Cameroon Tribune
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Commerce de migrants en Libye: Tripoli ouvre une enquĂȘte

#International
Sainclair MEZING

Le gouvernement d’union nationale promet de faire toute la lumiùre sur ce scandale et entend poursuivre les auteurs.

Suite au tollĂ© gĂ©nĂ©ral suscitĂ© par la diffusion par la chaĂźne Cable News Network (CNN) d’un document prĂ©sentant des migrants noirs en train d’ĂȘtre vendus aux enchĂšres dans un quartier sud de Tripoli, le gouvernement libyen a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte.

Le vice-Premier ministre du gouvernement d’union nationale (reconnu par la communautĂ© internationale) qui a tenu Ă  exprimer son mĂ©contentement face Ă  la gravitĂ© de la situation, a promis lui-mĂȘme de superviser les recherches afin d’«arrĂȘter les accusĂ©s et les emmener en prison». D’autant plus que les images diffusĂ©es sont d’une rare cruautĂ©.

On y voit des ĂȘtres humains vendus aux enchĂšres tels des objets ou du bĂ©tail, parfois torturĂ©s par leurs bourreaux. Comme pour manifester leur dĂ©sapprobation, certains pays Ă  l’instar du Mali et du Niger ont d’ores et dĂ©jĂ  rappelĂ© leurs diplomates en poste en Libye.

Tout comme des manifestations ont eu lieu hier devant les ambassades libyennes Ă  Bamako, Ouagadougou et Conakry.

Quelques heures avant sa dĂ©claration, le vice-Premier ministre libyen a reçu en audience John Sullivan, secrĂ©taire d'Etat adjoint amĂ©ricain, ainsi qu’une dĂ©lĂ©gation de l'ambassade de Grande Bretagne Ă  Tripoli.

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Cameroon Tribune du mercredi, 22 novembre 2017.
​​Financement de la dĂ©centralisation: Le PM prescrit plus d’équitĂ©

Jean Francis BELIBI

Philemon Yang veut réduire les nombreux écarts de développement observés entre les communes.

C’est peu dire que la premiĂšre session du Conseil national de la DĂ©centralisation (CND) prĂ©sidĂ©e hier dans la salle des Conseils de cabinet de l’immeuble abritant ses Services par le Premier ministre Philemon Yang Ă©tait trĂšs attendue. PremiĂšre session de cette instance depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2017, elle intervient en plein dans la gestion de la crise dans les rĂ©gions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Crise qui a vu certains mettre sur la table des revendications liĂ©es Ă  la forme de l’Etat du Cameroun. Les plus objectifs ont prĂ©fĂ©rĂ© indiquer qu’il Ă©tait nĂ©cessaire que l’on procĂ©dĂąt Ă  une accĂ©lĂ©ration du processus de dĂ©centralisation en cours au Cameroun depuis 2010.

Pour les adeptes de cette thĂ©orie, il est nĂ©cessaire que des moyens plus importants soient accordĂ©s aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es que sont les communes, tant en ce qui concerne la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) que les autres ressources accordĂ©es par l’Etat Ă  ces entitĂ©s, afin de leur permettre de mieux impulser le dĂ©veloppement par la base. Notamment en ce qui concerne les 63 compĂ©tences opĂ©rĂ©es par la vingtaine de dĂ©partements ministĂ©riels concernĂ©s par le processus.

Des prĂ©occupations que le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation n’a pas manquĂ© d’évoquer au cours de son exposĂ© lors des travaux d’hier. Toutefois RenĂ© Emmanuel Sadi a tenu Ă  tempĂ©rer les ardeurs des uns et des autres sur les Ă©volutions enregistrĂ©es jusqu’ici dans la mise en oeuvre du processus de dĂ©centralisation. Car, selon lui, les pouvoirs publics restent conscients de ce que certains aspects du processus en cours mĂ©ritent une rĂ©orientation.

Au rang de ceuxci, il y a le principe de la pĂ©rĂ©quation que le Minatd a dĂ©fini comme « le mĂ©canisme par lequel l’Etat procĂšde Ă  une redistribution ou Ă  une rĂ©partition Ă©quitable des ressources allouĂ©es aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, en vue de rĂ©duire les Ă©carts de richesse et, par voie de consĂ©quence, les inĂ©galitĂ©s entre les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es ». Philemon Yang a d’ailleurs prescrit une meilleure application de cette mĂ©thode en vue d’éviter les disparitĂ©s de dĂ©veloppement observĂ©es entre les communes, un phĂ©nomĂšne qui tend Ă  s’accentuer.

Les 374 communes et communautĂ©s urbaines ne bĂ©nĂ©ficiant pas toujours des mĂȘmes potentialitĂ©s qui facilitent leur essor. Ce principe prĂ©vu dans le cadre du processus pourrait permettre de compenser les Ă©carts observĂ©s.
​​Education et croissance Ă©conomique: Le rĂŽle de l’industrie de l’édition

Yvette MBASSI-BIKELE

Une confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau s’ouvre ce matin dans la capitale sur le sujet.

L’évĂ©nement est planifiĂ© par l’Organisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi), en coopĂ©ration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture. Pendant deux jours, des professionnels dont des imprimeurs, diffuseurs, libraires, infographistes, auteurs et mĂȘme des politiques venus de l’ensemble du continent et d’Europe passeront au peigne fin la situation du secteur de l’édition en Afrique. Et proposeront des solutions consĂ©quentes pour en tirer toutes les dividendes. C’est que l’essor de l’industrie de l’édition est contrariĂ© dans diffĂ©rents pays africains.

Selon les experts, l'obstacle majeur au dĂ©veloppement du livre, de la lecture et de l'Ă©dition en Afrique est la non-intĂ©gration, ou la non-prise en compte de ce secteur dans les plans de dĂ©veloppement des États. En d'autres termes, c'est l'absence de politiques rĂ©flĂ©chies et concertĂ©es qui est en cause. La nature particuliĂšre de l'Ă©conomie du livre et le contexte de rĂ©cession Ă©conomique actuel ont aussi immanquablement des rĂ©percussions. C’est une activitĂ© Ă©conomique tout Ă  fait particuliĂšre et Ă  risques, dont la rentabilitĂ© est problĂ©matique puisqu'il s'agit d'idĂ©es.

La difficultĂ© Ă  trouver les capitaux, ici comme ailleurs, n'est pas des moindres. Un accĂšs plus aisĂ© aux marchĂ©s financiers ainsi que des conditions plus favorables dans l'obtention des crĂ©dits bancaires permettraient la constitution d'entreprises d'Ă©dition ayant le goĂ»t du risque. Il est remarquable que ce problĂšme ne soit pas spĂ©cifique Ă  l'Ă©dition privĂ©e et concerne aussi les Ă©ditions publiques dont la politique de service n'intĂ©resse pas non plus les investisseurs soucieux de rentabilitĂ©. D’oĂč la pĂ©nurie de manuels dans nombre de pays oĂč l'Ă©dition scolaire est pourtant monopole de l’État.

L’on sait par ailleurs que lorsqu'elles existent, les unitĂ©s d'imprimerie capables de produire importent de l'Ă©tranger leurs Ă©quipements et les matiĂšres premiĂšres. Or, dans la plupart des cas, si le livre en tant que produit fini importĂ© ne se heurte pratiquement Ă  aucune barriĂšre douaniĂšre, en revanche, les matiĂšres premiĂšres importĂ©es pour sa fabrication se trouvent frappĂ©es de taxes et restrictions. Les consĂ©quences d'une telle situation sont le coĂ»t Ă©levĂ© du livre produit localement qui n’arrive pas ainsi Ă  entrer en compĂ©tition avec le livre importĂ©.

Autre maillon faible : l'absence de structures appropriĂ©es de diffusion (l'Ă©diteur Ă©tant souvent lui-mĂȘme son propre diffuseur), de la mĂ©diocritĂ© et de la chertĂ© des rĂ©seaux de transport. C'est ainsi que les librairies qui constituent l'un des pĂŽles de la distribution n'existent pratiquement que dans les capitales et quelques rares villes privilĂ©giĂ©es parce qu'elles sont situĂ©es le long des grands axes de communication.
​​Mintom: L’autre pays des pierres prĂ©cieuses

Aimé-Francis AMOUGOU

SituĂ© Ă  l’extrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo, l’arrondissement de Mintom, dĂ©sormais dĂ©senclavĂ©, constitue, aujourd’hui, un rĂ©el attrait, en raison des richesses de son sol et de ses vastes forĂȘts.

RĂ©volue, cette Ă©poque oĂč, pour rejoindre le chef-lieu ou toute autre localitĂ© de cet arrondissement, il fallait endurer les Ă©preuves imposĂ©es par le mauvais Ă©tat de la route. Aujourd’hui, les bourbiers et la poussiĂšre ont laissĂ© place Ă  de l’asphalte. Tel un long serpent tranquille au milieu de la luxuriante forĂȘt Ă©quatoriale, la route Djoum-Mintom, laisse dĂ©couvrir, le long de ses 80 kilomĂštres, les charmes d’un plaisant voyage.

Le gouvernement, rassure-t-on ici, a vu juste en mettant en oeuvre cette haute volontĂ© du chef de l’Etat Paul Biya qui, dans le cadre de la politique des « Grandes rĂ©alisations », rĂ©alise, peu-Ă -peu, la route nationale N°9, Sangmelima-FrontiĂšre Congo-Brazzaville. Un linĂ©aire de plus de 500 kilomĂštres, qui consacre, dĂ©finitivement, l’ouverture de l’arrondissement de Mintom au monde. Et, en effet, ce 20 octobre, une Ă©quipe de l’Agence de rĂ©gularisation des tĂ©lĂ©communications (ART), conduite par Benjamin Minko, sous-directeur Evaluation et ContrĂŽles techniques, est Ă  pied d’oeuvre, pour que Mintom, jadis zone signal radio-zĂ©ro, soit connectĂ© aux rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques.

La consĂ©quence est directe. Mintom n’est plus « ce territoire perdu, aux confins de l’extrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo. L’arrondissement, reconnaĂźt-on allĂ©grement ici, se targue mĂȘme d’ĂȘtre dĂ©sormais au centre des convoitises. Ses richesses, du sol et du sous-sol, entraĂźnent une confluence d’hommes et de femmes venus de toutes les autres rĂ©gions du Cameroun, des pays de l’Afrique centrale, voire de l’Afrique de l’Ouest. C’est que Mintom a de l’or Ă  ses pieds, mais aussi du cobalt, du fer, du mercure. Et l’on vient d’y dĂ©couvrir un immense gisement de ciment complet. Parce que, comportant du calcaire, du klunkel et de riches dĂ©chets.

VoilĂ  qui explique le cosmopolitisme de Mintom, aujourd’hui. Aux Fang et Djem (Baka), se sont joints d’autres populations. « Tous ces gens viennent chercher la vie », affirme le patriarche Gabriel Ongeng Nsane. « Ils pratiquent les activitĂ©s agricoles », constate RaphaĂ«l-DieudonnĂ© Otam, dĂ©lĂ©guĂ© d’arrondissement de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural. Car, Mintom est propice Ă  la culture des spĂ©culations tels le bananierplantain, le manioc, le cacao et les arbres fruitiers. Mintom est aussi une terre d’exploitation forestiĂšre et de chasse, ainsi que le dĂ©montre Nkambapuh Felix Wapongnua, chef de poste de contrĂŽle forestier et de la faune.

« Mais, ils viennent surtout exercer dans les multiples mines artisanales », note Clifford Nkematabong, responsable du Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier (CAPAM), la structure Ă©tatique, chargĂ©e d’encadrer les exploitants artisanaux, calibrer et acheter la production pour la Reserve de l’Etat. Tout Ă  cĂŽtĂ© de lui, Khalil Ngnigninakoua Kouamo, reprĂ©sentant du secrĂ©tariat national permanent du Processus de Kimberley, assure le suivi de la certification des minerais. A la tĂȘte d’un arrondissement en pleine expansion, le nouveau sousprĂ©fet de Mintom a du grain Ă  moudre. Assurer la sĂ©curitĂ© et la paix, favoriser le dĂ©veloppement harmonieux d’une localitĂ© qui, avec l’inconditionnel appui d’une Ă©lite forte, est destinĂ©e Ă  un avenir radieux .
​​Riziculture: Les nouvelles ambitions

Patrice MBOSSA

Passer de la production de subsistance Ă  une production industrielle, tel est le dĂ©fi que le gouvernement camerounais vient de se lancer dans l’ExtrĂȘme-Nord.

Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de mettre en place un programme qui aura pour contours le dĂ©veloppement de la production du riz, tout en permettant d’exploiter toutes les potentialitĂ©s qu’offre la culture de cette spĂ©culation. L’enjeu Ă©tant de rĂ©sorber le dĂ©ficit et mĂȘme exporter le surplus, amĂ©liorant par ricochet les conditions de vie des riziculteurs. Un rĂȘve que les producteurs camerounais ont hĂąte de voir se rĂ©aliser, tellement le besoin est important et les potentialitĂ©s Ă©normes.

Pour ne parler que de l’ExtrĂȘme- Nord, cette rĂ©gion dispose de vastes terres propices Ă  la riziculture. Des terres qui ne sont pas mises en valeur, faute de moyens mĂ©caniques, de routes et d’intrants nĂ©cessaires pour une production Ă  grande Ă©chelle. Bien plus, la proximitĂ© du fleuve Logone, dans ces bassins de production, est un atout de taille. On sait par exemple que, non seulement la culture du riz est source de devises, mais c’est un facteur de dĂ©veloppement d’autres activitĂ©s tels que l’élevage et la pĂȘche.

Que ce soit Ă  Goulfey ou Ă  Logone Birni dans le Logone et Chari, que ce soit Ă  Maga ou Ă  Yagoua dans le Mayo-Danay, les producteurs ont donc profitĂ© de la visite du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, pour lui exposer leurs desiderata. En effet, Yaouba Abdoulaye, a conduit dans l’ExtrĂȘme- Nord la semaine derniĂšre, une Ă©quipe composĂ©e des reprĂ©sentants des ministĂšres en charge du monde rural (Minader et Minepia) mais aussi du ministĂšre en charge de l’industrie.

Ces prĂ©occupations recueillies sur le terrain constituent les donnĂ©es dont les experts devront tenir compte dans l’élaboration des contours d’un vaste programme de renforcement de la production en gestation. Un programme qui est la preuve selon laquelle le gouvernement camerounais est dĂ©terminĂ© Ă  mettre Ă  profit les potentialitĂ©s naturelles dont le pays regorge pour passer d’une riziculture de subsistance Ă  une production en quantitĂ© industrielle. Mais il faut dire qu’à ce jour, de nombreux projets sont en cours d’implĂ©mentation Ă  travers le pays, pour accroĂźtre la production nationale.

Le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă  pluviomĂ©trie bimodale (Proderip) en fait partie et touche, outre l’ExtrĂȘme- Nord, l’Ouest, le Nord-Ouest et l’Est du pays. Il faut dire que les besoins du Cameroun en riz sont de l’ordre de 300 000 tonnes par an. Mais le pays n’en produit qu’environ 100 000 tonnes chaque annĂ©e, d’oĂč de fortes importations estimĂ©es Ă  100 milliards de F annuellement.
​​ENAM: Les Ă©preuves orales dans la sĂ©rĂ©nitĂ©

Alfred MVOGO BIYECK

Commencées lundi dernier, elles suivent leur cours sans anicroche.

A l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) hier, il fallait montrer patte blanche pour avoir accĂšs au sein de l’établissement. Aux deux entrĂ©es, la police veille au grain. Quelques Ă©tudiants, tous sur leur trente et un, le pas lent, sortent prendre de l’air par petits groupes. SĂ»rement aprĂšs les premiers passages devant des examinateurs.

A l’intĂ©rieur, dans la cour et les allĂ©es, d’autres sont assis ici et lĂ , discutant Ă  voix basse. Ils sont la mine grave. Et dans les bureaux administratifs, tous les employĂ©s ou presque sont lĂ , et vaquent Ă  leurs occupations. A la cellule de communication, on se veut serein et confiant dans le dĂ©roulement du processus. « Les Ă©preuves orales ont commencĂ© lundi 20 novembre et se dĂ©roulent dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. Chaque maillon de la chaĂźne joue Ă  merveille son rĂŽle jusque-lĂ .

On a dĂ©nombrĂ© comme d’habitude quelques absences cĂŽtĂ© candidats, mais toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour que les retardataires du premier jour puissent se rattraper lors de la session spĂ©ciale prĂ©vue le vendredi 24 novembre ». Lundi, les sections Auditeur de justice judiciaire, Auditeur de justice administrative, Auditeur de justice des comptes et Greffes B sont passĂ©es devant les jurys. Hier, c’était au tour des greffes A et douanes A. Aujourd’hui, c’est la division administrative cycle A et la division des rĂ©gies financiĂšres cycle B avant la clĂŽture demain jeudi avec la division administrative cycle B.

Les candidats aux cycles de greffes A et douanes A rencontrĂ©s hier sont peu diserts. Le sourire en coin, ils affichent un optimisme mesurĂ©. « Les Ă©preuves orales se passent bien. Sur le plan organisationnel, c’est presque parfait. Maintenant, chacun essaie de donner le meilleur de lui-mĂȘme, en espĂ©rant dĂ©crocher une place lors de la publication des rĂ©sultats finaux », consent Ă  dĂ©clarer un candidat, sous le regard de quelques uns de ses camarades. Visiblement, ils sont un tantinet tendus. Normal, tous ou presque, jouent gros, en ce qui concerne leur avenir.
​​Crise politique en Allemagne: de nouvelles Ă©lections en vue

#International
Sainclair MEZING

La chanceliÚre Angela Merkel ne parvient pas à former une coalition pour gouverner, aprÚs plusieurs rounds de négociations.

Le fait relĂšve bien de l’inĂ©dit dans l’histoire de l’Allemagne depuis sa fondation en 1949. Plus d’un mois aprĂšs les Ă©lections lĂ©gislatives, le pays peine Ă  constituer une majoritĂ© qui va gouverner

. La chanceliÚre allemande qui entame un quatriÚme mandat peine à trouver un accord entre conservateurs de la CSU bavaroise, libéraux du FDP et écologistes pour mettre en place un nouveau gouvernement.

Certes les leaders de ces diffĂ©rentes formations politiques sont parvenus Ă  s’accorder sur le maintien d’un budget Ă©quilibrĂ©, la modernisation des infrastructures internet et l’augmentation des prestations familiales, mais ils restent divisĂ©s sur les questions essentielles telles que l’asile et l’intĂ©gration, la transition Ă©nergĂ©tique, la question europĂ©enne et l’éducation qui sont les grands sujets de l’heure dans le pays. PlongĂ© dans cet imbroglio, le pays rentre dans une pĂ©riode d’incertitude.

Face au blocage, le prĂ©sident allemand a invitĂ© les diffĂ©rents camps Ă  reprendre les nĂ©gociations afin de sauver ce qui peut encore l’ĂȘtre. «J’attends de tous les partis qu’ils soient disponibles pour le dialogue afin de rendre possible dans un dĂ©lai raisonnable, la formation d’un gouvernement», a dĂ©clarĂ© Frank-Walter Steinmeier.

MalgrĂ© la parfaite lune de miel passĂ©e au cours des lĂ©gislatures 2005-2009 et 2013-2017, le divorce entre Angela Merkel et la gauche sociale-dĂ©mocrate est dĂ©sormais consommĂ©. Cette formation politique ayant dĂ©cidĂ© de rester dans l’opposition aprĂšs la dĂ©bĂącle Ă©lectorale du 24 septembre dernier.

«Nous ne sommes pas la roue de secours du carrosse branlant de Mme Merkel», a dĂ©clarĂ© Thorsten SchĂ€fer-GĂŒmbel, le vice-prĂ©sident du Parti social-dĂ©mocrate (SPD). Angela Merkel qui a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©cartĂ© l’option d'un gouvernement minoritaire au Bundestag (AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale) d’autant plus que celui-ci sera diminuĂ© dans son action, n’écarte pas la poussibilitĂ© d’une Ă©lection anticipĂ©e qui est, selon elle, «une voie prĂ©fĂ©rable».

Tout porte donc Ă  croire que l’on s’achemine vers un nouveau scrutin en Allemagne au dĂ©but de l'annĂ©e 2018. Entre-temps, elle entend mener pleinement sa mission pour le plus grand bonheur de ses compatriotes.

«Je ferai tout pour que ce pays soit dirigé correctement au cours des semaines difficiles qui s'annoncent», a assuré la chanceliÚre.

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​​DĂ©fi de l’offre, pression de la demande

#24heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le Contexte
Le projet d’extension de la riziculture est pensĂ© Ă  un moment oĂč le besoin se fait sans cesse croissant.

En 2011, le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă  pluviomĂ©trie bimodale (Proderip), une initiative du gouvernement camerounais, a Ă©tĂ© mis sur pied avec le concours de l’Agence japonaise de coopĂ©ration internationale (JICA).

Trois ans plus tard, ce projet avait dĂ©jĂ  permis une augmentation de la production nationale de riz d’environ 2500 tonnes. Bilan Ă  l’époque satisfaisant pour les responsables du projet, mais n’augurant pas d’un futur radieux pour l’ambition du gouvernement et de la JICA d’atteindre une production rizicole nationale de 650 000 tonnes Ă  l’horizon 2018.

A la faveur de cet appui, l’on se souvient que le gouvernement camerounais a Ă©laborĂ© une stratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement de la riziculture, avec pour ambition d’augmenter la production nationale d’un peu plus de 100 000 tonnes Ă  l’époque ; 650 000 tonnes Ă  l’horizon 2018 et 700 000 tonnes d’ici Ă  2020. Cette stratĂ©gie reposait essentiellement sur l’augmentation du nombre de producteurs de riz dans le pays.

Mais aussi, la promotion de la consommation locale de la production de la Semry et d’autres structures, car jusqu’ici les Camerounais boudent le riz local au profit de la denrĂ©e importĂ©e d’Asie.

Le riz est parmi les denrĂ©es alimentaires les plus consommĂ©es au Cameroun, avec une moyenne d’environ 11 000 F dĂ©pensĂ©s par habitant et par an en milieu urbain, indique une enquĂȘte sur les mĂ©nages rĂ©alisĂ©e par l’Institut national de la statistique.

Mais, avec une production nationale annuelle qui ne dépasse pas 100 000 tonnes de riz paddy (généralement vendues au Nigéria), le Cameroun dépense en moyenne 120 milliards de F par an pour les importations, afin de satisfaire une demande nationale qui est officiellement estimée à 300 000 tonnes.

Vivement donc que les milliers de producteurs déjà formés (le Proderip souhaite en outiller 9000) à travers le pays puissent travailler à inverser la tendance, afin que comme le Sénégal, le Cameroun puisse ne manger que son riz, mais le proposer également aux autres pays.
​​Zoulabot: l’école des pygmĂ©es

#Regions
Aimé-Francis AMOUGOU

Cet établissement dont la création remonte à 1945, accueille majoritairement des enfants bakas.

Zoulabout. Le petit village situĂ© Ă  quelques kilomĂštres de Mintom, sur l’axe Djoum, reste cĂ©lĂšbre par son dispensaire, mais aussi et surtout par son Ă©cole primaire. Créée en 1945 par les missionnaires catholiques, ce joyau du diocĂšse de Sangmelima, a su bĂątir, au cours des dĂ©cennies, sa renommĂ©e dans la scolarisation des pygmĂ©es bakas. C’était donc une Ă©cole spĂ©cifique, destinĂ©e Ă  favoriser une intĂ©gration socio-Ă©conomique totale des enfants issus de cette minoritĂ© ethnique.

Ce 20 octobre 2017, c’est un campus tout aussi spĂ©cifique qui se laisse dĂ©couvrir. A cĂŽtĂ© du bĂątiment principal, qui abrite les diffĂ©rentes salles de classe et les bureaux, et la chapelle, Ă  droite, tout un autre paysage s’offre au visiteur : une hutte pygmĂ©e. Elle est construite en feuilles d’arbres, Ă©corces et bambous. De par ce matĂ©riau et sa forme, l’on note tout simplement que cet habitat a Ă©tĂ© reproduit ici, par les pygmĂ©es, pour qu’ils puissent y vivre, comme dans leur milieu naturel, la forĂȘt.

En effet, plus de 85% d’un effectif de 65 Ă©lĂšves sont constituĂ©s de pygmĂ©es bakas. « A ceux-ci, se sont joints aujourd’hui les enfants bantou », dĂ©clare Ferdinand Ondo, qui tient la section d’initiation Ă  la lecture (SIL) et le cours prĂ©paratoire (CP). Des jeunes enfants, joyeux et visiblement motivĂ©s, suivent des cours du niveau 1. Avec un accent nouveau et particulier, portĂ© sur l’informatique et la langue anglaise.
​​Yaouba Abdoulaye: «Les financements ne sont pas difficiles Ă  obtenir»

#24heures
Patrice MBOSSA

L'explication
Ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, chargĂ© de la Planification.

MalgrĂ© les efforts du gouvernement pour booster la production interne de riz, le Cameroun dĂ©pend toujours en grande partie de l’extĂ©rieur. Qu’est-ce qui est envisagĂ© pour renverser la tendance ?
D’abord, il faut associer les riziculteurs Ă  tout le processus de production. C’est-Ă -dire Ă  partir de l’identification du projet jusqu’à son Ă©valuation, en passant par les diffĂ©rentes Ă©tapes de production. La deuxiĂšme chose, c’est qu’il faut lever toutes les contraintes, liĂ©es au foncier, Ă  l’eau, Ă  l’amĂ©nagement des terres, aux intrants, aux semences, Ă  la maĂźtrise de l’eau, mais aussi aux financements. Nous avons constatĂ© la dĂ©termination des populations Ă  travailler.

Mais Ă©galement nous avons mesurĂ© les attentes de ces populations. Des attentes qui interpellent au premier chef les pouvoirs publics. L’objectif de 1.200.000 tonnes de riz blanc par an que nous envisageons peut ĂȘtre atteint si toutes les dispositions sont prises au niveau des diffĂ©rents groupes d’acteurs, notamment au niveau du gouvernement, au niveau des partenaires et des acteurs sur le terrain. Il faudra maintenant procĂ©der Ă  une bonne planification du programme, Ă  de bonnes Ă©tudes de faisabilitĂ© et une bonne mise en Ɠuvre de ce programme impliquant l’ensemble des acteurs. Je n’ai absolument aucun doute sur le rĂ©sultat final.

Disposez-vous des moyens de votre politique ?
Le Cameroun a beaucoup de potentialitĂ©s et beaucoup de ressources. Je pense que si un programme est bien conçu, ce n’est pas le financement qui va nous dĂ©passer. Le plus difficile Ă©tait l’engouement des populations Ă  adhĂ©rer au programme. Le plus difficile aussi c’est la rĂ©ponse des administrations. Les administrations doivent encore faire plus d’efforts. Elles doivent assurer l’impulsion, la coordination de la mise en Ɠuvre et la recherche des financements.

Les riziculteurs seront-ils exonérés du paiement de la redevance ?
Pour permettre Ă  la population de produire, il faut beaucoup de choses. C’est une chaĂźne qui peut avoir une vingtaine de composantes qui aboutissement Ă  l’augmentation du rendement. La population que nous avons rencontrĂ©e attend commencer rapidement par des actions de mise en confiance telle que la mise Ă  disposition des pesticides, des engrais, des tracteurs, des routes. Ces petits projets ne demandent pas des dizaines de milliards de francs. Dans deux ou trois mois, il faudra qu’on passe dĂ©jĂ  Ă  l’action comme le recommande le chef de l’Etat.
Make it an Emergency

#24heures
LUKONG Pius NYUYLIME

Commentary
The evaluation visit of potential rice production zones in the Far North Region by the Minister Delegate to the Minister of the Economy, Planning and Regional Development has again rekindled hopes not only for inhabitants of the Far North but for all Cameroonians.

Accompanied by several operators in the rice production sector, the government official made it known that government was about hatching another programme to step up production within the framework of an enlarged agric programme earmarked for the area.

This is not the first time government is initiating a project aimed at boosting rice production. Some years back government announced plans to begin the cultivation of paddy rice on a 14,000 hectares of land.

The plan earmarked two important rice production zones: SEMRY and UNVDA where it was hoped production will hit 60,000 tons. It was one of the major action plans of the Ministry of Agriculture and Rural Development. The results remain highly mitigated.

In effect, time has not been able to solve the problem of rice production in Cameroon. For several decades now, the demand for the food crop has not stopped rising and supply of locally produced rice dwindling.

Curiously, during the same period stakeholders have not stopped drawing up plans to step up production and considerable reduce importation. Even though it is often said that failing to plan is planning to fail, the case in Cameroon seems to be different; the more plans to produce more rice are hatched, the more importation of foreign rice heightens.

In our local markets, instead of finding Ndop rice, SEMRY rice or rice from Santchou on the stands, one's eye are quickly entertained by Pakistani rice, Thailand rice or better still rice from Vietnam.

Whereas the initiation of projects to boost production, some of them coming from experienced nations such as Japan, South Korea and China keeps increasing and researchers keep working to introduce high yielding species into our farms, the results remains discouraging on the field. What then is the problem? This is the big question on many minds.

While accepting that Cameroon has a lot of potentials, a thing Cameroonians like to boast of, forgetting that potentials do not develop a country unless they have been explored and developed, it is important to point out the hurdles that are blamed for holding back rice production in the country.

Minister Yaouba Abdoulaye tells CT the problems have to do with difficulties of acquiring land, limited water supply, poor land development, lack of inputs and seedlings and above all limited means of financing.

With a staggering production of about 100,000 metric tons annually compared to an estimated demand of 300,000 metric tons, the announced programme with its ambition of producing 1.2 million metric tons of white rice God alone knows when, it is however necessary to hail the initiative.

But it is equally important to acknowledge the fact that Cameroon is late and any programme or project geared at increasing production must be made an emergency if it must succeed.
​​Edition et dĂ©veloppement: l’Afrique veut combler son retard

Marie Christine NGONO

Cette prĂ©occupation est au centre de la rencontre de haut niveau ouverte hier Ă  YaoundĂ©, au nom du chef de l’Etat, par le PM, Philemon Yang.

Sur 59 millions d’enfants non scolarisĂ©s recensĂ©s dans le monde, la moitiĂ© vit en Afrique subsaharienne. C’est le constat dressĂ© par l’Organisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi) hier au cours de la confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sur l’industrie de l’édition. Ces assises qui se tiennent sur le thĂšme « Le secteur de l’édition en Afrique et son rĂŽle dans l’éducation et la croissance Ă©conomique » ont Ă©tĂ© ouvertes hier au Hilton hĂŽtel de YaoundĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat.

Les travaux de YaoundĂ© qui sont organisĂ©s par l’Ompi en collaboration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture du Cameroun, ont pour ambition de diagnostiquer les maux qui minent le secteur du livre en Afrique et surtout d’orienter la rĂ©flexion sur l’évolution de ce secteur dans la perspective de partenariats et d’échanges dans le contexte africain. Ce sont donc lĂ  des enjeux aux volets culturel et Ă©conomique que prĂ©sente cette rencontre.

Pour relever ce dĂ©fi, une quarantaine de pays du continent africain participent aux travaux qui prennent fin ce jour. Autour de la table, on retrouve des enseignants, des instituteurs, des personnes au service du dĂ©veloppement culturel. « Nous avons invitĂ© les responsables des ministĂšres en charge de l’éducation, et des responsables du secteur privĂ© de l’édition. Il est trĂšs important que ce secteur puisse se dĂ©velopper avec un pan de l’économie privĂ© » a dĂ©clarĂ© Sylvie Forbin, vice-directrice gĂ©nĂ©rale de l’Ompi.

Parce que le continent a besoin d’une Ă©ducation de qualitĂ©, la culture littĂ©raire occupe donc une place primordiale dans le dĂ©veloppement de l’Afrique. Les livres pourraient ainsi constituer l’un des outils pouvant favoriser la sortie de ce chaos. Or, comme le constate Sylvie Forbi, « les livres manquent en Afrique. Beaucoup plus l’édition. Mais l’édition Ă©ducative en particulier est trĂšs importante.

Cependant elle n’existe pas, ou elle existe trop peu », poursuit-elle. C’est Ă  travers une vidĂ©o-confĂ©rence, que le directeur de l’Ompi Francis Gurry a pu donner des recommandations sur le mĂ©tier d’éditeur. Pour lui, il faut Ă©diter, mais Ă©diter utile. C’est donc fort de ces constats que le Premier ministre, Philemon Yang a, au nom du chef de l’Etat, dĂ©clarĂ© ouverte la rĂ©flexion de YaoundĂ©. Les travaux d’hier se tenaient en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Cameroun.
​​Illegal Immigration: 250 Cameroonians Return from Libya

Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

They arrived at the Yaounde Nsimalen Airport, Tuesday night amidst tears of joy.

It was a long wait, but the dream of some stranded Cameroonian migrants from the Republic of Libya came to a reality on November 21, 2017, when a Libyan Airlines plane touched down at the Yaounde Nsimalen International Airport at about 10:45 p.m. On board were some 250 Cameroonians amongst whom 58 women, nine of them pregnant and also nine children. As the migrants walked out of the aircraft, all dressed in similar blue and white tracksuits and tennis, some of them sang songs of joy for a long-awaited freedom from torture and slavery in Libya.

On hand to receive the migrants was a host of workers from the International Organisation for Migration (IOM), Ministries of Public Health, Social Affairs, External Relations and the General Delegation of National Security (DGSN). The main boarding hall of the Yaounde Nsimalen Airport was immediately transformed into an emergency unit to administer urgent vaccination (yellow fever) on these migrants as well as provide immediate healthcare and physiological counselling for those in need.

All dressed in medical gowns, gloves and mouth mask, the emergency health team which was made-up of over 30 health workers amongst them doctors, nurses, psychologists, police officers and epidemiologists began an instant one-on-one consultation with the migrants. An emergency ambulance was on stand-by to transport those who required intense medical attention into specific hospitals in the city of Yaounde.

It was a pathetic scene for many observers as some of the migrants looking unusually slim walked through the corridors of the airport. Some of the migrants could barely move as they looked sick and weary. Others lamented that the liberation operation had taken so long as they have suffered for so long and felt abandoned by the government. One of the migrants, Felix Wandji Tchakounte wept as he narrated his ordeal alongside many other Cameroonians some of whom died in the desert from Agadez in Niger to Libya. Another migrant, Joel Marcel Chewe, although in tears rejoiced to have arrived Cameroon alive. He said they all left Cameroon in search of greener pastures in Europe passing through Libya. Joel Marcel Chewe says it was a nightmare as he and many other migrants were transported from one prison to another in torture. Anguish is all Chewe and his friends knew as they were beaten each moment with no food or healthcare.

The repatriation of these migrants is initiated by the government of Cameroon and the IMO. It is within a three-year European Union sponsored project for the protection and reintegration of vulnerable migrants. The migrants will receive a sum of FCFA 65,000 each for reintegration into their families. Tuesday’s migrant return is the second in a series. Last week, some 40 migrants returned from Libya. So far, the project targets 850 Cameroonian migrants and statistics from IMO indicate that there are over 1,700 Cameroonian migrants in Libya.
​​UniversitĂ©s: Les visages de la corruption

MESSI BALA

La Conac est en campagne de sensibilisation contre le fléau dans les Campus.

La corruption est prĂ©gnante en milieu universitaire au Cameroun. Le temps d’un micro-trottoir au campus de Ngoa-EkellĂ© Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I, l’on en sort avec un florilĂšge des manifestations de ce flĂ©au. « La principale manifestation de la corruption ici est la vente des notes par certains enseignants. Des Ă©tudiants qui travaillent mal vont voir les enseignants ou des agents de la scolaritĂ© pour qu’on amĂ©liore leurs notes», susurre Basile B. « Certains membres de la communautĂ© universitaire n’hĂ©sitent pas Ă  se prostituer pour soit amĂ©liorer leurs notes soit se faire rĂ©diger des rapports ou bĂ©nĂ©ficier des promotions », confie un enseignant.

Non loin de la citĂ©-universitaire de Ngoa-EkellĂ©, le quartier Bonamoussadi a une rĂ©putation bien Ă©tablie. « Ici, vous trouvez facilement des gens qui vous dĂ©livrent n’importe quel diplĂŽme ou relevĂ© de notes», chuchote un gĂ©rant de salon de coiffure. C’est aussi le lieu de plusieurs trafics. Le partage illicite de l’électricitĂ© entre locataires, la distribution frauduleuse du cĂąble
 On se rappelle encore l’annĂ©e derniĂšre de l’interpellation Ă  Bonamoussadi de certains jeunes gens opĂ©rant dans l’arnaque sur Internet.

La Commission nationale anti-corruption (Conac) a listĂ©, en plus du monnayage des notes et du phĂ©nomĂšne des notes « sexuellement transmissibles », d’autres manifestations de la gangrĂšne. Entre autres, le nĂ©potisme, les faux diplĂŽmes, les promotions-canapĂ©, le tribalisme, l’abus d’autoritĂ©. Selon l’organisme, l’indice de perception du flĂ©au dans le secteur Ă©ducatif donne une moyenne qui oscille entre 6,5 et 7,5/10. « Cela veut dire que c’est assez Ă©levĂ© et c’est trĂšs sĂ©rieux », reconnaĂźt DieudonnĂ© Massi Gams, prĂ©sident de la Conac.

Dans son ambition de contrer la pieuvre, l’organe de lutte contre la corruption a lancĂ©, lundi 20 novembre dernier, Ă  l’amphi 700 de YaoundĂ© I, une campagne de sensibilisation Ă  l’éducation Ă  l’intĂ©gritĂ©. Une action qui court jusqu’au 6 dĂ©cembre 2017 et va aboutir Ă  la mise en place des clubs d’intĂ©gritĂ© dans les universitĂ©s et instituts privĂ©s d’enseignement supĂ©rieur. Une maniĂšre d’inculquer le respect de la chose publique aux plus jeunes.
​​Japoma stadium: Work on Good Footing

Fred VUBEM TOH

The edifice is beginning to emerge from the ground as the skeleton to host the main tribune is now visible even from a distance.

Construction work on the Japoma stadium in Douala to host the 2019 AFCON is progressing according to schedule. Though only 20 per cent of the work has been done so far, the project manager, Zeki Bozkurt said work is progressing according to plan reassuring the public that the stadium will be completed by 20th September 2018. So far, 1,660 of the 1,888 pillars to be erected have been done while the slaps of the main tribune on which the chairs will be affixed have been constructed already.

“The entire foundation work has been completed and it is now left for the rest of the tribunes to be erected. The most difficult part of the work has been done already”, said Kingue Godson John, the Public Relations Officers for Yenigun, the Turkish company in charge of the construction work. As from February, the pre-manufactured tribunes will start being erected with 25 per shift and 100 per day since they work day and night. 25 per cent of the precast tribunes will be made on the spot in Cameroon while 75 per cent will come from Turkey.

Samples of material used for the construction are tested before use to make sure they meet norms ranging from sand to cement passing through pebbles of stone, soil and the resistance of the mixtures. The quality check is countered by three different people; Yenigun, Labogenie and Leonardo, the company in charge of quality control.

Meanwhile, the 45 hectares wide construction site is as busy as a beehive with workers identified from the yellow helmets comprising bricklayers, iron benders fidgeting around the skeleton of the edifice which is gradually taking shape. There are also trucks and caterpillars digging and moving ground from one end to the other while four heavy cranes tower above the structure carrying cement, iron and other building materials to workers in high positions. There stock piles of iron, cables and pipes around the construction site as heavy duty trucks continue to off load containers from Europe.

Two of the four big cranes with a weightlifting capacity of 350 tons to be used in carrying the locally made precast tribunes have been erected already. When completed the stadium will have a capacity of 50.000 seats and will be covered with a semi translucent material on the roof and seats will be foldable.

It will also have facilities like toilets, restaurants, a media room, a public announcement system as well as telecommunication system. It will be surrounded by a concrete fence with metallic gates and there will be two standby generators to supply energy in case of power failure. The construction company is giving a guarantee of 10 years.
​​High-speed Train: China To Construct 15,000 km Of Network By 2030

#Economie
Kimeng Hilton NDUKONG, Shanghai, China

The country currently boasts the world’s fastest high-speed train at 350 km per hour.

Since China launched high-speed or bullet trains in 2008, the country has built 22,000 km of rail, becoming the world’s largest high-speed network. The authorities plan to construct 15,000 km of bullet train rail by 2030 to take the total to 37,000 km.

Zhao Zhangshan, Deputy Director, International Department, China Academy of Railway Sciences, CARS, briefed 27 African journalists on November 20, 2017 in the Chinese capital, Beijing, just before they took the Fuxing or “Chinese Rejuvenation” bullet train to Shanghai.

Zhao said 7 billion passengers were transported by high-speed train in the country in the last seven years without any accident, making the transport system the safest in the world. Meanwhile, China boasts the fastest high-speed train service in the world today at 350 km per hour.

The new speed was introduced on September 21, 2017. From 2008 to 2016, the fastest Chinese-built high-speed trains covered 300 km in an hour. The 1,318-km-long Beijing-Shanghai high-speed line that opened to traffic in 2012 is now covered by Fuxing trains in 4 hours, 28 minutes - with brief stopovers at a few stations.

Connecting the Chinese capital in the north with the country's major financial and trade hub in the south, the Beijing-Shanghai high-speed railway is one of the busiest in the country, transporting over 100 million passengers a year.

Chinese Rejuvenation trains - entirely designed and manufactured in China - are smooth, have free Wi-Fi connection and much space between front and back seats. The coaches are almost noiseless, convenient, environmentally-friendly, comfortable and cost-effective. Moreover, the seats are big and comfortable like in airline First Class compartments.

Fuxing trains are substantial upgrades of previous bullet trains known as Hexie or “Harmony.” Inbuilt sophisticated monitoring systems automatically slow down trains in case of emergency or abnormal conditions.

Chinese Rejuvenation trains have so far been sold to Indonesia, Russia, Iran and India; while Chinese engineers are constructing high-speed rail lines in Asia and Europe.

As part of its quest for technological innovation, China on August 30, 2017 announced that it was developing a “flying train” that can travel at up to 4,000 km per hour – five times 5 times faster than civilian aircraft.
​​Edition et dĂ©veloppement: l’Afrique veut combler son retard

#Politique
Marie Christine NGONO

Cette prĂ©occupation est au centre de la rencontre de haut niveau ouverte hier Ă  YaoundĂ©, au nom du chef de l’Etat, par le PM, Philemon Yang.

Sur 59 millions d’enfants non scolarisĂ©s recensĂ©s dans le monde, la moitiĂ© vit en Afrique subsaharienne. C’est le constat dressĂ© par l’Organisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi) hier au cours de la confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sur l’industrie de l’édition.

Ces assises qui se tiennent sur le thĂšme « Le secteur de l’édition en Afrique et son rĂŽle dans l’éducation et la croissance Ă©conomique » ont Ă©tĂ© ouvertes hier au Hilton hĂŽtel de YaoundĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat.

Les travaux de YaoundĂ© qui sont organisĂ©s par l’Ompi en collaboration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture du Cameroun, ont pour ambition de diagnostiquer les maux qui minent le secteur du livre en Afrique et surtout d’orienter la rĂ©flexion sur l’évolution de ce secteur dans la perspective de partenariats et d’échanges dans le contexte africain. Ce sont donc lĂ  des enjeux aux volets culturel et Ă©conomique que prĂ©sente cette rencontre.

Pour relever ce défi, une quarantaine de pays du continent africain participent aux travaux qui prennent fin ce jour. Autour de la table, on retrouve des enseignants, des instituteurs, des personnes au service du développement culturel.

« Nous avons invitĂ© les responsables des ministĂšres en charge de l’éducation, et des responsables du secteur privĂ© de l’édition. Il est trĂšs important que ce secteur puisse se dĂ©velopper avec un pan de l’économie privĂ© » a dĂ©clarĂ© Sylvie Forbin, vice-directrice gĂ©nĂ©rale de l’Ompi.

Parce que le continent a besoin d’une Ă©ducation de qualitĂ©, la culture littĂ©raire occupe donc une place primordiale dans le dĂ©veloppement de l’Afrique. Les livres pourraient ainsi constituer l’un des outils pouvant favoriser la sortie de ce chaos.

Or, comme le constate Sylvie Forbi, « les livres manquent en Afrique. Beaucoup plus l’édition. Mais l’édition Ă©ducative en particulier est trĂšs importante. Cependant elle n’existe pas, ou elle existe trop peu », poursuit-elle. C’est Ă  travers une vidĂ©o-confĂ©rence, que le directeur de l’Ompi Francis Gurry a pu donner des recommandations sur le mĂ©tier d’éditeur.

Pour lui, il faut Ă©diter, mais Ă©diter utile. C’est donc fort de ces constats que le Premier ministre, Philemon Yang a, au nom du chef de l’Etat, dĂ©clarĂ© ouverte la rĂ©flexion de YaoundĂ©. Les travaux d’hier se tenaient en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Cameroun.
​​Economic Growth: Africans Want Publishing Industry Key Pillar

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

A high level regional conference on the publishing industry in Africa and its role in education and economic growth is taking place in Yaounde.

African governments are resolutely determined to get the publishing industry one of the main pillars of the continent’s economic growth by putting in place actions for the public/private partnerships in order to get in Africa good benchmarks and good practices on which to build.

As the Deputy Director General of the World Intellectual Property Rights Organisation (WIPO) for Copyright and Creative Industries Sector, Sylvie Forbin said, this is the ultimate goal of the high level regional two-day conference that started at the Yaounde Hilton Hotel on November 22, 2017.

The importance of the book and publishing industry has taken a central position in preoccupations of the African continent that the Yaounde conference is place under the patronage of the Cameroon’s Head of State, Paul Biya.

The Head of State, as such designated Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang who chaired the opening ceremony of the conference in his name.

The Director General of the World Intellectual Property Rights Organisation, Francis Gurry in a video statement said the development of the publishing industry in Africa was vital considering that the continent had the fastest growing youth population that will soon make Africa the centre of human resources.

He said Africa that was in the process of transformation and emergence, needed a strong book industry, planned quality education and a valuable publishing industry.

Corroborating the Director General of WIPO, the organisation’s Deputy Director General Sylvie Forbin told the press that international statistics indicated that the biggest publishing enterprises were in the United States of America, Europe, Japan, China and India.

She indicated that Africa was under represented . The continent, she further disclosed, has many authors but the organisation of the sector as a publishing industry capable of producing its own authors in the African soil was not yet developed.

The key challenge of the Yaounde conference, Sylvie Forbin said, was to transform publishing into an industrial sector and valorise its authors.

Cameroon’s Minister of Arts and Culture, Professor Narcisse Mouelle Kombi said over 150 delegates from more than 40 African countries and organisations were attending the Yaounde Conference.

The experts and participants would propose ways of correcting the paradox in the publishing sector where in a country like France the sector provides over 75,000 jobs but is weak in Africa.

They would also propose ways the publishing sector can adequately face competition from the digital sector, define new strategies on ways of acquiring the necessary resources.

All these are reflected in topics being discussed such as preparing the grounds for access to education materials, flourishing publishing industry and the judicial, social, economic and cultural bases of the publishing sector and reading culture.