Cameroon Tribune
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​​JournĂ©e internationale de la femme: une dĂ©monstration d’unitĂ©

Yvette MBASSI-BIKELE

La premiĂšre dame, Chantal Biya, a prĂ©sidĂ© hier Ă  YaoundĂ© l’imposant dĂ©filĂ© auquel des milliers de femmes prenaient part.

Combien Ă©taient-elles hier Ă  marcher sur le boulevard du 20 mai Ă  YaoundĂ© ? Nul ne saurait le dire. Du nord de la capitale au sud, en passant par l’est, l’ouest et les environs, la gent fĂ©minine semble s’ĂȘtre passĂ© le mot pour participer massivement au traditionnel dĂ©filĂ© clĂŽturant la semaine d’activitĂ©s relative Ă  la journĂ©e internationale Ă  elles dĂ©diĂ©es.

Des mĂ©nagĂšres aux hauts cadres d’entreprise ou d’administration centrale, en passant par les « bayam-sellam », employĂ©es de bureau et autres opĂ©ratrices Ă©conomiques, les Camerounaises ont pris d’assaut le site dĂšs les premiĂšres heures de la matinĂ©e. A leurs cĂŽtĂ©s, des Centrafricaines, Gabonaises, Chinoises, AmĂ©ricaines, Françaises


Tout a vĂ©ritablement commencĂ© aux alentours de 11h30, avec l’arrivĂ©e de l’épouse du chef de l’Etat, Mme Chantal Biya. AprĂšs la remise du bouquet de fleurs, ce sont des tribunes en effervescence qui accompagnent l’installation de la premiĂšre dame. Le train constituĂ© de neuf wagons s’ébranle immĂ©diatement aprĂšs l’exĂ©cution de l’hymne national.

Un bouquet d’honneur composĂ© d’un grand drapeau du Cameroun, de grandes banderoles portant le thĂšme de la 33e JournĂ©e internationale de la femme, ainsi que des effigies du chef de l’Etat et de Mme Chantal Biya ouvrent la marche.

Dans ce carrĂ©, les dĂ©filantes portent aux poignets des bracelets de papier en forme de colombe, symbolisant la paix que les femmes appellent de tous leurs vƓux sur l’ensemble du pays.

D’autres dĂ©filantes arborent en bandouliĂšre diffĂ©rents mots en français et anglais, dont work, autonomie
 Pour rappeler les attentes de la sociĂ©tĂ© vis-Ă -vis d’elles, de maniĂšre Ă  favoriser l’atteinte effective de l’émergence en 2035.

Dans les trois heures qui vont suivre, les femmes étalent leurs capacités. Elles sont quasiment dans tous les secteurs et souvent à des postes clés, ou dans les hautes sphÚres des institutions. Défense, sécurité, diplomatie, justice, banque, finance, recherche scientifique, bùtiment, hydrocarbures, géotechnique, mines


MĂȘme les domaines qui, jusqu’à rĂ©cemment leur Ă©chappaient encore, ne constituent plus un mystĂšre. Ainsi en est-il de la conduite de machines agricoles et d’engins lourds dont elles ont assurĂ© la maĂźtrise pendant le dĂ©filĂ©. Enceintes, d’aucunes Ă©voluant dans les mĂ©tiers trĂšs physiques ont dĂ©filĂ© avec leurs Ă©quipements, arrachant des salves d’applaudissements au public. Clair qu’absolument rien ne constitue plus un obstacle pour une femme qui veut Ă©voluer professionnellement.

Le clou de cette parade est sans conteste le passage des ressortissantes des rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. RassemblĂ©es dans 17 carrĂ©s de 144 personnes chacun, elles sont venues en masse dire « oui Ă  l’unitĂ© nationale » et cĂ©lĂ©brer le vivre ensemble.

Chantant « We are together, we are one », elles ont reçu le « standing ovation » de la premiĂšre dame et du public. Puis, les dames du Minproff ont bouclĂ© le dĂ©filĂ©, avant que l’assemblĂ©e ne se sĂ©pare sur les airs de l’ « Hymne de la femme », exĂ©cutĂ© par une chorale.
​​Place Ă  la campagne Ă©lectorale

Azize MBOHOU

Les partis politiques descendent demain dans l’arĂšne pour deux semaines, afin de convaincre le maximum d’électeurs.

L’argument et le programme politique. Pour l’Union dĂ©mocratique du Cameroun (UDC), c’est ce diptyque qui renversera toutes les tendances. Selon Adamou Youmo Koupit, tĂȘte de liste de ce parti Ă  l’Ouest et membre du Bureau politique, la campagne Ă©lectorale en vue de l’élection sĂ©natoriale qui dĂ©bute demain samedi sera le moment idĂ©al pour mobiliser le maximum d’électeurs d’autres formations politiques en faveur de sa liste.

A l’Ouest prĂ©cisĂ©ment, l’UDC compte 161 conseillers municipaux, alors que le RDPC en totalise 983 ! « Rien n’est acquis d’avance. Sinon, on aurait dĂ©jĂ  proclamĂ© les rĂ©sultats avant mĂȘme la tenue des Ă©lections. Nous allons mouiller le maillot » souligne Adamou Youmo Koupit.

Ce parti entend dĂ©ployer la mĂȘme stratĂ©gie dans le Littoral, oĂč il compte deux conseillers et est en compĂ©tition avec le l’ANDP (trois conseillers municipaux), le RDPC (776 conseillers municipaux), le SDF (135 conseillers municipaux), l’UNDP (six conseillers municipaux) et l’UPC (54 conseillers municipaux).

Au Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), la rĂ©alitĂ© des statistiques aurait pu commander de dormir tranquillement sur ses lauriers. Tant, le parti dĂ©tient le plus grand nombre de conseillers municipaux dans les dix rĂ©gions oĂč il est en compĂ©tition. Mais, la machine de la campagne sera en branle avec le mĂȘme sĂ©rieux et la mĂȘme rigueur.

Pour cela, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du RDPC, Jean NkuĂ©tĂ©, prĂ©side une rĂ©union ce jour avec les chefs de dĂ©lĂ©gations permanentes rĂ©gionales du parti. Il sera question, de source interne, de diffuser la circulaire relative Ă  l’organisation de la campagne Ă©lectorale et du rappel d’autres modalitĂ©s Ă  prendre en compte durant ces deux semaines.

Du cĂŽtĂ© de l’Union nationale pour la dĂ©mocratique et le progrĂšs (UNDP, son prĂ©sident national, Maigari Bello Bouba, fera une importante communication dĂšs ce jour. Ceci pour fixer le cap et dĂ©finir les enjeux de la campagne, alors que le parti est engagĂ© dans les dix rĂ©gions du pays.

D’aprĂšs Maidadi Saidou, tĂȘte de liste de cette formation politique dans le Nord, toutes les dispositions sont d’ores et dĂ©jĂ  prises pour une campagne efficace et victorieuse.

La mĂȘme dĂ©termination est affichĂ©e au Social Democratic Front, oĂč les diffĂ©rents candidats et les membres du National executive committee (NEC), Ă©taient en rĂ©union hier Ă  YaoundĂ©. La machine est bien huilĂ©e, d’aprĂšs les diffĂ©rents responsables et le parti est prĂȘt Ă  rentrer dans l’arĂšne samedi.
Nachtigal Hydroelectric Project: Affected Communities To Receive Support

AMINDEH Blaise ATABONG

An accord to this effect was reached, Wednesday March 7, between Nachtigal Hydro Power Company and the Ministry of Agriculture and Rural Development.

Some 900 locals to be affected by the Nachtigal hydroelectricity project will receive support from the Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) in the domain of agriculture. The support package, worth over FCFA 100 million, will come thanks to an accord signed between the company and the Ministry of Agriculture and Rural Development.

The partnership agreement was signed in Yaounde, Wednesday March 7. While Minister Henri Eyebe Ayissi signed on behalf of government, Olivier Flambard, Director General of NHPC, penned for the project company.

Going by the accord, NHPC’s corporate social responsibility will entail assisting affected locals in the project area acquire and develop new lands. A projected 260 hectare agricultural surface will be considered. Besides equipping the over 900 beneficiaries with new farming techniques, NHPC will also give them high-yielding seeds and improved varieties as well as other farm inputs.

Officials of NHPC say they will work towards identifying and maintaining farm-to-market roads so that the local population will have ease getting their products to consumers. The move is coming after NHPC, alongside the commission in charge of paying compensation, made the payment of the first compensations in Ntui and Ndokoa in December 2017.

Olivier Flambard said it was their company’s wish to support the revival and development of agricultural activities of the people affected by the project. He noted that the support falls within the management of the environmental and social aspects of the Nachtigal hydroelectricity project.

It should be noted that works for the construction of the dam on the River Sanaga at the Nachtigal waterfall are expected to begin this year and end in 2022. The project comprises the construction of roller compacted concrete dams, a headrace channel, a power plant with seven generating units, a generation substation and a transmission line. Upon completion, it will generate 420MW of electricity and address the country’s energy need by 30 per cent.
DeuxiÚme région militaires interarmées: le général Saly Mohamadou installé

Grégoire DJARMAILA

ConfirmĂ© Ă  son poste le 21 fĂ©vrier dernier, il a pris fonction mercredi dernier en mĂȘme temps que le nouveau commandant de la deuxiĂšme rĂ©gion de gendarmerie.

Le rituel d’installation du commandant de la deuxiĂšme rĂ©gion militaire interarmĂ©es (Rmia2) Ă©tait tout Ă  fait particulier mercredi dernier Ă  la place de la BessekĂš Ă  Douala. En procĂ©dant Ă  la rĂ©organisation du commandement territorial militaire le 21 fĂ©vrier dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es, a gardĂ© sa haute confiance en le gĂ©nĂ©ral de division Saly Mohamadou que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense (Mindef), Joseph Beti Assomo a prĂ©sentĂ© comme le doyen des commandants des cinq rĂ©gions militaires interarmĂ©es du Cameroun.

Le gĂ©nĂ©ral de division qui (re)prend les rĂȘnes de la Rmia2, nouvelle formule, connaĂźt bien son territoire de commandement. A Douala oĂč il officie depuis 2006, il est prĂ©sentĂ© comme un soldat correct tant dans sa tenue vestimentaire que dans la conduite des hommes sous son commandement. Ce natif de Dembo dans le dĂ©partement de la BĂ©nouĂ© est issu de la promotion « 10e anniversaire de l’indĂ©pendance » de ce qui Ă©tait encore appelĂ© Ecole militaire interarmes du Cameroun (Emiac) en 1970.

AprĂšs plusieurs expĂ©riences professionnelles accumulĂ©es dans divers postes de responsabilitĂ© au sein de l’armĂ©e et Ă  travers plusieurs exercices militaires multinationaux, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© depuis le 25 juillet 2001 au grade de gĂ©nĂ©ral de brigade puis en 2011 gĂ©nĂ©ral de division. Ce qui a fait dire Ă  Joseph Beti Assomo que le gĂ©nĂ©ral de division « Saly Mohamadou est un officier gĂ©nĂ©ral expĂ©rimentĂ©, chevronnĂ© et habituĂ© des missions complexes, pĂ©rilleuses, dĂ©licates et mĂȘme dangereuses ».

Douala, dira le Mindef, est la capitale Ă©conomique du Cameroun mais aussi et surtout une plaque tournante de de l’économie de la sous-rĂ©gion, une plateforme particuliĂšrement sensible et vitale pour notre Ă©conomie et celle des pays voisins sans façade maritime.

Le Comrmia2 devrait ainsi assurer une sécurisation plus étanche de la frontiÚre avec le Nigeria et surtout renforcer la coopération étroite avec la République fédérale du Nigeria « pour éviter que le territoire de ce pays ami, frÚre et voisin, ne serve de base aux groupes terroristes ».
​​« Les actes d’indiscipline doivent ĂȘtre sanctionnĂ©s avec fermetĂ© afin d’éviter que les mauvais exemples ne fassent tĂąche d’huile », martĂšlera Joseph Beti Assomo.

A une diffĂ©rence prĂšs, ces mĂȘmes prescriptions ont Ă©tĂ© servies au nouveau commandant de la deuxiĂšme rĂ©gion de gendarmerie (Comrg2). Le gĂ©nĂ©ral de brigade Toungue Elias qui succĂšde au gĂ©nĂ©ral de brigade Louba Zal Pierre a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  veiller Ă  la bonne conduite des gendarmes.

Sur un ton d’une rĂ©sonnance particuliĂšre, le Mindef a instruit au Comrg2 de mettre fin au racket des usagers lors des contrĂŽles routiers tout comme il devra anticiper sur les activitĂ©s et sources de malfaisance et de nuisance dans une ville de Douala oĂč cohabitent diverses populations et sensibilitĂ©s parfois opposĂ©es.

AgĂ© de 55 ans, le gĂ©nĂ©ral de brigade Toungue Elias a passĂ© 7 mois Ă  la tĂȘte de la quatriĂšme rĂ©gion de gendarmerie. Issu de la promotion « Rudolph Douala Manga Bell » de l’Emia, il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© au grade de gĂ©nĂ©ral le 29 juin 2017.

Il n’est pas non plus Ă©tranger Ă  son territoire de commandement pour avoir Ă©tĂ© commandant de l’escadron n°24 du Port autonome de Douala, chef antenne Semil Ă  Douala et commandant en second de la LĂ©gion de gendarmerie du Littoral.

Dans la foulée de cette cérémonie de prise de commandement, le Mindef a également installé dans leurs fonctions, le nouveau commandant des forces de surface, le capitaine de vaisseau Kenfack Dogmo Emmanuel et le chef de la division régionale des Anciens combattants et Victimes de guerre du Littoral, le colonel Bomo Cyriaque pendant que le général de brigade aérienne Momha Jean Calvin a procédé au rituel de la prise de commandement du lieutenant-colonel Ngue Baha Georges Christie, commandant la base aérienne 201 de Douala.
​​Tour cycliste international du Cameroun: coup d’envoi aujourdh'ui

Yannick ZANGA

Premiers coups de pédale de la 15e édition ce samedi à Pouma.

949, 5 kilomĂštres de panorama du Cameroun rĂ©el et profond. Huit Ă©tapes qui vont sillonner les rĂ©gions du Centre, du Sud, du Littoral, du Sud-Ouest et de l’Ouest.

Ainsi se dĂ©cline la 15e Ă©dition du Tour cycliste international du Cameroun. Une Ă©preuve inscrite sur le calendrier Africa Tour 2018 de l’Union cycliste internationale (Uci) qui une fois de plus, a misĂ© sur un parcours gĂ©nĂ©ral riche.

Un itinéraire fait de plats, de faux plats, de cÎtes, de cols et de montagnes qui laisse entrevoir de belles batailles entre rouleurs, grimpeurs, puncheurs et sprinteurs.

Sont annoncĂ©s sur la ligne de dĂ©part, 12 Ă©quipes. Un casting dans lequel figurent cinq Ă©quipes africaines. Il s’agit des sĂ©lections nationales du Congo, du Gabon, de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, de la CĂŽte d’Ivoire, du Rwanda et Sovac atura four ever (AlgĂ©rie).

Au-delà du continent, Martigues Sport Cyclisme et Club de la Défense (France), Global Cycling (Hollande) et Dukla Banska Bystrica (Slovaquie) feront partie du peloton de 69 cyclistes. Pour sa part, le Cameroun sera représenté par SNH Vélo club et la sélection nationale.

CĂŽtĂ© organisation, lorsque nous mettions sous presse, la dĂ©lĂ©gation rwandaise Ă©tait la premiĂšre Ă  fouler le sol camerounais. Le commissaire international de l’Uci, la Portugaise Franco Fernandes Maria Ă©tait attendue hier soir Ă  YaoundĂ©. Idem pour l’agent antidopage Patrick Burguet, les responsables techniques chargĂ©s de la radio tour et certaines dĂ©lĂ©gations sportives Ă©trangĂšres.

Celle du Congo est annoncĂ©e pour ce jour dans la ville de Douala. La FĂ©dĂ©ration camerounaise de cyclisme et Ă  la Commission centrale d’organisation, on se veut rassurant quant aux aspects liĂ©s au transport et Ă  l’hĂ©bergement. Aussi, le dĂ©blocage du budget de l’organisation de la compĂ©tition par les pouvoirs publics Ă©tait attendu.
Cameroon Tribune Monday, March 12, 2018.

Cameroon Tribune du lundi, 12 mars 2018.
​​Lions indomptables: Ă  la recherche d’un sĂ©lectionneur

Simon Pierre ETOUNDI

Un appel à candidatures international a officiellement été lancé vendredi dernier pour trouver un successeur au Belge Hugo Broos.

La succession d’Hugo Broos est officiellement ouverte depuis quelques jours. L’ancien sĂ©lectionneur des Lions indomptables champion d’Afrique en janvier 2017 au Gabon s’est engagĂ© avec le club belge d’Ostende la semaine Ă©coulĂ©e. Il va y occuper le poste de directeur sportif. Ce nouvel engagement du technicien belge dont le contrat avec la sĂ©lection nationale du Cameroun est arrivĂ© Ă  expiration en fĂ©vrier dernier a dĂ©finitivement tournĂ© la page d’un feuilleton Ă  suspense qui a tenu en haleine les observateurs du football camerounais pendant quelques temps.

En effet depuis plusieurs semaines, le ComitĂ© de normalisation de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FĂ©cafoot) avait fait part de sa volontĂ© de ne pas renouveler le contrat d’Hugo Broos. Mais le ministĂšre des Sports et de l’Education physique ne s’était pas encore officiellement prononcĂ© sur ce dossier, laissant planer la perspective d’un renouvellement du contrat du Belge.

Depuis vendredi dernier les choses sont claires. Le ComitĂ© de normalisation de la fĂ©dĂ©ration camerounaise de football a officiellement lancĂ© un appel Ă  candidatures pour un sĂ©lectionneur pour l’équipe nationale fanion. D’aprĂšs l’appel Ă  candidatures de la FĂ©cafoot, les postulants doivent avoir une solide expĂ©rience du football de haut niveau et une bonne connaissance du football africain entre autres critĂšres.

Ils doivent en outre ĂȘtre disposĂ©s Ă  rĂ©sider par permanence au Cameroun et en maĂźtriser une des deux langues officielles. Mais globalement le futur sĂ©lectionneur pourrait ĂȘtre un Camerounais ou un Ă©tranger. Les candidatures doivent ĂȘtre dĂ©posĂ©es au plus tard le 24 mars 2018.

En attendant de connaĂźtre l’identitĂ© du futur sĂ©lectionneur, les dirigeants du football camerounais ont formellement dĂ©signĂ© l’ancien adjoint d’Hugo Broos, Alexandre Belinga pour assurer l’intĂ©rim Ă  la tĂȘte des Lions Indomptables. Le technicien camerounais avait dĂ©jĂ  occupĂ© temporairement ce poste aprĂšs le limogeage de l’Allemand Volker Finke en 2016. L’ancien sociĂ©taire du Tonnerre de YaoundĂ© du temps oĂč il Ă©tait joueur est un technicien local qui a roulĂ© sa bosse. Il a entraĂźnĂ© plusieurs clubs de l’élite nationale et a aussi fait partie du staff technique de plusieurs sĂ©lections nationales.

A la fin du mois en cours et la prochaine fenĂȘtre Fifa, c’est donc Alexandre Belinga qui devrait convoquer les joueurs et conduire le groupe qui doit livrer un match amical contre le Koweit. Ce rendez-vous pourrait donner un premier indicateur sur le nouveau visage des Lions Indomptables, aprĂšs la rencontre initiĂ©e par le prĂ©sident du ComitĂ© de Normalisation de la FECAFOOT et visant Ă  demander Ă  tous les joueurs camerounais oĂč qu’ils se trouvent, de se rendre disponibles pour revĂȘtir le maillot national s’ils sont sollicitĂ©s.
​​MASA 2018 : « Akwaba » Ă  Abidjan

Monica NKODO

La 10e Ă©dition couplĂ©e aux 25 ans du MarchĂ© des Arts du spectacle lancĂ©e samedi dernier dans la capitale ivoirienne, est un tournant historique pour l’évĂ©nement.

«Akwaba » ou bienvenue au MASA 2018 ! Cette annĂ©e est celle de tous les renouveaux pour le MASA. D’abord, cet Ă©vĂ©nement, l’un des plus en vue de la culture en Afrique, cĂ©lĂšbre ses 25 ans d’existence.

Ce quart de siĂšcle coĂŻncide avec sa 10e Ă©dition. Enfin, le MarchĂ© des arts et du spectacle africains trouve une Ă©volution pleine de sens dans sa nouvelle dĂ©nomination. Il devient donc le MarchĂ© des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA).

L’objectif de ce nouveau baptĂȘme a Ă©tĂ© expliquĂ© par Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie de CĂŽte d’Ivoire, au cours de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture samedi dernier au palais de la culture de Treichville.

« L’ambition est de faire d’Abidjan un hub culturel, une capitale mondiale de la culture pendant une semaine », a lancĂ© le ministre.

Une autre aspiration encore plus grande est la principale raison de cette appellation toute fraĂźche du festival majeur de la capitale ivoirienne, encore mise en lumiĂšre peu de temps aprĂšs les Jeux de la Francophonie (juillet 2017).

« Cette 10e Ă©dition est la confirmation de l’engagement du prĂ©sident de la RĂ©publique de faire de la CĂŽte d’Ivoire un pays Ă©mergent Ă  l’horizon 2020, avec pour pilier central la culture », a ajoutĂ© Maurice Bandaman.

Des milliers de festivaliers originaires de 65 pays vont vivre des moments forts en dĂ©couvertes et exploration des Ă©motions, sur une dizaine de sites et d’espaces touristiques d’Abidjan et ses environs.

N’étant pas seulement le territoire d’expression d’artistes africains, le MASA, avec pour thĂšme : « Quel modĂšle Ă©conomique pour les arts de la scĂšne ? », se devait de communier plus avec le reste du monde artistique.

La cĂ©rĂ©monie d’ouverture s’est montrĂ©e un parfait Ă©chantillon de ce que la suite de cette grand’messe de la culture mondiale a Ă  offrir. La danseuse camerounaise Agathe Djokam, devant le public enthousiaste de la salle « François Lougah » du palais de la culture, a prĂ©sentĂ© un spectacle contemporain rĂ©vĂ©lateur, entre renaissance et Ă©nergie.

Djokam fait d’ailleurs partie des artistes camerounais de la sĂ©lection officielle du MASA. Sa prestation et celles d’autres artistes comme le groupe Nainako de Madagascar, ont prĂ©cĂ©dĂ© l’ouverture officielle par la grande chanceliĂšre Henriette Dagri DiabatĂ©, en prĂ©sence entre autres de Youma Fall, directrice diversitĂ© et dĂ©veloppement culturels Ă  l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et le ministre burkinabĂš de la Culture, Issouf Sawadogo.

Des spectacles de musique, de danse, de conte, de théùtre, de slam, d’humour et des arts de la rue sont Ă  vivre jusqu’au 17 mars prochain.
​​Le quotidien de la campagne: dĂ©marrage au petit trot

Jean Francis BELIBI

Les neuf formations politiques retenues affinent encore leurs stratĂ©gies pour se lancer Ă  la conquĂȘte des conseillers municipaux.

Ceux qui ont Ă©tĂ© retenus au terme de l’examen des candidatures par le Conseil Ă©lectoral n’ont pas manquĂ© de marquer leur satisfaction Ă  l’issue de ce processus. Qu’il s’agisse du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), et de l’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (UNDP) ou des sept autres formations politiques.

Pourtant, la dĂ©cision du Conseil Ă©lectoral d’Elections Cameroon a Ă©tĂ© rendue publique 72 heures avant le lancement de la campagne Ă©lectorale qui va aboutir au choix de la deuxiĂšme cuvĂ©e de sĂ©nateurs de l’histoire politique de notre pays. On savait dĂ©jĂ  que ce scrutin, qui se dĂ©roule au suffrage indirect, n’en est pas un comme les autres.

Il Ă©tait donc difficile de s’attendre Ă  voir des meetings grand public pour le lancement de la campagne Ă©lectorale le samedi 10 mars 2018. Les partis politiques semblent conscients de ce que rien ne sera facile, surtout pour ceux qui n’ont pas la majoritĂ© des conseillers municipaux dans les rĂ©gions oĂč ils sont engagĂ©s. Il s’agit donc pour eux d’avoir le maximum de voix en leur faveur.

On peut donc comprendre que la premiÚre journée de campagne électorale a été consacrée à la mise sur pied des ultimes stratégies visant à convaincre les conseillers municipaux le 25 mars prochain.

Qu’il s’agisse de l’UNDP, de l’Union des populations du Cameroun (UPC), du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) ou de l’Union des mouvements socialistes (UMS), l’on n’hĂ©site pas Ă  brandir le scĂ©nario de 2013 dans la circonscription Ă©lectorale du Nord-Ouest oĂč, majoritaire en termes d’électeurs, le SDF avait mordu la poussiĂšre face au RDPC qui avait raflĂ© tous les siĂšges mis en compĂ©tition.

Du cĂŽtĂ© du RDPC, l’on semble donc ĂȘtre conscient de cette situation, ce d’autant plus que dans mĂȘme rĂ©gion du Nord-Ouest, le parti arrive lĂ©gĂšrement en tĂȘte face au SDF. La situation est valable dans les autres rĂ©gions.

Les investitures ayant entraĂźnĂ© leur lot de mĂ©contentement, le parti entend ramener tous les siens dans les rangs, dans la perspective d’une victoire complĂšte la semaine prochaine. D’oĂč la rĂ©union prĂ©sidĂ©e vendredi dernier au siĂšge du parti Ă  YaoundĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central, Jean NkuetĂ©.
​​Dates de pĂ©remption des produits: des consommateurs nĂ©gligents

#Economie
Maimounatou BOURZAKA

Ils prennent de moins en moins la peine de vérifier la date de consommation des produits avant de les acheter.

Ce vendredi 9 mars, M. Amadou fait ses courses dans un supermarchĂ© au centre-ville de YaoundĂ©. Il se dirige vers l’étagĂšre rĂ©servĂ©e aux produits laitiers et prend trois boites de lait qu’il range dans son charriot sans vĂ©rifier la date de pĂ©remption.

Il rĂ©pĂštera le mĂȘme scĂ©nario avec les pĂątes Ă  tartiner. Comme lui, ils sont nombreux Ă  ne pas prendre le soin de regarder la date de pĂ©remption des produits achetĂ©s. «Je ne prends pas la peine de vĂ©rifier la date de pĂ©remption.

Ce n’est que lorsque je me rends compte du mauvais goĂ»t du produit en le consommant que je cherche Ă  regarder la date de pĂ©remption », rĂ©vĂšle Oumar Samir, un consommateur.

Le fait est qu’il est de plus en plus courant de trouver des produits pĂ©rimĂ©s dans les rayons. Biscuits, chocolats, huiles vĂ©gĂ©tales, laits, tout y passe. Les victimes se comptent Ă©galement par dizaines.

DerniĂšrement encore, par faute d’attention Mireille D. a achetĂ© des bouteilles d’huile vĂ©gĂ©tale dont la date de pĂ©remption datait d’un mois auparavant. Une autre consommatrice se souvient d’une expĂ©rience dĂ©sastreuse avec des yaourts. Une indigestion s’en Ă©tait suivie.

Les responsables de supermarchĂ©s rencontrĂ©s assurent pourtant tout faire pour Ă©viter ces situations dĂ©sagrĂ©ables. Ils affirment s’assurer du respect scrupuleux de la qualitĂ© des produits qu’ils mettent Ă  la disposition du public.

« Nos rayons sont inspectés chaque matin de façon à regarder les produits et les différentes dates de péremption pour éviter le désastre», informe un responsable du magasin Santa Lucia. Il avoue également collaborer avec les vendeurs ambulants pour écouler les stocks dont les dates de péremption sont proches.

Approche presque similaire dans les supermarchĂ©s Dovv oĂč les produits sur les rayons sont passĂ©s au peigne fin tous les matins. A Mahima Elig-Essono, un responsable de rayons explique :

« Avant que les produits n’arrivent dans les rayons, nous notons toutes les dates dans un cahier. Chaque matin, il y a un contrĂŽle de dates qui est effectuĂ©. Nous Ă©coulons les produits dont les dates de pĂ©remption approchent au moins deux mois Ă  l’avance en les mettant en soldes. Si le produit n’est pas Ă©coulĂ© quand la date arrive Ă  Ă©chĂ©ance, nous l’enlevons des rayons et le mettons Ă  la poubelle».

Selon Delor Magelan Kamgaing, prĂ©sident de la Ligue camerounaise des consommateurs, c’est au ministĂšre du Commerce que revient la tĂąche de contrĂŽler la qualitĂ© et les prix sur les marchĂ©s.
​​Pisciculture: Bientît 183 tonnes de plus par an

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

L’agropole de production et commercialisation du poisson, lancĂ© vendredi dernier Ă  Abong-Mbang va contribuer Ă  booster la production nationale.

C’est par la visite des Ă©tangs de Thierry Mbane Ă  Zoguela qu’a dĂ©marrĂ© la descente des responsables du programme Agropoles dans la rĂ©gion de l’Est vendredi dernier.

En compagnie des autoritĂ©s de cette rĂ©gion dont le gouverneur GrĂ©goire Mvongo, ils ont pu visiter les nombreux Ă©tangs de silures, carpes et tilapias qui s’étendent Ă  perte de vue.

Cet entrepreneur sera dĂ©sormais appuyĂ© en Ă©quipements dans le cadre du programme Agropoles. C’est ensuite Ă  l’HĂŽtel de ville d’Abong-Mbang que la vingtaine de producteurs se sont retrouvĂ©s pour l’échange des cahiers de charges.

L’on apprendra là-bas qu’avec le lancement de cet agropole de production et de commercialisation de poisson d’eau douce du Haut-Nyong, la production actuelle de poissons qui est de 37 tonnes passera à 183 tonnes.

Les alevins et les aliments dont la production est actuellement de 80 000 et 20 tonnes seront dĂ©sormais de 1 200 000 alevins et 500 tonnes d’aliments. Il sera question de construire des Ă©tangs, des stations d’alevinage, la chaĂźne de fabrique d’aliments, mais aussi d’acquĂ©rir des intrants sans parler de la formation des producteurs.

«C’est l’aboutissement d’un long processus. Donc, grande est notre satisfaction de voir que notre agropole peut prendre corps. Mais il faut bien le relever, les activitĂ©s ont dĂ©butĂ© il y a un certain nombre d’annĂ©es.

En termes de perspectives, c’est l’extension de l’activitĂ© dans le dĂ©partement pour en faire un grand bassin de production », a indiquĂ© Louis Marie Nkoum-me Ntseny, promoteur de l’agropole du Haut-Nyong.

Il ajoutera par ailleurs qu’étant donnĂ© que certaines activitĂ©s dangereuses n’ont pas encore prospĂ©rĂ© dans le Nyong, il faut anticiper pour positionner le bassin de production du Haut-Nyong comme un bassin productif.

« Pour le programme Agropoles, l’élevage de poisson est l’une des prioritĂ©s des annĂ©es 2017 et 2018. Le Nyong est l’un des cours d’eau les plus poissonneux au Cameroun, et nous nous sommes donc dit qu’on pourrait s’intĂ©resser Ă  la mise en place d’un agropole dans la localitĂ© puisque l’élite en a manifestĂ© l’intĂ©rĂȘt », a indiquĂ© Adrian Ngo’o Bitomo, coordonnateur national du programme agropoles.
​​Secteur ferroviaire: la ligne Belabo-Pangar-NgaoundĂ©rĂ© en discussion

#Economie
Josy MAUGER

Le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a reçu en audience vendredi dernier, le chef de la représentation régionale Afrique centrale de la Banque européenne d'investissement.

Le ministre des Transports (MinT), Jean Ernest Massena Ngale Bibehe, a reçu en audience vendredi dernier, une mission conjointe Banque européenne d'investissement (BEI), Agence française de développement (AFD), Equipe infrastructures à la délégation de l'Union européenne.

Andréa Pinna, chef de cette mission et chef de la représentation régionale Afrique centrale de la BEI a de prime abord indiqué à la presse qu'ils étaient venus féliciter le nouveau ministre des Transports.

Il a ensuite expliquĂ© que les sujets abordĂ©s avec le MinT portaient sur un certain nombre de projets dans le secteur du transport camerounais et l'appui que la BEI, l’AFD et l’UE pourraient y apporter.

Il s’agit notamment des appuis financiers et techniques aux projets du domaine ferroviaire via un package concessionnel comprenant des prĂȘts souverains de l’AFD, et de la BEI, combinĂ©s Ă  une subvention de l’UE qui pourrait reprĂ©senter entre 10 et 15% du montant des prĂȘts.

Le ministre et ses hÎtes ont à cet effet évoqué en particulier, la réhabilitation de la ligne ferroviaire Belabo-Pangar-Ngaounderé.

Un dossier dĂ©jĂ  bien Ă©tudiĂ© il y a quelques annĂ©es d’aprĂšs AndrĂ©a Pinna, qui a soulignĂ© l'importance de renouveler cette ligne en trĂšs mauvais Ă©tat. Pour ce qui est des composantes dudit projet, il y a le renouvellement de la voie (y compris ballast, traverses) entre Belabo et Pangar, et entre Pangar et NgaounderĂ©, l’amĂ©nagement d’une plateforme ferroviaire Ă  NgoundĂ©rĂ© et l’assistance technique auprĂšs du gouvernement dans le cadre de la rĂ©forme sectorielle en cours et pour l’exĂ©cution du projet.
Seeking The Way Forward

#24heures
Elizabeth MOSIMA

The context

While waiting for a trainer, the new interim coach is expected to help boost the performance of the players during the upcoming friendlies and restore confidence in their fans.

The quest for a new coach for the Indomitable Lions of Cameroon is not coming as a surprise to many as fans have been anxiously waiting for a coach for their national team.

Three months after the Normalisation Committee decided not to renew the contract of the national team coach, Hugo Broos, the Cameroon football ruling body has now decided to begin a search for another coach for the team.

The opening of tenders for the recruitment of a new coach of the Indomitable Lions by the Normalisation Committee FECAFOOT comes at a time when a lot has been happening around the team.

First of all, the current African champions have been without a coach since last month after the former Head Coach, Hugo Broos, left his job and found another with KV Ostende in Belgium where he is appointed sporting manager for the club.

The Belgian decided to quit the Indomitable Lions squad after his contract had expired with the team on February 8, 2018 and the Cameroon football authorities vehemently refused to renew the contract. Even though Hugo Broos won the 2017 AFCON with the Indomitable Lions, the performance of the team thereafter has left much to be desired.

The poor showing of the Indomitable Lions at the 2017 edition of the Confederations Cup in Russia, and the failure of the team to qualify for the 2018 World Cup contributed to the downfall of the Belgian coach.

Apart from that, the search of a new coach for the Lions is coming on the eve of the FIFA period for the resumption of activities for national teams. The fact that the team is in need of a head coach less than a month to the kick off of activities can hamper the performance of the players. In about a year, Cameroon will be hosting the 2019 AFCON.

There is therefore the need for the team to intensify preparations in order to defend the title they won in the last edition in Gabon 2017. Nevertheless, the FECAFOOT Normalisation Committee has appointed Alexandre Belinga as interim head coach of the Indomitable Lions.

Alexandre Belinga will for the time being take care of the international friendly matches billed for March while waiting for the appointment of a new head coach. The new head coach will have to redouble efforts to train the players before the next major international challenges a new coach is found.

It is expected Alexandre Belinga will help boost the performance of the players during the upcoming friendlies and restore confidence in their fans.
«Il est temps qu’on fasse confiance aux nationaux »

#24heures
Priscille G. Moadougou

L'explication

Michel Kaham, PrĂ©sident de l’Association des entraĂźneurs et Ă©ducateurs de football du Cameroun.

Le Cameroun est de nouveau en quĂȘte d’un sĂ©lectionneur national. Qu’en pensez-vous ?

Il est temps qu’on fasse confiance aux nationaux. Si le Cameroun est capable de relever le dĂ©fi de l’organisation de la Can 2019, il est aussi temps qu’on fasse confiance Ă  un encadrement technique camerounais qui a les mĂȘmes compĂ©tences. On est une bonne poignĂ©e d’entraĂźneurs qui ont la compĂ©tence, le vĂ©cu et surtout le respect au niveau des Lions pour relever ce dĂ©fi. Pour que cela marche, il faudra mettre sur pied une forme de collĂ©gialitĂ© comme on l’a fait Ă  la Coupe du monde 1990.

On Ă©tait avec Valeri Nepomniachi qui nous prenait en considĂ©ration quand il fallait faire des choix. Les pressions multiformes qu’il y a autour de la sĂ©lection nationale sont difficiles Ă  supporter par une seule personne. Si les politiques dĂ©cident, c’est d’abord une question de volontĂ© politique de s’offrir les services d’un Occidental, il faudra qu’on retienne une personne qui a le vĂ©cu de l’Afrique et qui peut rĂ©sister Ă  la pression.

Depuis 2010, les Lions indomptables ont eu sept entraĂźneurs, n’est-ce pas contre-productif pour une sĂ©lection nationale qui se veut compĂ©titive en permanence ?

C’est largement contre-productif. Pour qu’une Ă©quipe se forme, ça prend le temps d’assembler les Ă©lĂ©ments. Il y a un certain Ă©tat d’esprit qu’on inculque aux joueurs. C’est comme une famille qui travaille. Au Cameroun, on ne comprend pas ce qui se passe, on peut gagner ou ne pas gagner, on part toujours. Il faut qu’on se remette rĂ©solument au travail sur une durĂ©e. Il ne faut pas seulement que la finalitĂ© soit les Lions. Mais, il y a en bas la relĂšve. Si ça se chamboule Ă  chaque moment en haut, on n’aura jamais quelque chose de stable.

Le Cameroun est champion d’Afrique en titre et pays organisateur de la Can 2019. Le nouvel entraĂźneur n’aura-t-il pas de pression supplĂ©mentaire au moment oĂč il arrive Ă  la tĂȘte des Lions indomptables ?

C’est une pression supplĂ©mentaire. On vient de remporter une Can au Gabon. C’est vrai qu’on n’était pas la meilleure Ă©quipe. Mais on l’a gagnĂ©e. Ici, il faut tout faire pour ne pas perdre. Qu’on se donne d’abord les moyens de gagner sans avoir de regrets en mettant un entraĂźneur tout de suite, pas dans un mois. Qu’il ait le temps de travailler, de composer son Ă©quipe. Le temps est court. Le football est un sport collectif.

Il faut que ça fonctionne entre les 25 joueurs, l’encadrement technique et l’administration en place. Il y a tout cela Ă  mettre en place. Nous avons eu nos grandes victoires toujours Ă  l’extĂ©rieur (CĂŽte d’Ivoire 1984, Maroc 1988, Ghana-Nigeria 2000, Mali 2002 et Gabon 2017), peut-ĂȘtre parce que la pression est moindre. Il va falloir gĂ©rer tout cela et avancer. L’encadrement technique camerounais est prĂȘt Ă  relever ce dĂ©fi.
S’inscrire dans le temps 


#24heures
Simon Pierre ETOUNDI

Regard

Dans quelques semaines les Lions Indomptables auront un nouveau sélectionneur pour prendre la succession du Belge Hugo Broos. Ce dernier ne se sera assis sur le banc de la sélection camerounaise que pendant à peine deux ans.

Pendant son passage au Cameroun, il a menĂ© les Lions Indomptables en janvier 2017 Ă  leur cinquiĂšme sacre continental lors de la Coupe d’Afrique des nations au Gabon. Autant dire qu’Hugo Broos a Ă©crit l’histoire avec le Cameroun.

Son Histoire ! Et au moment oĂč la sĂ©lection du Cameroun va ouvrir une nouvelle page de son histoire Ă  elle, il est de bon ton d’émettre le souhait que le choix du futur mentor des Lions indomptables soit effectuĂ© avec la plus grande dĂ©licatesse.

En effet, au cours des derniĂšres annĂ©es, Les Lions indomptables ont brillĂ© par une grande instabilitĂ© sur le banc de touche. Depuis 2010, huit sĂ©lectionneurs s’y sont ainsi assis avec des fortunes diverses. Mais Ă  y regarder de prĂšs, un seul, Hugo Broos a remportĂ© « quelque chose » avec le Cameroun.

Tous les autres dont le profil et le pedigree ne sont pas forcĂ©ment Ă  remettre en cause, semblent avoir souffert d’un environnement inadaptĂ© pour construire un projet. De maniĂšre rĂ©currente, les observateurs du football national semblent y avoir dĂ©celĂ© une absence de vision Ă  long terme qui, seule, permet de prĂ©parer des conquĂȘtes futures. Les sĂ©lectionneurs successifs des Lions Indomptables n’ont pas eu le temps nĂ©cessaire de bĂątir une Ă©quipe.

L’épĂ©e de DamoclĂšs des rĂ©sultats immĂ©diats pesait sans cesse sur eux, occultant le fait que le chemin vers les plus grands succĂšs peut ĂȘtre pavĂ© de petits couacs.

Pour s'Ă©viter une poussĂ©e de fiĂšvre dans les prochaines semaines avec le compte Ă  rebours de la prochaine CAN que le Cameroun accueille en 2019, la FĂ©dĂ©ration a dĂ©cidĂ© de prendre les devants afin de rĂ©gler rapidement la succession d’Hugo Broos. Cette dĂ©marche offre le double avantage de trancher en dehors d'une situation d'urgence ou de crise.

Le Cameroun a en effet l’avantage (?) de ne pas ĂȘtre impliquĂ© dans une compĂ©tition Ă  enjeux jusqu’à sa CAN. Toujours est-il que s'il paraĂźt Ă©vident que la question de l'identitĂ© du nouveau sĂ©lectionneur va faire les choux gras des gazettes lors des prochains jours, l'objectif de bien prĂ©parer la CAN 2019 est suffisamment fort pour focaliser l'attention des Lions Indomptables.

Cet objectif devrait mĂȘme ĂȘtre le seul ! Pour cela, il est bon de fixer dĂšs maintenant le cap Ă  un technicien et lui donner le temps de travailler.D’ores et dĂ©jĂ , soucieux de s'ouvrir le champ des possibles, le ComitĂ© de normalisation de la FĂ©cafoot a envoyĂ© un signe positif en engagement une dĂ©marche de « rĂ©conciliation » des joueurs avec la sĂ©lection nationale.

Le message est clair : tous les joueurs camerounais sont sĂ©lectionnables et ils sont priĂ©s de se rendre disponibles pour la sĂ©lection. En somme, le prochain sĂ©lectionneur aura de la matiĂšre pour bĂątir une sĂ©lection compĂ©titive. Il faudrait en outre qu’il soit le seul responsable des choix techniques et des hommes. Une toute autre approche donnera le sentiment d’un Ă©ternel et dĂ©primant recommencement.

Les questions quant Ă  la personnalitĂ© du futur successeur ne manquent pas d'affleurer depuis l’annonce du dĂ©part d’Hugo Broos. Au regard des expĂ©riences passĂ©es, cet environnement pourrait offrir la possibilitĂ© d’inscrire le choix du futur sĂ©lectionneur dans un projet global : doter le Cameroun d’une Ă©quipe nationale conquĂ©rante jusqu’à la prochaine coupe du monde au Qatar en 2022. La tentation de se limiter Ă  la CAN 2019 est grande c’est indĂ©niable. Mais il faut du temps pour bĂątir

Cameroon Tribune Tuesday, March 13, 2018.
Cameroon Tribune du mardi, 13 mars 2018.
​​Cameroon American Football Federation: New Season Kicks Off

#Sports
Willy DONFACK (Intern)

The fourth edition of the Camer Football Women tournament took place in Yaounde on March 3, 2018.

The Cameroon American Football Association (CAFA), in keeping with one of its objectives of empowering girls and women through sports, convened some 500 girls and women last weekend, at the American school of Yaounde, in a two day American Football tournament, which rounded off on Sunday March 4, 2018. This was in prelude to this year’s International Women’s day which had as theme « Intensify the Fight Against Discrimination on Women, Strengthen Partnership to spread up Sustainable Development ».

The event featured different female social groups like the Association of Bazou Women, Regroupement Des Association FĂ©minine De La Region de L’ouest (RAFRODEM), Association Des Femmes Amies Du DĂ©veloppement (AFADEV), Association Femmes AvisĂ©es Et Sensibles (AFASY), Collectives Des Professionnel De L’art (CORPO ART), Coordination des Ngonguems Bazou de Yaounde (CONBY) and sponsors. In one of the matches Bazou beat AFASY women from Yaounde by 8 goals to 0, while COPRO ART humiliated RAFRODEM 12 goals to nil.

It was necessary to give a different perspective to the routine way in which Women’s Day in Cameroon had been celebrated in past years, by introducing the women to something new which is American Football. It also served as a launch of the activities of the federation that will continue with their trainings after the tournament.

The event was cordinated by Awasum E.M. Cameroon Football Women 2018 finally witnessed the victory of AFASY that took the first position, AFADEV came up with the second position and CONBY the third position. The event which ended on March 4, 2018 was graced with the award of trophies.

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​​2018 CBF: 64% Recommendations Executed

#Politique
Yaboa Ndula MUNTEH

The Prime Minister and over 16 cabinet ministers were in Douala, March 12, for yet another edition of CBF.

The 2018 edition of Cameroon Business Forum comes at the hills of economic crisis caused mostly by insecurity in some regions in Cameroon including the Extreme North, North West and South West regions. Notwithstanding, the government, through Cameroon Business Forum is bent on lifting the obstacles that hinder the country’s economic growth.

Through the yearly public-private dialogue, 25 recommendations covering nine project reforms were adopted during the eighth forum that held on March 13, 2017.

Of the 25 recommendations, 16 have been executed making 64 per cent execution rate, six are being executed, and two are yet to kick off while one was reclassified. Going by the balance sheet of CBF, over 60 per cent of recommendations have been implemented so far.

Amongst the recommendations that are on a good footing are the putting in place of an online tracking system for building permit files in Douala, the operationalisation of the co-ownership regime, the launching of the chattel security database, the operationalisation of the 3rd gantry crane at the Douala Port, the operationalisation of the electronic signature and the operationalisation of the arbitration and mediation chamber of the CCIMA among others.

However, the drafting of building code, the preparation of a private sector platform strategic plan and the putting in place of SCADA distributions in Douala and Yaounde among others are still pending.
The ninth edition of CBF chaired by the Prime Minister, Head of Government; Philemon Yang, held on the theme: “Financing small and medium size enterprises and developing Cameroonian industrial base”.

During his opening speech, he mentioned that important decisions have been taken and implemented since the putting in place of the public-private dialogue including the reimbursement of VAT, the law on public contract and the operationalisation of the SME Bank among others.

“SMEs are an important source of employment, thus, their potential in terms of development has to be exploited and the barriers of financing their activities broken,” the Prime Minister said.However, he challenged SMEs to ameliorate their management in order to gain more confidence from funders and financial institutions.

It is worth noting that Cameroon counts over 200,000 enterprises and about 80% (160,000) fall under small and medium size enterprises and just about 400of the 160,000 are registered with the private sector. With the public-private dialogue that went operational in 2009, the business climate is becoming more and more conducive as it has removed obstacles impeding the business environment by implementing adopted reforms with a view to promote the productive sector.

With the yearly public-private dialogue, the private sector has been reaping enormous benefits but much still needs to be done to render Cameroon a paradise of investment.

However, the results of a research carried out last year by the Cameroon Chamber of Commerce, Industry, Mines and Handicraft, of 427 Chiefs of enterprises sampled, 36 per cent of them disclosed that the business environment is degrading, 29 per cent witnessed a drop in activities, and 39 per cent of them witness a drop in their yearly turnover.

The results also stipulate that the drop in yearly turnover affected enterprises in the North West and Far North badly with 47 per cent and 66 per cent respectively.