Accident ferroviaire dâEsĂ©ka: on dĂ©place les wagons
Politique
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
AprĂšs la levĂ©e des scellĂ©s samedi dernier par le procureur de la RĂ©publique, lâentreprise de transport procĂšde au dĂ©gagement du site.
Mardi, trois des quatre wagons bloquĂ©s dans le ravin depuis lâaccident mortel du 21 octobre dernier avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© enlevĂ©s du site macabre. Selon des sources sur place Ă EsĂ©ka, jointes au tĂ©lĂ©phone, câest la forte pluie qui sâest abattue sur la ville en mi-journĂ©e qui a empĂȘchĂ© dâenlever la quatriĂšme voiture. Câest en principe ce jour que ce dernier wagon sera dĂ©gagĂ©. Cette action fait suite Ă la levĂ©e des scellĂ©s prescrite par le procureur de la RĂ©publique en charge de lâenquĂȘte. Et hier, on affirmait sur le site que plus aucun corps nâavait Ă©tĂ© retrouvĂ© ni sous, ni Ă lâintĂ©rieur des Ă©paves. Le dĂ©gagement des engins accidentĂ©s est assurĂ© par la sociĂ©tĂ© concessionnaire du chemin de fer camerounais, sous le regard des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© (gĂ©nie militaire, sapeurs pompiers, gendarmerie, police) impliquĂ©es dans le processus depuis la survenue de lâaccident.
De sources bien introduites Ă Camrail, cet enlĂšvement concerne aussi les wagons qui avaient Ă©chouĂ© dans la gare. « Les manĆuvres Ă©voluent en tenant compte des autres trains quâil faut laisser passer. Notamment les trains marchandises et les trains passagers qui desservent tous les petits villages situĂ©s entre YaoundĂ© et Douala », indique notre source. Les vĂ©hicules, selon certaines indiscrĂ©tions, prendront la direction de lâentreprise qui dĂ©cidera quoi en faire. Mais dĂ©jĂ , on avoue que ces wagons sont irrĂ©cupĂ©rables.
A titre de rappel, la pose des scellĂ©s sur les lieux de lâaccident relĂšve dâune procĂ©dure lĂ©gale en pareille circonstance, avec pour objectif de conserver intactes toutes les preuves nĂ©cessaires Ă lâenquĂȘte. Dâailleurs, la commission dâenquĂȘte qui doit remettre ses conclusions le 24 novembre prochain, Ă©tait sur les lieux samedi dernier. En tĂȘte de dĂ©lĂ©gation, le prĂ©sident de ladite Commission, Philemon Yang, Premier ministre chef du gouvernement.
Politique
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
AprĂšs la levĂ©e des scellĂ©s samedi dernier par le procureur de la RĂ©publique, lâentreprise de transport procĂšde au dĂ©gagement du site.
Mardi, trois des quatre wagons bloquĂ©s dans le ravin depuis lâaccident mortel du 21 octobre dernier avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© enlevĂ©s du site macabre. Selon des sources sur place Ă EsĂ©ka, jointes au tĂ©lĂ©phone, câest la forte pluie qui sâest abattue sur la ville en mi-journĂ©e qui a empĂȘchĂ© dâenlever la quatriĂšme voiture. Câest en principe ce jour que ce dernier wagon sera dĂ©gagĂ©. Cette action fait suite Ă la levĂ©e des scellĂ©s prescrite par le procureur de la RĂ©publique en charge de lâenquĂȘte. Et hier, on affirmait sur le site que plus aucun corps nâavait Ă©tĂ© retrouvĂ© ni sous, ni Ă lâintĂ©rieur des Ă©paves. Le dĂ©gagement des engins accidentĂ©s est assurĂ© par la sociĂ©tĂ© concessionnaire du chemin de fer camerounais, sous le regard des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© (gĂ©nie militaire, sapeurs pompiers, gendarmerie, police) impliquĂ©es dans le processus depuis la survenue de lâaccident.
De sources bien introduites Ă Camrail, cet enlĂšvement concerne aussi les wagons qui avaient Ă©chouĂ© dans la gare. « Les manĆuvres Ă©voluent en tenant compte des autres trains quâil faut laisser passer. Notamment les trains marchandises et les trains passagers qui desservent tous les petits villages situĂ©s entre YaoundĂ© et Douala », indique notre source. Les vĂ©hicules, selon certaines indiscrĂ©tions, prendront la direction de lâentreprise qui dĂ©cidera quoi en faire. Mais dĂ©jĂ , on avoue que ces wagons sont irrĂ©cupĂ©rables.
A titre de rappel, la pose des scellĂ©s sur les lieux de lâaccident relĂšve dâune procĂ©dure lĂ©gale en pareille circonstance, avec pour objectif de conserver intactes toutes les preuves nĂ©cessaires Ă lâenquĂȘte. Dâailleurs, la commission dâenquĂȘte qui doit remettre ses conclusions le 24 novembre prochain, Ă©tait sur les lieux samedi dernier. En tĂȘte de dĂ©lĂ©gation, le prĂ©sident de ladite Commission, Philemon Yang, Premier ministre chef du gouvernement.
Russie -Etats-Unis: un signe de détente
International
Paul EBOA
Lâentretien tĂ©lĂ©phonique Vladimir Poutine-Donald Trump de lundi nâest pas surprenant. Le rapprochement avec la Russie a Ă©tĂ© lâun des leitmotivs de la campagne du nouveau prĂ©sident amĂ©ricain dans le domaine de la politique Ă©trangĂšre. De mĂȘme, les deux chefs dâEtat ont dĂ©clarĂ© leur estime mutuelle. Ils ont Ă©galement la mĂȘme aversion du politiquement correct et le mĂ©pris du vieil ordre international.
Il reste cependant que la proximitĂ© idĂ©ologique et affective des deux dirigeants ne garantit pas du tout leur rapprochement politique et stratĂ©gique. Depuis lâĂ©lection de Vladimir Poutine Ă la magistrature suprĂȘme, tous les prĂ©sidents amĂ©ricains ont proposĂ© une alliance Ă la Russie. Toutes ces initiatives sont demeurĂ©es lettre morte y compris le « redĂ©marrage » des relations entre les deux pays annoncĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain sortant, Barack Obama en 2008. Les divergences gĂ©opolitiques structurelles entre les Etats-Unis dâAmĂ©rique et la Russie sont telles quâune entente entre ces deux super puissances est difficile. Il suffit de relever que les relations entre ces deux pays sont actuellement Ă un niveau particuliĂšrement bas depuis la fin de la guerre froide en 1991 notamment Ă cause de leur opposition sur le conflit syrien et la crise ukrainienne.
Dans le cas syrien, on sait que les Etats-Unis sont opposĂ©s au rĂ©gime en place contrairement Ă la Russie qui lui accorde son soutien. On sait Ă©galement que les deux super puissances nâont jamais pu harmoniser leurs positions au sujet dâune vaste coalition internationale pour combattre le terrorisme en Syrie et en Irak. Au point oĂč chaque pays mĂšne sa guerre contre le terrorisme selon sa vision pendant que le conflit syrien perdure. Dans le cas ukrainien, on sait aussi que lâapproche russe est diffĂ©rente de celle des Etats-Unis.
MalgrĂ© ces dĂ©saccords, la volontĂ© affichĂ©e par Vladimir Poutine et Donald Trump peut effectivement dĂ©boucher sur la normalisation des relations entre les Etats-Unis et la Russie. DĂšs lors, lâentretien tĂ©lĂ©phonique dâavant-hier apparaĂźt comme un signe de dĂ©tente dont les effets seront apprĂ©ciĂ©s Ă lâaune du dĂ©sir des deux prĂ©sidents de bĂątir une coopĂ©ration constructive.
International
Paul EBOA
Lâentretien tĂ©lĂ©phonique Vladimir Poutine-Donald Trump de lundi nâest pas surprenant. Le rapprochement avec la Russie a Ă©tĂ© lâun des leitmotivs de la campagne du nouveau prĂ©sident amĂ©ricain dans le domaine de la politique Ă©trangĂšre. De mĂȘme, les deux chefs dâEtat ont dĂ©clarĂ© leur estime mutuelle. Ils ont Ă©galement la mĂȘme aversion du politiquement correct et le mĂ©pris du vieil ordre international.
Il reste cependant que la proximitĂ© idĂ©ologique et affective des deux dirigeants ne garantit pas du tout leur rapprochement politique et stratĂ©gique. Depuis lâĂ©lection de Vladimir Poutine Ă la magistrature suprĂȘme, tous les prĂ©sidents amĂ©ricains ont proposĂ© une alliance Ă la Russie. Toutes ces initiatives sont demeurĂ©es lettre morte y compris le « redĂ©marrage » des relations entre les deux pays annoncĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain sortant, Barack Obama en 2008. Les divergences gĂ©opolitiques structurelles entre les Etats-Unis dâAmĂ©rique et la Russie sont telles quâune entente entre ces deux super puissances est difficile. Il suffit de relever que les relations entre ces deux pays sont actuellement Ă un niveau particuliĂšrement bas depuis la fin de la guerre froide en 1991 notamment Ă cause de leur opposition sur le conflit syrien et la crise ukrainienne.
Dans le cas syrien, on sait que les Etats-Unis sont opposĂ©s au rĂ©gime en place contrairement Ă la Russie qui lui accorde son soutien. On sait Ă©galement que les deux super puissances nâont jamais pu harmoniser leurs positions au sujet dâune vaste coalition internationale pour combattre le terrorisme en Syrie et en Irak. Au point oĂč chaque pays mĂšne sa guerre contre le terrorisme selon sa vision pendant que le conflit syrien perdure. Dans le cas ukrainien, on sait aussi que lâapproche russe est diffĂ©rente de celle des Etats-Unis.
MalgrĂ© ces dĂ©saccords, la volontĂ© affichĂ©e par Vladimir Poutine et Donald Trump peut effectivement dĂ©boucher sur la normalisation des relations entre les Etats-Unis et la Russie. DĂšs lors, lâentretien tĂ©lĂ©phonique dâavant-hier apparaĂźt comme un signe de dĂ©tente dont les effets seront apprĂ©ciĂ©s Ă lâaune du dĂ©sir des deux prĂ©sidents de bĂątir une coopĂ©ration constructive.
Lutte contre le terrorisme: le Canada réaffirme son soutien
Grégoire DJARMAILA
Le Haut-commissaire, RenĂ© Cremonese, lâa signifiĂ© hier au chef de lâEtat au cours dâune audience au palais de lâUnitĂ©.
45 minutes. Câest le temps quâaura durĂ© lâĂ©change entre le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya et le Haut-commissaire du Canada au Cameroun, RenĂ© Cremonese. Au centre de cette audience empreinte de convivialitĂ© et de cordialitĂ©, deux centres dâintĂ©rĂȘt : la lutte contre le terrorisme et le partenariat Ă©conomique entre le Cameroun et le Canada.
A sa sortie dâaudience, le chef de la mission diplomatique canadienne au Cameroun a soulignĂ© quâil est venu rĂ©affirmer le soutien de son pays au Cameroun dans la lutte contre le terrorisme, notamment contre la secte terroriste Boko Haram. Depuis le dĂ©clenchement de cette guerre que le Cameroun mĂšne contre cette nĂ©buleuse, Ottawa sâest montrĂ© solidaire de YaoundĂ© dans lâassistance humanitaire aux rĂ©fugiĂ©s, aux populations dĂ©placĂ©es et aux communautĂ©s locales affectĂ©es par ce conflit. Lâappui canadien est Ă©valuĂ© pour lâannĂ©e en cours, selon le diplomate canadien, Ă 5 millions de dollars, soit environ 2,5 milliards de F. Ce nâest pas tout, le Canada soutient les forces spĂ©ciales camerounaises notamment la gendarmerie tant dans lâappui logistique que dans les domaines de la formation, du renseignement, de lâinvestigation, de la justice, de la lutte contre le financement clandestin. « Nous allons continuer dâexplorer dâautres domaines dâici Ă lâannĂ©e prochaine », annonce RenĂ© Cremonese. Le Canada encourage ainsi les efforts camerounais afin de relever les dĂ©fis sĂ©curitaires rĂ©gionaux, liĂ©s particuliĂšrement aux actions des groupes armĂ©s terroristes et aux rĂ©percussions de la crise en RĂ©publique centrafricaine. Il faut dire Ă ce sujet que le Cameroun fait partie des sept pays africains (le Burkina Faso, le Cameroun, le Kenya, le Mali, la Mauritanie, le Niger et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo) qui bĂ©nĂ©ficient dâun appui canadien (de 680 000 $) pour le financement des projets « en vue de renforcer la capacitĂ© de lâAfrique subsaharienne Ă faire respecter les droits de la personne dans les mesures de justice pĂ©nale prises pour lutter contre le terrorisme et lâextrĂ©misme violent ».
Le deuxiĂšme point de cet Ă©change entre le prĂ©sident Paul Biya et le Haut-Commissaire canadien a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă la coopĂ©ration Ă©conomique entre le Cameroun et le Canada. Pour RenĂ© Cremonese, il faut renforcer la visibilitĂ© Ă©conomique du Canada au Cameroun. Le pays, considĂ©rĂ© comme une niche dâopportunitĂ©s, intĂ©resse les investisseurs canadiens dont certains sont porteurs des projets dans les domaines des transports, de lâagriculture, des mines, de lâĂ©nergie, de lâĂ©ducation, du tourisme etc. Le diplomate canadien est donc venu discuter des voies et moyens pour donner plus de facilitĂ©s Ă ses compatriotes dont le Cameroun constitue une terre dâopportunitĂ©s. Le Cameroun qui travaille Ă sa vision pour son Ă©mergence en 2035 ne peut quâencourager ces bonnes initiatives porteuses de croissance.
Grégoire DJARMAILA
Le Haut-commissaire, RenĂ© Cremonese, lâa signifiĂ© hier au chef de lâEtat au cours dâune audience au palais de lâUnitĂ©.
45 minutes. Câest le temps quâaura durĂ© lâĂ©change entre le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya et le Haut-commissaire du Canada au Cameroun, RenĂ© Cremonese. Au centre de cette audience empreinte de convivialitĂ© et de cordialitĂ©, deux centres dâintĂ©rĂȘt : la lutte contre le terrorisme et le partenariat Ă©conomique entre le Cameroun et le Canada.
A sa sortie dâaudience, le chef de la mission diplomatique canadienne au Cameroun a soulignĂ© quâil est venu rĂ©affirmer le soutien de son pays au Cameroun dans la lutte contre le terrorisme, notamment contre la secte terroriste Boko Haram. Depuis le dĂ©clenchement de cette guerre que le Cameroun mĂšne contre cette nĂ©buleuse, Ottawa sâest montrĂ© solidaire de YaoundĂ© dans lâassistance humanitaire aux rĂ©fugiĂ©s, aux populations dĂ©placĂ©es et aux communautĂ©s locales affectĂ©es par ce conflit. Lâappui canadien est Ă©valuĂ© pour lâannĂ©e en cours, selon le diplomate canadien, Ă 5 millions de dollars, soit environ 2,5 milliards de F. Ce nâest pas tout, le Canada soutient les forces spĂ©ciales camerounaises notamment la gendarmerie tant dans lâappui logistique que dans les domaines de la formation, du renseignement, de lâinvestigation, de la justice, de la lutte contre le financement clandestin. « Nous allons continuer dâexplorer dâautres domaines dâici Ă lâannĂ©e prochaine », annonce RenĂ© Cremonese. Le Canada encourage ainsi les efforts camerounais afin de relever les dĂ©fis sĂ©curitaires rĂ©gionaux, liĂ©s particuliĂšrement aux actions des groupes armĂ©s terroristes et aux rĂ©percussions de la crise en RĂ©publique centrafricaine. Il faut dire Ă ce sujet que le Cameroun fait partie des sept pays africains (le Burkina Faso, le Cameroun, le Kenya, le Mali, la Mauritanie, le Niger et la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo) qui bĂ©nĂ©ficient dâun appui canadien (de 680 000 $) pour le financement des projets « en vue de renforcer la capacitĂ© de lâAfrique subsaharienne Ă faire respecter les droits de la personne dans les mesures de justice pĂ©nale prises pour lutter contre le terrorisme et lâextrĂ©misme violent ».
Le deuxiĂšme point de cet Ă©change entre le prĂ©sident Paul Biya et le Haut-Commissaire canadien a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă la coopĂ©ration Ă©conomique entre le Cameroun et le Canada. Pour RenĂ© Cremonese, il faut renforcer la visibilitĂ© Ă©conomique du Canada au Cameroun. Le pays, considĂ©rĂ© comme une niche dâopportunitĂ©s, intĂ©resse les investisseurs canadiens dont certains sont porteurs des projets dans les domaines des transports, de lâagriculture, des mines, de lâĂ©nergie, de lâĂ©ducation, du tourisme etc. Le diplomate canadien est donc venu discuter des voies et moyens pour donner plus de facilitĂ©s Ă ses compatriotes dont le Cameroun constitue une terre dâopportunitĂ©s. Le Cameroun qui travaille Ă sa vision pour son Ă©mergence en 2035 ne peut quâencourager ces bonnes initiatives porteuses de croissance.
Banque des PME: Cinq milliards de F de prĂȘts dĂ©jĂ octroyĂ©s
Josy MAUGER
Depuis le mois de fĂ©vrier, lâinstitution financiĂšre a tenu 32 comitĂ©s de crĂ©dits et traitĂ© 670 dossiers de demandes.
En 10 mois dâactivitĂ©s du volet octroi de crĂ©dits, la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises (BC-PME) affiche un bilan assez satisfaisant. Ses engagements en termes de crĂ©dits accordĂ©s aux PME totalisent un montant de prĂšs de cinq milliards de F. Dont 374 engagements par signature pour un total de plus de 1,5 milliard de F et 295 engagements par trĂ©sorerie Ă©valuĂ© Ă prĂšs de 3,5 milliards de F, suivi dâun remboursement Ă hauteur de 1,5 milliard de F. Par contre, le directeur gĂ©nĂ©ral de la BC-PME, AgnĂšs Ndoumbe Mandeng prĂ©cise en ce qui concerne les engagements par signature quâaucun dĂ©caissement nâest effectuĂ© Ă ce niveau.
Au sujet des crĂ©dits attribuĂ©s aux PME, on note Ă ce jour, aucun impayĂ© enregistrĂ©, se rĂ©jouit le DG. Elle ajoute en substance que lâencours actuel de la banque se chiffre Ă plus de 1,9 milliard de F. Par ailleurs, la banque a tenu pour le moment, 32 comitĂ©s de crĂ©dits au cours desquels 669 dossiers ont Ă©tĂ© traitĂ©s depuis fĂ©vrier dernier.
Concernant les clients, la BC-PME en compte actuellement prĂšs de 2500 rĂ©partis entre les deux agences. A YaoundĂ©, lâinstitution totalise 1470 clients tandis que dans la capitale Ă©conomique, on dĂ©nombre 986 clients. Mais le DG indique quâil y en avait plus que cela, « des comptes qui avaient Ă©tĂ© ouverts, mais aprĂšs trois mois, comme ils nâont pas approvisionnĂ©s comme lâexige la rĂ©glementation, on sâest trouvĂ© dans lâobligation de les clĂŽturer afin de ne pas nous faire payer les impĂŽts », explique AgnĂšs Ndoumbe Mandeng. Par ailleurs, depuis fĂ©vrier, les mouvements de la banque, cĂŽtĂ© dĂ©pĂŽts et retraits des Ă©pargnants avoisinent dĂ©jĂ les 25 milliards de F. « Preuve que les PME nous font confiance », se fĂ©licite le DG.
Bien que la banque des PME arrive dans un marchĂ© assez concurrentiel, elle parle de belles performances affichĂ©es sur le compte des dĂ©fis relevĂ©s. Dâautant plus que lâĂ©tablissement est de plus en plus sollicitĂ© par les PME en quĂȘte de financements. Câest dire, selon AgnĂšs Ndoumbe Mandeng quâil y avait un besoin, « des attentes fortes des clients ». Encore que, le taux dâintĂ©rĂȘt arrĂȘtĂ© est bien bas par rapport au reste du marchĂ© : environ 11%. Avec le temps, la banque a pu sâarrimer aux standards et son offre commerciale nâa rien Ă envier aux autres institutions financiĂšres de la place.
Josy MAUGER
Depuis le mois de fĂ©vrier, lâinstitution financiĂšre a tenu 32 comitĂ©s de crĂ©dits et traitĂ© 670 dossiers de demandes.
En 10 mois dâactivitĂ©s du volet octroi de crĂ©dits, la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises (BC-PME) affiche un bilan assez satisfaisant. Ses engagements en termes de crĂ©dits accordĂ©s aux PME totalisent un montant de prĂšs de cinq milliards de F. Dont 374 engagements par signature pour un total de plus de 1,5 milliard de F et 295 engagements par trĂ©sorerie Ă©valuĂ© Ă prĂšs de 3,5 milliards de F, suivi dâun remboursement Ă hauteur de 1,5 milliard de F. Par contre, le directeur gĂ©nĂ©ral de la BC-PME, AgnĂšs Ndoumbe Mandeng prĂ©cise en ce qui concerne les engagements par signature quâaucun dĂ©caissement nâest effectuĂ© Ă ce niveau.
Au sujet des crĂ©dits attribuĂ©s aux PME, on note Ă ce jour, aucun impayĂ© enregistrĂ©, se rĂ©jouit le DG. Elle ajoute en substance que lâencours actuel de la banque se chiffre Ă plus de 1,9 milliard de F. Par ailleurs, la banque a tenu pour le moment, 32 comitĂ©s de crĂ©dits au cours desquels 669 dossiers ont Ă©tĂ© traitĂ©s depuis fĂ©vrier dernier.
Concernant les clients, la BC-PME en compte actuellement prĂšs de 2500 rĂ©partis entre les deux agences. A YaoundĂ©, lâinstitution totalise 1470 clients tandis que dans la capitale Ă©conomique, on dĂ©nombre 986 clients. Mais le DG indique quâil y en avait plus que cela, « des comptes qui avaient Ă©tĂ© ouverts, mais aprĂšs trois mois, comme ils nâont pas approvisionnĂ©s comme lâexige la rĂ©glementation, on sâest trouvĂ© dans lâobligation de les clĂŽturer afin de ne pas nous faire payer les impĂŽts », explique AgnĂšs Ndoumbe Mandeng. Par ailleurs, depuis fĂ©vrier, les mouvements de la banque, cĂŽtĂ© dĂ©pĂŽts et retraits des Ă©pargnants avoisinent dĂ©jĂ les 25 milliards de F. « Preuve que les PME nous font confiance », se fĂ©licite le DG.
Bien que la banque des PME arrive dans un marchĂ© assez concurrentiel, elle parle de belles performances affichĂ©es sur le compte des dĂ©fis relevĂ©s. Dâautant plus que lâĂ©tablissement est de plus en plus sollicitĂ© par les PME en quĂȘte de financements. Câest dire, selon AgnĂšs Ndoumbe Mandeng quâil y avait un besoin, « des attentes fortes des clients ». Encore que, le taux dâintĂ©rĂȘt arrĂȘtĂ© est bien bas par rapport au reste du marchĂ© : environ 11%. Avec le temps, la banque a pu sâarrimer aux standards et son offre commerciale nâa rien Ă envier aux autres institutions financiĂšres de la place.
SantĂ©: Une Ă©quipe dâUnitaid Ă YaoundĂ©
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Conduite par son directeur adjoint, Philippe Duneton, elle est venue faire la revue de ses investissements au Cameroun e la matiĂšre.
Des responsables de la mission Unitaid sont Ă YaoundĂ© depuis lundi. LâĂ©quipe conduite par son directeur adjoint, Philippe Duneton, nâest pas venue en visite de courtoise au Cameroun. Lâorganisation internationale créée entre autres par la France Ćuvre Ă coup de milliards depuis 2006, pour faciliter lâaccĂšs aux produits de santĂ© (traitements, tests diagnostic et outils de prĂ©vention) contre le VIH/Sida, le paludisme, la tuberculose et bien dâautres. Le Cameroun bĂ©nĂ©ficie de ses soins depuis prĂšs de 10 ans Ă travers ses partenaires dâexĂ©cution au pays que sont lâAgence nationale de recherche sur le Vih et les hĂ©patites, le Centre Pasteur du Cameroun et bien dâautres.
LâĂ©quipe est Ă YaoundĂ© pour Ă©valuer ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© fait avec les financements octroyĂ©s jusquâici. En attendant la visite de plusieurs formations sanitaires ce jour, Philippe Duneton a indiquĂ© hier pendant la rencontre tenue en prĂ©sence de lâambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault et de la plupart des bailleurs de fonds du pays en matiĂšre de santĂ© que cette « rĂ©union est trĂšs importante parce que le Cameroun est Ă la pointe de lâinnovation thĂ©rapeutique. Nous souhaitons continuer pour prĂ©parer la nouvelle gĂ©nĂ©ration de traitement ici au Cameroun mais aussi dans toute lâAfrique. Nous travaillons aussi avec dâautres pays, lâAfrique du Sud, le Malawi, le KĂ©nyai, le NigĂ©ria⊠Le Cameroun est un pays pionnier pour lâinnovation thĂ©rapeutique et nous sommes-lĂ pour accompagner le peuple et le gouvernement Camerounais Ă rĂ©ussir ».
A en croire AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, « nous avons la visite dâun des grands bailleurs qui cherchent non seulement des solutions innovantes de financement, mais Ă©galement lâaccĂšs Ă des mĂ©dicaments de qualitĂ© aux pays Ă ressources limitĂ©es. Ils sont lĂ non seulement pour connaĂźtre les succĂšs que nous enregistrons dans la prise en charge pĂ©diatrique des enfants infectĂ©s par le Vih, la prĂ©vention de la transmission de la mĂšre Ă lâenfant. Entre autres bonne nouvelles, nous savons que Unitaid va soutenir le Cameroun pour allĂ©ger lâaccĂšs au traitement de lâhĂ©patite C et mĂȘme pour la prise en charge des enfants atteints de tuberculose ».
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Conduite par son directeur adjoint, Philippe Duneton, elle est venue faire la revue de ses investissements au Cameroun e la matiĂšre.
Des responsables de la mission Unitaid sont Ă YaoundĂ© depuis lundi. LâĂ©quipe conduite par son directeur adjoint, Philippe Duneton, nâest pas venue en visite de courtoise au Cameroun. Lâorganisation internationale créée entre autres par la France Ćuvre Ă coup de milliards depuis 2006, pour faciliter lâaccĂšs aux produits de santĂ© (traitements, tests diagnostic et outils de prĂ©vention) contre le VIH/Sida, le paludisme, la tuberculose et bien dâautres. Le Cameroun bĂ©nĂ©ficie de ses soins depuis prĂšs de 10 ans Ă travers ses partenaires dâexĂ©cution au pays que sont lâAgence nationale de recherche sur le Vih et les hĂ©patites, le Centre Pasteur du Cameroun et bien dâautres.
LâĂ©quipe est Ă YaoundĂ© pour Ă©valuer ce qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© fait avec les financements octroyĂ©s jusquâici. En attendant la visite de plusieurs formations sanitaires ce jour, Philippe Duneton a indiquĂ© hier pendant la rencontre tenue en prĂ©sence de lâambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault et de la plupart des bailleurs de fonds du pays en matiĂšre de santĂ© que cette « rĂ©union est trĂšs importante parce que le Cameroun est Ă la pointe de lâinnovation thĂ©rapeutique. Nous souhaitons continuer pour prĂ©parer la nouvelle gĂ©nĂ©ration de traitement ici au Cameroun mais aussi dans toute lâAfrique. Nous travaillons aussi avec dâautres pays, lâAfrique du Sud, le Malawi, le KĂ©nyai, le NigĂ©ria⊠Le Cameroun est un pays pionnier pour lâinnovation thĂ©rapeutique et nous sommes-lĂ pour accompagner le peuple et le gouvernement Camerounais Ă rĂ©ussir ».
A en croire AndrĂ© Mama Fouda, ministre de la SantĂ© publique, « nous avons la visite dâun des grands bailleurs qui cherchent non seulement des solutions innovantes de financement, mais Ă©galement lâaccĂšs Ă des mĂ©dicaments de qualitĂ© aux pays Ă ressources limitĂ©es. Ils sont lĂ non seulement pour connaĂźtre les succĂšs que nous enregistrons dans la prise en charge pĂ©diatrique des enfants infectĂ©s par le Vih, la prĂ©vention de la transmission de la mĂšre Ă lâenfant. Entre autres bonne nouvelles, nous savons que Unitaid va soutenir le Cameroun pour allĂ©ger lâaccĂšs au traitement de lâhĂ©patite C et mĂȘme pour la prise en charge des enfants atteints de tuberculose ».
FrontiÚre Cameroun-Nigeria: Les activités reprennent
Patrice MBOSSA
La dĂ©cision du «desserrement» des frontiĂšres a Ă©tĂ© prise au terme dâune rĂ©union que le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord a prĂ©sidĂ©e hier mercredi 16 novembre Ă Maroua.
La circulation des personnes et des biens qui a déjà repris sur certains couloirs de la frontiÚre entre le Cameroun et le Nigeria, va
sâĂ©tendre sur lâensemble de la zone frontaliĂšre. Des mesures propres Ă favoriser la reprise des activitĂ©s commerciales et des stratĂ©gies pour encadrer la reprise du trafic entre les deux pays ont Ă©tĂ© analysĂ©es hier Ă Maroua au cours dâune rĂ©union prĂ©sidĂ©e par le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord, Midjiyawa Bakari, en prĂ©sence dâune dĂ©lĂ©gation nigĂ©riane conduite par Alhadji Bakari Balge, porte-parole de lâassociation des commerçants nigĂ©rians.
Bien que non-officielle, la fermeture des frontiĂšres avec le NigĂ©ria a fortement paralysĂ© les activitĂ©s Ă©conomiques, non seulement dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, mais aussi au Tchad et dans lâEtat de Borno au NigĂ©ria.
DĂ©jĂ au cours dâune rĂ©union que le gouverneur Midjiyawa Bakari avait prĂ©sidĂ©e dans ses services le 19 octobre dernier, le gĂ©nĂ©ral de brigade Bouba DobekrĂ©o, commandant en second du premier secteur militaire de la force multinationale mixte basĂ©e Ă Mora avait fait Ă©tat du profond dĂ©sir du Tchad et du Nigeria de voir rouvertes les frontiĂšres entre le Cameroun et son voisin nigĂ©rian.
Câest pratiquement chose faite. Midjiyawa ne parle pas de lâouverture des frontiĂšres, mais plutĂŽt du « desserrement » des frontiĂšres,
et prĂŽne la vigilance.
Jusquâici, câest le couloir de Bourha, dans le dĂ©partement du Mayo-Tsanaga qui Ă©tait officiellement ouvert Ă la circulation des marchandises. Il y a un peu plus dâun mois, des passerelles avaient aussi Ă©tĂ© trouvĂ©es Ă Fotokol dans le Logone et Chari, Ă la faveur du retour de lâadministration dans la ville voisine de Gambaru au NigĂ©ria qui avait Ă©tĂ© vidĂ©e de ses populations, suite aux attaques rĂ©pĂ©tĂ©es des terroristes de Boko Haram. Lâune des consĂ©quences directes de ce retour progressif de la paix dans cet arrondissement a Ă©tĂ© lâouverture des classes dans le primaire. Les sources proches de la dĂ©lĂ©gation dĂ©partementale de lâEducation de base du Logone et Chari nous apprennent quâĂ Fotokol, les maĂźtres des parents ont repris la craie. La reprise des activitĂ©s commerciales va certainement donner plus de confiance. Reprise des activitĂ©s commerciales certes ; mais le gouverneur a rĂ©affirmĂ© que les mesures sĂ©curitaires restrictives des libertĂ©s restent en vigueur. Et câest pour le bien de tous car comme dit un adage connu, lâennemi ne dort jamais.
Patrice MBOSSA
La dĂ©cision du «desserrement» des frontiĂšres a Ă©tĂ© prise au terme dâune rĂ©union que le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord a prĂ©sidĂ©e hier mercredi 16 novembre Ă Maroua.
La circulation des personnes et des biens qui a déjà repris sur certains couloirs de la frontiÚre entre le Cameroun et le Nigeria, va
sâĂ©tendre sur lâensemble de la zone frontaliĂšre. Des mesures propres Ă favoriser la reprise des activitĂ©s commerciales et des stratĂ©gies pour encadrer la reprise du trafic entre les deux pays ont Ă©tĂ© analysĂ©es hier Ă Maroua au cours dâune rĂ©union prĂ©sidĂ©e par le gouverneur de lâExtrĂȘme-Nord, Midjiyawa Bakari, en prĂ©sence dâune dĂ©lĂ©gation nigĂ©riane conduite par Alhadji Bakari Balge, porte-parole de lâassociation des commerçants nigĂ©rians.
Bien que non-officielle, la fermeture des frontiĂšres avec le NigĂ©ria a fortement paralysĂ© les activitĂ©s Ă©conomiques, non seulement dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord, mais aussi au Tchad et dans lâEtat de Borno au NigĂ©ria.
DĂ©jĂ au cours dâune rĂ©union que le gouverneur Midjiyawa Bakari avait prĂ©sidĂ©e dans ses services le 19 octobre dernier, le gĂ©nĂ©ral de brigade Bouba DobekrĂ©o, commandant en second du premier secteur militaire de la force multinationale mixte basĂ©e Ă Mora avait fait Ă©tat du profond dĂ©sir du Tchad et du Nigeria de voir rouvertes les frontiĂšres entre le Cameroun et son voisin nigĂ©rian.
Câest pratiquement chose faite. Midjiyawa ne parle pas de lâouverture des frontiĂšres, mais plutĂŽt du « desserrement » des frontiĂšres,
et prĂŽne la vigilance.
Jusquâici, câest le couloir de Bourha, dans le dĂ©partement du Mayo-Tsanaga qui Ă©tait officiellement ouvert Ă la circulation des marchandises. Il y a un peu plus dâun mois, des passerelles avaient aussi Ă©tĂ© trouvĂ©es Ă Fotokol dans le Logone et Chari, Ă la faveur du retour de lâadministration dans la ville voisine de Gambaru au NigĂ©ria qui avait Ă©tĂ© vidĂ©e de ses populations, suite aux attaques rĂ©pĂ©tĂ©es des terroristes de Boko Haram. Lâune des consĂ©quences directes de ce retour progressif de la paix dans cet arrondissement a Ă©tĂ© lâouverture des classes dans le primaire. Les sources proches de la dĂ©lĂ©gation dĂ©partementale de lâEducation de base du Logone et Chari nous apprennent quâĂ Fotokol, les maĂźtres des parents ont repris la craie. La reprise des activitĂ©s commerciales va certainement donner plus de confiance. Reprise des activitĂ©s commerciales certes ; mais le gouverneur a rĂ©affirmĂ© que les mesures sĂ©curitaires restrictives des libertĂ©s restent en vigueur. Et câest pour le bien de tous car comme dit un adage connu, lâennemi ne dort jamais.
South Africa, Egypt in Cameroon
Fred Vubem TOH
They were the first delegations to arrive in Cameroon yesterday via the Nsimalen International airport.
South Africa and Egypt arrived in Cameroon yesterday via the Nsimalen international airport for the 2016 women AFCON. Both delegations came on board the same plane and torched down about thirty minutes behind schedule. On had to welcome them, were officials of the Ministry of Sports and Physical Education, the Egyptian Ambassador to Cameroon and a few media men aiming to have the first glimpse and word with the visitors. Despite the long journey to Cameroon both teams looked visibly happy to be in Cameroon taking selfies even before they could collect their baggages and excited to try a few words in French.
South Africa was the first to cross the border control, followed by Egypt with government and CAF officials facilitating the visas formalities for them and after ushered them to the waiting buses outside. While South Africa had no problem with their bus, the Egyptian team rejected the rickety vehicle that we brought to carry their luggage to the approval of the on looking crowd.
Both teams were accompanied by escort riders who cleared the traffic ahead of the convoy thereby arousing the curiosity of Yaounde city dwellers along their way. Some applauded while others just watched with amazement. The Egyptian delegation took up residence at the Mont Febe hotel while the South African delegation will be residing at the Djeuga Palace hotel. As of now there is no information about the when the Zimbabwean delegation is due to arrive in Cameroon. While teams playing in Yaounde arrive through Nsimalen, those playing in Limbe arrive through Douala. Ghana and Nigeria were also expected in the country yesterday while the Mali will be arriving today at 10.30 pm.
Fred Vubem TOH
They were the first delegations to arrive in Cameroon yesterday via the Nsimalen International airport.
South Africa and Egypt arrived in Cameroon yesterday via the Nsimalen international airport for the 2016 women AFCON. Both delegations came on board the same plane and torched down about thirty minutes behind schedule. On had to welcome them, were officials of the Ministry of Sports and Physical Education, the Egyptian Ambassador to Cameroon and a few media men aiming to have the first glimpse and word with the visitors. Despite the long journey to Cameroon both teams looked visibly happy to be in Cameroon taking selfies even before they could collect their baggages and excited to try a few words in French.
South Africa was the first to cross the border control, followed by Egypt with government and CAF officials facilitating the visas formalities for them and after ushered them to the waiting buses outside. While South Africa had no problem with their bus, the Egyptian team rejected the rickety vehicle that we brought to carry their luggage to the approval of the on looking crowd.
Both teams were accompanied by escort riders who cleared the traffic ahead of the convoy thereby arousing the curiosity of Yaounde city dwellers along their way. Some applauded while others just watched with amazement. The Egyptian delegation took up residence at the Mont Febe hotel while the South African delegation will be residing at the Djeuga Palace hotel. As of now there is no information about the when the Zimbabwean delegation is due to arrive in Cameroon. While teams playing in Yaounde arrive through Nsimalen, those playing in Limbe arrive through Douala. Ghana and Nigeria were also expected in the country yesterday while the Mali will be arriving today at 10.30 pm.
Logements sociaux: Paul Biya apprĂ©cie lâexpertise britannique
Grégoire DJARMAILA
Conduite par le Haut-Commissaire au Cameroun, Brian Olley, une dĂ©lĂ©gation dâinvestisseurs britanniques a Ă©tĂ© reçue hier au palais de lâUnitĂ©.
Le projet de construction de 5 300 logements sociaux dans la ville de Douala, au lieu dit PK27 (ancienne route Douala-EdĂ©a) dĂ©marrera avant la fin de lâannĂ©e 2016. Assurance donnĂ©e hier par le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun au sortir de son audience de prĂšs dâune heure avec le chef de lâEtat, Paul Biya au palais de lâUnitĂ©. Brian Olley Ă©tait Ă la tĂȘte dâune dĂ©lĂ©gation de dirigeants de la sociĂ©tĂ© anglaise NMS Infrastructure, venus proposer lâexpertise britannique Ă la problĂ©matique du logement social au Cameroun. Le projet baptisĂ© «Cameroon Living Project », entend rĂ©sorber le dĂ©ficit en logements sociaux au Cameroun. Il pĂšse environ 140 milliards de francs CFA. Les fonds sont levĂ©s par les institutions financiĂšres et gouvernementales britanniques et camerounaises. 85% de la valeur du contrat seront issus dâun prĂȘt direct accordĂ© au Cameroun par UK Export Finance (lâagence de crĂ©dit Ă l'exportation du gouvernement britannique) tandis que 15% sera assurĂ© par un prĂȘt de la SCB Cameroun. Si les financements sont bouclĂ©s, les opĂ©rateurs britanniques sont venus requĂ©rir lâonction prĂ©sidentielle pour ce projet qui amorce sa phase opĂ©rationnelle avant la fin de lâannĂ©e 2016. Le gouvernement camerounais a dĂ©jĂ pris un engagement Ă©crit et notifiĂ© par lettre datĂ©e du 21 septembre dernier Ă la partie britannique. Selon le chef de la mission diplomatique britannique au Cameroun, la seconde phase de ce projet qui porte Ă©galement sur 5 300 logements sociaux va concerner la ville de YaoundĂ©. La phase 3, quant Ă elle, interviendra plus tard et aura pour cadre opĂ©rationnel la ville de Kribi dans la rĂ©gion du Sud. « Cameroon Living Project » constitue, Ă nâen pas douter, une des retombĂ©es de la rĂ©cente ConfĂ©rence Ă©conomique Internationale de YaoundĂ©. La dĂ©lĂ©gation de la sociĂ©tĂ© britannique Ă©tait constituĂ©e de Frederik Hsu, le Chairman de NMSI, Alistair Johnston, son directeur dâExploitation et de Ralph B. Pout, le directeur Cameroun de NMSI.
Le diplomate anglais a Ă©galement profitĂ© de cette entrevue ave le chef de lâEtat camerounais pour revisiter la coopĂ©ration qui lie YaoundĂ© et Londres notamment sur le volet sĂ©curitaire. La Grande-Bretagne annonce lâouverture dâun poste dâAttachĂ© militaire au sein de sa mission diplomatique Ă YaoundĂ© Ă partir dâavril 2017.
LâĂ©change avec le chef de lâEtat camerounais a enfin portĂ© sur le volet humanitaire de la coopĂ©ration camerouno-britannique. A en croire Brian Olley, la Grande Bretagne a consacrĂ© en 2015 plus de 15 milliards de francs CFA pour lâassistance humanitaire aux rĂ©fugiĂ©s et aux populations victimes des exactions de la secte terroriste Boko Haram. Il est question, rĂ©vĂšle, le diplomate britannique de renforcer ce volet humanitaire Ă partir de fĂ©vrier 2017 avec le dĂ©tachement dâun spĂ©cialiste des questions dâĂ©ducation et de santĂ© et qui va travailler pour la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord et les autres rĂ©gions.
Grégoire DJARMAILA
Conduite par le Haut-Commissaire au Cameroun, Brian Olley, une dĂ©lĂ©gation dâinvestisseurs britanniques a Ă©tĂ© reçue hier au palais de lâUnitĂ©.
Le projet de construction de 5 300 logements sociaux dans la ville de Douala, au lieu dit PK27 (ancienne route Douala-EdĂ©a) dĂ©marrera avant la fin de lâannĂ©e 2016. Assurance donnĂ©e hier par le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun au sortir de son audience de prĂšs dâune heure avec le chef de lâEtat, Paul Biya au palais de lâUnitĂ©. Brian Olley Ă©tait Ă la tĂȘte dâune dĂ©lĂ©gation de dirigeants de la sociĂ©tĂ© anglaise NMS Infrastructure, venus proposer lâexpertise britannique Ă la problĂ©matique du logement social au Cameroun. Le projet baptisĂ© «Cameroon Living Project », entend rĂ©sorber le dĂ©ficit en logements sociaux au Cameroun. Il pĂšse environ 140 milliards de francs CFA. Les fonds sont levĂ©s par les institutions financiĂšres et gouvernementales britanniques et camerounaises. 85% de la valeur du contrat seront issus dâun prĂȘt direct accordĂ© au Cameroun par UK Export Finance (lâagence de crĂ©dit Ă l'exportation du gouvernement britannique) tandis que 15% sera assurĂ© par un prĂȘt de la SCB Cameroun. Si les financements sont bouclĂ©s, les opĂ©rateurs britanniques sont venus requĂ©rir lâonction prĂ©sidentielle pour ce projet qui amorce sa phase opĂ©rationnelle avant la fin de lâannĂ©e 2016. Le gouvernement camerounais a dĂ©jĂ pris un engagement Ă©crit et notifiĂ© par lettre datĂ©e du 21 septembre dernier Ă la partie britannique. Selon le chef de la mission diplomatique britannique au Cameroun, la seconde phase de ce projet qui porte Ă©galement sur 5 300 logements sociaux va concerner la ville de YaoundĂ©. La phase 3, quant Ă elle, interviendra plus tard et aura pour cadre opĂ©rationnel la ville de Kribi dans la rĂ©gion du Sud. « Cameroon Living Project » constitue, Ă nâen pas douter, une des retombĂ©es de la rĂ©cente ConfĂ©rence Ă©conomique Internationale de YaoundĂ©. La dĂ©lĂ©gation de la sociĂ©tĂ© britannique Ă©tait constituĂ©e de Frederik Hsu, le Chairman de NMSI, Alistair Johnston, son directeur dâExploitation et de Ralph B. Pout, le directeur Cameroun de NMSI.
Le diplomate anglais a Ă©galement profitĂ© de cette entrevue ave le chef de lâEtat camerounais pour revisiter la coopĂ©ration qui lie YaoundĂ© et Londres notamment sur le volet sĂ©curitaire. La Grande-Bretagne annonce lâouverture dâun poste dâAttachĂ© militaire au sein de sa mission diplomatique Ă YaoundĂ© Ă partir dâavril 2017.
LâĂ©change avec le chef de lâEtat camerounais a enfin portĂ© sur le volet humanitaire de la coopĂ©ration camerouno-britannique. A en croire Brian Olley, la Grande Bretagne a consacrĂ© en 2015 plus de 15 milliards de francs CFA pour lâassistance humanitaire aux rĂ©fugiĂ©s et aux populations victimes des exactions de la secte terroriste Boko Haram. Il est question, rĂ©vĂšle, le diplomate britannique de renforcer ce volet humanitaire Ă partir de fĂ©vrier 2017 avec le dĂ©tachement dâun spĂ©cialiste des questions dâĂ©ducation et de santĂ© et qui va travailler pour la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord et les autres rĂ©gions.
CAN 2016: Ce sera show !
Josiane R. MATIA
Un spectacle avec des artistes et des hommages sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie dâouverture ce samedi Ă YaoundĂ©.
PrĂ©parez-vous Ă en prendre plein les yeux ce samedi 19 novembre. Pour le lancement de cette 10e coupe dâAfrique des nations, le Cameroun a vu grand au stade Omnisports de YaoundĂ©. Hors de question dâarriver en retard parce que les choses vont dĂ©marrer tĂŽt et tout est chronomĂ©trĂ©. DĂšs 11h, en effet, les hostilitĂ©s seront lancĂ©es avec un prĂ©-show qui rĂ©unira tous les artistes ayant composĂ© une chanson sur la CAN Ă lâinstar de Beko Sadey, Njohreur et autres Nicole Mara. Au cours du spectacle, on aura aussi droit Ă lâhymne de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football et bien sĂ»r, Ă lâhymne officiel de la compĂ©tition, chantĂ© par Charlotte Dipanda et Richard Kings.
La cĂ©rĂ©monie proprement dite va se dĂ©rouler en trois tableaux durant une trentaine de minutes. Le premier, « Cameroun, Afrique en miniature sur la voie de lâĂ©mergence » retracera lâhistoire du pays de lâĂ©poque prĂ©coloniale Ă aujourdâhui, en passant par les indĂ©pendances. Le deuxiĂšme sera un hommage aux pays participants tandis que le dernier fera honneur Ă la FIFA et Ă la CAF. 1000 jeunes ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour lâoccasion, soit 1400 mn au total avec les techniciens, fanfares et chorales. Pour assurer le succĂšs de cet Ă©vĂšnement, le ComitĂ© dâorganisation a travaillĂ© avec la sociĂ©tĂ© française Ekypag, prĂ©sente au Cameroun depuis une dizaine de jours avec 110 000 tonnes de matĂ©riel et prĂšs de 70 personnes.
Pas dâinquiĂ©tude pour la pelouse qui accueillera la rencontre Ă 15h30 aprĂšs cette dĂ©bauche dâĂ©nergie. Une immense bĂąche de prĂšs de 10 000 mÂČ sera dĂ©ployĂ©e pour ne pas abĂźmer le terrain. Si lâon en croit la derniĂšre rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale, hier au stade Omnisports de YaoundĂ©, la fĂȘte sâannonce belle. Et on a hĂąte dây ĂȘtre.
Josiane R. MATIA
Un spectacle avec des artistes et des hommages sont prĂ©vus au cours de la cĂ©rĂ©monie dâouverture ce samedi Ă YaoundĂ©.
PrĂ©parez-vous Ă en prendre plein les yeux ce samedi 19 novembre. Pour le lancement de cette 10e coupe dâAfrique des nations, le Cameroun a vu grand au stade Omnisports de YaoundĂ©. Hors de question dâarriver en retard parce que les choses vont dĂ©marrer tĂŽt et tout est chronomĂ©trĂ©. DĂšs 11h, en effet, les hostilitĂ©s seront lancĂ©es avec un prĂ©-show qui rĂ©unira tous les artistes ayant composĂ© une chanson sur la CAN Ă lâinstar de Beko Sadey, Njohreur et autres Nicole Mara. Au cours du spectacle, on aura aussi droit Ă lâhymne de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football et bien sĂ»r, Ă lâhymne officiel de la compĂ©tition, chantĂ© par Charlotte Dipanda et Richard Kings.
La cĂ©rĂ©monie proprement dite va se dĂ©rouler en trois tableaux durant une trentaine de minutes. Le premier, « Cameroun, Afrique en miniature sur la voie de lâĂ©mergence » retracera lâhistoire du pays de lâĂ©poque prĂ©coloniale Ă aujourdâhui, en passant par les indĂ©pendances. Le deuxiĂšme sera un hommage aux pays participants tandis que le dernier fera honneur Ă la FIFA et Ă la CAF. 1000 jeunes ont Ă©tĂ© mobilisĂ©s pour lâoccasion, soit 1400 mn au total avec les techniciens, fanfares et chorales. Pour assurer le succĂšs de cet Ă©vĂšnement, le ComitĂ© dâorganisation a travaillĂ© avec la sociĂ©tĂ© française Ekypag, prĂ©sente au Cameroun depuis une dizaine de jours avec 110 000 tonnes de matĂ©riel et prĂšs de 70 personnes.
Pas dâinquiĂ©tude pour la pelouse qui accueillera la rencontre Ă 15h30 aprĂšs cette dĂ©bauche dâĂ©nergie. Une immense bĂąche de prĂšs de 10 000 mÂČ sera dĂ©ployĂ©e pour ne pas abĂźmer le terrain. Si lâon en croit la derniĂšre rĂ©pĂ©tition gĂ©nĂ©rale, hier au stade Omnisports de YaoundĂ©, la fĂȘte sâannonce belle. Et on a hĂąte dây ĂȘtre.
Département de la Mifi: le beau geste du CERAC
Yvette MBASSI-BIKELE
Forages, Ă©coles rĂ©habilitĂ©es et Ă©quipĂ©es⊠ont Ă©tĂ© offerts hier, au dĂ©partement, par lâassociation fondĂ©e par la premiĂšre dame, Chantal Biya.
Câest une vĂ©ritable corne dâabondance que le Cercle des amis du Cameroun a versĂ©e Ă Bandeng, petite localitĂ© de la rĂ©gion de lâOuest, dans lâarrondissement de Bafoussam II, hier. Sous les yeux Ă©merveillĂ©s des populations, des bĂątiments flambant neufs, totalisant 15 salles de classe entiĂšrement Ă©quipĂ©es de matĂ©riels et mobiliers tout aussi neufs. Dans la cour rĂ©amĂ©nagĂ©e, tronçonneuse, moto pompes, brouettes, moulins Ă maĂŻs Ă©lectriques, moulins Ă gasoil, pulvĂ©risateurs, porte-tout, groupe Ă©lectrogĂšne et autres kits alimentaires captivent lâattention. Nous sommes Ă lâĂ©cole publique de Bandeng, sĂ©parĂ©e de quelques cinq kilomĂštres de celle de Bapi-Chefferie. Dans les deux institutions, le Cerac a amĂ©nagĂ© un total de quatre forages, des blocs latrines, des salles de classe pour les Ă©coles maternelles et primaires. Lâassociation caritative a aussi remis des appuis aux jeunes filles (machines Ă coudre, cuisiniĂšre Ă gaz avec bouteille, etc) ainsi quâaux femmes rurales. Câest la raison pour laquelle, la communautĂ© sâest grandement mobilisĂ©e pour tĂ©moigner sa gratitude aux donatrices.
« La premiĂšre dame a enlevĂ© une sacrĂ©e Ă©pine de nos pieds en comblant des besoins essentiels », a dit Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam, le premier Ă prendre la parole. Dame Bopda Alima, porte-parole de lâensemble des bĂ©nĂ©ficiaires des dons du Cerac, tout en remerciant « Maman Chantal Biya », a promis quâils en feront bon usage. « Nos Ă©coles sont dĂ©sormais comme des Ă©toiles qui illuminent le dĂ©partement de la Mifi. ⊠On a envie de dire que nous sommes Ă YaoundĂ©, plus prĂ©cisĂ©ment aux Coccinelles du palais de lâUnitĂ©. Maman Chantal Biya, votre don nous a vĂ©ritablement touchĂ©s », a dĂ©clarĂ© Jean-François Yo, porte-parole des directeurs des Ă©coles de Bapi-Chefferie et Bandeng.
Dans le mĂȘme Ă©lan, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minader, Martin Tazanou, a assurĂ© que lâoctroi dâintrants et matĂ©riels agricoles en ce mois de novembre est un sacrĂ© coup de pouce pour les populations qui pourront mieux prĂ©parer la campagne agricole 2017. Dernier Ă sâexprimer avant la reprĂ©sentante personnelle de la premiĂšre dame, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minedub, LĂ©opold Yimga Djamen, a affirmĂ©, quant Ă lui, que les dons du jour auront une incidence sur le rendement des enseignants et Ă©lĂšves. « LâĆuvre que la Mifi cĂ©lĂšbre aujourdâhui nâest-elle pas la preuve que Mme Chantal Biya mĂ©rite amplement le titre dâambassadrice de bonne volontĂ© de lâUnesco qui lui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© en 2008 ? », a demandĂ© Mme Linda Yang, la reprĂ©sentante personnelle de lâĂ©pouse du chef de lâEtat, dans une salve dâapplaudissements. Elle a terminĂ© son propos en exhortant les uns et les autres Ă faire bon usage des dons offerts pour mĂ©riter la confiance de leur bienfaitrice. Une surprise de cette derniĂšre a dâailleurs Ă©tĂ© rĂ©servĂ©e pour la fin : un moto culteur multifonctionnel, cadeau spĂ©cial pour aider les femmes rurales de la Mifi Ă passer Ă lâagriculture de seconde gĂ©nĂ©ration.
Yvette MBASSI-BIKELE
Forages, Ă©coles rĂ©habilitĂ©es et Ă©quipĂ©es⊠ont Ă©tĂ© offerts hier, au dĂ©partement, par lâassociation fondĂ©e par la premiĂšre dame, Chantal Biya.
Câest une vĂ©ritable corne dâabondance que le Cercle des amis du Cameroun a versĂ©e Ă Bandeng, petite localitĂ© de la rĂ©gion de lâOuest, dans lâarrondissement de Bafoussam II, hier. Sous les yeux Ă©merveillĂ©s des populations, des bĂątiments flambant neufs, totalisant 15 salles de classe entiĂšrement Ă©quipĂ©es de matĂ©riels et mobiliers tout aussi neufs. Dans la cour rĂ©amĂ©nagĂ©e, tronçonneuse, moto pompes, brouettes, moulins Ă maĂŻs Ă©lectriques, moulins Ă gasoil, pulvĂ©risateurs, porte-tout, groupe Ă©lectrogĂšne et autres kits alimentaires captivent lâattention. Nous sommes Ă lâĂ©cole publique de Bandeng, sĂ©parĂ©e de quelques cinq kilomĂštres de celle de Bapi-Chefferie. Dans les deux institutions, le Cerac a amĂ©nagĂ© un total de quatre forages, des blocs latrines, des salles de classe pour les Ă©coles maternelles et primaires. Lâassociation caritative a aussi remis des appuis aux jeunes filles (machines Ă coudre, cuisiniĂšre Ă gaz avec bouteille, etc) ainsi quâaux femmes rurales. Câest la raison pour laquelle, la communautĂ© sâest grandement mobilisĂ©e pour tĂ©moigner sa gratitude aux donatrices.
« La premiĂšre dame a enlevĂ© une sacrĂ©e Ă©pine de nos pieds en comblant des besoins essentiels », a dit Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam, le premier Ă prendre la parole. Dame Bopda Alima, porte-parole de lâensemble des bĂ©nĂ©ficiaires des dons du Cerac, tout en remerciant « Maman Chantal Biya », a promis quâils en feront bon usage. « Nos Ă©coles sont dĂ©sormais comme des Ă©toiles qui illuminent le dĂ©partement de la Mifi. ⊠On a envie de dire que nous sommes Ă YaoundĂ©, plus prĂ©cisĂ©ment aux Coccinelles du palais de lâUnitĂ©. Maman Chantal Biya, votre don nous a vĂ©ritablement touchĂ©s », a dĂ©clarĂ© Jean-François Yo, porte-parole des directeurs des Ă©coles de Bapi-Chefferie et Bandeng.
Dans le mĂȘme Ă©lan, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minader, Martin Tazanou, a assurĂ© que lâoctroi dâintrants et matĂ©riels agricoles en ce mois de novembre est un sacrĂ© coup de pouce pour les populations qui pourront mieux prĂ©parer la campagne agricole 2017. Dernier Ă sâexprimer avant la reprĂ©sentante personnelle de la premiĂšre dame, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Minedub, LĂ©opold Yimga Djamen, a affirmĂ©, quant Ă lui, que les dons du jour auront une incidence sur le rendement des enseignants et Ă©lĂšves. « LâĆuvre que la Mifi cĂ©lĂšbre aujourdâhui nâest-elle pas la preuve que Mme Chantal Biya mĂ©rite amplement le titre dâambassadrice de bonne volontĂ© de lâUnesco qui lui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© en 2008 ? », a demandĂ© Mme Linda Yang, la reprĂ©sentante personnelle de lâĂ©pouse du chef de lâEtat, dans une salve dâapplaudissements. Elle a terminĂ© son propos en exhortant les uns et les autres Ă faire bon usage des dons offerts pour mĂ©riter la confiance de leur bienfaitrice. Une surprise de cette derniĂšre a dâailleurs Ă©tĂ© rĂ©servĂ©e pour la fin : un moto culteur multifonctionnel, cadeau spĂ©cial pour aider les femmes rurales de la Mifi Ă passer Ă lâagriculture de seconde gĂ©nĂ©ration.
Entretien routier: les nouvelles directives du MINTP
Félicité BAHANE N.
Elles ont Ă©tĂ© donnĂ©es mercredi dernier Ă YaoundĂ©, au terme dâune concertation ayant permis de relever que les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es dans lâabsence de performance des entreprises.
352 contrats dâentretien routier sont actuellement actifs au Cameroun, dont 286 marchĂ©s antĂ©rieurs Ă lâexercice 2016. La plupart de ces marchĂ©s relĂšve en rĂ©alitĂ© de la programmation triennale et court depuis 2010. Câest dire quâils auraient dĂ©jĂ dĂ» ĂȘtre achevĂ©s. Pour 2016, on enregistre un total de 66 marchĂ©s pour lâentretien de prĂšs de 4 500 km de route. Sauf que, rendu Ă la mi-novembre, les responsables du ministĂšre des Travaux publics (MINTP) estiment que « malgrĂ© la signature tardive des contrats, le dĂ©marrage effectif de ces marchĂ©s de 2016 reste trĂšs timide ». DĂšs lors, en prĂ©lude aux travaux de la programmation 2017 et Ă lâeffet dâĂ©valuer celui de 2016, le MINTP, Emmanuel Nganou Djoumessi a rĂ©uni mercredi Ă YaoundĂ©, les entreprises cocontractantes sur financement Fonds routier et BIP (Budget dâinvestissement public), Ă une concertation de mise au point. Laquelle aura durĂ© plus de cinq heures dâhorloge.
DâentrĂ©e de jeu, le MINTP a indiquĂ© que sur les 20 669 Km de routes du rĂ©seau classĂ©, seulement 50% sont circulables en toute saison. NĂ©anmoins, souligne le ministre, « cet Ă©tat du rĂ©seau varie en fonction des rĂ©gions et des catĂ©gories de routes. Certes, il y a une nette amĂ©lioration, comparativement Ă la mĂȘme pĂ©riode de 2015, mais il faut absolument inverser lâapproche dans la maintenance et lâentretien routiers ». Mais, quâil sâagisse des routes revĂȘtues ou en terre, la plupart a dĂ©passĂ© le seuil de lâentretien, a reconnu Emmanuel Nganou Djoumessi. « Mais, en attendant la rĂ©habilitation qui se fait progressivement, nous devons faire preuve dâingĂ©niositĂ© pour mieux faire avec les moyens que nous tenons », a recommandĂ© le ministre.
Sur leur contreperformance dans lâexĂ©cution de leurs contrats dâentretien routier, en chĆur, les entreprises parlent de lenteurs Ă divers niveaux : dans la signature des contrats, dans la notification de lâordre de service de dĂ©marrage des travaux et surtout dans le paiement des dĂ©comptes. Beaucoup reconnaissent cependant des manquements dont lâabsence de visite et de connaissance des sites dâintervention au moment de la soumission, la mauvaise lecture du contenu des termes du marchĂ© avant la signature et lâinsuffisance de la logistique et mĂȘme du personnel. NĂ©anmoins, « la responsabilitĂ© du MINTP est Ă©galement engagĂ©e dans cette situation de contreperformance », assure DĂ©sirĂ© Tang Abogo, conseiller technique N°1 au MINTP. Il regrette alors le manque de suivi administratif, qui entraine des dĂ©rives diverses. Des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es Ă chacune des parties pour un nouveau dĂ©part.
Félicité BAHANE N.
Elles ont Ă©tĂ© donnĂ©es mercredi dernier Ă YaoundĂ©, au terme dâune concertation ayant permis de relever que les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es dans lâabsence de performance des entreprises.
352 contrats dâentretien routier sont actuellement actifs au Cameroun, dont 286 marchĂ©s antĂ©rieurs Ă lâexercice 2016. La plupart de ces marchĂ©s relĂšve en rĂ©alitĂ© de la programmation triennale et court depuis 2010. Câest dire quâils auraient dĂ©jĂ dĂ» ĂȘtre achevĂ©s. Pour 2016, on enregistre un total de 66 marchĂ©s pour lâentretien de prĂšs de 4 500 km de route. Sauf que, rendu Ă la mi-novembre, les responsables du ministĂšre des Travaux publics (MINTP) estiment que « malgrĂ© la signature tardive des contrats, le dĂ©marrage effectif de ces marchĂ©s de 2016 reste trĂšs timide ». DĂšs lors, en prĂ©lude aux travaux de la programmation 2017 et Ă lâeffet dâĂ©valuer celui de 2016, le MINTP, Emmanuel Nganou Djoumessi a rĂ©uni mercredi Ă YaoundĂ©, les entreprises cocontractantes sur financement Fonds routier et BIP (Budget dâinvestissement public), Ă une concertation de mise au point. Laquelle aura durĂ© plus de cinq heures dâhorloge.
DâentrĂ©e de jeu, le MINTP a indiquĂ© que sur les 20 669 Km de routes du rĂ©seau classĂ©, seulement 50% sont circulables en toute saison. NĂ©anmoins, souligne le ministre, « cet Ă©tat du rĂ©seau varie en fonction des rĂ©gions et des catĂ©gories de routes. Certes, il y a une nette amĂ©lioration, comparativement Ă la mĂȘme pĂ©riode de 2015, mais il faut absolument inverser lâapproche dans la maintenance et lâentretien routiers ». Mais, quâil sâagisse des routes revĂȘtues ou en terre, la plupart a dĂ©passĂ© le seuil de lâentretien, a reconnu Emmanuel Nganou Djoumessi. « Mais, en attendant la rĂ©habilitation qui se fait progressivement, nous devons faire preuve dâingĂ©niositĂ© pour mieux faire avec les moyens que nous tenons », a recommandĂ© le ministre.
Sur leur contreperformance dans lâexĂ©cution de leurs contrats dâentretien routier, en chĆur, les entreprises parlent de lenteurs Ă divers niveaux : dans la signature des contrats, dans la notification de lâordre de service de dĂ©marrage des travaux et surtout dans le paiement des dĂ©comptes. Beaucoup reconnaissent cependant des manquements dont lâabsence de visite et de connaissance des sites dâintervention au moment de la soumission, la mauvaise lecture du contenu des termes du marchĂ© avant la signature et lâinsuffisance de la logistique et mĂȘme du personnel. NĂ©anmoins, « la responsabilitĂ© du MINTP est Ă©galement engagĂ©e dans cette situation de contreperformance », assure DĂ©sirĂ© Tang Abogo, conseiller technique N°1 au MINTP. Il regrette alors le manque de suivi administratif, qui entraine des dĂ©rives diverses. Des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es Ă chacune des parties pour un nouveau dĂ©part.
Projets agricoles: le satisfecit de la Banque mondiale
Josy MAUGER
La directrice technique de lâinstitution lâa relevĂ© hier lors des Ă©changes avec les ministres en charge de lâElevage et du DĂ©veloppement rural.
A lâissue de la visite de travail de la directrice technique du dĂ©veloppement Agriculture de la Banque mondiale pour les pays dâAfrique centrale et de lâEst, Dina Umali-Deininger au Cameroun, elle a Ă©tĂ© reçue en audience par deux membres du gouvernement hier Ă YaoundĂ©.
Notamment le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), Dr Taiga et le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural, ClĂ©mentine Ananga Messina. Au terme de lâentretien avec le MINEPIA, la directrice technique a indiquĂ© quâelle Ă©tait venue au Cameroun pour se rendre compte de ce qui est rĂ©ellement fait dans le secteur de lâĂ©levage. Elle sâest dite satisfaite des actions menĂ©es par le Cameroun sur les projets financĂ©s dans ce secteur par lâinstitution.
Un satisfecit qui a amenĂ©, selon elle, le conseil dâadministration de la Banque mondiale Ă approuver un « nouveau projet focalisĂ© entiĂšrement sur lâĂ©levage pour un montant de 100 millions de dollars soit plus de 50 milliards de F ». Dina Umali-Deininger a ajoutĂ© que la Banque mondiale a dĂ©jĂ collaborĂ© avec le gouvernement camerounais dans le secteur de lâĂ©levage dans le cadre du Projet dâamĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© agricole (PACA) et que tout sâĂ©tait bien passĂ©. « Surtout que le secteur de lâĂ©levage est un secteur-clĂ© pour la diversification de lâĂ©conomie, la lutte contre la pauvretĂ© et la promotion de la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e », dira-t-elle. Toujours pour ce mĂȘme projet, il apportera dâune part, un appui dans certaines chaĂźnes de valeur, comme la volaille, les Ćufs, le porc, la viande de bĆuf et mĂȘme le cuir. « La signature du projet est en cours et les activitĂ©s devront dĂ©marrer en 2017 », prĂ©cise-t-elle.
Avec ClĂ©mentine Ananga Messina, les discussions ont surtout portĂ© sur le PACA. Un projet qui va bientĂŽt ĂȘtre clĂŽturĂ© puisque un nouveau programme liĂ© au Projet dâinvestissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) est en train dâĂȘtre lancĂ© dans toutes les rĂ©gions du Cameroun. La directrice technique dit avoir constatĂ© que ces deux programmes (PIDMA et PACA) ont des impacts sur la productivitĂ© des agriculteurs et des coopĂ©ratives. Notamment pour le maĂŻs, le manioc et aussi pour la production de la volaille.
Josy MAUGER
La directrice technique de lâinstitution lâa relevĂ© hier lors des Ă©changes avec les ministres en charge de lâElevage et du DĂ©veloppement rural.
A lâissue de la visite de travail de la directrice technique du dĂ©veloppement Agriculture de la Banque mondiale pour les pays dâAfrique centrale et de lâEst, Dina Umali-Deininger au Cameroun, elle a Ă©tĂ© reçue en audience par deux membres du gouvernement hier Ă YaoundĂ©.
Notamment le ministre de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), Dr Taiga et le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural, ClĂ©mentine Ananga Messina. Au terme de lâentretien avec le MINEPIA, la directrice technique a indiquĂ© quâelle Ă©tait venue au Cameroun pour se rendre compte de ce qui est rĂ©ellement fait dans le secteur de lâĂ©levage. Elle sâest dite satisfaite des actions menĂ©es par le Cameroun sur les projets financĂ©s dans ce secteur par lâinstitution.
Un satisfecit qui a amenĂ©, selon elle, le conseil dâadministration de la Banque mondiale Ă approuver un « nouveau projet focalisĂ© entiĂšrement sur lâĂ©levage pour un montant de 100 millions de dollars soit plus de 50 milliards de F ». Dina Umali-Deininger a ajoutĂ© que la Banque mondiale a dĂ©jĂ collaborĂ© avec le gouvernement camerounais dans le secteur de lâĂ©levage dans le cadre du Projet dâamĂ©lioration de la compĂ©titivitĂ© agricole (PACA) et que tout sâĂ©tait bien passĂ©. « Surtout que le secteur de lâĂ©levage est un secteur-clĂ© pour la diversification de lâĂ©conomie, la lutte contre la pauvretĂ© et la promotion de la prospĂ©ritĂ© partagĂ©e », dira-t-elle. Toujours pour ce mĂȘme projet, il apportera dâune part, un appui dans certaines chaĂźnes de valeur, comme la volaille, les Ćufs, le porc, la viande de bĆuf et mĂȘme le cuir. « La signature du projet est en cours et les activitĂ©s devront dĂ©marrer en 2017 », prĂ©cise-t-elle.
Avec ClĂ©mentine Ananga Messina, les discussions ont surtout portĂ© sur le PACA. Un projet qui va bientĂŽt ĂȘtre clĂŽturĂ© puisque un nouveau programme liĂ© au Projet dâinvestissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) est en train dâĂȘtre lancĂ© dans toutes les rĂ©gions du Cameroun. La directrice technique dit avoir constatĂ© que ces deux programmes (PIDMA et PACA) ont des impacts sur la productivitĂ© des agriculteurs et des coopĂ©ratives. Notamment pour le maĂŻs, le manioc et aussi pour la production de la volaille.
Emmanuel Nganou Djoumessi: « Nous avons institué le traitement des décomptes par guichet unique »
Economie
Félicité BAHANE N.
Les explications du ministre des Travaux publics (MINTP).
Monsieur le ministre, au moment oĂč vous prĂ©parez la programmation 2017, les contrats 2016 viennent dâĂȘtre signĂ©s et la plupart des entreprises nâont pas encore Ă©tĂ© notifiĂ©es. Comment comprendre cette situation ?
Si ces contrats ont rĂ©cemment Ă©tĂ© signĂ©s, câest justement parce que nous nâavons pas voulu aboutir Ă une superposition. Notez que nous avons fait un travail dâassainissement de ce secteur routier en dĂ©but dâannĂ©e, ce qui nous a permis de constater que bon nombre de contrats se retrouvaient sur le mĂȘme tronçon de route. Je ne saurais dire pourquoi. Toujours est-il que nous avons Ă©tĂ© amenĂ©s Ă dĂ©barrasser les routes dâun certain nombre de contrats non performants, avant dây installer dâautres. On a aussi constatĂ© que certains tronçons de route couverts par des contrats Ă©taient toujours en trĂšs mauvais Ă©tat. Câest dire que ces contrats nâĂ©taient pas performants. Nous les avons rĂ©siliĂ©s selon le cas, pour installer de nouveaux contrats. Le travail dâassainissement Ă©tait nĂ©cessaire pour quâenfin, on aboutisse Ă des rĂ©alisations concrĂštes et visibles sur les routes.
Au sortir de la concertation avec les cocontractants, quâest-ce qui va changer ?
Plusieurs changements sont envisagĂ©s dans lâentretien routier. DâemblĂ©e, les entreprises de travaux ont bel et bien compris que nous sommes dans une dĂ©marche dâaccompagnement et de complĂ©mentaritĂ©. Elles ont le devoir dâexercer leur mĂ©tier en toute responsabilitĂ©, en gardant Ă lâesprit que le rĂ©sultat pour nous câest le tronçon de route. Pour y aboutir, nous avons pris un certain nombre de mesures. La premiĂšre câest au niveau des appels dâoffres, qui doivent sâadresser Ă des entreprises capables en termes de logistique, de ressources humaines et financiĂšres. En attendant le processus de catĂ©gorisation, nous allons lancer des appels dâoffres de maniĂšre restreinte. La deuxiĂšme mesure porte sur le suivi, qui sera dĂ©sormais trĂšs rapprochĂ© et assurĂ© par les responsables de nos services dĂ©concentrĂ©s, qui doivent avoir connaissance des entreprises sous contrat dans leurs zones de compĂ©tence et les accompagner Ă pĂ©riodicitĂ© arrĂȘtĂ©e. Une troisiĂšme mesure rĂ©side dans la gouvernance financiĂšre, câest-Ă -dire le paiement. Nous avons instituĂ© le traitement des dĂ©comptes par guichet unique. Ăa signifie que quiconque a produit son dĂ©compte, va solliciter son examen en rĂ©union de chantier. Il est dĂ©sormais hors de question que lâon aille de bureau en bureau pour le suivi de quelque dĂ©compte que ce soit.
Economie
Félicité BAHANE N.
Les explications du ministre des Travaux publics (MINTP).
Monsieur le ministre, au moment oĂč vous prĂ©parez la programmation 2017, les contrats 2016 viennent dâĂȘtre signĂ©s et la plupart des entreprises nâont pas encore Ă©tĂ© notifiĂ©es. Comment comprendre cette situation ?
Si ces contrats ont rĂ©cemment Ă©tĂ© signĂ©s, câest justement parce que nous nâavons pas voulu aboutir Ă une superposition. Notez que nous avons fait un travail dâassainissement de ce secteur routier en dĂ©but dâannĂ©e, ce qui nous a permis de constater que bon nombre de contrats se retrouvaient sur le mĂȘme tronçon de route. Je ne saurais dire pourquoi. Toujours est-il que nous avons Ă©tĂ© amenĂ©s Ă dĂ©barrasser les routes dâun certain nombre de contrats non performants, avant dây installer dâautres. On a aussi constatĂ© que certains tronçons de route couverts par des contrats Ă©taient toujours en trĂšs mauvais Ă©tat. Câest dire que ces contrats nâĂ©taient pas performants. Nous les avons rĂ©siliĂ©s selon le cas, pour installer de nouveaux contrats. Le travail dâassainissement Ă©tait nĂ©cessaire pour quâenfin, on aboutisse Ă des rĂ©alisations concrĂštes et visibles sur les routes.
Au sortir de la concertation avec les cocontractants, quâest-ce qui va changer ?
Plusieurs changements sont envisagĂ©s dans lâentretien routier. DâemblĂ©e, les entreprises de travaux ont bel et bien compris que nous sommes dans une dĂ©marche dâaccompagnement et de complĂ©mentaritĂ©. Elles ont le devoir dâexercer leur mĂ©tier en toute responsabilitĂ©, en gardant Ă lâesprit que le rĂ©sultat pour nous câest le tronçon de route. Pour y aboutir, nous avons pris un certain nombre de mesures. La premiĂšre câest au niveau des appels dâoffres, qui doivent sâadresser Ă des entreprises capables en termes de logistique, de ressources humaines et financiĂšres. En attendant le processus de catĂ©gorisation, nous allons lancer des appels dâoffres de maniĂšre restreinte. La deuxiĂšme mesure porte sur le suivi, qui sera dĂ©sormais trĂšs rapprochĂ© et assurĂ© par les responsables de nos services dĂ©concentrĂ©s, qui doivent avoir connaissance des entreprises sous contrat dans leurs zones de compĂ©tence et les accompagner Ă pĂ©riodicitĂ© arrĂȘtĂ©e. Une troisiĂšme mesure rĂ©side dans la gouvernance financiĂšre, câest-Ă -dire le paiement. Nous avons instituĂ© le traitement des dĂ©comptes par guichet unique. Ăa signifie que quiconque a produit son dĂ©compte, va solliciter son examen en rĂ©union de chantier. Il est dĂ©sormais hors de question que lâon aille de bureau en bureau pour le suivi de quelque dĂ©compte que ce soit.
Comment elles ont obtenu leur CAN
Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
Au fil des annĂ©es, le football fĂ©minin prenant de lâampleur, la ConfĂ©dĂ©ration africaine a dĂ©cidĂ© dâinstaurer une vĂ©ritable compĂ©tition pour plus dâĂ©mulation.
Jusquâau 6 aoĂ»t 2015, la compĂ©tition entre les Ă©quipes fĂ©minines de football du continent sâappelait encore « Championnat dâAfrique des nations de football fĂ©minin». A cette date lĂ , le ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) a dĂ©cidĂ© de donner plus de poids Ă la compĂ©tition en la rebaptisant «Coupe dâAfrique des nations de football fĂ©minin», en abrĂ©gĂ© CAN, comme chez les hommes. Ceci pour rĂ©compenser la belle prestation des Ă©quipes africaines Ă la Coupe du monde Canada 2015. Notamment celle des Lionnes indomptables du Cameroun qui sâĂ©taient hissĂ©es en 1/8e de finale de la compĂ©tition pour leur premiĂšre participation, devenant ainsi la deuxiĂšme Ă©quipe africaine Ă atteindre ce stade aprĂšs le Nigeria en 1999.
Toutefois, câest depuis 1991 que la CAF organise une compĂ©tition rĂ©servĂ©e aux femmes. Les deux premiĂšres Ă©ditions nâavaient pas de pays organisateurs et au terme de la phase Ă©liminatoire, en aller-retour, les deux finalistes se rencontraient Ă©galement dans une double confrontation. Ce qui pouvait durer plusieurs mois. A titre dâillustration, lâĂ©dition de 1991 se dĂ©roule du 16 fĂ©vrier au 30 juin. Le Nigeria sort vainqueur face au Cameroun (2-0 et 4-0). Quant Ă la deuxiĂšme Ă©dition, elle sâest dĂ©roulĂ©e Ă cheval entre deux annĂ©es : du 05 novembre 1994 au 18 mars 1995. Le Nigeria lâemporte encore, face Ă lâAfrique du sud cette fois (4-1 et 7-1). Ces deux premiĂšres Ă©ditions ne sont pas souvent prises en compte par lâinstance. Et il a fallu attendre trois ans aprĂšs le format « longue durĂ©e » pour voir des changements significatifs.
Câest Ă partir de 1998 que la compĂ©tition change de format. Un pays-hĂŽte accueille la phase finale qui se dispute en trois semaines entre huit pays qualifiĂ©s rĂ©partis en deux groupes. Les deux premiers de chaque poule se qualifient directement pour les demi-finales d'oĂč Ă©mergeront les deux finalistes, dâoffice qualifiĂ©s pour la Coupe du monde. Le 3e reprĂ©sentant du continent africain Ă la Coupe du monde fĂ©minine est le vainqueur du match de classement. Cette forme est donc rendue Ă sa 10e Ă©dition au Cameroun.
En termes de palmarĂšs, le Nigeria sâest adjugĂ© sept titres de champion, mĂȘme si le pays prend en compte les deux premiĂšres Ă©ditions, contre deux Ă la GuinĂ©e Ă©quatoriale. Les Super Falcons du Nigeria ont rĂ©gnĂ© sans partage sur la Can fĂ©minine jusquâen 2008 quand le Nzalang Nacional dames a brisĂ© ce signe indien Ă domicile. Avant de reprendre leur dĂ» en 2014. Ce nâest pas pour rien quâau Nigeria, on surnomme la compĂ©tition « The Super Falconsâ AFCON ».
A ce jour, 19 pays ont pris part au moins une fois Ă la phase finale de la CAN fĂ©minine. Le champion absolu est le Nigeria qui a Ă©tĂ© de toutes les Ă©ditions. La GuinĂ©e Equatoriale a remportĂ© les deux autres titres (2008, 2012). LâAfrique du Sud et le Ghana ont Ă©tĂ© trois fois finalistes chacun, le Cameroun deux fois. Le Kenya est le seul pays qui va dĂ©couvrir lâambiance de la CAN fĂ©minine, puisquâil en est Ă sa premiĂšre participation.
Evenements
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
Au fil des annĂ©es, le football fĂ©minin prenant de lâampleur, la ConfĂ©dĂ©ration africaine a dĂ©cidĂ© dâinstaurer une vĂ©ritable compĂ©tition pour plus dâĂ©mulation.
Jusquâau 6 aoĂ»t 2015, la compĂ©tition entre les Ă©quipes fĂ©minines de football du continent sâappelait encore « Championnat dâAfrique des nations de football fĂ©minin». A cette date lĂ , le ComitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) a dĂ©cidĂ© de donner plus de poids Ă la compĂ©tition en la rebaptisant «Coupe dâAfrique des nations de football fĂ©minin», en abrĂ©gĂ© CAN, comme chez les hommes. Ceci pour rĂ©compenser la belle prestation des Ă©quipes africaines Ă la Coupe du monde Canada 2015. Notamment celle des Lionnes indomptables du Cameroun qui sâĂ©taient hissĂ©es en 1/8e de finale de la compĂ©tition pour leur premiĂšre participation, devenant ainsi la deuxiĂšme Ă©quipe africaine Ă atteindre ce stade aprĂšs le Nigeria en 1999.
Toutefois, câest depuis 1991 que la CAF organise une compĂ©tition rĂ©servĂ©e aux femmes. Les deux premiĂšres Ă©ditions nâavaient pas de pays organisateurs et au terme de la phase Ă©liminatoire, en aller-retour, les deux finalistes se rencontraient Ă©galement dans une double confrontation. Ce qui pouvait durer plusieurs mois. A titre dâillustration, lâĂ©dition de 1991 se dĂ©roule du 16 fĂ©vrier au 30 juin. Le Nigeria sort vainqueur face au Cameroun (2-0 et 4-0). Quant Ă la deuxiĂšme Ă©dition, elle sâest dĂ©roulĂ©e Ă cheval entre deux annĂ©es : du 05 novembre 1994 au 18 mars 1995. Le Nigeria lâemporte encore, face Ă lâAfrique du sud cette fois (4-1 et 7-1). Ces deux premiĂšres Ă©ditions ne sont pas souvent prises en compte par lâinstance. Et il a fallu attendre trois ans aprĂšs le format « longue durĂ©e » pour voir des changements significatifs.
Câest Ă partir de 1998 que la compĂ©tition change de format. Un pays-hĂŽte accueille la phase finale qui se dispute en trois semaines entre huit pays qualifiĂ©s rĂ©partis en deux groupes. Les deux premiers de chaque poule se qualifient directement pour les demi-finales d'oĂč Ă©mergeront les deux finalistes, dâoffice qualifiĂ©s pour la Coupe du monde. Le 3e reprĂ©sentant du continent africain Ă la Coupe du monde fĂ©minine est le vainqueur du match de classement. Cette forme est donc rendue Ă sa 10e Ă©dition au Cameroun.
En termes de palmarĂšs, le Nigeria sâest adjugĂ© sept titres de champion, mĂȘme si le pays prend en compte les deux premiĂšres Ă©ditions, contre deux Ă la GuinĂ©e Ă©quatoriale. Les Super Falcons du Nigeria ont rĂ©gnĂ© sans partage sur la Can fĂ©minine jusquâen 2008 quand le Nzalang Nacional dames a brisĂ© ce signe indien Ă domicile. Avant de reprendre leur dĂ» en 2014. Ce nâest pas pour rien quâau Nigeria, on surnomme la compĂ©tition « The Super Falconsâ AFCON ».
A ce jour, 19 pays ont pris part au moins une fois Ă la phase finale de la CAN fĂ©minine. Le champion absolu est le Nigeria qui a Ă©tĂ© de toutes les Ă©ditions. La GuinĂ©e Equatoriale a remportĂ© les deux autres titres (2008, 2012). LâAfrique du Sud et le Ghana ont Ă©tĂ© trois fois finalistes chacun, le Cameroun deux fois. Le Kenya est le seul pays qui va dĂ©couvrir lâambiance de la CAN fĂ©minine, puisquâil en est Ă sa premiĂšre participation.
YaoundĂ© bouillonne dâimpatience
Evenements
Josiane R. MATIA
Lâheure est aux derniers rĂ©glages dans la ville qui accueillera la plupart des matchs de la CAN.
Des panneaux publicitaires, des affiches Ă nâen plus finir, de toutes les tailles, de toutes les couleurs. Il faut vraiment ĂȘtre aveugle pour ne pas avoir remarquĂ© lâavalanche dâimages qui inondent YaoundĂ© depuis quelques jours. La capitale du Cameroun va ĂȘtre au centre de lâattention dĂšs ce vendredi avec le coup dâenvoi de la 10e Ă©dition de la coupe dâAfrique des nations de football fĂ©minin et les organisateurs veulent visiblement que personne ne lâignore. Et mĂȘme les entreprises qui profitent de lâoccasion pour se faire un peu de publicitĂ© sur le dos de la CAN sont regardĂ©es avec complaisance. Il paraĂźt que toute publicitĂ© est bonne Ă prendre. « La communication autour de cette CAN Ă©tait vraiment timide mais depuis une Ă deux semaines, on est pris dâassaut. Et ça nous met dans lâambiance de cette CAN que nous voulons voir de nos propres yeux », commente Arthur Ejangue, voisin du stade Omnisports. Il faut dire que YaoundĂ© aura lâhonneur dâabriter le match dâouverture, le 19 novembre prochain, ainsi que la finale, au soir du 3 dĂ©cembre 2016.
Les hĂŽtels, les restaurants, les magasins proposent dĂ©jĂ des offres spĂ©ciales pour lâoccasion. Dans les rues, des vĂ©hicules immatriculĂ©s CAM-CAN ont fait leur apparition, quand ce ne sont pas les voitures jaunes qui sâautoproclament « taxis de la CAN ». « Nous aussi avons notre rĂŽle Ă jouer. Jâai refait ma carrosserie pour lâoccasion. Il faut mettre nos invitĂ©s en confiance et leur offrir toutes les garanties de sĂ©curitĂ© », commente justement un chauffeur. Dans les dĂ©bits de boisson, on annonce des veillĂ©es alors que la Fan zone prĂ©vue au stade Ema Otu, Ă la montĂ©e Emah Basile, devrait ouvrir ses portes ce vendredi.
Sur les principales artĂšres de la ville qui constituent le trajet des hĂŽtes, on repeint depuis quelques semaines. En jaune en prioritĂ©. « Les agents de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© nous ont sommĂ©s de repeindre lâextĂ©rieur de nos maisons. Nous nâavons pas trop de choix », commente Samuel B., habitant du Camp Sic Nlongkak. On rechigne mais au final, on le fait de bon cĆur car YaoundĂ© veut absolument laisser un souvenir impĂ©rissable Ă ceux qui viendront assister Ă la CAN.
Evenements
Josiane R. MATIA
Lâheure est aux derniers rĂ©glages dans la ville qui accueillera la plupart des matchs de la CAN.
Des panneaux publicitaires, des affiches Ă nâen plus finir, de toutes les tailles, de toutes les couleurs. Il faut vraiment ĂȘtre aveugle pour ne pas avoir remarquĂ© lâavalanche dâimages qui inondent YaoundĂ© depuis quelques jours. La capitale du Cameroun va ĂȘtre au centre de lâattention dĂšs ce vendredi avec le coup dâenvoi de la 10e Ă©dition de la coupe dâAfrique des nations de football fĂ©minin et les organisateurs veulent visiblement que personne ne lâignore. Et mĂȘme les entreprises qui profitent de lâoccasion pour se faire un peu de publicitĂ© sur le dos de la CAN sont regardĂ©es avec complaisance. Il paraĂźt que toute publicitĂ© est bonne Ă prendre. « La communication autour de cette CAN Ă©tait vraiment timide mais depuis une Ă deux semaines, on est pris dâassaut. Et ça nous met dans lâambiance de cette CAN que nous voulons voir de nos propres yeux », commente Arthur Ejangue, voisin du stade Omnisports. Il faut dire que YaoundĂ© aura lâhonneur dâabriter le match dâouverture, le 19 novembre prochain, ainsi que la finale, au soir du 3 dĂ©cembre 2016.
Les hĂŽtels, les restaurants, les magasins proposent dĂ©jĂ des offres spĂ©ciales pour lâoccasion. Dans les rues, des vĂ©hicules immatriculĂ©s CAM-CAN ont fait leur apparition, quand ce ne sont pas les voitures jaunes qui sâautoproclament « taxis de la CAN ». « Nous aussi avons notre rĂŽle Ă jouer. Jâai refait ma carrosserie pour lâoccasion. Il faut mettre nos invitĂ©s en confiance et leur offrir toutes les garanties de sĂ©curitĂ© », commente justement un chauffeur. Dans les dĂ©bits de boisson, on annonce des veillĂ©es alors que la Fan zone prĂ©vue au stade Ema Otu, Ă la montĂ©e Emah Basile, devrait ouvrir ses portes ce vendredi.
Sur les principales artĂšres de la ville qui constituent le trajet des hĂŽtes, on repeint depuis quelques semaines. En jaune en prioritĂ©. « Les agents de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© nous ont sommĂ©s de repeindre lâextĂ©rieur de nos maisons. Nous nâavons pas trop de choix », commente Samuel B., habitant du Camp Sic Nlongkak. On rechigne mais au final, on le fait de bon cĆur car YaoundĂ© veut absolument laisser un souvenir impĂ©rissable Ă ceux qui viendront assister Ă la CAN.
A lâaune de lâespoir
Evenements
MAKON ma PONDI
Depuis des lustres les compĂ©titions sportives ont cessĂ© de constituer de simples occurrences cycliques consacrĂ©es Ă la dĂ©tente, Ă la distraction, au divertissement. Non pas que lâidĂ©e originelle de bĂątir un esprit sain dans un corps sain soit dĂ©passĂ©e, encore moins rĂ©volue. Il se trouve mĂȘme quâau-delĂ des performances recherchĂ©es par les athlĂštes, lâĂ©mulation dans une enivrante convivialitĂ© demeure la motivation fondamentale de ces rendez-vous enchantĂ©s qui meublent et illuminent lâactualitĂ© dâici et dâailleurs.
Reste pas moins que si la primautĂ© du jeu est jusquâici prĂ©servĂ©e, lâenjeu a pris progressivement du volume. Au point que, de maniĂšre quasi irrĂ©sistible, au fil des ans, les victoires et prouesses sportives ne distinguent, nâhonorent pas seulement les champions sacrĂ©s dans les diffĂ©rentes arĂšnes. Elles confĂšrent Ă©galement aux nations, petites et grandes, une visibilitĂ©, un rayonnement et un prestige apprĂ©ciables. Câest, dans bien des cas, le sport au service de la diplomatie classique. On comprend dĂšs lors lâintĂ©rĂȘt manifeste des gouvernements et des peuples envers la chose sportive en gĂ©nĂ©ral et des compĂ©titions internationales en particulier.
La CAN fĂ©minine de foot en vue nâĂ©chappe pas Ă ce schĂ©ma. A la faveur des matches prĂ©paratoires, lâon a pu mesurer lâintĂ©rĂȘt croissant que le public camerounais a exprimĂ© pour nos chĂšres Lionnes, objet de tant dâadmiration et source dâespoirs dans un Ă©lan de patriotisme saisissant. Une attitude de bienfaisante confiance qui traduit et trahit peut-ĂȘtre des attentes fortes de la part dâun peuple qui, tout en demeurant attachĂ© Ă lâesprit chevaleresque inhĂ©rent Ă une saine pratique du sport nâen est pas moins avide de victoires. En effet, ce peuple caresse lĂ©gitimement lâespoir dâune consĂ©cration continentale de ces championnes au soir du 3 dĂ©cembre prochain.
Et ce, dâautant plus que le pays a consenti des sacrifices immenses en termes dâinvestissements sur le front des infrastructures et Ă©quipements en tout genre. Souvent dĂ©criĂ©e par le passĂ©, lâinsuffisance de lâoffre en la matiĂšre vient dâĂȘtre comblĂ©e dans une large mesure. Ce qui traduit une volontĂ©, une dĂ©termination des pouvoirs publics de susciter et dâentretenir des conditions optimales dâĂ©panouissement pour les gĂ©nĂ©rations montantes Ă travers le sport. Il y a plus : la prestation plus quâhonorable des poulains de Carl Enow Ngachu lors de la coupe du monde de la discipline en 2014 a donnĂ© Ă dĂ©couvrir lâĂ©tendue dâun potentiel allĂ©chant qui ne demande quâĂ sâaffirmer avantageusement. Pour le bonheur des filles et fils de lâ« Afrique en miniature » quâest le Cameroun.
Cependant, nos concitoyens, tout en se dressant comme un seul homme pour pousser leurs vedettes lâexploit, ne devraient jamais perdre de vue que le Cameroun est une terre de rencontre dont la rĂ©putation dâhospitalitĂ© est Ă©tablie. Car en dĂ©pit des enjeux, une compĂ©tition de lâenvergure de la CAN se veut avant tout une fĂȘte, des retrouvailles pour la jeunesse africaine. Dans un esprit de brassage, de rapprochement, dâintĂ©gration dâun continent en quĂȘte dâunitĂ© pour son Ă©mergence.
Quâon se le dise bien toutefois: les souvenirs demeurent vivaces qui renvoient au traumatisme de 1972 avec cette Ă©limination des nĂŽtres naguĂšre atrocement ressentie par la nation tout entiĂšre. Beaucoup rĂȘvent ainsi que soit exorcisĂ© ce « naufrage » Ă lâoccasion de la CAN 2016. Et si, paraphrasant Pierre Corneille dans « le Cid », on demandait aux Lionnes si elles ont du cĆur, elles rĂ©pondraient sĂ»rement quâelles sont aptes Ă relever le dĂ©fi. Au regard de leur gĂ©nĂ©rositĂ© connue et reconnue, gageons que notre fiertĂ© nationale ne sera pas déçue. Lâespoir, dit-on, fait vivre.
Evenements
MAKON ma PONDI
Depuis des lustres les compĂ©titions sportives ont cessĂ© de constituer de simples occurrences cycliques consacrĂ©es Ă la dĂ©tente, Ă la distraction, au divertissement. Non pas que lâidĂ©e originelle de bĂątir un esprit sain dans un corps sain soit dĂ©passĂ©e, encore moins rĂ©volue. Il se trouve mĂȘme quâau-delĂ des performances recherchĂ©es par les athlĂštes, lâĂ©mulation dans une enivrante convivialitĂ© demeure la motivation fondamentale de ces rendez-vous enchantĂ©s qui meublent et illuminent lâactualitĂ© dâici et dâailleurs.
Reste pas moins que si la primautĂ© du jeu est jusquâici prĂ©servĂ©e, lâenjeu a pris progressivement du volume. Au point que, de maniĂšre quasi irrĂ©sistible, au fil des ans, les victoires et prouesses sportives ne distinguent, nâhonorent pas seulement les champions sacrĂ©s dans les diffĂ©rentes arĂšnes. Elles confĂšrent Ă©galement aux nations, petites et grandes, une visibilitĂ©, un rayonnement et un prestige apprĂ©ciables. Câest, dans bien des cas, le sport au service de la diplomatie classique. On comprend dĂšs lors lâintĂ©rĂȘt manifeste des gouvernements et des peuples envers la chose sportive en gĂ©nĂ©ral et des compĂ©titions internationales en particulier.
La CAN fĂ©minine de foot en vue nâĂ©chappe pas Ă ce schĂ©ma. A la faveur des matches prĂ©paratoires, lâon a pu mesurer lâintĂ©rĂȘt croissant que le public camerounais a exprimĂ© pour nos chĂšres Lionnes, objet de tant dâadmiration et source dâespoirs dans un Ă©lan de patriotisme saisissant. Une attitude de bienfaisante confiance qui traduit et trahit peut-ĂȘtre des attentes fortes de la part dâun peuple qui, tout en demeurant attachĂ© Ă lâesprit chevaleresque inhĂ©rent Ă une saine pratique du sport nâen est pas moins avide de victoires. En effet, ce peuple caresse lĂ©gitimement lâespoir dâune consĂ©cration continentale de ces championnes au soir du 3 dĂ©cembre prochain.
Et ce, dâautant plus que le pays a consenti des sacrifices immenses en termes dâinvestissements sur le front des infrastructures et Ă©quipements en tout genre. Souvent dĂ©criĂ©e par le passĂ©, lâinsuffisance de lâoffre en la matiĂšre vient dâĂȘtre comblĂ©e dans une large mesure. Ce qui traduit une volontĂ©, une dĂ©termination des pouvoirs publics de susciter et dâentretenir des conditions optimales dâĂ©panouissement pour les gĂ©nĂ©rations montantes Ă travers le sport. Il y a plus : la prestation plus quâhonorable des poulains de Carl Enow Ngachu lors de la coupe du monde de la discipline en 2014 a donnĂ© Ă dĂ©couvrir lâĂ©tendue dâun potentiel allĂ©chant qui ne demande quâĂ sâaffirmer avantageusement. Pour le bonheur des filles et fils de lâ« Afrique en miniature » quâest le Cameroun.
Cependant, nos concitoyens, tout en se dressant comme un seul homme pour pousser leurs vedettes lâexploit, ne devraient jamais perdre de vue que le Cameroun est une terre de rencontre dont la rĂ©putation dâhospitalitĂ© est Ă©tablie. Car en dĂ©pit des enjeux, une compĂ©tition de lâenvergure de la CAN se veut avant tout une fĂȘte, des retrouvailles pour la jeunesse africaine. Dans un esprit de brassage, de rapprochement, dâintĂ©gration dâun continent en quĂȘte dâunitĂ© pour son Ă©mergence.
Quâon se le dise bien toutefois: les souvenirs demeurent vivaces qui renvoient au traumatisme de 1972 avec cette Ă©limination des nĂŽtres naguĂšre atrocement ressentie par la nation tout entiĂšre. Beaucoup rĂȘvent ainsi que soit exorcisĂ© ce « naufrage » Ă lâoccasion de la CAN 2016. Et si, paraphrasant Pierre Corneille dans « le Cid », on demandait aux Lionnes si elles ont du cĆur, elles rĂ©pondraient sĂ»rement quâelles sont aptes Ă relever le dĂ©fi. Au regard de leur gĂ©nĂ©rositĂ© connue et reconnue, gageons que notre fiertĂ© nationale ne sera pas déçue. Lâespoir, dit-on, fait vivre.
Lionnes indomptables : un groupe et des challenges
Evenements
AngĂšle BEPEDE
Les 21 joueuses devant débuter la CAN samedi prochain au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé se connaissent et aiment les défis.
Sept survivantes de la sĂ©lection de 2008. Cette annĂ©e-lĂ , parce quâelle marque la participation Ă la toute premiĂšre CAN de football fĂ©minin en tant que sĂ©lectionneur des Lionnes de Carl Enow Ngachu. Un milieu de terrain (Jeannette GrĂące Ngock Yango), trois dĂ©fenseuses (Isis Sonckeng, Christine Patience Manie et Augustine Ejangue Siliki) et autant dâattaquantes Gabrielle Aboudi Onguene, GaĂ«lle DĂ©borah Enganamouit et Madeleine MichĂšle Ngono Mani sont les relics de cette Ă©quipe qui accueillera dĂšs samedi, sept nations africaines (Afrique du Sud, Egypte, Kenya, Ghana, Mali, Nigeria, Zimbabwe).
Pour tenter de dĂ©crocher leur premier titre, les Lionnes sâappuieront sur leur puissance offensive. AgnĂšs Nkada, Nchout Ajara Njoya, GaĂ«lle Enganamouit et Gabrielle Aboudi OnguĂ©nĂ©, en lâoccurrence. En stage depuis le mois de juin, les Camerounaises ont eu droit Ă leur plus longue prĂ©paration. La solidaritĂ©, la sacralitĂ© du vestiaire, la communication, la discipline, la priĂšreâŠsont des Ă©lĂ©ments capitaux. Du reste, le groupe se connaĂźt bien et a en majoritĂ© participĂ© Ă au moins une phase finale de coupe dâAfrique des nations. Des 21 joueuses convoquĂ©es par le sĂ©lectionneur, seules cinq participeront pour la premiĂšre fois, Ă une phase finale de la CAN: Isabelle Mambingo Mambingo (gardienne), Marie Aurelle Awona (dĂ©fenseuse), Agathe Ngani (milieu de terrain) et les attaquantes Jaquette Ada et Ngo Back Batoum. Du potentiel, il y en a dans ce groupe emmenĂ© par Carl Enow Ngachu et ses adjoints Bernadette Excell Anong Ă Zang et ClĂ©ment Assimba. Comme dâhabitude, une couleur locale prĂ©sente. Plus comme en dĂ©but, mais cinq joueuses reprĂ©sentent le championnat fĂ©minin camerounais. Cette Ă©quipe est constituĂ©e de filles qui ont commencĂ© Ă jouer ensemble, qui se respectent et qui aiment les dĂ©fis. La pression, elles lâadorent. Les cris du public aussi.
PlacĂ©es dans un groupe « difficile » au premier tour, les Lionnes espĂšrent compter sur leur public Ă Mfandena. « Câest toujours un avantage. Il y a une pression, câest certain mais il faut la transformer », prĂ©cisait Ă CT la capitaine, Christine Patience Manie. GaĂ«lle Enganamouit, la chouchou, elle avoue souvent se nourrir de ces cris, cette ambiance. Battue en finale en 2O14 par le Nigeria, lâĂ©quipe a-t-elle progressĂ© ? « AssurĂ©ment », dâaprĂšs le collectif. Cette annĂ©e, elle est prĂ©parĂ©e Ă jouer les premiers rĂŽles.
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AngĂšle BEPEDE
Les 21 joueuses devant débuter la CAN samedi prochain au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé se connaissent et aiment les défis.
Sept survivantes de la sĂ©lection de 2008. Cette annĂ©e-lĂ , parce quâelle marque la participation Ă la toute premiĂšre CAN de football fĂ©minin en tant que sĂ©lectionneur des Lionnes de Carl Enow Ngachu. Un milieu de terrain (Jeannette GrĂące Ngock Yango), trois dĂ©fenseuses (Isis Sonckeng, Christine Patience Manie et Augustine Ejangue Siliki) et autant dâattaquantes Gabrielle Aboudi Onguene, GaĂ«lle DĂ©borah Enganamouit et Madeleine MichĂšle Ngono Mani sont les relics de cette Ă©quipe qui accueillera dĂšs samedi, sept nations africaines (Afrique du Sud, Egypte, Kenya, Ghana, Mali, Nigeria, Zimbabwe).
Pour tenter de dĂ©crocher leur premier titre, les Lionnes sâappuieront sur leur puissance offensive. AgnĂšs Nkada, Nchout Ajara Njoya, GaĂ«lle Enganamouit et Gabrielle Aboudi OnguĂ©nĂ©, en lâoccurrence. En stage depuis le mois de juin, les Camerounaises ont eu droit Ă leur plus longue prĂ©paration. La solidaritĂ©, la sacralitĂ© du vestiaire, la communication, la discipline, la priĂšreâŠsont des Ă©lĂ©ments capitaux. Du reste, le groupe se connaĂźt bien et a en majoritĂ© participĂ© Ă au moins une phase finale de coupe dâAfrique des nations. Des 21 joueuses convoquĂ©es par le sĂ©lectionneur, seules cinq participeront pour la premiĂšre fois, Ă une phase finale de la CAN: Isabelle Mambingo Mambingo (gardienne), Marie Aurelle Awona (dĂ©fenseuse), Agathe Ngani (milieu de terrain) et les attaquantes Jaquette Ada et Ngo Back Batoum. Du potentiel, il y en a dans ce groupe emmenĂ© par Carl Enow Ngachu et ses adjoints Bernadette Excell Anong Ă Zang et ClĂ©ment Assimba. Comme dâhabitude, une couleur locale prĂ©sente. Plus comme en dĂ©but, mais cinq joueuses reprĂ©sentent le championnat fĂ©minin camerounais. Cette Ă©quipe est constituĂ©e de filles qui ont commencĂ© Ă jouer ensemble, qui se respectent et qui aiment les dĂ©fis. La pression, elles lâadorent. Les cris du public aussi.
PlacĂ©es dans un groupe « difficile » au premier tour, les Lionnes espĂšrent compter sur leur public Ă Mfandena. « Câest toujours un avantage. Il y a une pression, câest certain mais il faut la transformer », prĂ©cisait Ă CT la capitaine, Christine Patience Manie. GaĂ«lle Enganamouit, la chouchou, elle avoue souvent se nourrir de ces cris, cette ambiance. Battue en finale en 2O14 par le Nigeria, lâĂ©quipe a-t-elle progressĂ© ? « AssurĂ©ment », dâaprĂšs le collectif. Cette annĂ©e, elle est prĂ©parĂ©e Ă jouer les premiers rĂŽles.
Groupe Fadoul Afrique: Management Denies Maltreating Workers
Societé
Kimeng Hilton NDUKONG
Wissam El Aridi, Delegate for Central Africa, says recent press statements by a staff member were completely false and misleading.
The management of Groupe Fadoul Afrique, the parent company to MITCAM and SACAM, which deal in vehicles, says its workers have always been treated with dignity. Wissam El Aridi, Groupe Fadoul Afrique Delegate for Central Africa, spoke to Cameroon Tribune in his office in Yaounde on November 18, 2016. He reacted sharply to recent comments in the press by an employee of MITCAM that workers are treated as if they were slaves. The said remarks were made at the beginning of November 2016 when the workers went on strike, protesting the late payment of salaries.
Wissam El Aridi explained that the groupâs companies are undergoing restructuring due to a number of reasons such as competition from rivals, evolving norms and the need for more technical capacity. He recalled that MITCAM Yaounde suffered a fire incident some years back, with the buildings still being reconstructed. âIn addition, the crisis in the automobile sector has made the Yaounde MITCAM branch non-productive. This means the company no longer generates income. This situation also affects SACAM with which it shares the same building as sister companies,â explained Aridi.
MITCAM however still carries out some repair work, he noted, but the SACAM Yaounde branch has for some years now not been operating normally. The two companies deal in vehicles. MITCAM is representative for Nissan and Eicher makes, while SACAM is representative for Mazda, Skoda, MAN trucks and Bosch vehicles. Because of the lack of activities, the two companies have had challenges paying workers on time. âThis could serve as encouragement to staff to work harder,â Wissam suggested.
âAt the end of October 2016, we received a memo from MITCAM Yaounde employees announcing their plan to go on strike on November 7, 2016. We immediately informed the Divisional Officer for Yaounde IV to help iron out the situation. Instead of going on strike as scheduled, the workers on Monday, October 31, 2016, blocked all entrances to the company, holding hostage three trucks that had come to supply cement. We cannot tolerate such acts. Strikes are allowed by law, but must be guided. In fact, the Divisional Officer for Yaounde IV expressed dissatisfaction with the conduct of the workers,â the Groupe Fadoul Afrique Delegate for Central Africa noted.
âI was in Abidjan, Cote dâIvoire at the time of the strike, but had to return to Cameroon the same day in order to meet the authorities and look into the workersâ grievances. It is sad to note that SACAM workers who were not part of the initial strike plans also joined in. One of our workers made disparaging remarks to the press about their alleged slave-like treatment by management. This is not true at all. Fortunately, work has since resumed and salary arrears settled,â Wissam El Aridi assured.
âThe MITCAM Yaounde branch has for about three years not been producing anything. This means the workers have been paid from earnings by other companies of Groupe Fadoul Afrique. Our group has no problems at the international level. It is only in Cameroon. We have suffered much injustice that has negatively affected our turnover. Groupe Fadoul Afrique started business in Cameroon since 1995, investing at least 15 Billion FCFA of its own revenue,â recalled the Regional Delegate.
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Kimeng Hilton NDUKONG
Wissam El Aridi, Delegate for Central Africa, says recent press statements by a staff member were completely false and misleading.
The management of Groupe Fadoul Afrique, the parent company to MITCAM and SACAM, which deal in vehicles, says its workers have always been treated with dignity. Wissam El Aridi, Groupe Fadoul Afrique Delegate for Central Africa, spoke to Cameroon Tribune in his office in Yaounde on November 18, 2016. He reacted sharply to recent comments in the press by an employee of MITCAM that workers are treated as if they were slaves. The said remarks were made at the beginning of November 2016 when the workers went on strike, protesting the late payment of salaries.
Wissam El Aridi explained that the groupâs companies are undergoing restructuring due to a number of reasons such as competition from rivals, evolving norms and the need for more technical capacity. He recalled that MITCAM Yaounde suffered a fire incident some years back, with the buildings still being reconstructed. âIn addition, the crisis in the automobile sector has made the Yaounde MITCAM branch non-productive. This means the company no longer generates income. This situation also affects SACAM with which it shares the same building as sister companies,â explained Aridi.
MITCAM however still carries out some repair work, he noted, but the SACAM Yaounde branch has for some years now not been operating normally. The two companies deal in vehicles. MITCAM is representative for Nissan and Eicher makes, while SACAM is representative for Mazda, Skoda, MAN trucks and Bosch vehicles. Because of the lack of activities, the two companies have had challenges paying workers on time. âThis could serve as encouragement to staff to work harder,â Wissam suggested.
âAt the end of October 2016, we received a memo from MITCAM Yaounde employees announcing their plan to go on strike on November 7, 2016. We immediately informed the Divisional Officer for Yaounde IV to help iron out the situation. Instead of going on strike as scheduled, the workers on Monday, October 31, 2016, blocked all entrances to the company, holding hostage three trucks that had come to supply cement. We cannot tolerate such acts. Strikes are allowed by law, but must be guided. In fact, the Divisional Officer for Yaounde IV expressed dissatisfaction with the conduct of the workers,â the Groupe Fadoul Afrique Delegate for Central Africa noted.
âI was in Abidjan, Cote dâIvoire at the time of the strike, but had to return to Cameroon the same day in order to meet the authorities and look into the workersâ grievances. It is sad to note that SACAM workers who were not part of the initial strike plans also joined in. One of our workers made disparaging remarks to the press about their alleged slave-like treatment by management. This is not true at all. Fortunately, work has since resumed and salary arrears settled,â Wissam El Aridi assured.
âThe MITCAM Yaounde branch has for about three years not been producing anything. This means the workers have been paid from earnings by other companies of Groupe Fadoul Afrique. Our group has no problems at the international level. It is only in Cameroon. We have suffered much injustice that has negatively affected our turnover. Groupe Fadoul Afrique started business in Cameroon since 1995, investing at least 15 Billion FCFA of its own revenue,â recalled the Regional Delegate.