Commerce de migrants en Libye: Tripoli ouvre une enquĂȘte
#International
Sainclair MEZING
Le gouvernement dâunion nationale promet de faire toute la lumiĂšre sur ce scandale et entend poursuivre les auteurs.
Suite au tollĂ© gĂ©nĂ©ral suscitĂ© par la diffusion par la chaĂźne Cable News Network (CNN) dâun document prĂ©sentant des migrants noirs en train dâĂȘtre vendus aux enchĂšres dans un quartier sud de Tripoli, le gouvernement libyen a annoncĂ© lâouverture dâune enquĂȘte.
Le vice-Premier ministre du gouvernement dâunion nationale (reconnu par la communautĂ© internationale) qui a tenu Ă exprimer son mĂ©contentement face Ă la gravitĂ© de la situation, a promis lui-mĂȘme de superviser les recherches afin dâ«arrĂȘter les accusĂ©s et les emmener en prison». Dâautant plus que les images diffusĂ©es sont dâune rare cruautĂ©.
On y voit des ĂȘtres humains vendus aux enchĂšres tels des objets ou du bĂ©tail, parfois torturĂ©s par leurs bourreaux. Comme pour manifester leur dĂ©sapprobation, certains pays Ă lâinstar du Mali et du Niger ont dâores et dĂ©jĂ rappelĂ© leurs diplomates en poste en Libye.
Tout comme des manifestations ont eu lieu hier devant les ambassades libyennes Ă Bamako, Ouagadougou et Conakry.
Quelques heures avant sa dĂ©claration, le vice-Premier ministre libyen a reçu en audience John Sullivan, secrĂ©taire d'Etat adjoint amĂ©ricain, ainsi quâune dĂ©lĂ©gation de l'ambassade de Grande Bretagne Ă Tripoli.
AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...
Daouda Kamilou: la locomotive de Garoua
Libye : un signe encourageant
Reconstruction de la Libye : Comment sortir du chaos ?
Ils s'expriment au sujet de la frontiĂšre Cameroun â Nigeria
Crise libyenne: Sarraj et Haftar optent pour un cessez-le-feu
PrÚs de 500 morts dans un naufrage en Méditerranée
#International
Sainclair MEZING
Le gouvernement dâunion nationale promet de faire toute la lumiĂšre sur ce scandale et entend poursuivre les auteurs.
Suite au tollĂ© gĂ©nĂ©ral suscitĂ© par la diffusion par la chaĂźne Cable News Network (CNN) dâun document prĂ©sentant des migrants noirs en train dâĂȘtre vendus aux enchĂšres dans un quartier sud de Tripoli, le gouvernement libyen a annoncĂ© lâouverture dâune enquĂȘte.
Le vice-Premier ministre du gouvernement dâunion nationale (reconnu par la communautĂ© internationale) qui a tenu Ă exprimer son mĂ©contentement face Ă la gravitĂ© de la situation, a promis lui-mĂȘme de superviser les recherches afin dâ«arrĂȘter les accusĂ©s et les emmener en prison». Dâautant plus que les images diffusĂ©es sont dâune rare cruautĂ©.
On y voit des ĂȘtres humains vendus aux enchĂšres tels des objets ou du bĂ©tail, parfois torturĂ©s par leurs bourreaux. Comme pour manifester leur dĂ©sapprobation, certains pays Ă lâinstar du Mali et du Niger ont dâores et dĂ©jĂ rappelĂ© leurs diplomates en poste en Libye.
Tout comme des manifestations ont eu lieu hier devant les ambassades libyennes Ă Bamako, Ouagadougou et Conakry.
Quelques heures avant sa dĂ©claration, le vice-Premier ministre libyen a reçu en audience John Sullivan, secrĂ©taire d'Etat adjoint amĂ©ricain, ainsi quâune dĂ©lĂ©gation de l'ambassade de Grande Bretagne Ă Tripoli.
AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...
Daouda Kamilou: la locomotive de Garoua
Libye : un signe encourageant
Reconstruction de la Libye : Comment sortir du chaos ?
Ils s'expriment au sujet de la frontiĂšre Cameroun â Nigeria
Crise libyenne: Sarraj et Haftar optent pour un cessez-le-feu
PrÚs de 500 morts dans un naufrage en Méditerranée
ââFinancement de la dĂ©centralisation: Le PM prescrit plus dâĂ©quitĂ©
Jean Francis BELIBI
Philemon Yang veut réduire les nombreux écarts de développement observés entre les communes.
Câest peu dire que la premiĂšre session du Conseil national de la DĂ©centralisation (CND) prĂ©sidĂ©e hier dans la salle des Conseils de cabinet de lâimmeuble abritant ses Services par le Premier ministre Philemon Yang Ă©tait trĂšs attendue. PremiĂšre session de cette instance depuis le dĂ©but de lâannĂ©e 2017, elle intervient en plein dans la gestion de la crise dans les rĂ©gions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Crise qui a vu certains mettre sur la table des revendications liĂ©es Ă la forme de lâEtat du Cameroun. Les plus objectifs ont prĂ©fĂ©rĂ© indiquer quâil Ă©tait nĂ©cessaire que lâon procĂ©dĂąt Ă une accĂ©lĂ©ration du processus de dĂ©centralisation en cours au Cameroun depuis 2010.
Pour les adeptes de cette thĂ©orie, il est nĂ©cessaire que des moyens plus importants soient accordĂ©s aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es que sont les communes, tant en ce qui concerne la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) que les autres ressources accordĂ©es par lâEtat Ă ces entitĂ©s, afin de leur permettre de mieux impulser le dĂ©veloppement par la base. Notamment en ce qui concerne les 63 compĂ©tences opĂ©rĂ©es par la vingtaine de dĂ©partements ministĂ©riels concernĂ©s par le processus.
Des prĂ©occupations que le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation nâa pas manquĂ© dâĂ©voquer au cours de son exposĂ© lors des travaux dâhier. Toutefois RenĂ© Emmanuel Sadi a tenu Ă tempĂ©rer les ardeurs des uns et des autres sur les Ă©volutions enregistrĂ©es jusquâici dans la mise en oeuvre du processus de dĂ©centralisation. Car, selon lui, les pouvoirs publics restent conscients de ce que certains aspects du processus en cours mĂ©ritent une rĂ©orientation.
Au rang de ceuxci, il y a le principe de la pĂ©rĂ©quation que le Minatd a dĂ©fini comme « le mĂ©canisme par lequel lâEtat procĂšde Ă une redistribution ou Ă une rĂ©partition Ă©quitable des ressources allouĂ©es aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, en vue de rĂ©duire les Ă©carts de richesse et, par voie de consĂ©quence, les inĂ©galitĂ©s entre les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es ». Philemon Yang a dâailleurs prescrit une meilleure application de cette mĂ©thode en vue dâĂ©viter les disparitĂ©s de dĂ©veloppement observĂ©es entre les communes, un phĂ©nomĂšne qui tend Ă sâaccentuer.
Les 374 communes et communautĂ©s urbaines ne bĂ©nĂ©ficiant pas toujours des mĂȘmes potentialitĂ©s qui facilitent leur essor. Ce principe prĂ©vu dans le cadre du processus pourrait permettre de compenser les Ă©carts observĂ©s.
Jean Francis BELIBI
Philemon Yang veut réduire les nombreux écarts de développement observés entre les communes.
Câest peu dire que la premiĂšre session du Conseil national de la DĂ©centralisation (CND) prĂ©sidĂ©e hier dans la salle des Conseils de cabinet de lâimmeuble abritant ses Services par le Premier ministre Philemon Yang Ă©tait trĂšs attendue. PremiĂšre session de cette instance depuis le dĂ©but de lâannĂ©e 2017, elle intervient en plein dans la gestion de la crise dans les rĂ©gions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Crise qui a vu certains mettre sur la table des revendications liĂ©es Ă la forme de lâEtat du Cameroun. Les plus objectifs ont prĂ©fĂ©rĂ© indiquer quâil Ă©tait nĂ©cessaire que lâon procĂ©dĂąt Ă une accĂ©lĂ©ration du processus de dĂ©centralisation en cours au Cameroun depuis 2010.
Pour les adeptes de cette thĂ©orie, il est nĂ©cessaire que des moyens plus importants soient accordĂ©s aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es que sont les communes, tant en ce qui concerne la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) que les autres ressources accordĂ©es par lâEtat Ă ces entitĂ©s, afin de leur permettre de mieux impulser le dĂ©veloppement par la base. Notamment en ce qui concerne les 63 compĂ©tences opĂ©rĂ©es par la vingtaine de dĂ©partements ministĂ©riels concernĂ©s par le processus.
Des prĂ©occupations que le ministre de lâAdministration territoriale et de la DĂ©centralisation nâa pas manquĂ© dâĂ©voquer au cours de son exposĂ© lors des travaux dâhier. Toutefois RenĂ© Emmanuel Sadi a tenu Ă tempĂ©rer les ardeurs des uns et des autres sur les Ă©volutions enregistrĂ©es jusquâici dans la mise en oeuvre du processus de dĂ©centralisation. Car, selon lui, les pouvoirs publics restent conscients de ce que certains aspects du processus en cours mĂ©ritent une rĂ©orientation.
Au rang de ceuxci, il y a le principe de la pĂ©rĂ©quation que le Minatd a dĂ©fini comme « le mĂ©canisme par lequel lâEtat procĂšde Ă une redistribution ou Ă une rĂ©partition Ă©quitable des ressources allouĂ©es aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, en vue de rĂ©duire les Ă©carts de richesse et, par voie de consĂ©quence, les inĂ©galitĂ©s entre les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es ». Philemon Yang a dâailleurs prescrit une meilleure application de cette mĂ©thode en vue dâĂ©viter les disparitĂ©s de dĂ©veloppement observĂ©es entre les communes, un phĂ©nomĂšne qui tend Ă sâaccentuer.
Les 374 communes et communautĂ©s urbaines ne bĂ©nĂ©ficiant pas toujours des mĂȘmes potentialitĂ©s qui facilitent leur essor. Ce principe prĂ©vu dans le cadre du processus pourrait permettre de compenser les Ă©carts observĂ©s.
ââEducation et croissance Ă©conomique: Le rĂŽle de lâindustrie de lâĂ©dition
Yvette MBASSI-BIKELE
Une confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sâouvre ce matin dans la capitale sur le sujet.
LâĂ©vĂ©nement est planifiĂ© par lâOrganisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi), en coopĂ©ration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture. Pendant deux jours, des professionnels dont des imprimeurs, diffuseurs, libraires, infographistes, auteurs et mĂȘme des politiques venus de lâensemble du continent et dâEurope passeront au peigne fin la situation du secteur de lâĂ©dition en Afrique. Et proposeront des solutions consĂ©quentes pour en tirer toutes les dividendes. Câest que lâessor de lâindustrie de lâĂ©dition est contrariĂ© dans diffĂ©rents pays africains.
Selon les experts, l'obstacle majeur au dĂ©veloppement du livre, de la lecture et de l'Ă©dition en Afrique est la non-intĂ©gration, ou la non-prise en compte de ce secteur dans les plans de dĂ©veloppement des Ătats. En d'autres termes, c'est l'absence de politiques rĂ©flĂ©chies et concertĂ©es qui est en cause. La nature particuliĂšre de l'Ă©conomie du livre et le contexte de rĂ©cession Ă©conomique actuel ont aussi immanquablement des rĂ©percussions. Câest une activitĂ© Ă©conomique tout Ă fait particuliĂšre et Ă risques, dont la rentabilitĂ© est problĂ©matique puisqu'il s'agit d'idĂ©es.
La difficultĂ© Ă trouver les capitaux, ici comme ailleurs, n'est pas des moindres. Un accĂšs plus aisĂ© aux marchĂ©s financiers ainsi que des conditions plus favorables dans l'obtention des crĂ©dits bancaires permettraient la constitution d'entreprises d'Ă©dition ayant le goĂ»t du risque. Il est remarquable que ce problĂšme ne soit pas spĂ©cifique Ă l'Ă©dition privĂ©e et concerne aussi les Ă©ditions publiques dont la politique de service n'intĂ©resse pas non plus les investisseurs soucieux de rentabilitĂ©. DâoĂč la pĂ©nurie de manuels dans nombre de pays oĂč l'Ă©dition scolaire est pourtant monopole de lâĂtat.
Lâon sait par ailleurs que lorsqu'elles existent, les unitĂ©s d'imprimerie capables de produire importent de l'Ă©tranger leurs Ă©quipements et les matiĂšres premiĂšres. Or, dans la plupart des cas, si le livre en tant que produit fini importĂ© ne se heurte pratiquement Ă aucune barriĂšre douaniĂšre, en revanche, les matiĂšres premiĂšres importĂ©es pour sa fabrication se trouvent frappĂ©es de taxes et restrictions. Les consĂ©quences d'une telle situation sont le coĂ»t Ă©levĂ© du livre produit localement qui nâarrive pas ainsi Ă entrer en compĂ©tition avec le livre importĂ©.
Autre maillon faible : l'absence de structures appropriĂ©es de diffusion (l'Ă©diteur Ă©tant souvent lui-mĂȘme son propre diffuseur), de la mĂ©diocritĂ© et de la chertĂ© des rĂ©seaux de transport. C'est ainsi que les librairies qui constituent l'un des pĂŽles de la distribution n'existent pratiquement que dans les capitales et quelques rares villes privilĂ©giĂ©es parce qu'elles sont situĂ©es le long des grands axes de communication.
Yvette MBASSI-BIKELE
Une confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sâouvre ce matin dans la capitale sur le sujet.
LâĂ©vĂ©nement est planifiĂ© par lâOrganisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi), en coopĂ©ration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture. Pendant deux jours, des professionnels dont des imprimeurs, diffuseurs, libraires, infographistes, auteurs et mĂȘme des politiques venus de lâensemble du continent et dâEurope passeront au peigne fin la situation du secteur de lâĂ©dition en Afrique. Et proposeront des solutions consĂ©quentes pour en tirer toutes les dividendes. Câest que lâessor de lâindustrie de lâĂ©dition est contrariĂ© dans diffĂ©rents pays africains.
Selon les experts, l'obstacle majeur au dĂ©veloppement du livre, de la lecture et de l'Ă©dition en Afrique est la non-intĂ©gration, ou la non-prise en compte de ce secteur dans les plans de dĂ©veloppement des Ătats. En d'autres termes, c'est l'absence de politiques rĂ©flĂ©chies et concertĂ©es qui est en cause. La nature particuliĂšre de l'Ă©conomie du livre et le contexte de rĂ©cession Ă©conomique actuel ont aussi immanquablement des rĂ©percussions. Câest une activitĂ© Ă©conomique tout Ă fait particuliĂšre et Ă risques, dont la rentabilitĂ© est problĂ©matique puisqu'il s'agit d'idĂ©es.
La difficultĂ© Ă trouver les capitaux, ici comme ailleurs, n'est pas des moindres. Un accĂšs plus aisĂ© aux marchĂ©s financiers ainsi que des conditions plus favorables dans l'obtention des crĂ©dits bancaires permettraient la constitution d'entreprises d'Ă©dition ayant le goĂ»t du risque. Il est remarquable que ce problĂšme ne soit pas spĂ©cifique Ă l'Ă©dition privĂ©e et concerne aussi les Ă©ditions publiques dont la politique de service n'intĂ©resse pas non plus les investisseurs soucieux de rentabilitĂ©. DâoĂč la pĂ©nurie de manuels dans nombre de pays oĂč l'Ă©dition scolaire est pourtant monopole de lâĂtat.
Lâon sait par ailleurs que lorsqu'elles existent, les unitĂ©s d'imprimerie capables de produire importent de l'Ă©tranger leurs Ă©quipements et les matiĂšres premiĂšres. Or, dans la plupart des cas, si le livre en tant que produit fini importĂ© ne se heurte pratiquement Ă aucune barriĂšre douaniĂšre, en revanche, les matiĂšres premiĂšres importĂ©es pour sa fabrication se trouvent frappĂ©es de taxes et restrictions. Les consĂ©quences d'une telle situation sont le coĂ»t Ă©levĂ© du livre produit localement qui nâarrive pas ainsi Ă entrer en compĂ©tition avec le livre importĂ©.
Autre maillon faible : l'absence de structures appropriĂ©es de diffusion (l'Ă©diteur Ă©tant souvent lui-mĂȘme son propre diffuseur), de la mĂ©diocritĂ© et de la chertĂ© des rĂ©seaux de transport. C'est ainsi que les librairies qui constituent l'un des pĂŽles de la distribution n'existent pratiquement que dans les capitales et quelques rares villes privilĂ©giĂ©es parce qu'elles sont situĂ©es le long des grands axes de communication.
ââMintom: Lâautre pays des pierres prĂ©cieuses
Aimé-Francis AMOUGOU
SituĂ© Ă lâextrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo, lâarrondissement de Mintom, dĂ©sormais dĂ©senclavĂ©, constitue, aujourdâhui, un rĂ©el attrait, en raison des richesses de son sol et de ses vastes forĂȘts.
RĂ©volue, cette Ă©poque oĂč, pour rejoindre le chef-lieu ou toute autre localitĂ© de cet arrondissement, il fallait endurer les Ă©preuves imposĂ©es par le mauvais Ă©tat de la route. Aujourdâhui, les bourbiers et la poussiĂšre ont laissĂ© place Ă de lâasphalte. Tel un long serpent tranquille au milieu de la luxuriante forĂȘt Ă©quatoriale, la route Djoum-Mintom, laisse dĂ©couvrir, le long de ses 80 kilomĂštres, les charmes dâun plaisant voyage.
Le gouvernement, rassure-t-on ici, a vu juste en mettant en oeuvre cette haute volontĂ© du chef de lâEtat Paul Biya qui, dans le cadre de la politique des « Grandes rĂ©alisations », rĂ©alise, peu-Ă -peu, la route nationale N°9, Sangmelima-FrontiĂšre Congo-Brazzaville. Un linĂ©aire de plus de 500 kilomĂštres, qui consacre, dĂ©finitivement, lâouverture de lâarrondissement de Mintom au monde. Et, en effet, ce 20 octobre, une Ă©quipe de lâAgence de rĂ©gularisation des tĂ©lĂ©communications (ART), conduite par Benjamin Minko, sous-directeur Evaluation et ContrĂŽles techniques, est Ă pied dâoeuvre, pour que Mintom, jadis zone signal radio-zĂ©ro, soit connectĂ© aux rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques.
La consĂ©quence est directe. Mintom nâest plus « ce territoire perdu, aux confins de lâextrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo. Lâarrondissement, reconnaĂźt-on allĂ©grement ici, se targue mĂȘme dâĂȘtre dĂ©sormais au centre des convoitises. Ses richesses, du sol et du sous-sol, entraĂźnent une confluence dâhommes et de femmes venus de toutes les autres rĂ©gions du Cameroun, des pays de lâAfrique centrale, voire de lâAfrique de lâOuest. Câest que Mintom a de lâor Ă ses pieds, mais aussi du cobalt, du fer, du mercure. Et lâon vient dây dĂ©couvrir un immense gisement de ciment complet. Parce que, comportant du calcaire, du klunkel et de riches dĂ©chets.
VoilĂ qui explique le cosmopolitisme de Mintom, aujourdâhui. Aux Fang et Djem (Baka), se sont joints dâautres populations. « Tous ces gens viennent chercher la vie », affirme le patriarche Gabriel Ongeng Nsane. « Ils pratiquent les activitĂ©s agricoles », constate RaphaĂ«l-DieudonnĂ© Otam, dĂ©lĂ©guĂ© dâarrondissement de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural. Car, Mintom est propice Ă la culture des spĂ©culations tels le bananierplantain, le manioc, le cacao et les arbres fruitiers. Mintom est aussi une terre dâexploitation forestiĂšre et de chasse, ainsi que le dĂ©montre Nkambapuh Felix Wapongnua, chef de poste de contrĂŽle forestier et de la faune.
« Mais, ils viennent surtout exercer dans les multiples mines artisanales », note Clifford Nkematabong, responsable du Cadre dâappui et de promotion de lâartisanat minier (CAPAM), la structure Ă©tatique, chargĂ©e dâencadrer les exploitants artisanaux, calibrer et acheter la production pour la Reserve de lâEtat. Tout Ă cĂŽtĂ© de lui, Khalil Ngnigninakoua Kouamo, reprĂ©sentant du secrĂ©tariat national permanent du Processus de Kimberley, assure le suivi de la certification des minerais. A la tĂȘte dâun arrondissement en pleine expansion, le nouveau sousprĂ©fet de Mintom a du grain Ă moudre. Assurer la sĂ©curitĂ© et la paix, favoriser le dĂ©veloppement harmonieux dâune localitĂ© qui, avec lâinconditionnel appui dâune Ă©lite forte, est destinĂ©e Ă un avenir radieux .
Aimé-Francis AMOUGOU
SituĂ© Ă lâextrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo, lâarrondissement de Mintom, dĂ©sormais dĂ©senclavĂ©, constitue, aujourdâhui, un rĂ©el attrait, en raison des richesses de son sol et de ses vastes forĂȘts.
RĂ©volue, cette Ă©poque oĂč, pour rejoindre le chef-lieu ou toute autre localitĂ© de cet arrondissement, il fallait endurer les Ă©preuves imposĂ©es par le mauvais Ă©tat de la route. Aujourdâhui, les bourbiers et la poussiĂšre ont laissĂ© place Ă de lâasphalte. Tel un long serpent tranquille au milieu de la luxuriante forĂȘt Ă©quatoriale, la route Djoum-Mintom, laisse dĂ©couvrir, le long de ses 80 kilomĂštres, les charmes dâun plaisant voyage.
Le gouvernement, rassure-t-on ici, a vu juste en mettant en oeuvre cette haute volontĂ© du chef de lâEtat Paul Biya qui, dans le cadre de la politique des « Grandes rĂ©alisations », rĂ©alise, peu-Ă -peu, la route nationale N°9, Sangmelima-FrontiĂšre Congo-Brazzaville. Un linĂ©aire de plus de 500 kilomĂštres, qui consacre, dĂ©finitivement, lâouverture de lâarrondissement de Mintom au monde. Et, en effet, ce 20 octobre, une Ă©quipe de lâAgence de rĂ©gularisation des tĂ©lĂ©communications (ART), conduite par Benjamin Minko, sous-directeur Evaluation et ContrĂŽles techniques, est Ă pied dâoeuvre, pour que Mintom, jadis zone signal radio-zĂ©ro, soit connectĂ© aux rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques.
La consĂ©quence est directe. Mintom nâest plus « ce territoire perdu, aux confins de lâextrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo. Lâarrondissement, reconnaĂźt-on allĂ©grement ici, se targue mĂȘme dâĂȘtre dĂ©sormais au centre des convoitises. Ses richesses, du sol et du sous-sol, entraĂźnent une confluence dâhommes et de femmes venus de toutes les autres rĂ©gions du Cameroun, des pays de lâAfrique centrale, voire de lâAfrique de lâOuest. Câest que Mintom a de lâor Ă ses pieds, mais aussi du cobalt, du fer, du mercure. Et lâon vient dây dĂ©couvrir un immense gisement de ciment complet. Parce que, comportant du calcaire, du klunkel et de riches dĂ©chets.
VoilĂ qui explique le cosmopolitisme de Mintom, aujourdâhui. Aux Fang et Djem (Baka), se sont joints dâautres populations. « Tous ces gens viennent chercher la vie », affirme le patriarche Gabriel Ongeng Nsane. « Ils pratiquent les activitĂ©s agricoles », constate RaphaĂ«l-DieudonnĂ© Otam, dĂ©lĂ©guĂ© dâarrondissement de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural. Car, Mintom est propice Ă la culture des spĂ©culations tels le bananierplantain, le manioc, le cacao et les arbres fruitiers. Mintom est aussi une terre dâexploitation forestiĂšre et de chasse, ainsi que le dĂ©montre Nkambapuh Felix Wapongnua, chef de poste de contrĂŽle forestier et de la faune.
« Mais, ils viennent surtout exercer dans les multiples mines artisanales », note Clifford Nkematabong, responsable du Cadre dâappui et de promotion de lâartisanat minier (CAPAM), la structure Ă©tatique, chargĂ©e dâencadrer les exploitants artisanaux, calibrer et acheter la production pour la Reserve de lâEtat. Tout Ă cĂŽtĂ© de lui, Khalil Ngnigninakoua Kouamo, reprĂ©sentant du secrĂ©tariat national permanent du Processus de Kimberley, assure le suivi de la certification des minerais. A la tĂȘte dâun arrondissement en pleine expansion, le nouveau sousprĂ©fet de Mintom a du grain Ă moudre. Assurer la sĂ©curitĂ© et la paix, favoriser le dĂ©veloppement harmonieux dâune localitĂ© qui, avec lâinconditionnel appui dâune Ă©lite forte, est destinĂ©e Ă un avenir radieux .
ââRiziculture: Les nouvelles ambitions
Patrice MBOSSA
Passer de la production de subsistance Ă une production industrielle, tel est le dĂ©fi que le gouvernement camerounais vient de se lancer dans lâExtrĂȘme-Nord.
Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de mettre en place un programme qui aura pour contours le dĂ©veloppement de la production du riz, tout en permettant dâexploiter toutes les potentialitĂ©s quâoffre la culture de cette spĂ©culation. Lâenjeu Ă©tant de rĂ©sorber le dĂ©ficit et mĂȘme exporter le surplus, amĂ©liorant par ricochet les conditions de vie des riziculteurs. Un rĂȘve que les producteurs camerounais ont hĂąte de voir se rĂ©aliser, tellement le besoin est important et les potentialitĂ©s Ă©normes.
Pour ne parler que de lâExtrĂȘme- Nord, cette rĂ©gion dispose de vastes terres propices Ă la riziculture. Des terres qui ne sont pas mises en valeur, faute de moyens mĂ©caniques, de routes et dâintrants nĂ©cessaires pour une production Ă grande Ă©chelle. Bien plus, la proximitĂ© du fleuve Logone, dans ces bassins de production, est un atout de taille. On sait par exemple que, non seulement la culture du riz est source de devises, mais câest un facteur de dĂ©veloppement dâautres activitĂ©s tels que lâĂ©levage et la pĂȘche.
Que ce soit Ă Goulfey ou Ă Logone Birni dans le Logone et Chari, que ce soit Ă Maga ou Ă Yagoua dans le Mayo-Danay, les producteurs ont donc profitĂ© de la visite du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, pour lui exposer leurs desiderata. En effet, Yaouba Abdoulaye, a conduit dans lâExtrĂȘme- Nord la semaine derniĂšre, une Ă©quipe composĂ©e des reprĂ©sentants des ministĂšres en charge du monde rural (Minader et Minepia) mais aussi du ministĂšre en charge de lâindustrie.
Ces prĂ©occupations recueillies sur le terrain constituent les donnĂ©es dont les experts devront tenir compte dans lâĂ©laboration des contours dâun vaste programme de renforcement de la production en gestation. Un programme qui est la preuve selon laquelle le gouvernement camerounais est dĂ©terminĂ© Ă mettre Ă profit les potentialitĂ©s naturelles dont le pays regorge pour passer dâune riziculture de subsistance Ă une production en quantitĂ© industrielle. Mais il faut dire quâĂ ce jour, de nombreux projets sont en cours dâimplĂ©mentation Ă travers le pays, pour accroĂźtre la production nationale.
Le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă pluviomĂ©trie bimodale (Proderip) en fait partie et touche, outre lâExtrĂȘme- Nord, lâOuest, le Nord-Ouest et lâEst du pays. Il faut dire que les besoins du Cameroun en riz sont de lâordre de 300 000 tonnes par an. Mais le pays nâen produit quâenviron 100 000 tonnes chaque annĂ©e, dâoĂč de fortes importations estimĂ©es Ă 100 milliards de F annuellement.
Patrice MBOSSA
Passer de la production de subsistance Ă une production industrielle, tel est le dĂ©fi que le gouvernement camerounais vient de se lancer dans lâExtrĂȘme-Nord.
Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de mettre en place un programme qui aura pour contours le dĂ©veloppement de la production du riz, tout en permettant dâexploiter toutes les potentialitĂ©s quâoffre la culture de cette spĂ©culation. Lâenjeu Ă©tant de rĂ©sorber le dĂ©ficit et mĂȘme exporter le surplus, amĂ©liorant par ricochet les conditions de vie des riziculteurs. Un rĂȘve que les producteurs camerounais ont hĂąte de voir se rĂ©aliser, tellement le besoin est important et les potentialitĂ©s Ă©normes.
Pour ne parler que de lâExtrĂȘme- Nord, cette rĂ©gion dispose de vastes terres propices Ă la riziculture. Des terres qui ne sont pas mises en valeur, faute de moyens mĂ©caniques, de routes et dâintrants nĂ©cessaires pour une production Ă grande Ă©chelle. Bien plus, la proximitĂ© du fleuve Logone, dans ces bassins de production, est un atout de taille. On sait par exemple que, non seulement la culture du riz est source de devises, mais câest un facteur de dĂ©veloppement dâautres activitĂ©s tels que lâĂ©levage et la pĂȘche.
Que ce soit Ă Goulfey ou Ă Logone Birni dans le Logone et Chari, que ce soit Ă Maga ou Ă Yagoua dans le Mayo-Danay, les producteurs ont donc profitĂ© de la visite du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, pour lui exposer leurs desiderata. En effet, Yaouba Abdoulaye, a conduit dans lâExtrĂȘme- Nord la semaine derniĂšre, une Ă©quipe composĂ©e des reprĂ©sentants des ministĂšres en charge du monde rural (Minader et Minepia) mais aussi du ministĂšre en charge de lâindustrie.
Ces prĂ©occupations recueillies sur le terrain constituent les donnĂ©es dont les experts devront tenir compte dans lâĂ©laboration des contours dâun vaste programme de renforcement de la production en gestation. Un programme qui est la preuve selon laquelle le gouvernement camerounais est dĂ©terminĂ© Ă mettre Ă profit les potentialitĂ©s naturelles dont le pays regorge pour passer dâune riziculture de subsistance Ă une production en quantitĂ© industrielle. Mais il faut dire quâĂ ce jour, de nombreux projets sont en cours dâimplĂ©mentation Ă travers le pays, pour accroĂźtre la production nationale.
Le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă pluviomĂ©trie bimodale (Proderip) en fait partie et touche, outre lâExtrĂȘme- Nord, lâOuest, le Nord-Ouest et lâEst du pays. Il faut dire que les besoins du Cameroun en riz sont de lâordre de 300 000 tonnes par an. Mais le pays nâen produit quâenviron 100 000 tonnes chaque annĂ©e, dâoĂč de fortes importations estimĂ©es Ă 100 milliards de F annuellement.
ââENAM: Les Ă©preuves orales dans la sĂ©rĂ©nitĂ©
Alfred MVOGO BIYECK
Commencées lundi dernier, elles suivent leur cours sans anicroche.
A lâEcole nationale dâadministration et de magistrature (Enam) hier, il fallait montrer patte blanche pour avoir accĂšs au sein de lâĂ©tablissement. Aux deux entrĂ©es, la police veille au grain. Quelques Ă©tudiants, tous sur leur trente et un, le pas lent, sortent prendre de lâair par petits groupes. SĂ»rement aprĂšs les premiers passages devant des examinateurs.
A lâintĂ©rieur, dans la cour et les allĂ©es, dâautres sont assis ici et lĂ , discutant Ă voix basse. Ils sont la mine grave. Et dans les bureaux administratifs, tous les employĂ©s ou presque sont lĂ , et vaquent Ă leurs occupations. A la cellule de communication, on se veut serein et confiant dans le dĂ©roulement du processus. « Les Ă©preuves orales ont commencĂ© lundi 20 novembre et se dĂ©roulent dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. Chaque maillon de la chaĂźne joue Ă merveille son rĂŽle jusque-lĂ .
On a dĂ©nombrĂ© comme dâhabitude quelques absences cĂŽtĂ© candidats, mais toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour que les retardataires du premier jour puissent se rattraper lors de la session spĂ©ciale prĂ©vue le vendredi 24 novembre ». Lundi, les sections Auditeur de justice judiciaire, Auditeur de justice administrative, Auditeur de justice des comptes et Greffes B sont passĂ©es devant les jurys. Hier, câĂ©tait au tour des greffes A et douanes A. Aujourdâhui, câest la division administrative cycle A et la division des rĂ©gies financiĂšres cycle B avant la clĂŽture demain jeudi avec la division administrative cycle B.
Les candidats aux cycles de greffes A et douanes A rencontrĂ©s hier sont peu diserts. Le sourire en coin, ils affichent un optimisme mesurĂ©. « Les Ă©preuves orales se passent bien. Sur le plan organisationnel, câest presque parfait. Maintenant, chacun essaie de donner le meilleur de lui-mĂȘme, en espĂ©rant dĂ©crocher une place lors de la publication des rĂ©sultats finaux », consent Ă dĂ©clarer un candidat, sous le regard de quelques uns de ses camarades. Visiblement, ils sont un tantinet tendus. Normal, tous ou presque, jouent gros, en ce qui concerne leur avenir.
Alfred MVOGO BIYECK
Commencées lundi dernier, elles suivent leur cours sans anicroche.
A lâEcole nationale dâadministration et de magistrature (Enam) hier, il fallait montrer patte blanche pour avoir accĂšs au sein de lâĂ©tablissement. Aux deux entrĂ©es, la police veille au grain. Quelques Ă©tudiants, tous sur leur trente et un, le pas lent, sortent prendre de lâair par petits groupes. SĂ»rement aprĂšs les premiers passages devant des examinateurs.
A lâintĂ©rieur, dans la cour et les allĂ©es, dâautres sont assis ici et lĂ , discutant Ă voix basse. Ils sont la mine grave. Et dans les bureaux administratifs, tous les employĂ©s ou presque sont lĂ , et vaquent Ă leurs occupations. A la cellule de communication, on se veut serein et confiant dans le dĂ©roulement du processus. « Les Ă©preuves orales ont commencĂ© lundi 20 novembre et se dĂ©roulent dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. Chaque maillon de la chaĂźne joue Ă merveille son rĂŽle jusque-lĂ .
On a dĂ©nombrĂ© comme dâhabitude quelques absences cĂŽtĂ© candidats, mais toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour que les retardataires du premier jour puissent se rattraper lors de la session spĂ©ciale prĂ©vue le vendredi 24 novembre ». Lundi, les sections Auditeur de justice judiciaire, Auditeur de justice administrative, Auditeur de justice des comptes et Greffes B sont passĂ©es devant les jurys. Hier, câĂ©tait au tour des greffes A et douanes A. Aujourdâhui, câest la division administrative cycle A et la division des rĂ©gies financiĂšres cycle B avant la clĂŽture demain jeudi avec la division administrative cycle B.
Les candidats aux cycles de greffes A et douanes A rencontrĂ©s hier sont peu diserts. Le sourire en coin, ils affichent un optimisme mesurĂ©. « Les Ă©preuves orales se passent bien. Sur le plan organisationnel, câest presque parfait. Maintenant, chacun essaie de donner le meilleur de lui-mĂȘme, en espĂ©rant dĂ©crocher une place lors de la publication des rĂ©sultats finaux », consent Ă dĂ©clarer un candidat, sous le regard de quelques uns de ses camarades. Visiblement, ils sont un tantinet tendus. Normal, tous ou presque, jouent gros, en ce qui concerne leur avenir.
ââCrise politique en Allemagne: de nouvelles Ă©lections en vue
#International
Sainclair MEZING
La chanceliÚre Angela Merkel ne parvient pas à former une coalition pour gouverner, aprÚs plusieurs rounds de négociations.
Le fait relĂšve bien de lâinĂ©dit dans lâhistoire de lâAllemagne depuis sa fondation en 1949. Plus dâun mois aprĂšs les Ă©lections lĂ©gislatives, le pays peine Ă constituer une majoritĂ© qui va gouverner
. La chanceliÚre allemande qui entame un quatriÚme mandat peine à trouver un accord entre conservateurs de la CSU bavaroise, libéraux du FDP et écologistes pour mettre en place un nouveau gouvernement.
Certes les leaders de ces diffĂ©rentes formations politiques sont parvenus Ă sâaccorder sur le maintien dâun budget Ă©quilibrĂ©, la modernisation des infrastructures internet et lâaugmentation des prestations familiales, mais ils restent divisĂ©s sur les questions essentielles telles que lâasile et lâintĂ©gration, la transition Ă©nergĂ©tique, la question europĂ©enne et lâĂ©ducation qui sont les grands sujets de lâheure dans le pays. PlongĂ© dans cet imbroglio, le pays rentre dans une pĂ©riode dâincertitude.
Face au blocage, le prĂ©sident allemand a invitĂ© les diffĂ©rents camps Ă reprendre les nĂ©gociations afin de sauver ce qui peut encore lâĂȘtre. «Jâattends de tous les partis quâils soient disponibles pour le dialogue afin de rendre possible dans un dĂ©lai raisonnable, la formation dâun gouvernement», a dĂ©clarĂ© Frank-Walter Steinmeier.
MalgrĂ© la parfaite lune de miel passĂ©e au cours des lĂ©gislatures 2005-2009 et 2013-2017, le divorce entre Angela Merkel et la gauche sociale-dĂ©mocrate est dĂ©sormais consommĂ©. Cette formation politique ayant dĂ©cidĂ© de rester dans lâopposition aprĂšs la dĂ©bĂącle Ă©lectorale du 24 septembre dernier.
«Nous ne sommes pas la roue de secours du carrosse branlant de Mme Merkel», a dĂ©clarĂ© Thorsten SchĂ€fer-GĂŒmbel, le vice-prĂ©sident du Parti social-dĂ©mocrate (SPD). Angela Merkel qui a dâores et dĂ©jĂ Ă©cartĂ© lâoption d'un gouvernement minoritaire au Bundestag (AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale) dâautant plus que celui-ci sera diminuĂ© dans son action, nâĂ©carte pas la poussibilitĂ© dâune Ă©lection anticipĂ©e qui est, selon elle, «une voie prĂ©fĂ©rable».
Tout porte donc Ă croire que lâon sâachemine vers un nouveau scrutin en Allemagne au dĂ©but de l'annĂ©e 2018. Entre-temps, elle entend mener pleinement sa mission pour le plus grand bonheur de ses compatriotes.
«Je ferai tout pour que ce pays soit dirigé correctement au cours des semaines difficiles qui s'annoncent», a assuré la chanceliÚre.
AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...
Innovation: voici la tontine « androïde »
Remember Douala Manga Bell
Thierry Metomo: « Les Allemands ont été à la hauteur»
G20: Bilan mitigé à Hambourg
#International
Sainclair MEZING
La chanceliÚre Angela Merkel ne parvient pas à former une coalition pour gouverner, aprÚs plusieurs rounds de négociations.
Le fait relĂšve bien de lâinĂ©dit dans lâhistoire de lâAllemagne depuis sa fondation en 1949. Plus dâun mois aprĂšs les Ă©lections lĂ©gislatives, le pays peine Ă constituer une majoritĂ© qui va gouverner
. La chanceliÚre allemande qui entame un quatriÚme mandat peine à trouver un accord entre conservateurs de la CSU bavaroise, libéraux du FDP et écologistes pour mettre en place un nouveau gouvernement.
Certes les leaders de ces diffĂ©rentes formations politiques sont parvenus Ă sâaccorder sur le maintien dâun budget Ă©quilibrĂ©, la modernisation des infrastructures internet et lâaugmentation des prestations familiales, mais ils restent divisĂ©s sur les questions essentielles telles que lâasile et lâintĂ©gration, la transition Ă©nergĂ©tique, la question europĂ©enne et lâĂ©ducation qui sont les grands sujets de lâheure dans le pays. PlongĂ© dans cet imbroglio, le pays rentre dans une pĂ©riode dâincertitude.
Face au blocage, le prĂ©sident allemand a invitĂ© les diffĂ©rents camps Ă reprendre les nĂ©gociations afin de sauver ce qui peut encore lâĂȘtre. «Jâattends de tous les partis quâils soient disponibles pour le dialogue afin de rendre possible dans un dĂ©lai raisonnable, la formation dâun gouvernement», a dĂ©clarĂ© Frank-Walter Steinmeier.
MalgrĂ© la parfaite lune de miel passĂ©e au cours des lĂ©gislatures 2005-2009 et 2013-2017, le divorce entre Angela Merkel et la gauche sociale-dĂ©mocrate est dĂ©sormais consommĂ©. Cette formation politique ayant dĂ©cidĂ© de rester dans lâopposition aprĂšs la dĂ©bĂącle Ă©lectorale du 24 septembre dernier.
«Nous ne sommes pas la roue de secours du carrosse branlant de Mme Merkel», a dĂ©clarĂ© Thorsten SchĂ€fer-GĂŒmbel, le vice-prĂ©sident du Parti social-dĂ©mocrate (SPD). Angela Merkel qui a dâores et dĂ©jĂ Ă©cartĂ© lâoption d'un gouvernement minoritaire au Bundestag (AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale) dâautant plus que celui-ci sera diminuĂ© dans son action, nâĂ©carte pas la poussibilitĂ© dâune Ă©lection anticipĂ©e qui est, selon elle, «une voie prĂ©fĂ©rable».
Tout porte donc Ă croire que lâon sâachemine vers un nouveau scrutin en Allemagne au dĂ©but de l'annĂ©e 2018. Entre-temps, elle entend mener pleinement sa mission pour le plus grand bonheur de ses compatriotes.
«Je ferai tout pour que ce pays soit dirigé correctement au cours des semaines difficiles qui s'annoncent», a assuré la chanceliÚre.
AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...
Innovation: voici la tontine « androïde »
Remember Douala Manga Bell
Thierry Metomo: « Les Allemands ont été à la hauteur»
G20: Bilan mitigé à Hambourg
ââDĂ©fi de lâoffre, pression de la demande
#24heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
Le Contexte
Le projet dâextension de la riziculture est pensĂ© Ă un moment oĂč le besoin se fait sans cesse croissant.
En 2011, le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă pluviomĂ©trie bimodale (Proderip), une initiative du gouvernement camerounais, a Ă©tĂ© mis sur pied avec le concours de lâAgence japonaise de coopĂ©ration internationale (JICA).
Trois ans plus tard, ce projet avait dĂ©jĂ permis une augmentation de la production nationale de riz dâenviron 2500 tonnes. Bilan Ă lâĂ©poque satisfaisant pour les responsables du projet, mais nâaugurant pas dâun futur radieux pour lâambition du gouvernement et de la JICA dâatteindre une production rizicole nationale de 650 000 tonnes Ă lâhorizon 2018.
A la faveur de cet appui, lâon se souvient que le gouvernement camerounais a Ă©laborĂ© une stratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement de la riziculture, avec pour ambition dâaugmenter la production nationale dâun peu plus de 100 000 tonnes Ă lâĂ©poque ; 650 000 tonnes Ă lâhorizon 2018 et 700 000 tonnes dâici Ă 2020. Cette stratĂ©gie reposait essentiellement sur lâaugmentation du nombre de producteurs de riz dans le pays.
Mais aussi, la promotion de la consommation locale de la production de la Semry et dâautres structures, car jusquâici les Camerounais boudent le riz local au profit de la denrĂ©e importĂ©e dâAsie.
Le riz est parmi les denrĂ©es alimentaires les plus consommĂ©es au Cameroun, avec une moyenne dâenviron 11 000 F dĂ©pensĂ©s par habitant et par an en milieu urbain, indique une enquĂȘte sur les mĂ©nages rĂ©alisĂ©e par lâInstitut national de la statistique.
Mais, avec une production nationale annuelle qui ne dépasse pas 100 000 tonnes de riz paddy (généralement vendues au Nigéria), le Cameroun dépense en moyenne 120 milliards de F par an pour les importations, afin de satisfaire une demande nationale qui est officiellement estimée à 300 000 tonnes.
Vivement donc que les milliers de producteurs déjà formés (le Proderip souhaite en outiller 9000) à travers le pays puissent travailler à inverser la tendance, afin que comme le Sénégal, le Cameroun puisse ne manger que son riz, mais le proposer également aux autres pays.
#24heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM
Le Contexte
Le projet dâextension de la riziculture est pensĂ© Ă un moment oĂč le besoin se fait sans cesse croissant.
En 2011, le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă pluviomĂ©trie bimodale (Proderip), une initiative du gouvernement camerounais, a Ă©tĂ© mis sur pied avec le concours de lâAgence japonaise de coopĂ©ration internationale (JICA).
Trois ans plus tard, ce projet avait dĂ©jĂ permis une augmentation de la production nationale de riz dâenviron 2500 tonnes. Bilan Ă lâĂ©poque satisfaisant pour les responsables du projet, mais nâaugurant pas dâun futur radieux pour lâambition du gouvernement et de la JICA dâatteindre une production rizicole nationale de 650 000 tonnes Ă lâhorizon 2018.
A la faveur de cet appui, lâon se souvient que le gouvernement camerounais a Ă©laborĂ© une stratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement de la riziculture, avec pour ambition dâaugmenter la production nationale dâun peu plus de 100 000 tonnes Ă lâĂ©poque ; 650 000 tonnes Ă lâhorizon 2018 et 700 000 tonnes dâici Ă 2020. Cette stratĂ©gie reposait essentiellement sur lâaugmentation du nombre de producteurs de riz dans le pays.
Mais aussi, la promotion de la consommation locale de la production de la Semry et dâautres structures, car jusquâici les Camerounais boudent le riz local au profit de la denrĂ©e importĂ©e dâAsie.
Le riz est parmi les denrĂ©es alimentaires les plus consommĂ©es au Cameroun, avec une moyenne dâenviron 11 000 F dĂ©pensĂ©s par habitant et par an en milieu urbain, indique une enquĂȘte sur les mĂ©nages rĂ©alisĂ©e par lâInstitut national de la statistique.
Mais, avec une production nationale annuelle qui ne dépasse pas 100 000 tonnes de riz paddy (généralement vendues au Nigéria), le Cameroun dépense en moyenne 120 milliards de F par an pour les importations, afin de satisfaire une demande nationale qui est officiellement estimée à 300 000 tonnes.
Vivement donc que les milliers de producteurs déjà formés (le Proderip souhaite en outiller 9000) à travers le pays puissent travailler à inverser la tendance, afin que comme le Sénégal, le Cameroun puisse ne manger que son riz, mais le proposer également aux autres pays.
ââZoulabot: lâĂ©cole des pygmĂ©es
#Regions
Aimé-Francis AMOUGOU
Cet établissement dont la création remonte à 1945, accueille majoritairement des enfants bakas.
Zoulabout. Le petit village situĂ© Ă quelques kilomĂštres de Mintom, sur lâaxe Djoum, reste cĂ©lĂšbre par son dispensaire, mais aussi et surtout par son Ă©cole primaire. Créée en 1945 par les missionnaires catholiques, ce joyau du diocĂšse de Sangmelima, a su bĂątir, au cours des dĂ©cennies, sa renommĂ©e dans la scolarisation des pygmĂ©es bakas. CâĂ©tait donc une Ă©cole spĂ©cifique, destinĂ©e Ă favoriser une intĂ©gration socio-Ă©conomique totale des enfants issus de cette minoritĂ© ethnique.
Ce 20 octobre 2017, câest un campus tout aussi spĂ©cifique qui se laisse dĂ©couvrir. A cĂŽtĂ© du bĂątiment principal, qui abrite les diffĂ©rentes salles de classe et les bureaux, et la chapelle, Ă droite, tout un autre paysage sâoffre au visiteur : une hutte pygmĂ©e. Elle est construite en feuilles dâarbres, Ă©corces et bambous. De par ce matĂ©riau et sa forme, lâon note tout simplement que cet habitat a Ă©tĂ© reproduit ici, par les pygmĂ©es, pour quâils puissent y vivre, comme dans leur milieu naturel, la forĂȘt.
En effet, plus de 85% dâun effectif de 65 Ă©lĂšves sont constituĂ©s de pygmĂ©es bakas. « A ceux-ci, se sont joints aujourdâhui les enfants bantou », dĂ©clare Ferdinand Ondo, qui tient la section dâinitiation Ă la lecture (SIL) et le cours prĂ©paratoire (CP). Des jeunes enfants, joyeux et visiblement motivĂ©s, suivent des cours du niveau 1. Avec un accent nouveau et particulier, portĂ© sur lâinformatique et la langue anglaise.
#Regions
Aimé-Francis AMOUGOU
Cet établissement dont la création remonte à 1945, accueille majoritairement des enfants bakas.
Zoulabout. Le petit village situĂ© Ă quelques kilomĂštres de Mintom, sur lâaxe Djoum, reste cĂ©lĂšbre par son dispensaire, mais aussi et surtout par son Ă©cole primaire. Créée en 1945 par les missionnaires catholiques, ce joyau du diocĂšse de Sangmelima, a su bĂątir, au cours des dĂ©cennies, sa renommĂ©e dans la scolarisation des pygmĂ©es bakas. CâĂ©tait donc une Ă©cole spĂ©cifique, destinĂ©e Ă favoriser une intĂ©gration socio-Ă©conomique totale des enfants issus de cette minoritĂ© ethnique.
Ce 20 octobre 2017, câest un campus tout aussi spĂ©cifique qui se laisse dĂ©couvrir. A cĂŽtĂ© du bĂątiment principal, qui abrite les diffĂ©rentes salles de classe et les bureaux, et la chapelle, Ă droite, tout un autre paysage sâoffre au visiteur : une hutte pygmĂ©e. Elle est construite en feuilles dâarbres, Ă©corces et bambous. De par ce matĂ©riau et sa forme, lâon note tout simplement que cet habitat a Ă©tĂ© reproduit ici, par les pygmĂ©es, pour quâils puissent y vivre, comme dans leur milieu naturel, la forĂȘt.
En effet, plus de 85% dâun effectif de 65 Ă©lĂšves sont constituĂ©s de pygmĂ©es bakas. « A ceux-ci, se sont joints aujourdâhui les enfants bantou », dĂ©clare Ferdinand Ondo, qui tient la section dâinitiation Ă la lecture (SIL) et le cours prĂ©paratoire (CP). Des jeunes enfants, joyeux et visiblement motivĂ©s, suivent des cours du niveau 1. Avec un accent nouveau et particulier, portĂ© sur lâinformatique et la langue anglaise.
ââYaouba Abdoulaye: «Les financements ne sont pas difficiles Ă obtenir»
#24heures
Patrice MBOSSA
L'explication
Ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, chargĂ© de la Planification.
MalgrĂ© les efforts du gouvernement pour booster la production interne de riz, le Cameroun dĂ©pend toujours en grande partie de lâextĂ©rieur. Quâest-ce qui est envisagĂ© pour renverser la tendance ?
Dâabord, il faut associer les riziculteurs Ă tout le processus de production. Câest-Ă -dire Ă partir de lâidentification du projet jusquâĂ son Ă©valuation, en passant par les diffĂ©rentes Ă©tapes de production. La deuxiĂšme chose, câest quâil faut lever toutes les contraintes, liĂ©es au foncier, Ă lâeau, Ă lâamĂ©nagement des terres, aux intrants, aux semences, Ă la maĂźtrise de lâeau, mais aussi aux financements. Nous avons constatĂ© la dĂ©termination des populations Ă travailler.
Mais Ă©galement nous avons mesurĂ© les attentes de ces populations. Des attentes qui interpellent au premier chef les pouvoirs publics. Lâobjectif de 1.200.000 tonnes de riz blanc par an que nous envisageons peut ĂȘtre atteint si toutes les dispositions sont prises au niveau des diffĂ©rents groupes dâacteurs, notamment au niveau du gouvernement, au niveau des partenaires et des acteurs sur le terrain. Il faudra maintenant procĂ©der Ă une bonne planification du programme, Ă de bonnes Ă©tudes de faisabilitĂ© et une bonne mise en Ćuvre de ce programme impliquant lâensemble des acteurs. Je nâai absolument aucun doute sur le rĂ©sultat final.
Disposez-vous des moyens de votre politique ?
Le Cameroun a beaucoup de potentialitĂ©s et beaucoup de ressources. Je pense que si un programme est bien conçu, ce nâest pas le financement qui va nous dĂ©passer. Le plus difficile Ă©tait lâengouement des populations Ă adhĂ©rer au programme. Le plus difficile aussi câest la rĂ©ponse des administrations. Les administrations doivent encore faire plus dâefforts. Elles doivent assurer lâimpulsion, la coordination de la mise en Ćuvre et la recherche des financements.
Les riziculteurs seront-ils exonérés du paiement de la redevance ?
Pour permettre Ă la population de produire, il faut beaucoup de choses. Câest une chaĂźne qui peut avoir une vingtaine de composantes qui aboutissement Ă lâaugmentation du rendement. La population que nous avons rencontrĂ©e attend commencer rapidement par des actions de mise en confiance telle que la mise Ă disposition des pesticides, des engrais, des tracteurs, des routes. Ces petits projets ne demandent pas des dizaines de milliards de francs. Dans deux ou trois mois, il faudra quâon passe dĂ©jĂ Ă lâaction comme le recommande le chef de lâEtat.
#24heures
Patrice MBOSSA
L'explication
Ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, chargĂ© de la Planification.
MalgrĂ© les efforts du gouvernement pour booster la production interne de riz, le Cameroun dĂ©pend toujours en grande partie de lâextĂ©rieur. Quâest-ce qui est envisagĂ© pour renverser la tendance ?
Dâabord, il faut associer les riziculteurs Ă tout le processus de production. Câest-Ă -dire Ă partir de lâidentification du projet jusquâĂ son Ă©valuation, en passant par les diffĂ©rentes Ă©tapes de production. La deuxiĂšme chose, câest quâil faut lever toutes les contraintes, liĂ©es au foncier, Ă lâeau, Ă lâamĂ©nagement des terres, aux intrants, aux semences, Ă la maĂźtrise de lâeau, mais aussi aux financements. Nous avons constatĂ© la dĂ©termination des populations Ă travailler.
Mais Ă©galement nous avons mesurĂ© les attentes de ces populations. Des attentes qui interpellent au premier chef les pouvoirs publics. Lâobjectif de 1.200.000 tonnes de riz blanc par an que nous envisageons peut ĂȘtre atteint si toutes les dispositions sont prises au niveau des diffĂ©rents groupes dâacteurs, notamment au niveau du gouvernement, au niveau des partenaires et des acteurs sur le terrain. Il faudra maintenant procĂ©der Ă une bonne planification du programme, Ă de bonnes Ă©tudes de faisabilitĂ© et une bonne mise en Ćuvre de ce programme impliquant lâensemble des acteurs. Je nâai absolument aucun doute sur le rĂ©sultat final.
Disposez-vous des moyens de votre politique ?
Le Cameroun a beaucoup de potentialitĂ©s et beaucoup de ressources. Je pense que si un programme est bien conçu, ce nâest pas le financement qui va nous dĂ©passer. Le plus difficile Ă©tait lâengouement des populations Ă adhĂ©rer au programme. Le plus difficile aussi câest la rĂ©ponse des administrations. Les administrations doivent encore faire plus dâefforts. Elles doivent assurer lâimpulsion, la coordination de la mise en Ćuvre et la recherche des financements.
Les riziculteurs seront-ils exonérés du paiement de la redevance ?
Pour permettre Ă la population de produire, il faut beaucoup de choses. Câest une chaĂźne qui peut avoir une vingtaine de composantes qui aboutissement Ă lâaugmentation du rendement. La population que nous avons rencontrĂ©e attend commencer rapidement par des actions de mise en confiance telle que la mise Ă disposition des pesticides, des engrais, des tracteurs, des routes. Ces petits projets ne demandent pas des dizaines de milliards de francs. Dans deux ou trois mois, il faudra quâon passe dĂ©jĂ Ă lâaction comme le recommande le chef de lâEtat.
Make it an Emergency
#24heures
LUKONG Pius NYUYLIME
Commentary
The evaluation visit of potential rice production zones in the Far North Region by the Minister Delegate to the Minister of the Economy, Planning and Regional Development has again rekindled hopes not only for inhabitants of the Far North but for all Cameroonians.
Accompanied by several operators in the rice production sector, the government official made it known that government was about hatching another programme to step up production within the framework of an enlarged agric programme earmarked for the area.
This is not the first time government is initiating a project aimed at boosting rice production. Some years back government announced plans to begin the cultivation of paddy rice on a 14,000 hectares of land.
The plan earmarked two important rice production zones: SEMRY and UNVDA where it was hoped production will hit 60,000 tons. It was one of the major action plans of the Ministry of Agriculture and Rural Development. The results remain highly mitigated.
In effect, time has not been able to solve the problem of rice production in Cameroon. For several decades now, the demand for the food crop has not stopped rising and supply of locally produced rice dwindling.
Curiously, during the same period stakeholders have not stopped drawing up plans to step up production and considerable reduce importation. Even though it is often said that failing to plan is planning to fail, the case in Cameroon seems to be different; the more plans to produce more rice are hatched, the more importation of foreign rice heightens.
In our local markets, instead of finding Ndop rice, SEMRY rice or rice from Santchou on the stands, one's eye are quickly entertained by Pakistani rice, Thailand rice or better still rice from Vietnam.
Whereas the initiation of projects to boost production, some of them coming from experienced nations such as Japan, South Korea and China keeps increasing and researchers keep working to introduce high yielding species into our farms, the results remains discouraging on the field. What then is the problem? This is the big question on many minds.
While accepting that Cameroon has a lot of potentials, a thing Cameroonians like to boast of, forgetting that potentials do not develop a country unless they have been explored and developed, it is important to point out the hurdles that are blamed for holding back rice production in the country.
Minister Yaouba Abdoulaye tells CT the problems have to do with difficulties of acquiring land, limited water supply, poor land development, lack of inputs and seedlings and above all limited means of financing.
With a staggering production of about 100,000 metric tons annually compared to an estimated demand of 300,000 metric tons, the announced programme with its ambition of producing 1.2 million metric tons of white rice God alone knows when, it is however necessary to hail the initiative.
But it is equally important to acknowledge the fact that Cameroon is late and any programme or project geared at increasing production must be made an emergency if it must succeed.
#24heures
LUKONG Pius NYUYLIME
Commentary
The evaluation visit of potential rice production zones in the Far North Region by the Minister Delegate to the Minister of the Economy, Planning and Regional Development has again rekindled hopes not only for inhabitants of the Far North but for all Cameroonians.
Accompanied by several operators in the rice production sector, the government official made it known that government was about hatching another programme to step up production within the framework of an enlarged agric programme earmarked for the area.
This is not the first time government is initiating a project aimed at boosting rice production. Some years back government announced plans to begin the cultivation of paddy rice on a 14,000 hectares of land.
The plan earmarked two important rice production zones: SEMRY and UNVDA where it was hoped production will hit 60,000 tons. It was one of the major action plans of the Ministry of Agriculture and Rural Development. The results remain highly mitigated.
In effect, time has not been able to solve the problem of rice production in Cameroon. For several decades now, the demand for the food crop has not stopped rising and supply of locally produced rice dwindling.
Curiously, during the same period stakeholders have not stopped drawing up plans to step up production and considerable reduce importation. Even though it is often said that failing to plan is planning to fail, the case in Cameroon seems to be different; the more plans to produce more rice are hatched, the more importation of foreign rice heightens.
In our local markets, instead of finding Ndop rice, SEMRY rice or rice from Santchou on the stands, one's eye are quickly entertained by Pakistani rice, Thailand rice or better still rice from Vietnam.
Whereas the initiation of projects to boost production, some of them coming from experienced nations such as Japan, South Korea and China keeps increasing and researchers keep working to introduce high yielding species into our farms, the results remains discouraging on the field. What then is the problem? This is the big question on many minds.
While accepting that Cameroon has a lot of potentials, a thing Cameroonians like to boast of, forgetting that potentials do not develop a country unless they have been explored and developed, it is important to point out the hurdles that are blamed for holding back rice production in the country.
Minister Yaouba Abdoulaye tells CT the problems have to do with difficulties of acquiring land, limited water supply, poor land development, lack of inputs and seedlings and above all limited means of financing.
With a staggering production of about 100,000 metric tons annually compared to an estimated demand of 300,000 metric tons, the announced programme with its ambition of producing 1.2 million metric tons of white rice God alone knows when, it is however necessary to hail the initiative.
But it is equally important to acknowledge the fact that Cameroon is late and any programme or project geared at increasing production must be made an emergency if it must succeed.
camerountribune (Twitter)
#CameroonTribune Edition du 23 Novembre 2017 #Edition et #développement: l'#Afrique veut combler son #retard https://t.co/lMgu8Cua4Y
source
#CameroonTribune Edition du 23 Novembre 2017 #Edition et #développement: l'#Afrique veut combler son #retard https://t.co/lMgu8Cua4Y
source
Twitter
Cameroon Tribune
#CameroonTribune Edition du 23 Novembre 2017 #Edition et #développement: l'#Afrique veut combler son #retard
ââEdition et dĂ©veloppement: lâAfrique veut combler son retard
Marie Christine NGONO
Cette prĂ©occupation est au centre de la rencontre de haut niveau ouverte hier Ă YaoundĂ©, au nom du chef de lâEtat, par le PM, Philemon Yang.
Sur 59 millions dâenfants non scolarisĂ©s recensĂ©s dans le monde, la moitiĂ© vit en Afrique subsaharienne. Câest le constat dressĂ© par lâOrganisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi) hier au cours de la confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sur lâindustrie de lâĂ©dition. Ces assises qui se tiennent sur le thĂšme « Le secteur de lâĂ©dition en Afrique et son rĂŽle dans lâĂ©ducation et la croissance Ă©conomique » ont Ă©tĂ© ouvertes hier au Hilton hĂŽtel de YaoundĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat.
Les travaux de YaoundĂ© qui sont organisĂ©s par lâOmpi en collaboration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture du Cameroun, ont pour ambition de diagnostiquer les maux qui minent le secteur du livre en Afrique et surtout dâorienter la rĂ©flexion sur lâĂ©volution de ce secteur dans la perspective de partenariats et dâĂ©changes dans le contexte africain. Ce sont donc lĂ des enjeux aux volets culturel et Ă©conomique que prĂ©sente cette rencontre.
Pour relever ce dĂ©fi, une quarantaine de pays du continent africain participent aux travaux qui prennent fin ce jour. Autour de la table, on retrouve des enseignants, des instituteurs, des personnes au service du dĂ©veloppement culturel. « Nous avons invitĂ© les responsables des ministĂšres en charge de lâĂ©ducation, et des responsables du secteur privĂ© de lâĂ©dition. Il est trĂšs important que ce secteur puisse se dĂ©velopper avec un pan de lâĂ©conomie privĂ© » a dĂ©clarĂ© Sylvie Forbin, vice-directrice gĂ©nĂ©rale de lâOmpi.
Parce que le continent a besoin dâune Ă©ducation de qualitĂ©, la culture littĂ©raire occupe donc une place primordiale dans le dĂ©veloppement de lâAfrique. Les livres pourraient ainsi constituer lâun des outils pouvant favoriser la sortie de ce chaos. Or, comme le constate Sylvie Forbi, « les livres manquent en Afrique. Beaucoup plus lâĂ©dition. Mais lâĂ©dition Ă©ducative en particulier est trĂšs importante.
Cependant elle nâexiste pas, ou elle existe trop peu », poursuit-elle. Câest Ă travers une vidĂ©o-confĂ©rence, que le directeur de lâOmpi Francis Gurry a pu donner des recommandations sur le mĂ©tier dâĂ©diteur. Pour lui, il faut Ă©diter, mais Ă©diter utile. Câest donc fort de ces constats que le Premier ministre, Philemon Yang a, au nom du chef de lâEtat, dĂ©clarĂ© ouverte la rĂ©flexion de YaoundĂ©. Les travaux dâhier se tenaient en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Cameroun.
Marie Christine NGONO
Cette prĂ©occupation est au centre de la rencontre de haut niveau ouverte hier Ă YaoundĂ©, au nom du chef de lâEtat, par le PM, Philemon Yang.
Sur 59 millions dâenfants non scolarisĂ©s recensĂ©s dans le monde, la moitiĂ© vit en Afrique subsaharienne. Câest le constat dressĂ© par lâOrganisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi) hier au cours de la confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sur lâindustrie de lâĂ©dition. Ces assises qui se tiennent sur le thĂšme « Le secteur de lâĂ©dition en Afrique et son rĂŽle dans lâĂ©ducation et la croissance Ă©conomique » ont Ă©tĂ© ouvertes hier au Hilton hĂŽtel de YaoundĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat.
Les travaux de YaoundĂ© qui sont organisĂ©s par lâOmpi en collaboration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture du Cameroun, ont pour ambition de diagnostiquer les maux qui minent le secteur du livre en Afrique et surtout dâorienter la rĂ©flexion sur lâĂ©volution de ce secteur dans la perspective de partenariats et dâĂ©changes dans le contexte africain. Ce sont donc lĂ des enjeux aux volets culturel et Ă©conomique que prĂ©sente cette rencontre.
Pour relever ce dĂ©fi, une quarantaine de pays du continent africain participent aux travaux qui prennent fin ce jour. Autour de la table, on retrouve des enseignants, des instituteurs, des personnes au service du dĂ©veloppement culturel. « Nous avons invitĂ© les responsables des ministĂšres en charge de lâĂ©ducation, et des responsables du secteur privĂ© de lâĂ©dition. Il est trĂšs important que ce secteur puisse se dĂ©velopper avec un pan de lâĂ©conomie privĂ© » a dĂ©clarĂ© Sylvie Forbin, vice-directrice gĂ©nĂ©rale de lâOmpi.
Parce que le continent a besoin dâune Ă©ducation de qualitĂ©, la culture littĂ©raire occupe donc une place primordiale dans le dĂ©veloppement de lâAfrique. Les livres pourraient ainsi constituer lâun des outils pouvant favoriser la sortie de ce chaos. Or, comme le constate Sylvie Forbi, « les livres manquent en Afrique. Beaucoup plus lâĂ©dition. Mais lâĂ©dition Ă©ducative en particulier est trĂšs importante.
Cependant elle nâexiste pas, ou elle existe trop peu », poursuit-elle. Câest Ă travers une vidĂ©o-confĂ©rence, que le directeur de lâOmpi Francis Gurry a pu donner des recommandations sur le mĂ©tier dâĂ©diteur. Pour lui, il faut Ă©diter, mais Ă©diter utile. Câest donc fort de ces constats que le Premier ministre, Philemon Yang a, au nom du chef de lâEtat, dĂ©clarĂ© ouverte la rĂ©flexion de YaoundĂ©. Les travaux dâhier se tenaient en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Cameroun.
ââIllegal Immigration: 250 Cameroonians Return from Libya
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA
They arrived at the Yaounde Nsimalen Airport, Tuesday night amidst tears of joy.
It was a long wait, but the dream of some stranded Cameroonian migrants from the Republic of Libya came to a reality on November 21, 2017, when a Libyan Airlines plane touched down at the Yaounde Nsimalen International Airport at about 10:45 p.m. On board were some 250 Cameroonians amongst whom 58 women, nine of them pregnant and also nine children. As the migrants walked out of the aircraft, all dressed in similar blue and white tracksuits and tennis, some of them sang songs of joy for a long-awaited freedom from torture and slavery in Libya.
On hand to receive the migrants was a host of workers from the International Organisation for Migration (IOM), Ministries of Public Health, Social Affairs, External Relations and the General Delegation of National Security (DGSN). The main boarding hall of the Yaounde Nsimalen Airport was immediately transformed into an emergency unit to administer urgent vaccination (yellow fever) on these migrants as well as provide immediate healthcare and physiological counselling for those in need.
All dressed in medical gowns, gloves and mouth mask, the emergency health team which was made-up of over 30 health workers amongst them doctors, nurses, psychologists, police officers and epidemiologists began an instant one-on-one consultation with the migrants. An emergency ambulance was on stand-by to transport those who required intense medical attention into specific hospitals in the city of Yaounde.
It was a pathetic scene for many observers as some of the migrants looking unusually slim walked through the corridors of the airport. Some of the migrants could barely move as they looked sick and weary. Others lamented that the liberation operation had taken so long as they have suffered for so long and felt abandoned by the government. One of the migrants, Felix Wandji Tchakounte wept as he narrated his ordeal alongside many other Cameroonians some of whom died in the desert from Agadez in Niger to Libya. Another migrant, Joel Marcel Chewe, although in tears rejoiced to have arrived Cameroon alive. He said they all left Cameroon in search of greener pastures in Europe passing through Libya. Joel Marcel Chewe says it was a nightmare as he and many other migrants were transported from one prison to another in torture. Anguish is all Chewe and his friends knew as they were beaten each moment with no food or healthcare.
The repatriation of these migrants is initiated by the government of Cameroon and the IMO. It is within a three-year European Union sponsored project for the protection and reintegration of vulnerable migrants. The migrants will receive a sum of FCFA 65,000 each for reintegration into their families. Tuesdayâs migrant return is the second in a series. Last week, some 40 migrants returned from Libya. So far, the project targets 850 Cameroonian migrants and statistics from IMO indicate that there are over 1,700 Cameroonian migrants in Libya.
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA
They arrived at the Yaounde Nsimalen Airport, Tuesday night amidst tears of joy.
It was a long wait, but the dream of some stranded Cameroonian migrants from the Republic of Libya came to a reality on November 21, 2017, when a Libyan Airlines plane touched down at the Yaounde Nsimalen International Airport at about 10:45 p.m. On board were some 250 Cameroonians amongst whom 58 women, nine of them pregnant and also nine children. As the migrants walked out of the aircraft, all dressed in similar blue and white tracksuits and tennis, some of them sang songs of joy for a long-awaited freedom from torture and slavery in Libya.
On hand to receive the migrants was a host of workers from the International Organisation for Migration (IOM), Ministries of Public Health, Social Affairs, External Relations and the General Delegation of National Security (DGSN). The main boarding hall of the Yaounde Nsimalen Airport was immediately transformed into an emergency unit to administer urgent vaccination (yellow fever) on these migrants as well as provide immediate healthcare and physiological counselling for those in need.
All dressed in medical gowns, gloves and mouth mask, the emergency health team which was made-up of over 30 health workers amongst them doctors, nurses, psychologists, police officers and epidemiologists began an instant one-on-one consultation with the migrants. An emergency ambulance was on stand-by to transport those who required intense medical attention into specific hospitals in the city of Yaounde.
It was a pathetic scene for many observers as some of the migrants looking unusually slim walked through the corridors of the airport. Some of the migrants could barely move as they looked sick and weary. Others lamented that the liberation operation had taken so long as they have suffered for so long and felt abandoned by the government. One of the migrants, Felix Wandji Tchakounte wept as he narrated his ordeal alongside many other Cameroonians some of whom died in the desert from Agadez in Niger to Libya. Another migrant, Joel Marcel Chewe, although in tears rejoiced to have arrived Cameroon alive. He said they all left Cameroon in search of greener pastures in Europe passing through Libya. Joel Marcel Chewe says it was a nightmare as he and many other migrants were transported from one prison to another in torture. Anguish is all Chewe and his friends knew as they were beaten each moment with no food or healthcare.
The repatriation of these migrants is initiated by the government of Cameroon and the IMO. It is within a three-year European Union sponsored project for the protection and reintegration of vulnerable migrants. The migrants will receive a sum of FCFA 65,000 each for reintegration into their families. Tuesdayâs migrant return is the second in a series. Last week, some 40 migrants returned from Libya. So far, the project targets 850 Cameroonian migrants and statistics from IMO indicate that there are over 1,700 Cameroonian migrants in Libya.
ââUniversitĂ©s: Les visages de la corruption
MESSI BALA
La Conac est en campagne de sensibilisation contre le fléau dans les Campus.
La corruption est prĂ©gnante en milieu universitaire au Cameroun. Le temps dâun micro-trottoir au campus de Ngoa-EkellĂ© Ă lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, lâon en sort avec un florilĂšge des manifestations de ce flĂ©au. « La principale manifestation de la corruption ici est la vente des notes par certains enseignants. Des Ă©tudiants qui travaillent mal vont voir les enseignants ou des agents de la scolaritĂ© pour quâon amĂ©liore leurs notes», susurre Basile B. « Certains membres de la communautĂ© universitaire nâhĂ©sitent pas Ă se prostituer pour soit amĂ©liorer leurs notes soit se faire rĂ©diger des rapports ou bĂ©nĂ©ficier des promotions », confie un enseignant.
Non loin de la citĂ©-universitaire de Ngoa-EkellĂ©, le quartier Bonamoussadi a une rĂ©putation bien Ă©tablie. « Ici, vous trouvez facilement des gens qui vous dĂ©livrent nâimporte quel diplĂŽme ou relevĂ© de notes», chuchote un gĂ©rant de salon de coiffure. Câest aussi le lieu de plusieurs trafics. Le partage illicite de lâĂ©lectricitĂ© entre locataires, la distribution frauduleuse du cĂąble⊠On se rappelle encore lâannĂ©e derniĂšre de lâinterpellation Ă Bonamoussadi de certains jeunes gens opĂ©rant dans lâarnaque sur Internet.
La Commission nationale anti-corruption (Conac) a listĂ©, en plus du monnayage des notes et du phĂ©nomĂšne des notes « sexuellement transmissibles », dâautres manifestations de la gangrĂšne. Entre autres, le nĂ©potisme, les faux diplĂŽmes, les promotions-canapĂ©, le tribalisme, lâabus dâautoritĂ©. Selon lâorganisme, lâindice de perception du flĂ©au dans le secteur Ă©ducatif donne une moyenne qui oscille entre 6,5 et 7,5/10. « Cela veut dire que câest assez Ă©levĂ© et câest trĂšs sĂ©rieux », reconnaĂźt DieudonnĂ© Massi Gams, prĂ©sident de la Conac.
Dans son ambition de contrer la pieuvre, lâorgane de lutte contre la corruption a lancĂ©, lundi 20 novembre dernier, Ă lâamphi 700 de YaoundĂ© I, une campagne de sensibilisation Ă lâĂ©ducation Ă lâintĂ©gritĂ©. Une action qui court jusquâau 6 dĂ©cembre 2017 et va aboutir Ă la mise en place des clubs dâintĂ©gritĂ© dans les universitĂ©s et instituts privĂ©s dâenseignement supĂ©rieur. Une maniĂšre dâinculquer le respect de la chose publique aux plus jeunes.
MESSI BALA
La Conac est en campagne de sensibilisation contre le fléau dans les Campus.
La corruption est prĂ©gnante en milieu universitaire au Cameroun. Le temps dâun micro-trottoir au campus de Ngoa-EkellĂ© Ă lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, lâon en sort avec un florilĂšge des manifestations de ce flĂ©au. « La principale manifestation de la corruption ici est la vente des notes par certains enseignants. Des Ă©tudiants qui travaillent mal vont voir les enseignants ou des agents de la scolaritĂ© pour quâon amĂ©liore leurs notes», susurre Basile B. « Certains membres de la communautĂ© universitaire nâhĂ©sitent pas Ă se prostituer pour soit amĂ©liorer leurs notes soit se faire rĂ©diger des rapports ou bĂ©nĂ©ficier des promotions », confie un enseignant.
Non loin de la citĂ©-universitaire de Ngoa-EkellĂ©, le quartier Bonamoussadi a une rĂ©putation bien Ă©tablie. « Ici, vous trouvez facilement des gens qui vous dĂ©livrent nâimporte quel diplĂŽme ou relevĂ© de notes», chuchote un gĂ©rant de salon de coiffure. Câest aussi le lieu de plusieurs trafics. Le partage illicite de lâĂ©lectricitĂ© entre locataires, la distribution frauduleuse du cĂąble⊠On se rappelle encore lâannĂ©e derniĂšre de lâinterpellation Ă Bonamoussadi de certains jeunes gens opĂ©rant dans lâarnaque sur Internet.
La Commission nationale anti-corruption (Conac) a listĂ©, en plus du monnayage des notes et du phĂ©nomĂšne des notes « sexuellement transmissibles », dâautres manifestations de la gangrĂšne. Entre autres, le nĂ©potisme, les faux diplĂŽmes, les promotions-canapĂ©, le tribalisme, lâabus dâautoritĂ©. Selon lâorganisme, lâindice de perception du flĂ©au dans le secteur Ă©ducatif donne une moyenne qui oscille entre 6,5 et 7,5/10. « Cela veut dire que câest assez Ă©levĂ© et câest trĂšs sĂ©rieux », reconnaĂźt DieudonnĂ© Massi Gams, prĂ©sident de la Conac.
Dans son ambition de contrer la pieuvre, lâorgane de lutte contre la corruption a lancĂ©, lundi 20 novembre dernier, Ă lâamphi 700 de YaoundĂ© I, une campagne de sensibilisation Ă lâĂ©ducation Ă lâintĂ©gritĂ©. Une action qui court jusquâau 6 dĂ©cembre 2017 et va aboutir Ă la mise en place des clubs dâintĂ©gritĂ© dans les universitĂ©s et instituts privĂ©s dâenseignement supĂ©rieur. Une maniĂšre dâinculquer le respect de la chose publique aux plus jeunes.
ââJapoma stadium: Work on Good Footing
Fred VUBEM TOH
The edifice is beginning to emerge from the ground as the skeleton to host the main tribune is now visible even from a distance.
Construction work on the Japoma stadium in Douala to host the 2019 AFCON is progressing according to schedule. Though only 20 per cent of the work has been done so far, the project manager, Zeki Bozkurt said work is progressing according to plan reassuring the public that the stadium will be completed by 20th September 2018. So far, 1,660 of the 1,888 pillars to be erected have been done while the slaps of the main tribune on which the chairs will be affixed have been constructed already.
âThe entire foundation work has been completed and it is now left for the rest of the tribunes to be erected. The most difficult part of the work has been done alreadyâ, said Kingue Godson John, the Public Relations Officers for Yenigun, the Turkish company in charge of the construction work. As from February, the pre-manufactured tribunes will start being erected with 25 per shift and 100 per day since they work day and night. 25 per cent of the precast tribunes will be made on the spot in Cameroon while 75 per cent will come from Turkey.
Samples of material used for the construction are tested before use to make sure they meet norms ranging from sand to cement passing through pebbles of stone, soil and the resistance of the mixtures. The quality check is countered by three different people; Yenigun, Labogenie and Leonardo, the company in charge of quality control.
Meanwhile, the 45 hectares wide construction site is as busy as a beehive with workers identified from the yellow helmets comprising bricklayers, iron benders fidgeting around the skeleton of the edifice which is gradually taking shape. There are also trucks and caterpillars digging and moving ground from one end to the other while four heavy cranes tower above the structure carrying cement, iron and other building materials to workers in high positions. There stock piles of iron, cables and pipes around the construction site as heavy duty trucks continue to off load containers from Europe.
Two of the four big cranes with a weightlifting capacity of 350 tons to be used in carrying the locally made precast tribunes have been erected already. When completed the stadium will have a capacity of 50.000 seats and will be covered with a semi translucent material on the roof and seats will be foldable.
It will also have facilities like toilets, restaurants, a media room, a public announcement system as well as telecommunication system. It will be surrounded by a concrete fence with metallic gates and there will be two standby generators to supply energy in case of power failure. The construction company is giving a guarantee of 10 years.
Fred VUBEM TOH
The edifice is beginning to emerge from the ground as the skeleton to host the main tribune is now visible even from a distance.
Construction work on the Japoma stadium in Douala to host the 2019 AFCON is progressing according to schedule. Though only 20 per cent of the work has been done so far, the project manager, Zeki Bozkurt said work is progressing according to plan reassuring the public that the stadium will be completed by 20th September 2018. So far, 1,660 of the 1,888 pillars to be erected have been done while the slaps of the main tribune on which the chairs will be affixed have been constructed already.
âThe entire foundation work has been completed and it is now left for the rest of the tribunes to be erected. The most difficult part of the work has been done alreadyâ, said Kingue Godson John, the Public Relations Officers for Yenigun, the Turkish company in charge of the construction work. As from February, the pre-manufactured tribunes will start being erected with 25 per shift and 100 per day since they work day and night. 25 per cent of the precast tribunes will be made on the spot in Cameroon while 75 per cent will come from Turkey.
Samples of material used for the construction are tested before use to make sure they meet norms ranging from sand to cement passing through pebbles of stone, soil and the resistance of the mixtures. The quality check is countered by three different people; Yenigun, Labogenie and Leonardo, the company in charge of quality control.
Meanwhile, the 45 hectares wide construction site is as busy as a beehive with workers identified from the yellow helmets comprising bricklayers, iron benders fidgeting around the skeleton of the edifice which is gradually taking shape. There are also trucks and caterpillars digging and moving ground from one end to the other while four heavy cranes tower above the structure carrying cement, iron and other building materials to workers in high positions. There stock piles of iron, cables and pipes around the construction site as heavy duty trucks continue to off load containers from Europe.
Two of the four big cranes with a weightlifting capacity of 350 tons to be used in carrying the locally made precast tribunes have been erected already. When completed the stadium will have a capacity of 50.000 seats and will be covered with a semi translucent material on the roof and seats will be foldable.
It will also have facilities like toilets, restaurants, a media room, a public announcement system as well as telecommunication system. It will be surrounded by a concrete fence with metallic gates and there will be two standby generators to supply energy in case of power failure. The construction company is giving a guarantee of 10 years.
ââHigh-speed Train: China To Construct 15,000 km Of Network By 2030
#Economie
Kimeng Hilton NDUKONG, Shanghai, China
The country currently boasts the worldâs fastest high-speed train at 350 km per hour.
Since China launched high-speed or bullet trains in 2008, the country has built 22,000 km of rail, becoming the worldâs largest high-speed network. The authorities plan to construct 15,000 km of bullet train rail by 2030 to take the total to 37,000 km.
Zhao Zhangshan, Deputy Director, International Department, China Academy of Railway Sciences, CARS, briefed 27 African journalists on November 20, 2017 in the Chinese capital, Beijing, just before they took the Fuxing or âChinese Rejuvenationâ bullet train to Shanghai.
Zhao said 7 billion passengers were transported by high-speed train in the country in the last seven years without any accident, making the transport system the safest in the world. Meanwhile, China boasts the fastest high-speed train service in the world today at 350 km per hour.
The new speed was introduced on September 21, 2017. From 2008 to 2016, the fastest Chinese-built high-speed trains covered 300 km in an hour. The 1,318-km-long Beijing-Shanghai high-speed line that opened to traffic in 2012 is now covered by Fuxing trains in 4 hours, 28 minutes - with brief stopovers at a few stations.
Connecting the Chinese capital in the north with the country's major financial and trade hub in the south, the Beijing-Shanghai high-speed railway is one of the busiest in the country, transporting over 100 million passengers a year.
Chinese Rejuvenation trains - entirely designed and manufactured in China - are smooth, have free Wi-Fi connection and much space between front and back seats. The coaches are almost noiseless, convenient, environmentally-friendly, comfortable and cost-effective. Moreover, the seats are big and comfortable like in airline First Class compartments.
Fuxing trains are substantial upgrades of previous bullet trains known as Hexie or âHarmony.â Inbuilt sophisticated monitoring systems automatically slow down trains in case of emergency or abnormal conditions.
Chinese Rejuvenation trains have so far been sold to Indonesia, Russia, Iran and India; while Chinese engineers are constructing high-speed rail lines in Asia and Europe.
As part of its quest for technological innovation, China on August 30, 2017 announced that it was developing a âflying trainâ that can travel at up to 4,000 km per hour â five times 5 times faster than civilian aircraft.
#Economie
Kimeng Hilton NDUKONG, Shanghai, China
The country currently boasts the worldâs fastest high-speed train at 350 km per hour.
Since China launched high-speed or bullet trains in 2008, the country has built 22,000 km of rail, becoming the worldâs largest high-speed network. The authorities plan to construct 15,000 km of bullet train rail by 2030 to take the total to 37,000 km.
Zhao Zhangshan, Deputy Director, International Department, China Academy of Railway Sciences, CARS, briefed 27 African journalists on November 20, 2017 in the Chinese capital, Beijing, just before they took the Fuxing or âChinese Rejuvenationâ bullet train to Shanghai.
Zhao said 7 billion passengers were transported by high-speed train in the country in the last seven years without any accident, making the transport system the safest in the world. Meanwhile, China boasts the fastest high-speed train service in the world today at 350 km per hour.
The new speed was introduced on September 21, 2017. From 2008 to 2016, the fastest Chinese-built high-speed trains covered 300 km in an hour. The 1,318-km-long Beijing-Shanghai high-speed line that opened to traffic in 2012 is now covered by Fuxing trains in 4 hours, 28 minutes - with brief stopovers at a few stations.
Connecting the Chinese capital in the north with the country's major financial and trade hub in the south, the Beijing-Shanghai high-speed railway is one of the busiest in the country, transporting over 100 million passengers a year.
Chinese Rejuvenation trains - entirely designed and manufactured in China - are smooth, have free Wi-Fi connection and much space between front and back seats. The coaches are almost noiseless, convenient, environmentally-friendly, comfortable and cost-effective. Moreover, the seats are big and comfortable like in airline First Class compartments.
Fuxing trains are substantial upgrades of previous bullet trains known as Hexie or âHarmony.â Inbuilt sophisticated monitoring systems automatically slow down trains in case of emergency or abnormal conditions.
Chinese Rejuvenation trains have so far been sold to Indonesia, Russia, Iran and India; while Chinese engineers are constructing high-speed rail lines in Asia and Europe.
As part of its quest for technological innovation, China on August 30, 2017 announced that it was developing a âflying trainâ that can travel at up to 4,000 km per hour â five times 5 times faster than civilian aircraft.
ââEdition et dĂ©veloppement: lâAfrique veut combler son retard
#Politique
Marie Christine NGONO
Cette prĂ©occupation est au centre de la rencontre de haut niveau ouverte hier Ă YaoundĂ©, au nom du chef de lâEtat, par le PM, Philemon Yang.
Sur 59 millions dâenfants non scolarisĂ©s recensĂ©s dans le monde, la moitiĂ© vit en Afrique subsaharienne. Câest le constat dressĂ© par lâOrganisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi) hier au cours de la confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sur lâindustrie de lâĂ©dition.
Ces assises qui se tiennent sur le thĂšme « Le secteur de lâĂ©dition en Afrique et son rĂŽle dans lâĂ©ducation et la croissance Ă©conomique » ont Ă©tĂ© ouvertes hier au Hilton hĂŽtel de YaoundĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat.
Les travaux de YaoundĂ© qui sont organisĂ©s par lâOmpi en collaboration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture du Cameroun, ont pour ambition de diagnostiquer les maux qui minent le secteur du livre en Afrique et surtout dâorienter la rĂ©flexion sur lâĂ©volution de ce secteur dans la perspective de partenariats et dâĂ©changes dans le contexte africain. Ce sont donc lĂ des enjeux aux volets culturel et Ă©conomique que prĂ©sente cette rencontre.
Pour relever ce défi, une quarantaine de pays du continent africain participent aux travaux qui prennent fin ce jour. Autour de la table, on retrouve des enseignants, des instituteurs, des personnes au service du développement culturel.
« Nous avons invitĂ© les responsables des ministĂšres en charge de lâĂ©ducation, et des responsables du secteur privĂ© de lâĂ©dition. Il est trĂšs important que ce secteur puisse se dĂ©velopper avec un pan de lâĂ©conomie privĂ© » a dĂ©clarĂ© Sylvie Forbin, vice-directrice gĂ©nĂ©rale de lâOmpi.
Parce que le continent a besoin dâune Ă©ducation de qualitĂ©, la culture littĂ©raire occupe donc une place primordiale dans le dĂ©veloppement de lâAfrique. Les livres pourraient ainsi constituer lâun des outils pouvant favoriser la sortie de ce chaos.
Or, comme le constate Sylvie Forbi, « les livres manquent en Afrique. Beaucoup plus lâĂ©dition. Mais lâĂ©dition Ă©ducative en particulier est trĂšs importante. Cependant elle nâexiste pas, ou elle existe trop peu », poursuit-elle. Câest Ă travers une vidĂ©o-confĂ©rence, que le directeur de lâOmpi Francis Gurry a pu donner des recommandations sur le mĂ©tier dâĂ©diteur.
Pour lui, il faut Ă©diter, mais Ă©diter utile. Câest donc fort de ces constats que le Premier ministre, Philemon Yang a, au nom du chef de lâEtat, dĂ©clarĂ© ouverte la rĂ©flexion de YaoundĂ©. Les travaux dâhier se tenaient en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Cameroun.
#Politique
Marie Christine NGONO
Cette prĂ©occupation est au centre de la rencontre de haut niveau ouverte hier Ă YaoundĂ©, au nom du chef de lâEtat, par le PM, Philemon Yang.
Sur 59 millions dâenfants non scolarisĂ©s recensĂ©s dans le monde, la moitiĂ© vit en Afrique subsaharienne. Câest le constat dressĂ© par lâOrganisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi) hier au cours de la confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau sur lâindustrie de lâĂ©dition.
Ces assises qui se tiennent sur le thĂšme « Le secteur de lâĂ©dition en Afrique et son rĂŽle dans lâĂ©ducation et la croissance Ă©conomique » ont Ă©tĂ© ouvertes hier au Hilton hĂŽtel de YaoundĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, reprĂ©sentant personnel du chef de lâEtat.
Les travaux de YaoundĂ© qui sont organisĂ©s par lâOmpi en collaboration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture du Cameroun, ont pour ambition de diagnostiquer les maux qui minent le secteur du livre en Afrique et surtout dâorienter la rĂ©flexion sur lâĂ©volution de ce secteur dans la perspective de partenariats et dâĂ©changes dans le contexte africain. Ce sont donc lĂ des enjeux aux volets culturel et Ă©conomique que prĂ©sente cette rencontre.
Pour relever ce défi, une quarantaine de pays du continent africain participent aux travaux qui prennent fin ce jour. Autour de la table, on retrouve des enseignants, des instituteurs, des personnes au service du développement culturel.
« Nous avons invitĂ© les responsables des ministĂšres en charge de lâĂ©ducation, et des responsables du secteur privĂ© de lâĂ©dition. Il est trĂšs important que ce secteur puisse se dĂ©velopper avec un pan de lâĂ©conomie privĂ© » a dĂ©clarĂ© Sylvie Forbin, vice-directrice gĂ©nĂ©rale de lâOmpi.
Parce que le continent a besoin dâune Ă©ducation de qualitĂ©, la culture littĂ©raire occupe donc une place primordiale dans le dĂ©veloppement de lâAfrique. Les livres pourraient ainsi constituer lâun des outils pouvant favoriser la sortie de ce chaos.
Or, comme le constate Sylvie Forbi, « les livres manquent en Afrique. Beaucoup plus lâĂ©dition. Mais lâĂ©dition Ă©ducative en particulier est trĂšs importante. Cependant elle nâexiste pas, ou elle existe trop peu », poursuit-elle. Câest Ă travers une vidĂ©o-confĂ©rence, que le directeur de lâOmpi Francis Gurry a pu donner des recommandations sur le mĂ©tier dâĂ©diteur.
Pour lui, il faut Ă©diter, mais Ă©diter utile. Câest donc fort de ces constats que le Premier ministre, Philemon Yang a, au nom du chef de lâEtat, dĂ©clarĂ© ouverte la rĂ©flexion de YaoundĂ©. Les travaux dâhier se tenaient en prĂ©sence de nombreux membres du gouvernement et du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© au Cameroun.
ââEconomic Growth: Africans Want Publishing Industry Key Pillar
#Politique
Emmanuel KENDEMEH
A high level regional conference on the publishing industry in Africa and its role in education and economic growth is taking place in Yaounde.
African governments are resolutely determined to get the publishing industry one of the main pillars of the continentâs economic growth by putting in place actions for the public/private partnerships in order to get in Africa good benchmarks and good practices on which to build.
As the Deputy Director General of the World Intellectual Property Rights Organisation (WIPO) for Copyright and Creative Industries Sector, Sylvie Forbin said, this is the ultimate goal of the high level regional two-day conference that started at the Yaounde Hilton Hotel on November 22, 2017.
The importance of the book and publishing industry has taken a central position in preoccupations of the African continent that the Yaounde conference is place under the patronage of the Cameroonâs Head of State, Paul Biya.
The Head of State, as such designated Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang who chaired the opening ceremony of the conference in his name.
The Director General of the World Intellectual Property Rights Organisation, Francis Gurry in a video statement said the development of the publishing industry in Africa was vital considering that the continent had the fastest growing youth population that will soon make Africa the centre of human resources.
He said Africa that was in the process of transformation and emergence, needed a strong book industry, planned quality education and a valuable publishing industry.
Corroborating the Director General of WIPO, the organisationâs Deputy Director General Sylvie Forbin told the press that international statistics indicated that the biggest publishing enterprises were in the United States of America, Europe, Japan, China and India.
She indicated that Africa was under represented . The continent, she further disclosed, has many authors but the organisation of the sector as a publishing industry capable of producing its own authors in the African soil was not yet developed.
The key challenge of the Yaounde conference, Sylvie Forbin said, was to transform publishing into an industrial sector and valorise its authors.
Cameroonâs Minister of Arts and Culture, Professor Narcisse Mouelle Kombi said over 150 delegates from more than 40 African countries and organisations were attending the Yaounde Conference.
The experts and participants would propose ways of correcting the paradox in the publishing sector where in a country like France the sector provides over 75,000 jobs but is weak in Africa.
They would also propose ways the publishing sector can adequately face competition from the digital sector, define new strategies on ways of acquiring the necessary resources.
All these are reflected in topics being discussed such as preparing the grounds for access to education materials, flourishing publishing industry and the judicial, social, economic and cultural bases of the publishing sector and reading culture.
#Politique
Emmanuel KENDEMEH
A high level regional conference on the publishing industry in Africa and its role in education and economic growth is taking place in Yaounde.
African governments are resolutely determined to get the publishing industry one of the main pillars of the continentâs economic growth by putting in place actions for the public/private partnerships in order to get in Africa good benchmarks and good practices on which to build.
As the Deputy Director General of the World Intellectual Property Rights Organisation (WIPO) for Copyright and Creative Industries Sector, Sylvie Forbin said, this is the ultimate goal of the high level regional two-day conference that started at the Yaounde Hilton Hotel on November 22, 2017.
The importance of the book and publishing industry has taken a central position in preoccupations of the African continent that the Yaounde conference is place under the patronage of the Cameroonâs Head of State, Paul Biya.
The Head of State, as such designated Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang who chaired the opening ceremony of the conference in his name.
The Director General of the World Intellectual Property Rights Organisation, Francis Gurry in a video statement said the development of the publishing industry in Africa was vital considering that the continent had the fastest growing youth population that will soon make Africa the centre of human resources.
He said Africa that was in the process of transformation and emergence, needed a strong book industry, planned quality education and a valuable publishing industry.
Corroborating the Director General of WIPO, the organisationâs Deputy Director General Sylvie Forbin told the press that international statistics indicated that the biggest publishing enterprises were in the United States of America, Europe, Japan, China and India.
She indicated that Africa was under represented . The continent, she further disclosed, has many authors but the organisation of the sector as a publishing industry capable of producing its own authors in the African soil was not yet developed.
The key challenge of the Yaounde conference, Sylvie Forbin said, was to transform publishing into an industrial sector and valorise its authors.
Cameroonâs Minister of Arts and Culture, Professor Narcisse Mouelle Kombi said over 150 delegates from more than 40 African countries and organisations were attending the Yaounde Conference.
The experts and participants would propose ways of correcting the paradox in the publishing sector where in a country like France the sector provides over 75,000 jobs but is weak in Africa.
They would also propose ways the publishing sector can adequately face competition from the digital sector, define new strategies on ways of acquiring the necessary resources.
All these are reflected in topics being discussed such as preparing the grounds for access to education materials, flourishing publishing industry and the judicial, social, economic and cultural bases of the publishing sector and reading culture.