Cameroon Tribune
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​​Lions indomptables: Ă  la recherche d’un sĂ©lectionneur

Simon Pierre ETOUNDI

Un appel à candidatures international a officiellement été lancé vendredi dernier pour trouver un successeur au Belge Hugo Broos.

La succession d’Hugo Broos est officiellement ouverte depuis quelques jours. L’ancien sĂ©lectionneur des Lions indomptables champion d’Afrique en janvier 2017 au Gabon s’est engagĂ© avec le club belge d’Ostende la semaine Ă©coulĂ©e. Il va y occuper le poste de directeur sportif. Ce nouvel engagement du technicien belge dont le contrat avec la sĂ©lection nationale du Cameroun est arrivĂ© Ă  expiration en fĂ©vrier dernier a dĂ©finitivement tournĂ© la page d’un feuilleton Ă  suspense qui a tenu en haleine les observateurs du football camerounais pendant quelques temps.

En effet depuis plusieurs semaines, le ComitĂ© de normalisation de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FĂ©cafoot) avait fait part de sa volontĂ© de ne pas renouveler le contrat d’Hugo Broos. Mais le ministĂšre des Sports et de l’Education physique ne s’était pas encore officiellement prononcĂ© sur ce dossier, laissant planer la perspective d’un renouvellement du contrat du Belge.

Depuis vendredi dernier les choses sont claires. Le ComitĂ© de normalisation de la fĂ©dĂ©ration camerounaise de football a officiellement lancĂ© un appel Ă  candidatures pour un sĂ©lectionneur pour l’équipe nationale fanion. D’aprĂšs l’appel Ă  candidatures de la FĂ©cafoot, les postulants doivent avoir une solide expĂ©rience du football de haut niveau et une bonne connaissance du football africain entre autres critĂšres.

Ils doivent en outre ĂȘtre disposĂ©s Ă  rĂ©sider par permanence au Cameroun et en maĂźtriser une des deux langues officielles. Mais globalement le futur sĂ©lectionneur pourrait ĂȘtre un Camerounais ou un Ă©tranger. Les candidatures doivent ĂȘtre dĂ©posĂ©es au plus tard le 24 mars 2018.

En attendant de connaĂźtre l’identitĂ© du futur sĂ©lectionneur, les dirigeants du football camerounais ont formellement dĂ©signĂ© l’ancien adjoint d’Hugo Broos, Alexandre Belinga pour assurer l’intĂ©rim Ă  la tĂȘte des Lions Indomptables. Le technicien camerounais avait dĂ©jĂ  occupĂ© temporairement ce poste aprĂšs le limogeage de l’Allemand Volker Finke en 2016. L’ancien sociĂ©taire du Tonnerre de YaoundĂ© du temps oĂč il Ă©tait joueur est un technicien local qui a roulĂ© sa bosse. Il a entraĂźnĂ© plusieurs clubs de l’élite nationale et a aussi fait partie du staff technique de plusieurs sĂ©lections nationales.

A la fin du mois en cours et la prochaine fenĂȘtre Fifa, c’est donc Alexandre Belinga qui devrait convoquer les joueurs et conduire le groupe qui doit livrer un match amical contre le Koweit. Ce rendez-vous pourrait donner un premier indicateur sur le nouveau visage des Lions Indomptables, aprĂšs la rencontre initiĂ©e par le prĂ©sident du ComitĂ© de Normalisation de la FECAFOOT et visant Ă  demander Ă  tous les joueurs camerounais oĂč qu’ils se trouvent, de se rendre disponibles pour revĂȘtir le maillot national s’ils sont sollicitĂ©s.
​​MASA 2018 : « Akwaba » Ă  Abidjan

Monica NKODO

La 10e Ă©dition couplĂ©e aux 25 ans du MarchĂ© des Arts du spectacle lancĂ©e samedi dernier dans la capitale ivoirienne, est un tournant historique pour l’évĂ©nement.

«Akwaba » ou bienvenue au MASA 2018 ! Cette annĂ©e est celle de tous les renouveaux pour le MASA. D’abord, cet Ă©vĂ©nement, l’un des plus en vue de la culture en Afrique, cĂ©lĂšbre ses 25 ans d’existence.

Ce quart de siĂšcle coĂŻncide avec sa 10e Ă©dition. Enfin, le MarchĂ© des arts et du spectacle africains trouve une Ă©volution pleine de sens dans sa nouvelle dĂ©nomination. Il devient donc le MarchĂ© des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA).

L’objectif de ce nouveau baptĂȘme a Ă©tĂ© expliquĂ© par Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie de CĂŽte d’Ivoire, au cours de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture samedi dernier au palais de la culture de Treichville.

« L’ambition est de faire d’Abidjan un hub culturel, une capitale mondiale de la culture pendant une semaine », a lancĂ© le ministre.

Une autre aspiration encore plus grande est la principale raison de cette appellation toute fraĂźche du festival majeur de la capitale ivoirienne, encore mise en lumiĂšre peu de temps aprĂšs les Jeux de la Francophonie (juillet 2017).

« Cette 10e Ă©dition est la confirmation de l’engagement du prĂ©sident de la RĂ©publique de faire de la CĂŽte d’Ivoire un pays Ă©mergent Ă  l’horizon 2020, avec pour pilier central la culture », a ajoutĂ© Maurice Bandaman.

Des milliers de festivaliers originaires de 65 pays vont vivre des moments forts en dĂ©couvertes et exploration des Ă©motions, sur une dizaine de sites et d’espaces touristiques d’Abidjan et ses environs.

N’étant pas seulement le territoire d’expression d’artistes africains, le MASA, avec pour thĂšme : « Quel modĂšle Ă©conomique pour les arts de la scĂšne ? », se devait de communier plus avec le reste du monde artistique.

La cĂ©rĂ©monie d’ouverture s’est montrĂ©e un parfait Ă©chantillon de ce que la suite de cette grand’messe de la culture mondiale a Ă  offrir. La danseuse camerounaise Agathe Djokam, devant le public enthousiaste de la salle « François Lougah » du palais de la culture, a prĂ©sentĂ© un spectacle contemporain rĂ©vĂ©lateur, entre renaissance et Ă©nergie.

Djokam fait d’ailleurs partie des artistes camerounais de la sĂ©lection officielle du MASA. Sa prestation et celles d’autres artistes comme le groupe Nainako de Madagascar, ont prĂ©cĂ©dĂ© l’ouverture officielle par la grande chanceliĂšre Henriette Dagri DiabatĂ©, en prĂ©sence entre autres de Youma Fall, directrice diversitĂ© et dĂ©veloppement culturels Ă  l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et le ministre burkinabĂš de la Culture, Issouf Sawadogo.

Des spectacles de musique, de danse, de conte, de théùtre, de slam, d’humour et des arts de la rue sont Ă  vivre jusqu’au 17 mars prochain.
​​Le quotidien de la campagne: dĂ©marrage au petit trot

Jean Francis BELIBI

Les neuf formations politiques retenues affinent encore leurs stratĂ©gies pour se lancer Ă  la conquĂȘte des conseillers municipaux.

Ceux qui ont Ă©tĂ© retenus au terme de l’examen des candidatures par le Conseil Ă©lectoral n’ont pas manquĂ© de marquer leur satisfaction Ă  l’issue de ce processus. Qu’il s’agisse du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), et de l’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (UNDP) ou des sept autres formations politiques.

Pourtant, la dĂ©cision du Conseil Ă©lectoral d’Elections Cameroon a Ă©tĂ© rendue publique 72 heures avant le lancement de la campagne Ă©lectorale qui va aboutir au choix de la deuxiĂšme cuvĂ©e de sĂ©nateurs de l’histoire politique de notre pays. On savait dĂ©jĂ  que ce scrutin, qui se dĂ©roule au suffrage indirect, n’en est pas un comme les autres.

Il Ă©tait donc difficile de s’attendre Ă  voir des meetings grand public pour le lancement de la campagne Ă©lectorale le samedi 10 mars 2018. Les partis politiques semblent conscients de ce que rien ne sera facile, surtout pour ceux qui n’ont pas la majoritĂ© des conseillers municipaux dans les rĂ©gions oĂč ils sont engagĂ©s. Il s’agit donc pour eux d’avoir le maximum de voix en leur faveur.

On peut donc comprendre que la premiÚre journée de campagne électorale a été consacrée à la mise sur pied des ultimes stratégies visant à convaincre les conseillers municipaux le 25 mars prochain.

Qu’il s’agisse de l’UNDP, de l’Union des populations du Cameroun (UPC), du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) ou de l’Union des mouvements socialistes (UMS), l’on n’hĂ©site pas Ă  brandir le scĂ©nario de 2013 dans la circonscription Ă©lectorale du Nord-Ouest oĂč, majoritaire en termes d’électeurs, le SDF avait mordu la poussiĂšre face au RDPC qui avait raflĂ© tous les siĂšges mis en compĂ©tition.

Du cĂŽtĂ© du RDPC, l’on semble donc ĂȘtre conscient de cette situation, ce d’autant plus que dans mĂȘme rĂ©gion du Nord-Ouest, le parti arrive lĂ©gĂšrement en tĂȘte face au SDF. La situation est valable dans les autres rĂ©gions.

Les investitures ayant entraĂźnĂ© leur lot de mĂ©contentement, le parti entend ramener tous les siens dans les rangs, dans la perspective d’une victoire complĂšte la semaine prochaine. D’oĂč la rĂ©union prĂ©sidĂ©e vendredi dernier au siĂšge du parti Ă  YaoundĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central, Jean NkuetĂ©.
​​Dates de pĂ©remption des produits: des consommateurs nĂ©gligents

#Economie
Maimounatou BOURZAKA

Ils prennent de moins en moins la peine de vérifier la date de consommation des produits avant de les acheter.

Ce vendredi 9 mars, M. Amadou fait ses courses dans un supermarchĂ© au centre-ville de YaoundĂ©. Il se dirige vers l’étagĂšre rĂ©servĂ©e aux produits laitiers et prend trois boites de lait qu’il range dans son charriot sans vĂ©rifier la date de pĂ©remption.

Il rĂ©pĂštera le mĂȘme scĂ©nario avec les pĂątes Ă  tartiner. Comme lui, ils sont nombreux Ă  ne pas prendre le soin de regarder la date de pĂ©remption des produits achetĂ©s. «Je ne prends pas la peine de vĂ©rifier la date de pĂ©remption.

Ce n’est que lorsque je me rends compte du mauvais goĂ»t du produit en le consommant que je cherche Ă  regarder la date de pĂ©remption », rĂ©vĂšle Oumar Samir, un consommateur.

Le fait est qu’il est de plus en plus courant de trouver des produits pĂ©rimĂ©s dans les rayons. Biscuits, chocolats, huiles vĂ©gĂ©tales, laits, tout y passe. Les victimes se comptent Ă©galement par dizaines.

DerniĂšrement encore, par faute d’attention Mireille D. a achetĂ© des bouteilles d’huile vĂ©gĂ©tale dont la date de pĂ©remption datait d’un mois auparavant. Une autre consommatrice se souvient d’une expĂ©rience dĂ©sastreuse avec des yaourts. Une indigestion s’en Ă©tait suivie.

Les responsables de supermarchĂ©s rencontrĂ©s assurent pourtant tout faire pour Ă©viter ces situations dĂ©sagrĂ©ables. Ils affirment s’assurer du respect scrupuleux de la qualitĂ© des produits qu’ils mettent Ă  la disposition du public.

« Nos rayons sont inspectés chaque matin de façon à regarder les produits et les différentes dates de péremption pour éviter le désastre», informe un responsable du magasin Santa Lucia. Il avoue également collaborer avec les vendeurs ambulants pour écouler les stocks dont les dates de péremption sont proches.

Approche presque similaire dans les supermarchĂ©s Dovv oĂč les produits sur les rayons sont passĂ©s au peigne fin tous les matins. A Mahima Elig-Essono, un responsable de rayons explique :

« Avant que les produits n’arrivent dans les rayons, nous notons toutes les dates dans un cahier. Chaque matin, il y a un contrĂŽle de dates qui est effectuĂ©. Nous Ă©coulons les produits dont les dates de pĂ©remption approchent au moins deux mois Ă  l’avance en les mettant en soldes. Si le produit n’est pas Ă©coulĂ© quand la date arrive Ă  Ă©chĂ©ance, nous l’enlevons des rayons et le mettons Ă  la poubelle».

Selon Delor Magelan Kamgaing, prĂ©sident de la Ligue camerounaise des consommateurs, c’est au ministĂšre du Commerce que revient la tĂąche de contrĂŽler la qualitĂ© et les prix sur les marchĂ©s.
​​Pisciculture: Bientît 183 tonnes de plus par an

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

L’agropole de production et commercialisation du poisson, lancĂ© vendredi dernier Ă  Abong-Mbang va contribuer Ă  booster la production nationale.

C’est par la visite des Ă©tangs de Thierry Mbane Ă  Zoguela qu’a dĂ©marrĂ© la descente des responsables du programme Agropoles dans la rĂ©gion de l’Est vendredi dernier.

En compagnie des autoritĂ©s de cette rĂ©gion dont le gouverneur GrĂ©goire Mvongo, ils ont pu visiter les nombreux Ă©tangs de silures, carpes et tilapias qui s’étendent Ă  perte de vue.

Cet entrepreneur sera dĂ©sormais appuyĂ© en Ă©quipements dans le cadre du programme Agropoles. C’est ensuite Ă  l’HĂŽtel de ville d’Abong-Mbang que la vingtaine de producteurs se sont retrouvĂ©s pour l’échange des cahiers de charges.

L’on apprendra là-bas qu’avec le lancement de cet agropole de production et de commercialisation de poisson d’eau douce du Haut-Nyong, la production actuelle de poissons qui est de 37 tonnes passera à 183 tonnes.

Les alevins et les aliments dont la production est actuellement de 80 000 et 20 tonnes seront dĂ©sormais de 1 200 000 alevins et 500 tonnes d’aliments. Il sera question de construire des Ă©tangs, des stations d’alevinage, la chaĂźne de fabrique d’aliments, mais aussi d’acquĂ©rir des intrants sans parler de la formation des producteurs.

«C’est l’aboutissement d’un long processus. Donc, grande est notre satisfaction de voir que notre agropole peut prendre corps. Mais il faut bien le relever, les activitĂ©s ont dĂ©butĂ© il y a un certain nombre d’annĂ©es.

En termes de perspectives, c’est l’extension de l’activitĂ© dans le dĂ©partement pour en faire un grand bassin de production », a indiquĂ© Louis Marie Nkoum-me Ntseny, promoteur de l’agropole du Haut-Nyong.

Il ajoutera par ailleurs qu’étant donnĂ© que certaines activitĂ©s dangereuses n’ont pas encore prospĂ©rĂ© dans le Nyong, il faut anticiper pour positionner le bassin de production du Haut-Nyong comme un bassin productif.

« Pour le programme Agropoles, l’élevage de poisson est l’une des prioritĂ©s des annĂ©es 2017 et 2018. Le Nyong est l’un des cours d’eau les plus poissonneux au Cameroun, et nous nous sommes donc dit qu’on pourrait s’intĂ©resser Ă  la mise en place d’un agropole dans la localitĂ© puisque l’élite en a manifestĂ© l’intĂ©rĂȘt », a indiquĂ© Adrian Ngo’o Bitomo, coordonnateur national du programme agropoles.
​​Secteur ferroviaire: la ligne Belabo-Pangar-NgaoundĂ©rĂ© en discussion

#Economie
Josy MAUGER

Le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe a reçu en audience vendredi dernier, le chef de la représentation régionale Afrique centrale de la Banque européenne d'investissement.

Le ministre des Transports (MinT), Jean Ernest Massena Ngale Bibehe, a reçu en audience vendredi dernier, une mission conjointe Banque européenne d'investissement (BEI), Agence française de développement (AFD), Equipe infrastructures à la délégation de l'Union européenne.

Andréa Pinna, chef de cette mission et chef de la représentation régionale Afrique centrale de la BEI a de prime abord indiqué à la presse qu'ils étaient venus féliciter le nouveau ministre des Transports.

Il a ensuite expliquĂ© que les sujets abordĂ©s avec le MinT portaient sur un certain nombre de projets dans le secteur du transport camerounais et l'appui que la BEI, l’AFD et l’UE pourraient y apporter.

Il s’agit notamment des appuis financiers et techniques aux projets du domaine ferroviaire via un package concessionnel comprenant des prĂȘts souverains de l’AFD, et de la BEI, combinĂ©s Ă  une subvention de l’UE qui pourrait reprĂ©senter entre 10 et 15% du montant des prĂȘts.

Le ministre et ses hÎtes ont à cet effet évoqué en particulier, la réhabilitation de la ligne ferroviaire Belabo-Pangar-Ngaounderé.

Un dossier dĂ©jĂ  bien Ă©tudiĂ© il y a quelques annĂ©es d’aprĂšs AndrĂ©a Pinna, qui a soulignĂ© l'importance de renouveler cette ligne en trĂšs mauvais Ă©tat. Pour ce qui est des composantes dudit projet, il y a le renouvellement de la voie (y compris ballast, traverses) entre Belabo et Pangar, et entre Pangar et NgaounderĂ©, l’amĂ©nagement d’une plateforme ferroviaire Ă  NgoundĂ©rĂ© et l’assistance technique auprĂšs du gouvernement dans le cadre de la rĂ©forme sectorielle en cours et pour l’exĂ©cution du projet.
Seeking The Way Forward

#24heures
Elizabeth MOSIMA

The context

While waiting for a trainer, the new interim coach is expected to help boost the performance of the players during the upcoming friendlies and restore confidence in their fans.

The quest for a new coach for the Indomitable Lions of Cameroon is not coming as a surprise to many as fans have been anxiously waiting for a coach for their national team.

Three months after the Normalisation Committee decided not to renew the contract of the national team coach, Hugo Broos, the Cameroon football ruling body has now decided to begin a search for another coach for the team.

The opening of tenders for the recruitment of a new coach of the Indomitable Lions by the Normalisation Committee FECAFOOT comes at a time when a lot has been happening around the team.

First of all, the current African champions have been without a coach since last month after the former Head Coach, Hugo Broos, left his job and found another with KV Ostende in Belgium where he is appointed sporting manager for the club.

The Belgian decided to quit the Indomitable Lions squad after his contract had expired with the team on February 8, 2018 and the Cameroon football authorities vehemently refused to renew the contract. Even though Hugo Broos won the 2017 AFCON with the Indomitable Lions, the performance of the team thereafter has left much to be desired.

The poor showing of the Indomitable Lions at the 2017 edition of the Confederations Cup in Russia, and the failure of the team to qualify for the 2018 World Cup contributed to the downfall of the Belgian coach.

Apart from that, the search of a new coach for the Lions is coming on the eve of the FIFA period for the resumption of activities for national teams. The fact that the team is in need of a head coach less than a month to the kick off of activities can hamper the performance of the players. In about a year, Cameroon will be hosting the 2019 AFCON.

There is therefore the need for the team to intensify preparations in order to defend the title they won in the last edition in Gabon 2017. Nevertheless, the FECAFOOT Normalisation Committee has appointed Alexandre Belinga as interim head coach of the Indomitable Lions.

Alexandre Belinga will for the time being take care of the international friendly matches billed for March while waiting for the appointment of a new head coach. The new head coach will have to redouble efforts to train the players before the next major international challenges a new coach is found.

It is expected Alexandre Belinga will help boost the performance of the players during the upcoming friendlies and restore confidence in their fans.
«Il est temps qu’on fasse confiance aux nationaux »

#24heures
Priscille G. Moadougou

L'explication

Michel Kaham, PrĂ©sident de l’Association des entraĂźneurs et Ă©ducateurs de football du Cameroun.

Le Cameroun est de nouveau en quĂȘte d’un sĂ©lectionneur national. Qu’en pensez-vous ?

Il est temps qu’on fasse confiance aux nationaux. Si le Cameroun est capable de relever le dĂ©fi de l’organisation de la Can 2019, il est aussi temps qu’on fasse confiance Ă  un encadrement technique camerounais qui a les mĂȘmes compĂ©tences. On est une bonne poignĂ©e d’entraĂźneurs qui ont la compĂ©tence, le vĂ©cu et surtout le respect au niveau des Lions pour relever ce dĂ©fi. Pour que cela marche, il faudra mettre sur pied une forme de collĂ©gialitĂ© comme on l’a fait Ă  la Coupe du monde 1990.

On Ă©tait avec Valeri Nepomniachi qui nous prenait en considĂ©ration quand il fallait faire des choix. Les pressions multiformes qu’il y a autour de la sĂ©lection nationale sont difficiles Ă  supporter par une seule personne. Si les politiques dĂ©cident, c’est d’abord une question de volontĂ© politique de s’offrir les services d’un Occidental, il faudra qu’on retienne une personne qui a le vĂ©cu de l’Afrique et qui peut rĂ©sister Ă  la pression.

Depuis 2010, les Lions indomptables ont eu sept entraĂźneurs, n’est-ce pas contre-productif pour une sĂ©lection nationale qui se veut compĂ©titive en permanence ?

C’est largement contre-productif. Pour qu’une Ă©quipe se forme, ça prend le temps d’assembler les Ă©lĂ©ments. Il y a un certain Ă©tat d’esprit qu’on inculque aux joueurs. C’est comme une famille qui travaille. Au Cameroun, on ne comprend pas ce qui se passe, on peut gagner ou ne pas gagner, on part toujours. Il faut qu’on se remette rĂ©solument au travail sur une durĂ©e. Il ne faut pas seulement que la finalitĂ© soit les Lions. Mais, il y a en bas la relĂšve. Si ça se chamboule Ă  chaque moment en haut, on n’aura jamais quelque chose de stable.

Le Cameroun est champion d’Afrique en titre et pays organisateur de la Can 2019. Le nouvel entraĂźneur n’aura-t-il pas de pression supplĂ©mentaire au moment oĂč il arrive Ă  la tĂȘte des Lions indomptables ?

C’est une pression supplĂ©mentaire. On vient de remporter une Can au Gabon. C’est vrai qu’on n’était pas la meilleure Ă©quipe. Mais on l’a gagnĂ©e. Ici, il faut tout faire pour ne pas perdre. Qu’on se donne d’abord les moyens de gagner sans avoir de regrets en mettant un entraĂźneur tout de suite, pas dans un mois. Qu’il ait le temps de travailler, de composer son Ă©quipe. Le temps est court. Le football est un sport collectif.

Il faut que ça fonctionne entre les 25 joueurs, l’encadrement technique et l’administration en place. Il y a tout cela Ă  mettre en place. Nous avons eu nos grandes victoires toujours Ă  l’extĂ©rieur (CĂŽte d’Ivoire 1984, Maroc 1988, Ghana-Nigeria 2000, Mali 2002 et Gabon 2017), peut-ĂȘtre parce que la pression est moindre. Il va falloir gĂ©rer tout cela et avancer. L’encadrement technique camerounais est prĂȘt Ă  relever ce dĂ©fi.
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#24heures
Simon Pierre ETOUNDI

Regard

Dans quelques semaines les Lions Indomptables auront un nouveau sélectionneur pour prendre la succession du Belge Hugo Broos. Ce dernier ne se sera assis sur le banc de la sélection camerounaise que pendant à peine deux ans.

Pendant son passage au Cameroun, il a menĂ© les Lions Indomptables en janvier 2017 Ă  leur cinquiĂšme sacre continental lors de la Coupe d’Afrique des nations au Gabon. Autant dire qu’Hugo Broos a Ă©crit l’histoire avec le Cameroun.

Son Histoire ! Et au moment oĂč la sĂ©lection du Cameroun va ouvrir une nouvelle page de son histoire Ă  elle, il est de bon ton d’émettre le souhait que le choix du futur mentor des Lions indomptables soit effectuĂ© avec la plus grande dĂ©licatesse.

En effet, au cours des derniĂšres annĂ©es, Les Lions indomptables ont brillĂ© par une grande instabilitĂ© sur le banc de touche. Depuis 2010, huit sĂ©lectionneurs s’y sont ainsi assis avec des fortunes diverses. Mais Ă  y regarder de prĂšs, un seul, Hugo Broos a remportĂ© « quelque chose » avec le Cameroun.

Tous les autres dont le profil et le pedigree ne sont pas forcĂ©ment Ă  remettre en cause, semblent avoir souffert d’un environnement inadaptĂ© pour construire un projet. De maniĂšre rĂ©currente, les observateurs du football national semblent y avoir dĂ©celĂ© une absence de vision Ă  long terme qui, seule, permet de prĂ©parer des conquĂȘtes futures. Les sĂ©lectionneurs successifs des Lions Indomptables n’ont pas eu le temps nĂ©cessaire de bĂątir une Ă©quipe.

L’épĂ©e de DamoclĂšs des rĂ©sultats immĂ©diats pesait sans cesse sur eux, occultant le fait que le chemin vers les plus grands succĂšs peut ĂȘtre pavĂ© de petits couacs.

Pour s'Ă©viter une poussĂ©e de fiĂšvre dans les prochaines semaines avec le compte Ă  rebours de la prochaine CAN que le Cameroun accueille en 2019, la FĂ©dĂ©ration a dĂ©cidĂ© de prendre les devants afin de rĂ©gler rapidement la succession d’Hugo Broos. Cette dĂ©marche offre le double avantage de trancher en dehors d'une situation d'urgence ou de crise.

Le Cameroun a en effet l’avantage (?) de ne pas ĂȘtre impliquĂ© dans une compĂ©tition Ă  enjeux jusqu’à sa CAN. Toujours est-il que s'il paraĂźt Ă©vident que la question de l'identitĂ© du nouveau sĂ©lectionneur va faire les choux gras des gazettes lors des prochains jours, l'objectif de bien prĂ©parer la CAN 2019 est suffisamment fort pour focaliser l'attention des Lions Indomptables.

Cet objectif devrait mĂȘme ĂȘtre le seul ! Pour cela, il est bon de fixer dĂšs maintenant le cap Ă  un technicien et lui donner le temps de travailler.D’ores et dĂ©jĂ , soucieux de s'ouvrir le champ des possibles, le ComitĂ© de normalisation de la FĂ©cafoot a envoyĂ© un signe positif en engagement une dĂ©marche de « rĂ©conciliation » des joueurs avec la sĂ©lection nationale.

Le message est clair : tous les joueurs camerounais sont sĂ©lectionnables et ils sont priĂ©s de se rendre disponibles pour la sĂ©lection. En somme, le prochain sĂ©lectionneur aura de la matiĂšre pour bĂątir une sĂ©lection compĂ©titive. Il faudrait en outre qu’il soit le seul responsable des choix techniques et des hommes. Une toute autre approche donnera le sentiment d’un Ă©ternel et dĂ©primant recommencement.

Les questions quant Ă  la personnalitĂ© du futur successeur ne manquent pas d'affleurer depuis l’annonce du dĂ©part d’Hugo Broos. Au regard des expĂ©riences passĂ©es, cet environnement pourrait offrir la possibilitĂ© d’inscrire le choix du futur sĂ©lectionneur dans un projet global : doter le Cameroun d’une Ă©quipe nationale conquĂ©rante jusqu’à la prochaine coupe du monde au Qatar en 2022. La tentation de se limiter Ă  la CAN 2019 est grande c’est indĂ©niable. Mais il faut du temps pour bĂątir

Cameroon Tribune Tuesday, March 13, 2018.
Cameroon Tribune du mardi, 13 mars 2018.
​​Cameroon American Football Federation: New Season Kicks Off

#Sports
Willy DONFACK (Intern)

The fourth edition of the Camer Football Women tournament took place in Yaounde on March 3, 2018.

The Cameroon American Football Association (CAFA), in keeping with one of its objectives of empowering girls and women through sports, convened some 500 girls and women last weekend, at the American school of Yaounde, in a two day American Football tournament, which rounded off on Sunday March 4, 2018. This was in prelude to this year’s International Women’s day which had as theme « Intensify the Fight Against Discrimination on Women, Strengthen Partnership to spread up Sustainable Development ».

The event featured different female social groups like the Association of Bazou Women, Regroupement Des Association FĂ©minine De La Region de L’ouest (RAFRODEM), Association Des Femmes Amies Du DĂ©veloppement (AFADEV), Association Femmes AvisĂ©es Et Sensibles (AFASY), Collectives Des Professionnel De L’art (CORPO ART), Coordination des Ngonguems Bazou de Yaounde (CONBY) and sponsors. In one of the matches Bazou beat AFASY women from Yaounde by 8 goals to 0, while COPRO ART humiliated RAFRODEM 12 goals to nil.

It was necessary to give a different perspective to the routine way in which Women’s Day in Cameroon had been celebrated in past years, by introducing the women to something new which is American Football. It also served as a launch of the activities of the federation that will continue with their trainings after the tournament.

The event was cordinated by Awasum E.M. Cameroon Football Women 2018 finally witnessed the victory of AFASY that took the first position, AFADEV came up with the second position and CONBY the third position. The event which ended on March 4, 2018 was graced with the award of trophies.

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#Politique
Yaboa Ndula MUNTEH

The Prime Minister and over 16 cabinet ministers were in Douala, March 12, for yet another edition of CBF.

The 2018 edition of Cameroon Business Forum comes at the hills of economic crisis caused mostly by insecurity in some regions in Cameroon including the Extreme North, North West and South West regions. Notwithstanding, the government, through Cameroon Business Forum is bent on lifting the obstacles that hinder the country’s economic growth.

Through the yearly public-private dialogue, 25 recommendations covering nine project reforms were adopted during the eighth forum that held on March 13, 2017.

Of the 25 recommendations, 16 have been executed making 64 per cent execution rate, six are being executed, and two are yet to kick off while one was reclassified. Going by the balance sheet of CBF, over 60 per cent of recommendations have been implemented so far.

Amongst the recommendations that are on a good footing are the putting in place of an online tracking system for building permit files in Douala, the operationalisation of the co-ownership regime, the launching of the chattel security database, the operationalisation of the 3rd gantry crane at the Douala Port, the operationalisation of the electronic signature and the operationalisation of the arbitration and mediation chamber of the CCIMA among others.

However, the drafting of building code, the preparation of a private sector platform strategic plan and the putting in place of SCADA distributions in Douala and Yaounde among others are still pending.
The ninth edition of CBF chaired by the Prime Minister, Head of Government; Philemon Yang, held on the theme: “Financing small and medium size enterprises and developing Cameroonian industrial base”.

During his opening speech, he mentioned that important decisions have been taken and implemented since the putting in place of the public-private dialogue including the reimbursement of VAT, the law on public contract and the operationalisation of the SME Bank among others.

“SMEs are an important source of employment, thus, their potential in terms of development has to be exploited and the barriers of financing their activities broken,” the Prime Minister said.However, he challenged SMEs to ameliorate their management in order to gain more confidence from funders and financial institutions.

It is worth noting that Cameroon counts over 200,000 enterprises and about 80% (160,000) fall under small and medium size enterprises and just about 400of the 160,000 are registered with the private sector. With the public-private dialogue that went operational in 2009, the business climate is becoming more and more conducive as it has removed obstacles impeding the business environment by implementing adopted reforms with a view to promote the productive sector.

With the yearly public-private dialogue, the private sector has been reaping enormous benefits but much still needs to be done to render Cameroon a paradise of investment.

However, the results of a research carried out last year by the Cameroon Chamber of Commerce, Industry, Mines and Handicraft, of 427 Chiefs of enterprises sampled, 36 per cent of them disclosed that the business environment is degrading, 29 per cent witnessed a drop in activities, and 39 per cent of them witness a drop in their yearly turnover.

The results also stipulate that the drop in yearly turnover affected enterprises in the North West and Far North badly with 47 per cent and 66 per cent respectively.
“SMEs are the engine of growth in Cameroon”

#Politique
Yaboa Ndula MUNTEH

Christophe Eken, President CCIMA.

Cameroonians prefer imported goods and home industries are facing unfair competition with imported goods. What is CCIMA doing to encourage home industriesto that effect?

We have more than 200,000 enterprises in the database of CCIMA and among the number, over 80 per cent are SMEs. The Small enterprises are those that contributes to theeconomic evolution of every country the world over. The maindifficulties of Cameroonian enterprises are those of financing and unfair competition. Part of the difficulties of these enterprises come from us Cameroonians because we don’t consume local products.

When we talk of made in Cameroon products, the agency for standard and quality exist and I say this to small and medium size enterprises to leap from informal to formal sector. And they should embrace new technology and CCIMA can help them attain the norms for them to produce goods that will be consumed by Cameroonians. It is not normal to see more than 80 per cent of imported products in supermarkets while we have able men and women and even raw materials to produce whatever product.

The President of the Republic always say Cameroonians should dare and Cameroon is always referred to as Africa in miniature which means we have everything. Let’s get to that and ensure that the SMEs are the engine of growth in Cameroon.

Since the going into effect of the Economic Partnership Agreement some 19 months back, has it been beneficial to Cameroonian enterprises?

Going by a research conducted last year by CCIMA, Heads of enterprises listed their difficulties starting with access to finance through high taxes to weak demand and unfair competition with imported products. Concerning the unfair competition I would say SMEs benefit very little from the opportunities that comes with the Economic Partnership Agreement. Many continue to pay full customs duties on products that they are not supposed to just because they are ignorant of administrative procedures.

Thus the effect of the partnership has not yet been felt on prices. This is a point that calls for a synergy between the private sector and the government to brainstorm on an operational strategy where consumers will benefit from the drop in customs fee.

What is CCIMA doing to see that the recommendations are implemented?

I said earlier that there are 200,000 enterprises in Cameroon. And going by decree N° 280 signed in 2001 by the President of the Republic, CCIMA has to bring out all the enterprises in Cameroon. Thus CCIMA has just two mission, to guide and train enterprises and we are like a bridge between the private sector and the public sector. We have to help them and we have special centres to guide them.

Why the creation of arbitration and mediation centre for business squabbles?

Why looking for arbitration is because we want to accelerate judgement. Let me use this opportunity to inform you that there is a centre for arbitration and mediation that was installed by the Minister of State, Minister of Justice and keeper of the Seal, Laurent Esso, that accelerates litigations between business people who would have spent five to nine months and even more in court which is something that can be settled within a week in the arbitration and mediation centre.
Cinq principales recommandations

#Politique
Alliance NYOBIA

Elles ont été enregistrées hier, 12 mars, au terme des échanges entre les différentes parties présentes au CBF 2018.

1- Arrimer les normes nationales aux standards internationaux
Ceci doit ĂȘtre fait afin de renforcer les capacitĂ©s des entreprises camerounaises Ă  se dĂ©ployer dans le cadre du commerce extĂ©rieur en gĂ©nĂ©ral, et du commerce transfrontalier en particulier. Il est prĂ©vu que l’action soit rĂ©alisĂ©e d’ici juin 2018, avec comme institution en charge de le faire, le ministĂšre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique et l’Anor.

2- Aboutir au marquage de conformité des biens et produits référencés
Il est question ici de finaliser le processus. Le dĂ©lai est fixĂ© Ă  juin 2018, et sont en charge de l’opĂ©ration le ministĂšre des Finances et la direction gĂ©nĂ©rale des Douanes.

3- Renforcer la lutte contre le commerce illicite, la fraude et la contrebande
Il s’agit de mettre en place un dispositif encore plus efficace pour Ă©radiquer ces flĂ©aux. Ceci dans l’optique d’une meilleure protection de l’espace Ă©conomique et commercial national. Le dĂ©lai est fixĂ© Ă  juin 2018, et deux acteurs sont concernĂ©s : le ministĂšre du Commerce et le ministĂšre des Finances.

4- Repositionner la Banque des PME
Il faut accĂ©lĂ©rer la phase de repositionnement de cette banque, Ă  travers sa recapitalisation, et la mobilisation et la mobilisation des ressources longues, afin de permettre un financement appropriĂ© des petites et moyennes entreprises. ConcernĂ©s par l’atteinte de cet objectif : le ministĂšre des Finances et le ministĂšre des PME.

5- Régler plus vite la dette intérieure
La recommandation est d’accĂ©lĂ©rer le processus de rĂšglement de cette dette de l’Etat. DĂ©lai, juin 2018. Principalement concernĂ©, le ministĂšre des Finances.
Des balises sur la feuille de route

#Politique
Alliance NYOBIA

Quelques points retenus, dans l’optique de poursuivre l’amĂ©lioration du climat des affaires.

1- CrĂ©ation d’entreprises
Trois recommandations sont prescrites. D’abord, Ă©tendre l’application mybusiness.cm Ă  trois chefs-lieux de rĂ©gion : Bamenda, Bafoussam et Ebolowa. Le dĂ©lai est fixĂ© Ă  juin 2018, et l’opĂ©rateur en charge est le ministĂšre des PME. Ensuite, informatiser le processus de dĂ©livrance des registres de commerce et du crĂ©dit mobilier dans les tribunaux de premiĂšre instance dans les villes de Douala, YaoundĂ© et Garoua, y compris en crĂ©ant un lien avec l’application mybusiness.cm.

DĂ©lai, septembre 2018, avec Ă  la manƓuvre le ministĂšre de la Justice. Enfin, mettre en place un dispositif de suivi de l’enregistrement des artisans dans les communes et des apprenants dans les centres de formalitĂ©s de crĂ©ation des entreprises. Ceci au plus tard en septembre 2018, avec pour acteurs concernĂ©s le ministĂšre des PME, le ministĂšre de la DĂ©centralisation et l’Agence de promotion des PME.

2- Permis de construire
Dans un premier temps, il faut opĂ©rationnaliser le systĂšme intĂ©grĂ© de dĂ©livrance des actes d’urbanisme Ă  Douala, tant que possible au plus tard en juin. L’activitĂ© incombe au Minhdu et Ă  la CommunautĂ© urbaine de Douala. Ensuite, il est recommandĂ© de rĂ©glementer la dĂ©matĂ©rialisation des actes d’urbanisme, notamment par un texte mettant en place le guichet unique et qui fera apparaĂźtre les attributions des diffĂ©rents acteurs concernĂ©s.

DĂ©lai, juin 2018, acteur concernĂ©, le ministĂšre de l’Habitat et DĂ©veloppement Urbain. Enfin, il y a lieu d’imposer un engagement dĂ©cennal pour les professionnels de la construction (architectes, ingĂ©nieurs) agissant comme maĂźtres d’Ɠuvre. DĂ©lai, juin 2018, acteurs en charge, le Minhdu, l’Ordre national des architectes et l’Ordre national des ingĂ©nieurs du Cameroun.

3- AccĂšs Ă  l’électricitĂ©
Ici, une action unique : étendre la phase pilote du projet Supervisory, Control and Data Acquisition. Acteurs concernés, le Minee et Eneo.
Situation des PME: le gouvernement prend ses responsabilités

#Politique
Séraphin Magloire FOUDA

L’intĂ©gralitĂ© du communiquĂ© final ayant sanctionnĂ© la 9e Ă©dition du Cameroon Business prĂ©sidĂ©e hier Ă  Douala par le PM, Philemon Yang.

«Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a présidé le lundi 12 mars 2018 à partir de 9h à Douala, la neuviÚme session du Cameroon Business Forum (CBF), sur le thÚme « Financement des petites et moyennes entreprises et développement du tissu industriel camerounais».

Y ont pris part, certains membres du gouvernement ainsi que les représentants du secteur privé, du corps diplomatique et des partenaires au développement.

La phase protocolaire de ces assises a été marquée par trois allocuations, au terme du mot de bienvenue du délégué du gouvernement auprÚs de la Communauté urbaine de Douala.

Dans un premier temps, le prĂ©sident de la plateforme du secteur privĂ© s’est fĂ©licitĂ© de la mise en place depuis l’annĂ©e 2009 du Cameroon Business Forum. Il a fait savoir que cette instance d’échanges entre les acteurs du secteur public et du secteur privĂ© a permis d’engager d’importantes rĂ©formes structurelles et d’amĂ©liorer le climat des affaires, malgrĂ© la persistance de difficultĂ©s qui entravent les performances des Petites et moyennes entreprises (PME) camerounaises. il a soulignĂ© l’engagement des opĂ©rateurs Ă©conomiques Ă  mieux structurer leurs entreprises, en vue d’un secteur privĂ© plus dynamique.

Prenons la parole Ă  son tour, le prĂ©sident de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIMA) a plaidĂ© pour la mise en Ɠuvre de rĂ©formes audacieuses, susceptibles d’amĂ©liorer le classement du Cameroun Ă  l’échelle internationale. Il a insistĂ© sur la promotion du label « made in Cameroon », dans l’optique d’impulser le dĂ©veloppement industriel et de favoriser l’essor des PME.

Dans son allocution d’ouverture, le chef du gouvernement a rappelĂ© quelques avances enregistrĂ©es au cours de l’annĂ©e 2017, dans le cadre de l’amĂ©lioration du climat des affairs au Cameroun. Il a mentionnĂ© Ă  cet Ă©gart (i) l’opĂ©rationnalisation du compte sĂ©questre dĂ©diĂ© au remboursement des crĂ©dits de TVA ; (ii) la mise en place d’un systĂšme de transmission de quittances Ă©lectroniques au niveau de la Direction des Grandes entreprises et des Centres des ImpĂŽts des Moyennes Entreprises ; (iii) l’encadrement juridique de la dĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures de passation de marchĂ©s publics.

Le Premier ministre a soulignĂ© que les rĂ©centes directives du chef de l’Etat prescrivant le rĂšglement prioritaire de la dette due aux PME ainsi que l’amĂ©lioration de leur accĂšs au crĂ©dit bancaire confirment la dĂ©termination des pouvoires publics Ă  optimiser l’accompagnement du secteur privĂ©.
Au terme de cette phase protocolaire, les participants ont suivi la communication spĂ©ciale du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, dans laquelle il a invitĂ© les acteurs du secteur privĂ© Ă  prendre part au Commonwealth Business Forum, prĂ©vu le 16 au 18 avril 2018 Ă  Londres au Royaume-Uni, afin d’accroĂźtre les opportunitĂ©s d’investissements qui s’offrent Ă  eux.

A l’entame du Forum proprement dit, le secrĂ©taire permanent du Cameroon Business Forum a prĂ©sentĂ© le rapport des activitĂ©s menĂ©es au cours de l’intersession. Il est globalement apparu que sur les 25 recommandations adoptĂ©es Ă  l’issue de la 8e session CBF, seize (16) ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©es, six (06) sont en cours d’exĂ©cution, deux (02) n’ont pas Ă©tĂ© mises en Ɠuvre tandis qu’une recommandation a fait l’objet d’une requalification.

Les efforts ainsi dĂ©ployĂ©s par le gouvernement se sont traduits par l’amĂ©lioration du classement du Cameroun au Doing Business 2018, passant ainsi Ă  la 166e Ă  la 163e place sur 190 pays. Le secrĂ©taire permanent du CBF a conclu son rapport en Ă©voquant quelques perspectives d’actions, notamment l’élaboration d’un texte fixant les modalitĂ©s de dĂ©matĂ©rialisation des actes d’urbanisme, la mise en place d’un systĂšme mobile de paiement sur la plateforme Ă©lectronique du Guichet unique des opĂ©rations du commerce extĂ©rieur.

Dans la suite des travaux, le prĂ©sident du Syndicat des industriels du Cameroun a prĂ©oconisĂ© la consolidation des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics en matiĂšre de lutte contre les produits hors normes et ceux issus de la contrebande. Il en est du Programme d’Evaluation de la ConformitĂ© Avant Embarquement des marchandises importĂ©es en RĂ©publique du Cameroun (PECAE), du Programme Halte au Commerce Illicite (HALCOMI) et des contrĂŽles effectuĂ©s par le ministĂšre du Commerce. Il a enfin soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’instituer le marquage de conformitĂ© sur les produits rĂ©fĂ©rencĂ©s.

Le miinistre du Commerce a prĂ©sentĂ© la stratĂ©gie de promotion et de protection du tissu Ă©conomique national, en prĂ©cisant qu’elle est sous-tendue par divers instruments juridiques, notamment la loi du 5 aoĂ»t 1996 relative Ă  la normalisation ; (ii) celle du 19 avril 2002 portant Charte des Investissements en RĂ©publique du Cameroun, modifiĂ©e par l’Ordonnance N°2009/001 du 13 mai 2009 ; (iii) la loi du 18 avril 2013 fixant les incitations Ă  l’investissement privĂ© en RĂ©publique du Cameroun ainsi que (iv) la loi du 16 dĂ©cembre 2013 rĂ©gissant les Zones Economiques.

Il a Ă©galement prĂ©cisĂ© que le Plan Directeur d’Industrialisation constitue un outil majeur de cette stratĂ©gie, auquel se greffent diverses activitĂ©s telles que la mise Ă  niveau et la facilitation de l’accĂšs des PME au rĂ©gime prĂ©fĂ©rentiel de la CEMAC et de la CEEAC.

Prenant Ă  son tour la parole, le vice-prĂ©sident de la Plateforme des Organisations du secteur privĂ© Ă  Ă©voquĂ© la question du paiement de la dette intĂ©rieure due aux PME. Il a relevĂ© que l’accumulation de cette dette contribue au ralentissement de la croissance Ă©conomique et altĂšre les performances des PME, avant de suggĂ©rer qu’un traitement adĂ©quat de cette dette soit envisagĂ©.
Les participants au Forum ont enfin suivi l’exposĂ© du ministre des Finances, qui s’est appesanti sur le remboursement des crĂ©dits TVA aux PME, dans un contexte de programme Ă©conomique et financier. Il a relevĂ© que les facteurs limitant l’accĂšs des Petites et Moyennes Entrepries au financement bancaire sont inhĂ©rents Ă  leur structuration, Ă  l’aversion au risque en matiĂšre d’octroi de crĂ©dit et aux contraines liĂ©es Ă  l’environnement judiciaire.

Au regard de ces difficultĂ©s, le gouvernement a pris une sĂ©rie de mesures qui visent l’amĂ©lioration de la gouvernance des PME, la rĂ©duction de l’asymĂ©trique d’informations, l’augmentatsion de l’offre de financement et la rĂ©duction des risques financiers.

S’agissant spĂ©cifiquement du remboursement des crĂ©dits TVA, le ministre des Finances a fait savoir qu’à la faveur de l’ouverture Ă  la BEAC d’un compte sĂ©questre dĂ©diĂ©, plus de 82 milliards de FCFA ont Ă©tĂ© restituĂ©s aux entreprises en 2017 contre 58 milliards de FCFA en 2016. Cette dĂ©marche a par ailleurs permis de rĂ©duire considĂ©rablement le stock des crĂ©dits de TVA des exercices antĂ©rieurs, qui est passĂ© de 51 milliards de FCFA au 31 dĂ©cembre 2016 Ă  20 milliards de FCFA Ă  la fin de l’annĂ©e 2017.

Les Ă©changes qui ont suivi ces exposĂ©s ont permis aux participants d’aborder diverses problĂ©matiques liĂ©es Ă  l’amĂ©lioration de la vie Ă©conomique et du climat des affaires. Il s’agit, entre autres, de la lutte contre la corruption et des dĂ©tournements des deniers publiers ; de la consolidation de la paix pour impulser le dĂ©veloppement Ă©conomique ; de l’ouverture du capital des entreprises publiques aux partenaires privĂ©s ; du renforcement de la professionnalisation des formations, afin de disposer de ressources humaines adaptĂ©es aux besoins des entreprises.

Les travaux se sont achevĂ©s Ă  15 h aprĂšs l’adoption des recommandations articulĂ©es autour des diffĂ©rents axes de l’indice « Doing Business ».

Douala, le 12 mars 2018
Le secrétaire général des Services du Premier ministre.
​​Cameroon-Commonwealth: Upholding Shared Values

#Politique
Eulalia AMABO

Activities to mark the Commonwealth Day were celebrated yesterday under the theme “Towards A Common Future.”

The 2018 edition of the Commonwealth Day has been celebrated in Cameroon and across the 53 member States of the Gentleman’s Club. The day, celebrated every second Monday in the month of March, has as objective the setting of an agenda for encouraging national reflection on key principles that echo the core values of the institution.

Highlighting cooperation ties between Cameroon and the Commonwealth, the Minister of External Relations, Lejeune Mbella Mbella said both parties benefit from the combination of diversity to produce positive change. Going by him, the Commonwealth works at securing a common and prosperous future amongst member States with Cameroon very inclusive.

In a keynote address by the Minister Delegate at the Ministry of External Relations in charge of Cooperation with the Commonwealth, Felix Mbayu, Cameroon and the Commonwealth have been valuable partners since 1995 with collaboration ties on an increase.

“Cameroon has benefitted from the support of the Commonwealth in the implementation of the country’s national policy on governance, elections management, improving literacy rate through the award of scholarships, human rights and gender equality. The Commonwealth was also very instrumental in the setting up of some institutions in Cameroon such as Elections Cameroon, the Audit Bench of the Supreme Court and the National Commission on Human Rights and Freedoms,” he stated.

The Cameroonian diplomat said doctrines shared with the Commonwealth such as freedom of speech should be exercised in the context of the law without violating the rights of other citizens.

The British High Commissioner, Rowan Laxton, on his part said the theme of this year’s celebration indicates how the Commonwealth reacts to global challenges faced by member nations. “The uniqueness of the Commonwealth lies in its networks. Member States need to work together to educate each other, fight insecurity, combat deforestation, and promote peace, respect for human rights, democracy and the rule of law as stated in the Commonwealth Charter,” he averred.

Her Majesty, the Queen’s traditional message was read on the occasion. Some workers of the Ministry who have been appointed to serve the nation in other areas were recognized for their services rendered. Cameroon joined the Commonwealth in 1995 and has actively participated in promoting the shared values of this organisation.