Cameroon Tribune
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Akufo-Addo: Third Time Lucky

International
Kimeng Hilton NDUKONG

Ghana’s democracy in 2016 witnessed another leap forward after power changed hands for the third time in 15 years.



Opposition leader, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, candidate of the New Patriotic Party, NPP, won the December 7, 2016 tightly contested polls after a third trial. He contested and lost the same elections in 2008 and 2012.

President John Mahama called Akufo-Addo to admit defeat. Akufo-Addo won 53.85 per cent of the votes, while President Mahama took 44.40 per cent. Turnout was 68.62 per cent. Ghana has been a multi-party democracy since the end of military rule in 1992. Aged 72 years, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a human rights lawyer, campaigned for return to multi-party democracy under military rule.

He ran for President on the main campaign promise to build a factory in each of Ghana's more than 200 districts. Addo was elected three times between 1996 and 2008 as Member of Parliament. From 2001 to 2007, he served as Cabinet Minister, Attorney-General and Minister of Justice, and later Foreign Minister under President John Kofi Agyekum Kufuor.
Imbolo Mbue: Africa’s First Million-Dollar Novelist

Culture
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

When the world first heard that a US-based writer from Cameroon, Imbolo Mbue, had signed a whooping book deal of one million USA dollars for her manuscript,



.... “The Longings of Jende Jonga” (a title which was later changed to Behold the Dreamers) at the 2014 Frankfurt Book Fair, with the publisher Random House, many people were elated with this phrase on most lips
who is this Imbue Mbue? For the first-time, a novelist from the coastal resort city of Limbe in Cameroon made not just Cameroon proud but the African continent at large. To sign such a mammoth book contract was quite an achievement two years ago and will always be.

Her novel is all about marriage, immigration, class, race, and the trapdoors in the American Dream-the unforgettable story of a young Cameroonian couple making a new life in New York just as the Great Recession upends the economy. The book has been named one of the best of the year by the Washington Post. The Cameroon literary gem is a holder of a Bs from Rutgers University and an MA from Columbia University. A resident of the United States for more than a decade, Imbolo lives in New York City with her husband and children.
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Forwarded from Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mardi, 3 janvier 2016.
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible

Politique
Hugues Marcel TCHOUA

L’intĂ©gralitĂ© du message du chef de l’Etat Ă  la Nation Ă  l’occasion de la fin d’annĂ©e 2016 et du Nouvel an 2017.

« Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,
L’annĂ©e 2016 qui s’achĂšve a Ă©tĂ© riche en Ă©vĂ©nements pleins de signification pour notre nation.
Cette annĂ©e, nous l’avons commencĂ©e sous de trĂšs bons auspices. La rĂ©silience de notre Ă©conomie, malgrĂ© un contexte dĂ©favorable, Ă©tait saluĂ©e par les bailleurs de fonds, dont le Fonds MonĂ©taire International.
Nos forces de défense et de sécurité avaient repoussé et mis Boko Haram sur la défensive.
Notre pays s’engageait rĂ©solument dans une nouvelle phase de son grand projet pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance, la crĂ©ation d’emplois et des richesses.
Les circonstances, au fil des mois, ont mis à rude épreuve cet élan prometteur.
De mĂȘme, un certain frĂ©missement sur le front social et politique a semblĂ©, par moments, fragiliser les fondements mĂȘme de notre vivre ensemble. Mais nous avons toujours su tenir bon au bout du compte.
Je voudrais donc, avant toute autre chose, vous dire solennellement, ce soir, que le Cameroun est un pays plus que jamais debout. Un pays UN et INDIVISIBLE, fier de sa diversitĂ© culturelle et jaloux de sa libertĂ©. Un pays riche de ses hommes talentueux et entreprenants. Un pays dotĂ© de ressources importantes. Un pays regardant l’avenir avec confiance et dĂ©termination, dĂ©cidĂ© Ă  relever les dĂ©fis pour garantir le progrĂšs social et la prospĂ©ritĂ© de tous.
Au moment oĂč l’annĂ©e 2016 s’achĂšve, je ne saurais oublier le deuil qui, de façon inĂ©dite, a frappĂ© notre pays, lors de la catastrophe ferroviaire survenue Ă  Eseka. C’était un moment de grande douleur pour la nation entiĂšre. Notre peuple a su faire preuve de solidaritĂ© dans ce drame. L’enquĂȘte approfondie que j’ai prescrite dira la vĂ©ritĂ©. J’en tirerai les consĂ©quences, je m’y suis engagĂ©.

Mes chers compatriotes,
Je voudrais maintenant m’appesantir sur les derniers Ă©vĂ©nements survenus dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces Ă©vĂ©nements nous interpellent profondĂ©ment dans notre chair et dans notre esprit.
Par le fait d’un groupe de manifestants extrĂ©mistes, manipulĂ©s et instrumentalisĂ©s, des Camerounais ont perdu la vie ; des bĂątiments publics et privĂ©s ont Ă©tĂ© dĂ©truits ; les symboles les plus sacrĂ©s de notre nation ont Ă©tĂ© profanĂ©s ; les activitĂ©s Ă©conomiques ont Ă©tĂ© paralysĂ©es momentanĂ©ment.
Tout cela, vous en conviendrez, est INACCEPTABLE.
Les libertĂ©s politiques et syndicales sont effectives dans notre pays. Elles sont garanties et encadrĂ©es par nos lois et rĂšglements. Dans ce cadre, chaque citoyen est bien fondĂ© d’exprimer son opinion sur tout sujet de la vie nationale, y compris par l’observation pacifique d’un mot d’ordre de grĂšve, dĂ»ment dĂ©clarĂ©.
Il s’agit d’un droit fondamental du citoyen, voulu par le peuple camerounais puisque garanti par la Constitution.
Ce droit est inaliĂ©nable dans l’idĂ©al dĂ©mocratique que j’ai proposĂ© au peuple camerounais et que, quotidiennement, nous construisons ENSEMBLE, patiemment et obstinĂ©ment.
Il n’est pas convenable que certains veuillent se servir de ce cadre de libertĂ© pour poser des actes de violence et chercher Ă  porter atteinte Ă  l’unitĂ© de notre pays.
En pareille circonstance, l’Etat a le devoir impĂ©rieux de rĂ©tablir l’ordre, au nom de la loi et dans l’intĂ©rĂȘt de tous. Agir autrement, c’est compromettre notre dĂ©mocratie ; c’est laisser l’anarchie s’installer Ă  la place de l’état de droit.
Je condamne de façon Ă©nergique tous les actes de violence, d’oĂč qu’ils viennent, quels qu’en soient les auteurs. Nous tirerons toutes les consĂ©quences des diffĂ©rentes enquĂȘtes en cours Ă  ce sujet.
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible

Politique
Hugues Marcel TCHOUA

L’intĂ©gralitĂ© du message du chef de l’Etat Ă  la Nation Ă  l’occasion de la fin d’annĂ©e 2016 et du Nouvel an 2017.

...

Que l’on se comprenne bien, il n’est pas interdit d’exprimer des prĂ©occupations dans la RĂ©publique. En revanche, rien de grand ne peut se construire dans la surenchĂšre verbale, la violence de rue et le dĂ©fi Ă  l’autoritĂ©. Seul le dialogue serein permet de trouver et d’apporter des solutions durables aux problĂšmes.
Les voix qui se sont exprimĂ©es ont Ă©tĂ© toutes entendues. Elles ont, dans bien des cas, soulevĂ© des questions de fond que l’on ne saurait nĂ©gliger. J’ai instruit le Gouvernement d’engager un dialogue franc avec les diffĂ©rentes parties concernĂ©es, pour trouver des rĂ©ponses appropriĂ©es aux questions posĂ©es. Je les invite Ă  participer, sans prĂ©jugĂ©s, aux diffĂ©rentes discussions.
Mais, ne l’oublions jamais, nous marchons sur les pas des pĂšres fondateurs de notre pays, de nos hĂ©ros nationaux, qui ont versĂ© leur sang pour lĂ©guer Ă  la postĂ©ritĂ© une nation unie dans sa diversitĂ©.
L’unitĂ© du Cameroun est donc un hĂ©ritage prĂ©cieux avec lequel nul n’a le droit de prendre des libertĂ©s. Et quelle que soit la pertinence d’une revendication, celle-ci perd toute lĂ©gitimitĂ©, sitĂŽt qu’elle compromet, tant soit peu, la construction de l’unitĂ© nationale.
Le peuple camerounais, comme un seul homme, s’est engagĂ© Ă  construire une nation unie, inclusive et bilingue. Il s’agit lĂ  d’une expĂ©rience unique en Afrique. Comme toute entreprise humaine, notre expĂ©rience n’est pas parfaite. Elle a des aspects perfectibles. Nous devons donc rester Ă  l’écoute les uns des autres. Nous devons rester ouverts aux idĂ©es mĂ©lioratives, Ă  l’exclusion toutefois, de celles qui viendraient Ă  toucher Ă  la forme de notre Etat. En dehors des instances dont j’ai prescrit la crĂ©ation au Gouvernement, et qui fonctionnent dĂ©jĂ , nous sommes prĂȘts Ă  aller plus loin. Nous sommes disposĂ©s, Ă  la suite et dans l’esprit des artisans de la RĂ©unification, Ă  crĂ©er une structure nationale dont la mission sera de nous proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider l’unitĂ© de notre pays et renforcer notre volontĂ© et notre pratique quotidienne du VIVRE ENSEMBLE. Et cela, dans le strict respect de notre Constitution et de nos Institutions.
Dois-je le redire ? LE CAMEROUN EST UN ET INDIVISIBLE ! Il le demeurera

Il tire sa richesse et sa force de la diversitĂ© de son peuple, de ses cultures et de ses langues. C’est ce pluralisme qui vaut Ă  notre pays, considĂ©ration, respect et admiration.
Le Cameroun est un pays dĂ©mocratique, un Etat de droit. Les problĂšmes doivent y ĂȘtre rĂ©glĂ©s dans le cadre de la loi et par le dialogue.
Nos compatriotes veulent vivre dans la paix et la concorde. Il ne faut pas les troubler. C’est aussi pour cela que notre pays s’est engagĂ© dans la lutte contre Boko Haram.
A ce propos, je crois pouvoir dire que l’annĂ©e 2016, a permis de pousser ce groupe terroriste dans ses derniers retranchements. On peut, semble-t-il, espĂ©rer que cette nĂ©buleuse aura du mal Ă  se relever des coups qui lui ont Ă©tĂ© portĂ©s. Mais il faudra rester vigilant, l’éventualitĂ© d’attentats-suicides isolĂ©s, comme celui du 25 dĂ©cembre dernier, n’étant pas Ă  Ă©carter.
Cette Ă©volution favorable est Ă  mettre au crĂ©dit de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© nationales, de la Force Multinationale Mixte et de la coopĂ©ration avec les autoritĂ©s nigĂ©rianes. C’est le lieu de nous fĂ©liciter Ă©galement de l’appui de nos partenaires internationaux, que je tiens Ă  remercier.
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible

Politique
Hugues Marcel TCHOUA

L’intĂ©gralitĂ© du message du chef de l’Etat Ă  la Nation Ă  l’occasion de la fin d’annĂ©e 2016 et du Nouvel an 2017.

...

Je dois aussi mentionner le rĂŽle important des comitĂ©s de vigilance qui, par leur bravoure et leur dĂ©vouement, ont rĂ©ussi, Ă  maintes reprises, Ă  dĂ©jouer des tentatives d’attentats. Je tiens Ă  saluer une nouvelle fois l’attitude du peuple camerounais dont le patriotisme, dans ces moments difficiles, n’a jamais fait dĂ©faut.
Oui, l’unitĂ© nationale se forge dans les Ă©preuves.

Nous devons maintenant consolider la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, reconstruire, organiser le retour des dĂ©placĂ©s et ranimer l’économie locale. Pour tout dire, redonner vie et sĂ©rĂ©nitĂ© aux rĂ©gions sinistrĂ©es. L’Etat y pourvoira dans toute la mesure de ses moyens, en comptant sur le dynamisme des populations et l’accompagnement des partenaires au dĂ©veloppement.
MalgrĂ© le poids des dĂ©penses de sĂ©curitĂ©, le Gouvernement n’a pas relĂąchĂ© ses efforts pour favoriser la croissance de notre Ă©conomie.
Plusieurs de nos grands projets de premiĂšre gĂ©nĂ©ration sont pratiquement opĂ©rationnels ou sur le point d’entrer en service, tels que le port de Kribi, le barrage de Lom Pangar et les centrales de Memve’ele et de Mekin.
Pour rĂ©duire la fracture Ă©nergĂ©tique et mettre fin aux dĂ©lestages, d’autres grands chantiers, comme les centrales de Bini Ă  Warak, Menchum, Song Dong et Nachtigal, vont complĂ©ter ce programme. Avec la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© Nationale de Transport d’ElectricitĂ©, nous entendons rĂ©gler nos problĂšmes de transport et de gestion de l’énergie.
Le dĂ©veloppement de notre rĂ©seau routier est Ă©galement en progrĂšs. Un vaste programme de construction ou de rĂ©habilitation de routes est en cours d’exĂ©cution Ă  travers tout le pays. Je ne citerai que les plus remarquables comme les autoroutes YaoundĂ©/Douala et Nsimalen/YaoundĂ© dont les travaux avancent normalement, mais aussi les entrĂ©es est ou ouest de Douala ainsi que le deuxiĂšme pont sur le Wouri.
A plus long terme, nous envisageons la crĂ©ation d’un rĂ©seau routier et ferroviaire Ă  vocation inter-rĂ©gionale pour faciliter l’accĂšs Ă  nos gisements miniers et stimuler nos Ă©changes avec les pays voisins. Le Cameroun se trouve Ă  la jonction des deux grands ensembles Ă©conomiques d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale. Pourquoi n’ambitionnerait-il pas de devenir cette plaque tournante Ă  laquelle la gĂ©ographie le prĂ©dispose ?
Le dĂ©veloppement de notre capacitĂ© Ă©nergĂ©tique et l’extension de notre rĂ©seau routier ont pour finalitĂ© principale la crĂ©ation des conditions optimales pour l’industrialisation de notre pays. Celle-ci est notre grand dĂ©fi des prochaines dĂ©cennies. En mĂȘme temps, on peut en attendre une confirmation de l’évolution favorable de la situation de l’emploi constatĂ©e ces derniĂšres annĂ©es. A titre d’exemple, jusqu’en octobre 2016, 320 mille nouveaux emplois ont Ă©tĂ© recensĂ©s. Par rapport Ă  l’exercice prĂ©cĂ©dent, ceci reprĂ©sente une augmentation de prĂšs de 20 %.
Cette performance est Ă  saluer, au vu de la morositĂ© ambiante. Toutefois, nous devons faire mieux. Et pour cela, nous avons l’obligation d’assainir la gestion de l’ensemble des Ă©conomies de notre sous-rĂ©gion.
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible

Politique
Hugues Marcel TCHOUA

L’intĂ©gralitĂ© du message du chef de l’Etat Ă  la Nation Ă  l’occasion de la fin d’annĂ©e 2016 et du Nouvel an 2017.

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C’est pour cette raison, que j’ai jugĂ© utile de rĂ©unir rĂ©cemment Ă  YaoundĂ©, l’ensemble des Chefs d’Etat de la CEMAC. Cette rencontre nous a permis de prendre des mesures destinĂ©es Ă  redynamiser la croissance dans notre zone, tout en accĂ©lĂ©rant l’intĂ©gration de nos Ă©conomies et la libre circulation des biens et des personnes.
Le Cameroun fera son devoir Ă  cet effet.
Au service de notre aspiration pour l’émergence Ă  l’horizon 2035, nous travaillons continuellement Ă  l’augmentation de notre production agricole, Ă  la transformation industrielle de nos matiĂšres premiĂšres et Ă  l’expansion de l’économie numĂ©rique.
Le budget de l’Etat pour l’annĂ©e 2017 est un juste reflet de cette volontĂ© d’amplifier la dynamique autour de ces secteurs hautement stratĂ©giques.

Mes chers compatriotes,
Les chantiers sont nombreux, pour assurer le progrÚs social et la prospérité à notre pays. Nos atouts sont connus de tous. Mais nous avons encore de la difficulté à transformer notre potentiel en réalité gagnante.
C’est pour y rĂ©flĂ©chir que j’ai initiĂ© la ConfĂ©rence Economique Internationale « Investir au Cameroun, Terre d’AttractivitĂ©s » au mois de mai 2016.
Bien au-delĂ  des rencontres d’affaires non nĂ©gligeables Ă  l’occasion, cette initiative inĂ©dite, du reste saluĂ©e par nos partenaires au dĂ©veloppement, a permis un partage d’expĂ©riences fort utile au sujet de la marche vers l’émergence Ă©conomique.
Dans ce monde interconnectĂ©, nous avons voulu accueillir, en toute simplicitĂ©, le regard des autres sur notre capacitĂ© Ă  intĂ©grer l’économie globale.
La moisson a Ă©tĂ© abondante, en termes de principes d’actions retenues en vue de l’amĂ©lioration du climat des affaires au Cameroun. Dans un avenir proche, nous en verrons la traduction concrĂšte dans nos institutions.
Je me suis dĂ©jĂ  exprimĂ© sur ce sujet Ă  maintes occasions : diverses manƓuvres de rĂ©sistance ou d’inertie freinent nos avancĂ©es.
Il nous faudra lever ces obstacles pour gĂ©nĂ©rer un environnement des affaires sain et attractif, accĂ©lĂ©rateur du progrĂšs dans notre pays, par un arrimage adĂ©quat aux dynamiques globales. Il est de la responsabilitĂ© de la puissance publique d’y veiller. Je vais m’y employer fermement.
Si je pense que l’Etat doit jouer un rĂŽle de rĂ©gulateur et de facilitateur, voire d’investisseur dans certains domaines prĂ©cis, je pense Ă©galement qu’il appartient au secteur privĂ© d’investir partout oĂč existent des opportunitĂ©s.
Par ces temps oĂč la diversification est une vĂ©ritable bouĂ©e de sauvetage pour les Ă©conomies de la CEMAC, il est bon que nos investisseurs se montrent Ă  leur avantage, par exemple pour capter les opportunitĂ©s qu’offrent l’intĂ©gration rĂ©gionale ou les diffĂ©rents accords de partenariat Ă©conomique auxquels le Cameroun est partie.
Je lance donc un appel en direction de nos crĂ©ateurs de richesses pour qu’ils prennent toute leur part afin de stimuler la croissance de notre Ă©conomie. Il y va de l’intĂ©rĂȘt de tous.
Le peuple camerounais, qui commence Ă  percevoir le bĂ©nĂ©fice des sacrifices qu’il a consentis pendant des annĂ©es, ne veut pas revenir Ă  l’austĂ©ritĂ©. Je suis en accord avec lui.
Ceci nous commande de mettre tous la main à la pñte, dans un parfait engagement patriotique, à l’exemple de nos valeureuses Lionnes Indomptables.
Paul Biya : « Le Cameroun est un et indivisible

Politique
Hugues Marcel TCHOUA

L’intĂ©gralitĂ© du message du chef de l’Etat Ă  la Nation Ă  l’occasion de la fin d’annĂ©e 2016 et du Nouvel an 2017.

...

Elles se sont donnĂ©es Ă  fond depuis de longues annĂ©es, sans rechercher de vaines et prĂ©coces gloires ; elles se sont dĂ©ployĂ©es avec dĂ©termination, talent et bravoure ; elles ont convaincu par la qualitĂ© de leur expression dans le jeu ; elles ont sĂ©duit par leur qualitĂ© morale et l’éthique du jeu qui leur a mĂ©ritĂ© le trophĂ©e du fairplay ; elles ont reflĂ©tĂ© la diversitĂ© camerounaise forte dans la dĂ©fense du drapeau national ; et bien qu’elles n’aient pas remportĂ© le trophĂ©e final lors de la CAN fĂ©minine 2016, elles ont procurĂ© de la joie et de la fiertĂ© Ă  toute une nation.
Ce bel engagement patriotique est un appel Ă  tous, chacun et chacune dans sa situation particuliĂšre, pour servir partout le devenir du Cameroun, avec sens de l’exemplaritĂ©.

Mes chers compatriotes,
Je voudrais, avant de conclure, vous inviter Ă  avoir une pensĂ©e pour nos soldats et nos citoyens civils tombĂ©s pour la dĂ©fense de la patrie tout au long de l’annĂ©e 2016, ainsi que pour les victimes de la catastrophe ferroviaire survenue Ă  Eseka il y a peu.
Le moment est maintenant venu, de formuler pour notre nation le vƓu que l’annĂ©e 2017 porte, en abondance, des fruits de paix et de concorde, de progrĂšs et de prospĂ©ritĂ© Ă©conomique pour tous.
Bonne et heureuse année 2017 !
Vive le Cameroun ! »
Speech: “It Is Not Forbidden To Voice Any Concerns In the Republic”

Politique
His Excellency Paul Biya

The following is the Head of State’s New Year Message to the Nation on December 31, 2016.


« Fellow Cameroonians, My Dear Compatriots,

The year 2016 which is drawing to an end was marked by many events of great significance for our nation.

This year we got off to a good start. Donors, including the International Monetary Fund, hailed the resilience of our economy despite an unfavourable context.

Our defence and security forces beat back Boko Haram and put it on the defensive.

Our country resolutely embarked on a new phase of its grand project to accelerate growth and create jobs and wealth.

As the months rolled by, circumstances put this positive momentum to the test.

Similarly, some social and political unrest occasionally seemed to undermine the very foundations of our togetherness; but, ultimately, we were able to hold our ground.

Therefore, I would like, first and foremost, to solemnly state tonight that, more than ever before, Cameroon is standing on its feet. A country that is ONE and INDIVISIBLE, proud of its cultural diversity and jealous of its freedom. A country that is replete with talented and enterprising people. A country that is endowed with abundant resources. A country that is looking to the future with confidence and determination, resolved to meet the challenges of ensuring social progress and prosperity for all.

As the year 2016 draws to a close, I must recall the unprecedented bereavement our country suffered during the Eseka railway disaster. It was a time of profound grief for the entire nation. Our people demonstrated solidarity during that tragedy.

The probe I have ordered will reveal the truth. I will draw the conclusions thereon, as promised.

My dear compatriots,

I would now like to dwell on the events that have unfolded recently in the North-West and South-West Regions. Physically and emotionally, we are deeply concerned about these events.

Due to the acts of a group of manipulated and exploited extremist rioters, Cameroonians have lost their lives; public and private buildings have been destroyed; the most sacred symbols of our nation have been desecrated; economic activities have been paralyzed momentarily.

You would agree with me that all of this is UNACCEPTABLE.

Our country does enjoy political and trade union freedoms which are guaranteed and governed by our laws and regulations.

Against this backdrop, every citizen can rightfully opine on any aspect of national life, including through duly declared peaceful strike action.

This is a fundamental civil right as desired by the Cameroonian people given that it is enshrined in the Constitution.

This right is inalienable in the model of democracy which I proposed to the Cameroonian people and which, TOGETHER, we have been building daily, patiently and resolutely.

It is unbecoming of some people to use this context of freedom to commit acts of violence and try to undermine our country’s unity.

Under such circumstances, it is the State’s bounden duty to restore order, in the name of the law and in the interest of all. To act otherwise is to jeopardize our democracy and allow anarchy to prevail over the rule of law.

I strongly condemn all acts of violence, regardless of their sources and their perpetrators. We will fully draw conclusions from the various inquiries being conducted on the matter.

Let me make this very clear : it is not forbidden to voice any concerns in the Republic. However, nothing great can be achieved by using verbal excesses, street violence, and defying authority. Lasting solutions to problems can be found only through peaceful dialogue.
Speech: “It Is Not Forbidden To Voice Any Concerns In the Republic”

Politique
His Excellency Paul Biya

The following is the Head of State’s New Year Message to the Nation on December 31, 2016.

...

All the voices that spoke have been heard. They have, in many cases, raised substantive issues that cannot be overlooked. I have enjoined the Government to engage in frank dialogue with the various parties concerned to find appropriate solutions to the issues raised. I urge them to participate, without any bias, in the various discussions.

However, we should never forget that we are walking in the footsteps of our country’s founding fathers, our national heroes, who shed their blood to bequeath to posterity a nation that is united in its diversity.

Cameroon’s unity is therefore a precious legacy with which no one should take liberties. Any claim, no matter how relevant, loses its legitimacy once it jeopardizes, even slightly, the building of national unity.

All Cameroonians, without exception, have embarked on building a united, inclusive and bilingual nation. This is a unique experience in Africa. Like any human endeavour, our experience is not perfect. There are aspects that can be improved. We should therefore listen to each other. We should remain open to constructive ideas, to the exclusion, however, of those that would affect the form of our State.

Besides the bodies that I instructed the Government to set up and which are already at work, we are ready to go an extra mile. We are willing to move in the footsteps and spirit of the architects of Reunification, and put in place a national entity which will be tasked with proposing solutions aimed at maintaining peace, consolidating our country’s unity and strengthening our resolve, and our day-to-day experiences of LIVING TOGETHER. And this should be done in strict compliance with our Constitution and our Institutions.

Do I need to repeat this? CAMEROON IS ONE AND INDIVISIBLE ! It shall so remain 


Its wealth and strength are derived from the diversity of its people, its cultures and its languages. Such is the pluralism that has earned our country the esteem, respect and admiration it enjoys.

Cameroon is a democratic country, a State governed by the rule of law. Its problems should be resolved within the ambit of the law and through dialogue.

Our compatriots want to live in peace and harmony. They should not be disturbed!

That is also why our country is engaged in the war against Boko Haram.

In this regard, I can safely say that in 2016, this terrorist group was driven to the wall. There seems to be hope that this shady terrorist group may not recover from the setbacks it has suffered. However, there is a need to remain vigilant; the possibility of isolated suicide attacks, like that of 25 December last, cannot be ruled out.

Credit for this positive development goes to our national defence and security forces, the Joint Multinational Task Force and cooperation with the Nigerian authorities. We should also commend the support given us by our international partners to whom I extend my thanks.

Also, I should mention the key role of vigilante committees which, thanks to their courage and devotedness, were, on many occasions, able to foil planned attacks. I must once again commend the Cameroonian people for their steadfast patriotism during these difficult times.

Yes, ordeals help forge national unity.

We must now ramp up internal security, reconstruct, organize the return of displaced persons, and revive the local economy. In short, bring back life and tranquillity to the affected areas. To that end, the State will do its utmost, while counting on the dynamism of the people and support from development partners.

Despite the burden of security spending, the Government has not relented in its effort to promote our economic growth.
Speech: “It Is Not Forbidden To Voice Any Concerns In the Republic”

Politique
His Excellency Paul Biya

The following is the Head of State’s New Year Message to the Nation on December 31, 2016.

...

Many of our major first-generation projects such as the Kribi Port, the Lom Pangar Dam and the Memve’ele and Mekin power plants are virtually operational or about to be commissioned.

To bridge the energy gap and end load shedding, other major projects such as the Bini Ă  Warak, Menchum, Song Dong and Nachtigal power plants will supplement this programme. Our power transmission and management problems will be resolved with the establishment of the National Electricity Transmission Corporation.

The development of our road network is also progressing. An extensive road construction or rehabilitation programme is ongoing nationwide. I will mention only the most notable of them, such as the Yaounde-Douala and Nsimalen-Yaounde motorways where work is going on normally, but also the east or west entryways to Douala and the second bridge over the Wouri.

In the longer term, there are plans to create an inter-regional road and rail network to ease access to our mineral deposits and stimulate trade with neighbouring countries. Cameroon lies at the crossroads of two major economic blocks, namely West and Central Africa. Why therefore should it not seek to become the hub it is geographically predisposed to be?

The main objective of boosting our energy capacity and extending our road network is to create the best conditions for our country’s industrialization. This is our major challenge for the coming decades. It will also confirm the positive employment trends observed in recent years. For instance, as at October 2016, 320 000 new jobs were recorded, representing an increase of nearly 20% compared with the previous financial year.

Given the overall gloomy economic situation, this performance is commendable. However, we should do better. To that end, we must improve the management of all the economies of our sub-region.

That is why I deemed it necessary to convene a meeting of all CEMAC Heads of State in Yaounde recently. This meeting enabled us to take measures to revive growth in our zone, while accelerating the integration of our economies and the free movement of goods and people. Cameroon will fulfil its duty to that end.

In keeping with our ambition of achieving emergence by 2035, we are relentlessly working to increase our agricultural production, ensure the industrial processing of our raw materials and expand the digital economy.

The 2017 State budget truly reflects this resolve to increase momentum on these highly strategic sectors.



My dear compatriots,

There are many ongoing projects designed to promote social progress and prosperity in our country. Our assets are known to all. However, we are still having difficulty unlocking our potential.

It was in a bid to reflect on such difficulty that in May 2016, I initiated the International Economic Conference on the theme “Investing in Cameroon: Land of Opportunities”.

Besides important business meetings held during the conference, this unique initiative which was hailed by our development partners, enabled us to share extremely valuable experiences on the path to economic emergence.

In this interconnected world, we sought, in all simplicity, to get others’ views on our capacity to access the global economy.

The harvest has been bountiful in terms of the principles of the actions adopted to improve the business climate in Cameroon. This will be reflected in our institutions in the near future.

I have already expressed my view on this issue on many occasions : our progress is constrained by various forms of resistance or inertia.
Speech: “It Is Not Forbidden To Voice Any Concerns In the Republic”

Politique
His Excellency Paul Biya

The following is the Head of State’s New Year Message to the Nation on December 31, 2016.

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We should remove such obstacles and create a sound and attractive business environment that accelerates progress in our country by aligning with the appropriate global dynamics. Responsibility here lies with the government. I will see to it resolutely.

Though I believe that the State should play the role of regulator and facilitator, and even investor in some specific domains, I also believe that the private sector should invest wherever there are opportunities.

At a time when diversification is a veritable lifeline for CEMAC economies, our investors should, for instance, take advantage of the opportunities offered by regional integration or various economic partnership agreements to which Cameroon is a signatory.

I am therefore appealing to the creators of our wealth to fully play their role in stimulating our economic growth in everyone’s interest.

The Cameroonian people who are beginning to reap the benefits of the sacrifices made over the years do not wish to return to austerity. I see with them.

This requires us all to put our hands on deck in perfect patriotic fervour, like our heroic Indomitable Lionesses.

For many years they gave their all without seeking vain and early glories; they demonstrated hard work, resolve, talent, and bravery; they won hearts through the quality of their performance in the game; they appealed through their moral quality and the ethics of the game which earned them the fair play trophy; they reflected Cameroon’s great diversity as they defended the national colours; and though they did not win the coveted trophy of the 2016 women AFCON, they brought joy and pride to an entire nation.

Such an excellent demonstration of patriotic fervour is an appeal to everyone, each in his or her specific sphere, to defend Cameroon’s future everywhere, in an exemplary manner.



My dear compatriots,

Before concluding, I would like to invite you to spare a thought for our soldiers and civilians who fell while defending our fatherland in 2016, as well as for the victims of the recent Eseka railway disaster.

I would now like to express the wish, for our nation, that the year 2017 would abound with the fruits of peace and harmony, progress and economic prosperity for everyone.

Happy and Prosperous New Year 2017!

Long live Cameroon! »
L ‘unitĂ© n’est pas nĂ©gociable

Editorial
Marie-Claire NNANA

Jamais message prĂ©sidentiel n’aura autant nourri les impatiences. Il faut dire que depuis les incertitudes nĂ©es des deux cadres de concertation créés entre les avocats et enseignants grĂ©vistes anglophones et le gouvernement, cette prise de parole du premier Camerounais Ă©tait publiquement souhaitĂ©e, en particulier dans le camp mĂȘme des grĂ©vistes. Comme si les mots du chef de l’Etat contribuaient Ă  renouer les fils de ce dialogue difficile. Cela fut-il le cas ? Il est trop tĂŽt pour l’affirmer. On ne peut raisonnablement en juger qu’au constat d’un assouplissement Ă  venir des positions jusqu’ici tranchĂ©es. On ne saurait oublier non plus ceux des Camerounais qui s’interrogeaient sur la situation Ă©conomique. Il n’y aura pas de dĂ©valuation du franc CFA, soit. Mais quelle forme revĂȘtiront les ajustements que les Etats de la CEMAC se sont engagĂ©s Ă  opĂ©rer, aprĂšs le constat d’une croissance en berne ? La parole prĂ©sidentielle, dans ce contexte d’attentes multiformes, a cherchĂ© Ă  toucher les cibles et Ă  combler leurs attentes. Tour Ă  tour en rassurant, en mettant en garde, en exhortant ou en apaisant. D’une certaine maniĂšre, chacun en a eu pour son compte.
Au camp des inquiets et des angoissĂ©s qui craignent pour leur pouvoir d’achat ou pour l’avenir, Paul Biya s’est adressĂ© avec une tranquille assurance, en s’appuyant sur son bilan. Oui, le pays est debout et va de l’avant, le gouvernail du bateau Cameroun est tenu d’une main ferme. Les rĂ©sultats Ă©conomiques et financiers en tĂ©moignent. Le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique est en train de se rĂ©sorber progressivement, suite au programme de construction de barrages. La densification des infrastructures de transport, notamment les routes et les ponts, avance. Et surtout, la crĂ©ation d’emplois, condition sine qua non d’une croissance Ă©conomique inclusive, est au rendez-vous. Dans le mĂȘme registre, le prĂ©sident de la RĂ©publique s’est fĂ©licitĂ© des avancĂ©es de la lutte contre le terrorisme, qui affaiblissent lentement et sĂ»rement Boko Haram tout en balisant la voie pour la reconstruction Ă©conomique de l’ExtrĂȘme-Nord, et l’afflux de nouveaux investisseurs au plan national.
Aux intrĂ©pides qui bravent l’autoritĂ© de l’Etat sous le prĂ©texte de manifestations, le chef de l’Etat a parlĂ© avec gravitĂ© et fermetĂ©. Toutes les consĂ©quences seront tirĂ©es au terme des enquĂȘtes en cours, et les personnes reconnues coupables subiront les consĂ©quences de leurs actes. Sa position sur ces violences est sans Ă©quivoque : la loi et l’ordre ont primautĂ© en dĂ©mocratie. La violence de rue, le dĂ©fi Ă  l’autoritĂ© relĂšvent eux, de l’anarchie dans laquelle nous ne tomberons pas.
Le discours prĂ©sidentiel du 31 dĂ©cembre Ă©tait aussi l’occasion idĂ©ale pour adresser des messages de sagesse et de pondĂ©ration Ă  tous les Camerounais, Ă  la maniĂšre du pĂ©dagogue et du bon pĂšre de famille. Il y a d’abord en filigrane un appel Ă  la patience. L’expĂ©rience inĂ©dite et unique en Afrique de lier en une gerbe unique les destins des deux Cameroun, anglophone et francophone, est dĂ©licate Ă  conduire. Le pouvoir de YaoundĂ© la mĂšne du mieux qu’il peut, avec la conviction que l’on peut toujours faire mieux. Mais cette expĂ©rience a le mĂ©rite d’exister. Et d’avancer. Car qui se souvient encore de la SĂ©nĂ©gambie ? Cette tentative de fusionner le SĂ©nĂ©gal et la Gambie, gĂ©ographiquement proches et culturellement Ă©loignĂ©s, a tournĂ© court. Le mĂ©rite des Camerounais n’en est que plus grand. Et les soubresauts sporadiques qui ponctuent notre cheminement ne sont ni un avis de tempĂȘte ni un coup d’arrĂȘt. Ces Ă©tats d’ñme, ces malaises, ces pĂ©ripĂ©ties peuvent et doivent s’exprimer. Ils constituent, dans la vision prĂ©sidentielle, des Ă©preuves oĂč se forge l’unitĂ© nationale.
L ‘unitĂ© n’est pas nĂ©gociable

Editorial
Marie-Claire NNANA

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Dans cette perspective, le seul moteur de progrĂšs demeurera notre ferme volontĂ© collective de construire l’unitĂ© et la prospĂ©ritĂ©. Comme on le sait, la disette et le rĂ©trĂ©cissement du gĂąteau national amplifient les revendications sociales. Le chef de l’Etat invite donc le secteur privĂ© national Ă  prendre sa part, toute sa part, dans cette Ɠuvre de construction nationale, en investissant dans tous les secteurs porteurs, aux cĂŽtĂ©s de l’Etat et des investisseurs Ă©trangers. Cela suppose la poursuite du dialogue entre le gouvernement et ledit secteur, dans le but de crĂ©er un environnement des affaires de plus en plus favorable et une fiscalitĂ© incitative.
Pleinement en confiance sur sa dĂ©termination et sur les moyens Ă  mobiliser pour bĂątir une Ă©conomie Ă©mergente, le prĂ©sident de la RĂ©publique annonce des grands projets d’infrastructure intĂ©grateurs Ă  long terme, qui traduiront dans les faits la place centrale du Cameroun comme pays-carrefour au cƓur du continent.
Le fil d’Ariane de ce message reste nĂ©anmoins la constance et la fidĂ©litĂ©. D’une annĂ©e Ă  l’autre, les Camerounais retrouvent un dirigeant habitĂ© par le devoir d’Etat et la responsabilitĂ© de sa charge. « Je m’y engage ». « J’y veillerai personnellement ». « Je n’y faillirai point ». L’omniprĂ©sence de ces idiomes dans ses discours montre bien qu’il ne s’agit pas de simples formules mais de l’expression du cƓur, de la sincĂ©ritĂ© la plus naturelle ; d’intime conviction. C’est dans ce sens qu’il rappelle Ă  ceux qui agitent le spectre du fĂ©dĂ©ralisme, ou pire de la sĂ©cession, sa propre responsabilitĂ© d’homme d’Etat, devant l’Histoire. Comment pourrait-il dĂ©cider en dehors de la Constitution dont il est le haut garant ? Comment pourrait-il se permettre de travestir l’hĂ©ritage des pĂšres-fondateurs de la Nation qui ont versĂ© leur sang, pour que le Cameroun soit uni, sans faillir et sans trahir ? Non, l’unitĂ© n’est pas nĂ©gociable. Dans un geste destinĂ© Ă  marquer un peu plus son ouverture au dialogue, le chef de l’Etat envisage alors ce qui est sans nul doute la grande annonce de ce discours : la perspective d’une Commission nationale dont la mission sera de proposer des solutions pour renforcer le vivre-ensemble.
A la vĂ©ritĂ©, c’est une maniĂšre d’inviter ses compatriotes Ă  rĂ©flĂ©chir et Ă  agir ensemble pour prĂ©server l’hĂ©ritage prĂ©cieux d’un pays uni, bilingue et pluriel. Dans cette commission qui sera sans aucun doute reprĂ©sentative de notre diversitĂ©, des propositions pertinentes seront formulĂ©es pour satisfaire les revendications des uns d’une part, et prĂ©server notre unitĂ© d’autre part.
Peut-ĂȘtre l’occasion d’un nouveau dĂ©part qui nous laisse plus unis et plus forts. AprĂšs l’orage.
L’unitĂ© nationale, c’est sacrĂ©

Politique
BADJANG ba NKEN

Tous les observateurs avertis savaient que dans son message de Nouvel an Ă  la Nation, le chef de l’Etat Ă©tait trĂšs attendu sur les turbulences socio-politiques que traversent les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis quelque temps, affectant sensiblement l’activitĂ© dans ces parties du pays. Le prĂ©sident Paul Biya ne s’est pas dĂ©robĂ© aux obligations de sa charge. Il ne pouvait d’ailleurs en ĂȘtre autrement. Elu de la nation tout entiĂšre, attentif aux prĂ©occupations de ses concitoyens, il lui incombe de veiller au respect de la loi fondamentale et Ă  la bonne marche des institutions. Aussi, a-t-il tenu Ă  rĂ©affirmer solennellement le caractĂšre sacrĂ© de ce qui reprĂ©sente, depuis son accession Ă  la magistrature suprĂȘme, un axe majeur, Ă  la fois de son projet de sociĂ©tĂ© et de son programme politique : l’unitĂ© et l’intĂ©gration nationales.
Avec une fermetĂ© rĂ©solue, le chef de l’Etat a donc rappelĂ© sans concession que « Le Cameroun est un et indivisible ». Et qu’il le demeurera. Une position constante qui se situe en droite ligne de chacune des professions de foi du promoteur du Renouveau lorsqu’il s’est agi pour lui de solliciter les suffrages des Ă©lecteurs. On peut donc dire que Paul Biya est restĂ© Ă©gal Ă  lui-mĂȘme sur cette question vitale. « Droit dans ses bottes ». Tout en affirmant son ouverture face « aux idĂ©es amĂ©lioratives » dans l’optique de parfaire certains aspects de notre entreprise commune d’édification d’une nation unie, riche de sa diversitĂ©. Toutefois, prĂ©vient-il, Ă  condition que propositions et revendications ne touchent pas Ă  la forme de l’Etat.
Car, les premiers remous courant octobre dernier dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest revĂȘtaient un caractĂšre corporatiste. Des questions dont certaines ne manquaient pas de pertinence appelaient simplement des rĂ©ponses techniques. La suite des Ă©vĂšnements allait dĂ©voiler, hĂ©las, que l’arbre de l’amĂ©lioration des conditions de travail des enseignants et des avocats anglophones cachait la forĂȘt des surenchĂšres politiciennes exacerbĂ©es par des manipulateurs tapis dans l’ombre. D’oĂč les dĂ©rapages ponctuĂ©s de violence qui ont dĂ©bouchĂ© sur la destruction d’édifices publics, et sur des atteintes Ă  l’intĂ©gritĂ© physique de paisibles citoyens. Evidemment, le comble a Ă©tĂ© la profanation du drapeau national, l’un des symboles forts de la RĂ©publique.
Au nom de quoi un groupe de citoyens sans mandat, sans lĂ©gitimitĂ©, s’arrogerait-il le droit, sous le couvert des libertĂ©s politiques et syndicales, de brĂ»ler le drapeau national ? Ou de dĂ©nier Ă  d’autres Camerounais le droit de se rĂ©unir, de vaquer Ă  leurs occupations ? Ce sont lĂ  des attitudes de dĂ©linquance se nourrissant d’une intolĂ©rance inacceptable dans le cadre d’un pays dĂ©mocratique, d’un Etat de droit. Qui paiera les frais de ces meurtrissures infligĂ©es Ă  la nation et qui ont mis Ă  mal notre vivre-ensemble, notre concorde ?
En tout cas, le message du prĂ©sident de la RĂ©publique est clair : « seul le dialogue serein permet de trouver et d’apporter des solutions durables aux problĂšmes ». Pas d’équivoque donc. Notre beau pays, le Cameroun, est nĂ© et s’est construit au prix des sacrifices et du sang de ses fondateurs. Ce serait faire insulte Ă  leur mĂ©moire que de brader le prĂ©cieux hĂ©ritage qu’ils nous ont lĂ©guĂ© : une nation unie, fiĂšre de sa diversitĂ© linguistique et culturelle. Ces acquis doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©s, consolidĂ©s avec obstination. Ce devoir sacrĂ© appelle l’engagement de tous au quotidien.
L’unitĂ© nationale, c’est sacrĂ©

Politique
BADJANG ba NKEN

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Parlant de la structuration de la nation camerounaise dans son discours du 20 fĂ©vrier 2014 Ă  Buea, Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration du Cinquantenaire de la RĂ©unification, le prĂ©sident Paul Biya avait alors dĂ©clarĂ© : « Notre unitĂ© nationale a Ă©tĂ© Ă  la base de cette exceptionnelle rĂ©ussite. Elle est l’ossature autour de laquelle s’articulent les organes de notre sociĂ©tĂ©. Elle se confond avec l’existence mĂȘme de notre peuple. J’en appelle donc Ă  tous nos concitoyens, tout particuliĂšrement Ă  nos jeunes, Ă  veiller jalousement sur elle, pour que jamais elle ne s’altĂšre ». A mĂ©diter.