Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Seul hic ! La faible participation aux commissions de rĂ©vision des listes Ă©lectorales et par ricochet Ă  celles de contrĂŽle de l’établissement et de distribution des cartes Ă©lectorales tel que prĂ©vues par les dispositions de la loi portant Code Ă©lectoral. La principale raison Ă©voquĂ©e, est le manque de ressources financiĂšres pour permettre Ă  leurs diffĂ©rents membres d’y participer. Pourtant, les dispositions de la loi susmentionnĂ©e sont assez claires en la matiĂšre : « Les fonctions de membre d'une commission de rĂ©vision sont gratuites », comme on peut le lire Ă  l’alinĂ©a 7 de l’article 52 de ladite loi. Ce qui pousse aujourd’hui Elections Cameroon, du moins ses dĂ©membrements territoriaux Ă  opĂ©rer avec des Ă©quipes extrĂȘmement rĂ©duites sur le terrain, mĂȘme si cela n’a aucun caractĂšre illĂ©gal.
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Cameroun Tribune, Le Quotidien National Bilingue.
​​North West: Security Officials Strategise For 2018

Honoré FEUKOUO

The Nkambe conclave gave them an opportunity to concert so as to ensure maximum security through out the region.

Top security and administrative officials in the North West region have emerged with concrete strategies on how to ensure maximum security in the entire region for the 1st quarter of 2018. They have also remobilised to ensure peace and order in the region.

The in camera meeting that took place in Nkambe from the 4-5 of January 2018 was equally an opportunity for the stakeholders to equally evaluate end-of-year activities of the region. Due to the Anglophone situation that has resulted to the death of some military officials as well as civilians, the defence forces were encouraged to be more prudent and tactical. It emerged that strict measures were taken to maintain the calm that now reigns in the region.

Speaking to the press at the end of the meeting, the Governor of the North West Region Adolphe Lele Lafrique, disclosed that the region has been experiencing relative calm in most recent times. He stated that measures have been taken to ensure that peace and order continue to reign in the entire region. Being an election year, he assured all that strategies have been put in place to ensure that elections take place in a calm and serene atmosphere.

It should be noted that Governor Lele Lafrique chaired the regional administrative meeting prior to the security meeting. During the meeting, the various Regional Delegates presented their reports in which the current social tensions in the two English speaking regions have affected every sphere of activities through out the region.
​​Prise en charge des hĂ©patites: Des malades soulagĂ©s

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Rencontrés dans quelques formations hier à yaoundé, ils apprecient la baisse des coûts décidée par le gouvernement.

Bien que la plupart des patients ne soient pas encore informĂ©s de la baisse des prix des protocoles traitant les hĂ©patites B, C et D, ceux qui sont Ă  l’affĂ»t de l’information accueillent la nouvelle avec soulagement. Les diffĂ©rents malades ayant pour traitement, les protocoles de l’hĂ©patite virale C dont la gamme des prix Ă©tait haute, saluent cette nouvelle tarification : « Cette diminution des coĂ»ts des mĂ©dicaments est une bonne initiative surtout pour les familles n’ayant pas assez de moyens. De 150 000 F Ă  100 000 F, la boĂźte par mois, la rĂ©duction est significative mĂȘme si nous souhaitons davantage parce qu’à cela s’ajoutent les frais de dĂ©placements pour nous qui habitons la pĂ©riphĂ©rie », confie un patient au Centre hospitalier universitaire de YaoundĂ© (CHU).

« Je suis sans emploi et c’est mon grand frĂšre qui s’occupe de moi. Cette nouvelle me rĂ©chauffe le coeur puisqu’au lieu de dĂ©bourser 280 000 F pour le Sofosbuvir 400 mg et Ledipasvir 90 mg, il va plutĂŽt dĂ©penser 120 000 F. C’est un ouf de soulagement », reconnaĂźt Alphonse N., un autre malade. Pour ceux sous protocole hĂ©patite B et D, la boĂźte d’Interferon pĂ©gylĂ© alpha 180 microgramme (Pegasys) sous forme d’ampoule injectable (50 000 F au lieu de 57 000 F), le sourire est sur les lĂšvres.

Ça fait 7000 F de rĂ©duction et c’est Ă©norme par ces temps qui courent. Je crois que c’est une façon pour le gouvernement de nous souhaiter la bonne annĂ©e. Vivement que cette annĂ©e continue sur cette lancĂ©e pour le bien de ceux qui ont des problĂšmes de santĂ© », conclut Marielle A., parent d’un malade. La dĂ©cision de cette baisse des tarifs des mĂ©dicaments de l’hĂ©patite B, C, D rentre dans le cadre de l’accĂ©lĂ©ration de la prise en charge des hĂ©patites virales.

Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©es, le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, invite tous les responsables des formations sanitaires et les pharmaciens impliquĂ©s dans la dispensation de ces produits Ă  les appliquer avec affichage Ă  l’appui afin que nul n’en ignore. Ainsi, il a instruit Ă©galement que le stock de mĂ©dicaments rĂ©siduels que sont Sofosbuvir/Ledipasvir actuellement dans les pharmacies et qui seront pĂ©rimĂ©s au mois de fĂ©vrier prochain soient offerts gratuitement aux malades sous protocole tout au long du mois de janvier. Une sorte de cadeau en ce dĂ©but d’annĂ©e 2018.
Décret N°2018/006 du 08 janvier 2018 approuvant et rendant exécutoire le Programme National de Sûreté de l'Aviation civile du Cameroun

#Presidential
Paul BIYA

Le président de la République décrÚte :

Article 1er .- Le présent décret approuve et rend exécutoire le Programme national de Sûreté de l'Aviation civile du Cameroun, en abrégé « PNSAC ».

Article 2.- Le Programme national de Sûreté de l'Aviation civile ci-joint en annexe, édicte des mesures visant à protéger les passagers, les équipages, les personnes au sol, les aéronefs, les installations et services d'aéroports ou servant à l'aviation civile, contre les actes d'intervention illicite.

Article 3.- Les dispositions du Programme national de Sûreté de l'Aviation civile s'appliquent à tous les aérodromes camerounais ouverts à la circulation aérienne publique, à toutes les administrations publiques, ainsi qu'aux organismes et entreprises publics, parapublics et privés qui interviennent dans la chaine du transport aérien.

Article 4.- Le Programme national de Sûreté de l'Aviation civile est amendable suivant les procédures en vigueur, pour tenir compte de l'évolution de la menace.

Article 5.- Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires, notamment celles du décret N° 2015/241 du 29 mai 2015 susvisé, ensemble le Programme national de Sûreté de l'Aviation civile y annexé.

Article 6.- Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et anglais.

Yaoundé, le 08 janvier 2018

Le président de la Répulique
​​Can 2019: Le Cameroun attend la mission d’inspection

Priscille G. Moadougou

Une rĂ©union de rĂ©glage a Ă©tĂ© prĂ©sidĂ©e hier par le ministre des Sports et de l’Education physique.

La délégation de la Confédération africaine de football (Caf), composée de neuf personnes dont des membres du Comité exécutif de l'instance faßtiÚre continentale et des représentants du cabinet Roland Berger, foule le sol camerounais le 11 janvier prochain. Le lendemain, elle entame immédiatement sa visite d'inspection par Yaoundé, avec le site d'Olembe. Et ce jusqu'au 23 janvier, date de la fin de la visite et surtout de la réunion de restitution.

C'est pour parler d'une mĂȘme voix et s'assurer que les uns et les autres se sont suffisamment appropriĂ© les missions assignĂ©es Ă  chacune des commissions que le ministre des Sports et de l'Education physique a prĂ©sidĂ© une rĂ©union prĂ©paratoire Ă  cet effet hier aprĂšs-midi, dans la salle de presse du stade Omnisports de YaoundĂ©.

A ses cĂŽtĂ©s, il y avait notamment le prĂ©sident du ComitĂ© de normalisation de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football. Me DieudonnĂ© Happi a rappelĂ© les missions des diffĂ©rentes commissions conformĂ©ment Ă  l'accord-cadre mis Ă  leur disposition par la CAF. «Chaque reprĂ©sentation doit ĂȘtre vivante. Montrons notre maĂźtrise du dossier Cocan Cameroun 2019 ! Toutes les commissions sont importantes. Sans exception, les unes doivent s'appuyer sur les autres.

L'image du pays est en jeu», a exhortĂ© Me DieudonnĂ© Happi. Ladite mission vient donc s'assurer que le Cameroun s'est appropriĂ© le cahier de charges, notamment en ce qui concerne les activitĂ©s infrastructurelles et organisationnelles, dont elle fera une Ă©valuation. «Il est important de faire le point des infrastructures qui vont ĂȘtre prĂ©sentĂ©es. Et prĂ©parer l'argumentaire pour mettre en confiance les inspecteurs de la CAF.

Il est surtout question de dĂ©montrer notre volontĂ© d’organiser la compĂ©tition par notre travail de conception», a prĂ©cisĂ© le Minsep, Bidoung Mkpatt. A ce jour, les travaux ont dĂ©marrĂ© dans les diffĂ©rents sites. Les dĂ©lais de livraison des principales infrastructures Ă  construire ou Ă  rĂ©habiliter sont Ă©galement connus. Autant d’informations que le Cameroun devra mettre Ă  la disposition des inspecteurs. Le programme de la mission prĂ©voit le 13 janvier, la descente Ă  Mfandena. Les 14 et 15 janvier, les inspecteurs seront Ă  Garoua, Bafoussam les 16 et 17 janvier.

L'Ă©tape de la capitale Ă©conomique a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e aux 18 et 19 janvier. Et enfin, les 20 et 21 janvier sont consacrĂ©s Ă  Buea. Le 22 est jour de repos. Et le 23, avant la rĂ©union de restitution, ils se rendront au Centre d'excellence de la Caf Ă  Mbankomo. La rĂ©union s'est achevĂ©e par la visite du siĂšge du ComitĂ© local d'organisation de la Can Cameroun 2019, Ă  l'esplanade du stade Omnisports .
​​AnnĂ©e scolaire: les enjeux du deuxiĂšme trimestre

#24heures
Marie Christine NGONO

Les faits

La reprise des cours est effective depuis hier. Les enseignants ont trois mois pour rehausser le niveau des élÚves.

Coups de sifflet, sonneries, son de cloche. Cela fait exactement deux semaines que les Ă©lĂšves n’avaient plus entendu ces signaux rappelant le retour Ă  l’école. C’est donc d’un pas pressĂ© qu’ils se sont rendus massivement Ă  la levĂ©e des couleurs dans leurs Ă©tablissements respectifs hier, 8 janvier 2018, jour de rentrĂ©e du deuxiĂšme trimestre.

DĂšs 7 h, les chefs d’établissement Ă©taient dĂ©jĂ  Ă  l’entrĂ©e des Ă©coles pour accueillir les Ă©lĂšves. Surveillants et censeurs, parfois le fouet en main, rappellent la fin des congĂ©s et font place Ă  la discipline.

Pour se rassurer de l’effectivitĂ© des cours, le ministre de l’Education de base, Youssouf Hadidja Alim, a fait Ă  YaoundĂ© le tour de quelques Ă©coles primaires, notamment l’école privĂ©e catholique de La Retraite, l’école publique franco-arabe, l’école publique les Sources et le groupe scolaire de Nkolbisson.

Le deuxiĂšme trimestre qui est relativement court sera un trimestre de dĂ©fis que les chefs d’établissements se doivent de relever. En se rĂ©fĂ©rant au thĂšme de l’annĂ©e : «Les enseignements de seconde gĂ©nĂ©ration pour la formation des citoyens aptes Ă  soutenir notre croissance Ă©conomique », le proviseur du lycĂ©e de Biyem-Assi, AndrĂ© Fouda, a appelĂ© ses jeunes concitoyens Ă  se remettre en question et Ă  se mettre rĂ©solument au travail.

« Le deuxiĂšme trimestre Ă©tant un trimestre relativement court, il y a de nombreuses interruptions de cours et il n’y aura pas de temps pour des activitĂ©s extra-scolaires. Il faut se concentrer dĂšs maintenant pour se rattraper et avoir de meilleures notes par rapport Ă  celles qu’ils ont eues au premier trimestre », a soulignĂ© le proviseur.

Et pour amĂ©liorer ces notes, « nous comptons organiser les cours de remise Ă  niveau, en motivant davantage les enseignants, en les sensibilisant Ă  plus d’assiduitĂ©, d’ingĂ©niositĂ© et d’engagement dans l’encadrement des Ă©lĂšves », a-t-il poursuivi.

MĂȘme son de cloche au lycĂ©e Bilingue d’Etoug-Ebe. Le proviseur de l’établissement, Marie Madeleine Momha, en se fĂ©licitant du pourcentage de rĂ©ussite (70%) obtenu au premier trimestre, envisage de faire mieux ce deuxiĂšme trimestre. « Depuis la rentrĂ©e du premier trimestre, nous nous sommes donnĂ© pour dĂ©fi de respecter les ordres et les principes de la hiĂ©rarchie, et d’accompagner nos Ă©lĂšves pour un grand succĂšs Ă  la fin de l annĂ©e », a-t-elle confiĂ©.

Et ce ne sont pas les instituteurs qui diront le contraire. A l’école publique d’Etoug-Ebe, la directrice Brunhilda Funkuin Komtanghi, ravie de la prĂ©sence effective de ses Ă©coliers, leur a demandĂ© de travailler plus car cette deuxiĂšme partie de l’annĂ©e rĂ©solument courte est autant dĂ©cisive. Finis les congĂ©s. Il faut se rĂ©veiller et repartir Ă  la conquĂȘte du savoir.
​​Determinant Term Indeed!

#24heures
Godlove Bainkong

Le Contexte

Stakeholders need to brave several odds to right wrongs and better prepare for end-of-year or course examinations.

Schools have effectively flung their doors open for the second term of the 2017/2018 academic year pregnant with a lot of challenges for teachers, students and pupils. How well the current school year will end will be determined by the comportment of stakeholders in the justbegun term.

Given that a school year has three terms, the second undeniably serves as an opportunity to evaluate the preparedness of learners either to cross to the next class or graduate out of the school. It is during the second term that students and pupils who did not perform well in the first term strive to right their wrongs so as to live up to the challenging tasks of end-of-year or end-of-course exams.

It is also during the second term that teachers redouble their efforts to cover, as much as possible, their programmes in order to give enough time for revision ahead of official exams. Failure in any of these domains may compromise highly-sought excellence. As daunting as the challenge looks, conditions are not favourable if extra efforts are not employed. Coming back from end-of-year festivities; teachers, students and pupils may still be in the euphoria.

They absolutely need to be brought to quickly turn a new page from the merriments and concentrate on studies which cannot wait whatsoever. It is equally the only term of the school year that holds entirely in the dry season with all its adversity. Airborne diseases abound and even those who are fortunate not to be hit by one or two of them still have to grapple with the harsh climatic conditions that leave almost everyone restless.

Walking to school or home from school under the hot sun and on dusty roads for some may not be favourable for effective learning. But students and pupils must stretch full length not only to learn but equally to revise at home.

What they can learn now cannot be postponed to the next term. Each school, likewise teachers, have teaching programmes and the earlier it finishes, the better. Procrastination, they say, is the thief of time. And the time to learn and well too, is now. It is indeed a catch-up school period if brilliance must be attained at term. As if these are not enough, the youth week comes up in the heart of the ongoing term. Distractions will be aplenty.

There is therefore need for general consciousness to work harder before, during and after the commemorative activities so as to comfortably strike a balance between patriotically living up to the expectations of the youth week and excelling academically. Failure will not be justified as none of the term’s activities are a novelty.

Given the fact that the third and last term will barely run for one month before end-of-course examinations rumble off and coupled with the fact that it will be characterised by multiple public holidays, no ideal time is left for school authorities to live up to expectation than now.

It is therefore a determinant term and all and sundry absolutely need to brave the multiple odds to right first term’s wrongs and better prepare for end-of-year and course examinations.
​​« C’est le moment d’asseoir les connaissances »

#24heures
Alfred MVOGO BIYECK

L'explication

Elisabeth Ntonga, proviseur du Lycée général Leclerc.

Madame le proviseur, c’est parti pour le deuxiĂšme trimestre. Peut-ĂȘtre le plus important de l’annĂ©e scolaire. Qu’est-ce qui fait la spĂ©cificitĂ© et la particularitĂ© de ce trimestre chez vous ?

C’est un trimestre important parce que c’est le moment d’asseoir les connaissances. Au cours du premier trimestre, on a revisitĂ© les prĂ©requis et maintenant, il est question de rĂ©viser, de rattraper les parties du programme qui ont pu ĂȘtre nĂ©gligĂ©es, d’organiser les cours de remise Ă  niveau pour les enfants en difficultĂ©. C’est pour cela que de plus en plus, ils vont ĂȘtre sollicitĂ©s notamment le samedi pour rĂ©viser, rattraper avec pour objectif de couvrir tous les programmes Ă  la fin du trimestre.

Puisque vous parlez de programmes, quels sont les dispositions concrĂštes qui sont prises pour leur couverture effective ?

Il faut que dĂšs le mois de janvier, nous puissions rattraper les cours qui n’ont pas Ă©tĂ© donnĂ©s au premier trimestre avant d’envisager la suite. Et vers la fin de ce trimestre, nous mettrons l’accent sur les rĂ©visions. C’est pour cela qu’à partir du mois de fĂ©vrier, nous pourrons parler d’examens blancs, question de jauger et avoir une idĂ©e du niveau de nos apprenants. On va Ă©galement multiplier et intensifier les travaux dirigĂ©s pour qu’au troisiĂšme trimestre, on ne mette essentiellement l’accent que sur les rĂ©visions.

N’oubliez pas qu’entre-temps, il y a la semaine de la fĂȘte de la jeunesse. Une pĂ©riode pendant laquelle les Ă©lĂšves sont trĂšs souvent distraits. Comment comptez- vous les occuper ?

Nous avons prĂ©vu des journĂ©es d’interruption de cours parce que nous ne pouvons pas les interrompre totalement. La semaine de la jeunesse est organisĂ©e et il y a un seul jour pour l’investissement humain et le jour du dĂ©filĂ©. Pour le reste, il y a cours et des activitĂ©s post et pĂ©riscolaires. Plus question de laisser comme par le passĂ©, les enfants se balader dans les rues. Tout sera bien organisĂ©.

Quid de la discipline ?

Nous avons Ă©tĂ© assez sĂ©vĂšres au point oĂč, vers la fin du premier trimestre, nous avions dĂ©jĂ  atteint la stabilitĂ©. GĂ©nĂ©ralement au deuxiĂšme trimestre, on n’a plus beaucoup de cas d’indiscipline, mis Ă  part ceux de quelques Ă©lĂšves qui viennent au premier trimestre et quand ils sentent que l’école n’est pas leur affaire, ils commencent un petit dĂ©sordre. On s’en sĂ©pare. Je pense que le problĂšme de discipline ne va pas se poser.
ENAM 2017-2019: “Peace/Unity” Batch Begins Studies

#Politique
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

A solemn ceremony to officially open the school year took place at the school premises, yesterday, January 8, 2018.

The new academic year at the National School of Administration and Magistracy (ENAM) was officially opened yesterday January 8, 2018 by the Director General of the institution, Mendjana Linus Toussaint. In the presence of the Governor of the Centre Region and other administrators, Mendjana Linus Toussaint baptized the batch “Peace and Unity”, to reflect the current need for peace and unity to reign not only in the country but the world at large.

For close to an hour, the Director General took time off to present the institution to the new students pointing out that it is open to all Cameroonians irrespective of their social background. Training at ENAM, he said, is aimed at inculcating into students the spirit of sacrifice, discipline, duty consciousness, physical and mental endurance, rigor and service to the nation.

He underscored that the administration of ENAM does not tolerate any deviance especially those that hinder the peace and unity of the country.

The students, he stressed, need to uphold a positive attitude in serving the nation. “The country is counting on a new generation of civil servants and magistrates; well trained, competent and loyal,” Mendjana Linus Toussaint told the 656 students that make up the “Peace and Unity” batch.

The new students were called to uphold the name of their batch wherever they go and to make it a reality throughout their career. In all, 165 students make up the Cycle A Batch of the Administration Division while Cycle B consists of 109 students. 224 students make up the Cycle A in the Magistracy Division, 60 for Cycle B. Cycle A and B of the Financial Division consist of 35 and 63 students respectively. The Common Law section, newly created by a Presidential Decree, is hosting 80 students.

It should be noted that some 80 students are from the Republic of Congo while 48 others are from other CEMAC member countries (Gabon, Chad and Central African Republic). The academic discourse during the solemn reopening focused on the theme, “The Culture of Peace and Living Together.”

The Head of the General Administration Section of ENAM, Charles Nanga in his presentation said peace is not only the absence of war and conflicts and that all citizens are the main agents of peace.
Création de l'Ecole normale supérieure de Bertoua

#Presidential
Paul BIYA

Décret N°2018/005 du 08 janvier 2018.

Le président de la République décrÚte:

Article 1er. (1) Le présent décret porte création de l'Ecole normale supérieure de Bertoua.

(2) l'Ecole normale supérieure de Bertoua est un établissement de l'Université de Ngaoundéré.

Article 2.- (1) L'organisation administrative et académique ainsi que les autres modalités de fonctionnement des établissements de l'Université de Ngaoundéré s'appliquent mutatis mutandis à l'Ecole normale supérieure de Bertoua.

(2) Le rĂ©gime des Ă©tudes, des Ă©valuations et des programmes d'enseignement est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l'Enseignement supĂ©rieur.

Article 3.- (1) Une partie du corps enseignant et du personnel non enseignant de l'Université de Ngaoundéré est transférée à l'Ecole normale supérieure de Bertoua.

(2) Les transferts visés à l'alinéa 1 cidessus s'effectuent à la diligence du ministre chargé de l'Enseignement supérieur.

Article 4.- Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 08 janvier 2018

Le président de la République
Création de la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua

#Presidential
Paul BIYA

Décret N°2018/004 du 08 janvier 2018.

Le président de la République décrÚte:

Article 1er. (1) Le présent décret porte création de la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua.

(2) La Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua est un établissement de l'université de Ngaoundéré.

Article 2.- (1) L'organisation administrative et académique ainsi que les autres modalités de fonctionnement des Facultés de l'Université de Ngaoundéré s'appliquent mutatis mutandis à la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua.

(2) Le rĂ©gime des Ă©tudes, des Ă©valuations et des programmes d'enseignement est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l'enseignement supĂ©rieur.

Article 3.- (1) Une partie du corps enseignant et du personnel non enseignant de l'Université de Ngaoundéré est transférée à la Faculté de Médecine et Sciences biomédicales de Garoua.

(2) Les transferts visés à l'alinéa 1 cidessus s'effectuent à la diligence du ministre en charge de l'enseignement supérieur.

Article 4.- Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 08 janvier 2018

Le président de la République
​​Ouest: le couple Niat communie avec le clergĂ©

#Politique
Honoré FEUKOUO

Le prĂ©sident du SĂ©nat et son Ă©pouse ont, dimanche dernier, remis des cadeaux de fin d’annĂ©e aux pasteurs, prĂȘtres et imams.

Pleine d’émotion, veuve Clotilde Menga Kamga, reçoit des mains de Marcie Niat une enveloppe et un paquet minimum contenant des denrĂ©es alimentaires. Une habitude depuis 2004. « Toutes les femmes de pasteurs qui ont perdu leur mari dans le NdĂ©, bĂ©nĂ©ficient de ce soutien comme moi.

Tout comme le prĂ©sident de la RĂ©publique, Papa Niat n’abandonne jamais les veuves et les orphelins », chante cette derniĂšre. Le dimanche 7 janvier 2018, Ă©tait jour de gaietĂ© pour les ouvriers de la foi du dĂ©partement du NdĂ©.

Lors de la traditionnelle cĂ©rĂ©monie baptisĂ©e, « NoĂ«l du clergĂ© dans le NdĂ© », ils ont reçu de Marcie Niat, l’épouse du prĂ©sident du SĂ©nat, des cadeaux de fin d’annĂ©e constituĂ©s d’abord d’une enveloppe dont le montant oscille entre 50 000 F et 150 000F et des cadeaux constituĂ©s de sacs de riz, de l’huile, du lait


Les associations religieuses sans distinction de congrĂ©gation, les diffĂ©rents groupes de priĂšre, les anciens d’église et les veuves de pasteurs de l’Eglise Ă©vangĂ©lique du Cameroun (EEC), font partie des 500 bĂ©nĂ©ficiaires de cette manne du prĂ©sident du SĂ©nat.

Selon veuve Clotilde Menga Kamga, cette assistance soulage les mĂ©nages et renforce la sociabilitĂ© dans les diffĂ©rentes congrĂ©gations religieuses. L’AbbĂ© Michel SigniĂ©, curĂ© doyen de BangangtĂ©, constate que « le patriarche Marcel Niat met Ă  profit son Ăąge pour rassembler les enfants de Dieu, dans un mouvement de partage dans la paix ».

L’Imam Ibrahim Njienji, rappelle qu’en plus d’unir les fils dans la foi, le prĂ©sident du SĂ©nat valorise les communautĂ©s qui pourraient se sentir minoritaires dans le NdĂ© Ă  l’instar des Bororos en particulier, et des musulmans en gĂ©nĂ©ral. Ce moment de partage a aussi Ă©tĂ© meublĂ© par des priĂšres.

Sans aucune distinction de religion et de langue, les voix se sont Ă©levĂ©es pour solidifier la paix et l’unitĂ© du Cameroun. Dans sa priĂšre, le prĂ©sident du SĂ©nat sollicite « que le Seigneur donne au prĂ©sident Paul Biya, la sagesse nĂ©cessaire pour ramener la paix totale au Cameroun ».

Selon Marcel Niat Njifenji, les pasteurs, prĂȘtres et imams doivent plus que jamais, prĂŽner et partager le message « de paix, de tolĂ©rance, et du vivre ensemble, garant de l’équilibre de toute sociĂ©tĂ© humaine. Les autoritĂ©s religieuses, comme les autoritĂ©s civiles, politiques et administratives, doivent se tenir la main afin de bĂątir une Nation camerounaise toujours Ă©quitable et apaisĂ©e.

Une Nation oĂč le label Cameroun prime au dessus de toute considĂ©ration partisane, idĂ©ologique, religieuse ou de toute autre nature ». Un discours opportun en cette annĂ©e Ă©lectorale .
​​AmĂ©lioration de l’offre d’enseignement supĂ©rieur: Encore un grand pas

Elise ZIEMINE NGOUMOU

La faculté des médecine et des sciences biomédicales de Garoua et l'Ecole normale supérieur de Bertoua apportent indéniablement un plus .

Une Ecole normale supĂ©rieure dans la rĂ©gion de l’Est ! Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a fait ce cadeau aux jeunes du « Soleil levant » lundi dernier. Et Ă  cĂŽtĂ© du dĂ©cret crĂ©ant cet Ă©tablissement, le chef de l’Etat en a signĂ© un autre, crĂ©ant Ă  Garoua, dans la rĂ©gion du Nord, une FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales.

Deux Ă©tablissements de l’enseignement supĂ©rieur qui viennent Ă  n’en point douter, Ă©toffer l’offre d’enseignement professionnel du pays mais surtout rĂ©duire le coĂ»t de la formation pour les ressortissants de ces rĂ©gions. Eux qui Ă©taient obligĂ©s de quitter leur RĂ©gion natale pour aller chercher le savoir ailleurs.

Dans les dĂ©tails et selon les textes du prĂ©sident de la RĂ©publique, la FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de Garoua et l’Ecole normale supĂ©rieure de Bertoua sont des Ă©tablissements de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©. L'organisation administrative et acadĂ©mique ainsi que les autres modalitĂ©s de fonctionnement des FacultĂ©s de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© et des Ă©tablissements de cette universitĂ© s’appliquent Ă  ces deux nouvelles structures.

Le rĂ©gime des Ă©tudes, des Ă©valuations et des programmes d'enseignement est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre de l'Enseignement supĂ©rieur. Une partie du corps enseignant et du personnel non enseignant de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© est d’ailleurs transfĂ©rĂ©e Ă  ces deux Ă©coles de formation. Les transferts se feront Ă  la diligence du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur.

L’avĂšnement de ces deux Ă©tablissements ouvre une nouvelle page dans l’enseignement supĂ©rieur au Cameroun. Avec dĂ©jĂ  huit universitĂ©s d’Etat, le pays dispose Ă  prĂ©sent de quatre Ecoles normales supĂ©rieures (ENS) dans les villes de YaoundĂ©, Maroua, Bamenda et Bertoua, ainsi que de quatre Ecoles normales supĂ©rieures de l’enseignement technique (ENSET) basĂ©es Ă  Bamenda, Douala, Kumba et Ebolowa dans le Sud.

En ce qui concerne les Facultés de médecine et des sciences biomédicales, celle de Garoua créée lundi par le président de la République vient rejoindre ses aßnées de Buea, Bamenda, Douala, Dschang et de Yaoundé.
​​Electoral Process: ELECAM Doubles Preparations

Emmanuel KENDEMEH

Since President Paul Biya declared during his New Year message to the nation on December 31, 2017 that 2018 is an electoral year, the country’s elections governing institution, Elections Cameroon (ELECAM) has gone into full action to ensure a hitchfree electoral process before, during and after the polls.

The different aspects of the electoral process preoccupy ELECAM both at the level of the Directorate General of Elections and the Electoral Board. -Electoral Materials On January 3, 2018 when the Directorate General of Elections at ELECAM, Abdoulaye Babale launched the revision of the electoral register for 2018 in the Yaounde II, Yaounde III and Yaounde VI ELECAM Council branches, Electoral board members on their part, went inspecting electoral material.

The Electoral Board Chairperson, Enow Abrams Egbe accompanied by some members inspected the state of electoral material stocked at the Yaounde 101 Military Airbase. The inspection visit to the Airbase was just the start of the process that has to be undertaken nationwide.

Electoral Board members during the extraordinary session of the board on December 5, 2017 took the resolution to visit all the regions of the country to evaluate the level of the preparations for the 2018 elections starting from registration, distribution of voters’ cards and the state of materials already in place. -Registration, Distribution of Voters Card The Director General of Elections in ELECAM shortly after launching revision of the electoral process on January 3, 2018 said Cameroonians who were eligible to cast their votes at the end of the revision operation of the electoral registers in 2017 are 6,600,000 voters.

ELECAM council branches have adopted new strategies to ensure that the maximum number of potential voters register before the electoral college is convened for any of the expected elections which are presidential, legislative, council and senatorial. Focus is on youths and women whose enthusiasm had hitherto not been impressive. New strategies are also in place to distribute voters’ cards that take into account where the potential voters are found with specific reference to those abroad, in big cities, semi-urban areas and rural areas. Needs And Staff Deployment Once on the field, ELECAM Electoral Board members would evaluate the needs for the respective elections, brainstorm on appropriate ways of meeting the needs.

It is also time ELECAM puts in place strategies to ensure the total involvement of all electoral stakeholders. With regard to the deployment of staff, late last year, some Regional and Divisional Delegates of ELECAM were appointed and commissioned into their functions. This was already in preparations for the upcoming elections. As preparations gain momentum ahead of the elections, more reflection has to be done on putting the right staff in their best places of competences for any mismanagement of human resources would be a great handicap to attain the objective free, fair, transparent elections whose results are accepted by stakeholders .
​​Budget 2018: C’est parti !

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Tout est dĂ©sormais rĂ©uni pour que le train de l’exercice budgĂ©taire se mette en branle.

Pas de cĂ©rĂ©monie officielle de lancement technique du budget de l’Etat comme les annĂ©es antĂ©rieures. Mais l’exercice budgĂ©taire est dĂ©jĂ  ouvert. Selon les techniciens de la chose, le budget de l'Etat du Cameroun est exĂ©cutoire depuis la promulgation par le prĂ©sident de la RĂ©publique de la loi de finances 2018.

C’était en dĂ©cembre 2017, aprĂšs l’adoption par le parlement. Un budget arrĂȘtĂ© Ă  4513 milliards de F, en augmentation d’environ 140 milliards de F par rapport Ă  l’exercice prĂ©cĂ©dent. Mais pour que les acteurs de la vie publique se lancent vĂ©ritablement dans son exĂ©cution, il a fallu d’autres prĂ©alables, tels que la circulaire du ministre des Finances portant instructions relatives Ă  l’exĂ©cution de la loi de finances, au suivi et au contrĂŽle de l’exĂ©cution du budget de l’Etat, rendue publique le 2 janvier 2018.

Le journal des projets est Ă©galement disponible, de mĂȘme que le calendrier de programmation et de passation des marchĂ©s. Et de l’avis de Cyrill Edou Alo’o, directeur gĂ©nĂ©ral du budget, tous ces prĂ©-requis rĂ©unis sont de nature Ă  garantir une exĂ©cution optimale du budget de l’Etat. Il fallait donc tout cela pour que les opĂ©rations tant en matiĂšre de recouvrements de recettes que d'exĂ©cution de la dĂ©pense soient rĂ©alisables.

D’ailleurs, Ă  titre d’exemple, Sylvester Moh Tangongho, directeur gĂ©nĂ©ral du TrĂ©sor, de la CoopĂ©ration financiĂšre et monĂ©taire au Minfi affirme que les premiers paiements des prestations de l’annĂ©e sont attendus incessamment. « Nous sommes en train de programmer pour cette semaine la premiĂšre dĂ©cade du mois d’octobre », affirmet- il. Des paiements qui concernent notamment les commandes publiques rĂ©alisĂ©es par les Pme durant le dernier trimestre 2017.

A la direction gĂ©nĂ©rale de la Douane, on affirme ĂȘtre en train de mettre en oeuvre diverses innovations pour recouvrer les 800 milliards de F de recettes budgĂ©tisĂ©s pour 2018. Et cela va passer, selon Fongod Edwin Nuvaga, le directeur gĂ©nĂ©ral, par des mesures visant Ă  protĂ©ger les ressources et producteurs locaux, Ă  amĂ©liorer le climat des affaires et Ă  faciliter l’accĂšs du plus grand nombre Ă  certains produits. Cependant, il sera procĂ©dĂ© ce jour Ă  travers les dix rĂ©gions du pays, au lancement technique dudit budget. Des cĂ©rĂ©monies prĂ©sidĂ©es par les gouverneurs, en prĂ©sence des Ă©quipes composĂ©es de responsables des ministĂšres des Finances, de l’Economie et des MarchĂ©s publics. L’objectif Ă©tant d’expliquer aux diffĂ©rents acteurs de la chaĂźne de l’investissement public, les objectifs du budget 2018 et la rĂ©glementation qui encadre son exĂ©cution.

Pour mĂ©moire, le budget ainsi en branle est sous-tendu par une mobilisation accrue des recettes non pĂ©troliĂšres (1 845 milliards de F attendus), les recettes pĂ©troliĂšres Ă©tant en baisse du fait de la chute des cours sur le marchĂ© international, et la finalisation de la mise en oeuvre de Document de stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi (DSCE), entre autres.
​​OlembĂ© prend forme

Yannick ZANGA

L'implantation des fondations des tribunes a demarré alors que les travaux de construction sont estimés à environ 20%.

Jeudi dernier sur le chantier du stade d’OlembĂ©, l’équipe de Cameroon Tribune entame sa visite cĂŽtĂ© sud-est. C’est ici qu’est stockĂ© le premier convoi du matĂ©riel prĂ©fabriquĂ© dĂ©barquĂ© deux jours auparavant au port de Douala. Il s’agit pour l’essentiel de colonnes, de poutres et d’élĂ©ments de dalles.

Sur le patch d’identification collĂ© sur l’une des colonnes on peut clairement identifier son poids (11,30 tonnes) et sa date de fabrication qui remonte au 26 aoĂ»t 2017. Sur le terrain, les 660 ouvriers de nationalitĂ© camerounaise, gambienne, marocaine, italienne, belge, roumaine, albanaise, indienne et philippine s’affairant sur le site n’ont pas attendu l’arrivĂ©e de ce matĂ©riel.

Dix sociĂ©tĂ©s camerounaises sous-traitantes assurent les travaux de coffrage et de ferraillage. L’unitĂ© de bĂ©tonnage quant Ă  elle est l’apanage du groupe Piccini. C’est elle qui a coulĂ© in situ, les colonnes les plus lourdes formant l’ossature de l’enceinte qui Ă©merge de la plaine d’OlembĂ©. Pour l’instant, on y accĂšde par une brĂšche bĂ©ante sise en plein coeur de la future tribune est.

«Les travaux qui sont exĂ©cutĂ©s sur place et qui ne tiennent pas compte de ceux rĂ©alisĂ©s en Italie, tournent autour de 15 Ă  20%», nous renseigne Marc Debandt, project manager du groupe Piccini, maĂźtre d’oeuvre des travaux. La prioritĂ© a Ă©tĂ© donnĂ©e aux tribunes Nord et Sud. L’implantation de leurs fondations se poursuit sur des structures en pente sur lesquels reposeront les couches bĂ©tonneuses qui supporteront les siĂšges.

La tribune Ouest quant Ă  elle va abriter les vestiaires, les tribunes de presse et officielle. Les premiĂšres assises sont sujettes Ă  un contrĂŽle minutieux. Il y est prĂ©vu une combinaison de colonnes et poutres prĂ©fabriquĂ©es alliant bĂ©ton et acier. Au centre, l’aire de jeu et sa piste d’athlĂ©tisme connaissent des travaux d’excavation.

LogĂ© dans la partie sud du chantier, le terrain d’entraĂźnement A constitue pour l’heure, la surface de travail de l’unitĂ© de ferraillage. NĂ©anmoins, ses travaux d’excavation et de remblais ont d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© achevĂ©s. De mĂȘme que la matĂ©rialisation de sa future tribune. Ce qui n’est guĂšre le cas du terrain d’entraĂźnement B qui nĂ©cessite des travaux supplĂ©mentaires.

Sur les 8 hectares qui constituent le site global du complexe sportif, l’espace devant servir de laboratoire de la future pelouse des diffĂ©rentes aires de jeu est en cours d’amĂ©nagement. Dans les prochains mois, il est prĂ©vu la mobilisation d’une Ă©quipe spĂ©cialisĂ©e dans le montage des structures mĂ©talliques. Celle-ci devra parfaire la structure des tribunes faite en bĂ©ton sur la partie infĂ©rieure et en acier dans la partie supĂ©rieure.

L’entreprise conceptrice et rĂ©alisatrice du projet se veut rassurante quant au chronogramme des travaux. Elle projette la fin des travaux pour la fin de l’annĂ©e 2018.
​​LokoundjĂ©: Entre forĂȘt et mer

Pierre Rostand ESSOMBA

En faisant valoir la position privilĂ©giĂ©e de leur unitĂ© administrative, au milieu d’un couvert vĂ©gĂ©tal riche et Ă  proximitĂ© de l’OcĂ©an atlantique, les populations de LokoundjĂ© ont trouvĂ© le filon.

L’arrondissement de LokoundjĂ©, ayant Fifinda pour chef-lieu, est le Cameroun en miniature. Ceci se justifie par les coutumes et traditions des diffĂ©rents peuples, qui y vivent. Une unitĂ© administrative composĂ©e de plusieurs groupes humains. On note, entre autres les Ewondo (Evouzok, Mvog- Fouda), les Bassa, les Bakoko, les Batanga, les MabĂ©a, les Ngoumba, les Bulu, les Fangs et les BagyĂ©li (PygmĂ©es).

A ces grandes familles, s’ajoutent de nombreux ressortissants du septentrion, du Nord- Ouest et des immigrĂ©s (NigĂ©rians, BĂ©ninois et Maliens). La population, essentiellement jeune, constituĂ©e de plus de 50% de femmes, s’élĂšve Ă  environ 36 650 Ăąmes. Peuple de la forĂȘt et de l’eau, les populations de la LokoundjĂ© sont des chasseurs et pĂȘcheurs aguerris. Quant Ă  l’activitĂ© commerciale, elle est intense dans les zones de forte concentration.

Quelques villages comme Bissiang, Elogbatindi et Socapalm V1, sont les principaux pĂŽles commerciaux. Le christianisme est la principale religion pratiquĂ©e avec plusieurs obĂ©diences dont les plus importantes sont le catholicisme et le protestantisme. L’islam cherche encore ses marques bien que les BagyĂ©li du campement d’Angoua MvoulĂ© soient islamisĂ©s.

On ne saurait nier l’avancĂ©e considĂ©rable du phĂ©nomĂšne des Eglises dites « rĂ©veillĂ©es », dont le mode d’évangĂ©lisation attire de plus en plus de fidĂšles. On note aussi la prĂ©sence des Ă©glises NĂ©o nĂ©o-apostoliques dans l’arrondissement et d’une poignĂ©e de personnes animistes, parmi les pygmĂ©es. Le relief, lĂ©gĂšrement inclinĂ© vers la partie Ouest, est constituĂ© de deux principaux Ă©lĂ©ments, que sont les basses terres cĂŽtiĂšres et les plateaux.

Chaque plateau est entourĂ© de fonds de vallĂ©es drainĂ©s par des cours d’eaux, d’importance variable, qui se versent dans le Nyong, la LokoundjĂ© ou la lobĂ©. L’arrondissement est le seul du dĂ©partement de l’OcĂ©an, Ă  avoir deux altitudes : L’altitude zĂ©ro mĂštre, le long de sa bordure cĂŽtiĂšre, contrairement aux autres unitĂ©s administratives, oĂč se trouvent des collines jusqu’à la plage.

La deuxiĂšme altitude qui varie de 0 Ă  100 mĂštres, concerne les localitĂ©s de Bidou et Pama. Ainsi donc, selon les responsables de la station mĂ©tĂ©orologique de l’OcĂ©an, l’altitude de LokoundjĂ© est la plus basse de tout le triangle national.
​​À lire sur www.cameroon-tribune.cm

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