Cameroon Tribune
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Cosmétiques: un laboratoire de contrefaçon démasqué

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

Des milliers de faux produits, d’une valeur d’environ 15 millions de F, saisis dans une usine de fortune au quartier Nkoabang en pĂ©riphĂ©rie de YaoundĂ©

Le camion qui contient les produits saisis se vide peu Ă  peu sous le regard impuissant de ses propriĂ©taires. A l’intĂ©rieur, des milliers de produits, notamment des crĂšmes pour cheveux, huiles corporelles, lotions, mĂ©dicaments etc. Sur les emballages de ces compositions chimiques, on peut lire la signature d’une marque Ă©trangĂšre de renom. Les ingrĂ©dients qui composent ces produits y sont Ă©galement inscrits. C’est ainsi que sur une bouteille d’un lait corporel on peut lire «Glutathion+collagĂšne : pour un Ă©clat irrĂ©versible». Les mĂ©rites de ce produit sont Ă©galement vantĂ©s sur la bouteille de couleur bleue.

C’est au quartier Nkoabang, dans la pĂ©riphĂ©rie de YaoundĂ© que ces produits ont Ă©tĂ© saisis le 12 octobre dernier par la dĂ©lĂ©gation dĂ©partementale du ministĂšre du Commerce de la Mefou-et-Afamba sous l’Ɠil vigilant d’Alain Romuald Ombede Nama, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du Mincommerce. Une vĂ©ritable opĂ©ration coup de poing. «Ils ont entrepris de fabriquer des produits cosmĂ©tiques sans autorisation prĂ©alable. Nos agents ont eu l’information et ont commencĂ© des enquĂȘtes. C’est ainsi que le laboratoire a Ă©tĂ© dĂ©couvert», explique le dĂ©lĂ©guĂ©. Un laboratoire avec un matĂ©riel qui servait probablement Ă  la fabrication de ces produits.

L’entreprise a Ă©tĂ© immĂ©diatement placĂ©e sous scellĂ©s en attendant que les propriĂ©taires justifient de leur autorisation. « S’il est avĂ©rĂ© que ces produits ne sont pas dangereux, on pourra les dĂ©classer, c’est-Ă -dire les vendre Ă  des prix relativement bas. Dans le cas contraire, ils seront tout simplement dĂ©truits», informe le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional. Cette saisie, indique Alain Romuald Ombede Nama, est un avertissement fort Ă  tous ceux qui ont fait de la contrefaçon leur fond de commerce.
Croissance économique: perspectives heureuses en 2018

#Economie
MichĂšle FOGANG

Lors de l’assemblĂ©e annuelle 2017 du FMI, Christine Lagarde s’est rĂ©jouie du bon rendement de 2017, soit 3,6% et qui devrait s’étendre Ă  l’annĂ©e prochaine

«La croissance mondiale devrait ĂȘtre plus vigoureuse cette annĂ©e et s’élever Ă  3,6 % ». C’est avec cette heureuse perspective que s’est tenue la traditionnelle assemblĂ©e annuelle du Fonds monĂ©taire international (FMI), la semaine derniĂšre Ă  Washington. PlacĂ©es sous la prĂ©sidence de Christine Lagarde, directrice gĂ©nĂ©rale du FMI, les assises ont connu la participation d’autres responsables du FMI, dont le directeur du dĂ©partement Afrique, Abebe Aemro Selassie et des dĂ©lĂ©gations constituĂ©es notamment des ministres en charge des Finances des pays du monde et des gouverneurs de banques centrales. Lors de la sĂ©ance plĂ©niĂšre de l’évĂšnement, Christine Lagarde a relevĂ© pour s’en rĂ©jouir que cette hausse est gĂ©nĂ©ralisĂ©e: « elle concerne 75 % de l’économie mondiale mesurĂ©e selon le PIB. Cet Ă©lan positif devrait se poursuivre en 2018 ». Cette embellie a fait naĂźtre en la patronne du FMI, une grande ambition : pĂ©renniser la reprise au mieux et l’étendre aux 40 pays en dĂ©veloppement encore en proie aux tensions gĂ©opolitiques et Ă  la crise financiĂšre mondiale.

Trois dĂ©fis majeurs s’imposent ainsi Ă  l’institution ainsi qu’aux dirigeants des finances des pays prĂ©sents Ă  l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. A savoir, le maintien sur la bonne voie de l’économie, le dĂ©gagement de fonds pour les grandes prioritĂ©s et la prĂ©vention d’une prochaine crise. Une stratĂ©gie dictĂ©e par une ligne directrice que Christine Lagarde a dĂ©clinĂ©e en deux axes essentiels : une reprise qui profite Ă  tous et la coopĂ©ration internationale avec le FMI.

L’institution veut Ă  cet effet miser sur une meilleure gestion des fondamentaux Ă©conomiques. Une stratĂ©gie qui passe entre autres par l’élaboration des politiques monĂ©taires sur mesure et leur normalisation qui contribuera Ă  rĂ©duire le surendettement des Etats. A Washington on veut aussi s’attaquer aux inĂ©galitĂ©s excessives, car comme l’indique Christine Lagarde, « la moitiĂ© des richesses du monde sont entre les mains de 1% de la population ». Autres champs d’action de l’organisme, les prĂ©occupations des jeunes qui portent sur la corruption et le changement climatique. D’aprĂšs la Dg du FMI, les pots-de-vin coĂ»tent annuellement plus de 1 500 milliards de dollars Ă  l’économie, soit prĂšs de 2 % du PIB mondial.

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Développement agricole : le filon de la noix de cajou

#Economie
MichĂšle FOGANG

Le Cameroun a rĂ©cemment entrepris de tropicaliser et rentabiliser cette culture, facteur de croissance dans certains pays comme la CĂŽte d’Ivoire qui produit 7000 tonnes par an

Issue des zones dĂ©sertiques, la noix de cajou est une culture disposant d’un fort potentiel en termes de croissance Ă©conomique. Cas typique illustrant cette assertion, la CĂŽte d’Ivoire. Premier producteur africain de cacao et de cafĂ©, le pays a Ă©galement creusĂ© le sillon de la noix de cajou ou anacarde, et se retrouve aujourd’hui avec une hotte pleine de 7 000 tonnes de ce fruit. En quĂȘte de diversification de son portefeuille agricole, le Cameroun scrute dĂ©jĂ  la filiĂšre. : « Le potentiel de croissance de la noix de cajou nous incite Ă  Ă©laborer une stratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement de la filiĂšre anacarde », a dĂ©clarĂ© le ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi, lors d’un atelier de restitution de l’étude sur la noix de cajou tenu le 9 octobre dernier Ă  YaoundĂ©.

Cet intĂ©rĂȘt grandissant pour la culture l’a justement conduit en terre ivoirienne du 24 au 29 septembre dernier. Le pĂ©riple Ă©tait axĂ© autour de deux dĂ©marches : comprendre les stratĂ©gies de dĂ©veloppement durable du cacao et du cafĂ© mais surtout de l’anacardier pour l’implĂ©menter au Cameroun oĂč la culture est sous-exploitĂ©e. D’aprĂšs la mission d’appui de l’initiative du Cajou compĂ©titif (ComCashew), qui a sĂ©journĂ© au Cameroun du 24 septembre au 10 octobre dernier avec le soutien de la GIZ, le pays n’a qu’une production annuelle de 108 tonnes d’anacarde au niveau des rĂ©gions du Nord et du Sud et ce, malgrĂ© un potentiel estimĂ© Ă  des millions d’hectares.

Au travers d’échanges avec diverses autoritĂ©s ivoiriennes, le Minader et la dĂ©lĂ©gation qui l’accompagnait ont appris que l’envol de la filiĂšre anacarde est le fait de la fixation d’un prix plancher qui permet de protĂ©ger le producteur des fluctuations des prix du marchĂ© international. Cette visite a abouti Ă  un projet de coopĂ©ration entre le Cameroun et la CĂŽte d’Ivoire visant l’introduction de la variĂ©tĂ© « Cacao Mercedes » capable de produire prĂšs de trois tonnes Ă  l’hectare en huit mois.

Autre soutien dans l’aventure noix de cajou que le pays amorce, la coopĂ©ration allemande : « Nous allons mettre notre expertise technique Ă  la disposition du Cameroun et soutenir les Ă©changes entre les diffĂ©rents acteurs », a promis Dr Petra Wagner, directrice rĂ©sidente du bureau rĂ©gional de la GIZ Ă  YaoundĂ© lors de l’atelier du 9 octobre dernier. L’organisme se propose ainsi d’accompagner le dĂ©veloppement de la filiĂšre anacarde grĂące Ă  un co-financement du 11e Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement (FED) /SecrĂ©tariat Afrique CaraĂŻbe-Pacifique.


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Cameroon Tribune du mercredi, 18 octobre 2017.
​​Appeasement in NW, SW: Ways of Return To Normalcy Explored in Mbengwi

Choves LOH

Prime Minister Philemon Yang on October 17, 2017 held separate talks with leaders of transporters, traders, Clergy, traditional and political associations.

Momo Division, where proponents of schools boycott have kept enrolment in schools and colleges embarrassingly low, received the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang in Mbengwi on October 17, 2017. The Prime Minister was the bearer of President Paul Biya’s message of peace, tolerance and reason after the stress rocking the North West and South West regions since the beginning of the Anglophone crisis. Topical at the Mbengwi consultations were exchanges between the Prime Minister and representatives of transporters, traders, development associations, education stakeholders, church leaders, political and traditional leaders.

It emerged from the consultations at the Momo Senior Divisional Officer’s conference hall that respective groups and associations stressed the need for an enabling environment with genuine and inclusive dialogue as the way forward in resolving the crisis. The Pastor of Presbyterian Church, Njembeng, Epie Marks told Cameroon Tribune that “the Head of State should take his responsibility and address the Anglophone Crisis instead of making others talk on his behalf, especially with some government Ministers who use language considered provocative”. Momo Fons led by HRH Teche Njei appreciated the listening capacity of President Biya’s envoy. CT got it from him that Momo Division is anxiously expecting the Head of State to make a statement for normalcy to return to the Anglophone regions.

Some SDF Members who featured on the list of audiences retired without meeting the Prime Minister. They blamed the SDF of poor communication with conflicting information about their participation or not at the consultations. Back in Bamenda, the Prime Minister spent the afternoon receiving more religious leaders, parliamentarians, Senators, more traditional rulers, the Government Delegate to the Bamenda City Council and some Mayors. Day three, today October 18, 2017 will take the Prime Minister to Ngoketunjia and Boyo Divisions. Consultations with grassroots associations and groups is also expected in Menchum Division on October 19, 2017, Donga Mantung and Bui Divisions on October 20, 2017.
​​Affaire Camtel-Orange: Perturbations continues

MichĂšle FOGANG

L'interruption des liaisons de transmission de la fibre optique crée de nouvelles ruptures de communications et d'Internet depuis lundi dernier.

Lundi dernier, les abonnĂ©s d’Orange Cameroun ont eu la dĂ©sagrĂ©able surprise de voir le rĂ©seau interrompu en dĂ©but de soirĂ©e. Pas moyen d’émettre des appels, recevoir des communications ou encore d’avoir accĂšs Ă  Internet avec son cortĂšge de rĂ©seaux sociaux. Ce qui n’était qu’une suspicion s’est transformĂ© en certitude : Orange est encore coupĂ©. Pour le confirmer, un message de l’opĂ©rateur envoyĂ© Ă  ses abonnĂ©s pour s’excuser d’une « rupture abusive et illĂ©gale de la fibre optique ». C’était Ă©galement le cas le week-end du 5 au 7 octobre dernier.

C’est d’ailleurs Ă  travers ce qu’on peut dĂ©sormais appeler une « bataille de communiquĂ©s » que les usagers ont une idĂ©e de ce qui se trame entre Orange Cameroun et son partenaire Camtel, gestionnaire de l’infrastructure Ă  fibre optique au Cameroun. On sait donc depuis quelques jours que la brouille est due Ă  une dispute au sujet d’une facture liĂ©e aux « capacitĂ©s managĂ©es ». Alors que Camtel, dans une lettre signĂ© de son directeur gĂ©nĂ©ral, David Nkotto Emane et ayant fait le tour des rĂ©seaux sociaux, rĂ©clame 1,6 milliard de F Ă  Orange, l’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©phonie mobile continue de rĂ©cuser cette facture.

Dans une mise au point signĂ©e hier mardi 17 octobre par Samuel Ngondi, directeur des relations institutionnelles chez Orange, il est dit que les capacitĂ©s managĂ©es ne font partie d’aucun contrat entre les deux entreprises. Et M. Ngondi rappelle que « le litige a Ă©tĂ© portĂ© devant le rĂ©gulateur pour arbitrage ». Lequel rĂ©gulateur, qui aurait, selon le mĂȘme communiquĂ©, demandĂ© Ă  Camtel de surseoir Ă  cette coupure, parce que n’étant habilitĂ© Ă  se faire justice. « La rĂ©glementation en la matiĂšre ne permet en aucun cas Ă  un opĂ©rateur d’interrompre les services fournis Ă  un autre opĂ©rateur et dĂ©finit clairement les voies de recours et d’arbitrage en cas de diffĂ©rend.

C’est en rĂ©fĂ©rant Ă  ladite rĂ©glementation que le rĂ©gulateur a sommĂ© Camtel de rĂ©tablir les services et a convoquĂ© les deux parties le 17 octobre pour une conciliation sur l’objet du diffĂ©rend », indique Samuel Ngondi. Pendant que cette bataille se poursuit, les abonnĂ©s, grands perdants dans ce litige, ne savent plus Ă  quel saint se vouer. Administrations, banques, opĂ©rateurs Ă©conomiques et clients ordinaires sont obligĂ©s de subir les pertes liĂ©es Ă  l’interruption de transmission.
​​SĂ©curitĂ© sociale: Consultations pour amender la lĂ©gislation

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

La 20e session de la commission nationale y relative s’est rĂ©unie hier Ă  YaoundĂ© afin de formuler des propositions sur la rĂ©glemention applicable aux travailleurs.

C’est pour examiner les textes, Ă©mettre des avis et formuler des propositions sur la lĂ©gislation du travail et la rĂ©glementation Ă  appliquer en la matiĂšre que les acteurs du monde du travail se sont rĂ©unis hier Ă  YaoundĂ©. C’était dans le cadre de la 20e session de la Commission nationale consultative du travail prĂ©sidĂ©e par le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale (Mintss), GrĂ©goire Owona.

Au menu des travaux, il a Ă©tĂ© entre autres question d’examiner l’avant-projet de loi relatif aux prestations sociales, le dĂ©cret fixant le coefficient de revalorisation des pensions vieillesses d’invaliditĂ© et de dĂ©cĂšs, celui fixant les modalitĂ©s des Ă©lections et des conditions d’exercice des fonctions de dĂ©lĂ©guĂ© du personnel et l’examen de l’annexe du dĂ©cret portant nomenclature des branches d’activitĂ©s. « Les travailleurs attendent des propositions qui doivent ĂȘtre rĂ©alistes et applicables en vue de l’amĂ©lioration de leurs conditions de vie », a rappelĂ© le ministre GrĂ©goire Owona.

Concernant les motifs du projet de loi relatif aux prestations sociales, il apparaĂźt que le rĂ©gime de prĂ©voyance gĂ©rĂ© par la Caisse nationale de prĂ©voyance sociale (CNPS) n’a pas connu de rĂ©formes profondes depuis plusieurs dĂ©cennies. C’est pourquoi il faut l’adapter aux rĂ©alitĂ©s Ă©conomique et sociale en constante Ă©volution car les besoins du corps social s’accroissent alors que la panoplie des prestations servies par la CNPS reste immuable. « Nous attendons une amĂ©lioration des conditions sociales parce qu’il ne s’agit pas seulement des travailleurs actifs mais aussi des retraitĂ©s.

Nous avons un projets de loi qui envisage d’augmenter de 20% la pension retraite et toutes les autres conditions d’amĂ©lioration du statut actuel. Un ensemble de projets qui constitue une Ă©volution sociale », confie Flaubert Moussole, syndicaliste de la Cameroon Confederation of Workers Trade Union (CCWTU). La prise en compte de nouveaux mĂ©tiers n’est pas en reste. Dans ce saut qualitatif en matiĂšre de projets de textes Ă  examiner, le ministre GrĂ©goire Owona a demandĂ© aux acteurs du monde du travail Ă  continuer Ă  oeuvrer au dialogue pour demeurer des artisans engagĂ©s dans la paix et du progrĂšs au service du pays. Une dĂ©marche qui va enclencher la dynamique Ă©mergeante visant Ă© rĂ©duire la pauvretĂ© et Ă  garantir une meilleure sĂ©curitĂ© sociale des travailleurs et de leurs familles .
​​Lutte contre l’insĂ©curitĂ© alimentaire: le Japon fait un don de 1,75 milliard

MESSI BALA

La cérémonie de signature de la convention entre ce pays et le PAM a eu lieu hier à Yaoundé.

350millions de Yen, soit 1,75 milliard F, c’est le montant du don que le gouvernement japonais vient de faire au Programme alimentaire mondial (PAM). Kunio Okamura, ambassadeur du Japon au Cameroun et Abdoulaye BaldĂ©, reprĂ©sentant et directeur-pays du PAM, ont signĂ© les documents de cette convention de don hier, dans les locaux du PAM, non loin du cercle municipal de YaoundĂ©.

L’agence du systĂšme des Nations-unies a dĂ©cidĂ© d’utiliser cet appui « aux opĂ©rations d’urgence du PAM en faveur des populations affectĂ©es par l’insĂ©curitĂ© alimentaire et la malnutrition au Cameroun », a expliquĂ© Abdoulaye BaldĂ©. Une insĂ©curitĂ© alimentaire due entre autres aux attaques de la secte Boko Haram et Ă  l’instabilitĂ© en RĂ©publique centrafricaine. Ce qui a amenĂ© 237 964 Camerounais Ă  quitter leur village (dĂ©placĂ©s internes) et poussĂ© plus de 80 000 NigĂ©rians et plus de 260 000 Centrafricains Ă  se rĂ©fugier au Cameroun, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM). Face Ă  cette situation, le PAM apporte un appui au gouvernement camerounais afin de rĂ©pondre aux besoins alimentaires et nutritionnels des populations ainsi affectĂ©es.

Chaque mois par exemple, le PAM fournit une assistance alimentaire en vivres et en cash Ă  quelques 548 000 personnes dans les rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est. Dans le camp de rĂ©fugiĂ©s centrafricains de Gado (Lom-et-DjĂ©rem) par exemple, la ration financiĂšre est passĂ©e depuis octobre 2016 de 16 000F/mois Ă  8 000F/mois en raison des difficultĂ©s qu’éprouve le PAM Ă  mobiliser des bailleurs de fonds. « Avec le don japonais, il est possible d’envisager d’augmenter cette ration qui se situe Ă  prĂ©sent Ă  hauteur de 65% par rapport au montant initial », a confiĂ© Abdoulaye BaldĂ©.
Cameroon Tribune du jeudi, 19 octobre 2017.
​​Situation in NW, SW: PM Yang Takes Dialogue Crusade to Ndop

Choves LOH

Socio- political groups presented their views during consultations with visiting Prime Minister Philemon Yang in Ndop On October 18th 2017.

Day four of Prime Minister, Head Government, Philemon Yang’s consultations for return to normalcy in the North West and South Region Regions featured discussions with some eight socio- political groups in Ndop, Ngoketunjia Divisions on October 18, 2017. The SDO’s office was the venue with traditional rulers, trade unions, Mayors, religious leaders, economic operators and political leaders.

The talks with the separate groups were in-camera. Among the privileged received, in audience by the Prime Minister, Head of Government, was the Mayor of Ndop Council, Bobo Abel Chenyi. He believes that things could have been better for communities if the implementation of decentralization as enshrined in the 1996 constitution is stepped up. He also thinks that the process needs a human face making decentralization effective. Church leaders in Ngoketunjia continue to prescribe intensive prayers for God to set records straight for normalcy to reign.

The President of the 1056-member Ndop- based Bike riders union, Julius Njuydze told Cameroon Tribune that they appealed to the Prime Minister to give youths a chance in employment opportunities because the commercial motorcycle sector which is expected to serve the unskilled have been invaded by university graduates who cannot find better elsewhere in the job market. The consultations later took the Prime Minister’s team to Fundong, Boyo Division ahead of today’s schedule that takes the delegation to Menchum Division.
​​RĂ©sultats de la recherche: le challenge de la valorisation

Félicité BAHANE N.

Le Cameroun compte de milliers de chercheurs, dont les travaux restent souvent sous l’éteignoir.

Premier de la classe, le secteur agricole. Les rĂ©sultats de la recherche camerounaise Ă  ce niveau sont, on ne peut plus nombreux. Et la qualitĂ© est Ă©galement au rendez-vous. La preuve, au sortir du dernier Salon international des inventions Ă  GenĂšve en Suisse, le Cameroun Ă  lui seul a remportĂ© cinq mĂ©dailles d’or. Toutes dans le secteur agricole, notamment la production de variĂ©tĂ©s amĂ©liorĂ©es de manioc, maĂŻs, patate douce et sorgho. Autant de semences qui permettent d’avoir des rendements bien plus Ă©levĂ©s et de rĂ©sister aux maladies vĂ©gĂ©tales.

Dans la foulĂ©e, l’on sait que l’une des variĂ©tĂ©s de sorgho produites par l’Institut de recherche agricole et de dĂ©veloppement (Irad) est dĂ©sormais utilisĂ©e par une sociĂ©tĂ© brassicole du pays, en lieu et place du malt. Un saut qualitatif, qui limite les importations du Cameroun. Et c’est bien ce que l’on attend de la recherche scientifique. HĂ©las, la grande partie des trouvailles sommeillent encore dans les tiroirs.

La 5e Ă©dition de la rentrĂ©e scientifique a drainĂ© des centaines de chercheurs hier au Palais des CongrĂšs de YaoundĂ©. Autour du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), le Dr Madeleine Tchuinte, l’on a tablĂ© sur les « DĂ©fis de la consolidation d’une masse critique de chercheurs au service du dĂ©veloppement ». Et l’on retient Ă  ce propos que depuis 2015, plus de mille nouveaux chercheurs ont Ă©tĂ© recrutĂ©s pour renforcer la recherche nationale. Sauf que « le crĂ©do actuel porte davantage sur la densification de la fonction de transfert des rĂ©sultats vers les secteurs Ă©conomiques et la promotion de la culture de l’innovation, afin de faire rentrer dans les circuits Ă©conomiques les rĂ©sultats disponibles dans nos instituts de recherche », a expliquĂ© le Minresi.

A l’Institut de recherches mĂ©dicales et d’études des plantes mĂ©dicinales (Impm) par exemple, la recherche a mis au point des mĂ©dicaments antimycosiques et antifongiques qui, hĂ©las, ne profitent pas encore Ă  la population, faute de financements. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques sont donc interpellĂ©s. Du cĂŽtĂ© de la Mission de promotion des matĂ©riaux locaux (Mipromalo) Ă©galement, la recherche a fait ses preuves, mais tant l’administration publique que les particuliers traĂźnent Ă  utiliser les briques cuites et autres matĂ©riaux du terroir.

MalgrĂ© tout, la recherche camerounaise continue de produire des rĂ©sultats probants. Et comme pour forcer la main aux entreprises, le Minresi a signĂ© en mai 2016 des conventions de collaboration avec des partenaires privĂ©s, en vue de la valorisation des fruits de la recherche. L’on espĂšre donc que les tiroirs vont bientĂŽt se vider progressivement .
​​Africa’s Transformation: Over 1,000 Entrepreneurs Introduced To ‘Africapitalism’

AMINDEH Blaise ATABONG

Actors of the continent’s entrepreneurship ecosystem took part in the most diverse and inclusive gathering of African entrepreneurs in Lagos – Nigeria.

Some 1,000 entrepreneurs drawn from across Africa, forming the third cohort of the Tony Elumelu Entrepreneurship Programme (TEEP), have been introduced to the concept of ‘Africapitalism’. The entrepreneurs got insights of the concept and other motivations to unveil their potentials during the third edition of the annual Tony Elumelu Foundation (TEF) Entrepreneurship Forum. The most diverse and inclusive gathering of African entrepreneurs took place in the commercial city of Lagos, Nigeria, October 13-14, 2017.

The Founder of TEF, Tony O. Elumelu coined the term ‘Africapitalism’ for his plan for Africa’s transformation. The concept revolves around the action for businesses to make decisions that will increase economic and social wealth and promote development in communities and nations in which they operate. While speaking to the African entrepreneurs, Tony O. Elumelu, the philanthropist who is also Chairman of the United Bank for Africa, expressed his belief that a vibrant African-led private sector is the key to unlocking Africa’s economic and social potential. “Youths need jobs and economic hope.

Many risk their lives across the Mediterranean in search of jobs in Europe. Most of them die without getting the jobs while those who succeeded to get one are exposed to the worst forms of human degradation,” Elumelu said, indicting his determination not to allow such to continue. Elemelu said his TEF is poised to incubate a new breed of entrepreneurs who can themselves become catalyst for further entrepreneurial-led growth. The gathering brought together some 1,300 African entrepreneurs, business leaders and policymakers from 54 countries in the continent.

The event featured plenary panels, masterclasses and sector specific networking opportunities as well as policy-led talks focused on improving the enabling environment for African businesses. This year’s 1,000 TEF entrepreneurs were selected out of 93,000 applicants. Since March 2017, they have been trained and mentored to develop a business plan; giving them eligibility to receive up to $10,000 in seed capital to develop their business concepts. Launched in 2015, the Forum was born out of the Foundation’s $100 million commitment to identify, train, mentor and fund 10,000 African entrepreneurs, over a decade, through the TEF Entrepreneurship Programme.
Cameroon Tribune du vendredi, 20 octobre 2017.
​​Paul Biya est là

Grégoire DJARMAILA

AprĂšs sa participation Ă  la 72e session l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, le prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya accompagnĂ© de son Ă©pouse Chantal Biya a regagnĂ© YaoundĂ© samedi dernier en fin d’aprĂšs-midi.

Quelques jours aprĂšs sa participation aux travaux de la 72e session de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, accompagnĂ© de son Ă©pouse, Chantal Biya a regagnĂ© la capitale samedi dernier en fin d’aprĂšs-midi. Il Ă©tait 16h quand l’aĂ©ronef de type Boeing B777 VP-CAL ayant Ă  son bord le couple prĂ©sidentiel a foulĂ© le tarmac de l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen. Une dizaine de minutes plus tard, l’appareil s’immobilise devant le pavillon prĂ©sidentiel.

Paul et Chantal Biya, l’air trĂšs dĂ©contractĂ©, sont accueillis au bas de la passerelle par le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye Yeguie Djibril, le ministre SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Le chef de l’Etat et son Ă©pouse ont ensuite serrĂ© la main Ă  d’autres personnalitĂ©s Ă  l’entrĂ©e du pavillon d’honneur, avant de recevoir les chaleureuses ovations d’une foule nombreuse constituĂ©e des militants du RDPC et des groupes de danse amassĂ©s Ă  l’esplanade du pavillon d’honneur.

Avant de quitter l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen, le chef de l’Etat s’est entretenu tour Ă  tour avec le prĂ©sident du SĂ©nat, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale et le ministre-Sgpr. Avec ces personnalitĂ©s de premier plan, le prĂ©sident de la RĂ©publique a, sans doute, Ă©changĂ© sur les derniĂšres nouvelles du pays. MĂȘme si les esprits se sont quelque peu apaisĂ©s, le retour du couple prĂ©sidentiel intervient quelques jours aprĂšs une pĂ©riode particuliĂšrement agitĂ©e dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le chef l’Etat attend certainement le rapport de terrain notamment l’économie des « missions de paix et de dialogue » que vient de conduire, le Premier ministre, chef du gouvernement auprĂšs des populations desdites rĂ©gions, sur ses trĂšs hautes instructions. Dans la salle attenante, la premiĂšre dame s’entretenait, en toute convivialitĂ©, avec les Ă©pouses des proches collaborateurs du chef de l’Etat, venues lui souhaiter la bienvenue.

Avant que le cortĂšge ne s’ébranle pour la ville, Paul et Chantal Biya ont saluĂ© avec des gestes sympathiques les membres de l’association Nkon Koa, de la Jeunesse active pour Madame Chantal Biya (Jachabi) ainsi que les Ă©tudiants de l’INJS qui faisait le « show » devant le pavillon prĂ©sidentiel. A coups de banderoles montĂ©es pour la circonstance, les militants du RDPC de la section Mefou et Afamba Sud « condamnent fermement les actes de dĂ©stabilisation des institutions rĂ©publicaines d’oĂč qu’ils viennent » et « rĂ©affirment leur soutien au chef de l’Etat dans la lutte pour la promotion effective du bilinguisme et le vivre-ensemble harmonieux des Camerounais ».

C’est dans cette belle ambiance patriotique que le prĂ©sident de la RĂ©publique et la premiĂšre dame, Chantal Biya, ont pris le chemin du palais de l’UnitĂ©. Tout le long de l’itinĂ©raire, des populations, avec aux premiĂšres loges les militants du RDPC, sont sorties massivement pour ovationner le couple prĂ©sidentiel. Cette ferveur et cette effervescence ont Ă©tĂ© portĂ©es jusqu’à l’esplanade du palais de l’UnitĂ© oĂč les militants du parti au pouvoir sous l’encadrement des Ă©lites du Sud sont venus installer un comitĂ© d’accueil spĂ©cial.
​​Situation in NW, SW: PM Ends Consultations

#Politique
Choves LOH

Prime Minister Philemon Yang left Bamenda on October 23, 2017 after consulting socioprofessional associations on way forward to end Anglophone Crisis.

An evaluation meeting on Sunday, October 22, 2017 in Bamenda dropped curtains on consultations towards a return to normalcy in the North West region. In effect, the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang who led the team of elite with a message of peace and hope from the Head of State crisscrossed all the Divisions of the region. Coming after the September 22 and October 1, 2017 street protests that destroyed property and caused some loss of lives, the PM’s delegation went preaching messages of tolerance and reason with things never to be the same.

Socio- professional associations featured prominently for consultations at virtually all the laps of the mission that started on October 15, 2017 in Mezam Division. Representatives of traders, commercial motor riders, «buyam sellams», religious and traditional leaders, economic operators, political parties, development associations etc, came up with opinions, views and contributions towards a return to normalcy following the Anglophone crisis that has rocked the North West and South West regions since 2016.

It emerged from the corridors of the closed door consultations that the Prime Minister listened attentively, reassured and encouraged the population to stand solidly by a united country with President Paul Biya’s commitment to continue making things better. He listened to the stress and trauma of surviving in regions where ghost towns, schools boycott and threats are not helping matters. It was all about complaints of generalized economic slowdown, schools without children, bumpy roads, poverty and the generalized feeling of marginalization.

The consultations took team members to villages and families with messages that secession is a futility and people should look forward because the constitution remains the fundamental law of the nation with all aspects of decentralization foreseen. The Prime Minister and team members encouraged back-to-school for children and an attitude that dominates fear for a return to normalcy in business activities. In all, socio-professional groups that were consulted appealed to the Head of State to set records straight with actions that inspire hope.
​​Digital Economy: Douala To Host Exhibition For Start-ups

#Economie
MBOM Sixtus

Young entrepreneurs from several countries will share experiences and explore opportunities in the city from Octobrrer 27- November 4, 2017.

The UniversitĂ©s d’Afrique et de la Diaspora is organizing a trade fair in the port city of Douala which will bring together some 100 young entrepreneurs specialized in digital products and services. The international organisation is organising the exhibition under the patronage of the Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang. It is a platform for start-ups to showcase their products and skills, share experiences, meet potential sponsors and clients for their budding enterprises. The theme of the event centres on the importance of cyber security to the development of the digital space in Africa.

Conference Manager, Ferdinand Nana Payong who is the brain behind the exhibition/conference, told a press briefing in Yaounde on October 23 that the initiative was born out of a glaring need for promotion of young Cameroonians who have potential and skills to create jobs and contribute significantly in the development of Cameroon’s digital economy.

The nine-day event is subdivided into three sections. A free exhibition christened ‘La Saga Des Start-up’ which will run from October 27 to 29 at the Salle Des Fetes banquet hall in Akwa, Douala; a three-day conference at GICAM which will have as key speakers, influential experts in E-marketing, cyber criminality, big data, cloud computing, community management among other digital products and services. The third phase (November 2-4) scheduled to also take place in GICAM will be marked by workshops on Ereputation and digital marketing.
​​Ntui-Yoko Road Project: Portuguese Firm Promises Exemplary Delivery

#Economie
MBOM Sixtus

The Minister of Public Works received officials of ELEVO Company in Yaoundé, October 19, 2017.

The Chief Executive Officer of Elevolution Group, Gilberto Silviera Rodrigues, the company which was awarded the contract to construct sections two and three of the Ntui-Yoko road, has said despite delays in commencement of work, the job will be completed on time and without additional costs. The CEO was speaking in a meeting with the Minister of Public Works, Emmanuel Nganou Djoumessi hosted in his cabinet October 19, 2017.

Accompanied by a member of the company’s board of directors and Central Africa Regional Directors, Rodrigues made proposals that would enable the company complete the construction of the road within the three-year deadline. The construction of the two sections (Ntui-Mankim and Mankim-Yoko) will be carried out simultaneously. The Minister also approved the company’s proposal to deliver the road progressively to facilitate transport for citizens who should not have to wait until the entire project is completed. The company will, according to an agreement with the Minister, construct a 70-tone ferry that will not only facilitate transportation for the constructors but also serve citizens.

The meeting which also had the Secretary of State in Charge of Roads in attendance was an opportunity for the new management of the construction company to be presented to government. Minister Nganou Djoumessi noted at the end of the meeting that the new team has the same spirit as the outgone, which spirit is to support government in its duty of socio-economic development. He promised government will facilitate the execution of the project.

The 190 km Ntui-Mankim-Yoko road construction project costs a little over FCFA 38 billion. The road is expected to be seven metres wide and is aimed at opening up the enclave areas which are rich in agricultural production.
​​The Task Of Keeping Cities Clean

#24heures
Eulalia AMABO

Even as the dirt cleaner is yet to get to all the cities in the country, its effectiveness where it is already operating still leaves much to be desired.

Proper household waste management is very important in any society given the negative environmental and health hazards it may pose if poorly managed. In the country, the Health and Sanitation Company of Cameroon, HYSACAM, takes principal responsibility in managing urban waste chain which entails the collection, transportation, treatment, recycling and recovery of garbage. At the moment, HYSACAM is present in over 15 towns and takes responsibility for the professional collection of household garbage.

To help Cameroon handle the major challenge posed by waste management, Société Générale Cameroun, Ecobank and BICEC have just granted a loan to HYSACAM that will help renew its fleet of over 200 trucks in order to improve waste collection services in cities throughout the country. These additional equipments expected to arrive in the days ahead will facilitate the collection of waste by the company and render our cities cleaner. For a suitable treatment of wanted household dirt, HYSACAM decided to embark on the creation of a biogas center in which this waste could be recycled into other domestic use. As at date, the enterprise boasts of two of such catchment centers.

Its first biogas catchment and treatment plant went operational on June 29, 2011 in the Cameroonian capital’s suburbs where there is a massive landfill. This investment swallowed FCFA 3 billion and was obtained thanks to a bank loan. On November 20, 2014, the company, following an increased need for better waste disposal mechanisms in Cameroonian towns and cities, opened its second biogas catchment and treatment plant. However, the company still grapples with the abusive use of waste cans by the population.

Citizens have virtually abandoned waste disposal to this corporation and some denizens rather than emptying their waste into the bins do so on the floor. Perishable waste which used to serve as manure in home gardens now finds itself on the streets. Waste bins are sometimes seen with smoke emanating from it given that dealers in roast fish and coal empty their contents in it at the close of business. This act is very dangerous as it could lead to a fire incident or some other accident. For one thing, the company on a daily basis collects waste and sweeps the streets of cities. They sometimes organize and embark on sensitization campaigns that prioritise clean habits for a safe environment.