Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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​​Recours: jour de vĂ©ritĂ©

Jean Francis BELIBI

L’institution va plancher dĂšs ce matin sur les six dossiers dĂ©posĂ©s par des partis politiques et des candidats.

C’est avec sept jours d’avance sur les dĂ©lais lĂ©gaux en vigueur que le Conseil constitutionnel va tabler sur les recours introduits par les partis politiques et d’autres personnes impliquĂ©s dans le processus Ă©lectoral. En effet, conformĂ©ment aux dispositions de la loi portant Code Ă©lectoral en son article 131, alinĂ©a 1, cette institution dispose de dix jours dĂšs sa saisine pour vider le contentieux prĂ©-Ă©lectoral.

Ainsi donc, ce sont au total trois partis politiques Ă  savoir le SDF Ă  l’Ouest, l’UNDP dans l’Adamaoua et l’UCDI, non engagĂ© dans le processus pour l’élection du 25 mars prochain. A ces trois formations politiques, il faut ajouter des citoyens qui ont saisi le Conseil constitutionnel. Sur le motif de la saisine de la haute institution, le SDF par le biais de son mandataire et candidat Ă  l’Ouest, Paul Tchatchouang, par ailleurs sĂ©nateur sortant, sollicite le rejet de la liste du RDPC dans cette rĂ©gion au motif que l’un des candidats de ce parti politique « serait inconnu sur les registres d’état civil de la rĂ©gion ».

Pour sa part, l’UNDP, Ă  travers son SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, le sĂ©nateur Pierre Flambeau Ngayap souhaite le rejet de la liste RDPC dans l’Adamaoua pour « non existence de la souche de l’acte de naissance de la candidate RDPC N°5, Souadatou Djallo Ă©pouse Kalkaba. L’UCDI quant Ă  elle veut simplement voir le Conseil constitutionnel rejeter les listes de candidats prĂ©sentĂ©s par les neuf partis politiques en lice « pour discrimination, actes frustratoires, erreurs manifestes et utilisation des lois anticonstitutionnelles ».

Il convient de souligner que le RDPC n’avait pas pu concourir dans les rĂ©gions de l’Adamaoua et de l’Ouest en 2013 aprĂšs le rejet de ses listes par le Conseil Ă©lectoral. Une dĂ©cision qui avait Ă©tĂ© confirmĂ©e Ă  l’époque par la Cour suprĂȘme siĂ©geant Ă  l’époque comme Conseil constitutionnel. Quant aux citoyens qui ont saisi le Conseil constitutionnel, il s’agit de militants du RDPC qui souhaitent l’invalidation des listes de leur parti ou de certains candidats dans les rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord, de l’Est et de l’Ouest.

Il convient nĂ©anmoins de souligner que les dĂ©cisions qui vont ĂȘtre rendues au terme de l’audience de ce jour ne sont susceptibles d’aucun recours, comme le rappelle l’alinĂ©a 2 de l’article 4 de la loi N°2004/004 du 21 avril 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel, modifiĂ©e et complĂ©tĂ©e par la loi N°2012/015 du 21 dĂ©cembre 2012.
​​Renewable Energy: FCFA 3.4 Billion Grant Available

MBOM Sixtus

The methodology for utilization of the funds from the Swiss government was reviewed in Yaounde on March 14.

The Minister of Economy, Planning and Regional Development, Alamine Ousmane Mey on March 14, chaired the first session of the steering and follow up committee for the implementation of a FCFA 3.4 billion grant, offered by the government of the Swiss Federation for funding of renewable energy projects in Cameroon and promotion of its private sector.

The Rural Electrification Agency would be in charge of energy projects while the Ministry of Trade would oversee projects aimed at promoting private investments, especially in the domains of industrialization. The projects would be selected by the steering and follow up committee and submitted to the general secretariat of the economy ministry.

During yesterday’s meeting, Minister Ousmane Mey, the Swiss Ambassador to Cameroon, Pietro Lazzeri and other committee members made several proposals for modification of the draft working document; deadlines, resource allocations, priorities among other elements were reviewed.

Ambassador Pietro Lazzeri suggested the projects should fall in line with national programs and that the deadlines should be set taking the electoral calendar into consideration in a bid to avoid possible delays and disruptions.

Minister Ousmane Mey said he is hopeful that they will be able to issue a tender in the weeks ahead so that local councils, private and public companies can apply to benefit from the grant and execute projects that would increase energy production and help the national economy to develop.

He also harped on government’s expectations that renewable energy projects would help the country to keep the climate commitment taken at the recent COP 21 climate change summit.

“It will significantly support the private sector operators who are the economic growth engine and wealth creators that would spearhead the development of our nation” he said.
​​Visas Ă©tudiants: la Belgique serre la vis

Rabiyatou MANA

DĂšs le mois d’avril prochain, l’octroi de ces titres se fera par Ă©tude Ă  l’Institut français du Cameroun.

11 700 Camerounais rĂ©sident en Belgique. Et selon l’ambassade Ă  YaoundĂ©, beaucoup ont eu accĂšs Ă  ce pays grĂące Ă  l’obtention frauduleuse de visas avec le profil d’étudiant. Vu l’ampleur de cette situation, la Belgique veut mettre un verrou sur l’accĂšs en dĂ©sordre dans son territoire.

C’est pourquoi ce pays opte pour une nouvelle politique de dĂ©livrance de visas aux Ă©tudiants camerounais dĂ©sireux d’y poursuivre leurs Ă©tudes supĂ©rieures. L’information a Ă©tĂ© rendue publique hier Ă  YaoundĂ©, lors d’un point de presse, que donnait StĂ©phane Doppagne, ambassadeur de Belgique au Cameroun.

Le diplomate a annoncĂ© une sĂ©rie de mesures strictes de rĂ©gularisation pour lutter contre la fraude, notamment l’usage des faux documents utilisĂ©s Ă  l’appui des dossiers, les dĂ©tournements de procĂ©dures pour ceux qui se font passer pour des Ă©tudiants et qui en fin de compte se retrouvent avec un statut de travailleurs.

« L’objectif de notre campagne n’est nullement de couper les liens. Nous encourageons les migrations pour des raisons valables comme pour ceux qui partent rĂ©ellement suivre des Ă©tudes. Mais lorsqu’il y a des abus et des fraudes, il faut Ă  partir de maintenant dĂ©courager ceux qui ont des mauvaises intentions», a expliquĂ© le chef de la mission diplomatique.

Dans le souci de limiter ces mobilitĂ©s, l’ambassade de Belgique a signĂ© le 1er fĂ©vrier dernier un protocole d’accord avec l’Institut français au Cameroun, pour un accompagnement plus personnalisĂ© des Ă©tudiants dĂ©sireux de continuer leur parcours acadĂ©mique en Belgique.

Tel qu’expliquait Nicolas Frelot, directeur de l’IFC, il s’agit notamment des Ă©tudes de compatibilitĂ© pour les filiĂšres choisies, les dispositions financiĂšres, et mĂȘme les enquĂȘtes de moralitĂ©.

Ainsi donc, « tout Ă©tudiant qui souhaite suivre des Ă©tudes acadĂ©miques en Belgique devra passer prendre un rendez-vous pour entretien Ă  l’IFC avant d’introduire sa demande de visa Ă  l’ambassade de Belgique Ă  Yaoundé».

La Belgique est le pays europĂ©en qui accueille le plus grand nombre d’étudiants camerounais. Selon les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es par Katy Verzelen, fonctionnaire Ă  l’immigration Ă  l’ambassade belge au Cameroun, 42% des visas sont dĂ©livrĂ©s aux estudiantins et sur cinq demandes introduites, une appartient un ressortissant camerounais.
Adamaoua: on attend le Conseil constitutionnel

#Politique
Brice MBEZE

La campagne reste timide, en attendant l’issue du recours introduit par l’UNDP pour disqualifier la liste du RDPC.

Dans les rues et les cafĂ©s de NgaoundĂ©rĂ©, on ne parle que de ça. Le recours introduit par l’Union nationale pour la DĂ©mocratie et le ProgrĂšs (UNDP), l’une des trois formations politiques en lice dans l’Adamaoua. L’UNDP veut faire invalider la liste du RDPC, soupçonnĂ©e selon le requĂ©rant, d’avoir investi une candidate ne possĂ©dant pas un acte de naissance authentique.

Depuis le weekend dernier, c’est la crise des nerfs. En attendant la dĂ©cision du Conseil constitutionnel relative Ă  cette affaire ce jour, les principaux protagonistes s’épient. L’UNDP a tenu avant-hier Ă  NgaoundĂ©rĂ© dans les locaux de la mairie de NgaoundĂ©rĂ© 1er qu’elle contrĂŽle, une rĂ©union de stratĂ©gie de campagne. Ce parti politique n’a pas l’habitude de tenir de grands meetings en plein air. Il prĂ©fĂšre plutĂŽt le porte-Ă -porte.

Tous les cadres du parti ont rĂ©pondu prĂ©sent. Outre la stratĂ©gie proprement dite, il a Ă©tĂ© aussi question du nerf de la guerre. La mobilisation des ressources financiĂšres est importante dans l’animation d’une campagne Ă©lectorale. L’UNDP compte plus de 190 conseillers municipaux, loin derriĂšre le RDPC, son principal challenger qui mise sur un matelas de 392 grands Ă©lecteurs.

Une fois de plus, l’Adamaoua est au cƓur du contentieux prĂ©-Ă©lectoral. En 2013, la disqualification du RDPC avait fait les affaires du SDF qui avait bĂ©nĂ©ficiĂ© du report des voix des Ă©lecteurs du RDPC. Dans l’Adamaoua, le champ politique est animĂ© par deux principaux partis politiques : le RDPC et l’UNDP.

Dans cette « guerre » des chefs, le SDF, avec ses cinq conseillers municipaux, est en embuscade. Le parti de Ni John Fru Ndi est déjà entré en campagne électorale. La coordination régionale a tenu sa premiÚre réunion dimanche dernier.
Est: le RDPC prĂŽne la vigilance

#Politique
Steve LIBAM

La campagne Ă©lectorale lancĂ©e au cours d’une rĂ©union mardi dernier Ă  la maison du parti Ă  Bertoua.

Le Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC) passe aux choses sĂ©rieuses Ă  l’Est. Le lancement de la campagne Ă©lectorale du parti dans la rĂ©gion a eu lieu mardi dernier Ă  la maison du parti Ă  Bertoua, sous la forme d’une rĂ©union avec les militants.

Une rencontre destinĂ©e Ă©galement Ă  prĂ©senter les candidats du parti pour le scrutin du 25 mars prochain et Ă  rĂ©percuter les directives venant de la hiĂ©rarchie du parti. MĂȘme si a priori le RDPC n’a rien Ă  craindre car tous les conseillers municipaux de la rĂ©gion sont Ă©lus sous sa banniĂšre, on ne veut nĂ©anmoins pas s’endormir sur ses lauriers.

« Restez vigilants et mobilisĂ©s. Aucune Ă©lection n’est gagnĂ©e d’avance », dĂ©clare Bernard Wongolo, reprĂ©sentant du chef de la dĂ©lĂ©gation permanente rĂ©gionale du parti. Car, contrairement aux Ă©lections de 2013, le RDPC a un challenger cette annĂ©e. Et celui-ci (l’UNDP) ne compte pas faire de la figuration.

Pour les responsables du RDPC dans la rĂ©gion, l’enjeu de ce scrutin sĂ©natorial est trĂšs important dans la configuration du paysage politique, avant les autres Ă©lections Ă  venir. Aussi, est-il question de consolider la base Ă©lectorale et les acquis du parti.

Et pour la rĂ©ussite du RDPC, Bernard Wongolo a notamment appelĂ© Ă  l’union, car les candidats investis engagent solidairement tous les militants. Quant Ă  la campagne Ă©lectorale proprement dite, elle sera Ă  responsabilitĂ©s partagĂ©es, entre les dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales et dĂ©partementales et les organes de base que sont les sections.
Littoral: l’UNDP veut toucher le maximum d’électeurs

#Politique
Mireille ONANA MEBENGA

La stratégie a été adoptée par la liste régionale mardi dernier au siÚge du parti.

Quelques morceaux choisis de la profession de foi de la tĂȘte de liste aux prochaines sĂ©natoriales de l’Union nationale pour la dĂ©mocratie et le progrĂšs (Undp) de la rĂ©gion du Littoral, Victor Manga Dissake, par ailleurs membre du ComitĂ© central, et vice-prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration Undp du Wouri :

« La dĂ©centralisation d’abord, soyez prĂȘts Ă  apporter votre Ă©nergie, votre expĂ©rience et votre capacitĂ© pour que tous ensemble, nous allions Ă  la victoire du bien sur l’empire du mal. Je suis sĂ»r que Dieu m’entendra et nous aidera ». « Restaurer l’honneur et le respect du Cameroun, en veillant Ă  l’application des lois et textes existants, pour le bien-ĂȘtre des Camerounais, mais aussi pour un SĂ©nat respectĂ© et moderne ouvrons l’Ɠil ».

Mardi dernier, la tĂȘte de liste a tenu une rĂ©union avec les autres candidats au quartier gĂ©nĂ©ral du parti situĂ© Ă  Bessengue-Douala. Au menu de cette rencontre, les rapports des diffĂ©rentes descentes du samedi 10 mars 2018, jour de lancement officiel de la campagne. Il Ă©tait Ă©galement question de mettre une stratĂ©gie sur pied pour les jours Ă  venir. La prioritĂ© sera de toucher un maximum de conseillers dans la rĂ©gion du Littoral.

Une équipe est descendue dans le département du Nkam ce mercredi pour rencontrer les électeurs et leur transmettre le message. Victor Manga Dissake indique : « Nous travaillons depuis le lancement de la campagne samedi et dans cette salle, vous avez à 80% des candidats et des militants et sympathisants ».
One Textbook Policy In Execution

#24heures
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

The facts

This is clearly seen in a call for the manifestation of interest for the approval of school textbooks and didactic materials by the Minister of Basic Education.

Moves towards a one textbook policy for each subject in nursery, primary and secondary schools are now a reality in the country. This is seen in an announcement signed by the Minister of Basic Education, Youssouf Hadidja Alim in which she calls for the submission of bids for the approval of school textbooks and didactic materials for the 2018/2019 academic year.

The announcement indicates that pupils in primary school will have at most nine textbooks while those in nursery schools, three textbooks, in all schools nationwide be it in the French or English sub-systems of education. Consequently, the same textbook that will be used in the teaching of the English Language or Mathematics in the Centre Region, will be the same textbook that will be used in the teaching of the same subjects in Yokaduma in the East Region or any other school in the South, West or Northern Regions of the country.

The call for manifestation of interest by publishers is within the framework of the ordinary session of the National Council for the Approval of Textbooks and Didactic Materials (CNAMSMD) to be held next month. To this effect, Minister Youssouf Hadidja Alim has called on publishers wishing to include textbooks and didactic materials on the official book lists for the 2018/2019 academic year to submit their application files to the Permanent Secretariat of CNAMSMD latest April 10, 2018.

On November 23, 2017, the Prime Minister, Head of Government ordered that the policy of a unique textbook per subject in primary and secondary schools in the country should be applied. Members of the National Council for the Approval of school Textbooks and Didactic Materials together with publishers, printers and distributors later sat to give a clearer interpretation of the PM’s decision and to have a common understanding of the concept of a single textbook per subject nationwide.

The results are clear now. Hence forth, all schools (nursery one and two inclusive) under the Ministry of Basic Education in the English or French subsystems of education, as of next year have only three text books on the book lists. This include “Initiation to Pre-reading, Pre-letter formation”, Drawing, painting, Institution to Colouring” and Initiation to Mathematics. All Class One or SIL pupils will have at most eight (8) textbooks.

This includes textbook for ICT or Abrabic subjects. The call for submission of bids indicates that only one and same textbook will be used nationwide in the teaching of English Language: (Sound and Word Building, Vocabulary, Grammar, Spelling) Handwriting, Mathematics, ICT, French, Citizenship (Civics, Human Rights, and Moral Education), Science (Health and Environmental Education), History/Geography and National Languages and Culture.
Manuel scolaire: la réforme en marche

#24heures
Maimounatou BOURZAKA

Le contexte

La réduction du nombre de manuels scolaires vient mettre un terme aux dérives observées dans ce secteur.

Finie l’époque oĂč l’élĂšve se retrouve obligĂ© de trainer un sac d’école dont le poids est parfois supĂ©rieur Ă  sa masse corporelle. Adieu l’affliction, le tourment et la peine des parents devant les librairies ne disposant pas d’Ɠuvres inscrites au programme scolaire de leurs enfants. Que dire des Ă©quations qu’étaient obligĂ©es de rĂ©soudre les parents pour s’acquitter de la kyrielle de livres au programme ?

Le 23 novembre dernier, le Premier ministre a signé une circulaire portant notamment réforme de la gestion des agréments des manuels scolaires, et matériels didactiques au Cameroun. Les élÚves auront désormais un livre par matiÚre.

« Dans le respect des spĂ©cificitĂ©s de chaque sous-systĂšme Ă©ducatif, toute discipline inscrite au programme officiel doit ĂȘtre dispensĂ©e sur toute l’étendue du territoire national au moyen d’un seul manuel scolaire pour chaque matiĂšre. Seul cet ouvrage doit ĂȘtre utilisĂ© par les apprenants pour la matiĂšre considĂ©rĂ©e », instruit-il.

Cette mesure intervient Ă  la suite des travaux de la derniĂšre session ordinaire du conseil national d’agrĂ©ment des manuels scolaires et des matĂ©riels didactiques. Pour l’école primaire par exemple, l’on compte prĂšs de 564 livres inscrits au programme. Tous diffĂ©rents, en fonction des Ă©tablissements. En consĂ©quence, pour une mĂȘme matiĂšre, au moins 5 livres Ă©taient au choix, selon les Ă©tablissements et leurs affinitĂ©s de leurs responsables avec certaines maisons d’éditions.

L’on se souvient encore de la raretĂ© de certains livres inscrits au programme. Ils Ă©taient introuvables dans les librairies, parfois plusieurs mois aprĂšs la rentrĂ©e. A cela s’ajoutent les prix des manuels scolaires qui sont trĂšs souvent Ă  l’origine des tensions observĂ©es entre les libraires et les parents.

Ces derniers protestent par ailleurs depuis longtemps contre le changement frĂ©quent des manuels scolaires par les ministĂšres en charge de l’éducation nationale. Reste maintenant aux libraires de rĂ©soudre l’équation de la disponibilitĂ© de ces manuels sur le marchĂ©.
« On a supprimé les matiÚres non nécessaires »

#24heures
Alfred MVOGO BIYECK

L'explication

Pr Marcelin Vounda, SecrĂ©taire permanent du Conseil national d’agrĂ©ment des manuels scolaires et matĂ©riels didactiques.

En jetant un coup d’Ɠil sur l’avis pour Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt pour l’agrĂ©ment des manuels scolaires pour l’annĂ©e scolaire 2018/2019, on note une nette diminution du nombre de ces manuels dans le primaire et la maternelle


C’est une instruction du Premier ministre contenue dans le dĂ©cret du 23 novembre 2017, et elle rĂ©sulte du constat fait dans une circulaire du PM le mĂȘme jour constatant une marchandisation du manuel scolaire, et la logique de la marchandisation, c’est la multiplication de l’offre de maniĂšre artificielle. Nous avons opĂ©rĂ© de maniĂšre Ă  faire en sorte que toutes les matiĂšres artificiellement Ă©clatĂ©es qui ont des domaines de connaissance contiguĂ« soient mises ensemble.

On a supprimĂ© les matiĂšres qui n’étaient pas nĂ©cessaires ou qui n’existaient pas. Exemple, promotion du bilinguisme Ă©tait une matiĂšre qui donnait lieu Ă  un manuel. On a Ă©galement fait des manuels transversaux pour deux classes. Quand vous parlez de TIC Ă  un enfant de la SIL, il n’y a pas de grande diffĂ©rence entre son manuel et celui de son camarade du CP.

On a donc fait des manuels transversaux, regroupĂ© les matiĂšres contiguĂ«s et supprimĂ© les matiĂšres inutiles et sans existence sur le plan Ă©pistĂ©mologique. D’oĂč la diminution constatĂ©e. On est ainsi passĂ© de 11 Ă  3 manuels Ă  la maternelle, de 11 Ă  7 dans le primaire francophone et de 8 Ă  6 dans le primaire anglophone. Tout cela, sans prĂ©judice sur la qualitĂ© du contenu des manuels.

Le mĂȘme travail va-t-il ĂȘtre fait en ce qui concerne l’enseignement secondaire ?

Oui absolument. Tout ce qui peut ĂȘtre regroupĂ© va l’ĂȘtre, pas de façon artificielle mais de maniĂšre technique au regard de la proximitĂ© entre les disciplines et les matiĂšres qui ont Ă©tĂ© artificiellement Ă©clatĂ©es. C’est le mĂȘme principe qui va ĂȘtre appliquĂ© au secondaire.

Comment s’assurer du respect de cette dĂ©marche, quand on sait qu’il y a des Ă©tablissements ou mĂȘme des enseignants imposent on ne sait trop comment, des ouvrages aux Ă©lĂšves et aux parents ?

La premiĂšre chose qu’il faut remarquer, c’est que les gens doutaient de la volontĂ© du PM Ă  faire appliquer le texte qu’il a lui-mĂȘme signĂ©. On a la garantie que le PM est dĂ©terminĂ© Ă  ce que l’ordre revienne dans le secteur du manuel scolaire. On a dans l’attitude du PM la rĂ©ponse Ă  votre question. Il faudra ĂȘtre suicidaire pour oser se mettre en travers d’une dĂ©cision du gouvernement.

Et les enseignants et les chefs d’établissements qui tenteraient de s’opposer Ă  cette mesure, seront en situation de s’opposer Ă  une directive du PM. Ils devront en tirer toutes les consĂ©quences.

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Mora: Le CERAC réhabilite deux groupes scolaires
​​AssemblĂ©e nationale: deux projets de lois adoptĂ©s

#Politique
MESSI BALA

Les conventions sur le transport aĂ©rien entre l’Allemagne et le Cameroun et la facilitĂ© africaine de soutien juridique ont reçu le quitus des dĂ©putĂ©s mardi dernier.

La sĂ©ance plĂ©niĂšre de mardi 13 mars dernier a commencĂ© par un Ă©change verbal tendu entre dĂ©putĂ©s du Social Democratic Front (SDF) et Cavaye YeguiĂ© Djibril, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale (PAN).

Ce dernier s’est opposĂ© Ă  la tentative de l’honorable Simon Forbi Nchinda d’utiliser son temps de parole pour questionner le ministre des Relations extĂ©rieures sur des sujets « sans rapport immĂ©diat » avec la convention entre le Cameroun et l’Allemagne dans le domaine du transport aĂ©rien.

Au bout d’un quart d’heure de dĂ©bat, le projet de loi autorisant le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  ratifier l’engagement entre le gouvernement de la RĂ©publique du Cameroun et la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne en vue d’éviter la double imposition des entreprises de transport aĂ©rien en matiĂšre d’impĂŽt sur le revenu et sur la fortune a Ă©tĂ© adoptĂ©.

Il n’y a pas eu dĂ©bat aprĂšs le rapport de l’honorable Banmi Emmanuel Dingha sur l’examen du projet de loi concernant la ratification de l’Accord portant crĂ©ation de la facilitĂ© africaine de soutien juridique. Un document signĂ© Ă  YaoundĂ© le 15 avril 2009 par plusieurs Etats africains.

La conclusion de la commission des affaires Ă©trangĂšres de l’AssemblĂ©e nationale appelant la chambre Ă  voter ce projet de loi en l’état, le texte a aussitĂŽt Ă©tĂ© adoptĂ©. Cavaye YeguiĂ© Djibril a levĂ© la sĂ©ance immĂ©diatement aprĂšs.
​​France-Cameroun: vĂ©ritĂ©s sur la coopĂ©ration

#Politique
Azize MBOHOU

Le ministre conseiller de l’ambassade de France au Cameroun, Philippe Larrieu, a donnĂ© une confĂ©rence sur la question la semaine derniĂšre Ă  YaoundĂ©.

«Mythes et rĂ©alitĂ©s de la relation franco-camerounaise ». C’est le thĂšme choisi par le ministre conseiller de l’ambassade de France au Cameroun, Philippe Larrieu, pour animer une confĂ©rence. C’était vendredi Ă  l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM).

Le diplomate français a d’emblĂ©e placĂ© son « intervention dans le droit fil et l’esprit du discours d’Emmanuel Macron Ă  Ouagadougou, le 28 novembre 2017 ». Car, c’était la premiĂšre fois qu’un prĂ©sident français s’adressait Ă  la jeunesse.

AprĂšs cette prĂ©cision, Philippe Larrieu a levĂ© un pan de voile sur les mythes de la coopĂ©ration entre la France et le Cameroun. Dans un discours de vĂ©ritĂ©, il a fait remarquer que « l’image de la France a longtemps pĂąti d’un prĂ©jugĂ© dĂ©favorable au Cameroun, prĂ©jugĂ© fondĂ© sur des clichĂ©s qui ont la vie dure. »

Ce, en dĂ©pit d’un gros effort de communication et de multiples dĂ©placements de l’ambassadeur de France dans tout le pays. « Il m’arrive de lire ou d’entendre des commentaires ahurissants sur nos soi-disant arriĂšre-pensĂ©es, pire sur le jeu nĂ©ocolonial de la France », dĂ©plore M. Larrieu.

Ces clichĂ©s sont multiples notamment au plan politique, qui, pour le diplomate français, ternissent l’image de la France au Cameroun. On accuse par exemple la France d’avoir « une prĂ©tendue tolĂ©rance s’agissant des violations des droits de l’Homme par les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© engagĂ©es dans la lutte contre Boko Haram ». Pour Philippe Larrieu, « cette allĂ©gation est absurde », car le sujet fait l’objet d’un dialogue constant avec les autoritĂ©s concernĂ©es.
Les fĂ©licitations du chef de l’Etat Ă  S.E. Sebastian Pinera, prĂ©sident de la RĂ©publique du Chili

#Presidential
Paul BIYA

« Monsieur le président,

Il me plaĂźt de vous adresser mes vives et chaleureuses fĂ©licitations, suite Ă  votre Ă©lection Ă  la magistrature suprĂȘme de votre pays.

J’y associe mes vƓux de succùs dans l’accomplissement de votre mandat.

Veuillez agréer, Monsieur le président, les assurances de ma trÚs haute considération. »
Decree n° 2018/1968/PM of 13 March 2018 to amend and supplement certain provisions of decree n° 2000/693/PM of 13 September 2000 to lay down travel regulations for civil servants and conditions for the payment of related costs

#Politique
Philemon YANG

The Prime Minister, Head of Government, hereby decrees as follows:

ARTICLE 1.- The tables in annexes 1 and Il referred to in Article 2 (1) and the provisions of Article 4 of Decree No.2000/693/PM of 13 September 2000 mentioned above are amended as follows:

"ARTICLE 4 (5) (new).- However, heads of diplomatic and consular missions, technical advisers, chargés de mission, directors and attachés at the Presidency of the Republic and Prime Minister's Office, Secretaries General in Ministries and officials ranking as such, shall travel in business
class.

This dispensation can be extended by decision of the President of the Republic or the Prime Minister, as appropriate, to any official on special
mission".

ARTICLE 2.- Paragraph 6 is added to Article 4 of Decree No.2000/693/PM of 13 September 2000 mentioned above, and reads as follows:
"Other civil servants referred to in paragraph 5 above, who fall under Group 1, shall travel by air in economy class".

ARTICLE 3.- This decree shall be registered and published according to the procedure of urgency and inserted in the Official Gazette in English and French.

Yaounde, 13 March 2018
Prime Minister,
Head of Government
Décret N° 2018/1968/PM du 13 mars 2018 modifiant et complétant certaines dispositions du décret N°2000/693/PM du 13 septembre 2000 fixant le régime des déplacements des agents publics civils et les modalités de prise en charge des frais y afférents

#Politique
Philemon YANG

ARTICLE 1er - Les tableaux des annexes I et Il mentionnés à l'article 2 (1) ainsi que les dispositions de l'article 4 du décret N°2000/693/PM du 13 septembre 2000 susvisé sont modifiés ainsi qu'il suit :

«ARTICLE 4 (5) (nouveau).- Toutefois, bénéficient du passage en classe affaires: les chefs de missions diplomatiques et consulaires, les conseillers techniques, chargés de mission, directeurs et attachés à la présidence de la République et dans les Services du Premier ministre, les secrétaires généraux des ministÚres et assimilés.

Cette dĂ©rogation peut ĂȘtre Ă©tendue par dĂ©cision du prĂ©sident de la RĂ©publique ou du Premier ministre, selon le cas, Ă  tout agent en mission spĂ©ciale.

ARTICLE 2.- Il est ajouté un alinéa 6 à l'article 4 du décret N°2000/693/PM du 13 septembre 2000 susvisé, libellé ainsi qu'il suit :

«Les autres agents publics non visés à l'alinéa 5 ci-dessus et appartenant au Groupe l, effectuent leurs déplacements par avion en classe économique».

ARTICLE 3.- Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.-

Yaoundé, le 13 mars 2018
Le Premier ministre,
chef du gouvernement
Cyrille Sam Mbaka: l’homme qui veut enrichir les communes

#Politique
Alliance NYOBIA

La tĂȘte de liste Udc dans le Littoral compte convaincre par son plan d’urgence communal participatif.

AprĂšs l’expĂ©rience des lĂ©gislatives de 2013, Cyrille Sam Mbaka, premier vice-prĂ©sident de l’Union dĂ©mocratique du Cameroun (Udc), repart au combat Ă©lectoral Ă  l’occasion des sĂ©natoriales du 25 mars prochain. Avec l’espoir, cette fois, de l’emporter.

Il faut pour cela convaincre les conseillers municipaux, Ă©lecteurs pour la circonstance. « Je dis aux conseillers municipaux que leur travail et celui des sĂ©nateurs est liĂ©. A dĂ©faut d’avoir dĂ©jĂ  un conseil rĂ©gional, nous devons travailler main dans la main », estime le candidat, entrepreneur dans le civil.

Le cƓur du message de campagne est le suivant : le dĂ©veloppement d’une rĂ©gion passe par un bon ancrage des communes dans le dĂ©veloppement. D’oĂč le plan d’urgence communal participatif qu’il a Ă©chafaudĂ© il y a quatre ans, et qu’il remet sur la table.

Plaider pour que l’Etat accorde un milliard de francs par an pendant trois ans Ă  chaque commune. Des fonds destinĂ©s Ă  implĂ©menter des plans de dĂ©veloppement, conçus de telle maniĂšre qu’au terme de la troisiĂšme annĂ©e, chaque commune soit autonome et prospĂšre.

Un rĂȘve ? Pas pour Sam Mbaka, qui voit les communes devenir partenaires Ă©conomiques de l’Etat, et partenaires entre elles. « Des localitĂ©s peuvent se mettre ensemble pour conduire de grands projets agro-industriels ou d’autres activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus permettant, entre autres choses, de fixer les populations », explique-t-il.

L’idĂ©e est qu’une fois Ă©lu, il utilise sa position de sĂ©nateur pour impulser et/ou appuyer des initiatives allant dans le sens du « plan d’urgence communal participatif ». « Certains de nos Ă©lecteurs sont ouverts, et c’est sur eux que je compte pour envoyer un signal au pouvoir central », ajoute Sam Mbaka.
Coffee Sector: Gov’t’s Recent Effort Yielding Fruits

#Economie
MBOM Sixtus

Foreign companies have demanded over 4,600 tons of coffee from SNS Company, barely three months after government decided to boost its production with FCFA 900 million.

The results of an effort by government to up coffee production in the country and boost performance of the sector are already visible. The former Minister of Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze visited the Société Synergie Nord-Sud (SNS) company in Nkongsamba, Littoral Region and signed a Memorandum of Understanding (MoU) to support the company.

Three months later, coffee processing companies from Senegal and America have already sent Letters of Intent (LOI) for the purchase of over 4,600 tons of coffee beans from the company.

Sources from the Ministry of Economy, Planning and Regional Development say the American company, Karismaat Corp sent an LOI for the supply of 1,500 tons of coffee while Mansa Product Senegal and Café Touba International of Dakar sent the same document for the supply of 2,145 tons and 1,000 tons respectively.

SNS is a major coffee transformation company with an annual production capacity of 450 tons. The MoU signed with government for upgrade of its transformation plant to an annual average transformation capacity of 7,000 tons of coffee beans per year, also encouraged local coffee growers in the Bare-Bakem and Melong production basins of the Mungo Division to revitalize their coffee farms.

We gathered many of them are reviving abandoned coffee farms and adhering to the use of farm inputs provided by the Ministry of Agriculture and Rural Development.

The recent demand for Cameroon’s Robusta Coffee from Senegal and America are apparent indications that there would be more request in the near future.

SNS may however be ready to live up to expectations, given that the MoU it signed with government in January paved the way for the creation of 500 direct jobs and 6,600 indirect jobs - this would mean more citizens working in the production and value addition chain to boost both coffee growing and transformation.
Kpwe Agnes Ika: A Confidence-filled Woman

#Politique
Nkeze MBONWOH

With her background as marketer coupled with a political zeal, the NUDP list leader hopes to represent the South West Councils in the Senate.

Female list head for the National Union for Democracy and Progress (NUDP), Kpwe Agnes Ika, canvassing for Senate in the South West regional constituency, is a self-confident lady who fears nothing with next 25 March Senatorial polls. She affirms mastering the political field of the Region promising to walk the campaign rope through the 31 councils of the area.

At 46, Agnes Ika counts already 13 years militating with the NUDP climbing to the elected position of the First National Vice President of the women’s wing during last year’s national congress of the party. Currently, the NUDP federation President in Kumba, Agnes Ika, is representative of the Cambridge University Press in the South West Region owing to her marketing abilities she garnered from the Advanced School of Posts and Telecommunications in Yaounde.

She furthered her studies with the IUT Fotso Victor in Banjoun (Cameroon). Ika is also developing a market for “Cavior Wines” in Rwanda, Democratic Republic of Congo, Gabon, Burundi and Nigeria. She has done internship with the World Bank Resident Mission in Yaounde and gained a profitable clout to represent the councils of a region whose women need empowerment and whose development is still staggering.

Benefiting from an international marketing experience, Ika believes she can serve the needy women folk, enhance local development and speak for advancement when given the opportunity. Ika beats her chest for winning uncountable militants for her party and reconciling those who felt at odds with the party some time ago.

As a daughter of the South West, Ika leads a team of seven with another woman, all of whom are sprouts of the four corners of the Region.
​​Ecoles et centres d’instruction de la gendarmerie: le commandant en poste

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Le colonel Jean-Paul Yebo a Ă©tĂ© installĂ© hier Ă  YaoundĂ© par Galax Yves-Landry Etoga, le secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre de la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie nationale.

C’est une Ă©cole qu’il avait dĂ©jĂ  frĂ©quentĂ©e. Il y revient pour former les hommes. Le colonel Jean-Paul Yebo est le nouveau commandant des Ecoles et centres d’instruction de la gendarmerie nationale (Cecig). Il a Ă©tĂ© nommĂ© par dĂ©cret prĂ©sidentiel le 1er mars dernier.

Hier, il a Ă©tĂ© installĂ© dans ses nouvelles fonctions au cours d’une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e au camp Yeyap de YaoundĂ© par Galax Yves-Landry Etoga, secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre de la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie nationale (Sed).

Dans son discours, le Sed a saluĂ© un homme dĂ©vouĂ© Ă  la tĂąche, mais surtout l’homme de la situation. Du haut de ses 54 ans, le colonel Jean-Paul Yebo est issu de la promotion « Ouverture et dĂ©mocratie » de l’Ecole militaire interarmĂ©es (Emia).

Avant cette nomination, il officiait comme directeur des personnels Ă  la gendarmerie nationale. Le nouveau commandant du Cecig remplace Ă  ce poste le colonel Benjamin Bogmis, dĂ©sormais conseiller juridique du chef d’état-major des armĂ©es.

Bras sĂ©culier du commandement chargĂ© de la formation des femmes et hommes de la gendarmerie, le Cecig est chargĂ© de la mise en Ɠuvre de la politique de formation des gendarmes. A ce titre, il assure la programmation des activitĂ©s pĂ©dagogiques, la coordination des Ă©valuations et les inspections acadĂ©miques.

Au sein de cet Ă©tablissement, deux types de stages sont offerts aux officiers. D’abord, les stages de formation initiale, destinĂ©s aux officiers issus de l’Emia et des Ă©coles militaires Ă©trangĂšres, ainsi que les Camerounais recrutĂ©s directement du civil pour ĂȘtre formĂ©s sous-officiers ou gendarmes.

Les stages de formation qualifiante, quant Ă  eux, permettent aux personnels d’amĂ©liorer leurs connaissances professionnelles pour une Ă©ventuelle Ă©volution dans la carriĂšre.
​​Livre: la dĂ©mocratie camerounaise vue par Zinga

#Politique
Maimounatou BOURZAKA

L’ouvrage du journaliste a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© le 13 mars dernier au cours d’une cĂ©rĂ©monie de dĂ©dicace Ă  YaoundĂ©.

«Cameroun : chroniques d’une dĂ©mocratie assistĂ©e ». Il s’agit effectivement de chroniques. Celles qui ont rythmĂ© la vie de ce journaliste, une vingtaine d’annĂ©es durant.

Et parce que « nous ne sommes pas condamnĂ©s Ă  l’évanescence trompeuse, ou dans des positionnements chancelants contraints par l’urgence et la volatilitĂ© », Valentin SimĂ©on Zinga a dĂ©cidĂ©, motivĂ© par quelques personnes, de compiler ses textes.

« Cameroun : Chroniques d’une dĂ©mocratie assistĂ©e » est un travail sur le Cameroun et ses diffĂ©rents gouvernants. En 292 pages, l’auteur prĂ©sente les diffĂ©rentes dynamiques endogĂšnes et exogĂšnes qui ont accompagnĂ© le processus de dĂ©mocratisation du pays. A travers ses diffĂ©rentes postures de citoyen, Ă©ditorialiste et prospectiviste, l’auteur donne des indications sur la façon de faire bouger des choses.

Dans une pertinente façon de chercher les mots en exploitant des figures de style comme la paronymie, la litote et la prĂ©tĂ©rition, il ne s’est pas limitĂ© Ă  sa fonction de chroniqueur, il est allĂ© au-delĂ  en fouillant dans les entrailles de la sociĂ©tĂ©. Il en parle tout au long des cinq chapitres que compte le livre.

DĂšs les pages liminaires, l’auteur plonge le lecteur dans les sinuositĂ©s de l’espace politique et mĂ©diatique camerounais par rapport auquel il convient de le situer. La derniĂšre partie quant Ă  elle appelle Ă  penser le phĂ©nomĂšne politique au Cameroun hors du systĂšme de reprĂ©sentations politiques pour entrer dans l’univers de nouvelles maniĂšres d’évaluer le vĂ©cu politique.

Le tout, dans une ironie et subtilitĂ© d’aller du singulier vers le gĂ©nĂ©ral dont seul l’auteur a le secret. Comme solutions, l’auteur propose la modernisation de l’appareil Ă©lectoral et des mĂ©dias. EditĂ© par Ifrikiya, « Cameroun : Chroniques d’une dĂ©mocratie assistĂ©e » de Valentin Zinga est en vente au prix de 15 000F.