Cameroon Tribune
1.67K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
​​African Handball Championship: Understanding Cameroon’s Dismal Performance

Elizabeth MOSIMA

The men’s handball team was booted out of the competition after three defeats and a draw.

The National Men’s Handball team has been eliminated prematurely from the ongoing 23rd African Handball Championship in Libreville, Gabon. Their fate was sealed on Monday January 22, 2018 after they drew with host country, Gabon, 29-29 in the last Group A encounter. Many Cameroonian fans are yet to come to terms with the results given that the team had an intensive training programme in Brazil before going to the competition.

Having lost their first three matches the handball Lions went into the fourth and last encounter to save face. Cameroon led the game but their opponents were able to catch up with them in the last 30 seconds of the game and equalised bringing the tally to 29-29. Prior to last Monday’s encounter, Cameroon lost to Algeria 23-31 in their first game. In their second game Cameroon lost to Tunisia 26-32 and lost to Congo 22-29.

In the second game against Congo winger, Enoh Lancelot, was elected man of the match. Cameroon crashed out of the competition finishing last in their group. Even though Cameroon could not make it to the second round, two players received the Man of the Match Award in the competition. They are goalkeeper Patrick Ongolon in match against Gabon and winger, Enoh Lancelot, at the end of the encounter against Congo.

The Coach of the National Men’s Handball team, Simon Menguede said he is disappointed with the results because the team did not achieve their goals. He said the players played well but they made many mistakes especially in the finishing of their game. He regretted the fact that Cameroon’s performance in the third match against Congo was poor. According to him, that must have been due to the fact that the players thought they would win Congo easily.

But unfortunately for them, the Congolese came in another way and they beat them. He decried what he termed “poor refereeing” in the last game against Gabon. He however said Cameroon went to the competition with a high level of handball. He said he is happy that Cameroon has started playing modern handball and that the future is bright for the country.

The handball Lions will play against Nigeria for the ninth and tenth places tomorrow, Thursday, January 25, 2018.
​​8 mars: le pagne est disponible

Alfred MVOGO BIYECK

Il est, depuis le dĂ©but du mois de janvier, dans tous les points de vente du rĂ©seau Cicam sur toute l’étendue du territoire.

C’est ce qu’on appelle en journalisme, un marronnier. Le 8 mars, dĂ©diĂ© Ă  la JournĂ©e internationale de la femme, en est effectivement un. Et pour cette Ă©dition 2018, le ministĂšre de la Promotion de la femme et de la Famille, qui chaque annĂ©e, lance un concours pour la conception et le design du pagne, a pris toutes les dispositions, pour que cet accessoire soit mis sur le marchĂ© dĂšs le dĂ©but de l’annĂ©e. Chose faite, le pagne du 8 mars est bel bien sur les Ă©tals des points de vente de Cicam, et de certains autres commerçants sur toute l’étendue du territoire national.

Au quartier Madagascar Ă  YaoundĂ©, une grande banderole barre l’entrĂ©e du magasin de vente des pagnes de la Cicam. On peut y lire : « Pagne du 8 mars en vente ici, au prix de 6 800 francs ». A l’intĂ©rieur du magasin, le pagne, qui se dĂ©cline en deux tons cette annĂ©e, jaune et rouge, est bien prĂ©sent. Mais les clientes ne se bousculent pas. « Pour le moment, les femmes ne semblent pas pressĂ©es d’acquĂ©rir un pagne.

Ce n’est pas encore l’affluence, nous vendons une dizaine de pagnes par jour pour le moment. Cela ne nous inquiĂšte pas, nous savons qu’à partir de la fin du mois de janvier, ça va ĂȘtre la ruĂ©e », nous renseigne une vendeuse. Dans le magasin, certaines couturiĂšres s’approvisionnent tranquillement, pour Ă©viter les embouteillages, l’inflation, les magouilles et les petits arrangements de derniĂšre minute.

Aux quartiers Briqueterie et Mokolo, Ă  l’avenue Kennedy et dans les diffĂ©rents points de vente du pagne dans la ville de YaoundĂ©, c’est la mĂȘme ambiance. Tranquille, sereine, mais un peu comme le calme avant la tempĂȘte.
Cameroon Tribune du jeudi, 25 janvier 2018.
Vaccination : stratégies contre la désinformation

#Regions
Joël MAMAN

Maroua (DiamarĂ©) L’Etat du Cameroun ne peut pas vacciner ses populations dans le but de les rendre stĂ©riles.

C’est ce qu’il faut retenir de la concertation qui s’est tenue mercredi dernier Ă  Maroua dans les services du gouverneur de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord. InitiĂ©e par la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de la SantĂ© publique, cette rencontre qui a regroupĂ© tous les acteurs du secteur de la santĂ© avait pour but de trouver des solutions pour une bonne couverture vaccinale dans la rĂ©gion.

Une solution aux difficultĂ©s rencontrĂ©es par les Ă©quipes de vaccination sur le terrain, suite Ă  une rumeur partie de Kousseri en septembre 2017 et qui s’est propagĂ©e comme une trainĂ©e de poudre dans toute la rĂ©gion. La rumeur, a rappelĂ© Dr FannĂ© Mahamat Ă©pouse Ousman, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MinsantĂ©, faisait Ă©tat de ce que « les agents du ministĂšre de la SantĂ© publique vaccinent les Ă©lĂšves filles sur les seins et les garçons sur le nombril dans le but de les rendre stĂ©riles ».

Le Dr Shalom Tchokfo, chef de l’unitĂ© rĂ©gionale du Programme Ă©largi de vaccination , a rappelĂ© qu’à cause de ces fausses informations, plus de 115 Ă©coles de la rĂ©gion se sont vidĂ©es. Sous le coup de la colĂšre, certains parents ont mĂȘme violentĂ© des enseignants dans certaines localitĂ©s.

« La situation prĂ©sentĂ©e ainsi est trĂšs grave et dangereuse pour le dĂ©veloppement de notre pays », fait remarquer le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur, Herman Bertrand Assiga Abana, qui prĂ©sidait la rencontre en lieu et place du gouverneur de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord empĂȘchĂ©.
Group C: le Nigeria et la Libye qualifiés

#Sports
Jean Marie NZEKOUE

Les deux leaders du groupe C ont obtenu leurs tickets mardi soir pour les quarts de finale.

Le Nigeria et la GuinĂ©e Ă©quatoriale, deux Ă©quipes du groupe C basĂ© Ă  Tanger, se sont retrouvĂ©s mardi soir au Grand Stade d’Agadir dans le cadre d’une rencontre dĂ©terminante pour la suite de la compĂ©tition. Le principal enjeu de ce match Ă©tait de dĂ©signer l’une des Ă©quipes qualifiĂ©es pour les quarts de finale dans un groupe qualificatif trĂšs serrĂ© avec le Nigeria en tĂȘte (4 pts), suivi du Rwanda (4 pts) et de la Libye (3 pts).

Pour les NigĂ©rians, une victoire Ă©tait donc impĂ©rative pour consolider leur position. Alors qu’on assistait jusque-lĂ  Ă  une rencontre relativement Ă©quilibrĂ©e avec des actions de part et d’autre, le premier coup de tonnerre de la soirĂ©e est venu de la GuinĂ©e Ă©quatoriale dont l’attaquant Salvador Nsi a ouvert le score d’une tĂȘte rageuse Ă  la 40Ăš minute.

Jusqu’à la pause, les poulains du coach Rodolfo Diaz semblent tenir leur premiĂšre victoire du tournoi. Bien que dĂ©jĂ  Ă©liminĂ©s, ils semblent euphoriques, multipliant des raids dans le camp adverse.

Le retour sur terre peu aprĂšs la reprise n’en sera que plus brutal, aprĂšs trois coups de becs meurtriers assĂ©nĂ©s par des rapaces affamĂ©s. Le Nigeria va revenir au score dĂšs la 59Ăš mn lorsque sur un coup franc anodin, Anthony Okpotu propulse le ballon au fond des filets. Ekundayo Ojo et Rabiu Ali entrĂ©s en cours de jeu, salent l’addition et s’imposent avec la maniĂšre.

L’autre scĂ©nario improbable de la soirĂ©e est venu du match Rwanda-Libye disputĂ© Ă  Tanger. DeuxiĂšmes du groupe C, les Amavubi tenaient leur qualification pour le prochain tour jusqu’à la 3Ăš minute du temps additionnel lorsqu’ils se sont fait surprendre par le but assassin du libyen Abuschnaf qui a du coup propulsĂ© son Ă©quipe en quart de finale.

En remportant ce dernier match, le Nigeria a renforcĂ© sa position Ă  la tĂȘte du groupe C. Ce qui lui permet de disputer son quart de finale dans sa base de Tanger. Le parcours atypique du Nigeria dans cette compĂ©tition en fait une Ă©quipe Ă  suivre.

Avant de passer au second tour, les Super Eagles ont cravaché dur, avançant à pas de tortue, mais avec détermination. AprÚs un pénible match nul au premier match face au Rwanda et une courte victoire (1-0) sur la Libye, les Nigérians ont démontré leur montée en puissance devant la Guinée Equatoriale.

Bien que menĂ©s au score, ils ont su trouver des ressources sur les plans physique, tactique et mental pour renverser la vapeur. Comme le Maroc, c’est l’une des rares Ă©quipes Ă  n’avoir pas encore perdu un match jusqu’ici.

Du coup, ils se positionnent comme un des sĂ©rieux prĂ©tendants Ă  la couronne finale. Il faut pour cela dĂ©passer d’abord la prochaine Ă©tape. Quant Ă  la Libye, dĂ©jĂ  vainqueur du CHAN de 2014, il rĂȘve d’un autre exploit retentissant. Les deux Ă©quipes connaitront leurs prochains adversaires Ă  l’issue des troisiĂšmes matchs du groupe D.
Special CHAN: Echos

#Sports
Jean Marie NZEKOUE

Mise en forme pour les arbitres

On l’oublie souvent : l’arbitre est un acteur du match. Au mĂȘme titre que les joueurs de champ. Pour offrir une meilleure prestation, il doit ĂȘtre bien en jambes. C’est pour cela qu’à la veille de certaines compĂ©titions, un accent particulier est mis sur l’amĂ©lioration de la condition physique, notamment Ă  travers les stages et autres regroupements ponctuels pour une remise Ă  niveau.

C’est ainsi que 44 arbitres et arbitres-assistants ont participĂ© rĂ©cemment au Caire en Egypte Ă  un stage de prĂ©paration qui a permis la dĂ©signation des officiels appelĂ©s Ă  diriger les diffĂ©rentes rencontres. Au programme des sessions thĂ©oriques portant notamment sur l'analyse technique et tactique du jeu, l'examen de clips vidĂ©o de matchs, et des sĂ©ances pratiques avec des joueurs.

Un CHAN trĂšs discret

Une compĂ©tition sportive de dimension continentale c’est d’abord une grande fĂȘte populaire. On l’a vu avec la CAN fĂ©minine 2016 qui a drainĂ© des foules au-delĂ  des espoirs. S’agissant du Championnat d’Afrique 2018 au Maroc, c’est plutĂŽt la discrĂ©tion qui est de mise, notamment dans la localitĂ© d’Agadir, base des Lions. Peu d’affiches dans les rues ou les hĂŽtels, aucun Ă©cran de diffusion dans les cafĂ©s et autres lieux publics, peu d’attroupements autour du stade, mĂȘme si on note la prĂ©sence de plusieurs volontaires.

Quelques Marocains abordĂ©s s’intĂ©ressent pourtant Ă  la compĂ©tition. Ils attendaient beaucoup de l’équipe du Cameroun qu’ils souhaitaient retrouver en finale face au
Maroc.
Justice: les satisfactions de 2017

#Politique
MESSI BALA

En prĂ©sentant les vƓux aux deux chefs de la Cour suprĂȘme hier, le prĂ©sident de la Chambre des comptes, au nom de la famille judiciaire, a apprĂ©ciĂ© les gains enregistrĂ©s l’annĂ©e derniĂšre.

«Bonne annĂ©e Monsieur le PrĂ©sident. Bonne annĂ©e Monsieur le Procureur gĂ©nĂ©ral ». Deux phrases prononcĂ©es des centaines de fois par les membres de la famille judiciaire en prĂ©sentant les vƓux au Premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme et au Procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs ladite Cour hier, mercredi 24 janvier 2018.

Mais bien avant cette partie du cĂ©rĂ©monial, Daniel Mekobe Sone et Luc Ndjodo ont Ă©coutĂ© le discours bilan de l’annĂ©e 2017 dressĂ© par le prĂ©sident de la Chambre des comptes au nom de tout le corps.

Marc Ateba Ombala a relevĂ© les effets positifs de la tenue le 7 juin 2017 du Conseil supĂ©rieur de la magistrature, prĂ©sidĂ© par le chef de l’Etat, Paul Biya. Entre autres : « l’intĂ©gration de 161 nouveaux magistrats dans le corps de la magistrature, l’affection de 35 magistrats Ă  la chambre des comptes », a indiquĂ© le prĂ©sident de la chambre des comptes.

En pareille circonstance, l’orateur a aussi Ă©voquĂ© les activitĂ©s des autres composantes de la famille judiciaire. 35 nouveaux avocats admis directement au barreau en provenance de l’étranger et d’autres corps de mĂ©tiers.

L’élection d’Alain Ngongang Sime Ă  la prĂ©sidence de l’Union africaine des huissiers de justice en dĂ©cembre dernier. Et le dĂ©part de Suzanne Ntyam Ondo Mengue pour Arusha au siĂšge de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples oĂč elle avait Ă©tĂ© Ă©lue.

Des bonnes nouvelles qui n’ont pas occultĂ© les attentes de la famille judiciaire. Notamment « la rĂ©vision des textes organisant la profession d’huissier de justice ou l’étroitesse des locaux pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© des magistrats».

Daniel Mekobe Sone, au nom des deux chefs de Cour, a reconnu que des efforts restent Ă  fournir mais beaucoup a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait. Le premier prĂ©sident a ainsi remerciĂ© ses collĂšgues pour le « dĂ©vouement sans relĂąche dans l’accomplissement de leurs tĂąches ».
Cameroon-Swiss: Plurilingualism Experiences Shared

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

Prime Minister Philemon Yang on January 24, 2018 had talks with the Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini.

The content and modalities of cooperation between Cameroon’s National Commission for the Promotion of Bilingualism and Multiculturalism and the Plurilingualism institution of the Confederation of Switzerland will be disclosed this January 25, 2018 evening during a press conference in Yaounde.

The Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini made the revelation after talks with Prime Minister, Head of Government, Philemon Yang at the Star Building in Yaounde on January 24, 2018. Nicoletta Mariolini ends her working visit to Cameroon today.

Talking about her mission in Cameroon to the press, she said they had positive discussions and warm reception. She further said that her country and Cameroon have common and divergent points.

With regard to what makes the two countries different, she talked of the institutional framework as Switzerland has a federal system while Cameroon has a unitary decentralised system.

As to what links the two countries, she said, “our common point is unity in diversity and we work to promote our official languages to ensure that language laws should be effective to everyone and minorities have equal opportunities.”

Madam Nicoletta Mariolini was accompanied to the Prime Minister’s Office among others by the Swiss Ambassador to Cameroon, Pietro Lazzeri. The talks lasted for more than one hour.
Cameroonian Arts Marvel Nicoletta Mariolini

#Politique
Eulalia AMABO

She was overwhelmed with the outstanding display of Cameroonian and African paintings after visiting the International Handicraft Centre in Yaounde on January 24, 2018.

The wonderful display of enriching paintings and other works of arts that convey African cultures at the Yaounde International Handicraft Centre has created an awesome impression to the visiting Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini who is in Cameroon for an official visit till January 26.

She applauded the importance to which the African culture is accorded after visiting the centre on January 24, 2018 under the guidance of the Centre Director, Bala Ngono Marie Berthe. The Swiss August guest visited over 30 shops at the centre which have a display of the different cultures of the ten regions of the country and represented in small artisanal villages.

She appreciated the protective manner of the African culture and the magnificent paintings that portray the dexterity and craftsmanship of different artists. Going by her, the Centre depicts the edifying cultural diversity of the country.

Nicoletta Mariolini visited the Centre immediately after she left the Yaounde Pilot Linguistic Centre which offers extensive courses on languages. She expressed her satisfaction as to the organisation of programmes and personnel at the outfit with regards to the promotion of bilingualism.

Despite some challenges, she noted, both government and citizens need to work and encourage each other for the goal of bilingualism to be effectively attained.
“Special Youth” Plan: Financing Ready For First 2,150 Projects

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners will in the days ahead pilot related procedures.

President Paul Biya in his National Youth Day address on February 10, 2016 announced the three-year “Special Youth” Plan intended to empower and ensure the socio-economic integration of youths. Prime Minister Philemon Yang officially launched the plan in Yaounde on January 11, 2017 that has to cost FCFA 102 billion. It focuses on projects in the domains of agriculture, industry and handicraft, digital economy and innovation.

One year after, the implementation of the plan has become a reality. In the days ahead youths who registered with the National Youth Observatory and submitted projects for funding will see their dreams come true. The first set of 2,150 projects approved by Follow up Committee of the Plan selected in 2017 are ready for financing at the sum of FCFA 3 317 674 720.

The Follow up Committee will in the near future take a decision on the second set of 847 projects that would hopefully be financed at the sum of FCFA 3 517 660 256. The rapporteur of the Technical Secretariat of the Committee, Oyono Levy made the declaration in Yaounde on January 24, 2018 as he, on behalf of the Committee’s Coordinator presented a report on what the committee has done so far.

All these revelations came on January 24, 2018 during the Steering Committee meeting of the National Youth Observatory (NYO) enlarged to include partners involved in the implementation of the three-year “Special Youth” Plan. The Minister of Youth Affairs and Civic Education, Mounouna Foutsou chaired the Steering Committee meeting aimed at taking stock of the progress made in the accompaniment and funding of youths registered at the NYO to enable them benefit from the opportunities offered by the plan.

With the urgent need for the plan to enter the implementation phase, procedure manuals to facilitate the cashing and use of the funding for the approved projects were handed to Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners involved. Reports say, 507,614 youths were registered, slightly above the 500,000 targeted each year.
Trafic de drogue: les circuits de Kribi

#Politique
Pierre Rostand ESSOMBA

Les plus grands consommateurs de la cité balnéaire se recrutent en milieu scolaire.

Rodrigue, Georges et Samuel ne pouvaient jamais imaginer que ce vendredi 19 janvier 2018 serait un mauvais jour pour eux. Les trois garçons, Ă©lĂšves dans un collĂšge de la ville de Kribi, ont Ă©tĂ© interpellĂ©s par les Ă©lĂ©ments de la compagnie de gendarmerie au moment oĂč ils se dopaient tranquillement dans les buissons non loin de leur Ă©tablissement.

Ils avaient achetĂ© un litre de vin de palme dans lequel ils ont introduit du tramadol plus connu sous le nom de tramol, ce comprimĂ© utilisĂ© pour calmer les douleurs. Quelques semaines auparavant, c’est une fille de 22 ans qui est passĂ©e aux aveux au commissariat central de Kribi.

Dans son rĂ©cit, la jeune dame a rĂ©vĂ©lĂ© qu’elle consomme du cannabis depuis l’ñge de 17 ans. Dans les buvettes de la ville, un jeune homme, 26 ans Ă  peine, se balade Ă  moitiĂ© nu. Ses amis et connaissances tĂ©moignent qu’il ne se passe plus du chanvre indien.

Ce n’est donc plus un secret pour personne. La drogue circule dans la citĂ© balnĂ©aire. Et les plus grands consommateurs se recrutent en milieu scolaire. C’est vrai que les moto-taximen et les pĂȘcheurs n’en sont pas Ă©loignĂ©s.

De jour comme de nuit, le cannabis, chanvre indien ou banga, tramol et autres stupéfiants se vendent dans des zones dont seuls les disciples de cette « religion » maßtrisent les noms de codes.

On vous parlera de Colombie, JamaĂŻque, Mexique ou Sicile. Il faut donc ĂȘtre bien introduit pour comprendre que le « Colombien », le « JamaĂŻcain » ou le « Mexicain » sont des consommateurs pendant que le « sicilien » en est le livreur. Un nouveau groupe vient de s’installer dans la ville. Eux, ce sont les « djandjawids ».

Il s’agit des moto-taximen. D’aprĂšs ces jeunes gens, le dopage permet de maintenir la forme le plus longtemps possible. « Je travaille toute la nuit. Parfois, je conduis pendant trois jours non-stop. Je suis alors obligĂ© de prendre un peu de fortifiant », fait savoir un conducteur de moto.

Dans ce monde de dopĂ©s, chacun justifie sa prĂ©sence. Si pour les Ă©lĂšves, la raison principale est la curiositĂ©, pour les pĂȘcheurs, il faut du courage pour affronter l’ocĂ©an atlantique. « La mer est un autre monde. Il faut avoir une autre force pour s’y aventurer », dĂ©clare un pĂȘcheur qui avoue que ce n’est que quand il est en pleine mer qu’il fume calmement son chanvre indien. Pour lui, il ne gĂȘne personne et il est loin de toute interpellation policiĂšre.

TrĂšs loin dans l’ocĂ©an, bien avancĂ© dans la forĂȘt ou encore dans sa chambre, les consommateurs des stupĂ©fiants sont tout Ă  cĂŽtĂ© de la mort mĂȘme s’ils croient Ă©chapper aux reprĂ©sailles de la loi. Le prĂ©fet du dĂ©partement de l’OcĂ©an, Antoine Bissaga, n’ignore pourtant rien de leurs faits et gestes.

Il continue de sensibiliser ces jeunes gens sur la nĂ©cessitĂ© d’abandonner les drogues. Ce fut encore le cas mercredi dernier lors d’une rĂ©union prĂ©paratoire Ă  la cĂ©lĂ©bration de la 52e Ă©dition de la fĂȘte de la jeunesse. AprĂšs la sensibilisation suivra la rĂ©pression.
Cameroon Tribune du vendredi, 26 janvier 2018.
​​Fonctionnaires: la longue nuit des salaires

Yannick ZANGA

EssoufflĂ©s par un mois de janvier habituellement rude, certains ont veillĂ© prĂšs des distributeurs automatiques pour toucher leur premiĂšre paie de l’annĂ©e.

Dans la soirĂ©e de mercredi dernier, le quartier Mvog Mbi vit une atmosphĂšre inhabituelle. Sur l’axe principal menant Ă  son carrefour nĂ©vralgique, des engins des travaux publics comblent la chaussĂ©e de bitume dans un manteau d’obscuritĂ©. Depuis la fin d’aprĂšs-midi, il est privĂ© d’énergie Ă©lectrique. Fort heureusement les banques sises au carrefour disposent de groupes Ă©lectrogĂšnes. A l’instar de celle oĂč nous effectuons notre premiĂšre escale Ă  23h30.

Un Ă©tablissement bancaire mitoyen d’une grande surface. Devant le guichet automatique, un attroupement de neuf clients prĂšs du vigile en poste. «Ça passe, mais le guichet connaĂźt quelques dysfonctionnements. La machine choisit ses vrais clients», s’exclame ironiquement l’un d’entre eux. Sous une ambiance encline de dĂ©rision, de dĂ©sespoir et de rĂ©signation, on s’interroge sur les raisons d’un tel dĂ©sagrĂ©ment.

Un problĂšme de rĂ©seau, les caprices de la technologie voire une stratĂ©gie de la banque sont Ă©voquĂ©s. D’autres usagers arrivĂ©s pour la plupart Ă  moto agrandissent la troupe. Il faudra compter dix minutes pour voir le premier veinard. Il aura pu s’en tirer avec la somme de 20000 F. «Ne prenez pas les grosses sommes», dit-il, tout soulagĂ© au reste du groupe. L’espoir renaĂźt. Toutefois, il est de courte durĂ©e. AprĂšs un cinquiĂšme tour devant le moniteur du guichet, l’un des hommes rend les armes. Rendez-vous est pris pour le lendemain, aux premiĂšres heures.

Non loin de lĂ , le paysage est plutĂŽt contrastĂ© dans un autre Ă©tablissement bancaire logĂ© dans un centre commercial. L’agent de sĂ©curitĂ© assis prĂšs du guichet Ă©lectronique veille au grain. A l’intĂ©rieur de celui-ci est assoupi un client. La quarantaine dĂ©passĂ©, lunettes aux yeux, sombrement vĂȘtu d’un blouson de sport et d’un pantalon, il serait en provenance des environs de la ville de YaoundĂ©. Par ailleurs, le factionnaire nous renseigne qu’il est sur les lieux depuis prĂšs de deux heures dĂ©jĂ  et ne disposerait pas de frais de de transport pour son voyage retour.

22 minutes aprĂšs minuit, aprĂšs une Ă©niĂšme tentative, l’essai est toujours non concluant. Sorti de la cabine, il prend place sur l’un des tabourets stationnĂ©s devant les grilles de la banque. Nous le dĂ©laissons pour nous dĂ©porter au lieudit Camair. Ici, deux structures bancaires occupent les deux cĂŽtĂ©s de la rue. Dans l’une d’elles, les doutes sont trĂšs vite dissipĂ©s. Pas besoin de se connaĂźtre pour avoir la positive information. A un «C’est bon ?» demandĂ©, un pouce levĂ© devant le distributeur suffit pour ĂȘtre Ă©clairĂ© sur la disponibilitĂ© des fonds.

En face, l’argent est bel et bien disponible. Toutefois, «on n’a aucune indication sur le solde total du compte», nous indique un jeune homme fraichement lestĂ© de quelques billets. A l’opposĂ© de cet heureux dĂ©nouement, ils Ă©taient cinq Ă  avoir programmĂ© le leur pour le lendemain Ă  l’ouverture de la banque. Car, ne rĂ©sidant pas dans la ville et ne touchant qu’au moyen de chĂšque. Sur des fauteuils ou sur le sol, la nuit sera passĂ©e Ă  la belle Ă©toile.
​​Fight Against Unemployment: Gov’t Signs Convention With Local Councils

MBOM Sixtus

The agreement paves the way for establishment of Municipal Employment Offices (MEO).

A framework agreement has been signed between the Ministry of Employment and Vocational Training, the Ministry of Territorial Administration and Decentralisation and the United Councils and Cities of Cameroon (UCCC) to launch the pilot phase of a project to establish Municipal Employment Offices (MEO) nationwide. The convention was signed January 24 in Yaounde. Ministers Jules Doret Ndongo and Zacharie Perevet signed on behalf of the central government, while the President of the UCCC, Hon Emile Andze Andze signed on behalf of the mayors’ union.

The MEOs, placed under the authority of councils with technical assistance from the National Employment Fund, is going to be in charge of developing and implementing employment policies at the local level. They will serve as an information and guidance center for jobseekers, self-employed citizens in the informal sector and people looking for job mobility or retraining. The Offices are also expected to develop partnerships with other institutions involved in local development.

This includes institutions like the National Community Driven Development Programme (PNDP), Integrated Support Program for Actors of the Informal Sector (PIAASI), Program of Support to Rural and Urban Youth (PAJER-U), Special Fund for Equipment and Inter-communal Intervention (FEICOM) and the National Civic Service for Participatory Development.

Involved in the trial phase of the project are the councils of Ndop, Mokolo, and Yaounde II. The Minister Delegate to the Minister of Territorial Administration and Decentralisation, Jules Doret Ndongo said the ministry will develop a practical guide for the management of the MEOs and equally establish an employment portal at the National Employment fund to facilitate collaboration between the fund and the MEOs.

The Minister of Employment and Vocational Training for his part said the tripartite collaboration agreement is an eloquent and concrete translation of the government’s determination to implement the very high prescriptions of the Head of State, who in his address to the nation on December 31, 2017 stated that acceleration of the ongoing decentralization will strengthen development of the regions of the country.
​​“Special Youth” Plan: Financing Ready For First 2,150 Projects

Emmanuel KENDEMEH

Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners will in the days ahead pilot related procedures.

President Paul Biya in his National Youth Day address on February 10, 2016 announced the three-year “Special Youth” Plan intended to empower and ensure the socio-economic integration of youths. Prime Minister Philemon Yang officially launched the plan in Yaounde on January 11, 2017 that has to cost FCFA 102 billion. It focuses on projects in the domains of agriculture, industry and handicraft, digital economy and innovation.

One year after, the implementation of the plan has become a reality. In the days ahead youths who registered with the National Youth Observatory and submitted projects for funding will see their dreams come true. The first set of 2,150 projects approved by Follow up Committee of the Plan selected in 2017 are ready for financing at the sum of FCFA 3 317 674 720.

The Follow up Committee will in the near future take a decision on the second set of 847 projects that would hopefully be financed at the sum of FCFA 3 517 660 256. The rapporteur of the Technical Secretariat of the Committee, Oyono Levy made the declaration in Yaounde on January 24, 2018 as he, on behalf of the Committee’s Coordinator presented a report on what the committee has done so far.

All these revelations came on January 24, 2018 during the Steering Committee meeting of the National Youth Observatory (NYO) enlarged to include partners involved in the implementation of the three-year “Special Youth” Plan. The Minister of Youth Affairs and Civic Education, Mounouna Foutsou chaired the Steering Committee meeting aimed at taking stock of the progress made in the accompaniment and funding of youths registered at the NYO to enable them benefit from the opportunities offered by the plan.

With the urgent need for the plan to enter the implementation phase, procedure manuals to facilitate the cashing and use of the funding for the approved projects were handed to Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners involved. Reports say, 507,614 youths were registered, slightly above the 500,000 targeted each year.
​​LittĂ©rature: l’Association des Ă©crivains refait surface

#Culture
Carine TSIELE

Pour sa rentrĂ©e littĂ©raire, elle organise plusieurs activitĂ©s pour la promotion des Ɠuvres camerounaises.

Les membres du bureau de l’Association nationale des poĂštes et Ă©crivains camerounais (Apec) Ă©taient face Ă  la presse hier Ă  YaoundĂ©. C’était dans le cadre de leur rentrĂ©e littĂ©raire. Un Ă©vĂ©nement axĂ© sur la reprise de leurs activitĂ©s aprĂšs 28 ans d’absence.

Ainsi, avant de dĂ©voiler les activitĂ©s qui marqueront cette rentrĂ©e littĂ©raire, le prĂ©sident de l’Apec, le Dr. Pascal Bekolo Bekolo (PabĂ© Mongo) a tenu Ă  prĂ©ciser les causes de l’arrĂȘt de leurs activitĂ©s. « Depuis sa crĂ©ation en fĂ©vrier 1960, l’Apec a fonctionnĂ© Ă  l’unisson. C’est Ă  l’orĂ©e des annĂ©es 1990 que ladite association s’est Ă©miettĂ©e en une multitude de groupements, suite Ă  certains vents socio-Ă©conomico-politiques qui ont secouĂ© le pays », a-t-il dĂ©plorĂ©.

Heureusement en 2016, « sous l’impulsion du ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, l’association a tenu une assemblĂ©e Ă©lective. Une fois les membres imprĂ©gnĂ©s de leurs tĂąches, ils ont tenu Ă  rĂ©aliser des activitĂ©s pour marquer leur retour », a-t-il poursuivi.


Les activitĂ©s qui ont dĂ©butĂ© hier courent jusqu’au 1er fĂ©vrier prochain. Dans les dĂ©tails, du 29 au 31 janvier, les membres de cette association seront dans sept Ă©tablissements de la ville de YaoundĂ© pour des Ă©changes avec des Ă©lĂšves sur les Ɠuvres littĂ©raires. Dans les universitĂ©s de YaoundĂ© I et II et Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure de YaoundĂ©, place sera donnĂ©e Ă  des expositions de livres.

Avec pour objectif de familiariser les Ă©lĂšves et Ă©tudiants avec les auteurs camerounais. Le clou des activitĂ©s aura lieu le 1er fĂ©vrier Ă  l’esplanade du Centre culturel camerounais.

Le public aura l’occasion de rencontrer des auteurs tels que Pabe Mongo, Sophie Françoise Yap Libock, Chantal Julie Nlend, Guillaume Nana, Nde Mu Fopinn entre autres, pour des sĂ©ances de dĂ©dicaces. Les activitĂ©s de l’Apec prendront fin le mĂȘme jour au cours d’une soirĂ©e culturelle.
​​Artisanat minier: des femmes en or

#Societe
Pierre CHEMETE

Dans les chantiers d’exploitation de l’or ouverts Ă  l’Est, elles sont nombreuses dans la recherche de pĂ©pites et dans la transformation, pour soutenir leurs familles et asseoir leur autonomie financiĂšre.

L’appel de l’or a tentĂ© plus d’une femme Ă  l’Est. En effet, sur plusieurs chantiers de l’artisanat minier ouverts dans la rĂ©gion, les dames ont flairĂ© le bon filon. Elles sont de plus en plus nombreuses Ă  l’ouvrage et sans complexe dans la filiĂšre. Beaucoup en ont d’ailleurs fait leur mĂ©tier. Çà et lĂ , certaines se faufilent ou travaillent aux cĂŽtĂ©s des hommes, avec leurs outils de fortune.

« Elles sont majoritaires dans les finitions, surtout le lavage de l’or», constate Gabriel Yadji, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Mines Ă  l’Est. Le frĂ©missement est plus prononcĂ© Ă  BĂ©tarĂ©-Oya, Kolomine, NandounguĂ©, BĂ©kĂ©, KambĂ©lĂ© oĂč on exploite l’or de maniĂšre artisanale depuis des lustres. Dans la ville de Batouri, l’association Kawtal a Ă©tĂ© créée pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts des dames qui font dans ce secteur jugĂ© porteur.

De par leur activitĂ©, elles veulent contribuer au dĂ©veloppement de leur foyer, de leur localitĂ© et partant, de leur pays. Elles se contentent souvent de remuer les sols, souvent dĂ©jĂ  ouverts par des exploitants mieux Ă©quipĂ©s. « Nous cherchons les pĂ©pites, pour les relaver et jouer notre rĂŽle d’agent de dĂ©veloppement», explique la technicienne supĂ©rieure.

Elle et ses sƓurs font recours aux matĂ©riels encore rudimentaires. Les barres Ă  mine, pelles, seaux et autres. Ce qui ne leur permet pas d’ĂȘtre au top et d’en tirer les plus grands dividendes. MĂȘme si certaines, comme Charlotte Mandeng Doko, sont allĂ©es au-delĂ  du creusage. Cette derniĂšre, ĂągĂ©e de 26 ans, a en effet rĂ©ussi le pari de transformer l’or en lingot, dans son village natal Ă  Batouri.

Ce cas et bien d’autres confirment au demeurant, que l’or n’a plus de secrets pour ces dames. Ceci depuis les annĂ©es 1903, date des premiĂšres exploitations artisanales dans la rĂ©gion. Beaucoup se lancent avec peu de ressources et n’ont suivi aucune formation. C’est par instinct de survie, prĂ©cise Mme Ata. L’autre difficultĂ© est inhĂ©rente Ă  la nature du travail de l’or. C'est-Ă -dire travailler dur, Ă  longueur de journĂ©e, sans trouver la moindre pĂ©pite.


Cependant, les dames, au mĂȘme titre que les hommes, sont poussĂ©es dans la filiĂšre par la quĂȘte du bien-ĂȘtre, et par les prix allĂ©chants depuis quelques annĂ©es. Jusqu’à une pĂ©riode rĂ©cente, pour 22 carats (environ 1 gramme d’or), ces prix tournaient autour de 18 000 Ă  20 000 F. Toute chose qui explique le dynamisme observĂ© sur le terrain.
​​Charlotte Mandeng Doko: l’orpailleuse qui brille

#Societe
Pierre CHEMETE

Cette artisane miniÚre, ùgée de 26 ans, produit des lingots depuis cinq ans, dans la ville de Batouri.

Son enfance, elle l’a passĂ©e Ă  remuer le sol, Ă  la recherche de pĂ©pites. Sur les traces de ses parents, de ses frĂšres et sƓurs, qui partaient dans les chantiers miniers ouverts dans leur environnement immĂ©diat. Charlotte retourne le sol, pour en extraire la perle rare.

C’est de lĂ  aussi que l’idĂ©e de voir grand est nĂ©e. Le mĂ©tier de l’or est porteur. Ainsi donc, aprĂšs l’extraction, elle se rĂ©sout Ă  mettre les pĂ©pites d’or puisĂ©es dans le sol sur des braises ardentes, pour gagner davantage. C’est le pari de la transformation.

La technique de la jeune dame est simple, Ă  l’en croire. Tout part de la capture de la matiĂšre premiĂšre. Il faut avoir environ 200 grammes d’or. Une fois rĂ©unis, la voici dans la fournaise ardente. Elle transforme l’or en poudre Ă  l’aide d’un moulin.

C’est de l’alchimie pure qu’elle dĂ©veloppe Ă  Batouri. Quand la mixture mise dans le moulin commence Ă  bouillir, il faut y verser de l’eau de temps en temps, jusqu’à ce que l’or devienne noir.

Ce liquide Ă  trĂšs haute tempĂ©rature est versĂ© dans un moule via un tamis. Ensuite on fait sĂ©cher « C’est ainsi qu’on a le lingot, qu’on expose ensuite Ă  la vente», explique-t-elle.

On a eu vent des premiers Ă©chos en 2014, Ă  Batouri. Sa popularitĂ© croissante, Charlotte a participĂ© aux diffĂ©rents salons de l’artisanat. Et les lauriers ont suivi.

Premier prix du salon artisanal du dĂ©partement de la Kadey, puis de la rĂ©gion de l’Est, et au salon international de l’artisanat Ă  YaoundĂ© en 2014. Dans la catĂ©gorie « transformation et inventions diverses ».

Pour sa premiùre participation, elle remporte le 3e prix. Un motif d’encouragement, pour aller de l’avant. Dùs lors, son ambition d’agrandir son atelier à Batouri prend forme.

En dĂ©pit des difficultĂ©s inhĂ©rentes Ă  son statut de femme sans moyens financiers. Au salon rĂ©gional de l’Est, en 2015, elle est la meilleure artisane dans sa catĂ©gorie.

Avec les 200 000F empochĂ©s Ă  cette occasion, elle a amĂ©liorĂ© son affaire, et compte en faire une « usine » de renommĂ©e. Charlotte Mandeng Doko a la volontĂ© d’aller loin, convaincue que l’or peut faire d’elle, et de bien d’autres femmes, des grandes businesswomen.
​​« Nous avons besoin d’appuis »

#Societe
Pierre CHEMETE

Ata Djaba, PrĂ©sidente de l’association Kawtal de Batouri.

Comment une femme se retrouve-t-elle dans le chantier rĂ©putĂ© difficile d’exploitation artisanale de l’or?

Il faut dĂ©jĂ  dire que ce n’est pas du tout facile pour une femme de se lancer dans l’exploitation de l’or. C’est difficile. Il faut vraiment ĂȘtre courageuse pour le faire. Et surtout, ĂȘtre un peu Ă©quipĂ©e en matĂ©riel. L’Est a la particularitĂ© d’ĂȘtre une rĂ©gion aux potentialitĂ©s miniĂšres fortes, notamment l’or et le diamant. Nous pouvons exploiter ces ressources et faire des Ă©conomies, nourrir nos familles, subvenir Ă  nos besoins. Le travail est compliquĂ©, mais nous les femmes de Kawtal, avons pris le risque de nous lancer. On recherche l’or dans les chantiers qui sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©jĂ  ouverts. Nous allons chercher les dĂ©bris de cailloux, nous les lavons et puis recherchons les pĂ©pites, que nous revendons ensuite au plus offrant.

Quelles difficultés rencontrez vous dans ce secteur?

Elles sont nombreuses. La premiĂšre est qu’on court le risque permanent de ne rien avoir aprĂšs un dur labeur Ă  longueur de journĂ©e. On casse beaucoup de cailloux parfois pour ne rien avoir ou si vous avez de la chance, vous trouvez seulement une petite quantitĂ© d’or. C’est donc un travail alĂ©atoire. La deuxiĂšme difficultĂ© que nous avons c’est le manque de moyens financiers et matĂ©riels. On n’a pas de machines pour creuser, ouvrir des vastes Ă©tendues de terres pour une exploitation Ă  grande Ă©chelle. On ne peut pas travailler comme les hommes qui, avec leur force, creusent assez profond pour avoir de grandes quantitĂ©s de pierres, et donc plus de chances d’avoir des pĂ©pites. On ne pas dire qu’on s’en sort trĂšs bien, mais on se bat et on trouve notre petit compte Ă  la fin de la journĂ©e.

Quelles sont vos attentes ?

Nous souhaitons que le gouvernement vienne toucher du doigt les difficultĂ©s que les femmes rencontrent dans l’exploitation artisanale. Ces descentes permettront de voir comment nous souffrons avec nos bĂ©bĂ©s au dos. Nous avons besoin d’appuis financiers et matĂ©riels pour tirer plus d’avantages de ce que la nature nous a donnĂ©. Il nous faut aussi des formations sur les risques liĂ©s au mĂ©tier. Car, si les femmes sont formĂ©es, on peut sensibiliser les exploitations qui ne respectent pas les clauses environnementales, source de destruction de l’environnement.
Ordonnance cosmétique pour cheveux abßmés

#Societe
Yvette MBASSI-BIKELE

Ils sont en chute libre
Ils tombent, s’affinent, s’espacent et, au fil des mois, certaines zones laissent apparaĂźtre le cuir chevelu. La chute de cheveux chronique touche 25 % des femmes de 35 Ă  45 ans et de 35 % Ă  45 % des femmes de 50 ans, c’est dire si le phĂ©nomĂšne est de plus en plus frĂ©quent.


Avant de penser aux greffes avec extraction folliculaire, on peut, selon les experts, s’intĂ©resser aux injections de plasma riche en plaquettes, concentrĂ© en facteurs de croissance. La mĂ©thode est efficace, sans effets secondaires, et, Ă  raison de trois Ă  cinq sĂ©ances espacĂ©es de quatre semaines, on remarque des cheveux plus denses, plus Ă©pais et une diminution visible de la chute

Ils sont devenus impossibles
Poreux, ternes, cassants, impossible Ă  coiffer. Quand un cheveu est vidĂ© de sa substance (Ă  cause des dĂ©colorations, des traitements chimiques ou mĂ©caniques, des expositions rĂ©pĂ©tĂ©es au soleil, etc.), il devient amorphe, dĂ©vitalisĂ© et s’affine jusqu’à devenir transparent. Que faire quand les soins nourrissants ne suffisent plus Ă  le rassasier ? Les rituels fillers en salons. Ils vont plus loin que le simple soin en diffusant des micro-actifs de comblement afin de reconstruire les ponts de kĂ©ratine altĂ©rĂ©s. Le plus connu est le layering Tokio Inkarami, un soin rĂ©parateur high-tech aux fullerĂšnes et aux kĂ©ratines. EffectuĂ© en trente minutes, il rend les cheveux 140 fois plus rĂ©sistants et dure huit semaines.

Ils ont pris un coup de jaune
Les cheveux ont cette fĂącheuse tendance Ă  jaunir Ă  l’air libre (Ă  cause des UV, de la pollution, de l’oxydation). « Quand on possĂšde des cheveux clairs, les trois mots-clĂ©s sont d’abord : dĂ©jaunir, soigner et illuminer », explique une coiffeuse. Notre source conseille aussi les shampoings chargĂ©s en pigments noirs.