Cameroon Tribune
1.63K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
Quatre attentats déjoués à Mora et Kolofata: une prouesse des comités de vigilance

Jean Francis BELIBI

La nouvelle guerre que mĂšnent les terroristes de la secte Boko Haram contre le Cameroun est constamment mise en Ă©chec par la synergie ArmĂ©e-Nation comme l’attestent les attentats dĂ©jouĂ©s vendredi et samedi derniers par les comitĂ©s de vigilance.

Le dĂ©partement du Mayo- Sava, et particuliĂšrement les localitĂ©s de Mora et Kolofata ont Ă©tĂ© les cibles d’attentats terroristes perpĂ©trĂ©s par des membres de la secte islamiste Boko Haram en fin de semaine. Au total cinq attentats ont visĂ© ces deux localitĂ©s vendredi et samedi. Quatre d’entre eux ont Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©s. Selon des informations recoupĂ©es auprĂšs du ministre de la Communication, l’attentat de Mora a vu le dĂ©cĂšs du jeune kamikaze Ă  la suite de l’explosion de la charge qu’il portait. L’on ne dĂ©nombre pas d’autres victimes, ni de dĂ©gĂąts en ce qui concerne les populations locales.

Dans la mĂȘme journĂ©e de vendredi, trois autres attentats ont Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©s Ă  Kolofata, avec Ă  la clĂ©, une victime, l’un des kamikazes. Ce, grĂące Ă  l’intervention des Ă©lĂ©ments des comitĂ©s de vigilance et des populations locales qui, aussitĂŽt aprĂšs avoir repĂ©rĂ© les terroristes les ont pris en chasse et permis d’éviter le bain de sang souhaitĂ© par les kamikazes et leurs commanditaires. Cependant, dans la nuit de vendredi Ă  samedi, selon Issa Tchiroma Bakary, un kamikaze s’est infiltrĂ© dans un camp du BIR Ă  Kolofata et a actionnĂ© sa charge, faisant un mort et deux blessĂ©s parmi les soldats en faction dans cette unitĂ©.

Le ministre de la Communication rappelle que Boko Haram a changĂ© son mode opĂ©ratoire. Ainsi, si l’on Ă©tait habituĂ© jusqu’ici Ă  voir des jeunes filles perpĂ©trer des actes terroristes, la secte islamiste a choisi d’utiliser Ă©galement des jeunes garçons. D’oĂč l’appel Ă  la vigilance du gouvernement dans une situation oĂč, relĂšve Issa Tchiroma Bakary, la pĂ©riode de ramadan est propice aux actions des membres de la secte islamiste en quĂȘte de ravitaillement. Le ministre de la Communication, au nom du gouvernement tient Ă  rassurer les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, les comitĂ©s de vigilance et les populations du soutien de tous les instants du chef de l’Etat, chef des armĂ©es face Ă  cette Ă©preuve. « Nous tenons Ă  exalter la bravoure et l’efficacitĂ© de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, des comitĂ©s de vigilance et des populations. Nous invitons ces derniĂšres Ă  continuer Ă  apporter toute leur collaboration aux forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© par la fourniture des renseignements dont elles ont besoin en vue de l’éradication totale de la secte Boko Haram », a soulignĂ© hier le ministre Issa Tchiroma Bakary, s’exprimant au nom du gouvernement .
Quatre attentats déjoués à Mora et Kolofata: une prouesse des comités de vigilance.
Accident ferroviaire d’EsĂ©ka: Mouvements Ă  Camrail

MichĂšle FOGANG

Le prĂ©sident du conseil d’administration et le directeur gĂ©nĂ©ral ont dĂ©missionnĂ© et ont Ă©tĂ© immĂ©diatement remplacĂ©s vendredi dernier.

«AprĂšs huit ans de bons et l o y a u x services, Hamadou Sali a fait part de son souhait de dĂ©missionner de son poste de prĂ©sident du conseil d’administration de Camrail». L’annonce a Ă©tĂ© faite dans le cadre d’une session ordinaire du conseil d’administration de l’entreprise tenue vendredi dernier Ă  YaoundĂ©. Didier Vandenbon, directeur gĂ©nĂ©ral, a Ă©galement dĂ©posĂ© son tablier. Le communiquĂ© de presse publiĂ© Ă  l’issue des travaux Ă©voque son souhait de se consacrer Ă  l’instruction en cours au sujet de l’accident ferroviaire survenu Ă  EsĂ©ka le 21 octobre 2016.

Deux dĂ©missions en un conseil d’administration. Le fait n’est pas anodin. En effet, le rapport de l’enquĂȘte menĂ©e par la commission mise sur pied au lendemain du drame d’EsĂ©ka par le chef de l’Etat et rendu public le 23 mai dernier, imputait la responsabilitĂ© Ă  titre principal Ă  la sociĂ©tĂ© Camrail, relevant que : « 
le Train Intercity n° 152 qui a dĂ©raillĂ© Ă©tait en excĂšs de vitesse et prĂ©sentait des anomalies telles que la dĂ©faillance des organes de freinage,
 ».

ConsĂ©cutivement Ă  cette enquĂȘte, le chef de l’Etat avait instruit un certain nombre de directives parmi lesquelles, la transmission Ă  la justice du rapport d'enquĂȘte, pour qu'elle en tire toutes les consĂ©quences de droit ainsi que la prise des sanctions appropriĂ©es Ă  l'encontre des responsables dont l'implication dans l'accident est reconnue. A ce jour, l’enquĂȘte suit son cours. D’aprĂšs une source interne, Didier Vandenbon et Hamadou Sali sont tous deux auditionnĂ©s dans le cadre de cette procĂ©dure, comme de nombreux autres responsables de l’entreprise. Prenant en compte ces dĂ©missions, le conseil a accĂ©dĂ© Ă  la volontĂ© des deux dĂ©sormais ex dirigeants. SĂ©ance tenante, il a procĂ©dĂ© Ă  la nomination d’Aboubakar Abbo comme Pca de Camrail et de Jean Pierre Morel comme Dg. Le conseil a Ă©galement nommĂ© deux directeurs gĂ©nĂ©raux adjoints : Michel Ossock et Gilbert Nkana Pondy
CAA, ART: Visages des nouveaux dirigeants

MichĂšle FOGANG

Richard Evina Obam et PhilĂ©mon Zo’o Zame ont Ă©tĂ© nommĂ©s jeudi dernier par le prĂ©sident de la RĂ©publique.

La Caisse autonome d’amortissement (CAA) a un nouveau directeur gĂ©nĂ©ral depuis jeudi dernier. Il s’agit de Richard Evina Obam qui remplace DieudonnĂ© Evou Mekou, rĂ©cemment promu vice-gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). « C’est un sentiment rĂ©el de joie, de bonheur, de fiertĂ© qui m’anime surtout lorsque le Seigneur tout-puissant guide la main du chef de l’Etat pour que celui-ci m’accorde sa haute confiance. Je voudrais dire merci au trĂšs haut et au prĂ©sident de la RĂ©publique, son excellence Paul Biya. Je veux mĂ©riter cette confiance placĂ©e en ma personne en apportant ma modeste contribution dans ce domaine complexe », a notamment confiĂ© cet homme de 49 ans, titulaire d’un diplĂŽme de 3e cycle en droits fondamentaux et un master en administration publique obtenu en 2005. Depuis 1997, il est diplĂŽmĂ© de la division des rĂ©gies financiĂšres, section ImpĂŽts de l’ENAM. Jusqu’à sa nomination jeudi dernier, il occupait les fonctions de conseiller technique au ministĂšre des Finances.

Quant Ă  l’Agence de RĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), dont le nom traduit parfaitement les missions qui sont celles de la rĂ©gulation d’un secteur des tĂ©lĂ©communications en pleine mutation au Cameroun, elle est depuis jeudi dernier placĂ©e sous la responsabilitĂ© de PhilĂ©mon Zo’o Zame, ingĂ©nieur polytechnicien diplĂŽmĂ© de l’Ecole polytechnique de YaoundĂ© et de celle d’Alger. Il Ă©tait jusqu’à sa nomination secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Travaux publics. Jusqu’à vendredi dernier lorsqu’il a reçu l’équipe de CT, il Ă©tait encore installĂ© dans son bureau dans ce dĂ©partement ministĂ©riel. Ses premiers mots sont des remerciements. Remerciements Ă  Dieu et au chef de l’Etat « pour la trĂšs haute marque de confiance » Ă  son endroit. Sur ses nouvelles missions, le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral de l’ART, nĂ© le 18 octobre 1962 Ă  Djoum, indique qu’il n’évoluera pas en terrain inconnu puisqu’il a participĂ© Ă  la mise en place de cette structure et de ses agences. Il est titulaire entre autres d’un doctorat PHD en gĂ©ologie appliquĂ©e obtenu en 1990 et d’un diplĂŽme d’Etat des mines. Avant le ministĂšre des Travaux publics, il Ă©tait attachĂ© au secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique .
CAA, ART: Visages des nouveaux dirigeants.
Eliminatoires CAN 2019: Le Cameroun tient son rang

Josiane R. MATIA

Les Lions en tĂȘte du groupe B aprĂšs leur victoire 1-0 sur le Maroc samedi dernier Ă  YaoundĂ©.

Un dĂ©gagement en catastrophe de Teikeu et Vincent Aboubakar rĂ©cupĂšre le ballon pratiquement Ă  la moitiĂ© du terrain. L’attaquant camerounais va ensuite rĂ©sister au retour des dĂ©fenseurs marocains pour tromper El Kajoui Mounir. On joue la 29e min et le Cameroun vient d’ouvrir le score, enflammant du coup une partie un peu ennuyeuse. De quoi rĂ©veiller donc les supporters du stade Omnisports de YaoundĂ© qui n’ont pourtant pas fait le rappel des grands jours. C’est en effet dans une cuvette de Mfandena Ă  moitiĂ© vide que les Lions indomptable ont lancĂ© la campagne qualificative de la Coupe d’Afrique des nations 2019, face au Maroc. Un premier match donc ponctuĂ© par une victoire, 1-0, grĂące Ă  ce but de Vincent Aboubakar.

La victoire n’était pourtant pas impĂ©rative pour les champions d’Afrique, dĂ©jĂ  qualifiĂ©s pour la prochaine CAN en tant que hĂŽtes de la compĂ©tition. Mais elle Ă©tait nĂ©cessaire pour le moral des troupes qui s’engagent dans quelques jours Ă  la Coupe des confĂ©dĂ©rations en Russie. Pour Hugo Broos, le sĂ©lectionneur national du Cameroun, il s’agissait aussi d’un bon match de prĂ©paration. C’est pour cela qu’il a alignĂ© un Onze, qu’on connait dĂ©jĂ  un peu, qui se rapproche certainement de celui qu’on verra face au Chili. La seule nouveautĂ© rĂ©sidait dans la titularisation de Franck Zambo Anguissa au milieu de terrain. Globalement, s’il y a eu des dĂ©chets dans le jeu, une baisse de rĂ©gime en seconde pĂ©riode avec le bloc qui a reculĂ©, un manque d’efficacitĂ© devant le but malgrĂ© les accĂ©lĂ©rations de Bassogog, on peut se rĂ©jouir de ces Lions qui ont su se montrer efficaces, en marquant quand il le fallait. Ils ont surtout su gĂ©rer la suite de la rencontre, pliant sans jamais rompre, comme l’a reconnu le capitaine Benjamin Moukandjo.

Le milieu de terrain a Ă©tĂ© prĂ©sent dans la rĂ©cupĂ©ration et la relance. Et Fai Collins, titularisĂ© sur le cĂŽtĂ© droit de la dĂ©fense, a Ă©tĂ© un des mĂ©tronomes de l’équipe. Peu sollicitĂ© en premiĂšre pĂ©riode, Fabrice Ondoa a sorti deux parades de classe (57e et 89e min) dont il a le secret. Le collectif camerounais est bien huilĂ© et Franck Zambo Anguissa s’est fondu dans le systĂšme voulu par Hugo Broos. Le Cameroun disputait son premier match officiel. Depuis leur sacre en fĂ©vrier dernier au Gabon, les champions d’Afrique ont bien tenu leur rang. En tout cas, le public camerounais a visiblement pris du plaisir Ă  regarder cette Ă©quipe Ă©voluer. Elle qui occupe la premiĂšre place du groupe B, avec le Malawi. Seul hic, la sortie sur blessure d’Ambroise Oyongo Bitolo en dĂ©but de rencontre.

Les Lions indomptables ont quittĂ© YaoundĂ© hier en fin de matinĂ©e en direction de l’Espagne. Ils disputent un dernier match amical mardi prochain contre la Colombie avant de mettre le cap sur la Russie. L’occasion, avant le dĂ©part, pour le Team Press Officier, Vincent de Paul Atangana, d’affirmer qu’il « n’y a pas de problĂšmes de primes au sein des Lions indomptables » aprĂšs les rumeurs de mĂ©sentente Ă  ce sujet ces derniers jours. Le sĂ©lectionneur national Hugo Broos, devant la presse, a prĂ©fĂ©rĂ© rappeler que cette question « ne concerne que l’équipe ».
Editions Sopecam: auteur et public en accord parfait

Societe
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le Pr James Mouangue Kobila a échangé avec les visiteurs sur son ouvrage : « Exercices corrigés de droit international public », mercredi dernier à Yaoundé



Public composite. Au centre, le Pr. James Mouangue Kobila, auteur qui parle de son ouvrage intitulĂ© : « Exercices corrigĂ©s de droit international public », paru aux Editions Sopecam en 2016. Loin des amphis de la facultĂ© de droit, l’auteur s’est prĂȘtĂ© Ă  l’exercice de questions-rĂ©ponses sur les raisons de la rĂ©daction de ce manuel dont la cible principale se recrute parmi les Ă©tudiants. Par souci pĂ©dagogique, le Pr. James Mouangue Kobila a voulu familiariser les Ă©tudiants avec cette discipline souvent considĂ©rĂ©e par eux comme thĂ©orique, sans prise sur la rĂ©alitĂ©. Dans ce livre, des sujets puisĂ©s dans l’actualitĂ©. « Il ne s’agit pas d’un impressionalisme juridique mais plutĂŽt d’exercices pratiques innovants tirĂ©s des situations vĂ©cues par les Ă©tudiants et le lecteur », explique l’auteur.
L’auteur a fait une incursion dans le terrorisme international qui intĂ©resse les Camerounais. En ce sens que le pays est concernĂ© et douloureusement frappĂ©. DĂšs lors, se pose la question de savoir comment peut-on, dans ce cas, lutter contre le terrorisme sans limiter les droits de l’Homme ? » La rĂ©ponse Ă  cette Ă©pineuse question se trouve dans les multiples analyses proposĂ©es dans le manuel offrant la juste proportion sur la pratique des grands Etats. « Exercices corrigĂ©s de droit international public », ce sont aussi des illustrations qui dĂ©voilent Ă©galement le droit international public dans l’Afrique noire prĂ©coloniale. « C’est une maniĂšre de rendre justice Ă  l’Afrique», justifie l’auteur. CorrigĂ©s de dissertation, cas pratiques, commentaires et extraits d’arrĂȘt y sont entiĂšrement rĂ©digĂ©s. Des ingrĂ©dients qui permettent de bien cerner le droit international public, avec des rĂ©fĂ©rences insĂ©rĂ©es dans les textes. Vendu gĂ©nĂ©ralement Ă  14 000 F, le livre Ă©tait disponible Ă  11 200 F. Une remise de 20 % offerte Ă  l’occasion des « JournĂ©es des Editions Sopecam » qui s’achĂšvent ce jour.
Taxe de sĂ©jour: les hĂŽtels dans l’inconfort

Economie
MichĂšle FOGANG

A cause de ce supplĂ©ment et de la classification de certains Ă©tablissements comme dangereux et insalubres, l’activitĂ© tourne au ralenti.



InstituĂ©e par la loi de finances 2017, la taxe de sĂ©jour est dĂ©sormais effective. Elle varie entre 1000 F Ă  5000 F pour chaque nuitĂ©e en fonction des catĂ©gories d’hĂŽtel. OnĂ©reux, affirment les membres du Syndicat patronal des industries d’hĂŽtellerie et de tourisme (SPIHT). « Nous n’arrivons pas Ă  faire accepter la taxe Ă  nos clients qui nous traitent souvent d’escrocs. Ce qui nous oblige Ă  la payer de notre poche », a dĂ©clarĂ© Cletus Achu Ngang, directeur d’un Ă©tablissement hĂŽtelier Ă  Bamenda. Norbert Stede, propriĂ©taire d’un hĂŽtel Ă  Kousseri, dĂ©plore Ă©galement qu’en plus du faible taux de frĂ©quentation de son Ă©tablissement, il y a fort Ă  craindre la chute des recettes et la rĂ©duction du personnel. A cette situation s’ajoute le contrĂŽle des hĂŽtels considĂ©rĂ©s comme Ă©tablissement classĂ©s dangereux et insalubres, instaurĂ© par le ministĂšre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt).
RĂ©uni mercredi Ă  YaoundĂ© dans le cadre d’une confĂ©rence de presse, le syndicat a, d’une mĂȘme voix, dĂ©criĂ© ce qu’il a qualifiĂ© d’abus. Ce d’autant plus que le secteur est plombĂ© par l’insĂ©curitĂ© dans les rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord et de l’Est et le recul du Cameroun dans le classement mondial des destinations touristiques.
A travers sa prĂ©sidente, Chantal Lewat, le syndicat souhaite que le gouvernement revoie le traitement accordĂ© Ă  leur secteur d’activitĂ©. « Nous souhaitons que le gouvernement accorde une subvention et des facilitĂ©s notamment aux opĂ©rateurs des rĂ©gions sinistrĂ©es, qu’il y ait une plus large sensibilisation des clients au sujet de la taxe de sĂ©jour et que les Ă©tablissements hĂŽtelier soient retirĂ©s du champ de la nomenclature des Ă©tablissements classĂ©s dangereux, insalubres ou incommodes », a-t-elle suggĂ©rĂ©.
PrĂ©sent Ă  l’évĂšnement, Armand Blaise Bilack Garka, conseiller technique n° 1 au ministĂšre du Tourisme et des Loisirs (Mintourl), a dit tout l’engagement du gouvernement Ă  soutenir le secteur et Ă  l’aider Ă  trouver des solutions adĂ©quates pour atteindre ses objectifs.
Bilinguisme et multiculturalisme: l’agenda de la Commission

Politique
Azize MBOHOU

Le document de travail sera validĂ© demain au cours de la 2e session de l’organe qui se tient Ă  YaoundĂ©

La Commission Musonge tient sa deuxiĂšme session demain mercredi la validation du plan d’action, l’adoption du rĂšglement intĂ©rieur et de l’organigramme de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). La conception de ces diffĂ©rents documents de base a meublĂ© les diffĂ©rentes sĂ©ances de travail entre le prĂ©sident et le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Juste aprĂšs cette deuxiĂšme session, le SG, le Dr Chi Asafor Cornelius, sera officiellement installĂ© dans ses fonctions, jeudi au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©, par Peter Mafany Musonge.
Hier lundi, Peter Mafany Musonge a eu une longue sĂ©ance de travail avec le SG, le Dr Chi Asafor Cornelius, puis avec le vice-prĂ©sident de la Commission, Oumarou Djika SaĂŻdou. Le prĂ©sident de la CNPBM et son SG ont laissĂ© entendre qu’il a Ă©tĂ© question de la prĂ©paration minutieuse des deux activitĂ©s sus-indiquĂ©es. « La mise en Ɠuvre du plan d’action suivra immĂ©diatement aprĂšs l’installation du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Toutes les dispositions sont dĂ©jĂ  prises pour cela », a confiĂ© Dr Chi Asafor Cornelius. Au sortir de la session de demain, on en saura un peu plus sur le siĂšge qui abritera la CNPBM, ainsi que les prioritĂ©s inscrites en premiĂšre ligne dans le plan d’action.
Sur un autre plan, l’on salue la nomination de l’agent-comptable, en la personne de Mme Sabine LĂ©ocadie Fouda Mballa, vendredi dernier par le ministre des Finances. De plus, la Commission a dĂ©jĂ  reçu plusieurs propositions de citoyens, dans le sens de la mise en cohĂ©rence de ses attributions. « Il y a un engouement fort, qui traduit des attentes lĂ©gitimes des Camerounais. Nous en sommes conscients et sommes entiĂšrement dĂ©vouĂ©s dans l’accomplissement de nos missions », commente-t-on Ă  la CNPBM.
Comme on le voit, depuis la premiĂšre session tenue le 28 avril dernier, soit un jour aprĂšs leur installation au nom du chef de l’Etat par le Premier ministre, chef du gouvernement, Peter Manafy Musonge et les membres de la CNPBM n’ont pas eu de rĂ©pit. Des rĂ©unions se sont succĂ©dĂ©es pour affiner le plan d’action, boussole qui orientera le dĂ©ploiement, renforcera l’architecture et dĂ©finira le mode de fonctionnement de la Commission. Avec son rĂšglement intĂ©rieur et son organigramme, la CNPBM sera une entitĂ© entiĂšre.
Résolument au travail

Politique
Jean Francis BELIBI

L’heure est rĂ©solument au travail pour la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) qui se rĂ©unit en session demain Ă  YaoundĂ©. Depuis leur prise de fonction le 27 avril 2017, Peter Mafany Musonge et les quatorze autres commissaires n’ont pourtant pas chĂŽmĂ©. Cette instance, dont la mission principale est « d’Ɠuvrer Ă  la promotion du bilinguisme, du multiculturalisme au Cameroun, dans l’optique de maintenir la paix, de consolider l’unitĂ© nationale du pays et de renforcer la volontĂ© et la pratique quotidienne du vivre ensemble de ses populations », ce sous l’autoritĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique, a choisi jusqu’ici la discrĂ©tion pour travailler. C’est ainsi qu’elle a commencĂ© Ă  recevoir des propositions de Camerounais dans l’optique d’amĂ©liorer la pratique quotidienne de notre vivre ensemble. Si la rĂ©union qui se tient demain Ă  YaoundĂ© n’est pas la premiĂšre depuis l’installation officielle de la Commission le 27 avril dernier par le Premier ministre, chef du gouvernement, une premiĂšre rĂ©union de prise de contact ayant eu lieu 24 heures seulement aprĂšs cette entrĂ©e en fonction, tout porte Ă  croire que celle-ci viendra vĂ©ritablement lancer les activitĂ©s de la CNPBM.

Une entrĂ©e en activitĂ© qui sera par ailleurs suivie jeudi prochain de l’installation officielle de Cornelius Chi Asafor, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Commission. Des actions qui interviennent quelques jours seulement aprĂšs la nomination, par le ministre des Finances, d’un agent comptable au sein de la structure. Tout est par ailleurs en train d’ĂȘtre mis en Ɠuvre pour doter la Commission d’un siĂšge. L’adoption par la Commission de son rĂšglement intĂ©rieur est un indicateur de ce que cette structure rentre dĂ©finitivement dans sa phase active. Ce rĂšglement intĂ©rieur, conformĂ©ment aux dispositions gĂ©nĂ©rales du dĂ©cret du 23 janvier 2017 portant crĂ©ation, organisation, et fonctionnement de la Commission, est celui qui fixe les modalitĂ©s d’organisation et de fonctionnement interne et les rĂšgles de procĂ©dure. Autant dire qu’il s’agit de l’ossature sur laquelle va s’appuyer l’exĂ©cutif de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme pour mener ses activitĂ©s.
Réflexion: que valent nos représentants en politique ?

Politique
Azize MBOHOU

Dans son essai, « La représentation politique au Cameroun. GenÚse et particularités », Bernard Messengué Avom jette un regard sur le fonctionnement du systÚme.

Il faut sans doute lire et relire le nouvel essai de l’ancien ministre Bernard MessenguĂ© Avom, paru cette annĂ©e, pour ĂȘtre sĂ»r d’ĂȘtre en phase avec l’auteur. « La reprĂ©sentation politique au Cameroun. GenĂšse et particularitĂ©s », c’est le titre retenu par l’écrivain-juriste, pour saisir le fonctionnement, Ă©clairer sur l’évolution et la complexitĂ© de cette pratique dans l’univers institutionnel du Cameroun. Le reprĂ©sentant, en politique, rappelle l’auteur, a deux visages : il est celui qui incarne le reprĂ©sentĂ© et celui qui agit en son nom. Dans les deux cas, il rend l'autre prĂ©sent, Ă  condition de se substituer Ă  lui. La reprĂ©sentation politique est fondĂ©e sur ce premier paradoxe : le reprĂ©sentant amĂšne le reprĂ©sentĂ© Ă  l'existence dans le mouvement mĂȘme oĂč il l'escamote et prend sa place. Dans un « État reprĂ©sentatif », « le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses reprĂ©sentants ».
La notion au sens de ce processus de sĂ©lection/dĂ©signation, renvoie Ă  la mise en place d’un « personnel politique ». Celui-ci, note l’auteur, est constituĂ© par une Ă©lite spĂ©cifique en charge du pouvoir politique qui exprime la souverainetĂ© nationale. La reprĂ©sentation nationale est alors assimilĂ©e au parlement et Ă  l’exĂ©cutif. Mais Bernard Messengue Avom relativise cette dĂ©finition qui, au plan heuristique, se heurte Ă  une rĂ©alitĂ©.
En dressant ainsi le paysage politique, l’auteur est appuyĂ© par le prĂ©facier, le Pr. EbĂ©nĂ©zer Njoh MouellĂ©, qui retrace l’itinĂ©raire historique de l’introduction de cette pratique. De la reprĂ©sentation du « Territoire du Cameroun » Ă  l’AssemblĂ©e nationale française par des « indigĂšnes civilisĂ©s », en passant par l’ATCAM (AssemblĂ©e territoriale du Cameroun), l’ARCAM (AssemblĂ©e reprĂ©sentative du Cameroun), le prĂ©facier constate que l’institution Ă  fiĂšre allure aujourd’hui. « Cela tĂ©moignage que l’histoire humaine est la rĂ©sultante d’une sĂ©dimentation successive et circonstanciĂ©e des produits de luttes et de contre-luttes autour des intĂ©rĂȘts inĂ©vitablement contradictoires », Ă©crit le Pr. Njoh Mouelle.
Inscription sur les listes électorales: les jeunes de Yaoundé II mobilisés

Politique
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le Réseau des jeunes volontaires francophones du Cameroun a organisé récemment une campagne dans ce sens dans le II arrondissement de Yaoundé

Durant le mois de mai, le RĂ©seau des jeunes volontaires francophones du Cameroun (JVF Cameroun) a organisĂ© deux sorties dans l’arrondissement de YaoundĂ© II (lieu-dit Texaco Ecole de police et esplanade de la sous-prĂ©fecture) pour mobiliser les jeunes de cette partie de la capitale Ă  s’inscrire sur les listes Ă©lectorales. Nom de code du projet d’encadrement « Un jeune, une carte Ă©lectorale ». Pour le coordonnateur national du rĂ©seau, Hamed Yapja, « cette campagne a pour objectif d’inscrire massivement les jeunes du secteur informel sur les listes Ă©lectorales afin de les faire participer Ă  la vie du pays. Il s’agit pour le cas d’espĂšce des taximen, mototaximen, vendeurs Ă  la sauvette, pousseurs, bouchers, etc. « Nous sillonnons les diffĂ©rents secteurs oĂč exercent ces jeunes, menons la campagne auprĂšs des associations des jeunes, auprĂšs du conseil communal, auprĂšs des Ă©coles coraniques, etc. afin de rĂ©pertorier ceux qui ne sont pas inscrits », explique Hamed Yapja pour dĂ©crire leur mode opĂ©ratoire. « Nous expliquons Ă  ces jeunes le bien-fondĂ© de participer ou de s'intĂ©resser Ă  la chose politique en choisissant leurs reprĂ©sentants au sein des conseils communaux, Ă  l'AssemblĂ©e nationale, au SĂ©nat et autres », poursuit le coordonnateur du rĂ©seau JVF Cameroun. Et pour pourvoir le faire, « le seul moyen, c’est d’ĂȘtre inscrit sur les listes Ă©lectorales afin de pourvoir voter, exprimer son choix le moment venu », explique Hamed Yapja.
Avant le 31 aoĂ»t 2017, date de clĂŽture des inscriptions sur les listes Ă©lectorales, le rĂ©seau ambitionne d’inscrire au moins 4000 jeunes. Pour ce faire, le rĂ©seau travaille en collaboration avec divers syndicats et associations regroupant les travailleurs du secteur informel de divers marchĂ©s de cet arrondissement. Il a par ailleurs l’onction morale des autoritĂ©s locales que sont le maire de YaoundĂ© II, Luc Assamba et le sous-prĂ©fet, Yampen Ousmanou.
United Democratic Party: Drawing Strategies To Woo Electorate

Politique
Choves LOH

The party has developed programmes tailored at helping the poor as a strategy of wooing supporters

As future legislative and municipal elections are drawing nearer, the United Democratic Party (UDP) of El Hadj Lawan Bako is reflecting and putting in place strategies not only to participate but more importantly to win seats in the elections.
Twenty five years after inception, the United Democratic Party (UDP), is an inspiration for resilience and survival in a nation where many political parties die at birth while others only exist on press releases. The party features prominently at most national events. In effect, away from presidential elections, the UDP party has been part of virtually all legislative and municipal elections in Cameroon. It has always featured prominently in National day events at its Bamenda birthplace and neighbourhoods of Boyo and Bui Divisions where they register a significant following. The party stands solidly by the unity of the nation and justice for all as the way forward for peace, togetherness and development. “We are strong and alive because we are consistent and what we said yesterday is true for today and tomorrow,” UDP chairman, El Hadj Lawan Bako told Cameroon Tribune.
In the short and long of it, the UDP’s Family Support programme impresses. “In Cameroon, the UDP is the only party that is very close to and feels for the family. The Family Support Programme started in 2005 and we have been at the service of the poor, disabled and needy with basic togetherness needs,” the party chairman said. The UDP has been impacted on the lives of many people with farm tools for rural women, basic livelihood gifts to men and women with disabilities, savon, salt, clothing for the “have nots” and sport competitions for youths in areas like Boyo, ancestral home of its National chairman, El Hadj Lawan Bako and Bui, home of its Regional Chairman, Kwatekwa Neneng. UDP chairman stated that through the programme, they easily mobilise militants and sympathizers in peace, development and for elections.
That apart, the party counts on membership contributions to survive without neglecting extra efforts and sacrifices by its President for survival. The UDP also takes credit as a front line member of the Presidential majority in Cameroon and “ we have been steadfast in deeds and acts that inspire confidence in our militants,” El Hadj Lawan Bako said.
Paul Eric Kingue: «Nous sommes un parti républicain»

Politique
Jean Francis BELIBI

Président national du Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN)

Vous venez de procĂ©der Ă  Douala au lancement du Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN). Qu’apportez-vous de nouveau dans le paysage politique camerounais ?

Le MPCN est un parti qui s’est assignĂ© des missions trĂšs fortes et complĂštement diffĂ©rentes de ce que jusqu’ici les autres partis politiques n’ont pas rĂ©ussi Ă  faire. Notre arrivĂ©e changera complĂštement le paysage politique camerounais en ce que : tout d’abord le MPCN est un parti humaniste. L’action du MPCN est inspirĂ©e par l’humanisme, c’est-Ă -dire, l’amour de l’homme, le souci constant de le protĂ©ger contre tous les alĂ©as de la vie. Le MPCN considĂšre que le but ultime de la politique est le bien-ĂȘtre politique, Ă©conomique, social et culturel de l’homme.

Comment s’organise votre parti sur le terrain ?

Depuis le lancement de notre parti il y a quelques jours Ă  Douala, l’engouement autour de celui-ci est grand et surtout au-delĂ  de mes attentes. A ce jour, les comitĂ©s populaires sont en train de se crĂ©er sur l’ensemble du territoire. Nous sommes envahis d’appels venant parfois des zones dont on s’attendait le moins. Ce qui va nous faciliter la tĂąche. Un chronogramme et un agenda de descente sur le terrain pour l’installation de ces organes de base est en train d’ĂȘtre arrĂȘtĂ©. BientĂŽt, la machine va ĂȘtre lancĂ©e et elle ne s’arrĂȘtera que le jour des Ă©lections pour reprendre aprĂšs celles-ci. Je suis surpris par la trĂšs forte mobilisation des Camerounais Ă  vouloir porter notre parti si haut dĂšs sa crĂ©ation. Je les exhorte Ă  continuer dans ce sens parce que nous avons le devoir de faire bouger les lignes.
Forwarded from Cameroon Tribune
â€ïžđŸ˜‡
If you could share our channel with others that will be awesome.
@CameroonTribune
or
https://telegram.me/CameroonTribune
â€ïžđŸ˜‡
Forwarded from Cameroon Tribune
We kindly ask all members who didn't rate us yet to take 10 seconds of their time and show their appreciation by giving us a 5 star rating ⭐⭐⭐⭐⭐.
Just click this link: https://telegram.me/tchannelsbot?start=cameroontribune & then 'start' and your rating.