Accident ferroviaire d'Eseka: Plus jamais !
Yves ATANGA
Les mesures prises par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă la lumiĂšre de lâenquĂȘte sur lâaccident du 21 octobre 2016 annoncent une profonde refondation du secteur du transport ferroviaire.
Il nây aura pas de deuxiĂšme Eseka. VoilĂ un peu, comment on peut rĂ©sumer le ton de la sortie du chef de lâEtat rendue publique mardi dernier Ă travers un communiquĂ© du ministre SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Les conclusions suffisamment graves de lâenquĂȘte rĂ©alisĂ©e par la Commission dirigĂ©e par le Premier ministre, Philemon Yang, rĂ©vĂšlent une forte dose dâerreur humaine dans les causes du drame qui a arrachĂ© Ă la vie, pas moins de 80 passagers et blessĂ© plus dâun demi-millier dâautres, du train Intercity 152 Ă destination de Douala. « DĂ©passement de vitesse, surcharge du convoi et rallonge inappropriĂ©e de la rame, utilisations de voitures de voyageurs dont plusieurs prĂ©sentaient des organes de freinage dĂ©faillants, absence de vĂ©rification sĂ©rieuse de la continuitĂ© du freinage de la rame avant son dĂ©part ; et surtout refus de prise en considĂ©ration par la hiĂ©rarchie de Camrail, des rĂ©serves Ă©mises par le conducteur du train du fait des anomalies et dĂ©faillances prĂ©citĂ©es »âŠTout simplement sans commentaire.
Câest clair, le drame aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ© si les diffĂ©rents acteurs nâavaient pas autant minimisĂ© le risque. Dâaccord, la dĂ©cision de rallonger la rame a Ă©tĂ© dictĂ©e par le souci de rĂ©pondre Ă une demande dĂ©cuplĂ©e par la rupture de la circulation du lâaxe routier YaoundĂ©-Douala, aprĂšs lâeffondrement dâun pont Ă Matomb. Sur le principe du bĂ©nĂ©fice du doute, on suppose quâelle a Ă©tĂ© prise de bonne foi. Cela justifiait-il que les vĂ©rifications sĂ©curitaires Ă©lĂ©mentaires soient relĂ©guĂ©es au second plan ? Non ! La preuve, câest que ces centaines de passagers pressĂ©s et pressants quâon croyait pourtant servir, ont Ă©tĂ© conduits droit Ă la morgue, ou Ă lâhĂŽpital, et Ă la vitesse « grand V ». Certains sâen tirant avec des mutilations irrĂ©versibles.
Comme le relĂšvent fort opportunĂ©ment les prescriptions du prĂ©sident de la RĂ©publique, les ingrĂ©dients Ă©taient malheureusement rĂ©unis pour que survienne une catastrophe de ce genre. Ainsi, la non-application intĂ©grale de la convention de concession signĂ©e entre lâEtat du Cameroun et la sociĂ©tĂ© Camrail pour lâexploitation du chemin de fer au Cameroun porte en elle, les germes du drame dâEseka. La sociĂ©tĂ© de patrimoine pourtant prĂ©vue nâa pas vu le jour. RĂ©sultat, lâopĂ©rateur a pratiquement fait la loi seul, en privilĂ©giant visiblement ses propres intĂ©rĂȘts Ă©conomiques. RĂ©sultat : des prĂ©occupations sociales purement et simplement nĂ©gligĂ©es. Camrail a clairement mis lâaccent sur le transport des marchandises qui lui rapporte lâessentiel de ses bĂ©nĂ©fices. En proportion, trĂšs peu a donc Ă©tĂ© investi dans le transport des personnes, qui est pourtant Ă lâĂ©chelle mondiale lâun des plus sĂ»rs et les plus demandĂ©s. Avec un seul train pour le grand Nord par jour, un ou deux sur la ligne YaoundĂ©- Douala, il Ă©tait normal que Camrail soit submergĂ© le 21 octobre. La gestion catastrophique de cette situation a eu des consĂ©quences lourdes. Les mesures du prĂ©sident de la RĂ©publique annoncent donc une plus grande prĂ©sence de lâEtat dans le capital de Camrail. Des discussions vont sâouvrir dans ce sens. Objectif : dĂ©velopper de maniĂšre consĂ©quente le transport voyageur par rail. En tout cas, ce nâest pas la demande qui fait dĂ©faut. Que ce soit en mode transport urbain ou interurbain, des possibilitĂ©s dâexploitation de lâexistant et dâextension peuvent ĂȘtre explorĂ©es et sâavĂ©rer plus rentables quâon ne lâimagine. Le Cameroun qui accueille la prochaine Coupe dâAfrique des Nations ne peut pas se payer le luxe de nĂ©gliger un segment au potentiel aussi fort.
Yves ATANGA
Les mesures prises par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă la lumiĂšre de lâenquĂȘte sur lâaccident du 21 octobre 2016 annoncent une profonde refondation du secteur du transport ferroviaire.
Il nây aura pas de deuxiĂšme Eseka. VoilĂ un peu, comment on peut rĂ©sumer le ton de la sortie du chef de lâEtat rendue publique mardi dernier Ă travers un communiquĂ© du ministre SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. Les conclusions suffisamment graves de lâenquĂȘte rĂ©alisĂ©e par la Commission dirigĂ©e par le Premier ministre, Philemon Yang, rĂ©vĂšlent une forte dose dâerreur humaine dans les causes du drame qui a arrachĂ© Ă la vie, pas moins de 80 passagers et blessĂ© plus dâun demi-millier dâautres, du train Intercity 152 Ă destination de Douala. « DĂ©passement de vitesse, surcharge du convoi et rallonge inappropriĂ©e de la rame, utilisations de voitures de voyageurs dont plusieurs prĂ©sentaient des organes de freinage dĂ©faillants, absence de vĂ©rification sĂ©rieuse de la continuitĂ© du freinage de la rame avant son dĂ©part ; et surtout refus de prise en considĂ©ration par la hiĂ©rarchie de Camrail, des rĂ©serves Ă©mises par le conducteur du train du fait des anomalies et dĂ©faillances prĂ©citĂ©es »âŠTout simplement sans commentaire.
Câest clair, le drame aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ© si les diffĂ©rents acteurs nâavaient pas autant minimisĂ© le risque. Dâaccord, la dĂ©cision de rallonger la rame a Ă©tĂ© dictĂ©e par le souci de rĂ©pondre Ă une demande dĂ©cuplĂ©e par la rupture de la circulation du lâaxe routier YaoundĂ©-Douala, aprĂšs lâeffondrement dâun pont Ă Matomb. Sur le principe du bĂ©nĂ©fice du doute, on suppose quâelle a Ă©tĂ© prise de bonne foi. Cela justifiait-il que les vĂ©rifications sĂ©curitaires Ă©lĂ©mentaires soient relĂ©guĂ©es au second plan ? Non ! La preuve, câest que ces centaines de passagers pressĂ©s et pressants quâon croyait pourtant servir, ont Ă©tĂ© conduits droit Ă la morgue, ou Ă lâhĂŽpital, et Ă la vitesse « grand V ». Certains sâen tirant avec des mutilations irrĂ©versibles.
Comme le relĂšvent fort opportunĂ©ment les prescriptions du prĂ©sident de la RĂ©publique, les ingrĂ©dients Ă©taient malheureusement rĂ©unis pour que survienne une catastrophe de ce genre. Ainsi, la non-application intĂ©grale de la convention de concession signĂ©e entre lâEtat du Cameroun et la sociĂ©tĂ© Camrail pour lâexploitation du chemin de fer au Cameroun porte en elle, les germes du drame dâEseka. La sociĂ©tĂ© de patrimoine pourtant prĂ©vue nâa pas vu le jour. RĂ©sultat, lâopĂ©rateur a pratiquement fait la loi seul, en privilĂ©giant visiblement ses propres intĂ©rĂȘts Ă©conomiques. RĂ©sultat : des prĂ©occupations sociales purement et simplement nĂ©gligĂ©es. Camrail a clairement mis lâaccent sur le transport des marchandises qui lui rapporte lâessentiel de ses bĂ©nĂ©fices. En proportion, trĂšs peu a donc Ă©tĂ© investi dans le transport des personnes, qui est pourtant Ă lâĂ©chelle mondiale lâun des plus sĂ»rs et les plus demandĂ©s. Avec un seul train pour le grand Nord par jour, un ou deux sur la ligne YaoundĂ©- Douala, il Ă©tait normal que Camrail soit submergĂ© le 21 octobre. La gestion catastrophique de cette situation a eu des consĂ©quences lourdes. Les mesures du prĂ©sident de la RĂ©publique annoncent donc une plus grande prĂ©sence de lâEtat dans le capital de Camrail. Des discussions vont sâouvrir dans ce sens. Objectif : dĂ©velopper de maniĂšre consĂ©quente le transport voyageur par rail. En tout cas, ce nâest pas la demande qui fait dĂ©faut. Que ce soit en mode transport urbain ou interurbain, des possibilitĂ©s dâexploitation de lâexistant et dâextension peuvent ĂȘtre explorĂ©es et sâavĂ©rer plus rentables quâon ne lâimagine. Le Cameroun qui accueille la prochaine Coupe dâAfrique des Nations ne peut pas se payer le luxe de nĂ©gliger un segment au potentiel aussi fort.
Accident ferroviaire d'Eseka: Plus jamais !
Yves ATANGA
...
Mardi dernier, Paul Biya a eu des gestes de rĂ©confort pour les victimes et leurs familles, qui accueillent Ă©videmment avec soulagement ces attentions et ce soutien de la Nation. Mais aussi le dĂ©blocage supplĂ©mentaire dâune somme dâun milliard de F, ou encore la construction dâune stĂšle pour faire vivre le souvenir de ces vies perdues. Cependant, les prescriptions du chef de lâEtat sont surtout tournĂ©es vers lâavenir. La mise en place de conditions de transport ferroviaire plus sĂ»res et plus confortables est bel et bien la grosse prĂ©occupation. Car ce serait vraiment dommage que lâaccident du 21 octobre 2016 se reproduise.
Yves ATANGA
...
Mardi dernier, Paul Biya a eu des gestes de rĂ©confort pour les victimes et leurs familles, qui accueillent Ă©videmment avec soulagement ces attentions et ce soutien de la Nation. Mais aussi le dĂ©blocage supplĂ©mentaire dâune somme dâun milliard de F, ou encore la construction dâune stĂšle pour faire vivre le souvenir de ces vies perdues. Cependant, les prescriptions du chef de lâEtat sont surtout tournĂ©es vers lâavenir. La mise en place de conditions de transport ferroviaire plus sĂ»res et plus confortables est bel et bien la grosse prĂ©occupation. Car ce serait vraiment dommage que lâaccident du 21 octobre 2016 se reproduise.
Académie nationale de football: les responsables sont connus
Josiane R. MATIA
Le chef de lâEtat a choisi Issa Hayatou et Enow Ngachu pour lancer la structure dĂ©diĂ©e Ă la promotion de la discipline.
Issa Hayatou comme prĂ©sident du Conseil dâadministration et le duo Enow Ngachu-Eloi Mindjeme respectivement directeur gĂ©nĂ©ral et directeur gĂ©nĂ©ral adjoint. Depuis le 24 mai 2017, la premiĂšre Ă©quipe managĂ©riale de lâAcadĂ©mie nationale de football (ANAFOOT) est connue. Et ce, Ă la faveur dâun dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, nommant les responsables chargĂ©s de donner corps Ă cette institution. Il faut dire que le chef de lâEtat, dont lâengagement Ă faire rayonner le football camerounais ne souffre dâaucun dĂ©bat, a privilĂ©giĂ© lâexpĂ©rience pour ce faire. Issa Hayatou, quâon ne prĂ©sente plus, est celui qui a mis la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football sur la voie de la modernitĂ©, en faisant dâelle une des plus puissantes au monde en une trentaine dâannĂ©es Ă sa tĂȘte. Une position occupĂ©e de 1988 Ă 2017. A 71 ans, Issa Hayatou, qui vient par ailleurs dâĂȘtre nommĂ© viceprĂ©sident dâhonneur de la FIFA, bĂ©nĂ©ficie dâun mandat de trois ans renouvelable une fois.
A ses cĂŽtĂ©s, Carl Enow Ngachu, un homme de terrain, va sâessayer au management au poste de directeur gĂ©nĂ©ral. Le technicien Ă©tait jusquâalors sĂ©lectionneur national des Lionnes indomptables avec qui il reste sur un titre de vicechampionnes dâAfrique. ParallĂšlement, en mars dernier, Enow Ngachu avait pris en mains Colombe du Dja et Lobo, club de Ligue 1. Dâailleurs, câest durant une rencontre de la 15e journĂ©e au stade annexe de YaoundĂ© que le nouveau promu a appris la nouvelle, saluĂ©e par un stade fier de lui. Il sera secondĂ© dans sa tĂąche par Jules Eloi Mindjeme, professeur dâEPS de formation, qui officiait jusquâĂ sa nomination comme directeur du dĂ©veloppement du sport de haut-niveau depuis un an au MINSEP. Créée en septembre 2014, lâANAFOOT doit notamment veiller Ă lâinitiation et lâencadrement des jeunes Ă la pratique du football de haut niveau, la formation initiale et continue des formateurs Ă lâenseignement thĂ©orique et Ă la pratique du football, le dĂ©veloppement de lâexpertise nationale dans les mĂ©tiers liĂ©s au football, la collecte, la conservation et la diffusion de la documentation relative au football, ainsi que la recherche fondamentale et appliquĂ©e aux mĂ©tiers liĂ©s au football. En avril 2016, une nouvelle Ă©tape avait Ă©tĂ© franchie avec un dĂ©cret prĂ©sidentiel portant organisation et fonctionnement de lâANAFOOT, un Ă©tablissement public administratif d'enseignement, spĂ©cialisĂ© dans le football et dotĂ© dâune personnalitĂ© juridique et de lâautonomie financiĂšre. En aoĂ»t de la mĂȘme annĂ©e, ce sont les membres du Conseil dâadministration, une dizaine, qui Ă©taient nommĂ©s. Câest dire que la mise en route effective de lâinstitution est dĂ©finitivement lancĂ©e.
Josiane R. MATIA
Le chef de lâEtat a choisi Issa Hayatou et Enow Ngachu pour lancer la structure dĂ©diĂ©e Ă la promotion de la discipline.
Issa Hayatou comme prĂ©sident du Conseil dâadministration et le duo Enow Ngachu-Eloi Mindjeme respectivement directeur gĂ©nĂ©ral et directeur gĂ©nĂ©ral adjoint. Depuis le 24 mai 2017, la premiĂšre Ă©quipe managĂ©riale de lâAcadĂ©mie nationale de football (ANAFOOT) est connue. Et ce, Ă la faveur dâun dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, nommant les responsables chargĂ©s de donner corps Ă cette institution. Il faut dire que le chef de lâEtat, dont lâengagement Ă faire rayonner le football camerounais ne souffre dâaucun dĂ©bat, a privilĂ©giĂ© lâexpĂ©rience pour ce faire. Issa Hayatou, quâon ne prĂ©sente plus, est celui qui a mis la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football sur la voie de la modernitĂ©, en faisant dâelle une des plus puissantes au monde en une trentaine dâannĂ©es Ă sa tĂȘte. Une position occupĂ©e de 1988 Ă 2017. A 71 ans, Issa Hayatou, qui vient par ailleurs dâĂȘtre nommĂ© viceprĂ©sident dâhonneur de la FIFA, bĂ©nĂ©ficie dâun mandat de trois ans renouvelable une fois.
A ses cĂŽtĂ©s, Carl Enow Ngachu, un homme de terrain, va sâessayer au management au poste de directeur gĂ©nĂ©ral. Le technicien Ă©tait jusquâalors sĂ©lectionneur national des Lionnes indomptables avec qui il reste sur un titre de vicechampionnes dâAfrique. ParallĂšlement, en mars dernier, Enow Ngachu avait pris en mains Colombe du Dja et Lobo, club de Ligue 1. Dâailleurs, câest durant une rencontre de la 15e journĂ©e au stade annexe de YaoundĂ© que le nouveau promu a appris la nouvelle, saluĂ©e par un stade fier de lui. Il sera secondĂ© dans sa tĂąche par Jules Eloi Mindjeme, professeur dâEPS de formation, qui officiait jusquâĂ sa nomination comme directeur du dĂ©veloppement du sport de haut-niveau depuis un an au MINSEP. Créée en septembre 2014, lâANAFOOT doit notamment veiller Ă lâinitiation et lâencadrement des jeunes Ă la pratique du football de haut niveau, la formation initiale et continue des formateurs Ă lâenseignement thĂ©orique et Ă la pratique du football, le dĂ©veloppement de lâexpertise nationale dans les mĂ©tiers liĂ©s au football, la collecte, la conservation et la diffusion de la documentation relative au football, ainsi que la recherche fondamentale et appliquĂ©e aux mĂ©tiers liĂ©s au football. En avril 2016, une nouvelle Ă©tape avait Ă©tĂ© franchie avec un dĂ©cret prĂ©sidentiel portant organisation et fonctionnement de lâANAFOOT, un Ă©tablissement public administratif d'enseignement, spĂ©cialisĂ© dans le football et dotĂ© dâune personnalitĂ© juridique et de lâautonomie financiĂšre. En aoĂ»t de la mĂȘme annĂ©e, ce sont les membres du Conseil dâadministration, une dizaine, qui Ă©taient nommĂ©s. Câest dire que la mise en route effective de lâinstitution est dĂ©finitivement lancĂ©e.
FĂȘte de lâAscension: Exhortations Ă la paix
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Mgr Jean Mbarga a invitĂ© les fidĂšles Ă ĂȘtre des modĂšles du vivreensemble, hier en la cathĂ©drale Notre-Damedes- Victoires de YaoundĂ©.
Faste et solennitĂ© Ă©taient au rendez-vous hier, Ă lâoccasion de la cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte de lâAscension en la cathĂ©drale Notre-Dame-des-Victoires de YaoundĂ©. Au cours de cette cĂ©lĂ©bration eucharistique qui intervient 40 jours aprĂšs la fĂȘte de PĂąques, le cĂ©lĂ©brant principal, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, Mgr Jean Mbarga sâest inspirĂ© des textes liturgiques du jour pour attirer lâattention des fidĂšles sur la signification de la montĂ©e du fils de Dieu vers son PĂšre. Une montĂ©e qui trace la voie Ă tout homme Ă©pris de paix, dâamour et de justice. Face au doute, Ă lâincertitude et Ă la peur des hommes dâaujourdâhui, Mgr Jean Mbarga, sâinspirant de lâĂ©vangile selon Saint Mathieu, a invitĂ© les chrĂ©tiens Ă aimer leur prochain, Ă lâamour de soi, de la nation et surtout de Dieu. En ce sens que, la vie trouve son sens dans lâimmortalitĂ©. « Il nous revient de rĂ©vĂ©ler Ă nos contemporains que tout sâaccomplit au nom de JĂ©sus-Christ. Ne laissons pas notre monde sans lâĂ©vangile. BĂątissons-le avec lâĂ©vangile », a recommandĂ© le prĂ©lat. « Ne nous Ă©garons plus dans les sollicitations imparfaites des hommes. Câest Dieu qui a tout en mains », at- il poursuivi. Câest pour une Ă©vangĂ©lisation tous azimuts que lâarchidiocĂšse de YaoundĂ© vient dâouvrir une Ă©cole de catĂ©chĂšse pour la formation des fidĂšles Ă la connaissance des saintes Ă©critures.
« Etant donnĂ© que le Christ est la lumiĂšre du monde, la grande sagesse qui a Ă©difiĂ© toutes les civilisations, il nous est apparu opportun dâouvrir cette Ă©cole. Celle-ci va diffuser de façon scientifique et solide aux fidĂšles qui le dĂ©sirent, une vraie culture chrĂ©tienne, biblique. Ceci pour quâaujourdâhui, dans le foisonnement des lectures de la parole de Dieu, nous puissions avoir une lecture sĂ»re pour une maĂźtrise des textes et de leur signification », a conclu Mgr Jean Mbarga. Dans la perspective de la cĂ©lĂ©bration de la PentecĂŽte dimanche 4 juin, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain a allumĂ© un cierge en guise dâouverture de la neuvaine Ă lâEsprit-Saint.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Mgr Jean Mbarga a invitĂ© les fidĂšles Ă ĂȘtre des modĂšles du vivreensemble, hier en la cathĂ©drale Notre-Damedes- Victoires de YaoundĂ©.
Faste et solennitĂ© Ă©taient au rendez-vous hier, Ă lâoccasion de la cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte de lâAscension en la cathĂ©drale Notre-Dame-des-Victoires de YaoundĂ©. Au cours de cette cĂ©lĂ©bration eucharistique qui intervient 40 jours aprĂšs la fĂȘte de PĂąques, le cĂ©lĂ©brant principal, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain de YaoundĂ©, Mgr Jean Mbarga sâest inspirĂ© des textes liturgiques du jour pour attirer lâattention des fidĂšles sur la signification de la montĂ©e du fils de Dieu vers son PĂšre. Une montĂ©e qui trace la voie Ă tout homme Ă©pris de paix, dâamour et de justice. Face au doute, Ă lâincertitude et Ă la peur des hommes dâaujourdâhui, Mgr Jean Mbarga, sâinspirant de lâĂ©vangile selon Saint Mathieu, a invitĂ© les chrĂ©tiens Ă aimer leur prochain, Ă lâamour de soi, de la nation et surtout de Dieu. En ce sens que, la vie trouve son sens dans lâimmortalitĂ©. « Il nous revient de rĂ©vĂ©ler Ă nos contemporains que tout sâaccomplit au nom de JĂ©sus-Christ. Ne laissons pas notre monde sans lâĂ©vangile. BĂątissons-le avec lâĂ©vangile », a recommandĂ© le prĂ©lat. « Ne nous Ă©garons plus dans les sollicitations imparfaites des hommes. Câest Dieu qui a tout en mains », at- il poursuivi. Câest pour une Ă©vangĂ©lisation tous azimuts que lâarchidiocĂšse de YaoundĂ© vient dâouvrir une Ă©cole de catĂ©chĂšse pour la formation des fidĂšles Ă la connaissance des saintes Ă©critures.
« Etant donnĂ© que le Christ est la lumiĂšre du monde, la grande sagesse qui a Ă©difiĂ© toutes les civilisations, il nous est apparu opportun dâouvrir cette Ă©cole. Celle-ci va diffuser de façon scientifique et solide aux fidĂšles qui le dĂ©sirent, une vraie culture chrĂ©tienne, biblique. Ceci pour quâaujourdâhui, dans le foisonnement des lectures de la parole de Dieu, nous puissions avoir une lecture sĂ»re pour une maĂźtrise des textes et de leur signification », a conclu Mgr Jean Mbarga. Dans la perspective de la cĂ©lĂ©bration de la PentecĂŽte dimanche 4 juin, lâarchevĂȘque mĂ©tropolitain a allumĂ© un cierge en guise dâouverture de la neuvaine Ă lâEsprit-Saint.
Championnats dâAfrique de karatĂ©: derniers rĂ©glages
Steve LIBAM
Alors que les athlÚtes achÚvent leur stage de préparation on peaufine les derniers détails administratifs.
La rĂ©union prĂ©paratoire des championnats dâAfrique de karatĂ© tenue mardi dernier au ministĂšre des Sports et de lâEducation physique a permis de parachever les derniers dĂ©tails au plan organisationnel. En effet, la compĂ©tition dĂ©bute le 29 mai prochain Ă YaoundĂ©. Aussi, Macias Doh Bobga, inspecteur gĂ©nĂ©ral du MINSEP, a-t-il demandĂ© au comitĂ© dâorganisation, au nom du MINSEP, de tout mettre en oeuvre pour que ces championnats soient une rĂ©ussite. Selon le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de karatĂ©, Emmanuel Wakam, 20 pays ont confirmĂ© leur participation. Le matĂ©riel offert par la FĂ©dĂ©ration internationale de karatĂ© pour le tournoi est aussi arrivĂ©. Les premiers officiels sont attendus Ă YaoundĂ© dans les prochains jours car en marge des combats, lâUnion des fĂ©dĂ©rations africaines de karatĂ© tiendra son congrĂšs exĂ©cutif et un stage international dâarbitrage. Au plan sportif, la trentaine dâathlĂštes sĂ©lectionnĂ©s pour prendre part aux championnats achĂšve sa prĂ©paration. Les karatĂ©kas camerounais (catĂ©gories senior et junior) sont en effet en stage depuis le 2 mai dernier au palais polyvalent des Sports. « Pour le temps qui nous reste, nous faisons davantage un travail de toilettage technique et de synchronisation pour les katas. Nous mettons les athlĂštes dans les paramĂštres de compĂ©tition », confie Marie Ngo Simb, entraĂźneur national fĂ©minin senior. Afin de soutenir leurs cadets, le collectif des karatĂ©kas camerounais de la diaspora a offert un don dâĂ©quipements aux sportifs en stage. Le karatĂ© Ă©tant dĂ©sormais une discipline olympique, la compĂ©tition organisĂ©e Ă YaoundĂ© permettra aux compĂ©titeurs dâengranger des points dans la perspective de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.
Steve LIBAM
Alors que les athlÚtes achÚvent leur stage de préparation on peaufine les derniers détails administratifs.
La rĂ©union prĂ©paratoire des championnats dâAfrique de karatĂ© tenue mardi dernier au ministĂšre des Sports et de lâEducation physique a permis de parachever les derniers dĂ©tails au plan organisationnel. En effet, la compĂ©tition dĂ©bute le 29 mai prochain Ă YaoundĂ©. Aussi, Macias Doh Bobga, inspecteur gĂ©nĂ©ral du MINSEP, a-t-il demandĂ© au comitĂ© dâorganisation, au nom du MINSEP, de tout mettre en oeuvre pour que ces championnats soient une rĂ©ussite. Selon le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de karatĂ©, Emmanuel Wakam, 20 pays ont confirmĂ© leur participation. Le matĂ©riel offert par la FĂ©dĂ©ration internationale de karatĂ© pour le tournoi est aussi arrivĂ©. Les premiers officiels sont attendus Ă YaoundĂ© dans les prochains jours car en marge des combats, lâUnion des fĂ©dĂ©rations africaines de karatĂ© tiendra son congrĂšs exĂ©cutif et un stage international dâarbitrage. Au plan sportif, la trentaine dâathlĂštes sĂ©lectionnĂ©s pour prendre part aux championnats achĂšve sa prĂ©paration. Les karatĂ©kas camerounais (catĂ©gories senior et junior) sont en effet en stage depuis le 2 mai dernier au palais polyvalent des Sports. « Pour le temps qui nous reste, nous faisons davantage un travail de toilettage technique et de synchronisation pour les katas. Nous mettons les athlĂštes dans les paramĂštres de compĂ©tition », confie Marie Ngo Simb, entraĂźneur national fĂ©minin senior. Afin de soutenir leurs cadets, le collectif des karatĂ©kas camerounais de la diaspora a offert un don dâĂ©quipements aux sportifs en stage. Le karatĂ© Ă©tant dĂ©sormais une discipline olympique, la compĂ©tition organisĂ©e Ă YaoundĂ© permettra aux compĂ©titeurs dâengranger des points dans la perspective de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.
Eseka Train Accident: Head Of State Reacts To Enquiry Results
Richard KWANG KOMETA
The publication of results of the enquiry into the October 21, 2016 train derailment points to acts of compassion by the Head of State and presents CAMRAIL as responsible for the accident.
Apress statement issued yesterday 23 May, 2017 by the Minister, Secretary-General at the Presidency, Ferdinand Ngoh Ngoh, not only makes public the results of government findings following the tragic train accident on 21 October, 2016 but equally announces measures taken by the Head of State to avoid such unfortunate occurrences. Findings of the Commission have pointed out that CAMRAIL takes full responsibility for the accident and this followed expert analyses and interviews meticulously conducted with several officials and victims of the accident. The creation of the Commission of enquiry on 25 October, 2016 soon after the accident occurred and placed under the chairmanship of Prime Minister Philemon Yang clearly indicated the seriousness with which the Head of State took the incident and how far he was ready to go in finding solutions. Consequently, the job description of the Commission was unequivocal and the diligence with which the work was carried out was already perceptible as the deadline of 30 days prescribed by the Head of State for the investigations to take place was met and the conclusions being made public now show how determined Mr Biya is to ensure that government actions in the railway transport sector should be decisive to spare Cameroonians from such a tragedy again. Apart from instructing that the sum of FCFA one billion be disbursed as compensation to victims of the train accident, the Head of State equally wants greater State involvement in the management of the railway company, the erection of a monument at Eseka in honour of those who lost their lives in the accident and so on.
The Eseka train derailment, described by many as the worst in the history of Cameroon railway transport saw over 70 people killed and several others out of the about 1,500 on board the train number 152 of CAMRAIL wounded. It also followed a road incident that saw the collapse of the bridge at Manyai linking Yaounde to Douala thereby causing an influx of travellers to the railway. It resulted in overloading and a neglect of certain safety measures as the in-depth investigations eventually proved.
Before coming back in greater detail on the impact of the Presidential measures and the investigations in our next publication, CT publishes in its entirety the English and French versions of the communiqué issued by the Minister, Secretary-General of the Presidency of the Republic, and our first analysis on the reaction of the Head of State to the results of the enquiry.
Richard KWANG KOMETA
The publication of results of the enquiry into the October 21, 2016 train derailment points to acts of compassion by the Head of State and presents CAMRAIL as responsible for the accident.
Apress statement issued yesterday 23 May, 2017 by the Minister, Secretary-General at the Presidency, Ferdinand Ngoh Ngoh, not only makes public the results of government findings following the tragic train accident on 21 October, 2016 but equally announces measures taken by the Head of State to avoid such unfortunate occurrences. Findings of the Commission have pointed out that CAMRAIL takes full responsibility for the accident and this followed expert analyses and interviews meticulously conducted with several officials and victims of the accident. The creation of the Commission of enquiry on 25 October, 2016 soon after the accident occurred and placed under the chairmanship of Prime Minister Philemon Yang clearly indicated the seriousness with which the Head of State took the incident and how far he was ready to go in finding solutions. Consequently, the job description of the Commission was unequivocal and the diligence with which the work was carried out was already perceptible as the deadline of 30 days prescribed by the Head of State for the investigations to take place was met and the conclusions being made public now show how determined Mr Biya is to ensure that government actions in the railway transport sector should be decisive to spare Cameroonians from such a tragedy again. Apart from instructing that the sum of FCFA one billion be disbursed as compensation to victims of the train accident, the Head of State equally wants greater State involvement in the management of the railway company, the erection of a monument at Eseka in honour of those who lost their lives in the accident and so on.
The Eseka train derailment, described by many as the worst in the history of Cameroon railway transport saw over 70 people killed and several others out of the about 1,500 on board the train number 152 of CAMRAIL wounded. It also followed a road incident that saw the collapse of the bridge at Manyai linking Yaounde to Douala thereby causing an influx of travellers to the railway. It resulted in overloading and a neglect of certain safety measures as the in-depth investigations eventually proved.
Before coming back in greater detail on the impact of the Presidential measures and the investigations in our next publication, CT publishes in its entirety the English and French versions of the communiqué issued by the Minister, Secretary-General of the Presidency of the Republic, and our first analysis on the reaction of the Head of State to the results of the enquiry.
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Les voies de la reconstruction https://t.co/sK9balxfXZ https://t.co/e5IfDKoAGg
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Centrafrique: les voies de la reconstruction
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Editorial : lâesprit dâEsĂ©ka https://t.co/W02IxhlODD https://t.co/JTNG1P0H1N
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www.cameroon-tribune.cm
Lâesprit dâEsĂ©ka
Il lâavait promis. Il lâa donc fait. Le pr&ea...
Affaire des gendarmes corrompus: les sanctions tombent
Azize MBOHOU
Deux sous-officiers de gendarmerie de Douala en flagrant délit de rançonnement dans une vidéo ont été mutés. Ils seront traduits au conseil de discipline et jugés au Tribunal militaire.
Tout est parti dâune vidĂ©o de trois minutes et 26 secondes publiĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux au dĂ©but du mois de mai. Dans ce tournage de fortune, des gendarmes du Peloton routier motorisĂ© de BonabĂ©ri Ă Douala, lâun sur une moto, sifflet Ă la bouche et casque sur la tĂȘte, sont en pleine opĂ©ration de rançonnement dâusagers de la route. Câest ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, qualifie « dâactes de corruption Ă ciel ouvert », aprĂšs les conclusions dâune enquĂȘte administrative ouverte par les services compĂ©tents du MINDEF. Cette vidĂ©o avait alors suscitĂ© une vague de rĂ©actions, des messages vĂ©hĂ©ments dĂ©nonçant cet acte et appelant Ă des sanctions lourdes de la part du haut commandement.
Quelques semaines aprĂšs que le MINDEF se soit saisit de ce dossier, Joseph Beti Assomo a rendu public lundi un communiquĂ© pour indiquer les mesures prises par le haut commandant. « Les intĂ©ressĂ©s, Ă©crit le MINDEF, ont Ă©tĂ© dĂ©chargĂ©s de leurs fonctions respectives et mutĂ©s dans lâintĂ©rĂȘt du service ». En effet, lâadjudant Achille Etouke et le marĂ©chal des logis chef Guy Arouptouang ont Ă©tĂ© affectĂ©s dans la lĂ©gion du Logone-et- Chari dans le Nord. Le communiquĂ© indique, en outre, quâils seront traduits devant le conseil de discipline. « Une enquĂȘte judiciaire a par ailleurs Ă©tĂ© ouverte en vue de leur poursuite devant le Tribunal militaire », prĂ©cise-t-il.
Le haut commandement a donc sĂ©vi, face Ă un Ă©cart de comportement avĂ©rĂ©. Une dĂ©cision qui se situe, rappelle le MINDEF dans son communiquĂ©, dans le respect des instructions du chef de lâEtat, chef des armĂ©es. Ce dernier « qui veille particuliĂšrement sur le comportement exemplaire des Ă©lĂ©ments des forces de dĂ©fense ».Ainsi, des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es aux chefs militaires pour des sanctions Ă prendre Ă lâencontre de tous les auteurs dâactes contraires au rĂšglement de discipline gĂ©nĂ©rale dans les forces de dĂ©fense.
Azize MBOHOU
Deux sous-officiers de gendarmerie de Douala en flagrant délit de rançonnement dans une vidéo ont été mutés. Ils seront traduits au conseil de discipline et jugés au Tribunal militaire.
Tout est parti dâune vidĂ©o de trois minutes et 26 secondes publiĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux au dĂ©but du mois de mai. Dans ce tournage de fortune, des gendarmes du Peloton routier motorisĂ© de BonabĂ©ri Ă Douala, lâun sur une moto, sifflet Ă la bouche et casque sur la tĂȘte, sont en pleine opĂ©ration de rançonnement dâusagers de la route. Câest ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, qualifie « dâactes de corruption Ă ciel ouvert », aprĂšs les conclusions dâune enquĂȘte administrative ouverte par les services compĂ©tents du MINDEF. Cette vidĂ©o avait alors suscitĂ© une vague de rĂ©actions, des messages vĂ©hĂ©ments dĂ©nonçant cet acte et appelant Ă des sanctions lourdes de la part du haut commandement.
Quelques semaines aprĂšs que le MINDEF se soit saisit de ce dossier, Joseph Beti Assomo a rendu public lundi un communiquĂ© pour indiquer les mesures prises par le haut commandant. « Les intĂ©ressĂ©s, Ă©crit le MINDEF, ont Ă©tĂ© dĂ©chargĂ©s de leurs fonctions respectives et mutĂ©s dans lâintĂ©rĂȘt du service ». En effet, lâadjudant Achille Etouke et le marĂ©chal des logis chef Guy Arouptouang ont Ă©tĂ© affectĂ©s dans la lĂ©gion du Logone-et- Chari dans le Nord. Le communiquĂ© indique, en outre, quâils seront traduits devant le conseil de discipline. « Une enquĂȘte judiciaire a par ailleurs Ă©tĂ© ouverte en vue de leur poursuite devant le Tribunal militaire », prĂ©cise-t-il.
Le haut commandement a donc sĂ©vi, face Ă un Ă©cart de comportement avĂ©rĂ©. Une dĂ©cision qui se situe, rappelle le MINDEF dans son communiquĂ©, dans le respect des instructions du chef de lâEtat, chef des armĂ©es. Ce dernier « qui veille particuliĂšrement sur le comportement exemplaire des Ă©lĂ©ments des forces de dĂ©fense ».Ainsi, des instructions ont Ă©tĂ© donnĂ©es aux chefs militaires pour des sanctions Ă prendre Ă lâencontre de tous les auteurs dâactes contraires au rĂšglement de discipline gĂ©nĂ©rale dans les forces de dĂ©fense.
MarchĂ©s publics: le PM prescrit lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes
Séraphin Magloire FOUDA
Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă lâissue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă lâimmeuble Etoile.
«Le Premier ministre , chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a présidé le mardi 30 mai 2017 à partir de 09 h à l'immeuble principal abritant ses Services, le traditionnel Conseil de cabinet. Y ont pris part, les ministres d'Etat, les ministres, les ministres délégués et les secrétaires d'Etat.
Trois thĂšmes figuraient Ă l'ordre du jour des travaux :
1ïžâŁ Un exposĂ© sur « les axes de dĂ©veloppement de la navigation fluviale au Cameroun », prĂ©sentĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports ;
2ïžâŁ Un exposĂ© sur « les innovations induites par l'exĂ©cution en rĂ©gie des travaux routiers», prĂ©sentĂ© par le ministre des Travaux publics ;
3ïžâŁ Un exposĂ© sur « la stratĂ©gie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux », prĂ©sentĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l'Etat.
propos introductif du chef du gouvernement, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports a tout d'abord dressĂ© un Ă©tat des lieux de la navigation fluviale au niveau national, duquel il ressort que le Cameroun possĂšde un rĂ©seau hydrographique dense, mais irrĂ©guliĂšrement rĂ©parti et insuffisamment exploitĂ©. Il a soulignĂ© que la voie fluviale constitue un mode de transport alternatif, qui permet la circulation des personnes et des biens, ainsi que l'accĂšs aux bassins agricoles. Cependant, l'organisation du transport fluvial au Cameroun demeure embryonnaire, voire artisanale, et est confrontĂ©e Ă diverses contraintes telles que le dĂ©placement des chenaux naturels de navigation du fait de l'ensablement des cours dâeau ; l'existence des chutes et successions de rapides ; l'encombrement des fleuves en particulier par la jacinthe d'eau ainsi que la faiblesse du tirant d'eau en pĂ©riode d'Ă©tiage.
Le ministre délégué auprÚs du ministre des Transports s'est ensuite appesanti sur les axes prioritaires de développement de la navigation fluviale au Cameroun, à savoir (i) l'identification des tronçons navigables au regard du potentiel hydraulique des cours d'eau; (ii) l'élaboration d'une réglementation spécifique à la navigation fluviale; (iii) l'aménagement des espaces économiques le long des principaux cours d'eau et (iv) la construction des voies navigables intégrées à l'échelle sous régionale.
Séraphin Magloire FOUDA
Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă lâissue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă lâimmeuble Etoile.
«Le Premier ministre , chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a présidé le mardi 30 mai 2017 à partir de 09 h à l'immeuble principal abritant ses Services, le traditionnel Conseil de cabinet. Y ont pris part, les ministres d'Etat, les ministres, les ministres délégués et les secrétaires d'Etat.
Trois thĂšmes figuraient Ă l'ordre du jour des travaux :
1ïžâŁ Un exposĂ© sur « les axes de dĂ©veloppement de la navigation fluviale au Cameroun », prĂ©sentĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports ;
2ïžâŁ Un exposĂ© sur « les innovations induites par l'exĂ©cution en rĂ©gie des travaux routiers», prĂ©sentĂ© par le ministre des Travaux publics ;
3ïžâŁ Un exposĂ© sur « la stratĂ©gie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux », prĂ©sentĂ© par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l'Etat.
propos introductif du chef du gouvernement, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Transports a tout d'abord dressĂ© un Ă©tat des lieux de la navigation fluviale au niveau national, duquel il ressort que le Cameroun possĂšde un rĂ©seau hydrographique dense, mais irrĂ©guliĂšrement rĂ©parti et insuffisamment exploitĂ©. Il a soulignĂ© que la voie fluviale constitue un mode de transport alternatif, qui permet la circulation des personnes et des biens, ainsi que l'accĂšs aux bassins agricoles. Cependant, l'organisation du transport fluvial au Cameroun demeure embryonnaire, voire artisanale, et est confrontĂ©e Ă diverses contraintes telles que le dĂ©placement des chenaux naturels de navigation du fait de l'ensablement des cours dâeau ; l'existence des chutes et successions de rapides ; l'encombrement des fleuves en particulier par la jacinthe d'eau ainsi que la faiblesse du tirant d'eau en pĂ©riode d'Ă©tiage.
Le ministre délégué auprÚs du ministre des Transports s'est ensuite appesanti sur les axes prioritaires de développement de la navigation fluviale au Cameroun, à savoir (i) l'identification des tronçons navigables au regard du potentiel hydraulique des cours d'eau; (ii) l'élaboration d'une réglementation spécifique à la navigation fluviale; (iii) l'aménagement des espaces économiques le long des principaux cours d'eau et (iv) la construction des voies navigables intégrées à l'échelle sous régionale.
MarchĂ©s publics: le PM prescrit lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes
Séraphin Magloire FOUDA
Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă lâissue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă lâimmeuble Etoile.
...
Intervenant Ă la suite de cet exposĂ©, le ministre des Travaux publics a fait savoir que l'exĂ©cution des prestations en rĂ©gie est organisĂ©e par le dĂ©cret N°2016/0886/PM du 25 avril 2016 portant cadre gĂ©nĂ©ral de la rĂ©alisation des projets d'infrastructures en rĂ©gie. Cette approche vise, en complĂ©mentaritĂ© aux entreprises privĂ©es, la conduite avec cĂ©lĂ©ritĂ© des travaux, des Ă©tudes ou des opĂ©rations de contrĂŽle revĂȘtant un caractĂšre urgent, stratĂ©gique ou exceptionnel, mais qui ne sauraient s'accommoder des procĂ©dures contractuelles classiques. Les rĂ©alisations enregistrĂ©es au terme de la premiĂšre annĂ©e de mise en oeuvre de la rĂ©gie ont portĂ© sur la finalisation des Ă©tudes d'Avant-Projet DĂ©taillĂ©es pour la contractualisation des travaux de reconstruction de la route YaoundĂ©-Bafoussam-Babadjou; l'exĂ©cution des travaux de la premiĂšre phase de rĂ©habilitation de la route Mora- Dabanga-Kousseri; la rĂ©ouverture de la route Mundemba- Isangele ; l'amĂ©nagement des infrastructures routiĂšres de Yebekolo-Nord. Poursuivant sa prĂ©sentation, le ministre des Travaux publics a fait observer que des diligences sont en cours pour complĂ©ter le dispositif rĂ©glementaire encadrant les travaux en rĂ©gie, en particulier les aspects relatifs Ă (i) la simplification des procĂ©dures liĂ©es aux divers achats effectuĂ©s par un maĂźtre d'ouvrage; (il) la dĂ©termination des modalitĂ©s de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es dans le cadre de la rĂ©gie et (iii) la fixation de la rĂ©munĂ©ration Ă servir au personnel impliquĂ© dans l'exĂ©cution des travaux en rĂ©gie. Le Conseil a enfin suivi l'exposĂ© du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l'Etat sur la stratĂ©gie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux. L'on retiendra que la loi N°2007/006 du 26 dĂ©cembre 2007 portant RĂ©gime financier de l'Etat a opĂ©rĂ© une mutation de l'architecture budgĂ©taire de l'Etat, en instituant des programmes, assortis d'objectifs et d'indicateurs de performance associĂ©s. Cette loi consacre Ă©galement le passage des audits de conformitĂ© et de rĂ©gularitĂ© aux audits de performance. Ceux-ci consistent en effet Ă dĂ©terminer dans quelle mesure une politique publique ou un projet gouvernemental a atteint les objectifs assignĂ©s et produit les rĂ©sultats ou les impacts escomptĂ©s auprĂšs d'un public cible, suivant les critĂšres d'efficacitĂ©, d'efficience et d'Ă©conomie.
Le ministre a conclu son intervention en indiquant que la stratégie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux au Cameroun s'appuie sur les standards internationaux et les bonnes pratiques consacrés en la matiÚre, en l'occurrence (i) la définition du domaine de contrÎle à retenir; (ii) la détermination des modalités d'intervention qui peuvent se pratiquer par appréciation directe ou par attestation ; (iii) l'identification des acteurs potentiels concernés ; (iv) la priorisation et la sélection des programmes et projets à auditer ; (v) le pilotage de la stratégie proprement dit.
Séraphin Magloire FOUDA
Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă lâissue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă lâimmeuble Etoile.
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Intervenant Ă la suite de cet exposĂ©, le ministre des Travaux publics a fait savoir que l'exĂ©cution des prestations en rĂ©gie est organisĂ©e par le dĂ©cret N°2016/0886/PM du 25 avril 2016 portant cadre gĂ©nĂ©ral de la rĂ©alisation des projets d'infrastructures en rĂ©gie. Cette approche vise, en complĂ©mentaritĂ© aux entreprises privĂ©es, la conduite avec cĂ©lĂ©ritĂ© des travaux, des Ă©tudes ou des opĂ©rations de contrĂŽle revĂȘtant un caractĂšre urgent, stratĂ©gique ou exceptionnel, mais qui ne sauraient s'accommoder des procĂ©dures contractuelles classiques. Les rĂ©alisations enregistrĂ©es au terme de la premiĂšre annĂ©e de mise en oeuvre de la rĂ©gie ont portĂ© sur la finalisation des Ă©tudes d'Avant-Projet DĂ©taillĂ©es pour la contractualisation des travaux de reconstruction de la route YaoundĂ©-Bafoussam-Babadjou; l'exĂ©cution des travaux de la premiĂšre phase de rĂ©habilitation de la route Mora- Dabanga-Kousseri; la rĂ©ouverture de la route Mundemba- Isangele ; l'amĂ©nagement des infrastructures routiĂšres de Yebekolo-Nord. Poursuivant sa prĂ©sentation, le ministre des Travaux publics a fait observer que des diligences sont en cours pour complĂ©ter le dispositif rĂ©glementaire encadrant les travaux en rĂ©gie, en particulier les aspects relatifs Ă (i) la simplification des procĂ©dures liĂ©es aux divers achats effectuĂ©s par un maĂźtre d'ouvrage; (il) la dĂ©termination des modalitĂ©s de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es dans le cadre de la rĂ©gie et (iii) la fixation de la rĂ©munĂ©ration Ă servir au personnel impliquĂ© dans l'exĂ©cution des travaux en rĂ©gie. Le Conseil a enfin suivi l'exposĂ© du ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© du ContrĂŽle supĂ©rieur de l'Etat sur la stratĂ©gie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux. L'on retiendra que la loi N°2007/006 du 26 dĂ©cembre 2007 portant RĂ©gime financier de l'Etat a opĂ©rĂ© une mutation de l'architecture budgĂ©taire de l'Etat, en instituant des programmes, assortis d'objectifs et d'indicateurs de performance associĂ©s. Cette loi consacre Ă©galement le passage des audits de conformitĂ© et de rĂ©gularitĂ© aux audits de performance. Ceux-ci consistent en effet Ă dĂ©terminer dans quelle mesure une politique publique ou un projet gouvernemental a atteint les objectifs assignĂ©s et produit les rĂ©sultats ou les impacts escomptĂ©s auprĂšs d'un public cible, suivant les critĂšres d'efficacitĂ©, d'efficience et d'Ă©conomie.
Le ministre a conclu son intervention en indiquant que la stratégie d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux au Cameroun s'appuie sur les standards internationaux et les bonnes pratiques consacrés en la matiÚre, en l'occurrence (i) la définition du domaine de contrÎle à retenir; (ii) la détermination des modalités d'intervention qui peuvent se pratiquer par appréciation directe ou par attestation ; (iii) l'identification des acteurs potentiels concernés ; (iv) la priorisation et la sélection des programmes et projets à auditer ; (v) le pilotage de la stratégie proprement dit.
MarchĂ©s publics: le PM prescrit lâaccĂ©lĂ©ration des rĂ©formes
Séraphin Magloire FOUDA
Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă lâissue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă lâimmeuble Etoile.
...
A l'issue du débat qui a suivi ces exposés, le chef du gouvernement a relevé que le secteur du transport fluvial et lacustre est en friche et son développement constitue une véritable niche de croissance et de création d'emplois. Il a instruit le ministre des Transports de veiller à la finalisation du Schéma directeur d'aménagement et d'exploitation des voies navigables et d'engager la formation des personnels intervenant dans la chaßne de transport fluvial. Le Premier ministre a également prescrit au ministre des Marchés publics et à celui des Finances, de finaliser en urgence les textes conjoints relatifs à la simplification des procédures d'achat et à la célérité des paiements dans le cadre de l'exécution des travaux en régie. Enfin, il a demandé au ministre chargé du ContrÎle supérieur de l'Etat d'élaborer et de lui soumettre un Référentiel d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux, lequel précisera notamment la méthode et les outils utilisés en la matiÚre. Le Conseil s'est achevé à 12h 10 mn.»
Yaoundé, le 30 mai 2017
Le secrétaire général des Services du Premier ministre,
(é) Séraphin Magloire FOUDA
Séraphin Magloire FOUDA
Le communiquĂ© de presse rendu public hier Ă lâissue du Conseil de cabinet du mois de mai tenu Ă lâimmeuble Etoile.
...
A l'issue du débat qui a suivi ces exposés, le chef du gouvernement a relevé que le secteur du transport fluvial et lacustre est en friche et son développement constitue une véritable niche de croissance et de création d'emplois. Il a instruit le ministre des Transports de veiller à la finalisation du Schéma directeur d'aménagement et d'exploitation des voies navigables et d'engager la formation des personnels intervenant dans la chaßne de transport fluvial. Le Premier ministre a également prescrit au ministre des Marchés publics et à celui des Finances, de finaliser en urgence les textes conjoints relatifs à la simplification des procédures d'achat et à la célérité des paiements dans le cadre de l'exécution des travaux en régie. Enfin, il a demandé au ministre chargé du ContrÎle supérieur de l'Etat d'élaborer et de lui soumettre un Référentiel d'audit de la performance des programmes et projets gouvernementaux, lequel précisera notamment la méthode et les outils utilisés en la matiÚre. Le Conseil s'est achevé à 12h 10 mn.»
Yaoundé, le 30 mai 2017
Le secrétaire général des Services du Premier ministre,
(é) Séraphin Magloire FOUDA
Cameroun - France: une amitié en continu
Jean Francis BELIBI
LâavĂšnement du nouveau prĂ©sident français Emmanuel Macron et dâautres sujets Ă©taient au menu de lâaudience accordĂ©e hier par le chef de lâEtat Ă lâambassadeur Gilles Thibault.
La derniĂšre audience accordĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya Ă S.E. Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun remonte au dĂ©but du mois de mars dernier. Et la rencontre entre les deux personnalitĂ©s hier en fin de matinĂ©e au palais de lâUnitĂ© sâest une fois de plus voulue trĂšs chaleureuse. En tĂ©moigne, la durĂ©e de lâentretien. Environ quatre-vingt-dix minutes dâĂ©changes entre le chef de lâEtat et son hĂŽte. Il faut dire que les sujets nâont pas manquĂ©, selon le diplomate français. Cette rencontre est la premiĂšre du genre depuis lâavĂšnement du nouveau prĂ©sident français, Emmanuel Macron. « Nous avons parlĂ© du nouveau prĂ©sident français, M. Emmanuel Macron dont les Camerounais ont suivi avec beaucoup dâintĂ©rĂȘt lâĂ©lection lors de la derniĂšre prĂ©sidentielle en France », a rĂ©vĂ©lĂ© le diplomate français qui a par ailleurs soulignĂ© que les Ă©lections lĂ©gislatives attendues dans son pays les 11 et 18 juin prochains auront Ă©galement Ă©tĂ© un sujet de discussion avec le prĂ©sident Paul Biya. « Il y aura des lĂ©gislatives qui donneront une majoritĂ© Ă son camp (celui du prĂ©sident Macron, Ndlr) ou nous apporteront une cohabitation. Si câĂ©tait le cas, il y aura une rĂ©organisation gouvernementale ». Câest aprĂšs ce scrutin que sera Ă©tabli un nouveau calendrier de rencontres entre le prĂ©sident français et ses homologues Ă©trangers a indiquĂ© lâambassadeur Gilles Thibault.
Autre sujet de discussion hier au palais de lâUnitĂ©, la lutte commune que mĂšnent le Cameroun et la France contre le terrorisme. « Le prĂ©sident mâa Ă©galement interrogĂ© sur le dĂ©placement que jâai effectuĂ© la semaine derniĂšre pendant quatre jours dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. CâĂ©tait lâoccasion de refaire le point de notre lutte commune contre le terrorisme et lui faire part de mon apprĂ©ciation de la situation et dâĂ©voquer de façon approfondie la coopĂ©ration dans le domaine de la sĂ©curitĂ© et de la dĂ©fense » a indiquĂ© Gilles Thibault. Sâagissant de la catastrophe ferroviaire dâEsĂ©ka, dont les conclusions de la commission dâenquĂȘte, instruite par le prĂ©sident de la RĂ©publique, ont Ă©tĂ© rendues publiques la semaine derniĂšre, mettant en cause la responsabilitĂ© de lâentreprise Camrail, lâhĂŽte du prĂ©sident Paul Biya sâest voulu simple : « Nous avons bien Ă©videmment parlĂ© des actions menĂ©es Ă la fois par le prĂ©sident lui-mĂȘme, par le gouvernement et par Camrail vis-Ă -vis des victimes. Nous avons Ă©galement parlĂ© de ce rapport et de ce quâil signifie. Câest logique. »
Jean Francis BELIBI
LâavĂšnement du nouveau prĂ©sident français Emmanuel Macron et dâautres sujets Ă©taient au menu de lâaudience accordĂ©e hier par le chef de lâEtat Ă lâambassadeur Gilles Thibault.
La derniĂšre audience accordĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya Ă S.E. Gilles Thibault, ambassadeur de France au Cameroun remonte au dĂ©but du mois de mars dernier. Et la rencontre entre les deux personnalitĂ©s hier en fin de matinĂ©e au palais de lâUnitĂ© sâest une fois de plus voulue trĂšs chaleureuse. En tĂ©moigne, la durĂ©e de lâentretien. Environ quatre-vingt-dix minutes dâĂ©changes entre le chef de lâEtat et son hĂŽte. Il faut dire que les sujets nâont pas manquĂ©, selon le diplomate français. Cette rencontre est la premiĂšre du genre depuis lâavĂšnement du nouveau prĂ©sident français, Emmanuel Macron. « Nous avons parlĂ© du nouveau prĂ©sident français, M. Emmanuel Macron dont les Camerounais ont suivi avec beaucoup dâintĂ©rĂȘt lâĂ©lection lors de la derniĂšre prĂ©sidentielle en France », a rĂ©vĂ©lĂ© le diplomate français qui a par ailleurs soulignĂ© que les Ă©lections lĂ©gislatives attendues dans son pays les 11 et 18 juin prochains auront Ă©galement Ă©tĂ© un sujet de discussion avec le prĂ©sident Paul Biya. « Il y aura des lĂ©gislatives qui donneront une majoritĂ© Ă son camp (celui du prĂ©sident Macron, Ndlr) ou nous apporteront une cohabitation. Si câĂ©tait le cas, il y aura une rĂ©organisation gouvernementale ». Câest aprĂšs ce scrutin que sera Ă©tabli un nouveau calendrier de rencontres entre le prĂ©sident français et ses homologues Ă©trangers a indiquĂ© lâambassadeur Gilles Thibault.
Autre sujet de discussion hier au palais de lâUnitĂ©, la lutte commune que mĂšnent le Cameroun et la France contre le terrorisme. « Le prĂ©sident mâa Ă©galement interrogĂ© sur le dĂ©placement que jâai effectuĂ© la semaine derniĂšre pendant quatre jours dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. CâĂ©tait lâoccasion de refaire le point de notre lutte commune contre le terrorisme et lui faire part de mon apprĂ©ciation de la situation et dâĂ©voquer de façon approfondie la coopĂ©ration dans le domaine de la sĂ©curitĂ© et de la dĂ©fense » a indiquĂ© Gilles Thibault. Sâagissant de la catastrophe ferroviaire dâEsĂ©ka, dont les conclusions de la commission dâenquĂȘte, instruite par le prĂ©sident de la RĂ©publique, ont Ă©tĂ© rendues publiques la semaine derniĂšre, mettant en cause la responsabilitĂ© de lâentreprise Camrail, lâhĂŽte du prĂ©sident Paul Biya sâest voulu simple : « Nous avons bien Ă©videmment parlĂ© des actions menĂ©es Ă la fois par le prĂ©sident lui-mĂȘme, par le gouvernement et par Camrail vis-Ă -vis des victimes. Nous avons Ă©galement parlĂ© de ce rapport et de ce quâil signifie. Câest logique. »
Baccalauréat général: les premiÚres épreuves
Jeanine FANKAM
Dans lâensemble des centres du territoire national, lâexamen a commencĂ© dans la sĂ©rĂ©nitĂ© pour les 104 286 candidats en lice.
Un candidat dĂ©barque sur une moto au lycĂ©e de N k o l n d o n g o (YaoundĂ©). Il est alors 7h40. Il est dâun calme lĂ©gendaire au moment oĂč les surveillants qui filtrent lâentrĂ©e se prĂ©cipitent Ă le dĂ©barrasser de son pull-over. Le jeune homme, placide, avance vers sa salle dâexamen. Les autres candidats sont installĂ©s depuis quelque temps. Lâappel pour la vĂ©rification des identitĂ©s a dĂ©jĂ eu lieu. Du secrĂ©tariat dâexamen sortent des paquets vers les salles. 7h50 au lycĂ©e dâAnguissa, un autre candidat arrive, dix minutes seulement avant le lancement des Ă©preuves. Le comitĂ© dâaccueil observe que ses vieux stylos ne rassurent pas pour un jour comme celui- lĂ . « Retrouve vite ta salle. Tu nâas plus assez de temps ! », ordonne la surveillante, un peu déçue par ce matĂ©riel de travail. Devant le secrĂ©tariat de lâexamen, Siegfried Ndjeng sâest annoncĂ©. Responsable dâun cours du soir de la place, il est venu avec deux rĂ©cĂ©pissĂ©s dâinscription de ses candidats qui ont oubliĂ© de les retirer. Les examinateurs sâengagent Ă les transmettre aux concernĂ©s dĂ©jĂ installĂ©s. GisĂšle Hortense Essomba, le chef de centre a dĂ©jĂ fait lâessentiel. La vĂ©rification de lâĂ©tanchĂ©itĂ© des Ă©preuves vient dâavoir lieu devant les candidats. Cinq minutes avant 8h, les sujets sont distribuĂ©s, mais retournĂ©s sur les tables. La concentration est au maximum : certains visages sont crispĂ©s dâautres sont plutĂŽt dĂ©contractĂ©s. Une sirĂšne retentissante rompt le silence. Câest lâheure H.
Jean Pierre Voundi Abondo, chef de centre du lycĂ©e de Nkolndongo contrĂŽle de temps en temps son enceinte Ă partir dâun poste de vidĂ©o surveillance installĂ© Ă son bureau. AprĂšs un Ă©change avec Fadanka Enisa, son chef de secrĂ©tariat, il lance vers 8h30 : « Tout va bien. Pas dâincident, pas de retard, mais quelques absences pour ce premier jour». Ils Ă©taient 104 286 candidats sur lâensemble du territoire Ă affronter les Ă©preuves du baccalaurĂ©at.
Jeanine FANKAM
Dans lâensemble des centres du territoire national, lâexamen a commencĂ© dans la sĂ©rĂ©nitĂ© pour les 104 286 candidats en lice.
Un candidat dĂ©barque sur une moto au lycĂ©e de N k o l n d o n g o (YaoundĂ©). Il est alors 7h40. Il est dâun calme lĂ©gendaire au moment oĂč les surveillants qui filtrent lâentrĂ©e se prĂ©cipitent Ă le dĂ©barrasser de son pull-over. Le jeune homme, placide, avance vers sa salle dâexamen. Les autres candidats sont installĂ©s depuis quelque temps. Lâappel pour la vĂ©rification des identitĂ©s a dĂ©jĂ eu lieu. Du secrĂ©tariat dâexamen sortent des paquets vers les salles. 7h50 au lycĂ©e dâAnguissa, un autre candidat arrive, dix minutes seulement avant le lancement des Ă©preuves. Le comitĂ© dâaccueil observe que ses vieux stylos ne rassurent pas pour un jour comme celui- lĂ . « Retrouve vite ta salle. Tu nâas plus assez de temps ! », ordonne la surveillante, un peu déçue par ce matĂ©riel de travail. Devant le secrĂ©tariat de lâexamen, Siegfried Ndjeng sâest annoncĂ©. Responsable dâun cours du soir de la place, il est venu avec deux rĂ©cĂ©pissĂ©s dâinscription de ses candidats qui ont oubliĂ© de les retirer. Les examinateurs sâengagent Ă les transmettre aux concernĂ©s dĂ©jĂ installĂ©s. GisĂšle Hortense Essomba, le chef de centre a dĂ©jĂ fait lâessentiel. La vĂ©rification de lâĂ©tanchĂ©itĂ© des Ă©preuves vient dâavoir lieu devant les candidats. Cinq minutes avant 8h, les sujets sont distribuĂ©s, mais retournĂ©s sur les tables. La concentration est au maximum : certains visages sont crispĂ©s dâautres sont plutĂŽt dĂ©contractĂ©s. Une sirĂšne retentissante rompt le silence. Câest lâheure H.
Jean Pierre Voundi Abondo, chef de centre du lycĂ©e de Nkolndongo contrĂŽle de temps en temps son enceinte Ă partir dâun poste de vidĂ©o surveillance installĂ© Ă son bureau. AprĂšs un Ă©change avec Fadanka Enisa, son chef de secrĂ©tariat, il lance vers 8h30 : « Tout va bien. Pas dâincident, pas de retard, mais quelques absences pour ce premier jour». Ils Ă©taient 104 286 candidats sur lâensemble du territoire Ă affronter les Ă©preuves du baccalaurĂ©at.
Extractive Industries: Cameroon Loses Over FCFA 12 Billion Annually
Roland MBONTEH
The 3rd regional dialogue and training on contract negotiation and fiscal policies in the Extractive industry organised by the NEPAD has ended in Yaounde.
The African continent is endowed with huge mineral and oil resources capable of catapulting the continentâs economic growth and development. Unfortunately, much of the benefits accrued from the exploration and exploitation of these natural resources does not get into the coffers of the various governments. In fact, Africa loses about 38 billion USD (circa over FCFA 223 billion) annually in the extractive industries according to information disclosed by the New Partnership for Africaâs Development, NEPAD, during a three-day 3rd Regional Dialogue and Training on Contract Negotiation and Fiscal Policies in the Extractive Industries. In Cameroon, the losses are estimated at about FCFA 1 billion monthly (FCFA 12 billion annually) according to 2016 data collected in low mechanised artisanal mining sites in the East and Adamawa regions by Mining Support and Promotion Framework (CAPAM).
The African continent is endowed with huge mineral and oil resources capable of catapulting the continentâs economic growth and development. Unfortunately, much of the benefits accrued from the exploration and exploitation of these natural resources does not get into the coffers of the various governments. In fact, Africa loses about 38 billion USD (circa over FCFA 223 billion) annually in the extractive industries according to information disclosed by the New Partnership for Africaâs Development, NEPAD, during a three-day 3rd Regional Dialogue and Training on Contract Negotiation and Fiscal Policies in the Extractive Industries. In Cameroon, the losses are estimated at about FCFA 1 billion monthly (FCFA 12 billion annually) according to 2016 data collected in low mechanised artisanal mining sites in the East and Adamawa regions by Mining Support and Promotion Framework (CAPAM).
Roland MBONTEH
The 3rd regional dialogue and training on contract negotiation and fiscal policies in the Extractive industry organised by the NEPAD has ended in Yaounde.
The African continent is endowed with huge mineral and oil resources capable of catapulting the continentâs economic growth and development. Unfortunately, much of the benefits accrued from the exploration and exploitation of these natural resources does not get into the coffers of the various governments. In fact, Africa loses about 38 billion USD (circa over FCFA 223 billion) annually in the extractive industries according to information disclosed by the New Partnership for Africaâs Development, NEPAD, during a three-day 3rd Regional Dialogue and Training on Contract Negotiation and Fiscal Policies in the Extractive Industries. In Cameroon, the losses are estimated at about FCFA 1 billion monthly (FCFA 12 billion annually) according to 2016 data collected in low mechanised artisanal mining sites in the East and Adamawa regions by Mining Support and Promotion Framework (CAPAM).
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#CameroonTribune Edition du 08 Juin 2017 #magistrature: Le grand redéploiement https://t.co/sKnRv0B5pN
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