Cameroon Tribune
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Coopération Cameroun - BAD: un avenir radieux

Jean Francis BELIBI

Les Ă©changes avec l’institution financiĂšre internationale Ă©taient au centre de l’audience accordĂ©e hier par le chef de l’Etat Ă  Akinwumi Adesina.

C’est un accueil digne des hĂŽtes de marque que le Palais de l’UnitĂ© a rĂ©servĂ© hier au Dr Akinwumi Adesina, prĂ©sident du Groupe de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD). Jets d’eau, tapis rouge avec un piquet d’une dizaine d’élĂ©ments du Groupement d’honneur de la Garde prĂ©sidentielle sabres au clair, souhaits de bienvenue Ă  l’entrĂ©e de l’édifice par le directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou. Puis au final, une Ă©lĂ©vation, par le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui le recevait au troisiĂšme jour de sa visite officielle au Cameroun, Ă  la dignitĂ© de Grand officier de l’Ordre national de la valeur et la remise d’un cadeau Ă  la symbolique trĂšs forte : un cavalier Ă  cheval. Autant d’attentions qui n’ont pas laissĂ© insensible le prĂ©sident de la BAD. « Je suis trĂšs Ă©mu et je suis trĂšs encouragĂ© par ce que le prĂ©sident m’a dit en me donnant ce cadeau : « Vous ĂȘtes un homme qui fait les choses trĂšs vite pour l’Afrique. Continuez Ă  la tĂȘte de la BAD Ă  Ɠuvrer pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance du continent » » a dĂ©clarĂ© l’hĂŽte du Cameroun. Entre les deux personnalitĂ©s hier au Palais de l’UnitĂ©, il aura effectivement beaucoup Ă©tĂ© question de la croissance Ă©conomique au Cameroun et sur le continent. Le Dr Adesina a soulignĂ© le rĂŽle majeur qui est celui du pays qui l’accueille : « Le Cameroun est un pays trĂšs important pour la BAD. Nous avons commencĂ© Ă  travailler avec lui en tant que partenaire depuis 1972 » a-t-il relevĂ©.

Ainsi donc, depuis 45 ans, les investissements de la banque au Cameroun sont de l’ordre de 2,5 milliards de dollars, soit environ 1 100 milliards de F a soulignĂ© le prĂ©sident du Groupe de la BAD, qui a par ailleurs indiquĂ© avoir discutĂ© avec le chef de l’État des projets que cette institution finance dans notre pays. Soit 22 au total. « Je lui ai exprimĂ© ma satisfaction pour son leadership en Afrique, je ne l’ai pas seulement fait aujourd’hui, mais depuis longtemps ». Le prĂ©sident du Groupe de la BAD n’a par ailleurs pas manquĂ© de dire Ă  son hĂŽte sa satisfaction pour le rĂŽle « trĂšs important qu’il a jouĂ© dans la stabilitĂ© macroĂ©conomique de la CEMAC avec la rĂ©union qu’il a organisĂ©e en dĂ©cembre dernier ». Sur ce point, le Dr Adesina s’est fĂ©licitĂ© du niveau de croissance de l’économie camerounaise. « Les temps sont durs, mais il ne faut pas oublier que le Cameroun a un taux de croissance de 4,7%. J’ai l’habitude de dire que si vous nagez et vous avez la tĂȘte hors de l’eau, c’est trĂšs bien dans une pĂ©riode difficile », s’est-il fĂ©licitĂ©. Il a relevĂ© que le secteur Ă©nergĂ©tique, dans lequel l’institution qu’il dirige intervient au Cameroun Ă  travers le projet Lom Pangar et le financement annoncĂ© de la BAD Ă  hauteur de 150 millions de dollars, soit plus de 75 milliards de F, pour le projet Nachtigal et les potentialitĂ©s du secteur agricole devraient constituer les leviers de l’économie camerounaise. Autre point de satisfaction du Dr Adesina, le leadership du prĂ©sident Paul Biya en matiĂšre de stabilisation sĂ©curitaire qui permet de faire face Ă  la nĂ©buleuse Boko Haram et Ɠuvre pour un retour Ă  la stabilitĂ© en RĂ©publique centrafricaine. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze, par ailleurs gouverneur pour le Cameroun auprĂšs de cette institution, assistait Ă  l’entretien.
Bac technique: place Ă  la pratique

Alfred MVOGO BIYECK

AprĂšs les rĂ©sultats des admissibilitĂ©s, les Ă©preuves pratiques dĂ©marrent ce matin sur l’ensemble du territoire national.

Les Ă©preuves pratiques du baccalaurĂ©at technique dĂ©butent ce matin sur l’ensemble du territoire. L’heure Ă©tait donc encore hier aux derniers prĂ©paratifs, pour que tout se passe pour le mieux. C’était le cas au lycĂ©e technique de Nsam Ă  YaoundĂ©, qui sans grouiller de monde, s’attelait Ă  peaufiner l’accueil des candidats pour qu’ils composent dans les meilleures conditions possibles.

Gertrude Mbiama Efoudou, proviseur du lycĂ©e de Nsam, est au four et au moulin. En milieu de journĂ©e hier, elle revenait de Nlongkak, un site dĂ©localisĂ© du lycĂ©e de Nsam. Sans protocole ni fioriture, elle nous reçoit et nous accompagne pour le tour du propriĂ©taire. Le site du lycĂ©e de Nsam accueille ce jour 57 candidats aux Ă©preuves pratiques des bacs techniques, mĂ©tier du bois (22 candidats), gĂ©nie civil F4 (35 candidats) et gĂ©nie Ă©lectrique (F3) Ă  Nlongkak. Dans le grand hall Ă  Nsam, le dispositif est dĂ©jĂ  prĂȘt. On peut voir sur chaque table, des morceaux de planches, contre plaquĂ©s et autres matĂ©riels de menuiserie. Chacun des candidats devra ce jour, montrer toutes ses capacitĂ©s. Une machine industrielle est Ă©galement lĂ . LustrĂ©e, elle est aux petits soins d’un employĂ© pour qu’aucun ratĂ© ne survienne. De l’autre cĂŽtĂ© du hangar, les tables sont disposĂ©es pour les candidats de F4 en gĂ©nie civil. LĂ  aussi, les kits sont apprĂȘtĂ©s.

CĂŽtĂ© administration, « les chargĂ©s de mission sont dĂ©jĂ  arrivĂ©s, et la majoritĂ© des examinateurs aussi, pour que les Ă©preuves se dĂ©roulent dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. La haute hiĂ©rarchie a pris toutes les dispositions pour que tout se passe pour le mieux, chacun de ce cĂŽtĂ©-lĂ , sait exactement ce qu’il a Ă  faire », clame avec une assurance jamais dĂ©mentie depuis le dĂ©but de notre entretien, Gertrude Mbiama Efoudou. A ses cĂŽtĂ©s, un collaborateur l’interpelle pour lui annoncer l’arrivĂ©e d’un usager venu pour une information. Sourire aux lĂšvres, elle va au devant de lui, avant de revenir reprendre notre conversation. Et ce sera ainsi pendant tout notre sĂ©jour au lycĂ©e technique de Nsam. Nous ne pouvions alors, au moment de partir, que souhaiter bonne chance Ă  madame le proviseur, qui sans composer, en a bien besoin, pour faire en sorte que les Ă©preuves pratiques du baccalaurĂ©at technique connaissent, sur le plan organisationnel, un succĂšs retentissant.
EIFORCES: Brigadier-General Essoh Takes Command

Emmanuel KENDEMEH

Defence Minister Joseph Beti Assomo on July 17, 2017 commissioned the general as the new Director General of the International School for Security Forces (EIFORCES).

Brigadier-General Essoh Jules-CĂ©sar, just days after taking his attributes and insignia as a new full senior military officer in the Cameroon’s defence forces last Saturday, July 15, 2017, is from Monday July 17, 2017 commanding the International School for Security Forces (EIFORCES) as the new Director General.

This follows his commissioning into service at EIFORCES campus at Awae on the Yaounde-Bertoua road in a ceremony presided at by the Minister Delegate at the Presidency in charge of Defence, Joseph Beti Assomo, who is also the chairman of the Board of Directors of the school. President Paul Biya, Commander-in-Chief of the Armed forces promoted Essoh Jules-César to the rank of Brigadier-General on June 29, 2017 and in another decree the same day appointed him the new Director General of EIFORCES. He takes over from Brigadier-General Mohamadou Hamadicko who died on the night of July 30-31, 2014. Since then and till Monday, July 17, 2017, EIFORCES was administered by the Deputy Director General, Dr Police Commissioner Cécile Oyono who received the praised of the Defence Minister for the taking the school to higher heights. The Head of State also recognized the hard work of Cécile Oyono by decorating her with the medal of Grand Cordon of the Cameroon National order of Merit for during her reign the EIFORCES gained the status of the specialized United Nations Centre to train officers who will prepare police units prior to any deployment for UN peacekeeping missions.

Defence Minister and Board Chair of EIFORCES, Beti Assomo used the commissioning ceremony to instruct the new Director General to keep the flag of the school flying higher by concentrating on the training of security, military and civilian officers for peacekeeping missions. The instructions were in line with the missions of the school which are: to train, recycle, perfect constituted Gendarmerie and Police units; civilian and military experts; commanders of constituted police units for peacekeeping operations, as well as senior officers to master and conceive for security missions both at the domestic level and an in peacekeeping operations. The Minister expressed hopes that Brigadier-General Essoh, the son of Mungo Division, has the experience and expertise required for the job. He promised the new Director General of EIFORCES support of hierarchy and that of his collaborators.
Brighter Prospects In Cameroon-AfDB Ties

#Presidential
Godlove BAINKONG

President Paul Biya and the visiting Dr. Akinwumi A. Adesina in a State House audience yesterday examined ways of deepening the already fruitful win-win partnership.

Relations between Cameroon and the African Development Bank Group (AfDB) that date as far back as 1972 are expected to move to another level following commitments taken at the highest levels between the two parties. President Paul Biya and the visiting AfDB Group President, Dr. Akinwumi A. Adesina yesterday July 17, 2017 in a State House audience discussed ways of deepening the already fruitful ties for their mutual benefits.

Speaking to the press after the over one-hour discussions with the Head of State, Dr Akinwumi A. Adesina saluted Cameroon’s multi-dimensional efforts in surmounting numerous challenges. “I came here basically to express my appreciation for his leadership in Africa for a long time and secondly for the CEMAC sub-region which has helped a lot for the stabilisation of the macro-economic situation otherwise we would have seen the devaluation of the CFA Franc. I equally thanked him for the issue of security because there cannot be any economic development unless there is peace and security,” the AfDB President said. The Nigerian-born also used the State House audience to “congratulate President Paul Biya for the great job his government is doing with regards to the economy. Economic growth rate has gone down from about 5.9 per cent in 2015 to 4.7 per cent now but if you are a good swimmer and you put your head above water, you are doing well in a tough economic environment.” He said the audience gave him the opportunity to encourage President Biya to continue with the efforts of macro-economic stabilisation and also in diversifying the economy.

What Projections?

The AfDB, Dr Akinwumi A. Adesina disclosed, has been in Cameroon since 1972 and has invested about 2.5 billion dollars since that time. “Currently, we have investments of about 1.5 billion dollars for about 22 projects in the country. With the President, I discussed quite a wide-range of issues which go from energy as part of the plans for the acceleration of the development of Cameroon. President Biya has his plans in terms of energy,” he observed. Besides Lom-Pangar wherein the AfDB is already investing FCFA 35 billion, Dr Akinwumi Adesina said the bank is also into the Natchtigal project. He told the President the AfDB will invest 150 million dollars. “We also discussed quite much on agriculture. You know this country is quite rich in a terms of agriculture potentials. If you throw up anything, before it hits the ground here it can grow. So, this country should be a huge breadbasket. We discussed how we can provide more support to make agriculture a business here, with agro-industrialisation being the core of it,” he said.

Regional integration was also on the menu as the bank is investing quite a lot of funds in transport corridors. “We are funding the roads to link Cameroon to Nigeria via Enugu and so on, the route linking Cameroon to Chad and also the road linking Cameroon to Congo. So, these are all very important projects that the Head of State is highly supportive of,” the AfDB President disclosed.

Cameroon’s legendary hospitality showcased the august guest on arrival when he was welcomed at the entrance of Unity Palace by the Minister, Director of Civil Cabinet at the Presidency of the Republic Martin Belinga Eboutou was also confirmed at the end as President Paul Biya decorated Akinwumi A. Adesina with a Medal of Grand Officer of the Order of Valour. While the Head of State was accompanied in the audience by the Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze, who doubles as Governor of AfDB for Cameroon, Dr Akinwumi A. Adesina came along with the bank’s Resident Representative in Cameroon, Racine Kane among others.
CAN 2019: le stade d’Olembe sera prĂȘt

#Sports
Steve LIBAM

C’est l’assurance donnĂ©e par l’entreprise Piccini, en charge des travaux, lors d’une confĂ©rence de presse hier Ă  l’ambassade d’Italie Ă  YaoundĂ©.

Une leçon de pĂ©dagogie. C’est la dĂ©marche employĂ©e hier au cours d’une confĂ©rence de presse par les responsables du projet de construction du complexe sportif d’OlembĂ©. Dans le rĂŽle des enseignants, Samuela Isopi, ambassadeur d’Italie au Cameroun. A ses cĂŽtĂ©s, quelques responsables de l’entreprise Piccini, en charge des travaux. Fortuitement, l’exercice arrive dans un contexte oĂč des informations, souvent inexactes, ont circulĂ© dans la presse, au sujet de l’organisation par le Cameroun de la coupe d’Afrique des nations 2019. Occasion rĂȘvĂ©e pour la partie italienne d’apporter quelques Ă©claircissements au sujet du stade d’OlembĂ©. La sociĂ©tĂ© Piccini aurait-elle des problĂšmes judiciaires qui handicaperaient les travaux du stade ? « Des informations totalement fausses », dĂ©clare Samuela Isopi.

Le matĂ©riau utilisĂ© pour la construction serait-il provisoire ? « C’est un stade construit avec les techniques modernes. Le matĂ©riau prĂ©fabriquĂ© ne signifie pas qu’il est provisoire ». En clair, le stade ne sera pas montĂ© puis dĂ©montĂ© comme l’a laissĂ© croire une certaine opinion. L’on apprend mĂȘme que l’utilisation de matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s ne serait gage d’une meilleure qualitĂ© que si le bĂ©ton est coulĂ© sur place. « La prĂ©fabrication a des avantages pour la durabilitĂ© de la construction. C’est aussi un gain de temps », prĂ©cise Marc Debandt, directeur du projet. Avec les techniques modernes, le temps oĂč tout se faisait sur le site de construction, avec les ballets de camions chargĂ©s de sable, gravier
semble rĂ©volu.

L’entreprise Piccini serait-elle inexpĂ©rimentĂ©e pour ce type de travaux ? Faux, rĂ©torque encore Eloy Suarez, architecte du projet. Et l’ingĂ©nieur de lister quelques faits d’armes de Piccini : le stade olympique d’AthĂšnes, le stade de la Juventus de Turin (club de premiĂšre division italienne de football), le stade olympique de Rome (construit Ă  l’occasion du Mondial 1990), « en seize mois ». Reste la question des dĂ©lais. Seront-ils tenus ? Oui, affirme-t-on du cĂŽtĂ© de l’entreprise italienne. Du moins, pour ce qui est nĂ©cessaire pour la CAN 2019. Car le projet n’a pas Ă©tĂ© modifiĂ©. Le reste du complexe sportif (piscine olympique, gymnase
) sera achevĂ© aprĂšs la compĂ©tition et livrĂ© « avant fin 2019 ».

Le premier bateau est attendu au port de Kribi en septembre prochain avec les premiers matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s. Deux navires ont Ă©tĂ© affrĂ©tĂ©s par Piccini pour effectuer la navette entre le Cameroun et l’Italie. MalgrĂ© certaines difficultĂ©s lors de sa mise en place, le chantier semble dĂ©finitivement lancĂ©. Difficile cependant, Ă  ce stade des travaux, de donner un taux de rĂ©alisation prĂ©cis, compte tenu de cette technique particuliĂšre. « Il faut environ 50.000 tonnes de matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s pour le stade. Le premier navire en apporte environ 9500», concĂšde Gabriel Ngaha, chargĂ© de mission auprĂšs du projet.

Réactions

Samuela Isopi: « Nous n’avons rien Ă  cacher»
Ambassadeur d’Italie au Cameroun.

« Nous avons lu des informations dans la presse sur le projet de construction du complexe sportif d’OlembĂ© qui, malheureusement, ne sont pas fondĂ©es. Ce point de presse Ă©tait prĂ©vu depuis quelques mois dĂ©jĂ . Nous voulons partager avec les mĂ©dias et le public, l’histoire et l’évolution d’un projet qui appartient Ă  tous les Camerounais. Nous n’avons rien Ă  cacher. Nous sommes derriĂšre ce projet et nous allons continuer de l’ĂȘtre. L’objectif est d’aider le Cameroun Ă  abriter la CAN 2019, mais aussi permettre Ă  la ville de YaoundĂ© d’avoir un espace sportif, social et urbain Ă  la disposition de tous aprĂšs la CAN ».
CAN 2019: le stade d’Olembe sera prĂȘt

#Sports
Steve LIBAM

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Marc Debandt: « Le stade sera prĂȘt pour la derniĂšre inspection de la CAF»
Directeur du projet du stade d’Olembe.

« Le stade sera prĂȘt pour la derniĂšre inspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football. Nous avons identifiĂ© les prioritĂ©s pour les Ă©lĂ©ments essentiels. Pour des Ă©lĂ©ments non essentiels comme le centre commercial et l’hĂŽtel, des travaux de finition se poursuivront jusqu’en dĂ©cembre 2019. Il ne s’agit pas d’un projet conventionnel. Les risques ne sont pas au plan technique oĂč tout est maĂźtrisĂ©, mais sur le plan de la logistique. VoilĂ  pourquoi la prĂ©paration est le mot-clĂ©. Les matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s sont en train d’ĂȘtre montĂ©s en Italie en ce moment. Le premier bateau arrive en septembre prochain. Vous serez Ă©tonnĂ©s de la vitesse des travaux ».

Eloy Suarez: « MatĂ©riel prĂ©fabriquĂ© n’est pas synonyme de provisoire »
Architecte du projet de construction du stade d’OlembĂ©.

« Le stade d’OlembĂ© sera construit avec la technologie la plus rĂ©cente pour ce genre d’ouvrage. Le matĂ©riel prĂ©fabriquĂ© n’est pas synonyme de matĂ©riel provisoire. Le rĂ©sultat final sera identique, voire meilleur que si le bĂ©ton avait Ă©tĂ© coulĂ© sur place. La seule diffĂ©rence est qu’il est fabriquĂ© en Italie. Avec ce matĂ©riel, le niveau de prĂ©cision, de sĂ©curitĂ© et de qualitĂ© est meilleur que si cela avait Ă©tĂ© fait sur place. De cette façon, le stade sera encore plus durable. Pour la rĂ©alisation du stade, nous avons une bonne Ă©quipe et du bon matĂ©riel. Tout a Ă©tĂ© montĂ© jusque dans les moindres dĂ©tails en 3D. Tout ce qui est nĂ©cessaire pour la CAN sera prĂȘt ».

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Coopération avec la BAD : les réformes à réaliser

#Politique
Rousseau-Joël FOUTE

Elles ont été évoquées hier à Yaoundé pendant la réunion présidée par le PM, chef du gouvernement, Philemon Yang, en présence du président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina.

La rĂ©union prĂ©sidĂ©e hier Ă  l’immeuble Ă©toile, de 9h Ă  presque 11h par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, en prĂ©sence d’une dĂ©lĂ©gation du Groupe de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) conduite par son prĂ©sident, Akinwumi Adesina, s’est dĂ©roulĂ©e Ă  huis clos. Les autres participants Ă©taient les proches collaborateurs du Premier ministre et les ministres concernĂ©s par la coopĂ©ration avec la premiĂšre institution financiĂšre africaine. D’aprĂšs le programme, il y avait Ă  l’ordre du jour la situation politique du Cameroun et les perspectives, le cadre macroĂ©conomique des perspectives du pays et les rĂ©formes institutionnelles de la BAD.

A l’issue des Ă©changes, le prĂ©sident du Groupe de la BAD a prĂ©sentĂ© Ă  la presse les secteurs dans lesquels la Banque investit depuis 1972 : infrastructures Ă©nergĂ©tiques, routiĂšres, de tĂ©lĂ©communications, appuis budgĂ©taires pour stabiliser l’économie, etc. Pour amĂ©liorer les performances du portefeuille de la BAD, il faut, a-t-il expliquĂ©, « raccourcir les dĂ©lais entre l’approbation et les premiers dĂ©caissements, car ce qui compte pour nous, c’est l’impact sur le terrain ». Akinwumi Adesina a Ă©galement insistĂ© sur les projets agricoles. « Il faut totalement transformer le secteur agricole ici pour le rendre comme un business », a-t-il souhaitĂ©. Sans oublier les projets structurants intĂ©grateurs que la BAD a promis de soutenir.

Pour sa part, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, a dĂ©clarĂ© que la coopĂ©ration entre le Cameroun et la BAD a Ă©tĂ© passĂ©e en revue. Il l’a qualifiĂ©e d’« extrĂȘmement dynamique », les projets actuels pesant plus de 600 milliards de F CFA. Selon lui, les prioritĂ©s du prĂ©sident du Groupe de la BAD sont au nombre de cinq : Ă©lectrifier l’Afrique, nourrir l’Afrique, intĂ©grer l’Afrique, industrialiser l’Afrique et amĂ©liorer le niveau de vie des Africains. « Nous avons eu Ă  leur dire que ces prioritĂ©s sont Ă©galement celles du prĂ©sident de la RĂ©publique et celles qui sont dĂ©finies dans le DSCE », a poursuivi Louis Paul Motaze. Avant d’ajouter que la BAD a aussi parlĂ© de ses exigences, c’est-Ă -dire ce qu’elle attend pour amĂ©liorer le portefeuille de la coopĂ©ration. A ce sujet, le MINEPAT a Ă©voquĂ© le programme rĂ©cemment conclu avec le FMI, indiquant qu’au titre des contributions financiĂšres, il y a, aprĂšs le FMI, la BAD, « deuxiĂšme contributeur dans ce qu’on appelle les appuis budgĂ©taires ». Quand un partenaire veut vous apporter de l’argent en termes d’appuis budgĂ©taires, a-t-il expliquĂ©, il demande un certain nombre de rĂ©formes. Parmi celles qui sont en discussion avec la BAD, a rĂ©vĂ©lĂ© Louis Paul Motaze, il y a des rĂ©formes sur la gouvernance, les marchĂ©s publics et le montage des projets soumis au financement. Bref, « il s’agit des problĂšmes qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© soulevĂ©s par nous-mĂȘmes. Nous sommes en train d’aller vers la dĂ©finition du projet pour que dĂ©sormais, lorsqu’on dit projet, qu’un certain nombre de prĂ©alables soit rĂ©alisĂ© en amont pour qu’on aille directement Ă  l’exĂ©cution. Nous avons dĂ©jĂ  reçu les matrices des rĂ©formes et nous avons commencĂ© les discussions. C’est au terme de tout cela qu’il y aura comme un accord qui permettra Ă  la BAD d’apporter Ă©galement son appui budgĂ©taire significatif », a prĂ©cisĂ© le MINEPAT.
MĂ©dias: le DG de TV5 au Palais de l’UnitĂ©

#Politique
Jean Francis BELIBI

Yves Bigot a Ă©tĂ© reçu hier, au nom du chef de l’Etat, par le ministre, SGPR, Ferdinand Ngoh Ngoh.

Le 25e anniversaire de TV5 Monde et la 20e Ă©dition du festival des Ecrans Noirs qui s’est ouverte samedi dernier Ă  YaoundĂ© Ă©taient au menu de l’audience accordĂ©e par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, au nom du chef de l’Etat, au directeur gĂ©nĂ©ral de TV5 Monde, Yves Bigot. Il a Ă©galement Ă©tĂ© question au cours de cette rencontre du dĂ©veloppement des mĂ©dias camerounais. Et particuliĂšrement de la Cameroon Radio and Television Corporation (CRTV). «On a aussi Ă©voquĂ© avec le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence, les conversations que nous avons eues ce matin (hier, Ndlr) avec le ministre de la Communication, le directeur gĂ©nĂ©ral de la CRTV Ă  propos du passage au numĂ©rique qui est annoncĂ© pour l’ensemble des mĂ©dias et des tĂ©lĂ©visions camerounaises et du partenariat que nous envisageons avec la CRTV dans ce cadre-lĂ  », a-t-il fait savoir.

Le directeur gĂ©nĂ©ral de TV5 Monde a ainsi fait part de la volontĂ© de la chaĂźne qu’il dirige d’appuyer l’Office de radiodiffusion et tĂ©lĂ©vision du Cameroun en matiĂšre d’assistance technique et technologique. Il est ainsi prĂ©vu la mise Ă  disposition de programmes pour le bouquet numĂ©rique de la CRTV qui comportera six chaĂźnes : « En particulier, on a parlĂ© de la possibilitĂ© de mettre Ă  disposition notre chaĂźne enfant qui s’appelle Tivi 5 Monde et que nous avons lancĂ©e ici en Afrique il y a plus d’un an », a rĂ©vĂ©lĂ© le DG de TV5. Yves Bigot est arrivĂ© au Palais de l’UnitĂ© hier en compagnie de notre consƓur et compatriote Denise Epote, directrice rĂ©gionale de TV5 Monde Afrique.

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Prime Minister Philemon Yang on behalf of President Paul Biya last evening gave an official dinner in honour of the visiting President of the African Development Bank (AfDB).
Yaoundé: des garde-fous pour les « clandos »

#Societe
Alfred MVOGO BIYECK

Face Ă  la dangerositĂ© et l’illĂ©galitĂ© de leur activitĂ©, les autoritĂ©s « mettent l’Ɠil sus » le secteur.

Samedi 1er juillet 2017, au lien dit ancien stationnement de Douala Ă  YaoundĂ©. De nombreux vĂ©hicules sont en partance pour les dĂ©partements de la LekiĂ©, du Nyong et KellĂ©, OtĂ©lĂ©, etc. Sur ce qui sert de quai, six voyageurs Ă  destination de Ndangueng, petite bourgade Ă  une dizaine de kilomĂštres d’Okola veulent voyager. Une petite voiture conçue pour cinq passagers s’empresse de les mener Ă  destination. Soit sept personnes y compris le chauffeur. Quinze kilomĂštres plus loin, entre ZamengoĂ© et Enam Beyalla, c’est l’accident. Heureusement pas mortel, mais des blessĂ©s enregistrĂ©s. PrĂ©judice, des arrivĂ©es tardives au deuil. Une seule explication Ă  ce malheureux incident, la surcharge. Le chauffeur n’a pas pu faire la manƓuvre adĂ©quate pour Ă©viter le choc.

Les « clandos » Ă  YaoundĂ© sont hyper actifs et mĂȘme rĂ©actifs sur diverses lignes de transport : de YaoundĂ©-Soa, YaoundĂ©-Oyom-Abang, YaoundĂ©-Mendong, YaoundĂ©-ZamengoĂ©, YaoundĂ©-Mfou
 Les usagers voulant se rendre dans ces diverses destinations s’entassent Ă  Niki Mokolo, Camair, Poste centrale, Coron, principaux sites d’embarquement. Ici et lĂ , les « clandos » dictent leur loi, et en pĂ©riodes de grande affluence et en fin d’annĂ©e, ils imposent les prix et le nombre de passagers Ă  bord des vĂ©hicules.

Et les passagers en partance pour ces destinations. « En rĂ©alitĂ©, les transporteurs clandestins sont pour nous un mal nĂ©cessaire ; on n’a pas vraiment le choix. C’est eux qui nous laissent dans nos zones reculĂ©es oĂč les agences de voyage ayant pignon sur rue ne peuvent aller Ă  cause de la mauvaise qualitĂ© des routes », lance Symphorien Amougou, qui pour partir de YaoundĂ© Ă  Ngat BenĂ© aprĂšs Mbalmayo, est bien obligĂ© d’accepter la surcharge. « C’est bien de s’insurger contre ce mode de transport, mais encore faut-il pouvoir nous offrir Ă  nous, passagers, des alternatives crĂ©dibles. Qu’ils soient dans le collimateur des pouvoirs publics, tant mieux. Mais nous pensons qu’il vaut mieux les organiser et rĂ©guler, compte tenu des risques pris », conclut-il. Les Ă©quipes de prĂ©vention et de sĂ©curitĂ© routiĂšre dĂ©ployĂ©es sur le terrain depuis quelque temps par les autoritĂ©s, si elles sont les bienvenues pour les usagers, sont au regard des pratiques sur le terrain, bien obligĂ©es de s’accommoder de certaines pratiques, l’offre de transport Ă©tant bien en deçà de la demande.

Réactions

Victoire Sandjo: « Ils n’ont aucun papier »
Taximan.

« Les clandos nous gĂątent le travail parce que quand les clients se trouvent Ă  un endroit, ceux-ci discutent avec nous et quand bien mĂȘme ils les portent, c’est Ă  bas prix. Les clandos n’ont aucun papier, ils ont de faux badges, et lorsqu’ils cognent un usager, ils s’enfuient. Pour la satisfaction de tous, nous proposons au gouvernement de veiller Ă  la rĂ©gularisation des papiers des clandos, s’ils doivent rouler dans la ville. Si tel n’est pas le cas, ces derniers doivent faire le transport dans les brousses ».

Fidel Tchintchoua: « Qu’ils ne roulent pas en ville »
Taximan.

« Les clandos nous empĂȘchent de travailler. ConsĂ©quence, nous avons du mal Ă  verser nos recettes. Puisque ces derniers n’ont pas de papiers, ils ne doivent pas rouler en ville parce qu’ils portent tous les clients Ă  des prix trĂšs bas. En plus de cela, ils n’ont aucun papier et discutent les clients avec nous. Nous proposons au gouvernement de veiller Ă  la rĂ©gularisation des papiers des clandos et de donner Ă  ces derniers des lignes de transport spĂ©cifiques ».
Yaoundé: des garde-fous pour les « clandos »

#Societe
Alfred MVOGO BIYECK

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Bertin Zanga Mfegue: « Nous discutons les clients »
Taximan.

« Nous discutons les clients avec les clandos. Le gouvernement doit. Veiller Ă  ce qu’ils n’exercent plus le transport clandestin, veiller Ă  la peinture de tous les vĂ©hicules clandos en jaune et surtout veiller Ă  ce qu’ils aient tous leurs papiers comme les taximen. Le ministĂšre des Transports doit arranger le problĂšme de la carte bleue. Lorsque nous allons Ă  la dĂ©lĂ©gation des transports, ils nous disent que cette carte n’est pas encore sortie et parfois sa dĂ©livrance prend un an ».

Serge Dounla: « Leur trouver un endroit précis »
Taximan.

« Nos rapports sont mauvais avec les clandos car nous peinons pour nos papiers mais eux non. Ils nous empĂȘchent de travailler car ils portent les clients Ă  des prix dĂ©risoires. Pour la satisfaction de tous, les clandos doivent avoir tous les papiers et avoir un endroit prĂ©cis pour exercer leur transport et peindre leurs voitures en jaune ».

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Disturbing Trends in Yaounde

#Societe
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

The growing rate of clandestine transport has resulted to several disorders in the city.

One of the most typical activities that usually takes place in most metropolises in the country is transportation. It facilitates the movement of people and goods from one place to another. Disturbingly, the sector in Cameroon’s capital city, Yaounde has been gripped with illegality.

Usually, beside an official park at the bus stop, there is usually an unorthodox one where clandestine vehicles operate. Though these cars, at times, serve people who are in a mad rush to get to their destinations on time, little attention is paid to passengers’ safety as well as the law which is supposed to be respected by those operating in the sector. On several occasions, transport trade unions in the ten regions of the country have threatened to strike decrying the growing rate of clandestine transporters in the country. On November 10, 2015 for example, some transport trade unions in Douala announced a strike as a result of the disorder hindering their activities. Amongst the grievances presented to the then Senior Divisional Officer for Wouri, the Regional President of the National Union of Professional Drivers decried the growing rate of clandestine transport. During a crisis meeting to resolve the problem, transport trade unionists said vehicles with assorted colours without drivers’ identification badges continue to operate in airports, railway stations, in front of hotels, night clubs, restaurants, bus stations and around major cities in the country, thereby creating unfair competition for regular transporters. The situation in Yaounde is not different.

Transporters lament over the fact that it is common place to see passengers standing by the road side with the intention to hop into any clandestine car rather than waiting for a 15-seater bus at the park to get full. Although the bus stop has been designed in such a manner that all fares are paid to a syndicate, through a cashier, most passengers prefer clandestine vehicles which do not even follow the rules binding the sector neither do they pay their taxes. Numerous transporters’ syndicates in Yaounde have threatened to go on strike, arguing that illegal transporters have invaded the sector. One of the wishes they present to the Minister of Labour and Social Security in the presence of the Delegate General for National Security each time there is a meeting to solve problems affecting the transport sector is the fight against clandestine transportation. Given that clandestine drivers are a major problem to those involved in urban transportation, the Senior Divisional Officer of the Mfoundi, Jean Claude Tsila, has often underscored the need to wipe them off the roads in the capital city.

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Agence de promotion des investissements: des projections prometteuses

#Economie
Josy MAUGER

L’Agence de promotion des investissements vient de bĂ©nĂ©ficier d’une nouvelle loi lui confĂ©rant un statut particulier. Elle est dĂ©sormais rattachĂ©e Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique. La dite loi lui donne une autonomie financiĂšre lui permettant d’une part d’ĂȘtre offensive sur la scĂšne internationale et d’autre part d’attirer encore plus d’investisseurs. Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence Marthe-AngĂ©lique Minja dresse Ă©galement dans une interview accordĂ©e Ă  CT, le bilan de la structure depuis 2013.

Marthe Angélique Minja: « On sera plus agressif sur le marché »
Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence de promotion des investissements.

Qu’est-ce qui a justifiĂ© l’amendement de la loi sur l’Agence de promotion des investissements ?
Nous avons constatĂ© depuis 2013, en dĂ©pit des rĂ©sultats qu’on peut qualifier d’honorables dans la signature des conventions, qu’il y avait quand-mĂȘme quelques faiblesses systĂ©miques. Il Ă©tait donc question de revisiter cette loi afin de corriger les lacunes qui sont notamment les lourdeurs administratives, les lenteurs dans la procĂ©dure d’octroi de l’agrĂ©ment. Ces lourdeurs sont dues au nombre important d’intervenants.

Qu’est-ce que cette nouvelle loi apporte comme changements ?
Le premier changement porte sur la facilitation et la simplication des procĂ©dures. Aujourd’hui, l’Agence ainsi que l’Agence de promotion des Pme (l’Apme) vont octroyer des agrĂ©ments. Nous allons signer les agrĂ©ments en respectant Ă©videmment la procĂ©dure existante en la matiĂšre. Il y a la dĂ©livrance de l’acte constatant le passage de la phase d’installation Ă  la phase d’exploitation qui nous incombe aussi dĂ©sormais. Il y aura aussi un changement dans le dĂ©lai de traitement des dossiers de demande d’agrĂ©ments qui sera portĂ© Ă  cinq jours au sein du guichet unique au lieu de trois. Dans le mĂȘme registre de modifications, on compte rĂ©aliser l’examen de requĂȘtes de prorogation. De mĂȘme que nous allons apposer des visas sur toutes les demandes d’exportation et d’importation liĂ©es Ă  la phase d’implantation et d’exploitation.

Quel est l’avantage du rattachement de l’Api Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique ?
Etant donnĂ© qu’on souffrait du manque de disponibilitĂ© de ressources pĂ©rennes, il sera question avec ce rattachement qu’on nous les trouve, ce qui est mĂȘme dĂ©jĂ  fait. Dans le cadre de la loi qui a Ă©tĂ© votĂ©e, aujourd’hui nous allons avoir 15% de financements venant du fonds des tĂ©lĂ©communications et 15% qui seront pris dans les ressources du crĂ©dit foncier.

Peut-on avoir une idée des perspectives ?
Nous allons retravailler notre programme d’actions qui se limitait Ă  ce jour au seul fonctionnement. L’Api est chargĂ©e d’appliquer la politique du gouvernement en matiĂšre de promotion d’investissements. Et qui dit promotion parle de communication qui coĂ»te extrĂȘmement cher, que ce soit au niveau du Cameroun qu’à l’extĂ©rieur. Sous la houlette du chef de l’Etat on va ĂȘtre agressifs et mener ces activitĂ©s de promotion dignes de notre pays, augmenter le flux d’investisseurs vers le Cameroun.

Combien de conventions ont été signées à ce jour?
On a un total de 137 conventions signĂ©es dans le cadre de la loi 2013 promulguĂ©e par le chef de l’Etat, entre le gouvernement et les opĂ©rateurs Ă©conomiques pour un montant global d’investissements projetĂ©s Ă  2322 milliards et 50.000 emplois directs Ă  crĂ©er.

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Une question de fierté

#24heures
Jean Marie NZEKOUE

Commentaire.

Au cours des derniĂšres semaines, une insidieuse campagne Ă  travers les mĂ©dias classiques et les rĂ©seaux sociaux tend Ă  faire croire que l’organisation de la Coupe d’Afrique 2019 s’éloigne de plus en plus du Cameroun au profit d’autres destinations en embuscade. DĂ©rogeant aux rĂšgles Ă©lĂ©mentaires de la diplomatie, certains pays se seraient mĂȘme dĂ©jĂ  proposĂ©s au cas oĂč
 Mais en l’absence d’autres signaux plus clairs, tout semble indiquer que le Cameroun abritera la prochaine CAN. C’est une question de fiertĂ© nationale. Et plusieurs raisons militent dans ce sens. PremiĂšrement, le pays des quadruples champions d’Afrique a remportĂ© de haute lutte l’organisation de la CAN 2019 sur la base d’un cahier de charges consistant et convaincant. Depuis lors, le Cameroun ne s’est jamais reniĂ© et n’entend pas le faire de sitĂŽt. La preuve : les travaux ont dĂ©marrĂ© sur les principaux chantiers prĂ©vus, notamment au complexe sportif d’Olembe Ă  YaoundĂ© et au stade de Japoma Ă  Douala. Deux stades modernes et fonctionnels existent dĂ©jĂ  dans les localitĂ©s de LimbĂ© et Bafoussam. Les deux autres enceintes sportives de Douala et Garoua ont juste besoins d’une rĂ©novation en profondeur pour servir.

En second lieu, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de Football (CAF) qui avait attribuĂ© l’organisation de la compĂ©tition au Cameroun n’est pas encore revenue sur sa dĂ©cision. Ce qui laisse supposer que l’instance faĂźtiĂšre du football africain continue de faire confiance en la capacitĂ© du Cameroun Ă  tenir ses engagements. Autant dire qu’en dĂ©pit des obstacles plus ou moins visibles et malgrĂ© les rumeurs plus ou moins alarmistes, le gouvernement continue de faire de l’organisation de la CAN 2019 une prioritĂ© absolue. Des dispositions ont Ă©tĂ© prises dans ce sens et ce n’est pas un hasard si la circulaire du chef de l’Etat relative Ă  la prĂ©paration du Budget pour l’exercice 2018 insiste sur les dĂ©penses liĂ©es Ă  la tenue de cette grande fĂȘte du sport africain.

Voulu par le prĂ©sident Paul Biya en personne, l’accueil par le Cameroun de cette compĂ©tition d’envergure, 47 ans aprĂšs la CAN de 1972, reprĂ©sente un vĂ©ritable cadeau Ă  la famille sportive nationale et au grand public en gĂ©nĂ©ral. Il ne viendrait Ă  l’idĂ©e de personne de gĂącher la prĂ©paration d’un Ă©vĂšnement aussi exceptionnel Ă  travers des propos diffamatoires ou des campagnes de dĂ©nigrement systĂ©matique. Certes, rien ne saurait ĂȘtre parfait dans le meilleur des mondes. Dans plusieurs domaines, les chantiers sont encore immenses, en termes de stades, de routes, d’infrastructures hĂŽteliĂšres, d’espaces de loisirs, etc. Ici et lĂ , des travaux programmĂ©s ont pris du retard. Les pouvoirs publics en sont conscients et c’est en connaissance de cause qu’ils mĂšnent actuellement une campagne de communication. Pour, d’une part, apaiser les inquiĂ©tudes exprimĂ©es ici et lĂ  et d’autre part, rassurer l’opinion publique nationale et internationale sur la ferme dĂ©termination du gouvernement Ă  tenir ses engagements. En attendant, chaque maillon de la chaine sait ce qu’il lui incombe pour rehausser l’image de marque du Cameroun.

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Les législatives reportées au Gabon

#International
Simon Pierre ETOUNDI

Le scrutin qui devait se tenir avant le 29 juillet prochain aura lieu au plus tard en avril 2018.

Les Gabonais devront prendre leur mal en patience avant de choisir leurs reprĂ©sentants au Parlement. Les Ă©lections qui devaient se tenir avant le 29 juillet 2017 ont Ă©tĂ© repoussĂ©es, «au plus tard Ă  avril 2018 ». La Cour constitutionnelle a officialisĂ© hier cette dĂ©cision Ă  laquelle on s’attendait quelque peu. Il est mis en avant « l'impossibilitĂ© de concilier le temps nĂ©cessaire dont les autoritĂ©s compĂ©tentes doivent disposer pour faire aboutir le processus des rĂ©formes Ă©lectorales », fruit du dialogue politique organisĂ© Ă  l’initiative du prĂ©sident Ali Bongo Ondimba. Ce dialogue Ă©tait consĂ©cutif Ă  la crise politique qui a suivi la prĂ©sidentielle d’aoĂ»t 2016.

DĂ©sormais, « les Ă©lections des dĂ©putĂ©s de l'AssemblĂ©e nationale doivent ĂȘtre organisĂ©es au plus tard au mois d'avril 2018 », selon l'article 3 de la dĂ©cision de la Cour constitutionnelle prise le 11 juillet et rendue publique le 18 juillet. Par consĂ©quent, les dĂ©putĂ©s de la 12e lĂ©gislature Ă©lus en 2012 pour cinq ans, resteront en fonction jusqu'aux nouvelles Ă©lections. Par ailleurs, la Cour constitutionnelle n’a pas accĂ©dĂ© Ă  la demande du Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet qui l’a saisie, pour un report de 24 mois des Ă©lections lĂ©gislatives. D’aprĂšs le chef du gouvernement gabonais, il faudrait entre 18 et 24 mois, pour appliquer les rĂ©formes Ă©lectorales du dialogue politique. Davantage, Emmanuel Issoze-Ngondet a mis en avant le fait que la Constitution n'autorisait pas une rĂ©forme Ă©lectorale « dans l'annĂ©e prĂ©cĂ©dant l'Ă©chĂ©ance normale » d'une Ă©lection lĂ©gislative. Mais pour la Cour, cette disposition n’est pas applicable, car les Ă©lections lĂ©gislatives ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© repoussĂ©es une premiĂšre fois en dĂ©cembre 2016.

Les lĂ©gislatives Ă  venir doivent ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©es d’un toilettage de la loi Ă©lectorale. Certaines rĂ©solutions du dialogue politique doivent se traduire dans les faits. Les partis politiques ont prĂšs de neuf mois pour fourbir leurs armes et prĂ©parer des candidats. Toutefois, une partie de l’opposition proche de Jean Ping annonce qu’elle ne prendra pas part au scrutin et n’accorde aucune considĂ©ration aux rĂ©formes annoncĂ©es.

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Jeux de la Francophonie: le Cameroun en route pour Abidjan

#Sports
AngĂšle BEPEDE

Abidjan de tous les espoirs ?

La dĂ©lĂ©gation camerounaise a quittĂ© le pays hier pour se rendre aux 8e Jeux de la Francophonie en CĂŽte d’Ivoire. Avant son dĂ©part, le groupe fort de 89 compĂ©titeurs (athlĂ©tisme, handisport, tennis de table, basket-ball fĂ©minin, football masculin, lutte, judo) a Ă©tĂ© reçu par le ministre des Sports et de l’Education physique au cours d’une cĂ©rĂ©monie d’au revoir au palais polyvalent des Sports Ă  YaoundĂ©.

Quatre ans aprĂšs la derniĂšre Ă©dition, le Cameroun revient avec une dĂ©lĂ©gation plus forte et de meilleurs espoirs de mĂ©dailles. Avec seulement trois mĂ©dailles en or, 7 en argent et 7 en bronze Ă  Nice, en France, le pays avait quand mĂȘme fini deuxiĂšme nation africaine. La sĂ©lection nationale de basketball fĂ©minine compte ainsi sur son passage en CĂŽte d’Ivoire pour prĂ©parer sa participation Ă  l’Afrobasket fĂ©minin (17 au 28 aoĂ»t).

Les Camerounaises, emmenĂ©es par Guy Jean-Faustin Moudio, seront notamment face au pays hĂŽte et tenant du titre, Ă  la Tunisie et Ă  l’Angola dans le groupe A. La sĂ©lection nationale de football des moins de 20 ans, elle aussi qualifiĂ©e en sports collectifs, a achevĂ© sa derniĂšre sĂ©ance d’entraĂźnement hier au Centre technique de la FĂ©cafoot Ă  Odza.

Interview

Yves Vincent Mpenenkoul: « Nous espérons une participation honorable »
Sous-directeur des relations sportives internationales et événements sportifs de haut niveau, point focal sport et Jeux de la Francophonie.

Le Cameroun participera du 21 au 30 juillet 2017, Ă  la 8e Ă©dition des Jeux de la Francophonie. OĂč en-est-on avec la prĂ©paration des 89 reprĂ©sentants engagĂ©s ?

Pour cette compĂ©tition qui engage les pays ayant en partage la langue française, le Cameroun aura des reprĂ©sentants en sport, en culture et dans les TIC. Nous aurons 12 athlĂštes en athlĂ©tisme, 12 basketteuses, 20 footballeurs, un dĂ©ficient physique pour le javelot, huit judokas, huit lutteurs, deux pongistes. En culture, nous aurons 20 compĂ©titeurs Ă  savoir : certains dans les domaines de la littĂ©rature, des conteurs, des marionnettistes, des sculpteurs, des chanteurs de Hip-Hop et des jongleurs. Le Cameroun aura aussi des athlĂštes dans le cadre de la crĂ©ation pour le dĂ©veloppement durable et numĂ©rique en TIC. Tous ces jeunes sont prĂ©-accrĂ©ditĂ©s. Ils sont en stage entre YaoundĂ© et Ebolowa depuis le 29 juin ou avant. Nous espĂ©rons, compte tenu de l’engouement et la discipline qui entoure ces jeunes, que la participation du Cameroun sera honorable. Nous aurons 125 membres dont 89 compĂ©titeurs et 16 encadreurs techniques.

Comment ont été choisis les compétiteurs inscrits dans le domaine de la culture notamment ?

Dans le domaine de la culture et des TIC, la qualification a Ă©tĂ© plus difficile qu’en sport oĂč seul le Ranking suffisait Ă  envoyer certains Ă  cette compĂ©tition. En culture, une Ă©quipe du ComitĂ© international des Jeux de la Francophonie a fait le tour des pays-membres pour sĂ©lectionner les Ɠuvres Ă  prĂ©senter. Ils ont eux-mĂȘmes, sĂ©lectionnĂ© leurs meilleurs. Nous avons de nombreux artistes mais le ComitĂ©, en fonction de ses critĂšres, a envoyĂ© des experts retenir objectivement la crĂšme dans ces domaines. Tout cela s’est fait sous l’expertise des administrations techniques compĂ©tentes.
Jeux de la Francophonie: le Cameroun en route pour Abidjan

#Sports
AngĂšle BEPEDE

...

GĂ©nĂ©ralement, lors de ces dĂ©placements, la gestion des primes pose un problĂšme. Qu’est-ce qui a Ă©tĂ© fait pour Ă©viter cela ?

La dĂ©lĂ©gation des compĂ©titeurs part du Cameroun le 18 juillet pour pouvoir faire des repĂ©rages avant d’entrer en compĂ©tition. Tout est mis en Ɠuvre pour que nous ne vivions plus ces problĂšmes dans nos dĂ©lĂ©gations. Il peut y avoir un retard lors des paiements des primes, mais tout est arrĂȘtĂ©. Les participants savent qu’ils ont droit Ă  une prime pendant la prĂ©paration, une autre pendant la compĂ©tition, une prime de participation et des primes de podium. Tous les compĂ©titeurs en sport, culture ou TIC, bĂ©nĂ©ficient de toutes ces reconnaissances.

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