Cameroon Tribune
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Investissements: un industriel amĂ©ricain au Palais de l’UnitĂ©

Jean Francis BELIBI

Jay Ireland, prĂ©sident Afrique de General Electric, a Ă©tĂ© reçu vendredi dernier par le chef de l’Etat.

Entre le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, et Jay Ireland, prĂ©sident Afrique de General Electric, il aura Ă©tĂ© question des investissements de ce conglomĂ©rat amĂ©ricain dans des domaines aussi variĂ©s que l’énergie, la santĂ©, la fourniture en eau dans les citĂ©s du Cameroun. « Nous avons discutĂ© d’un ensemble de projets avec le prĂ©sident, sur lesquels nous travaillons au Cameroun et particuliĂšrement dans les domaines de l’énergie, la santĂ©, le transport et ce que nous pouvons faire pour accroĂźtre nos investissements dans votre pays », a indiquĂ© Jay Ireland Ă  l’issue de cette rencontre de prĂšs d’une heure avec le chef de l’Etat. ArrivĂ© au Palais de l’UnitĂ© au sein d’une forte dĂ©lĂ©gation comprenant Ă©galement l’ambassadeur des Etats-Unis d’AmĂ©rique au Cameroun, Michael Stephen Hoza, le prĂ©sident Afrique de General Electric s’est fĂ©licitĂ© de l’intĂ©rĂȘt manifestĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique pour les diffĂ©rents projets prĂ©sentĂ©s « Le prĂ©sident Biya s’est montrĂ© intĂ©ressĂ© par ce que nous pouvons faire et ce qui est dĂ©jĂ  implĂ©mentĂ© par General Electric au Cameroun », a soulignĂ© l’industriel amĂ©ricain. Jay Ireland a rappelĂ© l’importance de l’énergie dans le dĂ©veloppement d’un Etat.

InterrogĂ© sur les dĂ©lais de mise en oeuvre des nouveaux investissements de son groupe au Cameroun, le prĂ©sident Afrique de General Electric a annoncĂ© qu’il comptait s’y atteler dans des dĂ©lais trĂšs courts : « Nous tablons sur les deux prochaines annĂ©es ». Outre les secteurs mentionnĂ©s plus haut, General Electric qui est installĂ© au Cameroun depuis six ans dĂ©jĂ  oeuvre aussi dans la fourniture en eau potable. Ceci par le biais de l’unitĂ© de traitement d’eau potable installĂ©e dans la localitĂ© d’Akomnyada qui, en partenariat avec la Cameroon Waters Utilities Corporation (CAMWATER), fournit plus de 50 000 m3 d’eau supplĂ©mentaire pour l’approvisionnement de la capitale camerounaise. Autre secteur et non des moindres, celui des transports. Ce qui explique d’ailleurs qu’au sortir du Palais de l’UnitĂ©, Jay Ireland a rencontrĂ© les chefs de dĂ©partements ministĂ©riels en charge de ces diffĂ©rents secteurs. Pour la reprĂ©sentante au Cameroun de cette entreprise amĂ©ricaine, Wetche Youbi, le but visĂ© par les projets en cours de discussion avec les autoritĂ©s est l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations camerounaises. Au cours de l’audience de vendredi dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique avait Ă  ses cĂŽtĂ©s, le ministre chargĂ© de mission Ă  la prĂ©sidence, Paul Atanga Nji.
Investissements de la diaspora: un fonds d’appui en vue

Félicité BAHANE N.

Une des propositions formulĂ©es vendredi dernier Ă  YaoundĂ©, Ă  l’issue de la premiĂšre Ă©dition du Forum de la diaspora

10 recommandations formulĂ©es Ă  l’issue du premier Forum de la diaspora (FODIAS 2017) : examiner l’opportunitĂ© de crĂ©ation d’un secrĂ©tariat d’Etat en charge de la diaspora ; examiner les modalitĂ©s de crĂ©ation d’un fonds d’appui pour l’investissement des Camerounais de la diaspora ; crĂ©er une base de donnĂ©es de la diaspora intĂ©grant les diffĂ©rentes catĂ©gories socioprofessionnelles et les expertises, explorer les possibilitĂ©s d’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’accueil et des prestations dans les missions diplomatiques du Cameroun, etc. VoilĂ , entre autres, ce qu’il faudra retenir des propositions des Camerounais rĂ©sidants Ă  l’étranger.
L’histoire retiendra que 400 Camerounais, issus de 28 pays du monde ont participĂ© au FODIAS 2017, du 26 au 30 juin au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Une rencontre inĂ©dite, organisĂ©e Ă  l’initiative du gouvernement et placĂ©e sous le trĂšs haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya, dans le but de capitaliser la contribution de la diaspora dans la politique de dĂ©veloppement du pays. D’oĂč le thĂšme Ă©vocateur : « Le Cameroun et sa diaspora : agir ensemble pour le dĂ©veloppement de la nation ».
Globalement, ce forum a permis d’une part, aux membres de la diaspora de prĂ©senter leurs projets d’investissement au Cameroun et d’autre part, au gouvernement de vulgariser les actions et programmes en leur faveur. Tout ceci Ă  travers des travaux en atelier, des confĂ©rences-dĂ©bats, des prĂ©sentations des projets soumis Ă  l’analyse, des rencontres B2B et B2G ainsi que des expositions. Autant d’activitĂ©s clĂŽturĂ©es vendredi en fin de journĂ©e, par le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs (MINTOUL) Bello Bouba MaĂŻgari, reprĂ©sentant personnel du Premier ministre, chef du gouvernement. Il n’y a pas eu de discours de clĂŽture mais une dĂ©claration finale du FODIAS 2017.
Les participants recommandent, Ă  l’issue de leurs Ă©changes, que le Forum de la diaspora soit Ă©rigĂ© en une plateforme permanente de concertation biennale dont les objectifs seraient le renforcement du partenariat entre le gouvernement et la diaspora, la promotion du Cameroun Ă  l’étranger et la facilitation de la participation de la diaspora au dĂ©veloppement intĂ©gral du pays. Dans la suite des 10 recommandations formulĂ©es, l’on a notĂ© le besoin d’impliquer davantage la diaspora dans la reconstitution et la redĂ©finition de l’identitĂ© numĂ©rique du Cameroun afin de faciliter l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes. Il a Ă©galement Ă©tĂ© convenu d’examiner les possibilitĂ©s de conclusion des accords avec des pays amis, en vue de l’extension de la sĂ©curitĂ© sociale aux travailleurs camerounais vivant Ă  l’étranger. En vue Ă©galement, des moyens pour financer la recherche, la formation et la gestion des artistes ainsi que la crĂ©ation et la conservation de musĂ©es et galeries.
Prolongement Boulevard de la République: la pose du bitume a commencé

Mireille ONANA MEBENGA

Dans trois semaines cet axe routier devrait ĂȘtre ouvert, au grand soulagement des populations

L’une des voies du prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, environ 400 m, est en train d’ĂȘtre bitumĂ©e. L’autre partie, marĂ©cageuse, de la mĂȘme voie, prĂšs de 300 m, a dĂ©jĂ  reçu des pavĂ©s. La protection des talus se poursuit ainsi que la mise en Ɠuvre de la base, cĂŽtĂ© gauche. Les travaux de construction du pont, d’une longueur de 42 m, sur le N’tongo Bassa, sont trĂšs avancĂ©s. Celui-ci sera juxtaposĂ© au pont existant. L’ouvrage sera prĂȘt d’ici le mois d’aoĂ»t, si la mĂ©tĂ©o reste clĂ©mente.
Le 29 juin dernier, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala (Cud), Fritz NtonĂš NtonĂš, ses Ă©quipes et celles du GĂ©nie militaire sous la conduite du colonel Jackson Kamgain, ont effectuĂ© une descente de terrain, question de toucher du doigt ce qui se fait. AprĂšs explications des techniciens Ă  pied d’Ɠuvre, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement s’est dit satisfait. Les parties qui devaient ĂȘtre en pavĂ©s sur la premiĂšre moitiĂ© le sont dĂ©jĂ  et la pose du bitume a commencĂ©.
Cependant, il a reconnu que ce chantier Ă©tait un peu au ralenti : la partie Ă  goudronner Ă©tait tributaire du fonctionnement de la centrale d’enrobĂ© du GĂ©nie militaire. Mais les sollicitations pour des livraisons dans tous les chantiers en cours Ă  Douala Ă©tant nombreuses, celui du prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique a dĂ» un peu patienter.
Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement a prĂ©cisĂ© que dĂ©sormais c’est une course contre la montre Ă  cause de la saison des pluies qui arrive Ă  grands pas : « Il faut que la moitiĂ© d’une partie de la route soit bitumĂ©e de façon Ă  ce qu’on soulage la population. Si la mĂ©tĂ©o est clĂ©mente, d’ici trois semaines la route sera ouverte aux usagers ».
Le passage supĂ©rieur, qui est un amĂ©nagement complĂ©mentaire au niveau du carrefour Bonabassem, sera amĂ©nagĂ© sous forme d’un giratoire comme celui du pont Joss, a prĂ©cisĂ© le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement. Pour mieux comprendre le choix du passage supĂ©rieur, le colonel Jackson Kamgain a expliquĂ© que cela vient du fait que le carrefour initialement prĂ©vu s’est avĂ©rĂ© accidentogĂšne et dangereux pour les usagers de la route. Le prolongement nord du Boulevard de la RĂ©publique, long de prĂšs de 2,5 km jusqu’au carrefour Maetur, est une route Ă  2 fois trois voies.
FECAFOOT Crisis: FIFA Pronounces Incompetence

Sports
Elizabeth MOSIMA

In a letter from the world football governing body, the organ advised FECAFOOT to take necessary measures to implement the decisions of CCA.

The post-electoral crisis between FECAFOOT and Abdouraman Hamadou Baba, chairman of Etoile Filante de Garoua, rolls on. The faction led by Abdouramn Hamadou had among other things demanded the departure of Tombi A Roko. Following the crisis, Abdouraman Hamadou Baba had written three letters to the Court of Arbitration for Sport (TAS), which is the supreme judicial authority in the world of sport. The three letters dated March 10, 2017, April 24, 2017, and the last letter was on June 1, 2017. In the last letter on June 1, 2017 Abdouraman asked the Court of Arbitration for Sport to execute the verdict of February 27, 2017. The reply came three weeks after FIFA declared its incompetence in handling the case.
In a letter signed on June 26, 2017, the Director of the Department of Discipline, James Cambreleng Contreras, warned the concerned that FIFA is not competent in implementing decisions taken by TAS in a case against a decision taken at the national level, that is, without any organ of FIFA being implicated. It further states that according to article 64 of the disciplinary Code of FIFA, the disciplinary committee of FIFA is only competent in case of non-respect of the decisions of an organ, a committee or an instance of FIFA or a decision of TAS on appeal. He however regrets that it is not in the competence of FIFA to implement such a decision. After declaring the incompetence of FIFA on the demands of Abdouraman, Mr Cambreleng Contreras advised that it is for FECAFOOT to take measures which it deems necessary according to its rules and regulations at the national level to implement the decisions of TAS.
The President of the Cameroon Football Federation, Tombi A Roko Sidiki said FECAFOOT has never appealed on the decision of CCA because the CCA has nothing to do with electoral problems. “The next elections will be in two and the half years. So they can start now by convincing the electorate,” he added. He said he is concerned with the future of Cameroon Football and the performance of teams. It should be recalled that Abdouraman and FECAFOOT officials are expected to take part in a reconciliation meeting in Conakry on July 10, 2017 to seek solutions to the problem. Some sources say Abdouraman has opted not to take part in the meeting.
Afrobasket messieurs: Tunisie et Sénégal co-organisateurs

Sports
AngĂšle BEPEDE

Ils abriteront la compĂ©tition aprĂšs le dĂ©sistement de l’Angola, d’aprĂšs Fiba-Afrique.

La Tunisie et le SĂ©nĂ©gal abriteront la 29e Ă©dition de la coupe d’Afrique des nations de basketball masculin (Afrobasket). Deux poules Ă  Dakar (SĂ©nĂ©gal) et deux Ă  Tunis (Tunisie). La FĂ©dĂ©ration africaine de basketball association (Fiba-Afrique) a dĂ©cidĂ©, vendredi 30 juin dernier, d’attribuer l’organisation de ce tournoi majeur aux deux pays, du 8 au 16 septembre. Les 16 Ă©quipes participantes (l’Afrique du Sud, le Cameroun, la RĂ©publique centrafricaine, la CĂŽte d'Ivoire, la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, l'Égypte, la GuinĂ©e, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le NigĂ©ria, l’Ouganda, le Rwanda, le SĂ©nĂ©gal et la Tunisie), seront rĂ©parties en quatre poules de quatre Ă©quipes pour la premiĂšre phase prĂ©vue du 8 au 10 septembre. Ensuite, les deux premiĂšres Ă©quipes de chacune des poules se retrouveront dans la ville de Tunis, dĂ©signĂ©e pour abriter la phase finale (quarts de finale, demi-finales et finale) du 14 au 16 septembre. Le Nigeria est le dĂ©tenteur du titre de l’édition 2015 en Tunisie.
L’Angola, qui a remportĂ© 11 des 18 titres de l’Afrobasket, avait Ă©tĂ© choisie par Fiba-Afrique pour accueillir la compĂ©tition aprĂšs le dĂ©sistement du Congo, faute de moyens financiers. La compĂ©tition devait alors se jouer du 19 au 31 aoĂ»t. L’Angola, candidate Ă  l’organisation de mĂȘme que l’Egypte et la Tunisie, avait Ă©tĂ© choisie mais a finalement dit non pour cause de tenue « d’élections gĂ©nĂ©rales » en aoĂ»t. L’ajournement de la compĂ©tition en septembre n’a pas sorti les Angolais de leur refus, eux qui devaient abriter un quatriĂšme tournoi, dix ans aprĂšs.
Ligue africaine des champions: Coton Sport encore battu

Sports
DIKWE FODAMBELE

Le Wydad Casablanca a battu le représentant Camerounais (0-2) samedi dernier à Garoua.

Le miracle ne s’est pas produit samedi dernier pour les poulains du coach Minkreo Birwe, au stade Omnisports de Roumde Adjia. La cinquiĂšme journĂ©e de la phase de groupes de la Ligue africaine des champions qui opposait Coton Sport FC de Garoua Ă  Wydad Atletic Cluc du Maroc, n’a pas permis aux cotonculteurs de remporter leur premiĂšre victoire dans cette compĂ©tition continentale. Pourtant, le public de Garoua espĂ©rait enfin voir son Ă©quipe engranger ses trois premiers points. Dominateurs tout le long de rencontre, les visiteurs se sont montrĂ©s conquĂ©rants dans la qualitĂ© du jeu.
Le sort des coĂ©quipiers du capitaine Souleymanou Moussa a Ă©tĂ© scellĂ© Ă  la 43e mn, lorsque Achraf Bencherki a marquĂ© le premier but. C’est la dĂ©ception totale dans les gradins, qui commencent aussitĂŽt Ă  se vider alors mĂȘme que nous n’en sommes qu’à la premiĂšre manche. Au retour des vestiaires, les hommes du coach Houcine Ammouta mettent la pression sur Coton Sport. Ce qui va affaiblir la dĂ©fense, occasionnant le second but inscrit Ă  la 71e mn par Naim Aarab. Coton Sport est menĂ© 0-2. Avec cette nouvelle victoire, le Wydad prend la deuxiĂšme place du classement avec 9 points, devant Al Alhy d’Egypte, qui totalise 8 points aprĂšs le nul concĂ©dĂ© aux Zambiens du FC Zanaco, premier avec 11 points. La sixiĂšme et derniĂšre journĂ©e pour le reprĂ©sentant camerounais se jouera le 8 juillet prochain face Ă  Al Alhy en Egypte.
SĂ©curitĂ© dans le Sahel : les chefs d’Etat au front

International
Prosper LOUABALBE

Le président français, Emmanuel Macron et ses pairs, réunis hier à Bamako pour concrétiser leur projet de force conjointe contre les groupes terroristes.

Finaliser le projet d'une force commune anti-terroriste de 5 000 hommes. Les chefs d’Etat du G5 Sahel : Idriss DĂ©by Itno du Tchad, Mohamed Ould Abdelaziz de la Mauritanie, Roch Marc Christian KaborĂ© du Burkina Faso et Mahamadou Issoufou du Niger sont sur la mĂȘme longueur d’onde. En prĂ©sence du prĂ©sident français, Emmanuel Macron, ils se sont engagĂ©s Ă  lutter ensemble contre les attaques jihadistes qui visent le Mali et gagnent les Etats voisins. D’emblĂ©e, le prĂ©sident français a expliquĂ© qu’il n’est pas venu pour annoncer un dĂ©sengagement français. La force G5 viendra en complĂ©ment Ă  l’opĂ©ration Barkhane et de la Mission onusienne au Mali (MINUSMA). Au contraire, la France promet un soutien renforcĂ©. Huit millions d’euros seront injectĂ©s d’ici fin 2017.
La rĂ©ponse française ne sera pas que militaire. Pour Emmanuel Macron, il faut faire du dĂ©veloppement une prioritĂ©. L’Agence française de dĂ©veloppement (AFD) va dĂ©bloquer 200 millions d’euros spĂ©cifiquement pour les pays du G5 au cours des cinq prochaines annĂ©es, a-t-il annoncĂ©. L’Union europĂ©enne a promis 50 millions d’euros. Mais, selon Jeune Afrique qui cite des experts, une telle force requiert au moins 400 millions d’euros. Le budget prĂ©vu avoisinerait les 500 millions d’euros, ajoute-t-il.
Occasion pour le prĂ©sident malien, Ibrahim Boubacar KeĂŻta, d’exprimer ses attentes. Il s’agit d’un combat contre le terrorisme, le trafic de drogue et d’ĂȘtres humains, de la restauration de l’autoritĂ© de l’Etat et du retour des rĂ©fugiĂ©s, des opĂ©rations humanitaires et d’aides aux populations et enfin des actions en faveur du dĂ©veloppement.
L’idĂ©e d’une force rĂ©gionale avait Ă©tĂ© relancĂ©e en fĂ©vrier dernier Ă  Bamako. Le 21 juin, le Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU a saluĂ© cette initiative. Rien de plus. Le G5 Sahel lance un appel pour un soutien financier. Cette force sera dĂ©ployĂ©e dans un premier temps aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger.
Rail Transport: Nine New Locomotives Announced

Economie
AMINDEH Blaise ATABONG

The President of General Electric Africa, Jay Ireland, disclosed last Friday that negotiations are far advanced with the Government of Cameroon

Cameroon will soon get nine new locomotive engines to boost its rail transport system, the President and Chief Executive Officer of General Electric (GE) Africa, Jay Ireland has announced. The GE Africa President made the disclosure in Yaounde, Friday June 30, 2017, after an audience with the Minister of Transport, Edgar Alain Mebe Ngo'o.
“We discussed with the Minister about what projects we can do in Cameroon around transport. We talk about the rail as well as aviation. In rail, we look forward to providing nine locomotives for the African Cup of Nations. It will help transport spectators around to watch the matches. We feel great about the progress we have made in the project,” Jay said. We learned the investors are also considering the electrification of the railway network in the country. During last Friday’s audience, both officials also discussed about the aviation sector in Cameroon. “We are one of the leaders in the world in aircraft engines. We feel great about the ability to support the aviation sector here in Cameroon as well,” Jay told reporters last Friday evening after a team of GE Africa officials met with authorities of the Ministry of Transport.
It is noteworthy that GE Africa is an instrumental partner in supporting sub-Saharan Africa’s socio-economic growth. The investment giant operates in the oil & gas, power, transportation, healthcare, renewables, energy connections and aviation sectors. GE Africa has so far signed Memoranda of Understanding with the Governments of many countries to include Nigeria, Kenya, Angola and Ghana to develop infrastructure projects, including sustainable energy solutions, providing efficient and reliable transportation as well as improving access to quality healthcare.
Lutte contre les faux médicaments: la contribution des avocats

Societe
Alfred MVOGO BIYECK

Un séminaire international organisé au cours du week-end à Yaoundé pour alerter sur la dangerosité du phénomÚne et amener les pouvoirs publics à engager une lutte sans merci



Vendredi et samedi, l’Union internationale des avocats (Uia) en collaboration avec le barreau du Cameroun, le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et la Fondation Chirac, a organisĂ© un sĂ©minaire internationalsur « la responsabilitĂ© mĂ©dicale du fait de la fabrication, de la mise sur le marchĂ© et de la distribution du mĂ©dicament : le cas de l’Afrique ». Une thĂ©matique devenue, au-delĂ  de l’Afrique, un rĂ©el problĂšme de santĂ© publique de tout premier ordre. Gravissime mĂȘme pour le vice-prĂ©sident de l’Uia, le Burkinabe Issouf Baadhio.
Les chiffres prĂ©sentĂ©s dans toute leur froideur, donnent le tournis. 7 Ă  800 000 personnes meurent chaque annĂ©e du fait de la contrefaçon des mĂ©dicaments, soit l’équivalent de quatre avions gros porteurs s’écrasant chaque jour. Pour 20 dollars investis, le bĂ©nĂ©fice est estimĂ© Ă  3 ou 400 dollars. Chiffre d’affaires annuel, 250 milliards de dollars. Trois Ă  quatre fois plus que le trafic d’armes, de drogue ou de prostitution. De quoi intĂ©resser certaines industries pharmaceutiques, le circuit informel et des opĂ©rateurs Ă©conomiques vĂ©reux Ă  cette filiĂšre macabre, vĂ©ritable drame sanitaire des temps modernes. La contribution des juristes, pour ne pas dire leur irruption dans cette problĂ©matique du faux mĂ©dicament, revĂȘt une importance capitale et particuliĂšre. Au-delĂ  de la responsabilitĂ© civile et collective qui incombe Ă  tous, il est question de s’assurer de l’ancrage dans les lĂ©gislations nationales de mesures idoines Ă  mĂȘme de rendre plus forte et rĂ©active la lutte contre les mĂ©dicaments contrefaits afin que l’offre pharmaceutique rĂ©ponde aux normes, tout en promouvant la justice, les bonnes pratiques sanitaires, la protection et l’amĂ©lioration de la santĂ©. La crĂ©ation d’un Haut conseil du mĂ©dicament africain, la lutte contre la corruption, l’amĂ©lioration de la gouvernance sanitaire, la ratification de la convention mĂ©dicrim entre autres, sont des pistes de rĂ©flexion sur la table des dĂ©cideurs.
Entre les gĂ©nĂ©ralitĂ©s sur la responsabilitĂ© mĂ©dicale, le cadre normatif international relatif Ă  la fabrication et Ă  la circulation des mĂ©dicaments, le droit du mĂ©dicament comme droit fondamental de la personne humaine, le rĂŽle des industries pharmaceutiques en Afrique, les organes nationaux de rĂ©glementation du mĂ©dicament, la sĂ©curisation du circuit, la lutte contre la contrefaçon du mĂ©dicament
 les juristes ont fait le tour de la question. Une constante, la responsabilitĂ© sociale face Ă  ce phĂ©nomĂšne est collective.
Cameroon Tribune du mardi, 4 juillet 2017.
Personnels: chasse aux fonctionnaires fictifs

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le paiement des salaires des agents de l’Etat est estimĂ© Ă  environ 70 milliards de F par mois. Une dĂ©pense alourdie par certaines dĂ©rives dans la Fonction publique

Selon les chiffres les plus rĂ©cemment mis Ă  jour, on enregistre plus de 290 agents de l’Etat au Cameroun. Pour une masse salariale mensuelle d’environ 70 milliards de F. LĂ , on ne parle que de salaire brut. Lorsqu’on y ajoute la dotation en carburant et lubrifiant, les indemnitĂ©s de mission Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’étranger, les heures supplĂ©mentaires, les gratifications, les indemnitĂ©s spĂ©cifiques, les indemnitĂ©s forfaitaires de tournĂ©es et de risque, les indemnitĂ©s de permanence, les primes (de rendement, pour travaux spĂ©ciaux, etc.), c’est une centaine de milliards de F que l’Etat mobilise ainsi chaque annĂ©e. Une situation qu’un fonctionnaire rencontrĂ© dans son lieu de service trouve normale. « C’est une façon pour le gouvernement de compenser la drastique baisse de salaires de 1993 », estime un chef de service dans un ministĂšre.
Mais Ă  cĂŽtĂ© de cette pratique lĂ©gale, il y a des malversations Ă  plusieurs visages. Le premier Ă©tant le phĂ©nomĂšne de personnels fantĂŽmes. Il s’agit de ces agents qui Ă©margent dans les caisses de l’Etat sans ĂȘtre en service nulle part. L’autre visage, affirment des sources concordantes, est celui de personnes qui se font recruter dans la Fonction publique mais travaillent ailleurs, notamment Ă  l’étranger, mais qui sont payĂ©es chaque fin de mois. A ceux-lĂ , s’ajoutent les autres qui, parfois avec la complicitĂ© de leurs supĂ©rieurs et d’autres personnes introduites dans le systĂšme, se font Ă©tablir de faux documents pouvant leur permettre de toucher trois, voire quatre salaires, au cours du mĂȘme mois.
Concernant les primes et autres missions, les mĂȘmes pratiques sont Ă©galement observĂ©es. « Dans le ministĂšre oĂč je suis en service, un directeur s’est retrouvĂ© avec prĂšs de 300 jours de mission au cours de la mĂȘme annĂ©e. L’incident serait passĂ© certainement inaperçu s’il n’avait rĂ©clamĂ© les frais y relatifs avec beaucoup de bruit », raconte un fonctionnaire. Selon cette source, ce responsable n’avait pas droit Ă  autant de jours, tant Ă  l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur du pays. Plus loin, dans un autre dĂ©partement ministĂ©riel, ce sont les faits d’abus sur collaborateurs qui sont dĂ©criĂ©s. « Il y a des chefs qui sont champions dans l’établissement de faux ordres de mission au nom de leurs collaborateurs et Ă  l’insu de ces derniers afin d’en percevoir les frais sans jamais avoir bougĂ© de leur bureau », relate un agent rencontrĂ© autour de l’immeuble rose. « Certains fonctionnaires prĂ©textes des formations Ă  l’étranger pour bĂ©nĂ©ficier de frais de mission et aller en congĂ©s au frais de l’Etat », croit savoir un prestataire de service.
Union africaine: la réforme en examen

Jean Francis BELIBI

C’est l’un des principaux points des travaux de la 29e confĂ©rence des chefs d’Etat qui s’est ouverte hier en prĂ©sence de Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat

Ce sera l’un des principaux points Ă  examiner par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) qui sont rĂ©unis depuis hier Ă  Addis-Abeba, en Ethiopie, dans le cadre de leur 29e rencontre : la rĂ©forme de l’organisation panafricaine. Parmi les participants aux travaux de la capitale Ă©thiopienne, le Premier ministre camerounais. Philemon Yang y assiste en qualitĂ© de reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat. Depuis sa crĂ©ation en 2002, l’Union africaine fait l’objet de nombreuses critiques liĂ©es notamment Ă  des lourdeurs bureaucratiques qui sont observĂ©es dans son fonctionnement, sa trop grande dĂ©pendance financiĂšre vis-Ă -vis des bailleurs de fonds Ă©trangers et le faible niveau de mise en Ɠuvre de ses dĂ©cisions. D’oĂč la dĂ©cision prise par les chefs d’Etat et de gouvernement, au cours de la 27e session de leurs travaux tenue Ă  Kigali au Rwanda, de rĂ©flĂ©chir Ă  une rĂ©forme institutionnelle de l’UA. Pourtant, la rĂ©forme de l’organisation panafricaine est un vieux projet qui n’a jamais pu Ă©voluer en raison des pesanteurs internes Ă  l’organisation.
On peut donc comprendre tout l’intĂ©rĂȘt des assises ouvertes hier dans la capitale Ă©thiopienne au cours desquelles, le chef du gouvernement, Philemon Yang, doit faire entendre la voix du Cameroun. L’UA est plus que jamais Ă  un tournant de son histoire. Le processus de la rĂ©forme, conduit par le prĂ©sident rwandais Paul KagamĂ©, vise Ă  renforcer l’union entre les pays membres de l’institution. Au chapitre des propositions qui ont Ă©tĂ© faites par le ComitĂ© conduit par le chef de l’Etat rwandais et dans lequel on retrouvait le consultant camerounais Acha Leke, il est question d’une meilleure division du travail entre la Commission de l’Union africaine, les communautĂ©s rĂ©gionales et les Etats membres ; la transformation du NEPAD en Agence de dĂ©veloppement de l’Union africaine ; le renforcement des compĂ©tences de la Commission ; le renforcement des sanctions pour les pays qui ne paient pas rĂ©guliĂšrement leurs cotisations. La fin des travaux ce jour va indiquer le niveau d’intĂ©rĂȘt portĂ© par les responsables du continent Ă  ces diffĂ©rentes propositions. Autre sujet en examen, les questions de migration, en liaison avec le thĂšme gĂ©nĂ©ral des travaux « Tirer pleinement parti du dividende dĂ©mographique en investissant dans la jeunesse ».
Vivre-ensemble: l'exemple qui vient de Douala

Mireille ONANA MEBENGA

Le concept magnifié sur les berges du Wouri en présence des fons du Nord-Ouest et des chefs Sawa le week-end dernier

Pour terminer en beautĂ© le week-end de cĂ©lĂ©bration du vivre-ensemble, un lieu mythique, plein de symboles : les berges du Wouri. C’était ce dimanche 2 juillet 2017, par une aprĂšs-midi ensoleillĂ©e. Une foule immense a pris d’assaut les tentes affrĂ©tĂ©es, pour vivre la communion fraternelle entre les fons du Nord-Ouest, les chefs Sawa, les fils et filles du Cameroun. Au programme, un dĂ©ploiement de la richesse culturelle du pays, Ă  travers vĂȘtements, chants, musiques, danses, etc.
L’arrivĂ©e des 25 fons du Nord-Ouest, du chef Mafany du Sud-Ouest, du lamido de Garoua, et des chefs Sawa, ainsi que des autoritĂ©s de la rĂ©gion, dont le gouverneur Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, ouvre les festivitĂ©s. Les danseurs du groupe Kwain de la localitĂ© de Fondop, sont les premiers Ă  se produire, aprĂšs l’exĂ©cution de l’hymne national en français et en anglais par la chorale de l’universitĂ© de Douala. La chorĂ©graphie des danseurs dĂ©clenche une salve d’applaudissements. Un groupe d’ambassy-bey va prendre le relais par la suite.
Puis viendront les allocutions. Dont celle du dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, parrain de l’évĂ©nement. Fritz NtonĂš NtonĂš est revenu sur l’initiative des fons de venir rencontrer leurs homologues Sawa et les diffĂ©rentes actions mises sur pied pour prĂ©server la paix le vivre ensemble. Entre autres, « Paix au village », « SoirĂ©e rĂ©publicaine » etc. Fritz NtonĂš NtonĂš a rappelĂ© aux hĂŽtes l’importance que revĂȘt le concept « vivre-ensemble », et le point d’honneur que met le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  le prĂ©server. « Notre diversitĂ© fait partie de notre identitĂ©, notre peuple est attachĂ© Ă  ces deux valeurs fondamentales, unitĂ© et diversitĂ© », a prĂ©cisĂ© le dĂ©lĂ©guĂ©.
Gwan Mbanyamsig III, chef de Gouzang et porte-parole des fons, a quant Ă  lui dĂ©livrĂ© un message de paix, d’acceptation quelles que soient les diffĂ©rences de langue ou de culture. « Nous devons transcender les clivages linguistiques, ethniques, religieux. Nous sommes les enfants d’un mĂȘme pays », a-t-il dĂ©clarĂ©, avant d’appeler Ă  la reprise de l’école Ă  la rentrĂ©e prochaine dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le chef de Gouzang s’est aussi appesanti sur l’histoire de notre pays, ses spĂ©cificitĂ©s. Notamment, ses 250 grands groupes ethniques et ses 1738 groupes linguistiques, une particularitĂ© convoitĂ©e de par le monde.

Reactions :

HRH Ameng Francis :
“We Are One, Bound By Common Values”

Fon of Bafmeng :
“Cameroon is a multi ethnic and multicultural country that has witnessed conflicts arising from this ethnic and cultural difference. Beginning as conflicts in villages, this diversity has now unfortunately moved to threatening national unity and integration. Given the present situation and under such circumstances, national unity and integration can be achieved through the development of a supportive public culture, understanding and love while respecting our socio-cultural diversity so as to enhance development of our people. It is for this reason that a college of North West Fons, given their divine and natural role as peacemakers and promoters of love and development, thought it wise to share these with the Sawa people through their Ngondo Festival with the support of the Douala City Council.
Thierry Metomo: « Les Allemands ont été à la hauteur»

Sports
Steve LIBAM

EntraĂźneur de football, manager de la Colombe sportive du Dja-et-Lobo.

Le succÚs de la jeune équipe d'Allemagne est-il une surprise?
Pas vraiment, car je l'avais déjà prédit ici. Cette équipe, certes expérimentale, a du potentiel. C'est un groupe homogÚne avec des joueurs de qualité qui ont un vécu ensemble dans les sélections nationales de jeunes. Nous avons vu une équipe au lieu d'une sélection de bons joueurs. Les Allemands ont été à la hauteur des attentes. Ils ne pratiquaient pas un football spectaculaire mais efficace et réaliste.

Quel bilan faites-vous de la compétition sur le plan technico-tactique?
C’était une compĂ©tition trĂšs joueuse avec un bilan intĂ©ressant sur le plan offensif. Les entraĂźneurs ont proposĂ© des projets de jeu trĂšs ouverts. Sur le plan technique nous avons observĂ© que les qualitĂ©s individuelles des joueurs Ă©taient trĂšs Ă©levĂ©es et nous avons la confirmation que la vitesse est de plus en plus un Ă©lĂ©ment fondamental du football moderne. Les Ă©quipes jouaient davantage en attaques rapides. Les dispositifs tactiques sont presque identiques (4-2-3-1). Mais dans l'animation, chaque sĂ©lectionneur se dĂ©marque pour imposer son style. La vidĂ©o n'a pas pu faire l'unanimitĂ© car non seulement les dĂ©cisions Ă©taient contestĂ©es mais en plus, on se demandait qui doit rĂ©ellement dĂ©cider de son recours. Heureusement le spectacle Ă©tait au rendez-vous.

La Russie a-t-elle tenu le pari de l'organisation?
Pour ma part oui. Les Russes Ă  l’ouverture comme en clĂŽture de la compĂ©tition nous ont offert un beau spectacle. Les stades sont prĂȘts, avec des pelouses de trĂšs bonne qualitĂ©. La sĂ©curitĂ© n'a pas enregistrĂ© de couac. Aucune plainte des acteurs pour l'accueil et l’hĂ©bergement. Je crois les petits plats sont mis dans les grands pour accueillir la prochaine coupe du monde en 2018.
Le Portugal se console avec la troisiĂšme place

Sports
Steve LIBAM

La Selecçao a battu le Mexique (2-1) lors du match de classement dimanche à Moscou.

Le Portugal termine sur le podium de la coupe des ConfĂ©dĂ©rations 2017. Un moindre mal pour la Selecçao, arrivĂ©e en Russie avec toute son armada, avec l’intention de remporter le trophĂ©e. Sans leur capitaine, Cristiano Ronaldo, autorisĂ© Ă  quitter le groupe aprĂšs la demi-finale perdue contre le Chli pour aller voir ses jumeaux nĂ©s il y a quelques jours, les Portugais se sont consolĂ©s en battant le Mexique (2-1) lors de la « petite finale ». Mais que ce fĂ»t difficile. Au cours d’un match globalement dominĂ© par les champions d’Europe, ceux-ci ont failli ĂȘtre victimes du sort et du gardien mexicain Guillermo Ochoa, auteur de plusieurs parades. Entre autres, sur le pĂ©nalty d’AndrĂ© Silva en premiĂšre mi-temps. MalgrĂ© une possession de balle et des occasions de but largement en leur faveur, les Portugais encaissent un but contre le cours du jeu. A la 54e mn, Neto marque contre son camp sur un centre de Hernandez. Puis, la Selecçao pousse, mais en vain.
A la 91e mn, alors qu'on pensait le match pliĂ©, Pepe, montĂ© en position d'avant-centre, devance tout le monde pour pousser le ballon dans les filets adverses (1-1). Durant les prolongations, nouveau pĂ©nalty pour le Portugal. Quaresma est Ă  l'origine de l'action d'un subtil centre de l'intĂ©rieur du pied. L’arbitre sanctionne une faute de main d’un Mexicain. Adrien Silva ne manque pas l’occasion cette fois et Ochoa n’y peut rien. Puis, les esprits s’échauffent. Nelson Semedo (Portugal) et Raul Jimenez (Mexique) sont exclus dans chaque Ă©quipe. Idem pour Juan Carlos Osorio, le coach du Mexique, venu invectiver le corps arbitral pour rĂ©clamer un pĂ©nalty dans les ultimes instants du match. Mais le score ne changera plus. C’est le Portugal qui finit troisiĂšme de la compĂ©tition.
CollÚge Sacré Coeur de Makak: une thérapie de choc

Societe
Grégoire DJARMAILA

Relooker le cadre et faire du Cosaco un pĂŽle d’excellence scientifique sont les principales articulations du projet de modernisation et de rĂ©habilitation de cet etablissement.

La signature de la concession de gestion du Cosaco entre l’Amicosaco et l’évĂȘchĂ© d’Eseka constitue l’acte I de l’opĂ©rationnalisation du vaste et ambitieux projet de rĂ©habilitation et de modernisation de cet Ă©tablissement. Selon le prĂ©sident du comitĂ© ad hoc, Alain Noel Olivier Mekulu Mvondo Akame (DG de la Cnps), le nouveau Cosaco marquera une rupture Ă  travers un recrutement sĂ©lectif des Ă©lĂšves et enseignants. Il s’agira selon lui de prendre les meilleurs pour en faire des tĂȘtes bien pleines mais aussi bien faites. Le nouvel Ă©tablissement va se lancer dans la chasse des meilleures tĂȘtes Ă  travers l’octroi des bourses aux meilleurs Ă©lĂšves des Ă©coles primaires environnantes. La rĂ©forme des programmes vise Ă  faire du collĂšge un pĂŽle d’excellence scientifique et une rĂ©fĂ©rence dans le domaine de l’éducation aux niveaux national et international. Les anciens du Cosaco souhaitent ainsi que ce collĂšge retrouve sa rĂ©putation et sa gloire d’antan Ă  travers de bons rĂ©sultats scolaires et sportifs.
La rĂ©habilitation des infrastructures existantes et la construction de nouveaux bĂątiments occupent une place centrale dans la feuille de route du concessionnaire. Sur le site, les travaux de relookage, de peinture et d’étanchĂ©itĂ© de certains bĂątiments sont en cours. Les dortoirs et le rĂ©fectoire vont faire l’objet des travaux spĂ©ciaux. Il est question selon les nouveaux gestionnaires, d’offrir un cadre adĂ©quat et sĂ©curisĂ© aux apprenants. Un accent est mis sur les circuits Ă©lectriques qui seront entiĂšrement refaits de mĂȘme que les laboratoires de sciences naturelles, de physique et de chimie. Quant au centre multimĂ©dia, il sera entiĂšrement refait et Ă©quipĂ© grĂące aux appuis de deux entreprises citoyennes opĂ©rant dans la tĂ©lĂ©phonie mobile.
Le contenu des programmes de formation va subir un vĂ©ritable aggiornamento. L’objectif est de dispenser une formation qui permette aux jeunes de s’arrimer aux exigences actuelles de dĂ©veloppement et du marchĂ© de l’emploi. Cette rĂ©forme pĂ©dagogique sera assise sur l’introduction de nouvelles filiĂšres professionnalisantes comme la mĂ©canique, la maintenance Ă©lectrique, l’agriculture. L’introduction de cinq langues nationales vient enrichir « ce choc d’innovation ». Ainsi, dĂšs la prochaine rentrĂ©e scolaire, les apprenants auront le choix entre le duala, l’ewondo, le fufulde, le ghomala et le bassa’a tout comme ils vont apprendre au choix l’anglais, l’espagnol, le mandarin-chinois et l’arabe.
Pour faire face aux difficultĂ©s de trĂ©sorerie, l’Amicosaco nourrit l’ambition d’assurer au Cosaco une autonomie financiĂšre Ă  travers le dĂ©veloppement des activitĂ©s de production, gĂ©nĂ©ratrices de revenus. C’est dans cette optique que, grĂące Ă  l’appui du Minepia, un lac piscicole est en train d’ĂȘtre amĂ©nagĂ© sur le site. La rĂ©habilitation en cours de la palmeraie s’inscrit Ă©galement dans ce registre. Quant Ă  la boulangerie, elle sera opĂ©rationnelle dĂšs la rentrĂ©e prochaine grĂące au concours d’un ancien Cosacois.
L’Amicosaco a mis en place tout un plan de communication et de mobilisation des fonds pour rĂ©aliser ses objectifs. Les contributions des membres, les appuis du gouvernement, le mĂ©cĂ©nat et les sponsorings sont les principaux leviers sur lesquels elle compte agir pour avoir les moyens de son ambition.