moment de quitter le Kamerun en 1916 ; les relations Cameroun-Allemagne (1916-1960/1961) aprĂšs le dĂ©part officiel des Allemands (1916) ; les relations Cameroun-Allemagne (1960/1961-2016) aprĂšs l’indĂ©pendance et la rĂ©unification ; les mĂ©moires de la colonisation et enfin des tĂ©moignages, la place du Cameroun dans les archives allemandes et le rĂŽle des Allemands dans le dĂ©veloppement du sport au Cameroun. Les Ă©changes s’achĂšveront vendredi prochain par une restitution en plĂ©niĂšre et l’adoption du rapport gĂ©nĂ©ral du colloque.
« Biya intime » : un pamphlet perfide

Editorial
Marie-Claire NNANA

Pour son Ă©dition Afrique subsaharienne de cette semaine, l’hebdomadaire Jeune Afrique propose en cinq colonnes Ă  la Une, un Biya intime de huit pages Ă  la fois intĂ©ressant et curieux. IntĂ©ressant parce que s’inscrivant dans l’actualitĂ© politique de la commĂ©moration de 34 ans d’accession au pouvoir du chef de l’Etat camerounais. Jeune Afrique ne fait d’ailleurs pas Ɠuvre originale dans cette initiative car d’autres mĂ©dias, allumĂ©s par cet anniversaire ont entrepris quelques jours auparavant d’interroger cette longĂ©vitĂ© exceptionnelle, Ă  travers des portraits de l’homme, des analyses, ou des tables rondes.
Au-delĂ  de l’intĂ©rĂȘt, cette logorrhĂ©e verbale inĂ©dite autour de l’intimitĂ© du prĂ©sident camerounais apparaĂźt Ă  tout le moins curieuse, par l’intention mĂȘme. S’agit-il d’une enquĂȘte journalistique, dans les standards professionnels usuels, sur un homme d’Etat qui a marquĂ©, et continue de marquer son pays et son Ă©poque ? Selon toute vraisemblance, c’est ce que notre confrĂšre parisien croit proposer, car il affirme « vouloir percer le secret de ce prĂ©sident ». Soit. Mais dans ce cas-lĂ , le lecteur s’attendrait Ă  juste titre Ă  plus d’équilibre dans le traitement des informations, plus de circonspection dans la validation des sources, plus de distance avec les poncifs Ă©culĂ©s et la rumeur. Peut-ĂȘtre aussi plus d’humilitĂ© et moins de certitudes de la part de l’auteur. Ce qui n’est pas vraiment le cas.
A la base, il y a donc de toute Ă©vidence une terrible mĂ©prise. Ce dossier n’est ni une enquĂȘte, ni un portrait, mais un pamphlet perfide et torride d’autant plus mordant qu’il se prĂ©sente comme une enquĂȘte. Sous couvert d’informations recueillies auprĂšs de « proches », il ne nous fait grĂące d’aucun prĂ©jugĂ© : la fainĂ©antise : ce prĂ©sident est « dĂ©sespĂ©rant d’inactivitĂ© » ; le pays en pilotage automatique ; une Ă©pouse omnipotente, qui codirige, pour ainsi dire, le Cameroun. L’auteur de cette publication ne craint pas d’inscrire sa production dans le registre du ramassis de ragots : prĂ©sident radin, palais hantĂ©, dĂ©dain des rĂ©unions de l’Union africaine.
Tout cela relĂšve, Ă©videmment, de l’affabulation. Une vĂ©ritable enquĂȘte aurait sans aucun doute permis Ă  notre confrĂšre de nuancer certaines affirmations et d’en disqualifier de nombreuses autres. A titre d’exemple, en consultant le livre rĂ©cemment paru d’un ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, il aurait appris que le prĂ©sident Biya ne laisse aucun dossier dormir sur sa table
 Par ailleurs, en Ă©changeant avec certains Camerounais, y compris des responsables de l’opposition, il aurait entendu que Paul Biya prend rĂ©guliĂšrement Ă  sa charge, sur ses deniers personnels, un bon nombre de factures d’hĂŽpital et d’obsĂšques de personnalitĂ©s politiques, de la sociĂ©tĂ© civile, ou d’anciens dignitaires dĂ©munis.
En rĂ©alitĂ©, la question n’est mĂȘme pas lĂ . Si le parti pris du rĂ©dacteur est de jeter le discrĂ©dit, il le fera quels que soient les faits Ă  sa connaissance. Ainsi, s’il avait appris que le chef de l’Etat se faisait distinguer par une distribution frĂ©nĂ©tique d’enveloppes aux visiteurs, il lui aurait certainement reprochĂ© une prodigalitĂ© outranciĂšre sur le dos du contribuable

« Biya intime » : un pamphlet perfide

Editorial
Marie-Claire NNANA

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Mais Ă  la vĂ©ritĂ©, la plus grande preuve de malveillance de ces Ă©crits sur Biya intime rĂ©side dans le manque d’élĂ©gance qui consiste Ă  aborder des sujets que les journalistes Ă©prouvent habituellement des scrupules Ă  Ă©voquer sur les hommes politiques : le physique, la santĂ©, les enfants. De quel intĂ©rĂȘt journalistique sont les dĂ©tails foisonnants livrĂ©s ici sur les ravages des annĂ©es sur le physique, sur la vie des enfants du couple prĂ©sidentiel abordĂ©e sous le seul prisme des polĂ©miques et des rĂ©seaux sociaux, sans compter les insinuations sur la santĂ© du prince, et celles sur son parcours de lycĂ©en ? L’art de la malveillance consiste ici Ă  Ă©grener quelques informations neutres, pour les noyer ensuite dans un ocĂ©an de rumeurs dĂ©gradantes. Si jamais l’auteur concĂšde quelque qualitĂ© Ă  l’objet de son Ă©tude, c’est pour mieux le broyer ensuite Ă  travers des pseudos informations qui ont toutes, Ă©trangement, un caractĂšre sulfureux.
A cette allure, seuls les naĂŻfs pourraient dĂ©sormais croire que l’objet de ce dossier Ă©tait de montrer aux lecteurs un prĂ©sident qu’ils ne connaissaient pas. En l’occurrence, nous n’avons rien appris que nous ne sachions dĂ©jĂ  sur l’homme qui gouverne le pays depuis 34 ans, rĂ©guliĂšrement réélu par les Camerounais sur la base d’un contrat de confiance. Nous avons en revanche compris que le vĂ©ritable objectif du dossier Ă©tait non pas de cerner l’intime, mais de jeter Ă  la face du Cameroun et du monde des « affaires » et des « scandales » dans un but que nous n’essaierons mĂȘme pas d’élucider.
Sans donner de leçon de journalisme Ă  qui que ce soit, on peut penser que pour se mettre Ă  l’abri des soupçons de partialitĂ©, notre confrĂšre aurait pu, puisque ce portrait intime englobait aussi, manifestement, des affaires d’Etat, nous parler d’un sujet, le sujet-clĂ© : les vĂ©ritables ressorts de la longĂ©vitĂ© de Paul Biya au pouvoir. Qui croira sĂ©rieusement qu’il s’y maintient depuis 34 ans en Ă©tant paresseux, superstitieux, et coupĂ© du reste de l’Afrique ? Autre suggestion : la botte secrĂšte du prĂ©sident pour maintenir en Ă©quilibre et en paix un pays dont tous, ici et ailleurs, reconnaissent la complexitĂ©.
Ou, mieux encore, comment se comporte Paul Biya en commander-in-chief, lui qui a déclaré une guerre sans merci à Boko Haram. A-t-il une « situation room », comme Obama, et qui y a accÚs ? Prend-il les décisions stratégiques en solo, ou entouré de son état-major ?
Enfin, il nous semble que mĂȘme si un journaliste basĂ© Ă  Paris croit, avec raison, connaĂźtre le Cameroun, il y a toujours un risque de voir fausser toute analyse et toute critique sur notre pays, si en observateur de bonne foi, il ne se pose pas cette vaste question : qu’y a-t-il entre Paul Biya et ce peuple camerounais, dont Jeune Afrique rappelle fort Ă  propos qu’il est le seul en Afrique subsaharienne Ă  avoir fait la guerre Ă  l’ancienne puissance coloniale, la France ? Les seuls rĂ©seaux sociaux ne peuvent donner la mesure de la popularitĂ© d’un prĂ©sident

En somme, ce « Biya intime » campe bien le prototype de « RĂ©publique bananiĂšre » sous les traits duquel les mĂ©dias occidentaux peignent volontiers l’Afrique noire. Le Cameroun a certes ses tares, mais il n’en est pas une.
Breaking News : Etats-Unis : Donald Trump remporte la présidentielle américaine

International
Hugues Marcel TCHOUA


C’est officiel, le candidat rĂ©publicain devient le 45e prĂ©sident des Etats-Unis d’AmĂ©rique.

Le candidat rĂ©publicain a Ă©tĂ© Ă©lu il y a peu de temps au terme d’une folle nuit d’élection, vue du Cameroun. Il l’a emportĂ© avec 276 grands Ă©lecteurs contre 218 pour Hillary Clinton. La candidate dĂ©mocrate a d’ores et dĂ©jĂ  appelĂ© le vainqueur pour le fĂ©liciter.

Le prĂ©sident Ă©lu a prononcĂ© un discours de remerciement traduit et retransmit par RFI. Il a tout d’abord rendu grĂące Ă  Dieu. Il a aussi exprimĂ© sa gratitude envers l’ex-secrĂ©taire d’état amĂ©ricaine pour les services rendus au pays et a appelĂ© Ă  penser les plaies de la grande division suscitĂ©e durant ces Ă©lections. Il a promis d’ĂȘtre le prĂ©sident de tous les AmĂ©ricains, de commercer avec tous les pays du monde de façon Ă©quitable, de rechercher avec tous les pays des terrains d’entente et pas de l’hostilitĂ©. Il n’a pas manquĂ© de rendu hommage Ă  ses parents et son frĂšre dĂ©cĂ©dĂ©, et a remerciĂ© ses soutiens, sa famille...
Breaking News : Etats-Unis : Donald Trump remporte la présidentielle américaine.
Cameroon Tribune du jeudi, 10 novembre 2016.
Tapis rouge pour deux diplomates

Augustin FOGANG

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a reçu hier les lettres de crĂ©ance des nouveaux ambassadeurs d’IsraĂ«l et du Royaume de Belgique.

Le palais de l’UnitĂ© a dĂ©roulĂ© le tapis rouge hier en l’honneur Leurs Excellences Ran Gidor et StĂ©phane Doppagne, ambassadeurs dĂ©signĂ©s respectivement de l’Etat d’IsraĂ«l et du Royaume de Belgique. Les deux diplomates ont tour Ă  tour prĂ©sentĂ© leurs lettres de crĂ©ance au prĂ©sident de la RĂ©publique en fin de matinĂ©e. En poste Ă  YaoundĂ© depuis la prĂ©sentation des copies figurĂ©es de leurs lettres de crĂ©ances au ministre des Relations extĂ©rieurs, les deux chefs de mission diplomatique ont Ă©tĂ©, au cours d’une double cĂ©rĂ©monie empreinte de solennitĂ©, pleinement investis chacun de son titre d’ambassadeur extraordinaire et plĂ©nipotentiaire.

Les deux cĂ©rĂ©monies de prĂ©sentation des lettres de crĂ©ance se sont dĂ©roulĂ©es selon un rituel rĂ©glĂ© comme sur du papier Ă  musique. A leur arrivĂ©e au palais de l’UnitĂ©, les deux hĂŽtes ont eu droit chacun au mĂȘme cĂ©rĂ©monial d’accueil et de dĂ©part, sur une esplanade du oĂč est dĂ©ployĂ© le dispositif des grandes occasions. Le chef du Protocole d’Etat, Simon Pierre Bikele accueille le diplomate qu’il conduit au salon des ambassadeurs situĂ© au second Ă©tage du palais, aprĂšs l’exĂ©cution de l’hymne national du Cameroun et une premiĂšre phase des honneurs militaires cĂŽtĂ© gauche de l’esplanade. La seconde phase des honneurs militaires se dĂ©roulera ensuite cĂŽtĂ© droit de l’esplanade, l’hĂŽte ayant droit cette fois Ă  l’exĂ©cution de l’hymne national de son pays, avant son dĂ©part du palais. Les honneurs militaires sont rendus par un dĂ©tachement de la garde prĂ©sidentielle commandĂ© par le chef de bataillon Hongbo Ndong Anicet, commandant le 2e Groupement spĂ©cial de la GP, et comprenant : le drapeau de la RĂ©publique et sa garde, une compagnie d’honneur Ă  trois sections, la compagnie musique, et une haie d’honneur Ă©toffĂ©e.

Le dĂ©roulement de la cĂ©rĂ©monie proprement dite de prĂ©sentation au chef de l’Etat des lettres de crĂ©ance suit un rituel prĂ©cis. Introduit par le chef du protocole d’Etat, l’ambassadeur dĂ©signĂ© prĂ©sente puis remet au prĂ©sident de la RĂ©publique, en mĂȘme temps que celles de rappel de son prĂ©dĂ©cesseur, les lettres par lesquelles il est accrĂ©ditĂ© auprĂšs du Cameroun en qualitĂ© d’ambassadeur extraordinaire et plĂ©nipotentiaire de son pays. Ensuite le chef de l’Etat prĂ©sente au nouvel ambassadeur ses proches collaborateurs, Ă  savoir : le ministre des Relations extĂ©rieures, Lejeune Mbella Mbella ; le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh ; le ministre, directeur du cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou ; le chef de l’état-major particulier du chef de l’Etat, le gĂ©nĂ©ral de brigade aĂ©rienne Emmanuel Amougou ; le commandant de la Garde prĂ©sidentielle, le lieutenant-colonel Raymond Jean Charles Beko’o Abondo.

Le bal de la double cĂ©rĂ©monie diplomatique a Ă©tĂ© ouvert par l’ambassadeur dĂ©signĂ© d’IsraĂ«l en RĂ©publique du Cameroun, S.E. Ran Gidor. Accueilli au palais de l’UnitĂ© Ă  10h40, la diplomate israĂ©lien en est reparti Ă  11h20. Le nouvel ambassadeur d’IsraĂ«l au Cameroun, 49 ans, qui couvre Ă©galement la GuinĂ©e Ă©quatoriale et la RCA, Ă©tait jusqu’à sa dĂ©signation ministre conseiller, directeur des nations unies (affaires politiques) au ministĂšre israĂ©lien des Affaires Ă©trangĂšres.

S.E. StĂ©phane Doppagne, ambassadeur dĂ©signĂ© du Royaume de Belgique a Ă©tĂ© quant Ă  lui accueilli au palais de l’UnitĂ© Ă  11h50 avant d’en repartir Ă  12h25. AgĂ© de 43 ans, la diplomate belge Ă©tait depuis 2012 jusqu’à sa dĂ©signation consul gĂ©nĂ©ral de Belgique Ă  Lubumbashi en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo.