Cameroon Tribune
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​​HygiĂšne et salubritĂ©: Le casse-tĂȘte des ordures

#24heures
AĂŻcha NSANGOU

La fréquence des passages de la société de ramassage des ordures ne suit visiblement pas le rythme de production des déchets.

La pluie qui s’est abattue ce samedi 21 octobre dans la ville de YaoundĂ© n’est pas pour rassurer Sylvie N., rĂ©sidente du quartier Nsam. C’est que l’averse de cette fin de matinĂ©e est venue ressusciter les odeurs des ordures mĂ©nagĂšres qu’elle a pris le soin d’empaqueter dans des sacs en attendant le passage de la sociĂ©tĂ© d’hygiĂšne et salubritĂ© en charge du ramassage des ordures mĂ©nagĂšres. Plusieurs jours dĂ©jĂ  que les vĂ©hicules de cette entreprise n’ont pas visitĂ© les habitants de ce quartier.

Les klaxons retentissants de ces vĂ©hicules qui pouvaient parfois Ă©nerver les populations surtout lorsqu’ils rĂ©sonnaient aux premiĂšre heures du jour rivalisant avec les chants du coq leur manquent cruellement. D’ailleurs les populations continuent d’espĂ©rer, puisqu’elles ne se gĂȘnent pas pour poser leurs ordures devant les domiciles en attendant un Ă©ventuel passage des agents de la sociĂ©tĂ© de ramassage.

Il en est du quartier Nsam comme de plusieurs autres quartiers de la ville de YaoundĂ©. Non loin de lĂ , au lieu-dit « barriĂšre », les populations vivent les mĂȘmes difficultĂ©s. « Avant, les camions d’Hysacam passaient par ici. Mais depuis un moment ce n’est plus le cas. On a mĂȘme dĂ©jĂ  de la peine Ă  distinguer le bac Ă  ordures tellement les ordures l’ont envahi», regrette une riveraine de ce quartier. En fait cela fait plusieurs mois que la situation perdure.

Au mois de mai prĂ©cisĂ©ment oĂč les camions de la sociĂ©tĂ© Hysacam avaient commencĂ© Ă  se faire rares dans les rues des grandes villes notamment Douala et YaoundĂ©. Les responsables de la sociĂ©tĂ© avaient invoquĂ© plusieurs raisons pour justifier cette situation. Notamment la vĂ©tustĂ© du matĂ©riel roulant mais aussi l’absence de ressources financiĂšres. Des problĂšmes qui devraient donc progressivement se rĂ©soudre avec l’obtention du financement que vient d’acquĂ©rir Hysacam.

Une nouvelle bien accueillie par les populations qui souhaitent de tous leurs voeux que la situation revienne Ă  la normale. « On ne sait plus comment gĂ©rer les ordures mĂ©nagĂšres surtout nous qui vivons dans les immeubles et qui n’avons pas de cour arriĂšre. Je suis parfois obligĂ© de transporter les ordures dans ma voiture pour les jeter dans le premier bac Ă  ordures que je trouve sur mon chemin », se plaint Arielle Hiol, habitante au quartier Biyemassi Ă  YaoundĂ©.
Cameroon Tribune du mercredi, 25 octobre 2017.
​​Sommet de la CEMAC: Paul Biya invitĂ© Ă  N’Djamena

Grégoire DJARMAILA

Le message d’invitation transmis hier au prĂ©sident de la RĂ©publique par Asseid Gamar Sileck, envoyĂ© spĂ©cial du prĂ©sident tchadien.

Le prĂ©sident tchadien, Idris Deby Itno, prĂ©sident en exercice de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l'Afrique centrale (Cemac) convie son homologue camerounais, Paul Biya Ă  prendre part Ă  une session extraordinaire de la confĂ©rence des chefs d’Etat de la Cemac prĂ©vue dans les prochains jours Ă  N’Djamena, la capitale tchadienne. Le message d’invitation a Ă©tĂ© transmis hier, dans l’aprĂšs-midi au chef de l’Etat camerounais, par Asseid Gamar Sileck, ministre tchadien de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles, envoyĂ© spĂ©cial du prĂ©sident tchadien, au cours d’une audience au palais de l’UnitĂ©.

Au sortir de cette entrevue de prĂšs de trois quarts d’heure, l’émissaire tchadien a soulignĂ© Ă  l’endroit de la presse que le chef de l’Etat tchadien tient Ă  la participation aux assises de N’Djamena « de son frĂšre et ami camerounais, Paul Biya ». Il a indiquĂ© que cette rencontre sera consacrĂ©e essentiellement au suivi de la mise en oeuvre des rĂ©solutions prises lors de la 13e session ordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement membres de la Cemac, tenue en GuinĂ©e Ă©quatoriale, le 17 fĂ©vrier 2017, notamment la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cemac, la question du financement des institutions de la Cemac, la passation de service Ă  la tĂȘte de la Commission et la nomination de nouveaux responsables Ă  la tĂȘte des organes de l’institution communautaire.

L’émissaire tchadien Ă©tait accompagnĂ© de Mouctar Wawa Dahab, conseiller Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique du Tchad en charge des questions diplomatiques. La prochaine rencontre des chefs d’Etat de la Cemac intervient dans un contexte particulier. Outre la passation de service entre les prĂ©sidents sortant, le congolais Pierre Moussa et l’entrant, le Gabonais Daniel Ona Ondo Ă  la tĂȘte de la Commission, il sera surtout question d’évaluer la feuille de route adoptĂ©e lors du dernier sommet tenu Ă  Djibloho, en terre Ă©quato-guinĂ©enne, notamment la libre circulation des personnes et des biens. L’on note avec satisfaction ces derniers temps, une accĂ©lĂ©ration de ce processus par les pays membres. AprĂšs le Tchad, la RCA, le Gabon, il y a quelques semaines, le Congo vient de supprimer le visa d’entrĂ©e pour les ressortissants des pays membres de la Cemac en sĂ©jour sur son territoire.
​​Formations sanitaires privĂ©es: Plus de 3000 clandestins Ă©pinglĂ©s

Assiatou NGAPOUT

Les opérations de fermeture des établissements non conformes ont démarré lundi dernier à travers le pays.

La sensibilisation vient de cĂ©der le pas Ă  la rĂ©pression. Le ministĂšre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) a dĂ©cidĂ© de passer Ă  l’étape supĂ©rieure en dĂ©clarant la guerre aux formations sanitaires privĂ©es clandestines. Il vient Ă  cet effet de procĂ©der Ă  la fermeture de cinq de ces Ă©tablissements illĂ©gaux dans les rĂ©gions du Centre et du Nord- Ouest. Il s’agit lĂ  d’un long processus initiĂ© par le MinsantĂ© en mars 2016, oĂč l’on avait dĂ©tectĂ© 2 288 Ă©tablissements sanitaires fonctionnant dans l’illĂ©galitĂ© et 75 autres identifiĂ©s sans rĂ©gion d’implantation sur l’ensemble du territoire. Comme pour dĂ©montrer la profondeur du mal, l’on dĂ©nombre Ă  ce jour 3058 formations sanitaires privĂ©es illĂ©gales. Toutes sont frappĂ©es par un ordre de fermeture.

En procĂ©dant Ă  cette opĂ©ration d’assainissement, le ministĂšre de tutelle veut amener les formations sanitaires concernĂ©es Ă  rĂ©gulariser leur situation administrative. Si certains promoteurs de formations sanitaires privĂ©es, laĂŻques ou confessionnelles opĂšrent en toute lĂ©galitĂ©, tel n’est pas le cas pour un bon nombre. Ils exploitent pour la plupart, des locaux Ă  usage d’habitation pour exercer leurs activitĂ©s. Ceci Ă  tout bout de rue ou dans les quartiers Ă  forte concentration de populations Ă  faibles revenus. Ces centres de santĂ© clandestins sont spĂ©cialisĂ©s dans la prise en charge des malades ou dans la formation du personnel soignant. Dans l’un des centres de santĂ© visitĂ©s hier matin au quartier Melen Ă  YaoundĂ©, une plaque renseigne sur les diffĂ©rents services offerts : analyse mĂ©dicale, petite chirurgie, consultation mĂ©dicale, accouchement et autres.

Le logement prĂ©sente des murs dĂ©labrĂ©s et pourtant, on se croirait dans un hĂŽpital miniaturisĂ©. Ce qui Ă©tait supposĂ© ĂȘtre des chambres a Ă©tĂ© transformĂ© en salles de consultation, d’accouchement, d’hospitalisation ou en laboratoire d’analyses. Le service ici Ă©tant assurĂ© par quelques hommes en blouse blanche, qu’une dizaine de patients attend. Difficile cependant d’en savoir plus sur leur niveau de formation. Si certains malades se contentent de leur prise en charge dans ces centres illĂ©gaux, d’autres, par contre, en gardent des souvenirs douloureux. « J’ai perdu ma petite soeur dans des conditions troubles dans l’un de ces endroits. Elle Ă©tait Ă  terme et la cĂ©sarienne s’imposait pour sa survie.

La formation sanitaire, bien que ne disposant pas d’un plateau technique adĂ©quat, a quand mĂȘme pris le risque de l’opĂ©rer. Elle n’a pas survĂ©cu », confie un habitant, l’air attristĂ©.
ArrĂȘtĂ© N°0704/CAB/PR du 25 octobre 2017 relevant un responsable de la dĂ©lĂ©gation gĂ©nĂ©rale Ă  la SĂ»retĂ© nationale de ses fonctions.

#Presidential
Paul BIYA

Le président de la République,

ArrĂȘte :

Article 1er : Monsieur Nyala Nke Luc Sylvain, commissaire de police, prĂ©cĂ©demment commissaire de sĂ©curitĂ© publique du 14e arrondissement de la ville de YaoundĂ©, est, Ă  compter de la date de signature du prĂ©sent arrĂȘtĂ©, relevĂ© de ses fonctions.

Article 2 : Le ministre des Finances et le dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale sont chargĂ©s, chacun en ce qui le concerne, de l’application des dispositions du prĂ©sent arrĂȘtĂ© qui sera enregistrĂ©, puis publiĂ© au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 25 octobre 2017,

Le président de la République.
​​Pme: Performance à tout prix

#Economie
Alliance NYOBIA

Le premier forum consacré à la petite et moyenne entreprise camerounaise tenu hier à Douala.

A la fois utiles et fragiles. Ou, pour reprendre l’expression de CĂ©lestin Tawamba, « importantes mais vulnĂ©rables ». Le prĂ©sident du Gicam (Groupement inter-patronal du Cameroun) parlait ainsi hier, 24 octobre, des Pme et de leur apport Ă  l’économie, Ă  l’occasion de la premiĂšre Ă©dition d’un forum Ă  elles consacrĂ©. Ces entitĂ©s forment plus de 90% du tissu national des entreprises, et contribuent pour 34% au Produit intĂ©rieur brut, selon des chiffres de l’Institut national de la statistique datant de 2009 (d’aprĂšs des donnĂ©es plus rĂ©centes du Pnud, cette contribution au Pib est de 35 Ă  36%). La part des Pme « dans les richesses créées est significative, elle l’est d’autant plus au regard des emplois créés », ajoutera mĂȘme le prĂ©sident du Gicam.

Mais un paradoxe persiste : ces entitĂ©s si nĂ©cessaires demeurent fragiles. Alors que tout doit ĂȘtre fait pour qu’elles soient viables. D’oĂč le thĂšme du forum : « Pour des Pme mieux protĂ©gĂ©es, plus performantes, plus compĂ©titives ».

Il est question d’élaborer un plan d’action permettant de booster la viabilitĂ© des Pme, dont le sort a dĂ©jĂ  suscitĂ© des rĂ©flexions antĂ©rieures, sans que les problĂšmes ne soient vĂ©ritablement rĂ©solus. Parlant de problĂšmes, certains ont Ă©tĂ© rappelĂ©s : difficultĂ© Ă  mobiliser des fonds propres, pesanteurs culturelles, relations dĂ©sĂ©quilibrĂ©es avec les grandes entreprises, dette intĂ©rieure de l’Etat, concurrence dĂ©loyale, contrebande, poids de la fiscalitĂ©, etc. La frilositĂ© des banques a Ă©galement Ă©tĂ© indexĂ©e.

Dans son exposĂ© de cadrage, Pierre Kam a eu cette boutade : « Si nous n’avions que des Pme Ă  financer, on aurait fermĂ© toutes les banques au Cameroun ». Cela dit, il a aussi relevĂ© que la faiblesse en ressources humaines et en capacitĂ©s managĂ©riales (entre autres choses) plombaient aussi l’activitĂ© des Pme.
Les fĂ©licitations du chef de l’Etat

#Presidential
Paul BIYA

A S.E. Alexander Van Der Bellen, prĂ©sident fĂ©dĂ©ral de la RĂ©publique d’Autriche.

« Monsieur le prĂ©sident, Il m’est agrĂ©able de vous adresser mes vives et chaleureuses fĂ©licitations, Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte nationale de votre pays, le 26 octobre.

J’y associe mes voeux de bonheur pour le peuple autrichien.

Veuillez agréer, Monsieur le président, les assurances de ma trÚs haute considération ».

Yaoundé, le 25 octobre 2017,

Le président de la République.
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Cameroun Tribune, Le Quotidien national bilingue.
​​Palais de l’UnitĂ©: Deux diplomates disent au revoir

Jean Francis BELIBI

ArrivĂ©s en fin de sĂ©jour, le nonce apostolique, Mgr Piero Pioppo et l’ambassadeur de Russie, Nicolay Ratsiborinskiy ont fait leurs adieux au prĂ©sident Paul Biya hier aprĂšs-midi.

Un peu plus de sept annĂ©es passĂ©es au Cameroun. Ce qui en fait le doyen du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© dans notre pays. S.E. Mgr Piero Pioppo, nonce apostolique au Cameroun et en GuinĂ©e Ă©quatoriale, avec rĂ©sidence Ă  YaoundĂ©, a Ă©tĂ© reçu hier en dĂ©but d’aprĂšs-midi au Palais de l’UnitĂ© par le prĂ©sident Paul Biya. « Je mesure l’honneur qu’il m’a fait, et Ă  travers moi, au Saint- SiĂšge en me recevant une fois de plus ».

Il n’a pas manquĂ© de rappeler la qualitĂ© des relations entre le Cameroun et le Vatican : « Anciennes, parce que datant de l’origine mĂȘme de votre Etat, et appelĂ©es Ă  se consolider », soulignant au passage que « le Saint- SiĂšge a Ă©tĂ© l’un des premiers sujets de droit international Ă  reconnaĂźtre et encourager l’indĂ©pendance de votre beau et grand pays ». Depuis lors, et de l’avis de Mgr Piero Pioppo, les relations entre les deux Etats n’ont de cesse de se perfectionner, marquĂ©es notamment par des visites au plus haut niveau « Le Saint- PĂšre est venu trois fois ici au Cameroun, soit deux fois pour le pape Jean Paul II et une fois pour le pape BenoĂźt XVI, tandis que le prĂ©sident Paul Biya s’est rendu six fois au Vatican ».

Des relations qui, de l’avis du nonce apostolique, se sont dĂ©veloppĂ©es dans le respect du principe de la laĂŻcitĂ© de l’Etat et des autres religions. Sur les rĂ©sultats obtenus, S.E. Mgr Piero Pioppo s’est fĂ©licitĂ© du privilĂšge accordĂ© Ă  l’Etat de la CitĂ© du Vatican avec l’accord-cadre entre le Cameroun et le Saint-SiĂšge signĂ© le 13 janvier 2014. Un « accord qui s’inscrit dans la logique des excellentes relations entre nos deux Etats » a-t-il relevĂ©, Ă©mettant le voeu que ces relations puissent continuer Ă  se raffermir « pour le bien de l’Eglise, et de toutes les couches sociales du Cameroun auxquelles l’action de l’église s’adresse ».

Une action trĂšs visible aujourd’hui dans les domaines de la santĂ© et de l’éducation. Autre diplomate Ă  faire ses adieux au prĂ©sident de la RĂ©publique hier, c’est l’ambassadeur de la FĂ©dĂ©ration de Russie. Vice-doyen du corps diplomatique aprĂšs prĂšs de sept annĂ©es de mission dans notre pays, S.E. Nicolay Ratsiborinskiy Ă©tait un habituĂ© du Palais de l’UnitĂ©. C’est avec une certaine Ă©motion que le diplomate russe a dit sa joie d’avoir eu Ă  travailler au Cameroun, et surtout d’avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© de la constante sollicitude du prĂ©sident de la RĂ©publique, de l’ensemble de ses collaborateurs et ses compatriotes : « C’est un peu difficile de partir d’ici aprĂšs un sĂ©jour de prĂšs de sept ans


Avec le prĂ©sident Paul Biya, nous avons constatĂ© un grand rapprochement entre nos deux Etats et nos peuples
 Le prĂ©sident Biya a Ă©tĂ© trĂšs constant dans son appui et dans son soutien Ă  ma mission
 Je lui ai exprimĂ© ma gratitude pour la chaleur de l’hospitalitĂ© dont j’ai pu bĂ©nĂ©ficier ici
 Je suis trĂšs optimiste pour le futur des relations entre la Russie et le Cameroun » a dĂ©voilĂ© S.E. Nicolay Ratsiborinskiy qui a indiquĂ© que les liens entre les deux pays devraient connaĂźtre un plus grand essor dans les domaines tels que l’économie « Ceci se fera avec la matĂ©rialisation de certains projets d’investissements Ă©conomiques et commerciaux dans les prochains mois au cours d’un sommet appelĂ© Ă  se tenir Ă  Moscou en Russie, selon le diplomate russe.

Il convient de rappeler que la coopĂ©ration bilatĂ©rale se traduit dĂ©jĂ  par le soutien de la Russie au Cameroun dans la lutte contre la secte terroriste Boko Haram. Le chef de l’Etat a procĂ©dĂ© Ă  un Ă©change de cadeaux avec ses deux hĂŽtes du jour.
​​Guerre contre Boko Haram: Sur les traces des ex-otages

Patrice MBOSSA

Revenus au pays aprĂšs des annĂ©es de captivitĂ©, ils sont souvent rejetĂ©s par leurs communautĂ©s, mais font objet d’une attention soutenue des pouvoirs publics.

Ils reviennent de loin, les Camerounais qui Ă©taient en captivitĂ© au Nigeria, dans les griffes des adeptes de la secte Boko Haram. La plupart Ă©taient dans la cĂ©lĂšbre localitĂ© de TchĂ©nĂ©nĂ©, d’autres Ă  Hourbetch, et d’autres encore Ă  Kamdjidji, des zones entiĂšrement sous le contrĂŽle de la nĂ©buleuse. Pour certains, ils ont vĂ©cu deux annĂ©es de captivitĂ© sous les sĂ©vices de ces forces du mal.

A la faveur d’une expĂ©dition punitive des Forces multinationales mixtes, ils ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©s et ramenĂ©s au bercail. Et comme on peut le comprendre, ils n’ont pas Ă©tĂ© vus d’un bon oeil leurs anciennes connaissances. Ils ne voulaient plus de leurs frĂšres. Mais, Paul Biya, en pĂšre de famille, leur a ouvert ses bras. Le chef de l’Etat vient d’envoyer sur place Ă  Mozogo dans le dĂ©partement du Mayo-Tsanaga oĂč ils sont recasĂ©s, le gouverneur de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord pour Ă©changer avec eux et enregistrer leurs prĂ©occupations. L’objectif Ă©tant que chaque citoyen se sente Ă  l’aise dans l’environnement oĂč il se trouve. Visiblement, ce sont des Camerounais bien affaiblis par « l’esclavage » dont ils ont Ă©tĂ© victimes. « Pendant la captivitĂ©, notre principale activitĂ© Ă©tait les travaux champĂȘtres.

D’ailleurs, nous Ă©tions obligĂ©s de travailler. A dĂ©faut, on pouvait mourir de faim. Boko Haram n’ayant pas de denrĂ©es alimentaires pour nous nourrir, on Ă©tait obligĂ© de manger parfois du mil sec », nous a racontĂ© l’un des ex-otages, pratiquement au bord des larmes. Pour les pouvoirs publics, il est question de tourner rapidement cette triste page. Une batterie de mesures est en train de se mettre en place en vue de redonner Ă  ces compatriotes, le plaisir de vivre au Cameroun, leur pays natal. Concernant les enfants en Ăąge de scolarisation, aucun souci. Ils sont dĂ©jĂ  inscrits dans des Ă©coles. Gratuitement. Bien plus, chacun de ces 157 enfants a reçu gracieusement un kit scolaire. Tous les otages reçoivent aussi des soins de santĂ©.

Sous le contrĂŽle des pouvoirs publics, les partenaires au dĂ©veloppement sont en train de s’organiser en vue de leur permettre d’exercer des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus. Selon Julien Martial AssĂ©, le sous-prĂ©fet de l’arrondissement de Mayo-Moskota, il est prĂ©vu une formation en vue de permettre Ă  chacun de ces exotages de mettre en jeu ses talents et gagner sa vie. En somme, les ex-otages se dĂ©barrassent progressivement du stress qui les a habitĂ©s durant leur captivitĂ©. Les statistiques du centre de santĂ© intĂ©grĂ© de Mozogo rĂ©vĂšlent qu’au sein de ces ex-otages que la ville de Mozogo a accueillis depuis fĂ©vrier dernier, on a dĂ©jĂ  enregistrĂ© neuf naissances. Sept autres femmes attendent un bĂ©bĂ©.
​​Violence in NW&SW Regions: Seized Weapon Caches, Suspects Presented in Court

Godlove Bainkong

This took place at the Yaounde Military Tribunal on October 26 alongside the trial of Mancho Bibixy and 10 others still under detention.

Weapon caches seized in Mbengwi, Momo Division of the North West Region on 2nd and 3rd August 2017 by elements of the North West Regional Delegation of National Security alongside their alleged holders have been presented to the State Prosecutor at the Military Tribunal in Yaounde. This was yesterday October 26, 2017. The gadgets susceptible to producing bombs and explosives comprised among others; semi-automatic firearms, night vision devices with a telemeter laser, shooting goggles and a firing episcope equipped with amour plating.

There were also bipods for precision weapons, gun chargers for snipers, containers equipped with explosive charges; detonator cords, explosive device switches, timers and other devices for the manufacture of improvised explosive devices. These and other gadgets, likewise the chief suspect, Dasi Alfred Ngyah and two others were for the first time since their arrest presented to the State Prosecutor at the Yaounde Military Tribunal, Engono Thaddée Eric.

The State Prosecutor took time off to explain to the media the magnitude of the danger in the seized gadgets to public security. Dasi Alfred and partners in crime, the State Prosecutor disclosed, have been under a pursuit since 2015 for partaking in a related activity. He is said to have been the brain behind a network previously identified as the perpetrator of a foiled attack in prelude to the May 20, 2015 National Day celebrations in Bamenda.

Thereafter the seizure of the arsenal and the arrest of the suspects, Communication Minister in a press conference disclosed that Dasi Alfred had admitted being a member of the Ambazonia and the main leader of the armed wing of the “Liberation Movement of Southern Cameroonians.” The chief suspect is said to have asserted that he personally acquired the bomb and explosive devices abroad and ferried to Cameroon through a neighbouring country. Yesterday’s presentation of the weapon caches and suspects signalled the end of preliminary investigations and the State Prosecutor will now petition the Military Tribunal with a Direct Commitment Order for justice to take its course.

Sources say they will be charged with acts of terrorism, going by the 2014 law on the suppression of acts of terrorism in the country. As the displayed weapon caches attracted visitors to the Military Tribunal courtyard, the courtroom was busy trying Mancho Bibixy and 10 others still under detention for allegedly fuelling violence in the North West and South West Regions last year. Their crimes range from complicity in acts of terrorism, hostility against the fatherland, insurrection, group rebellion, incitation of civil war, financing terrorism, propagation of false information, among others.

They have been detained since early this year alongside 55 others who benefitted from the Head of State’s benevolence on August 30, 2017 ordering the discontinuance of proceedings pending before the Yaounde Military Tribunal. Hearing yesterday centred on examination- in-chief and cross examination of a witness. The case was adjourned to November 30, 2017 for the State Prosecutor to bring witnesses that are yet to testify against the detainees.
​​Trafic de carburant: Un remorqueur saisi par la Marine

Alliance NYOBIA

Le navire ravitaillait un camion-citerne au niveau du pont de la Dibamba dans la nuit de mercredi Ă  jeudi.

Un bateau-remorqueur dĂ©nommĂ© « Elios » et battant pavillon camerounais a Ă©tĂ© saisi par une patrouille de routine de la Base navale de Douala, dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 octobre. Le navire, interceptĂ© non loin du pont sur la Dibamba, Ă©tait en train de ravitailler un gros porteur. De source autorisĂ©e Ă  la Base navale de Douala, le camion avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© chargĂ© Ă  hauteur de 35.000 litres de gas-oil quand les Ă©lĂ©ments de la Marine sont intervenus. « Il devait rester encore plus de 30.000 litres dans la cale du navire. C’est donc environ 70.000 litres qu’il transportait », prĂ©cise notre source.

Autre prĂ©cision, le remorqueur Ă©tait accompagnĂ© d’une vedette de plaisance, qui a Ă©tĂ© saisie Ă©galement. Son rĂŽle ? « Celui d’éclaireur. Mais malgrĂ© cet Ă©claireur, ils ont Ă©tĂ© pris par une patrouille de sĂ©curitĂ© des entrĂ©es fluviales du Wouri », indique notre source. Les deux embarcations complices, ainsi que le camion-citerne, ont Ă©tĂ© mis Ă  la disposition de la douane, Ă  travers sa composante « Halcomi » (Halte au commerce illicite), au dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie, et Ă  la disposition Ă©galement du chef de la circonscription maritime de Douala (la Marine marchande).

« La Marine a rĂ©cemment acquis des moyens supplĂ©mentaires de communication et de surveillance en mer, afin de mieux traquer les trafiquants de carburant. Ceci se fait avec l’appui de la douane, Ă  travers Halcomi », explique un haut gradĂ© des forces de surface camerounaises. A la question de savoir d’oĂč vient ce carburant, CT a appris, s’agissant du trafic d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, que le produit a souvent pour origine un pays voisin. Cela dit, des trafics internes sont Ă©galement possibles. L’enquĂȘte ouverte par le commandant de la LĂ©gion de gendarmerie permettra peut-ĂȘtre d’y voir plus clair.

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​​Langue Bakoko: dictionnaires et livres disponibles

#Culture
Carine TSIELE

La présentation de ces ouvrages de la fondation Bibehe a eu lieu le 10 octobre dernier à Yaoundé.

Les pratiquants de la langue Bakoko peuvent dĂ©sormais renforcer leurs connaissances grĂące aux livres. Le dĂ©fi est rendu possible grĂące Ă  la fondation Bibehe, qui vient de mettre sur le marchĂ© six ouvrages didactiques en langue Bakoko, dans le Littoral. Il s’agit d’un dictionnaire de 57000 mots, des livres de grammaire et d’orthographe. Le 10 octobre dernier, les auteurs des ouvrages Ă©taient face Ă  la presse pour prĂ©senter leurs Ɠuvres et pour donner les raisons de leur initiative.

Jacques Dindjeke, l’un des auteurs, relate que c’est depuis 2003 qu’ils se sont lancĂ©s dans cette aventure avec pour but de promouvoir cette langue et de laisser des souvenirs aux gĂ©nĂ©rations futures. C’est ainsi qu’en compa gnie de Bienvenu Ngwanza, Alexandre Ndongola, ils sont allĂ©s voir Alphonse Bihehe, promoteur de la Fondation Bibehe, pour bĂ©nĂ©ficier des financements nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation de leur projet. Ils ont eu une rĂ©ponse favorable. Ils se sont alors inscrits Ă  la SIL oĂč ils ont appris la linguistique et on pu rĂ©aliser ce travail.

Dans la mĂȘme veine, Alphonse Joseph Bibehe a expliquĂ© que depuis quelques annĂ©es, les questions liĂ©es aux langues menacĂ©es de disparition et Ă  la perte de diversitĂ© linguistique dans le monde sont arrivĂ©es sur le devant de la scĂšne, ce qui a suscitĂ© auprĂšs des auteurs et de la fondation Bibehe un regain d’intĂ©rĂȘt. Outre la promotion de la diversitĂ© culturelle et linguistique, Alphonse Joseph Bibehe a Ă©galement profitĂ© de l’occasion pour Ă©voquer les autres missions de la fondation : l’accĂšs Ă  l’eau et Ă  l’assainissement, l’accĂšs aux mĂ©dicaments de qualitĂ©.
​​ONU – Cameroun: Antonio Guterres au Palais de l’UnitĂ©

Jean Francis BELIBI

En provenance de Bangui et en escale Ă  YaoundĂ©, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies a Ă©tĂ© reçu vendredi soir par le chef de l’Etat.

Tapis rouge ceint d’un piquet d’une dizaine d’élĂ©ments du Groupement d’honneur de la Garde prĂ©sidentielle, jets d’eau montant vers un ciel plutĂŽt clĂ©ment en ce mois de saison des pluies. C’est ainsi parĂ© que le Palais de l’UnitĂ© a accueilli vendredi soir le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Organisation des Nations unies (ONU). En provenance de Bangui en RĂ©publique centrafricaine, Antonio Guterres a Ă©tĂ© reçu en audience par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya.

Un entretien qui aura durĂ© prĂšs d’une trentaine de minutes. S’il n’a pas fait de dĂ©claration Ă  la presse Ă  l’issue de cette audience, l’on sait nĂ©anmoins que les sujets d’intĂ©rĂȘt commun entre les deux personnalitĂ©s ne manquent pas. D’autant plus que la rencontre de vendredi dernier se situait dans le prolongement de celle qui les avait dĂ©jĂ  rĂ©unis le 22 septembre dernier Ă  New York en marge des travaux de la 72e session de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies.

Entre autres centres de discussion probables, le rĂšglement dĂ©finitif du diffĂ©rend de Bakassi avec le voeu Ă©mis Ă  New York, par le chef de l’Etat camerounais, de voir la commission mise sur pied par les Nations unies en vue de l’application de l’accord de Greentree poursuivre et achever sa mission. De mĂȘme, la question de la lutte contre le terrorisme qui affecte de nombreux pays du continent, Ă  l’instar du Cameroun qui fait face depuis quelques annĂ©es Ă  la secte terroriste Boko Haram, la crise en RĂ©publique centrafricaine voisine sont, entre autres, les raisons du dĂ©placement dans ce pays du patron de l’ONU. Une crise qui a de nombreuses rĂ©percussions sur le Cameroun avec les incursions de bandes armĂ©es venues de ce pays et les nombreux Centrafricains qui trouvent refuge sur notre territoire et dont il faut s’occuper.

Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies connaĂźt d’ailleurs assez bien cette situation, lui qui a Ă©tĂ©, avant sa dĂ©signation Ă  cette fonction, haut-commissaire des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s de juin 2005 Ă  dĂ©cembre 2015. C’est d’ailleurs Ă  ce titre qu’il avait visitĂ© le Cameroun en mars 2015. Au cours de ce sĂ©jour, il avait tenu Ă  remercier les plus hautes autoritĂ©s camerounaises pour les efforts dĂ©ployĂ©s en faveur de ces rĂ©fugiĂ©s. Autre centre d’intĂ©rĂȘt, la situation dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud- Ouest du Cameroun, pour laquelle Antonio Guterres, par la voix de son porte-parole, StĂ©phane Dujarric, avait plaidĂ© pour la prĂ©servation de la souverainetĂ© et de l’intĂ©gritĂ© territoriale du pays.

Le chef de l’Etat Ă©tait assistĂ© au cours de cet entretien du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang qui a accueilli l’hĂŽte du Cameroun Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen et du ministre, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies Ă©tait, pour sa part, accompagnĂ© de certains de ses collaborateurs, au rang desquels son reprĂ©sentant spĂ©cial pour l’Afrique centrale, François Lounceny Fall, de la reprĂ©sentante rĂ©sidente du Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD) et coordonnatrice du systĂšme des Nations unies au Cameroun, Mme Alegra Maria Del Pilar.
​​TĂ©lĂ©phonie mobile: Les opĂ©rateurs Ă©pinglĂ©s

AĂŻcha NSANGOU

La qualité de service ne facilite pas toujours une communication fluide pour les consommateurs. Un audit commandé par le gouvernement le confirme.

CoĂŻncidence heureuse pour le reporter de Cameroon Tribune. Au sortir d’un point de presse organisĂ© par le ministre des Postes et TĂ©lĂ©communications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng, ce vendredi 27 octobre dans le cadre de «la restitution des rĂ©sultats de l’audit de la qualitĂ© de service des rĂ©seaux des opĂ©rateurs de communications Ă©lectroniques», ce dernier Ă©coute d’une oreille discrĂšte une conversation tĂ©lĂ©phonique dans le vĂ©hicule de transport en commun qui le ramĂšne. Une jeune dame essaie d’expliquer Ă  son interlocuteur au bout du fil, pourquoi jusqu’à cette heure (15h), il n’a pas reçu le short message service (sms) qu’elle lui a envoyĂ© depuis le matin.

A Ă©couter l’échange, la jeune fille a du mal Ă  se faire comprendre. Au fil de l’échange, on comprendra finalement qu’il s’agit d’une conversation avec son patron, Ă  qui elle essaie d’expliquer que dans le sms du matin elle le prĂ©venait de son absence au lieu de service pour la journĂ©e. Le sms serait toujours dans les airs. Il en est du cas de cette jeune dame comme de plusieurs autres utilisateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. On peut aisĂ©ment imaginer les consĂ©quences de ce dysfonctionnement. En fait, les consommateurs vivent au quotidien le pire de leurs relations avec les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile. Durant la journĂ©e de samedi encore, il Ă©tait impossible pour les abonnĂ©s de l’opĂ©rateur Mtn d’avoir accĂšs Ă  la connexion Internet.

Un incident sur la fibre optique, d’aprĂšs le message envoyĂ© par l’opĂ©rateur. C’est cela le quotidien des abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile au Cameroun. Et la justification de l’audit de la qualitĂ© de service des rĂ©seaux des opĂ©rateurs de communications Ă©lectroniques commandĂ© par le chef de l’Etat est clair : «Une dĂ©gradation continue de la qualitĂ© de service chez tous les opĂ©rateurs due au non-respect de leurs cahiers de charges et Ă  la faiblesse technique du rĂ©gulateur dans l’accompagnement de ces opĂ©rateurs », a informĂ© Minette Libom Li Likeng.

Ces dĂ©faillances autant de l’opĂ©rateur que du rĂ©gulateur conduisent donc Ă  des consĂ©quences dĂ©sastreuses pour le consommateur notamment « la mauvaise disponibilitĂ© du rĂ©seau et l’absence de redondances ; des bases de donnĂ©es inexactes (environ 110% des donnĂ©es ne sont pas fiables) ; des coupures prĂ©coces d’appels et la dĂ©gradation de la qualitĂ© d’écoute ; une grande vulnĂ©rabilitĂ© aux menaces de sĂ©curitĂ© ; un faible dĂ©bit entrant des paquets internet», a dĂ©roulĂ© le Minpostel. En attendant que l’offre de service s’amĂ©liore, les utilisateurs ont trouvĂ© une astuce: surfer entre les diffĂ©rents opĂ©rateurs en espĂ©rant trouver toujours chez l’autre une qualitĂ© de service
 acceptable. Ce n’est pas le plus facile .
​​FacilitĂ© Ă©largie de crĂ©dits: Le satisfecit du FMI

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Au sortir de prĂšs de deux heures d’entretien vendredi dernier Ă  YaoundĂ© avec le ministre de l’Economie, Corinne Delechat chef de la mission a laissĂ© entendre que le pays est sur la bonne voie.

De la sĂ©ance de travail Ă  huis clos vendredi dernier entre la mission du FMI et le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat), on retient que le Fonds monĂ©taire international (FMI) est globalement satisfait des efforts fournis par le Cameroun pour maintenir la tĂȘte hors de l’eau, malgrĂ© le contexte Ă©conomique et financier difficile dans le monde et en Afrique centrale. « C’est la premiĂšre revue du programme sous facilitĂ© Ă©largie de crĂ©dit qui a Ă©tĂ© approuvĂ©e en juin 2017. Comme on l’avait dit en aoĂ»t dernier, les conditions de la revue se prĂ©sentent bien.

On salue la bonne performance du gouvernement camerounais au titre des objectifs du programme », a dĂ©clarĂ© Corinne Delechat, chef de la mission d’évaluation, face Ă  la presse. Pour elle, la mobilisation, l’engagement des autoritĂ©s pour atteindre les objectifs et mettre en oeuvre les rĂ©formes structurelles qui sous-tendent le programme avec le FMI sont prometteurs. Cette satisfaction provient de la revue de plusieurs secteurs impliquant le Minepat. Il s’agit de la situation des grands projets d’investissement et de leur financement ; l’état d’avancement des projets spĂ©ciaux (Plan d’urgence triennal, CAN, jeunesse, etc.) ; des emprunts extĂ©rieurs et des accords de partenariat public-privĂ© relatifs aux projets du DSCE.

Le rapport que la dĂ©lĂ©gation prĂ©sentera le 3 novembre prochain, au terme de sa mission d’évaluation, sera donc positif pour cette premiĂšre Ă©tape, a affirmĂ© Mme Delechat. Mais avant de poursuivre son sĂ©jour au Cameroun, le chef de mission a tenu Ă  rappeler les attentes du FMI, au terme du programme Ă©conomique et financier triennal : « L’objectif de ce programme est de donner au Cameroun et aux pays de la CEMAC, un espace pour mettre de l’ordre dans la maison en matiĂšre de finances publiques, pour rendre la dette plus soutenable et implĂ©menter d’importantes rĂ©formes pour rendre le secteur privĂ© plus compĂ©titif et permettre Ă  la croissance de vĂ©ritablement prendre son envol ».

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​​RĂ©habilitation de la route Babadjou-Bamenda: Lancement des travaux imminent

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

Assurance a Ă©tĂ© donnĂ©e par les responsables de l’entreprise française Sogea-Satom au cours d’une sĂ©ance de travail avec le ministre des Travaux publics jeudi dernier Ă  YaoundĂ©.

D’ici la mi-novembre, le chantier de rĂ©habilitation de la route Babadjou-Bamenda va connaitre une phase dĂ©cisive. Les populations pourront observer une mobilitĂ© des engins sur le terrain. C’est l’une des informations rĂ©vĂ©lĂ©es jeudi dernier au cours de la concertation entre le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi et les responsables de l’entreprise Sogea-Satom, en charge de l’exĂ©cution de ce projet.

Parlant de la rĂ©habilitation de la route Babadjou-Bamenda justement, des phases prĂ©liminaires sont en cours, un site de carriĂšre vient d’ĂȘtre confirmĂ© et donc, d’ici la deuxiĂšme quinzaine du mois de novembre, les engins devront ĂȘtre visibles sur le terrain. «C’est un chantier qui a dĂ©marrĂ© depuis le mois de juillet. Comme tout projet de route, il passe par des phases prĂ©liminaires indispensables que sont un projet d’exĂ©cution, la vĂ©rification des hypothĂšses d’études, la recherche de sites de matĂ©riaux et la mobilisation des matĂ©riels. Sous peu, les engins seront dĂ©ployĂ©s sur le terrain pour commencer la premiĂšre phase des travaux », explique Marc Grechi, directeur de Sogea-Satom.

Les Ă©changes ont Ă©galement portĂ© sur la construction du deuxiĂšme pont sur le Wouri dĂ©jĂ  ouvert Ă  la circulation. Satisfaite de la situation sur le terrain, la dĂ©lĂ©gation de l’entreprise SogeaSatom conduite par son prĂ©sident, Jean Luc Gobert, a rassurĂ© le maĂźtre d’ouvrage quant au suivi des travaux. Les autres projets de cette collaboration ont Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s.

Il s’agit entre autres des travaux d’amĂ©nagement de l’entrĂ©e ouest de la ville de Douala, des travaux de bitumage de la Ring-road, tronçon de Ndop-Kumbo. « Chacune de ces opĂ©rations a un planning bien dĂ©terminĂ©, notamment le planning du maĂźtre d’ouvrage. Notre obligation est de rĂ©aliser les travaux dans les dĂ©lais et je crois que jusquelĂ  nous livrons nos projets dans les dĂ©lais.

Nous ferons pareil pour les projets qui sont en cours de dĂ©marrage», indique Marc Grechi. En Ă©changeant avec le maĂźtre d’ouvrage, les responsables de Sogea-Satom ont Ă©galement introduit des demandes complĂ©men taires. Il s’agit notamment du paiement des dĂ©comptes. Emmanuel Nganou Djoumessi a rassurĂ© ses interlocuteurs sur le rĂšglement effectif de ces obligations dans les plus brefs dĂ©lais.

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