Cameroon Tribune
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Etats-Unis: Trump, président

Paul EBOA

Le candidat républicain a remporté la présidentielle de mercredi en battant nettement son adversaire démocrate, Hillary Clinton.

Le peuple amĂ©ricain vient de réécrire son histoire en confiant ses destinĂ©es Ă  Donald Trump avec 290 grands Ă©lecteurs contre 218 pour sa rivale Hillary Clinton. Jamais, une Ă©lection amĂ©ricaine ne fut autant disputĂ©e. Jamais auparavant, un scrutin prĂ©sidentiel n’aura tant tenu les Etats-Unis d’AmĂ©rique et le monde entier en haleine.

Sur 200 mĂ©dias amĂ©ricains, 194 avaient soutenu la candidate dĂ©mocrate, Hillary Clinton et la voyaient venir comme prĂ©sidente des Etats-Unis. Mais le choix des AmĂ©ricains s’est finalement portĂ© sur le candidat rĂ©publicain, milliardaire et magnat de l’immobilier, Donald Trump avec un vote inattendu des femmes, des Noirs et des AmĂ©ricains d’origine latine et des victoires dĂ©terminantes dans les Etats-clĂ©s de Caroline du nord, de l’Ohio, de Floride et de Pennsylvanie. A juste titre, Donald Trump se prĂ©sente dĂ©sormais comme le prĂ©sident de tous les AmĂ©ricains. Dans son premier message Ă  la nation, le nouveau prĂ©sident amĂ©ricain a soulignĂ© qu’il a reçu des fĂ©licitations de l’ancienne secrĂ©taire d’Etat et candidate dĂ©mocrate, Hillary Clinton. Donald Trump a eu l’élĂ©gance de fĂ©liciter Hillary Clinton pour sa campagne et « son travail pour notre pays ». Le prĂ©sident Ă©lu a relevĂ© que l’AmĂ©rique doit « Ă©normĂ©ment » Ă  Hillary Clinton et qu’ «il est temps de panser nos blessures et de nous rassembler». De mĂȘme, il a confirmĂ© son ambition de reconstruire les villes amĂ©ricaines, les ponts, les tunnels, les hĂŽpitaux ainsi que les Ă©coles dans le cadre de son vaste programme basĂ© sur les grands investissements dans le domaine des infrastructures.

S’il est clair que l’élection de Donald Trump a fait mentir les sondages, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle obĂ©it Ă  une certaine tradition amĂ©ricaine. Tout en scellant l’alternance entre dĂ©mocrates et rĂ©publicains, cette tradition exalte la grandeur des Etats-Unis d’AmĂ©rique et consolide cette nation dans son rĂŽle du plus puissant pays du monde. Donald Trump semble incarner la grandeur amĂ©ricaine. Lui qui s’est bĂąti une solide rĂ©putation mondiale grĂące Ă  la construction des bĂątiments prestigieux Ă  New-York de mĂȘme qu’une immense fortune Ă©valuĂ©e Ă  2,9 milliards de dollars. Non seulement, il a bĂąti le Trump Tower de New-York, l’un des plus somptueux gratte-ciel des Etats-Unis et du monde, il a Ă©galement fait construire, le Trump world tower, le plus grand immeuble d’habitation au monde. Depuis 1789 jusqu’à 2016, les AmĂ©ricains ont gĂ©nĂ©ralement Ă©lu Ă  tĂȘte de leur nation des hommes imposants. Ce fut le cas le 30 avril 1789, lorsque le riche planteur et dĂ©putĂ© de Virginie, George Washington accĂšde Ă  la prĂ©sidence des Etats-Unis. Ce fut Ă©galement le cas lors de l’élection des cĂ©lĂšbres avocats John Adams, le 4 mars 1797, Thomas Jefferson, le 4 mars 1801, James Madison le 4 mars 1809, James Monroe le 4 mars 1817, Barack Obama le 4 novembre 2008. L’élection du 45e prĂ©sident amĂ©ricain perpĂ©tue cette tradition. Encore faut-il noter qu’elle est confortĂ©e par une confortable majoritĂ© rĂ©publicaine Ă  la chambre des reprĂ©sentants et au sĂ©nat.
Parlement: Jour de rentrée

Jean Francis BELIBI

L’ouverture de la 3e session ordinaire de l’annĂ©e 2016 s’ouvre ce jour au moment oĂč l’institution parlementaire s’apprĂȘte Ă  cĂ©lĂ©brer ses 70 ans.

C’est ce jour que les parlementaires camerounais, sĂ©nateurs et dĂ©putĂ©s, vont reprendre du service tant au palais de verre de Ngoa-EkellĂ© que du cĂŽtĂ© de l’hĂ©micycle du palais des CongrĂšs de YaoundĂ© pour les sĂ©nateurs. La 3e session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative, communĂ©ment appelĂ©e « session budgĂ©taire » en raison du fait que les parlementaires vont examiner et adopter le budget de l’Etat pour l’annĂ©e prochaine arrive dans un contexte particulier. Le Cameroun vient, en effet , de vivre des Ă©vĂ©nements douloureux qui ont causĂ© la mort de dizaines de ses enfants. Il s’agit de l’accident de train survenu Ă  EsĂ©ka le 21 octobre dernier. Le pays n’a donc totalement pas pansĂ© les plaies de cet Ă©pisode douloureux.

Mais tout n’est pas que triste dans l’actualitĂ© au moment oĂč les parlementaires camerounais vont reprendre du service. Ils commencent leurs travaux au moment oĂč le pays peaufine les prĂ©paratifs de la 10e Ă©dition de la CAN de football fĂ©minin qui commence le 19 novembre 2016 et qui se jouera dans les villes de YaoundĂ© et Limbe dans le Sud-Ouest. Un Ă©vĂ©nement sportif d’une portĂ©e majeure pour le Cameroun qui est depuis de nombreuses annĂ©es mobilisĂ© pour accueillir l’élite du football fĂ©minin du continent.

A cĂŽtĂ© de cette « fĂȘte du football », nos parlementaires vont certainement avoir en mĂ©moire le fait que cette annĂ©e, l’institution parlementaire souffle sur sa 70e bougie. En effet, il convient de rappeler que l’AssemblĂ©e nationale actuelle est la descendante de l’AssemblĂ©e reprĂ©sentative du Cameroun (ARCAM) qui a vu le jour le 22 dĂ©cembre 1946 en application de la loi française du 7 octobre 1946 instituant des AssemblĂ©es reprĂ©sentatives dans les ex-colonies.
FENAC: Manu dans le bain

Afrique
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le saxophoniste de renommée internationale a déroulé son répertoire en compagnie de Krotal et de Kareyce Fotso pour le grand bonheur du public mardi au Musée national.

Dispositif de grand rendez-vous musical Ă  l’esplanade du MusĂ©e national, village du Fenac depuis lundi. Le site a Ă©tĂ© transformĂ© en un vĂ©ritable podium. Mardi, nombre de mĂ©lomanes ont convergĂ© en masse vers le MusĂ©e pour Ă©couter l’icĂŽne sacrĂ©e de la musique camerounaise, Manu Dibango, fait grand officier de l’ordre de la valeur par le prĂ©sident de la RĂ©publique. « Pour rien au monde, je n’ai pas voulu rater ce rendez-vous avec le grand Manu. C’est un digne reprĂ©sentant de notre musique », confie Auguste Armand Biscene. Avant son entrĂ©e, le public a eu droit Ă  une mise en bouche servie par Krotal, Kareyce Fotso et le groupe Macase, des artistes qui font la fiertĂ© de la jeune gĂ©nĂ©ration. Et lorsqu’arrive le plat de rĂ©sistance avec l’entrĂ©e en scĂšne de Manu Dibango toujours « armĂ© » de son insĂ©parable saxophone, trĂšs dĂ©tendu, le public n’a pas pu retenir son Ă©motion, entre youyous, applaudissements, signes d’amour parfait. Et pour dire merci Ă  ce public chaleureux, le pĂšre de « Soul Makossa » a entamĂ© son show avec « Bienvenue, Welcome to Cameroon ».
Manu a fait appel Ă  la jeune gĂ©nĂ©ration. Avec Kareyce Fotso, il a interprĂ©tĂ© « Munyenge na ndutu ». Passage de flambeau, avec Krotal aussi dans « Africa ». Un plaisir partagĂ©. « La musique au Cameroun doit ĂȘtre inter-gĂ©nĂ©rationnelle », a glissĂ© Manu Dibango. Que dire de sa prestation avec Salle John et Henri Njoh ? Un vrai rĂ©gal. L’invitĂ© spĂ©cial tant attendu au Fenac a marquĂ© de son empreinte la soirĂ©e.
A l’ouverture de ce grand rendez-vous musical, le public a revisitĂ© certains rĂ©pertoires qui ont bercĂ© leur jeunesse, leur enfance. Et pour ces souvenirs des morceaux Ă  succĂšs, « Dibena », « Elimbi » de Toto Guillaume et « Osi tapa lambo lam » de Moni BilĂ©. Deux grands de la musique camerounaise qu’on n’avait plus revus en concert au Cameroun. Mais qui pourtant, ont inspirĂ© plusieurs gĂ©nĂ©rations. Que dire du public en extase qui les a repris tous en chƓur mettant Ă  mal « Togui » dans le choix de son rĂ©pertoire riche en chansons. Les divas : Marthe Zambo, Sissy Dipoko et Beko Sadey ont Ă©galement tenu le public en haleine.
Pour marquer une pause, un zeste d’humour avec la « copine » dans le corps de Major Asse, propagatrice de bonne humeur, du rire grĂące Ă  sa satire sur le mariage. AprĂšs ce tempo, la jeune gĂ©nĂ©ration a pris le relais. De Richard Amougou, Ă  Longue Longue, Lady B, Erico, et Narcisse Pryze, l’ambiance Ă©tait chaude. MalgrĂ© l’usure du temps, certains artistes se sont bonifiĂ©s, comme l’on dit du bon vin. « J’ai Ă©tĂ© trĂšs heureuse de revoir Moni BilĂ© et Toto Guillaume. Ils m’ont rappelĂ© ma jeunesse. Un vrai rĂ©gal d’écouter du bon Makossa comme eux seuls savent le faire », confie Micheline Owona. Le rendez-vous est pris tous les soirs dĂšs 19h jusqu’à dimanche pour que vive la musique camerounaise.
Coopération France-Cameroun: on parle projets routiers

Afrique
MichĂšle FOGANG

Les diffĂ©rentes rĂ©alisations du pays en cours passĂ©es en revue au cours d’une audience accordĂ©e par le Mintp Ă  Gilles Thibault mardi dernier Ă  YaoundĂ©.

Depuis son arrivĂ©e en terre camerounaise, Gilles Thibault, l’ambassadeur de France au Cameroun multiplie les visites de prises de contact. Mardi dernier, il s’est rendu au ministĂšre des Travaux publics (Mintp) oĂč il a Ă©tĂ© reçu par le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi. Pendant prĂšs d’une heure, les deux hĂŽtes se sont entretenus Ă  huis clos.
Au sortir de l’audience, le diplomate français a saluĂ© la collaboration fructueuse qui existe entre le Cameroun et son pays, notamment en ce qui concerne les infrastructures routiĂšres. « La France est trĂšs prĂ©sente dans le domaine des infrastructures. Nous avons un portefeuille d’action en cours d’une valeur de 1000 milliards de F, dont 700 milliards de F portent sur les infrastructures », a rĂ©vĂ©lĂ© Gilles Thibault.
Partenaire au dĂ©veloppement du Cameroun, la France intervient dans diffĂ©rents projets routiers du pays. Notamment, la construction du lot I de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Lena, la rĂ©habilitation de l’axe routier allant du Carrefour des fleurs au pont de la Dibamba (entrĂ©e Est de Douala) et l’amĂ©nagement de l’accĂšs Ouest de la ville de Douala long de 13,08 km. La France est Ă©galement impliquĂ©e dans la construction du second pont sur le Wouri. Des actions menĂ©es par le biais de l’Agence française de DĂ©veloppement (AFD). Les deux hĂŽtes se sont sĂ©parĂ©s non sans avoir Ă©voquĂ© le raccordement par voie ferroviaire au Tchad et la rĂ©cente catastrophe ferroviaire survenue Ă  EsĂ©ka.
Histoire: l’ùre allemande revisitĂ©e

Politique
Rousseau-Joël FOUTE

Un colloque international s’est ouvert mercredi Ă  YaoundĂ© pour commĂ©morer le centenaire du dĂ©part des Allemands du Kamerun en 1916.

Il y avait comme un parfum de nostalgie mercredi Ă  l’amphi 700 de l’universitĂ© de YaoundĂ© I. C’était au cours de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture du colloque international sur le centenaire du dĂ©part des Allemands du Kamerun en 1916, suite Ă  leur dĂ©faite militaire face aux forces coalisĂ©es françaises, anglaises et belges pendant la PremiĂšre guerre mondiale. Le thĂšme de cette rencontre scientifique placĂ©e sous le haut parrainage du prĂ©sident Paul Biya s’y prĂȘtait Ă  merveille : « Il y a cent ans, les Allemands quittaient le Kamerun. Histoire d’une rupture-continuitĂ© (1916-2016) ». L’honneur est revenu au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Enseignement supĂ©rieur, le Pr Ngomo Horace Manga, d’ouvrir les travaux, au nom du ministre empĂȘchĂ©. Avant lui, l’auditoire a Ă©coutĂ© trois discours. L’allocution de bienvenue du Pr Daniel Abwa, prĂ©sident du comitĂ© d’organisation et prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© camerounaise d’histoire (SCH), qui organise ce colloque de trois jours en collaboration avec le dĂ©partement d’études germaniques de l’universitĂ© de YaoundĂ© I. Ensuite, le discours du Pr Emmanuel TonyĂ©, reprĂ©sentant du recteur de l’universitĂ©-hĂŽte, qui a soulignĂ© qu’en 32 ans (1884-1916), l’Allemagne a posĂ© les bases d’un Cameroun fort et prospĂšre dont l’hĂ©ritage perdure. Quant Ă  Lars Gerrit Leymann, chargĂ© d’affaires Ă  l’ambassade de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne Ă  YaoundĂ©, il a indiquĂ© l’importance du partenariat entre les deux pays. RĂ©vĂ©lant que l’annĂ©e derniĂšre, plus de 7 000 Ă©tudiants camerounais Ă©taient inscrits dans les universitĂ©s allemandes, le plus grand groupe d’étudiants africains en Allemagne. Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que l’exploitation des colonies a Ă©tĂ© critiquĂ©e, mĂȘme si le systĂšme colonial allemand a laissĂ© une empreinte positive, en termes de ponts, de routes et de bĂątiments publics construits. Le deuxiĂšme temps fort de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture a Ă©tĂ© marquĂ© par les exposĂ©s inauguraux. Le premier a Ă©tĂ© prononcĂ© par le Pr Daniel Abwa sur le thĂšme : « Cameroun-Allemagne : de l’adversitĂ© Ă  la sympathie ». Le Pr David Simo, chef du dĂ©partement d’études germaniques Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I, a signĂ© le deuxiĂšme exposĂ© sur « L’Allemagne post-coloniale ». AprĂšs la pause, les sĂ©ances plĂ©niĂšres ont pris le relais. Ce jeudi, les travaux se poursuivent en ateliers Ă  l’Ecole nationale supĂ©rieure polytechnique.
HĂŽpital de district d’EsĂ©ka: des renforts en Ă©quipements

Societé
Assiatou NGAPOUT M.

Le ministre de la SantĂ© publique y Ă©tait mardi dernier pour s’assurer de l’installation du matĂ©riel rĂ©cemment octroyĂ©.

C’est une formation sanitaire qui respire le bien-ĂȘtre. BĂątiments repeints, Ă©quipements neufs, l’hĂŽpital de district d’EsĂ©ka dans le dĂ©partement du Nyong-et-Kelle (rĂ©gion du Centre), affiche un nouveau visage. Suite au dĂ©raillement survenu Ă  la gare ferroviaire d’EsĂ©ka le 21 octobre dernier, le constat avait Ă©tĂ© fait par le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda : plusieurs Ă©quipements Ă©taient dĂ©tĂ©riorĂ©s. Pour les remettre Ă  niveau, il a rĂ©cemment octroyĂ© des lits complets, des boĂźtes de chirurgie, des fauteuils roulants, des brancards et un microscope. Mardi dernier, le MinsantĂ© s’est donc rendu Ă  EsĂ©ka pour s’assurer de l’installation de ces Ă©quipements mis Ă  la disposition de l’hĂŽpital. AprĂšs une sĂ©ance de travail pour booster le moral du personnel, AndrĂ© Mama Fouda s’est rĂ©joui des travaux qui ont Ă©tĂ© abattus par le personnel durant l’accident.
Ce qui lui a Ă©galement permis de constater les difficultĂ©s auxquelles fait face l’hĂŽpital. « Il y a d’autres faiblesses relatives aux problĂšmes d’eau potable. Il fallait voir si les problĂšmes de dĂ©sinfection se posent encore. Des campagnes ont Ă©tĂ© menĂ©es pour rassurer les populations qu’il n’y a aucun problĂšme. J’ai aussi rencontrĂ© les leaders traditionnels qui mĂšnent les rites pour leur demander de mettre les populations en confiance avec l’hĂŽpital qui est en train d’ĂȘtre relookĂ© », rĂ©sume le MinsantĂ© parlant de sa visite. Pour le Dr Eric Evegue, directeur de l’hĂŽpital de district d’EsĂ©ka, « ce matĂ©riel permettra de mettre les patients Ă  l’aise et de leur procurer les soins dans les situations adĂ©quates et favorables. » Le MinsantĂ© a achevĂ© sa visite par une descente sur le site de l’accident baptisĂ© : « Ravin de la mort » oĂč quatre wagons accidentĂ©s gisent encore.
Accident ferroviaire d’EsĂ©ka: la compassion du Nigeria

Politique
Azize MBOHOU

L’émissaire du prĂ©sident Muhammadu Buhari reçu mercredi par le Premier ministre, chef du gouvernement, a remis un don de mĂ©dicaments en faveur des blessĂ©s.

En bon voisin, le Nigeria n’a pas Ă©tĂ© insensible aprĂšs le drame ferroviaire connu par le Cameroun. Hier, le prĂ©sident Muhammaddu Buhari a dĂ©pĂȘchĂ© le ministre d’Etat chargĂ© des affaires Ă©trangĂšres, Khadija Bukar Abba Ibrahim, pour la remise d’un don de mĂ©dicaments en vue de la prise en charge des blessĂ©s. L’émissaire du prĂ©sident nigĂ©rian a Ă©tĂ© reçu, au nom du chef de l’Etat, par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang. Ce sont prĂšs de 70 cartons chargĂ©s de produits pharmaceutiques mobilisĂ©s par le gouvernement du NigĂ©ria, pour appuyer les efforts fournis par les services compĂ©tents camerounais depuis ce drame. S’exprimant face Ă  la presse aprĂšs l’audience, l’envoyĂ©e spĂ©ciale du prĂ©sident Buhari a dit ĂȘtre porteur du message de condolĂ©ances du chef de l’Etat nigĂ©rian Ă  son homologue et frĂšre camerounais. Par ailleurs, elle a rĂ©itĂ©rĂ© le message de compassion de tout le peuple frĂšre du NigĂ©ria, aprĂšs ce triste Ă©vĂšnement du 21 octobre dernier.
La deuxiĂšme audience a Ă©tĂ© accordĂ©e au prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral du groupe français de logistique international Necotrans. Au nom du prĂ©sident de la RĂ©publique, Philemon Yang et GrĂ©gory QuĂ©rel ont discutĂ© de l’exploitation et de la maintenance du terminal polyvalent du port en eau profonde de Kribi. Etant entendu que Necotrans est l’un des groupes dĂ©signĂ©s en septembre 2015 par les autoritĂ©s camerounaises comme adjudicataire du contrat de partenariat pour le port de Kribi. Et le moins que l’on puisse dire, Ă  en croire GrĂ©gory QuĂ©rel, c’est que le groupe est prĂȘt pour entrer en activitĂ© dans les prochains. «Nos Ă©quipes sont dĂ©jĂ  sur le terrain Ă  Kribi et Ă  Douala. Nous sommes dĂ©terminĂ©s Ă  faire de ce partenariat un succĂšs », a prĂ©cisĂ© le PDG de Necotrans. Ce partenariat s’appuie sur l’expertise et le dĂ©ploiement de neuf entreprises nationales. Pour le prĂ©sident du conseil d’administration de Necotrans, Mouctar Hamadama, les actes notariaux ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© signĂ©s avec ces structures camerounaises et le dĂ©marrage des opĂ©rations est imminent.
Les Lionnes se dĂ©voilent Ă  l’écran

Sports
Josiane R. MATIA

La CRTV propose depuis quelques semaines un programme spĂ©cial baptisĂ© « C’ ma Lionne ».

Les tĂ©lĂ©spectateurs assidus de la CRTV n’ont certainement pas pu manquer le rendez-vous depuis quelques semaines. D’autant que le format et le contenu ont de quoi accrocher, en cette veille de coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin. DiffusĂ© juste aprĂšs le journal de 21h, en prime time, le programme « C’ ma Lionne », proposĂ© par le service marketing de la CRTV, la CMCA, a en effet trouvĂ© son public. Le concept est simple : dans un laps de temps rĂ©duit (3 mn), Monique FĂ©licitĂ© Tjouen reçoit une Lionne indomptable. Akaba, Ngo Mbeleck Ngo Ndom, Sonkeng, Siliki, Nkada ont dĂ©jĂ  eu droit Ă  leur « Ă©mission ». Leur quotidien, leur parcours, leurs conseils, leurs ambitions durant la compĂ©tition, aucun sujet n’est Ă©vitĂ©, le tout dans une ambiance dĂ©tendue. « C’est comme un jeu, pendant le tournage, on crĂ©e une ambiance relax et on rigole beaucoup, histoire de dĂ©compresser en ce moment oĂč elles traĂźnent une grosse pression face Ă  l’enjeu de cette premiĂšre CAN dans leur pays », explique la prĂ©sentatrice du programme. Mais tout n’est pas aussi aisĂ© en coulisses. « Il faut ĂȘtre concret, speed, tout en restant concentrĂ© et dĂ©contractĂ©. Le coach Enow Ngachu nous a aussi souvent permis de grignoter du temps de repos des filles », ajoute Monique FĂ©licitĂ© Tjouen.
Alors, il faut parfois enregistrer quatre filles Ă  la suite. DerriĂšre le dĂ©cor, un camĂ©raman, un preneur de son, un chauffeur et un journaliste sont mobilisĂ©s. Pour la post-production, toute une autre Ă©quipe entre en scĂšne. C’est donc loin d’ĂȘtre facile mais heureusement, « les joueuses sont intĂ©ressĂ©es, ça leur plaĂźt de se laisser dĂ©couvrir, d’avoir une tribune, de surcroĂźt Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale, oĂč elles peuvent s’exprimer », reconnaĂźt Monique FĂ©licitĂ© Tjouen. Et que dire donc du public, qui en demande encore. Ça tombe bien, d’autres numĂ©ros de « C’ ma Lionne » sont dans le pipe. Alors, un peu de patience...
Etats-Unis : Trump, Président.
Cameroon Tribune du mercredi, 16 novembre 2016.
Ngachu mise sur la continuité

Josiane R. MATIA

Sur les joueuses retenues pour la compĂ©tition, seules quatre n’étaient pas au Canada en 2015.

La liste n’avait rien d’une surprise. Il faut dire que depuis lundi, elle avait fuitĂ© dans les mĂ©dias. Mais Carl Enow Ngachu a tout de mĂȘme tenu Ă  faire les choses dans les rĂšgles en dĂ©voilant ses 21 joueuses pour cette Coupe d’Afrique des nations 2016 au cours d’une confĂ©rence de presse, en prĂ©sence du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Fecafoot, Blaise Moussa. C’était Ă  l’hĂŽtel Mont FebĂ© de YaoundĂ© oĂč l’équipe a d’ailleurs pris ses quartiers depuis hier. Pour en revenir au groupe qui dĂ©fendra les couleurs du Cameroun dans moins de trois jours, le constat est que le sĂ©lectionneur national a fait confiance Ă  des joueuses qu’il connaĂźt bien. Pour preuve, sur les 21, seules quatre Ă©taient absentes Ă  la derniĂšre coupe du monde de football au Canada en 2015 (Mambingo Mambingo, AgnĂšs Nkada, Ngo Back Batoum et Ada Jaquette). Comparativement Ă  la cuvĂ©e de la CAN 2014, finaliste en Namibie, on note 14 rescapĂ©es. Comme quoi, Enow Ngachu mise sur la stabilitĂ© et l’expĂ©rience. On a d’ailleurs eu un aperçu de son Onze, Ă  quelques nuances prĂšs, avec l’équipe alignĂ©e lors du dernier match amical perdu contre la Tanzanie 2-1. Ici, les professionnelles se taillent la part du lion avec 16 joueuses. Mais rassurez-vous, comme il l’a expliquĂ© Ă  plusieurs reprises, il « n’a choisi que les meilleures. Celles capables de valablement mouiller le maillot et se battre pour remporter le trophĂ©e au soir du 03 dĂ©cembre Ă  YaoundĂ© ».

Parce que c’est bien cela l’objectif. Les Lionnes indomptables n’envisagent pas d’autre rĂ©sultat que la victoire. Cela s’est d’ailleurs ressenti dans les dĂ©clarations des joueuses face aux mĂ©dias. « Nous savons ce que nous avons Ă  faire. Nous allons jouer, non pas pour nous, mais pour le peuple camerounais. C’est un devoir, une mission, de gagner » a martelĂ© RaĂŻssa Feudjio. Des propos appuyĂ©s par Gabrielle Aboudi Onguene, dans la mĂȘme ferveur : « Nous devons prendre chaque match aprĂšs l’autre et aucune Ă©quipe n’est Ă  nĂ©gliger. Mais c’est sur le terrain que ça va se jouer ». Quant Ă  ceux qui craignent une dĂ©faillance physique de la joueuse, du fait de sa longue saison en Russie, elle a Ă©tĂ© claire : « physiquement, je suis bien. Je suis prĂȘte pour cette CAN depuis janvier 2016. Pour moi, elle a dĂ©jĂ  commencĂ© ». VoilĂ  qui devrait rassurer le public que l’équipe appelle de tout son cƓur. En attendant, l’heure est aux derniers rĂ©glages aprĂšs les matchs de prĂ©paration. « L’inquiĂ©tude est qu’on prend des buts et nous avons un souci au niveau de la finition. Mais nous y travaillons. Tout en mettant l’accent sur le mental ». Paroles d’Enow Ngachu.
Marchés agricoles: la mission dans les champs

Armand ESSOGO

Visite d’inspection des projets effectuĂ©e hier par les responsables de la Banque mondiale Ă  Dibombari.

Suite de la visite de travail de la directrice technique du dĂ©partement agriculture de la Banque mondiale pour les pays d’Afrique centrale et de l’Est dans les bassins de production de la rĂ©gion du Littoral. Dina Umali-Deininger , qu’a accompagnĂ© la directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale au Cameroun, Elisabeth Huybens, a visitĂ© hier, au pas de course, des rĂ©alisations du Projet d’investissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) et ceux du Projet d’amĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© agricole (PACA). La forte dĂ©lĂ©gation a jetĂ© son dĂ©volu sur les localitĂ©s de Bomono et de Dibombari dans le dĂ©partement du Moungo. Avec les responsables du GIC FAAL Ă  Bomono, la mission de la BM a pu cerner les contours de la production et de la commercialisation de 32 000 poulets de chair par an. Ici, sur cinq hectares, les membres du GIC ont pu rĂ©habiliter depuis 2013, grĂące Ă  l’appui financier du PACA, deux bĂątiments pouvant abriter 8000 poulets. Le projet est arrivĂ© Ă  expiration. Mais on retient que grĂące au financement de la BM, un bĂątiment de 400 m2 a Ă©tĂ© construit. Un autre avec les mĂȘmes dimensions a Ă©tĂ© rĂ©habilitĂ©. Dans ce GIC, il existe aussi une porcherie qui revendique une production de 200 tĂȘtes. La formation du personnel n’aura pas Ă©tĂ© le parent pauvre du projet visitĂ©. Dina Umali-Deininger estime que les acteurs du secteur semblent biens aguerris aux bonnes pratiques. L’institution de Bretton Woods, Ă  travers son projet, a voulu former les Ă©leveurs Ă  la maĂźtrise des coĂ»ts de production. Mais il a surtout Ă©tĂ© question de savoir si les membres du GIC maĂźtrisent les fluctuations du marchĂ©.

A cĂŽtĂ© de l’élevage du poulet de chair, le cap a Ă©tĂ© mis sur une exploitation qui produit le manioc Ă  Dibombari. Les responsables la coopĂ©rative Coop-Ca Agripreneurs, n’ont pas fait mystĂšre Ă  la mission de la BM de leur volontĂ© de regrouper les personnes intĂ©ressĂ©es par le manioc. Le porte-parole a expliquĂ© Ă  Dina Umali-Deininger que cette coopĂ©rative veut amĂ©liorer le bien-ĂȘtre de ses membres par la mise en commun de leurs moyens et de leurs compĂ©tences. Il s’agit dans la pratique, de collecter le manioc auprĂšs des membres de la coopĂ©rative, de le transformer et de commercialiser le principal produit et ses dĂ©rivĂ©s. On a par ailleurs, appris que la Coop-ca agripreneurs a Ă©tĂ© admise au financement PIDMA

La derniĂšre halte a eu lieu Ă  l’école technique d’agriculture de Dibombari. La mission de la BM est allĂ©e au contact des structures d’encadrement et de formation aux mĂ©tiers d’agriculteurs (AFOP-ACEFA). Au terme de brefs exposĂ©s, Dina Umali-Deininger s’est dite satisfaite du niveau de rĂ©alisation des projets visitĂ©s. Abondant dans le mĂȘme sens, la directrice des opĂ©rations de la BM au Cameroun a fait part de la dĂ©cision prise par son institution de renforcer sa collaboration avec le Cameroun.
Alcool artisanal: risques et périls d'un trafic

Yvette MBASSI-BIKELE

Les commerces de fortune prolifÚrent, faisant des victimes, au nez et à la barbe des autorités publiques.

A Obang, petit village du dĂ©partement de la LĂ©kiĂ©, Ă  quelques encablures de la capitale, l’on n’a plus besoin d’assurer ses arriĂšres avant de s’offrir un petit verre, voire une grosse bouteille de l’alambic artisanal local. « Cela fait des annĂ©es qu’il n’est plus effectivement nĂ©cessaire de se terrer dans la brousse pour produire son « odontol » et recevoir les consommateurs. Des annĂ©es aussi qu’on n’utilise pas de mot de passe pour se faire livrer ou identifier un site de consommation Ă  l’abri des regards. L’ « odontol » se produit et se consomme dĂ©sormais dans les cours des concessions familiales au vu et au su de tout le monde. C’est dire si les distillateurs et leurs clients se sentent en confiance et terrain conquis », rapporte un natif du coin.

Les diffĂ©rentes interdictions et rappels Ă  l’ordre des autoritĂ©s administratives –gouverneurs de rĂ©gion, prĂ©fets, sous-prĂ©fets et autres chefs traditionnels- relativement au phĂ©nomĂšne ne sont plus qu’un lointain souvenir dans diffĂ©rentes « zones de production ». Les villages reculĂ©s et les quartiers des grandes villes, YaoundĂ© y compris. « MĂȘme dans la capitale, des commerces de fortune ont fleuri un peu partout sans apparemment inquiĂ©ter grand monde. Et mĂȘme dans les marchĂ©s organisĂ©s, les gares routiĂšres, les places animĂ©es des quartiers, on trouve aisĂ©ment de l’ « odontol ». En gĂ©nĂ©ral, il est aussi distribuĂ© par ceux-lĂ  mĂȘmes qui vendent du vin de palme. Il n’est mĂȘme plus surprenant de trouver des bouteilles trĂŽnant dans les boutiques des quartiers populaires. Et dans certaines contrĂ©es, les meilleures distillations sont rĂ©servĂ©es Ă  l’autoritĂ© administrative », assure un observateur.

La production et la consommation de cet alcool artisanal ont pourtant Ă©tĂ© longtemps combattues pendant des dĂ©cennies par les pouvoirs publics. Elles demeurent mĂȘme interdites dans bien des localitĂ©s, suite Ă  des arrĂȘtĂ©s pris par des gouverneurs, prĂ©fets ou sous-prĂ©fets. Seulement, de nombreuses populations continuent d’y diluer leurs revenus, carriĂšre, santĂ© et famille. Jusqu’à la mort qui a fauchĂ© une vingtaine de vies lundi dernier Ă  Mindourou, rĂ©gion de l’Est. « Nous ne pouvons pas compter le nombre de dĂ©cĂšs dĂ©jĂ  enregistrĂ©s dans notre unitĂ© administrative, parmi lesquels des chefs de village et autoritĂ©s coutumiĂšres, beaucoup des agents des forces de l’ordre. La difficultĂ©, c’est que, quand nous descendons sur le terrain, nous trouvons des hommes en tenue (militaires, gendarmes, policiers) parmi les consommateurs : ceux-lĂ  mĂȘmes qui sont supposĂ©s dĂ©courager les gens Ă  consommer ces alcools. NĂ©anmoins, nous essayons de leur dire qu’il faut Ă  tout prix combattre ce danger rampant », confie Martin Nkomba Epanlo, sous-prĂ©fet de Bertoua 1er, rĂ©gion de l’Est.
Echanges avec l’extĂ©rieur: le dĂ©ficit commercial en baisse

MichĂšle FOGANG

Pour l’exercice 2015, il a diminuĂ© de 12,5 milliards de F par rapport Ă  2014 et s’établit Ă  1 174,9 milliards de F. Le ComitĂ© technique national de la balance des paiements a fait le point hier Ă  YaoundĂ©.

Tout au long de l’annĂ©e derniĂšre, les Ă©changes entre le Cameroun et l’extĂ©rieur se sont dĂ©roulĂ©s dans un contexte marquĂ© par les crises sĂ©curitaires et humanitaires aux frontiĂšres avec le Nigeria et la RCA. A cela, il faut ajouter la baisse des cours des matiĂšres premiĂšres, Ă  l’instar du baril de pĂ©trole brut sur le marchĂ© mondial. En dĂ©pit de cet environnement peu favorable, le Cameroun a su maintenir le niveau de son dĂ©ficit courant. Il se situe en 2015 Ă  693,9 milliards de F contre 692,2 milliards de F en 2014. Une Ă©volution qui traduit le degrĂ© de rĂ©silience de l’économie nationale face Ă  ces diffĂ©rents chocs. Bien que les projections pour 2016 tablent sur une aggravation autour de 737 milliards de F en liaison avec la hausse des charges d’intĂ©rĂȘts payĂ©es sur la dette extĂ©rieure.

Le ComitĂ© technique national de la balance des paiements s’est rĂ©uni hier Ă  YaoundĂ© sous la prĂ©sidence du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Finances (Minfi), Gilbert Didier Edoa. Il Ă©tait question pour l’organe d’examiner et valider les rĂ©sultats de la balance des paiements 2015, la situation du premier semestre 2016 tout en esquissant les perspectives pour la fin de l’annĂ©e en cours. La balance des paiements retrace toutes les transactions entre le Cameroun et l'Ă©tranger. On y retrouve entre autres les donnĂ©es sur la balance commerciale, les investissements directs Ă©trangers au Cameroun, les emprunts du Cameroun et les transferts d’argent avec la diaspora.

S’agissant de la balance commerciale, le dĂ©ficit s’est rĂ©duit de 12,5 milliards de F en 2015 par rapport Ă  2014. Il s’établit dĂ©sormais Ă  1 174,9 milliards de F, suite Ă  une baisse de la facture des importations, plus importante que la baisse enregistrĂ©e au niveau des recettes d’exportation. Cette tendance devrait se poursuivre pour la fin de l’annĂ©e 2016 du fait de la baisse des importations de riz et de ciment. Hors pĂ©trole, les recettes d’exportation sont en hausse de 7,8%. Notamment en raison de la progression des ventes de cacao brut en fĂšves (+62,7%) de bois et ouvrages en bois (+14,4%) et de coton (+23,3%).

L’ensemble des transactions Ă©conomiques et financiĂšres avec l’extĂ©rieur a abouti Ă  l’issue de l’exercice 2015 Ă  une augmentation des avoirs de rĂ©serves de 483 milliards de F. Le stock est ainsi passĂ© Ă  2149,8 milliards de F au 31 dĂ©cembre 2015. Une hausse portĂ©e par quatre secteurs Ă  savoir l’agriculture (+926,9 milliards de F), l’exploitation forestiĂšre (+256,6 milliards de F), l’exploitation des hydrocarbures (+763,6 milliards de F) et les transports (+96,8 milliards de F). A contrario, l’industrie, le commerce, les tĂ©lĂ©communications et les activitĂ©s financiĂšres ont gĂ©nĂ©rĂ© des dĂ©ficits.
PrĂȘtes pour le combat

Josiane R. MATIA

Le bilan de la préparation fait état de quatre victoires, un nul et une défaite en amical à quelques heures de la publication des 21 joueuses retenues.

Sauf changement de derniĂšre minute, on devrait connaĂźtre ce mardi les noms des 21 Lionnes qui reprĂ©senteront le Cameroun Ă  la premiĂšre coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin organisĂ©e Ă  domicile. MĂȘme si une liste circule depuis hier sans avoir Ă©tĂ© officialisĂ©e par le staff de l’équipe nationale. Mais qu’importe, ce n’est certainement pas cela qui va entraver la prĂ©paration des Lionnes indomptables, Ă  moins de quatre jours du coup d’envoi de la compĂ©tition Ă  YaoundĂ©. D’ailleurs, au sein de la sĂ©lection nationale, l’heure est au bilan des matchs amicaux internationaux disputĂ©s depuis octobre dernier.

Ainsi, le Cameroun affiche un bilan assez intĂ©ressant de quatre victoires, un nul et une dĂ©faite avec trois adversaires. Lors de la tournĂ©e malienne, Christine Manie ont battu les Aigles dames 1-0 et rĂ©alisĂ© un 0-0 sur les deux rencontres programmĂ©es. Au Kenya, elles se sont ensuite imposĂ©es 1-0 avant de gagner Ă  nouveau ici Ă  YaoundĂ© (2-1), lors de leur premiĂšre rencontre dans l’antre du stade Omnisports rĂ©novĂ©. Enfin, lors de la double confrontation contre la Tanzanie la semaine derniĂšre, les Lionnes ont remportĂ© le premier duel 2-0 avant de perdre le match retour dimanche dernier, 1-2.

Mais il n’y a certainement pas de quoi s’alarmer. D’ailleurs, pour Enow Ngachu, l’essentiel allait bien au-delĂ  des scores : « Il faut parfois savoir perdre pour se remettre en question. Nous sommes assez satisfaits de ce que les filles ont fait ». L’objectif de ces rencontres amicales Ă©tait de dĂ©celer les points sur lesquels travailler dans le laps de temps qui reste au groupe. La stabilitĂ© de la dĂ©fense ou encore l’individualisme de certains Ă©lĂ©ments sont Ă  revoir. Il Ă©tait Ă©galement question de tester la capacitĂ© des joueuses Ă  tenir la pression face Ă  des supporters qui attendent beaucoup d’elles. Et on peut penser qu’elles ont passĂ© le cap aprĂšs des dĂ©buts timorĂ©s. La balle est dĂ©sormais dans leur camp. A noter qu’au moment oĂč nous mettions sous presse hier, une rĂ©union sur la question des primes des joueuses se tenait au ministĂšre des Sports et de l’Education physique.
Synergies africaines: déjà 14 ans dans la lutte

Yvette MBASSI-BIKELE

Pour l’association nĂ©e le 16 novembre 2002, le chemin Ă  parcourir reste long malgrĂ© les bons rĂ©sultats engrangĂ©s.

De nombreuses personnes dĂ©munies ou malades du Sida et autres affections, de mĂȘme que des institutions Ɠuvrant dans l’humanitaire et le social connaissent bien Synergies africaines. L’adresse est d’ailleurs sĂ»re et incontournable en cas de besoin. C’est que l’institution offre rĂ©guliĂšrement des formations aux techniques agricoles et autres compĂ©tences de la vie courante, du matĂ©riel, des mĂ©dicaments et des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© Ă  ceux qui sont dans le besoin : orphelinats, structures d’encadrement d’enfants en dĂ©tresse, associations de personnes vulnĂ©rables
 Ainsi donc, Synergies africaines contre le Sida et les souffrances, association Ă  but non lucratif regroupant des premiĂšres dames d’Afrique, est particuliĂšrement active dans les champs de la rĂ©duction de la transmission du Vih de la mĂšre Ă  l’enfant, de la rĂ©duction de la mortalitĂ© maternelle et infantile, l’attĂ©nuation des souffrances de l’enfant africain et l’assistance aux personnes vulnĂ©rables. Un dĂ©ploiement d’énergie qui laisse forcĂ©ment des traces.

En 14 ans, Synergies africaines a notamment favorisĂ© la crĂ©ation ou la rĂ©novation de 55 sites de PrĂ©vention de la transmission mĂšre-enfant (Ptme) dans six pays africains. Dans ce cadre, 382 prestataires ont Ă©tĂ© formĂ©s au cours des ateliers organisĂ©s en GuinĂ©e Conakry, au Niger, Burkina Faso, Burundi, Mali et Cameroun. De mĂȘme, 45.000 tests de dĂ©pistage rapides ont Ă©tĂ© distribuĂ©s et des centres de recherche sur la prĂ©vention, la prise en charge du Vih/Sida créés au Cameroun et au Niger. Par ailleurs, des activitĂ©s de sensibilisation des jeunes contre la pandĂ©mie, Ă  l’instar de « Vacances sans Sida » au Cameroun, ont Ă©tĂ© conduites.

A ce jour, cette activitĂ© initiĂ©e en 2003 a permis de dĂ©pister, localement, plus de 300.000 jeunes, sensibiliser plus de quatre millions d’autres, former 60.000 pairs-Ă©ducateurs et distribuer plus de sept millions de matĂ©riel didactique. PrĂ©servatifs masculins et fĂ©minins, publications particuliĂšres, affiches, pins, dĂ©pliants, entre autres. Selon le secrĂ©taire exĂ©cutif de l’Ong, Jean StĂ©phane Biatcha, « il a fallu beaucoup de courage Ă  la premiĂšre dame, Chantal Biya, soutenue par son illustre Ă©poux pour mobiliser ses homologues relativement Ă  la lutte contre la pauvretĂ©, le Sida et les autres souffrances. 14 ans plus tard, l’association est toujours debout et active dans les chantiers qui sont les siens. Cependant, nous n’avons pas rĂ©solu tous les problĂšmes. Au contraire, au fur et Ă  mesure que le temps passe, les besoins se font plus nombreux. C’est pour dire que le chemin Ă  parcourir est encore long ».

Dans le mĂȘme temps, la fondatrice de Synergies africaines, Mme Chantal Biya, totalise en ce mois de novembre –le 14 prĂ©cisĂ©ment- huit annĂ©es dans ses fonctions d’ambassadrice de bonne volontĂ© de l'UNESCO pour l'Ă©ducation et l'inclusion sociale. Cette nomination est venue en 2008, en reconnaissance de l'appui de longue date apportĂ© par l’épouse du chef de l’Etat Ă  l'Ă©ducation inclusive, en particulier en faveur des filles, des jeunes femmes, des orphelins et des plus dĂ©munis, ainsi qu'Ă  la recherche, au traitement et Ă  la prĂ©vention du Vih et du Sida. Dans le cadre de Synergies africaines, de son travail avec le projet de l'UNESCO Families First Africa, et des activitĂ©s du CIRCB.
Nation unies, accident d’EsĂ©ka, clĂŽture de la saison sportive: Paul Biya sur tous les fronts

Sports
Jean Francis BELIBI

Deux Ă©ditions du bulletin mensuel du Cabinet civil, dont une spĂ©ciale, reviennent sur l’accident ferroviaire d’EsĂ©ka et la participation du chef de l’Etat Ă  la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies.

Le Temps des rĂ©alisations a tenu Ă  marquer Ă  sa maniĂšre l’importante activitĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique des mois de septembre et octobre 2016 Ă  travers deux nouvelles Ă©ditions de son mensuel. Une Ă©dition spĂ©ciale qui consacre l’essentiel de ses pages au « double succĂšs diplomatique multilatĂ©ral et bilatĂ©ral du prĂ©sident Biya Ă  New York », comme l’indique Ă  l’entame de son Ă©ditorial, le directeur de publication et directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou, au sĂ©jour du chef de l’Etat Ă  New York oĂč il a pris part aux travaux de la 71e session de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies. Un sĂ©jour riche, comme il le souligne dans un lieu « oĂč se conçoit le vivre-ensemble de l’humanitĂ© ». Une prĂ©sence qui aura permis au prĂ©sident Paul Biya de parler Ă  la planĂšte entiĂšre « de la perspective camerounaise pour l’édification d’un monde meilleur ». Le sĂ©jour prĂ©sidentiel s’est donc soldĂ© par un double succĂšs diplomatique. SuccĂšs que le lecteur peut d’ailleurs aisĂ©ment revivre en images, non sans relire les diffĂ©rentes interventions du chef de l’Etat au cours de ce sĂ©jour new-yorkais, notamment lors du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral le 22 septembre 2016, ou encore lors du Sommet des dirigeants sur les rĂ©fugiĂ©s organisĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama. Le sĂ©jour du chef de l’Etat Ă  New York aura Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ© par une intense activitĂ© diplomatique avec des audiences qu’il a accordĂ©es Ă  de hauts responsables amĂ©ricains, sa derniĂšre rencontre avec Ban Ki-moon qui va bientĂŽt quitter le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’ONU et des contacts avec certains de ses pairs du continent.
Seule ombre au tableau de cette Ă©dition, l’accident ferroviaire survenu Ă  EsĂ©ka le 21 octobre 2016. Le lecteur peut redĂ©couvrir la dĂ©claration faite par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  sa descente d’avion Ă  YaoundĂ© pour marquer sa compassion avec les familles touchĂ©es et son dĂ©cret portant crĂ©ation d’une commission d’enquĂȘte pour faire la lumiĂšre sur ce drame ou celui instituant une journĂ©e de deuil national pour permettre Ă  la nation camerounaise de rendre hommage Ă  ses fils. L’accident d’EsĂ©ka, qui comme on peut l’imaginer, revient dans l’édition du mois d’octobre, avec la visite du prĂ©sident tchadien et prĂ©sident en exercice de l’Union africaine. En voisin, Idriss Deby Itno est venu apporter son rĂ©confort Ă  son ami et frĂšre. Un geste de solidaritĂ© fort bien saluĂ© par son hĂŽte au cours du toast prononcĂ© au palais de l’UnitĂ© lorsqu’il dĂ©clarait : « C’est dans le malheur, dit-on, que l’on reconnaĂźt ses vrais amis ». Des publications qui se terminent nĂ©anmoins sur une note gaie avec la symbiose observĂ©e entre Paul Biya et le mouvement sportif national lors de la 57e Ă©dition de la finale de football du Cameroun au stade Omnisports de YaoundĂ© le 30 octobre 2016.
Eseka Train Accident: Indian Community In Cameroon Assists Victims

Politique
Richard KWANG KOMETA

Medical supplies, rice and water worth FCFA 9 million were offered to those affected by the incident.



The donation took place at a solemn ceremony at the General Hospital, Douala, in the presence of Andre Mama Fouda, Minister of Public Health when he visited the injured at various Douala hospitals. The Indian Honorary Consul J. Ravikumar, presented the list of donations to the Minister of Public health and as suggested by him, handed over a symbolic carton of medicines to the DG of the General Hospital. Others who attended the ceremony were Alim Hayatou, Minister Delegate, Ministry of Public Health, Representatives of the Governor of Littoral Region, the Divisional officer, the Government Delegate, the Douala Urban Council.

The Indian Consul H.E. J. Ravikumar said items donated were agreed upon with Ministry of Public Health so that they are relevant to the real time needs at the various centres where the injured were being treated all over the country. He also explained that the gift was from the Indian Community and the Indian pharma companies, as a sign of solidarity to the Cameroonian people. He mentioned that Indian pharma industry, with affordable and good quality medicines, is known as Africa's pharmacy.

He also mentioned that early Indians came to Cameroon in 1970s and the recent generations have been born in Cameroonian hospitals. It is only natural that many consider Cameroon as their "second patrie". The Indian Consul J. Ravikumar informed that Indians in Douala and Yaounde gathered and prayed for the victims of the tragedy on the day of national mourning.

In his speech, the Minister thanked the Indian community for their gesture and said this donation will help in treatment of many injured people.
Politique du livre et manuel scolaire: les parlementaires Ă  la page

Politique
Azize MBOHOU

Un sĂ©minaire d’informations organisĂ© par le rĂ©seau « Esperance jeunesse » s’est tenu mardi Ă  l’AssemblĂ©e nationale.

Le livre et le manuel scolaire au Cameroun. VoilĂ  la nouvelle problĂ©matique Ă  laquelle s’intĂ©resse le rĂ©seau des parlementaires « EspĂ©rance jeunesse » pour la promotion des politiques et actions en faveur de la jeunesse et de l’enfance (REJE). A son initiative, les parlementaires ont pris part Ă  un sĂ©minaire d’informations et d’échanges sur le sujet, mardi Ă  l’AssemblĂ©e nationale. ThĂšme des travaux : « Les enjeux Ă©ducatifs, socio-Ă©conomiques et politiques du livre et manuel scolaire. Impacts sur la formation de la jeunesse et l’avenir du Cameroun ». Les Ă©changes prĂ©sidĂ©s par l’honorable Hilarion Etong, premier vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, ont connu la prĂ©sence du ministre de l’Education de base (MINEDUB), Mme Youssouf Adidja Alim, du secrĂ©taire d’Etat au ministĂšre des Enseignements secondaires, chargĂ© de l’Enseignement normal, Boniface Bayaola.
De toutes les interventions enregistrĂ©es Ă  l’ouverture dudit sĂ©minaire, il est apparu que le manuel scolaire est « ce qui touche Ă  l’avenir du Cameroun ». Il fonde le contenu et la qualitĂ© de l’école. Or, dĂ©plore Gaston Komba, coordonnateur du REJE, de sĂ©rieux problĂšmes plombent la chaĂźne de production, d’édition, d’agrĂ©ment et de distribution de ce support. L’honorable Hilarion Etong va enfoncer le clou : « Il existe une collusion entre les diffĂ©rents acteurs du secteur. Cette relation est teintĂ©e de corruption Ă  des fins mercantilistes ». Et pourtant, « la politique du livre est essentielle. Car, c’est un outil qui forge l’identitĂ© de la conscience nationale », rappelle le premier vice-prĂ©sident de l’A.N. Avec les exposĂ©s du MINEDUB, du MINESEC et d’anciens ministres en charge du secteur de l’Education (le Pr Joseph Mbui et le ministre d’Etat Charles Etoundi), des arguments saillants ont crĂ©ditĂ© le lien Ă©troit entre la qualitĂ© de l’école et celle du livre. Seulement, avec le prix du livre pratiquĂ©, sa disponibilitĂ© Ă  questionner, sa durabilitĂ© hypothĂ©tique, et surtout sa durĂ©e de vie incertaine dans le programme, les parlementaires ont lĂ  matiĂšre Ă  dĂ©battre.
Lutte contre le sida: des dépistages gratuits à Yaoundé

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

AprĂšs Mvog-Mbi lundi, l’unitĂ© mobile du CNLS Ă©tait mardi Ă  l’entrĂ©e du marchĂ© du Mfoundi, dans le cadre du « Mois camerounais contre le sida ».

« Faites-vous dĂ©pister ici, c’est gratuit !» C’est en ces termes que Doline Ndjang, conseillĂšre psycho-sociale, interpelle les passants Ă  l’entrĂ©e du marchĂ© du Mfoundi, cĂŽtĂ© Sni, ce mardi Ă  YaoundĂ©. Lorsque l’usager veut rĂ©sister, la dame remarquable par sa blouse blanche ajoute : « C’est encore mieux de connaĂźtre son statut ». Dans cette opĂ©ration de charme, certains l’envoient se balader, tandis que d’autres marquent une escale. C’est le cas de Sylvester Afongalh en service au ministĂšre des Finances. En quelques minutes, l’homme serrĂ© dans un costume sombre se fait prĂ©lever. « Il faut toujours faire des contrĂŽles. Je le fais tous les trois mois. Donc je n’ai pas peur. Car le sida ne tue plus», confie-t-il.
Et pour ces personnes soucieuses de leur Ă©tat de santĂ©, le ComitĂ© national de lutte contre le Sida (Cnls) a dĂ©ployĂ© sur place, un laboratoire mobile. Une infirmiĂšre prĂ©leveuse reçoit les volontaires s’étant prĂ©alablement enregistrĂ©s. Et 15 minutes aprĂšs, c’est dans un Coaster blanc, estampillĂ© « UnitĂ© mobile de lutte contre le Vih/Sida » que les rĂ©sultats sont connus, Ă  l’abri des regards et des oreilles indiscrĂštes. Dans la voiture, explique Aristide Flore Tchuendem, chef de l’unitĂ©, il y a une assistante et un conseiller psycho-social. « Les personnes sĂ©ropositives sont confiĂ©es Ă  l’assistante psycho-sociale qui les envoie dans une structure de prise en charge. Nous prenons le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone du patient pour pouvoir s’assurer plus tard qu’il y est allĂ©. Sa mise sous traitement suit sans tarder », dĂ©taille la dame. Et jusqu’à 12h hier, prĂšs de 50 personnes avaient Ă©tĂ© dĂ©pistĂ©es.
L’activitĂ© est organisĂ©e dans le cadre du « Mois camerounais contre le sida », en prĂ©lude Ă  la cĂ©lĂ©bration le 1er dĂ©cembre de la JournĂ©e mondiale de lutte contre cette affection. Si les unitĂ©s mobiles ne sont pas visibles Ă  tout bout de champ Ă  YaoundĂ©, par exemple, c’est parce que cette nouvelle opĂ©ration du Cnls n’est pas comme les autres. « Il a Ă©tĂ© demandĂ© aux directeurs gĂ©nĂ©raux et mĂȘme aux particuliers de solliciter l’organisation d’une sĂ©ance de dĂ©pistage de son personnel. C’est en fonction de ces demandes que nous Ă©laborons un programme de dĂ©pistage. C’est pour cela que les unitĂ©s mobiles ne peuvent pas ĂȘtre visibles Ă  tout point de rue», confie Jean Bosco Elat, secrĂ©taire permanent du Cnls. Et la bonne nouvelle c’est qu’aprĂšs le 1er dĂ©cembre, ces dĂ©pistages gratuits et le dĂ©ploiement des unitĂ©s mobiles vont se poursuivre, Ă  travers le triangle national. Ce mercredi d’ailleurs, l’unitĂ© mobile sera au lieu dit Tradex Ă©lĂ©veur.