Cameroon Tribune
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Cameroun Tribune, Le Quotidien National Bilingue.
​​The University of Douala: Lecturers Call Off Strike

#Regions
Christopher JATOR

Both parties have resolved to meet once every month to discuss and communicate on the projects going on in the institution.

Following a crisis resolution meeting with representative of the Minister of Higher Education and Rector of the University of Douala Monday, November 27, 2017, aggrieved lecturers of the university under the umbrella of the National Union of Teachers of Higher Education (SYNES) have called off their strike begun Tuesday, November 21 to Sunday November 26.

Students once again had lessons dished out to them throughout Monday as lecturers went back to amphitheatres. This comes after almost a week of suspension of lectures. The aggrieved demanded infrastructure including offices and functional toilets furnished with water. To Desmond Eyango Djombi, Coordinator of SYNES, “we have dialogued and come to a consensus but there are still some points that we are still going to discuss in the days ahead.”

Speaking to the press after the meeting that held in the university behind closed doors Monday, Prof. François-Xavier Etoa, Rector, disclosed that most of the demands by the lecturers already had their solutions going on. “Most of the problems that protesters put forth had their solution already existing but the problem has been the speed of implementation of the projects and lack of communication. They did not know that many things were being done on the ground.

As a result, we have resolved to be meeting once every month to discuss and communicate on the projects going on in the university,” he pointed out.
Blame was attributed to contractors who have not been able to work within deadlines.

However, the contractors have agreed to speed up their work in order to ensure water supply on campus. Infrastructural problems may take some time to be realised but some structures are already under construction even before the protest kicked off.
​​« Des solutions Ă©taient dĂ©jĂ  mises en route »

#Regions
Christopher JATOR

Pr François-Xavier Etoa, Recteur de l’universitĂ© de Douala.

Quelle atmosphĂšre rĂšgne aujourd’hui Ă  l’universitĂ© de Douala ?
L’atmosphĂšre, il faut dĂ©jĂ  le dire, mĂȘme pendant la grĂšve, Ă©tait calme. C’était pacifique au campus. Comme toute activitĂ© de grĂšve, de protestation, de manifestation ou de revendication, cela fait partie des libertĂ©s accordĂ©es par le chef de l’Etat aux citoyens. Donc, il n’y a pas de difficultĂ© majeure Ă  comprendre que les enseignants expriment Ă  haute voix, les prĂ©occupations qu’ils peuvent avoir. Ils se sont rendu compte que nos emplois du temps n’ont pas correspondu. Ils auraient pu s’assurer que j’étais prĂ©sent pour les recevoir au moment oĂč ils ont dĂ©posĂ© un prĂ©avis de grĂšve.

On aurait pu Ă©changer et un certain nombre de choses soulevĂ©es auraient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©es avant le mouvement. Parce que tel problĂšme avait dĂ©jĂ  un dĂ©but de solution, tel autre Ă©tait en phase de rĂ©solution dĂ©finitive, tel dernier avait dĂ©jĂ  une programmation qui permettrait qu’il y ait une solution. Mes collĂšgues auraient pu se rendre compte que dans les problĂšmes soulevĂ©s, il y en a qui ne peuvent pas trouver solution en 24 heures.

Quelles sont les résolutions concrÚtes aprÚs votre rencontre ?
Les mesures qui ont Ă©tĂ© prises ne l’ont pas Ă©tĂ© aujourd’hui. Toutes les questions soulevĂ©es par les collĂšgues procĂšdent du passĂ© et des solutions Ă©taient en cours. C’est probablement la vitesse d’aboutissement de ces solutions qui a donnĂ© l’impression aux collĂšgues qu’on ne prĂȘtait pas une attention suffisante Ă  leurs prĂ©occupations. Donc, ce qu’on leur a dit pendant la rĂ©union Ă©tait un rappel que pour tel problĂšme, voici les solutions engagĂ©es, tel autre a concrĂštement Ă©tĂ© maĂźtrisĂ©, etc. Par exemple, terminer l’infrastructure pĂ©dagogique qui n’est pas encore achevĂ©e.

Les autres problĂšmes participent un peu de l’aspect domestique interne, comme les aspects liĂ©s Ă  l’hygiĂšne pour des considĂ©rations physiologiques. Ce n’est pas que ces espaces-lĂ  manquent. Malheureusement, il y a beaucoup d’incivisme, ce qui rend donc inopĂ©rantes un certain nombre d’infrastructures de commoditĂ©s au quotidien. A l’issue de la rĂ©union, nous nous sommes sĂ©parĂ©s satisfaits et rĂ©confortĂ©s. Il n’y a pas eu suffisamment de communication. Alors, nous avons pris la rĂ©solution que dĂ©sormais, nous allons nous rencontrer une fois par mois pour Ă©changer et pour amĂ©liorer le vivre ensemble dans notre institution.
​​Lutte contre le Sida: le CERAC aux cĂŽtĂ©s des Ă©tudiants

#Societe
Elise ZIEMINE NGOUMOU

L’association caritative créée par la premiĂšre dame du Cameroun, Chantal Biya, a organisĂ© une journĂ©e de sensibilisation, de dĂ©pistage et de don de sang hier Ă  l’Institut Siantou Ă  YaoundĂ©.

Ils sont jeunes, pleins de vie, parfois inconscients et leur mĂšre, Mme Chantal Biya, premiĂšre dame du Cameroun, ambassadrice spĂ©ciale de l’Onusida, ne veut pas qu’ils soient terrassĂ©s par les affres du VIH/Sida.

Hier, dans le cadre du mois camerounais contre le Sida, l’épouse du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, a dĂ©pĂȘchĂ© une forte dĂ©lĂ©gation des dames du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) Ă  l’Institut universitaire Siantou, campus de Coron Ă  YaoundĂ©.

Etablissement qui compte prÚs de 6 000 étudiants. La délégation conduite par Mme Anne Ndjodo avait une mission précise : sensibiliser les jeunes aux dangers de cette affection, leur faire connaßtre leur statut sérologique et les amener à faire des dons de sang au profit des enfants drépanocytaires du Centre mÚre et enfants de la Fondation Chantal Biya.

S’exprimant au nom de la dĂ©lĂ©gation, AĂŻssa Motaze, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du CERAC, dira que c’est Mme Chantal Biya qui a voulu que soit organisĂ© ce programme d’information en faveur des Ă©tudiants.

Les jeunes Ă©tant considĂ©rĂ©s d’aprĂšs les statistiques actuelles comme la couche sociale la plus touchĂ©e et la plus vulnĂ©rable.

« Vous savez la grande affection que vous porte votre maman, Chantal Biya. Elle voudrait contribuer à vous informer et à vous éduquer pour préserver votre santé.

Aujourd’hui, il s’agit de faire votre dĂ©pistage volontaire du VIH. C’est aussi cela votre droit Ă  la santĂ©. Ensuite, il vous reviendra de prendre, en toute connaissance de cause, la rĂ©solution d’adopter un comportement responsable», leur a-t-elle proposĂ©.

Et Ă  ce sujet, les jeunes filles doivent ĂȘtre au premier plan. Une dĂ©monstration du port correct du prĂ©servatif fĂ©minin leur a d’ailleurs Ă©tĂ© faite par une professionnelle.

Ceci pendant que dans les stands de dĂ©pistage tenus par le ComitĂ© national de lutte contre le Sida, des dons de sang sont encadrĂ©s par le CHU et l’hĂŽpital militaire. A l’espace d’information sur le CERAC, les jeunes ne dĂ©semplissaient pas.

Ouvert autour de 9h, celui rĂ©servĂ© aux dĂ©pistages gratuits avait dĂ©jĂ  enregistrĂ©s 300 volontaires vers 13h. L’opĂ©ration prĂ©vue pour toute la journĂ©e devrait permettre Ă  un grand nombre de ces Ă©tudiants de se faire dĂ©pister. Et pas seulement.

« Le CERAC nous aide aussi Ă  faire des examens qui ne sont pas Ă  notre portĂ©e dans les laboratoires. C’est le cas de l’hĂ©patite et de plusieurs autres affections. Nous disons merci Ă  Mme Chantal Biya pour cela », a dĂ©clarĂ© Laurielle Nganyou, Ă©tudiante.

Ceci Ă  la grande satisfaction de Lucien Wantou Siantou, prĂ©sident gĂ©nĂ©ral de l’Institut universitaire Siantou. Avant cet Ă©tablissement, le CERAC avait dĂ©jĂ  organisĂ© une activitĂ© similaire dans les universitĂ©s de YaoundĂ© et de Douala. Sans oublier les causeries Ă©ducatives dans divers lycĂ©es et collĂšges.
​​Fight Against AIDS: Chantal Biya Takes Campaign To Siantou University

#Societe
MBOM Sixtus

The First Lady’s charity association launched an awareness and voluntary screening progamme at the Siantou University Institute in Yaounde, November 28.

Students of the Siantou University Institute are privileged to have themselves screened for HIV free of charge in an ongoing campaign launched on the varsity campus on November 28. The Circle of Friends of Cameroon (CERAC) opened the campaign following instructions from the association’s Founder and President, First Lady Chantal Biya.

Besides free and voluntary HIV screening, students interested in donating blood in one of the stands set up on the school campus by CERAC partners are also benefiting from free screening for other diseases.

During the launching of the activities organized within the framework of the National Month for the fight against AIDS, Siantou University students and guests were sensitized on transmission and prevention of HIV, STIs and the proper use of female condoms. The campaign targets 2000 students and will end on November 30.

The President of the Siantou University Group, Lucien Wantou Siantou said the ongoing event is the results of efforts made by the First Lady who is equally Special Ambassador of the UNAIDS. He also said her philanthropic works in the fight against AIDS include prevention of mother-to-child transmission of HIV, providing health care for sick children as well as sensitizing adults.

He enumerated many other works of charity which he said, gives Chantal Biya the qualities of an exceptional First Lady.

The Secretary General of CERAC Aicha Motaze, in her address at the animation-packed event, appreciated the support of partner institutions and ministries such as the ACMS, National Blood Donation Program, Ministry of Public Health, Ministry of Higher Education, the General Delegation for National Security among others.

She equally thanked the youths for their willingness to participate in lifesaving activities such as blood donation. The CERAC Scribe noted that CERAC is targeting the youth because they are the most vulnerable group. She also recalled that the charity organization had organized a similar campaign in Yaounde in August this year.

“Knowing your status is your right to health” she said. The CERAC delegation was led by the association’s Vice President.
​​Centre: 23 entrepreneurs agricoles sur le terrain

#Regions
Alfred MVOGO BIYECK

Sa’a (LekiĂ©)- Le sous-prĂ©fet de Sa’a, Foreman Behgouing, qu’entouraient Mgr SosthĂšne LĂ©opold BayĂ©mi, Ă©vĂȘque d’Obala, le gĂ©nĂ©ral de brigade ValĂšre Nka, parrain de la promotion, les partenaires de l’institut, les parents et amis des laurĂ©ats, a prĂ©sidĂ©, le 15 novembre dernier, la sortie solennelle de la deuxiĂšme promotion de l’Institut supĂ©rieur des sciences agronomiques, de l’environnement et de l’entreprenariat rural (Issaeer) de Sa’a.

Ce sont donc vingt-trois jeunes formĂ©s non pas pour le marchĂ© de l’emploi, mais pour se lancer sur le terrain des nouvelles entreprises agricoles, amĂ©liorer celles existantes et le transformer, en passant de l’agriculture de premiĂšre gĂ©nĂ©ration Ă  celle dite de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration.

Un vĂ©ritable dĂ©fi, que la figure tutĂ©laire de leur parrain devrait permettre de relever. Et pour cause. Selon le recteur de l’Issaeer, l’abbĂ© Henri FidĂšle Moto III, « prenez exemple sur le saut qu’il a pu accomplir, sans formation en agriculture, il est passĂ© de l’agriculture de premiĂšre gĂ©nĂ©ration Ă  celle de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration. Car, il a vite compris qu’il fallait agrandir les espaces cultivables et surtout, ne plus reproduire les pratiques de nos parents.

A votre tour de rĂ©aliser ce saut qualitatif ». Et Mgr SosthĂšne LĂ©opold BayĂ©mi, Ă©vĂȘque d’Obala et fondateur de l’Issaeer, de souhaiter que « les valeurs du travail bien fait, de la dĂ©termination, de la persĂ©vĂ©rance, mais aussi de l’humilitĂ© et de la simplicitĂ© », qu’il partage avec le gĂ©nĂ©ral de brigade ValĂšre Nka, participent de leur approche de la vie. Il doit dĂ©sormais ĂȘtre pour eux, un modĂšle.

Avant de souhaiter qu’il soit non seulement le parrain de cette promotion, mais de l’Issaeer tout simplement.

Heureux de se retrouver au milieu de ses filleuls, le gĂ©nĂ©ral de brigade ValĂšre Nka, leur a demandĂ© de changer de mentalitĂ©s. « Abandonnez l’esprit de fonctionnaire, devenez des crĂ©ateurs d’emplois et de richesses.

L’agriculture vous offre cette opportunitĂ© lĂ , pour vous Ă©panouir aussi bien moralement que financiĂšrement. Grace Ă  elle, vous nourrissez les humains, mais aussi les oiseaux et la forĂȘt.

Et vous accomplissez ainsi, une partie de l’Ɠuvre de Dieu. Mais il vous faudra ĂȘtre persĂ©vĂ©rants, courageux et faire preuve d’abnĂ©gation ». Les voilĂ  prĂ©venus, ce n’est qu’au bout de l’effort qu’ils trouveront la rĂ©compense.
​​5e sommet Union africaine-Union europĂ©enne: Paul Biya prĂ©sent

Yves ATANGA

Le président de la République et la premiÚre dame, Chantal Biya, prennent part dÚs ce mercredi aux travaux à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

L’effusion de joie est totale, par ce mardi ensoleillĂ© Ă  l’aĂ©roport international FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny d’Abidjan. Alassane Ouattara, prĂ©sident de la RĂ©publique de CĂŽte d’Ivoire et son Ă©pouse Dominique ne boudent pas leur plaisir, lorsqu’ils accueillent, peu aprĂšs 16h, le prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, Paul Biya, et la premiĂšre dame, Chantal Biya. Les retrouvailles sont volontiers dĂ©monstratives. Signe d’une profonde amitiĂ© et d’une grande estime. En tout cas, le ton de l’accueil plus que chaleureux rĂ©servĂ© hier au couple prĂ©sidentiel camerounais est rĂ©vĂ©lateur.

Parmi les nombreux hĂŽtes qu’il reçoit depuis le dĂ©but de la semaine Ă  l’aĂ©roport, Paul Biya est visiblement pour Alassane Ouattara l’un de ceux dont la prĂ©sence va rehausser le 5e sommet Union africaine-Union europĂ©enne. Et il le montre. La sobriĂ©tĂ© du dispositif protocolaire, en raison d’un nombre important de dĂ©lĂ©gations, n’a donc pas rĂ©ussi Ă  noyer l’arrivĂ©e de Paul et Chantal Biya dans le lot. Au contraire. Et les deux premiĂšres dames y sont allĂ©es de leur touche de spontanĂ©itĂ©, pour complĂ©ter ce beau tableau d’amitiĂ© et de fraternitĂ©.

Le cortĂšge prĂ©sidentiel camerounais a ensuite pris la direction de l’hĂŽtel Sofitel Ivoire, oĂč il va sĂ©journer, comme la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement d’Afrique et d’Europe conviĂ©s Ă  Abidjan. Et sur le parcours, Paul et Chantal Biya ont dĂ» apprĂ©cier la dĂ©termination de ces groupes de compatriotes, dont des militants du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC). MalgrĂ© les rigueurs protocolaires, ils ont tenu Ă  souhaiter la bienvenue au chef de l’Etat et Ă  la premiĂšre dame, en se massant au passage du cortĂšge. En rejoignant l’hĂŽtel Ivoire hier Ă  17h15, le couple prĂ©sidentiel est encore l’objet de toutes les attentions.

DĂšs cette mi-journĂ©e donc, les travaux du 5e Sommet Union-africaine-Union europĂ©enne s’ouvrent dans les somptueuses installations du palais des CongrĂšs logĂ© dans le complexe hĂŽtelier Sofitel Ivoire, de loin le must dans la capitale Ă©conomique ivoirienne. L’infrastructure a Ă©videmment fait peau neuve pour se mettre Ă  la hauteur de l’évĂ©nement. Le troisiĂšme sommet organisĂ© sur le continent africain se penche dĂšs aujourd’hui sur le thĂšme gĂ©nĂ©ral : « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable ». Avec notamment en tĂȘtes d’affiche, le prĂ©sident en exercice de l’Union africaine, Alpha CondĂ©, le prĂ©sident du Conseil europĂ©en, Donald Tusk, mais aussi le prĂ©sident de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat et le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne, Jean-Claude Juncker.

A Abidjan dĂšs ce mercredi, il est clairement question de l’avenir des relations entre les communautĂ©s africaine et europĂ©enne. L’investissement sur la jeunesse constitue la toile de fond des discussions. Mais les sujets classiques de la coopĂ©ration ne seront pas pour autant mis en veilleuse. Car une rencontre Union africaine-Union europĂ©enne est toujours une bonne occasion de parler de paix et sĂ©curitĂ©, migrations et mobilitĂ©s, investissements, dĂ©mocratie
 Alors, place au dĂ©bat !
Cameroon Tribune du jeudi, 30 novembre 2017.
Attaque du 22e BIM dans le Sud-Ouest: la nation unie et solidaire

ISSA TCHIROMA BAKARY

Le propos liminaire du MINCOM lors d’un point de presse donnĂ© hier Ă  YaoundĂ©.

«Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2017, des terroristes lourdement armĂ©s ont attaquĂ© les Ă©lĂ©ments de nos forces de dĂ©fense dĂ©ployĂ©s dans le cadre d’une mission de protection de l’intĂ©gritĂ© territoriale de notre pays Ă  hauteur de la localitĂ© d’Agborkem German, dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-Ouest. Quatre militaires appartenant au 22Ăšme Bataillon d’infanterie motorisĂ© de notre armĂ©e ont Ă©tĂ© froidement assassinĂ©s au cours de cette attaque.

Il s’agit du sergent-chef Tih Julius Angu, du caporal-chef Voula Voula Victor, du Soldat de 2ùme classe Yinda Bobekreo et du Soldat de 2ùme classe Noutchomwo Many Raphael Willy.
Les assaillants qui se rĂ©clament de la branche armĂ©e du mouvement sĂ©cessionniste dĂ©nommĂ©e « Southern Cameroons Ambazonia Consortium United Front », en abrĂ©gĂ© le SCACUF, ont probablement progressĂ© Ă  bord de pirogues, se fondant dans le trafic fluvial particuliĂšrement dense dans cette zone, en raison de la forte prĂ©sence de pĂȘcheurs et de commerçants. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul Biya, chef de l’État, chef des armĂ©es, salue la mĂ©moire de ces braves soldats tombĂ©s sur le champ d’honneur pour dĂ©fendre notre chĂšre patrie.

À nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, la nation unie et solidaire, exprime toute son admiration pour leur courage, leur sens de l’honneur et du patriotisme. Le sacrifice de leur engagement et de leur vie ne sera pas vain et elles bĂ©nĂ©ficieront toujours du soutien de leurs compatriotes.

Le chef de l’État adresse aux familles endeuillĂ©es ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es et s’associe le plus intimement Ă  la douleur qu’elles ressentent en ce triste moment. Cette autre attaque terroriste intervenue dans le dĂ©partement de la Manyu porte Ă  huit le nombre des militaires et gendarmes tombĂ©s sous le feu des sĂ©cessionnistes. Le gouvernement prend donc Ă  tĂ©moin ceux qui, il y a quelques temps, mettaient encore en doute notre parole lorsque nous affirmions ĂȘtre en prĂ©sence d’une organisation terroriste en bonne et due forme.

Cette escalade de la violence et de la tuerie aveugles particuliĂšrement dirigĂ©e contre ceux-lĂ  mĂȘme Ă  qui la RĂ©publique a confiĂ© la dĂ©fense de l’intĂ©gritĂ© territoriale et la sĂ©curitĂ© des personnes et des biens situĂ©s Ă  l’intĂ©rieur de son territoire, interpelle plus que jamais les communautĂ©s nationale et internationale, pour que chacune en ce qui la concerne, puisse prendre la mesure de la situation prĂ©valant actuellement dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Car, comment entretenir un dialogue avec un interlocuteur dont la seule idĂ©ologie consiste en la partition d’un État lĂ©gitime et reconnu comme tel par toutes les instances internationales ?
Comment apporter la moindre rĂ©ponse de tolĂ©rance et d’apaisement face Ă  un adversaire aussi irrĂ©ductible et dont l’extrĂ©misme et le mĂ©pris de la vie humaine reprĂ©sentent le seul substrat de la pensĂ©e et de l’action.

Le gouvernement, par ma voix, interpelle une fois de plus les organisations de dĂ©fense des droits de l’Homme si promptes Ă  la stigmatisation lorsqu’il s’agit de la diriger contre les autoritĂ©s publiques et les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Nous leur posons la question de savoir si ces soldats lĂąchement assassinĂ©s, alors qu’ils n’étaient dans aucune posture de combat, n’auraient aucune grĂące Ă  leurs yeux, et partant, ne seraient, ne fĂ»t-ce qu’en raison de leur appartenance Ă  la condition humaine, nullement Ă©ligibles Ă  leur vocation de dĂ©fense des droits de l’Homme.
​​Nous leur demandons de nous instruire sur la maniĂšre de considĂ©rer leur silence face aux crimes Ă  ciel ouvert perpĂ©trĂ©s par ceux-lĂ  qui hier encore et peut-ĂȘtre mĂȘme aujourd’hui bĂ©nĂ©ficient de leurs faveurs et de leur protection. Nous ne cesserons de l’affirmer et de le marteler : les populations camerounaises vivant dans ces deux RĂ©gions sont en situation d’otages et de captivitĂ©, prises dans les serres de hors-la-loi invĂ©tĂ©rĂ©s et sans aucune vergogne.

Le gouvernement prendra donc toutes ses responsabilitĂ©s, afin de libĂ©rer ces citoyens de l’état de captivitĂ©, de terreur et de psychose que leur oppose l’idĂ©ologie anti-rĂ©publicaine vĂ©hiculĂ©e par les sĂ©cessionnistes.

Le président de la République, Son Excellence Paul Biya, dépositaire en tant que tel de la souveraineté du peuple, continuera pour sa part à promouvoir les vertus du dialogue, de la paix et de la tolérance, pour que triomphe à jamais le vivre ensemble de toutes les composantes de la nation tout entiÚre.
Je vous remercie pour votre aimable attention».
​​Programme gouvernemental 2018: prioritĂ© aux grands projets et aux rĂ©formes

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Pour le prochain exercice budgétaire, Philemon Yang et son équipe vont accélérer la finalisation des grands projets et les réformes institutionnelles et structurelles en cours.

Hier, mercredi 28 novembre 2017, Philemon Yang, Premier ministre, chef du gouvernement, a prĂ©sentĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale le programme Ă©conomique, financier, social et culturel du gouvernement pour l’annĂ©e 2018. Dans une ambiance quelque peu spĂ©ciale, consĂ©cutive Ă  un nouveau mouvement d’humeur des dĂ©putĂ©s du SDF, le Premier ministre a saisi cette occasion pour faire le bilan des actions de l’Etat en 2017 dans divers domaines, et des projections pour le prochain exercice.

Pour ce qui est des actions Ă  mener en 2018, Philemon Yang a affirmĂ© devant les reprĂ©sentants du peuple qu’ « un accent particulier sera mis sur le parachĂšvement des diffĂ©rentes infrastructures de la CAN 2019, l’exĂ©cution des projets rĂ©siduels du Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique, ainsi que sur la mise en Ɠuvre optimale du Plan triennal spĂ©cial jeunes ».

De maniĂšre spĂ©cifique, le systĂšme de la commande publique (avec notamment la finalisation de l’application informatique de programmation des marchĂ©s), le renforcement des capacitĂ©s humaines, matĂ©rielles des forces de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense, ainsi que du systĂšme judiciaire vont particuliĂšrement retenir l’attention du gouvernement, entre autres.

Au plan Ă©conomique, la primautĂ© sera le respect des engagements pris dans le cadre de l’exĂ©cution du Programme Ă©conomique et financier signĂ© au mois de juin 2017, appuyĂ© par la FacilitĂ© Ă©largie de crĂ©dit avec le Fonds monĂ©taire international. Ainsi, concernant les finances publiques, la discipline budgĂ©taire, afin de rationaliser la qualitĂ© de la dĂ©pense, sera maintenue. « De mĂȘme, le gouvernement va s’atteler Ă  amĂ©liorer la mobilisation des recettes », a indiquĂ© le PM.

Et le rĂ©ajustement Ă  la hausse du droit de timbre d’aĂ©roport sur les vols internationaux (de 10 000 F Ă  25 000 F), afin d’optimiser cet impĂŽt ; l’instauration d’un droit d’accise spĂ©cifique au taux rĂ©duit de 25 F sur les jeux de hasard et de divertissement, conformĂ©ment Ă  la lĂ©gislation communautaire CEMAC en la matiĂšre ; la modernisation de la collecte des droits de pĂ©age et de pesage routier, Ă  travers l’instauration du paiement par voie Ă©lectronique sont quelques-unes des mesures envisagĂ©es. L’achĂšvement de chantiers importants dans les secteurs autoroutiers, routiers, des tĂ©lĂ©coms, etc. pour amĂ©liorer la vie des citoyens.

Mais avant d’en arriver lĂ , Philemon Yang a dressĂ© le bilan de l’annĂ©e 2017 qui s’achĂšve dans quelques semaines. De cette partie de l’exercice traditionnel, on peut retenir qu’au 30 septembre 2017, le budget connaĂźt une mobilisation des ressources de deux mille milliards 930 millions 900 mille francs, soit 67% de la prĂ©vision escomptĂ©e, de maniĂšre globale, du fait notamment de certaines contingences comme la lutte contre l’insĂ©curitĂ© et les chocs sur les marchĂ©s internationaux ayant impactĂ©s plusieurs secteurs de l’économie nationale.
​​DĂ©veloppement de l’élevage: un nouveau projet lancĂ©

Josy MAUGER

Les activitĂ©s de ce programme de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration d’une valeur de 60 milliards de F, ont Ă©tĂ© lancĂ©es hier Ă  YaoundĂ© par le ministre TaĂŻga.

Le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales (Minepia), Dr TaĂŻga a procĂ©dĂ© hier au lancement des activitĂ©s du Projet de dĂ©veloppement de l’élevage (Prodel). Il a soulignĂ© l’importance de ce nouveau programme qui couvrira les dix rĂ©gions du pays.

Le ministre indique en substance que ce projet va appuyer les principaux systĂšmes d’élevage qui coexistent : les systĂšmes d’élevage pastoraux et agro-pastoraux (bovins, ovins et caprins) ainsi que les filiĂšres avicoles. Le projet vise le dĂ©veloppement du secteur agricole reprĂ©sentant le facteur de progrĂšs Ă©conomique, de crĂ©ation d’emplois, de sĂ©curitĂ© alimentaire et de rĂ©duction de la pauvretĂ©.

Il est notamment question de moderniser le secteur et de le rendre plus rentable. Pour ce faire, le gouvernement camerounais a sollicitĂ© des financements Ă  la hauteur du projet. En effet, une enveloppe de 100 millions de dollars US soit environ 60 milliards de F a Ă©tĂ© dĂ©bloquĂ© par son partenaire financier et technique qu’est la Banque Mondiale.

D’aprĂšs le Minepia, ces fonds iront essentiellement aux producteurs et pasteurs, de mĂȘme qu’aux femmes et jeunes affectĂ©s par les problĂšmes de pauvretĂ©. Il assure qu’il est davantage question de produire et trouver des marchĂ©s afin que ce projet soit pragmatique, avec des rĂ©sultats probants. Quatre composantes sont au cƓur du programme.

Il s’agit de l’amĂ©lioration de l’accĂšs et de la fourniture des services d’élevage, l’amĂ©lioration de la productivitĂ© des systĂšmes de production pastorale, l’accĂšs au marchĂ© et de rĂ©silience des communautĂ©s pastorales ainsi qu’un appui au dĂ©veloppement des chaĂźnes de valeurs.

De son cĂŽtĂ©, le reprĂ©sentant de la coordinatrice des opĂ©rations de la Banque mondiale, Issa Diaw a soulignĂ© que le Prodel s’inscrit dans la vision du gouvernement de dĂ©velopper une agriculture de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration et de professionnalisation du secteur agricole. « Le projet contribuera Ă  amĂ©liorer la productivitĂ© et la compĂ©titivitĂ© des systĂšmes d’élevage, Ă  renforcer la rĂ©silience des Ă©leveurs et pasteurs face aux changements climatiques et permettra la crĂ©ation d’emplois et l’amĂ©lioration de revenus des Ă©leveurs et des pasteurs », explique-t-il.

Le coordonnateur du Prodel, Sale Abouame quant Ă  lui, parle d’achalander les marchĂ©s, faire passer les producteurs d’une Ă©conomie de premiĂšre gĂ©nĂ©ration dans les activitĂ©s Ă©conomiques de deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration. De la session du ComitĂ© de pilotage organisĂ©e mardi dernier en prĂ©lude au lancement d’hier, l’on retient qu’il est question de faire du Prodel, non pas un projet de subsistance mais un projet Ă©conomiquement rentable et porteur pour l’ensemble des producteurs d’élevage.
​​5th African Union-European Union Summit: Leaders Set Path For New Partnership

#"Presidential
LUKONG Pius NYUYLIME

The two-day summit opened in Abidjan yesterday, November 29 with over 80 Heads of State including President Paul Biya of Cameroon participating.

If the number of participants in a meeting could be a veritable translation of the success of such a come together, then the massive attendance of the 5th African Union-European Union Summit that opened in CĂŽte d'Ivoire's commercial city of Abidjan yesterday can be qualified as one of such. But what transpired from the deliberations that marked the opening goes just far beyond that.

The spirit of commitment that threaded through the nine speeches delivered at the ceremony was, and remain fathomless in the desire to reshape the future of relationships between Africa and Europe.

All the orators spoke one language and orientated their ideas towards the same direction: the plight of the youth who in Africa, in particular, constitutes over 60 per cent of the population and who, in spite of their potentials, remain the highest victims of unemployment with all its consequences; threat to peace and security which is gaining alarming proportion and climate change with the controversy surrounding the implementation of decisions taken to attenuate its nefarious consequences.

How these problems have persistently occupied headline news and top agendas in several national, sub regional and international forums without finding a lasting solution is the question one could discern from the speeches delivered at the Sofitel Hotel Ivoire yesterday.

President Alassane Dramane Ouattara of CĂŽte d'Ivoire, in his welcome address described these issues as serious challenges for both Africa and Europe. The Abidjan summit, he stated, should serve as point of departure for Africa-Europe partnership.

He particularly called on Europe to ease access for African youth in search of education because investing in youth begins with giving them ample education. The Ivorian leader like many others called for an immediate end to the inhuman treatment and selling of youth on transit to Europe in Libya. He invited the youth to believe in the future and stop risking their lives in adventures that may not produce palpable results.

Donald Tusk, President of the European Council was quick to point out that migration is a long term phenomenon and a joined responsibility which needs to be controlled and organised to avoid young people getting drown almost on a daily basis. Illegal immigration to the Chairman of the African Union Commission, Moussa Faki, is the "road to death and humiliation." The solution, he said, is to invest in the youth with focus on education, training and employment among others.

The Abidjan summit to the President of the European Union Commission, Jean-Claude Juncker, is that which is rich in controversies and challenges. As a result, Europe has come to redynamise its partnership with Africa making it a win-win affair. "Africa and Europe can do a lot if they want", he concluded.

Other speakers equally hammered on the need to redefine and review the partnership between the two continents, but the whole issue hinged on the main theme of the summit, that of investing in youth as panacea to fighting poverty and youth unemployment. The ceremony was chaired by the current President of the African Union, Guinean President, Alpha Conde.
​​Green Economy: First Ladies Say Women Need Empowerment

#Presidential
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

On the side-line of the 5th AU-EU Summit, Mrs Chantal Biya has joined her peers to discuss the role of women in curbing climate change effect at Abidjan.

Like sisters from the same family with similar problems, African First Ladies, accompanying their husband for the current African Union–European Union Summit in Abidjan Cîte d’lvoire yesterday, November 29, 2017 joined their voices to stress the need for women to be empowered, as a means to reduce the effects of climate upheavals affecting the world today. This was during a lunch debate for spouses hosted by the First Lady of Cîte d’lvoire, Dominique Quattarra.

By midday, the over 10 African First Ladies in Abidjan, alongside wives of Heads of Government, national and international dignitaries converged on the Ivoire Golf Club on a totally “woman matter.”

Their discussions focused on the theme: “What role can women play in the green economy.” Conviviality and fraternity reigned as the ladies embraced each other upon arrival at the Golf Club. Sitting next to Dominique Quattarra was Cameroon’s First Lady, Chantal Biya.

Amongst other dignitaries spotted in the hall was the spouse of the President of the European Council, Malgorzata Tusk and President of the R20 Green Fund, Michelle Sabban.

Dominique Quattara took to the rostrum explaining that the degradation of the natural resources, the increasing water shortage and the destruction of the ecosystem has spared no continent. Unfortunately, she added, women and children remain the main victims and by far the most severely affected.

One of the globally adopted solutions to the climatic problem, Mrs Quattarra noted, is the transition to a green economy that aims to reduce greenhouse gas emissions and preserve natural resources while creating jobs, fostering growth and contributing to women’s empowerment.

“We must therefore pay special attention to women’s potentials in implementing this economic model by improving their capacity, transferring technology and financing their projects”, Dominique Quattarra underlined.

The First Ladies all agreed that the capacity of women needs to be improved so that they can better understand and tackle the different environmental challenges.

The need to transfer technology to women was also important so as to give them an opportunity to improve their productivity while respecting the environment. Mrs Biya and her peers also saw the necessity to identify the various funds that can help their fellow sisters to gain autonomy through green economy.

During the lunch debate, a beaming Chantal Biya continually nodded her head and encouraged her peers in what they are doing to empower women in a green economy.

It is no news that even before the global effects of climate change came into the limelight, Cameroon’s First Lady had embarked on a long term journey with her associations such as the Circle of Friends of Cameroon (CERAC) to empower women particularly those in Cameroon through the donation of modern agricultural tools to rural women in all the ten regions of the country as well as funds to various female networks.
​​Forum des conjoints: l’économie verte au centre des travaux

#Presidential
Yvette MBASSI-BIKELE

Les Ă©pouses des chefs d’Etat ont dĂ©battu de la place de la femme et de son intĂ©rĂȘt dans ce nouvel ordre.

Les assises entre premiÚres dames se suivent, mais ne se ressemblent pas. Tant par les convives qui y prennent part, que par les sujets qui y sont traités.

Celles d’hier Ă  Abidjan, en marge du 5e Sommet Union africaine – Union europĂ©enne, tenues Ă  l’initiative de la premiĂšre dame ivoirienne, Dominique Ouattara, ont rĂ©uni sept de ses homologues au rang desquelles, Mme Chantal Biya, Ă©pouse du prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun.

En plus de l’épouse du prĂ©sident de la Commission de l’Union europĂ©enne, de celle du Premier ministre du Swaziland et de Claudia Sassou, fille du chef de l’Etat congolais. Au menu de ce « Forum des conjoints » : la prĂ©sentation du « Fonds vert R20 pour les femmes ». Et aussi, dĂ©bat et Ă©change d’expĂ©riences des premiĂšres dames sur le thĂšme :

« Quelle est la place des femmes dans l’économie verte ? » Un sujet plus que jamais d’actualitĂ©, tellement il est liĂ© Ă  l’équilibre de la planĂšte, pour notre terre nourriciĂšre en gĂ©nĂ©ral et la survie de l’humanitĂ© particuliĂšrement.

MichĂšle Sabban, prĂ©sidente du Fonds vert R20, a expliquĂ© qu’il s’agit d’une chaĂźne de valeurs qui vise l’autonomisation de la femme, lui permettant de se crĂ©er ou de se trouver une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus, tout en prenant en compte son environnement. Il est Ă©tabli que les femmes sont les plus affectĂ©es par les dĂ©rĂšglements climatiques.

Elles sont cependant aussi les plus aptes Ă  s’adapter, Ă  assurer la rĂ©silience, pour attĂ©nuer l’impact du rĂ©chauffement climatique. Ainsi, les solutions qui peuvent servir le monde sont inventĂ©es, pour la plupart par les femmes, selon Safia Otokore, responsable d’un programme spĂ©cifique de l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD). Il est donc question de promouvoir lesdites solutions Ă  l’échelle planĂ©taire.

« Aujourd’hui, que ce soit en Europe ou en Afrique, les femmes interviennent dans tous les secteurs d’activitĂ©s clĂ©s. Nous devons donc porter une attention particuliĂšre sur le potentiel de la femme, dans la mise en Ɠuvre de ce modĂšle Ă©conomique.

Dans cette optique, trois facteurs majeurs sont indispensables pour l’implication des femmes dans l’économie verte, Ă  savoir : le renforcement des capacitĂ©s, le transfert des technologies et le financement des projets », a dĂ©clarĂ© Mme Dominique Ouattara.

Des propositions qui ont rencontrĂ© l’assentiment de Mme Chantal Biya dont l’engagement sur ce terrain-lĂ  n’est plus Ă  dĂ©montrer. En effet, la premiĂšre dame camerounaise s’y dĂ©ploie dĂ©jĂ  au travers de son association caritative le Cercle des Amis du Cameroun, créé en 1995.

Grùce à cette institution, des milliers de femmes issues de différents regroupements et coopératives ont bénéficié de formations ou de renforcement des capacités dans plusieurs domaines du développement économique et social.

De mĂȘme que sur les problĂ©matiques environnementales. GrĂące au transfert des technologies, le Cerac a offert la possibilitĂ© aux femmes des zones rurales d’utiliser des outils innovants et des solutions durables permettant d’amĂ©liorer leur productivitĂ©, tout en respectant l’environnement.

Et comment oublier les micro-financements, Ă©pine dorsale, qui a donnĂ© Ă  nombre de Camerounaises les moyens de mettre en Ɠuvre leurs projets ? Ce sont ces riches expĂ©riences qui devront ĂȘtre rĂ©pliquĂ©es un peu partout dans le monde, pour que survive notre planĂšte.
​​À lire sur www.cameroon-tribune.cm

đŸ‡±đŸ‡Ÿ La crise des migrants, forcĂ©ment

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​​Paul Biya regagne YaoundĂ©

Jean Francis BELIBI

A son arrivĂ©e hier soir en compagnie de la premiĂšre dame Chantal Biya, le chef de l’Etat, dans une dĂ©claration Ă  la presse, a fermement condamnĂ© l’assassinat d’élĂ©ments des forces de dĂ©fense dans le Sud-Ouest.

Il Ă©tait un peu plus de 20 h hier soir au pavillon prĂ©sidentiel de l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen. Peu aprĂšs sa descente d’avion et l’accueil au bas de la passerelle par le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, celui de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril, le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh et S.E. Narcisse Malan, ambassadeur de la RĂ©publique de CĂŽte-d’Ivoire, le chef de l’Etat apparaĂźt Ă  l’entrĂ©e du pavillon prĂ©sidentiel, suivi de la premiĂšre dame Chantal Biya.

Il serre la main au secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du RDPC, Jean Nkuete, au directeur adjoint du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Joseph LE, au dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral Ă  la SĂ»retĂ© nationale, Martin Mbarga Nguele, au directeur gĂ©nĂ©ral de la Recherche extĂ©rieure, LĂ©opold Maxime Eko Eko, au gouverneur de la rĂ©gion du Centre, Naseri Paul Bea, aux prĂ©fets du Mfoundi, Jean-Claude Tsila et de la Mefou-et-Afamba, Emmanuel Mariel Djikdent, au dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ©, Gilbert Tsimi Evouna et aux Ă©pouses de ses proches collaborateurs. On remarque l’air grave qu’affiche le chef de l’Etat.

Avant d’entrer au salon consacrĂ© aux entretiens, il marque un arrĂȘt et fait face Ă  la presse prĂ©sente sur les lieux. Paul Biya dit son Ă©motion Ă  la suite des rĂ©cents meurtres de six Ă©lĂ©ments des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion du Sud-Ouest. AprĂšs avoir prĂ©sentĂ© ses condolĂ©ances aux familles Ă©prouvĂ©es, il se fait plus ferme : « Le Cameroun est victime des attaques Ă  rĂ©pĂ©tition de bandes terroristes se rĂ©clamant d’un mouvement terroriste », martĂšle-t-il.

Le chef de l’Etat rassure ensuite que toutes les mesures sont prises « en vue de mettre hors d’état de nuire ces criminels ». Lorsqu’il reçoit sĂ©parĂ©ment les prĂ©sidents du SĂ©nat et de l’AssemblĂ©e nationale, nul besoin de deviner l’objet des discussions. L’entretien avec l’ambassadeur de CĂŽte d’Ivoire se voudra plus chaleureux. Le prĂ©sident de la RĂ©publique a sans doute dĂ» lui dire sa gratitude pour toutes les marques d’attention dont il a fait l’objet au cours de son sĂ©jour Ă  Abidjan oĂč il a pris part au 5e sommet Union africaine-Union europĂ©enne qui s’est tenu dans la capitale Ă©conomique ivoirienne.

L’ultime audience de la soirĂ©e sera consacrĂ©e au ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh. Dans un salon attenant, la premiĂšre dame Chantal Biya Ă©changeait avec les Ă©pouses des proches collaborateurs du chef de l’Etat. Avant de prendre place Ă  bord de la limousine qui allait les conduire au Palais de l’UnitĂ©, le chef de l’Etat et la premiĂšre dame Chantal Biya auront un moment d’attention pour les groupes de danse qui donnaient un air de gaietĂ© Ă  cet accueil.

Comme il y a 48 heures, on notait la présence de Nkon Koa, les filles et femmes de la Haute-Sanaga, les militants de la section RDPC de la Mefou-et-Afamba sud et les membres de la Jeunesse active pour Chantal Biya (JACHABI).
​​« Toutes les dispositions sont prises pour mettre hors d’état de nuire ces criminels »

Jean Francis BELIBI

DĂ©claration du prĂ©sident de la RĂ©publique hier soir peu aprĂšs sa descente d’avion Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen.

« J’ai appris avec Ă©motion l’assassinat de quatre militaires camerounais et de deux policiers dans le Sud-Ouest de notre pays.

Suite Ă  la disparition de ces six valeureux militaires et policiers, je voudrais prĂ©senter mes condolĂ©ances aux familles Ă©prouvĂ©es, ainsi qu’à nos vaillantes forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©.

Je pense que les choses sont dĂ©sormais parfaitement claires pour tout le monde : le Cameroun est victime des attaques Ă  rĂ©pĂ©tition de bandes de terroristes se rĂ©clamant d’un mouvement sĂ©cessionniste.

Face Ă  ces actes d’agression, je tiens Ă  rassurer le peuple camerounais que toutes les dispositions sont prises pour mettre hors d’état de nuire ces criminels et faire en sorte que la paix et la sĂ©curitĂ© soient sauvegardĂ©es sur toute l’étendue du territoire national ».