Forwarded from العلم والعمل-Science et pratique
التضايق من اللغة العربية عند بعضهم شيء لا يصدق!
لماذا كل ذلك الحقد عليها؛ ألِأن القرآن العظيم نزل بلسانها؛ ليخرج الناس من الظلمات إلى النور؟
فو الله الذي لا إله إلا هو؛ إنه لمن أعظم المهمات في هذا الزمن أن يُعتنى بالعربية ويحافَظ عليها ويدافَع عنها؛ فهي حامية الإسلام والقرآن؛ والقرآن حاميها وحافظها.
وعلى المسلم الواعي بسبب وجوده في هذه الدنيا (وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ)؛ أن يسعى لخدمة لغة الإسلام كما خدمها الأسلاف.
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لماذا كل ذلك الحقد عليها؛ ألِأن القرآن العظيم نزل بلسانها؛ ليخرج الناس من الظلمات إلى النور؟
فو الله الذي لا إله إلا هو؛ إنه لمن أعظم المهمات في هذا الزمن أن يُعتنى بالعربية ويحافَظ عليها ويدافَع عنها؛ فهي حامية الإسلام والقرآن؛ والقرآن حاميها وحافظها.
وعلى المسلم الواعي بسبب وجوده في هذه الدنيا (وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ)؛ أن يسعى لخدمة لغة الإسلام كما خدمها الأسلاف.
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Définitions de concepts-clés en linguistique et sciences du langage 18 :
L’arabe
العربيَّة
Dr Abderrahmane AYAD
Maitre de conférences, HDR, en sciences du langage
Remarque : Les astérisques (*) suivant certains concepts signifient que ces derniers sont définis dans le dictionnaire.
Nota : Une version PDF est téléchargeable sur :
Arabe
L’arabe (el ʿarabiyya) une langue du groupe afro-asiatique et est de la famille des langues sémitiques. Elle est l’une des dix langues les plus parlées dans le monde (en 5ème position), et la langue sémitique la plus utilisée. Sa pratique est estimée jusqu’à près de 480 millions de locuteurs, logés pour la majorité dans le Monde arabe (23 États), et avec une diaspora dispersée un peu partout sur le globe. La langue arabe est une des plus anciennes langues dans le monde. Elle a coexisté avec de très importantes autres langues ancestrales, mais dont la plupart est éteinte, tels que le sumérien, l’acadien, le phénicien, le syriaque, l’araméen, le grec, le latin, etc. L’essor de l’arabe et son expansion dans le monde est inséparable de la descente du Qour’ên (« Coran ») et de l’extension de l’islam. Sur le plan de la richesse lexicale, grammaticale et morphosyntaxique, la langue arabe compterait, selon certaines estimations, 12 millions de mots. Le français en possède 200.000 et l’anglais 600.000.
Dans une lettre adressée à son ami, Sî ‘Atiyya, l’érudit Moubârak El Mîlî, écrit ceci :
…Votre lettre m’est bien parvenue. Et je suis très content, car les structures de ses phrases sont correctes et saines de toute erreur. J’ai ainsi loué et remercié Allâh pour le fait que l’arabe soit répandu parmi vous. En effet, la compréhension de la religion dépend de la maîtrise de cette langue. Et sans aucun doute, celui qui n’a pas acquis une grande part d’apprentissage de l’arabe, ne peut goûter à la douceur de la religion. Le niveau d’arabe de chaque personne détermine en fait son niveau de compréhension des fondements religieux qui nous sont transmis. C’est pourquoi, d’ailleurs, parmi les raisons pour lesquelles les savants ont donné la suprématie à l’Imam Mêlik sur l’Imam Aboû Hanîfa, qu’Allâh les agrée, il y a justement le fait que Mêlik en était plus connaisseur de la langue arabe et des us des Arabes. Alors, ne vous dégoûtez pas, qu’Allâh vous vient en aide, de lire les livres d’arabe et l’histoire des Arabes ; incitez vos frères à cela et apprenez aux gens de ce qu’Allâh vous a appris autant que l’apprentissage vous soit permis. Et Allâh aide certes le serviteur tant que celui-ci aide son frère. » (A. Ayad, Abd El Hamid Ibn Badis, un Imam de guidée, de science et de réforme, 2017 : 15-16).
D’un point de vue structurel ou systémique, l’arabe est une langue flexionnelle, mais il dispose aussi de certaines caractéristiques des langues agglutinantes.
(Voir infra, linguistique).
Abderrahmane Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Science et pratique, 2025, Béjaia, p. 46-47.
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L’arabe
العربيَّة
Dr Abderrahmane AYAD
Maitre de conférences, HDR, en sciences du langage
Remarque : Les astérisques (*) suivant certains concepts signifient que ces derniers sont définis dans le dictionnaire.
Nota : Une version PDF est téléchargeable sur :
Arabe
L’arabe (el ʿarabiyya) une langue du groupe afro-asiatique et est de la famille des langues sémitiques. Elle est l’une des dix langues les plus parlées dans le monde (en 5ème position), et la langue sémitique la plus utilisée. Sa pratique est estimée jusqu’à près de 480 millions de locuteurs, logés pour la majorité dans le Monde arabe (23 États), et avec une diaspora dispersée un peu partout sur le globe. La langue arabe est une des plus anciennes langues dans le monde. Elle a coexisté avec de très importantes autres langues ancestrales, mais dont la plupart est éteinte, tels que le sumérien, l’acadien, le phénicien, le syriaque, l’araméen, le grec, le latin, etc. L’essor de l’arabe et son expansion dans le monde est inséparable de la descente du Qour’ên (« Coran ») et de l’extension de l’islam. Sur le plan de la richesse lexicale, grammaticale et morphosyntaxique, la langue arabe compterait, selon certaines estimations, 12 millions de mots. Le français en possède 200.000 et l’anglais 600.000.
Dans une lettre adressée à son ami, Sî ‘Atiyya, l’érudit Moubârak El Mîlî, écrit ceci :
…Votre lettre m’est bien parvenue. Et je suis très content, car les structures de ses phrases sont correctes et saines de toute erreur. J’ai ainsi loué et remercié Allâh pour le fait que l’arabe soit répandu parmi vous. En effet, la compréhension de la religion dépend de la maîtrise de cette langue. Et sans aucun doute, celui qui n’a pas acquis une grande part d’apprentissage de l’arabe, ne peut goûter à la douceur de la religion. Le niveau d’arabe de chaque personne détermine en fait son niveau de compréhension des fondements religieux qui nous sont transmis. C’est pourquoi, d’ailleurs, parmi les raisons pour lesquelles les savants ont donné la suprématie à l’Imam Mêlik sur l’Imam Aboû Hanîfa, qu’Allâh les agrée, il y a justement le fait que Mêlik en était plus connaisseur de la langue arabe et des us des Arabes. Alors, ne vous dégoûtez pas, qu’Allâh vous vient en aide, de lire les livres d’arabe et l’histoire des Arabes ; incitez vos frères à cela et apprenez aux gens de ce qu’Allâh vous a appris autant que l’apprentissage vous soit permis. Et Allâh aide certes le serviteur tant que celui-ci aide son frère. » (A. Ayad, Abd El Hamid Ibn Badis, un Imam de guidée, de science et de réforme, 2017 : 15-16).
D’un point de vue structurel ou systémique, l’arabe est une langue flexionnelle, mais il dispose aussi de certaines caractéristiques des langues agglutinantes.
(Voir infra, linguistique).
Abderrahmane Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Science et pratique, 2025, Béjaia, p. 46-47.
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Forwarded from Un verset, un hadith—آية وحديث
📌القرآن كلام الله المعجز
قال الله سبحانه وتعالى:﴿وَإِن كُنتُمْ فِي رَيْبٍ مِّمَّا نَزَّلْنَا عَلَىٰ عَبْدِنَا فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِّن مِّثْلِهِ وَادْعُوا شُهَدَاءَكُم مِّن دُونِ اللَّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ (23) فَإِن لَّمْ تَفْعَلُوا وَلَن تَفْعَلُوا فَاتَّقُوا النَّارَ الَّتِي وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ ۖ أُعِدَّتْ لِلْكَافِرِينَ﴾ ]البقرة: 23-24[.
قال الإمام الحافظ ابن كثير رحمه الله تعالى:” وقد تحداهم الله تعالى بهذا في غير موضع من القرآن، فقال في سورة القصص : ﴿قل فأتوا بكتاب من عند الله هو أهدى منهما أتبعه إن كنتم صادقين﴾ [ القصص : 49 ] وقال في سورة سبحان : ﴿قل لئن اجتمعت الإنس والجن على أن يأتوا بمثل هذا القرآن لا يأتون بمثله ولو كان بعضهم لبعض ظهيرا﴾ [ الإسراء : 88 ] وقال في سورة هود : (أم يقولون افتراه قل فأتوا بعشر سور مثله مفتريات وادعوا من استطعتم من دون الله إن كنتم صادقين﴾ [ هود : 13 ]، وقال في سورة يونس : ﴿وما كان هذا القرآن أن يفترى من دون الله ولكن تصديق الذي بين يديه وتفصيل الكتاب لا ريب فيه من رب العالمين (37) أم يقولون افتراه قل فأتوا بسورة مثله وادعوا من استطعتم من دون الله إن كنتم صادقين﴾ [ يونس : 37، 38 ] وكل هذه الآيات مكية.” (تفسيره رحمه الله).
✍🏼انتقاء وترجمة أبي فهيمة.
📌Le Qour’ên est la Parole inimitable d’Allâh
Allâh Exalté et Très-Haut a dit : ﴾Et si vous êtes dans le doute par rapport à ce que Nous avons révélé à Notre serviteur (Mouhammed), apportez donc une sourate qui serait égale à ce Qour’ên, et invitez vos témoins si vous êtes véridiques ! (23) Or, si vous n’y parviendrez pas, et vous n’y parviendrez certes jamais, préservez-vous donc du Feu dont le combustible sont les gens et les pierres : il est préparé aux mécréants. ﴿ El Baqara (La Vache), v. 23-24.
L’Imam et Hêfidh Ibn Kathîr qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde a dit : « Allâh Très-Haut les (mécréants) a défiés par cela dans d’autres passages du Qour’ên. Il a ainsi dit dans la sourate El Qaças : ﴾Dis : ‘’Apportez donc un livre de la part d’Allâh qui serait plus à même de guider qu’eux (la Thora et le Qour’ên), je le suivrai, si vous êtes véridiques !’’ ﴿ El Qaças (Le Récit), v. 49 ; et dans la sourate Soubhên : ﴾Dis : ‘’Même si les hommes et les djinns se rassemblent pour apporter (un livre) pareil à ce Qour’ên, ils ne pourront point apporter un de pareil quitte à ce que les uns soient auxiliaires aux autres ! ’’ ﴿ El Isrâ (Le Voyage Nocturne), v. 88 ; et Il a dit dans la sourate Hoûd: ﴾Plutôt ils (les mécréants) disent :’’Il (le Prophète) l’a inventé (le Qour’ên), dis :’’Apportez donc dix sourates inventées, et invitez tous ceux que vous pouvez en dehors d’Allâh, si vous êtes véridiques !’’ ﴿ (Hoûd), v. 13 ; et dans la sourate Yoûnous : ﴾Et ce Qour’ên n’était point accessible à être apporté de quelqu’un d’autre hormis Allâh, mais il est une confirmation des Livres antérieurs et une clarification des préceptes, et ne comporte aucun doute qu’il est descendu de la part d’Allâh (37) Plutôt ils (les mécréant) disent :’’Il l’a inventé, dis :’’Apportez donc une sourate qui lui serait égale, et invitez tous ceux que vous pouvez en dehors d’Allâh, si vous êtes véridiques !’’ ﴿ (Yoûnous) Jonas, v. 37-38 » (Son Exégèse, qu’Allâh lui fasse miséricorde).
✍🏼Sélection et traduction par Aboû Fahîma.
🌐Publié par : https://scienceetpratique.com/10132-2/
قال الله سبحانه وتعالى:﴿وَإِن كُنتُمْ فِي رَيْبٍ مِّمَّا نَزَّلْنَا عَلَىٰ عَبْدِنَا فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِّن مِّثْلِهِ وَادْعُوا شُهَدَاءَكُم مِّن دُونِ اللَّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ (23) فَإِن لَّمْ تَفْعَلُوا وَلَن تَفْعَلُوا فَاتَّقُوا النَّارَ الَّتِي وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ ۖ أُعِدَّتْ لِلْكَافِرِينَ﴾ ]البقرة: 23-24[.
قال الإمام الحافظ ابن كثير رحمه الله تعالى:” وقد تحداهم الله تعالى بهذا في غير موضع من القرآن، فقال في سورة القصص : ﴿قل فأتوا بكتاب من عند الله هو أهدى منهما أتبعه إن كنتم صادقين﴾ [ القصص : 49 ] وقال في سورة سبحان : ﴿قل لئن اجتمعت الإنس والجن على أن يأتوا بمثل هذا القرآن لا يأتون بمثله ولو كان بعضهم لبعض ظهيرا﴾ [ الإسراء : 88 ] وقال في سورة هود : (أم يقولون افتراه قل فأتوا بعشر سور مثله مفتريات وادعوا من استطعتم من دون الله إن كنتم صادقين﴾ [ هود : 13 ]، وقال في سورة يونس : ﴿وما كان هذا القرآن أن يفترى من دون الله ولكن تصديق الذي بين يديه وتفصيل الكتاب لا ريب فيه من رب العالمين (37) أم يقولون افتراه قل فأتوا بسورة مثله وادعوا من استطعتم من دون الله إن كنتم صادقين﴾ [ يونس : 37، 38 ] وكل هذه الآيات مكية.” (تفسيره رحمه الله).
✍🏼انتقاء وترجمة أبي فهيمة.
📌Le Qour’ên est la Parole inimitable d’Allâh
Allâh Exalté et Très-Haut a dit : ﴾Et si vous êtes dans le doute par rapport à ce que Nous avons révélé à Notre serviteur (Mouhammed), apportez donc une sourate qui serait égale à ce Qour’ên, et invitez vos témoins si vous êtes véridiques ! (23) Or, si vous n’y parviendrez pas, et vous n’y parviendrez certes jamais, préservez-vous donc du Feu dont le combustible sont les gens et les pierres : il est préparé aux mécréants. ﴿ El Baqara (La Vache), v. 23-24.
L’Imam et Hêfidh Ibn Kathîr qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde a dit : « Allâh Très-Haut les (mécréants) a défiés par cela dans d’autres passages du Qour’ên. Il a ainsi dit dans la sourate El Qaças : ﴾Dis : ‘’Apportez donc un livre de la part d’Allâh qui serait plus à même de guider qu’eux (la Thora et le Qour’ên), je le suivrai, si vous êtes véridiques !’’ ﴿ El Qaças (Le Récit), v. 49 ; et dans la sourate Soubhên : ﴾Dis : ‘’Même si les hommes et les djinns se rassemblent pour apporter (un livre) pareil à ce Qour’ên, ils ne pourront point apporter un de pareil quitte à ce que les uns soient auxiliaires aux autres ! ’’ ﴿ El Isrâ (Le Voyage Nocturne), v. 88 ; et Il a dit dans la sourate Hoûd: ﴾Plutôt ils (les mécréants) disent :’’Il (le Prophète) l’a inventé (le Qour’ên), dis :’’Apportez donc dix sourates inventées, et invitez tous ceux que vous pouvez en dehors d’Allâh, si vous êtes véridiques !’’ ﴿ (Hoûd), v. 13 ; et dans la sourate Yoûnous : ﴾Et ce Qour’ên n’était point accessible à être apporté de quelqu’un d’autre hormis Allâh, mais il est une confirmation des Livres antérieurs et une clarification des préceptes, et ne comporte aucun doute qu’il est descendu de la part d’Allâh (37) Plutôt ils (les mécréant) disent :’’Il l’a inventé, dis :’’Apportez donc une sourate qui lui serait égale, et invitez tous ceux que vous pouvez en dehors d’Allâh, si vous êtes véridiques !’’ ﴿ (Yoûnous) Jonas, v. 37-38 » (Son Exégèse, qu’Allâh lui fasse miséricorde).
✍🏼Sélection et traduction par Aboû Fahîma.
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من شبهات بعض الدكاترة!!
من الشبهات التي يعتقدها بعض الدكاترة والمثقفين وينشرونها؛ بل ويعترضون بها على من يرى سمو اللغة العربية وأفضليتها؛ وأنها أفصح وأقوى وأوسع لغة؛ ترديدهم لما تشربوه من كلام بعض اللسانيين في الغرب؛ وهو قولهم:
"لا مفاضلة بين اللغات"!
وهذه قولة قبيحة ضعيفة؛ نابعة من أعماق ذاتية الغربيين يرفضها العلم الحقيقي.
وهم أنفسهم من صنعوا لنا مصطلح الموضوعية!
فمن باب التوعية؛ سأذكر هنا مثالا عن بعض أولئك؛ حيث علق أحد الدكاترة في الترجمة على منشور لي حول ''زيف مصطلح الموضوعية''؛ قال فيه ما يلي:
"الشيء نفسه في البحث العلمي وهذا ما تعلمناه على أساتذتنا الأفاضل فلا يجوز إصدار أحكام ذاتية بل ينبغي دراسة الظاهرة بأسلوب علمي يعني وفق النظرية والقواعد اللغوية على سبيل المثال دراسة كيف تعبر لغة " أ" على معنى معين ومقارنتها بلغة "ب" على سبيل المثال الأولى تستخدم أسلوب الإطناب والثانية تعبر بإيجاز، هذا لا يعني أن نقول اللغة "أ" أفضل من اللغة "ب" هذا حكم ذاتي بل لكل لغة طريقتها الخاصة في التعبير ونحترمها هذا ما نقصده بالموضوعية والحياد، لسنا في صراع أو تنافس بين اللغات والثقافات."
فأجبته بالآتي:
ادرس اللسانيات تعرف أمورا كثيرة خفيت عنك، ولاسيما اللسانيات الاجتماعية،
la sociolinguistique
تجد فيها مصطلحات وظواهر لغوية وثقافية كثيرة...
مثلا:
langue dominante /langue dominée,
conflits linguistiques, glottophagie, linguicide, colonialisme linguistique...
[وهنا أترجم تلك المصطلحات إلى العربية: اللغة المستحوِذة/اللغة المستحوذ عليها؛ الصراعات اللغوية، التهام اللغات للغات أخرى، اغتيال اللغات، الاستعمار اللغوي... وغيرها الكثير والكثير جدا من تلك المفاهيم التي تدرس في علوم اللسان، فهي تدلك جميعها على أن تساوي اللغات خرافة في ثوب العلم!!].
أما ما تعلمتَه عن أساتذتك الأفاضل فكلنا تعلمناه (أقصد المتخصصين في الترجمة واللغويات)، وما تعلمناه قابل للنقد والأخذ والرد، فهو ليس وحيا يوحى، بل ما تعلمناه أخذه أساتذتنا من الغرب دون تمحيص، هذا في الغالب؛ فاختلط الصحيح بالضعيف...
ومن هذا القبيل قولك أن اللغات لا تفاضل بينها...
أنا مثلك تعلمت هذا في سن الشباب في جامعة السوربون، ولكن مع مرور الزمن ونماء المحصلة العلمية وتقدم العمر، اكتشفت أن ذلك مجرد كذبة صلعاء... وكتبت في هذا الموضوع أكثر من مرة.
أما قولك لسنا في صراع بين اللغات، فأنصحك بقراءة كتاب:
Loui-Jean Calvet: La guerre des langues.
وكتابه الآخر:
Linguistique et colonialisme.
ومقالات وكتب أخرى في هذا الباب.
فذهب الدكتور ولم يرجع...
بينما كان في اليوم نفسه يضحك ويستهزأ مع أحدهم على منشور آخر لي؛ نشرته في مجموعة أكاديمية بحسابي هذا، بينما المنشور الأول نشرته بحساب آخر خاص باللسانيات، وفي مجموعة خاصة بالترجمة...
فمثل هؤلاء من يغضون من قيمة العربية العظيمة: سيدة اللغات.
ک/د. أبو فهيمة عبد الرحمن عياد
أستاذ محاضر في علوم اللسان باللغة الفرنسية
متخصص في الألفاظ الإسلامية
من الشبهات التي يعتقدها بعض الدكاترة والمثقفين وينشرونها؛ بل ويعترضون بها على من يرى سمو اللغة العربية وأفضليتها؛ وأنها أفصح وأقوى وأوسع لغة؛ ترديدهم لما تشربوه من كلام بعض اللسانيين في الغرب؛ وهو قولهم:
"لا مفاضلة بين اللغات"!
وهذه قولة قبيحة ضعيفة؛ نابعة من أعماق ذاتية الغربيين يرفضها العلم الحقيقي.
وهم أنفسهم من صنعوا لنا مصطلح الموضوعية!
فمن باب التوعية؛ سأذكر هنا مثالا عن بعض أولئك؛ حيث علق أحد الدكاترة في الترجمة على منشور لي حول ''زيف مصطلح الموضوعية''؛ قال فيه ما يلي:
"الشيء نفسه في البحث العلمي وهذا ما تعلمناه على أساتذتنا الأفاضل فلا يجوز إصدار أحكام ذاتية بل ينبغي دراسة الظاهرة بأسلوب علمي يعني وفق النظرية والقواعد اللغوية على سبيل المثال دراسة كيف تعبر لغة " أ" على معنى معين ومقارنتها بلغة "ب" على سبيل المثال الأولى تستخدم أسلوب الإطناب والثانية تعبر بإيجاز، هذا لا يعني أن نقول اللغة "أ" أفضل من اللغة "ب" هذا حكم ذاتي بل لكل لغة طريقتها الخاصة في التعبير ونحترمها هذا ما نقصده بالموضوعية والحياد، لسنا في صراع أو تنافس بين اللغات والثقافات."
فأجبته بالآتي:
ادرس اللسانيات تعرف أمورا كثيرة خفيت عنك، ولاسيما اللسانيات الاجتماعية،
la sociolinguistique
تجد فيها مصطلحات وظواهر لغوية وثقافية كثيرة...
مثلا:
langue dominante /langue dominée,
conflits linguistiques, glottophagie, linguicide, colonialisme linguistique...
[وهنا أترجم تلك المصطلحات إلى العربية: اللغة المستحوِذة/اللغة المستحوذ عليها؛ الصراعات اللغوية، التهام اللغات للغات أخرى، اغتيال اللغات، الاستعمار اللغوي... وغيرها الكثير والكثير جدا من تلك المفاهيم التي تدرس في علوم اللسان، فهي تدلك جميعها على أن تساوي اللغات خرافة في ثوب العلم!!].
أما ما تعلمتَه عن أساتذتك الأفاضل فكلنا تعلمناه (أقصد المتخصصين في الترجمة واللغويات)، وما تعلمناه قابل للنقد والأخذ والرد، فهو ليس وحيا يوحى، بل ما تعلمناه أخذه أساتذتنا من الغرب دون تمحيص، هذا في الغالب؛ فاختلط الصحيح بالضعيف...
ومن هذا القبيل قولك أن اللغات لا تفاضل بينها...
أنا مثلك تعلمت هذا في سن الشباب في جامعة السوربون، ولكن مع مرور الزمن ونماء المحصلة العلمية وتقدم العمر، اكتشفت أن ذلك مجرد كذبة صلعاء... وكتبت في هذا الموضوع أكثر من مرة.
أما قولك لسنا في صراع بين اللغات، فأنصحك بقراءة كتاب:
Loui-Jean Calvet: La guerre des langues.
وكتابه الآخر:
Linguistique et colonialisme.
ومقالات وكتب أخرى في هذا الباب.
فذهب الدكتور ولم يرجع...
بينما كان في اليوم نفسه يضحك ويستهزأ مع أحدهم على منشور آخر لي؛ نشرته في مجموعة أكاديمية بحسابي هذا، بينما المنشور الأول نشرته بحساب آخر خاص باللسانيات، وفي مجموعة خاصة بالترجمة...
فمثل هؤلاء من يغضون من قيمة العربية العظيمة: سيدة اللغات.
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D'après Yoûnous Ibn ‘Èbd El È‘lê :
« J'ai entendu Èch-Chêfi‘î dire :
‘’Apprenez l’arabe, car il raffermit la raison et augmente l’esprit chevaleresque !’’ »
El Mouqafê El Kèbîr, de Tèqiyy Èd-Dîn El Mèqrîzî (mort en 845 H.).
Sélection et trad.: Dr Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên Ayad
عن يونس بن عبد الأعلى، قال :
"سمعت الشافعيّ يقول :" تعلّموا العربيّة؛ فإنّها تثبّت العقل؛ وتزيد في المروءة. " المقفى الكبير، لتقي الدين المقريزي (ت 845 ه).
انتقاء وترجمة/ د. أبوفهيمة عبدالرحمن عياد
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« J'ai entendu Èch-Chêfi‘î dire :
‘’Apprenez l’arabe, car il raffermit la raison et augmente l’esprit chevaleresque !’’ »
El Mouqafê El Kèbîr, de Tèqiyy Èd-Dîn El Mèqrîzî (mort en 845 H.).
Sélection et trad.: Dr Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên Ayad
عن يونس بن عبد الأعلى، قال :
"سمعت الشافعيّ يقول :" تعلّموا العربيّة؛ فإنّها تثبّت العقل؛ وتزيد في المروءة. " المقفى الكبير، لتقي الدين المقريزي (ت 845 ه).
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قناة تابعة لموقع scienceetpratique.com تهتم بنشر العلم النافع والسنة على منهج السلف الصالح. Canal lié au site scienceetpratique.com S'occupe de répandre la science et la sounna selon la voie des salafs.
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العبارات الثقافية أو العرفية، ومثلها الحكم والأمثال السائرة، لا تصلح دليلا للاعتراض على ما يسمى الترجمة الحرفية.
فيقولون مثلا؛ يعني رعاة الترجمة الحرة؛ لا تستطيع أن تترجم عبارة "لقد أثلجت صدري" ترجمة حرفية...
وهذا الاعتراض فيه مغالطات كثيرة؛ أشرت إلى أهمها في كتابات سابقة؛ وسأفرد بعضها في مقالة مستقلة بحول الله.
فالعبارات الثقافية تدخل في خانة الاستثناء، والاستثناء لا يلغي القاعدة، بل يؤكدها.
والقاعدة عندنا في الترجمة الإسلامية، وعلى رأسها ترجمة القرآن؛ إنما ينبغي أن تكون الترجمة ظاهرية سياقية؛ فالأصل في الكلام هو الفهم بالظاهر؛ إلا ما استثني.
أما الترجمة الحرة؛ فمجالها هوا الأدب والشعر والخيال والقصص والحكايات البشرية... وهي لم تصنع أصلا لترجمة القرآن ونقل علوم الإسلام.
ولكن المترجمين الأوائل للقرآن؛ أقصد النصارى والمستشرقين؛ هم من فرضوها منهجا لترجمة كلام الله؛ ثم تبعهم على ذلك من تبعهم من المترجمين المسلمين...
ک/د. أبو فهيمة عبد الرحمن عياد
أستاذ محاضر في علوم اللسان باللغة الفرنسية
متخصص في الألفاظ الإسلامية
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فيقولون مثلا؛ يعني رعاة الترجمة الحرة؛ لا تستطيع أن تترجم عبارة "لقد أثلجت صدري" ترجمة حرفية...
وهذا الاعتراض فيه مغالطات كثيرة؛ أشرت إلى أهمها في كتابات سابقة؛ وسأفرد بعضها في مقالة مستقلة بحول الله.
فالعبارات الثقافية تدخل في خانة الاستثناء، والاستثناء لا يلغي القاعدة، بل يؤكدها.
والقاعدة عندنا في الترجمة الإسلامية، وعلى رأسها ترجمة القرآن؛ إنما ينبغي أن تكون الترجمة ظاهرية سياقية؛ فالأصل في الكلام هو الفهم بالظاهر؛ إلا ما استثني.
أما الترجمة الحرة؛ فمجالها هوا الأدب والشعر والخيال والقصص والحكايات البشرية... وهي لم تصنع أصلا لترجمة القرآن ونقل علوم الإسلام.
ولكن المترجمين الأوائل للقرآن؛ أقصد النصارى والمستشرقين؛ هم من فرضوها منهجا لترجمة كلام الله؛ ثم تبعهم على ذلك من تبعهم من المترجمين المسلمين...
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Exploration des sens des unités terminologiques dans un travail de recherche sur la terminologie islamique dans le domaine de la biographie prophétique
PDF
Dr Abderrahmane AYAD
(Aboû Fahîma)
Localiser le sens de l’unité terminologique par rapport à son contexte, d’une part, et en elle-même, d’autre part, fera l’objet de toute étude sur la terminologie de l’islam. Cependant, puisqu’un tel travail se voudra descriptif des termes de l’islam, dans le domaine de la biographie prophétique, et en ayant comme matériaux les données de la lexicologie et de la sémantique, il est donc nécessaire de préciser, une fois de plus, que les sens des termes qui nous intéressent ici [1] sont exclusivement ceux avec lesquels on fait usage dans le discours islamique (dans les deux modalités de l’oral et de l’écrit).
Il s’agit là d’un point capital. Car cela permettra de comprendre à quel degré une lexie [2] française simple ou composée [3] pourra évoluer et devenir partie intégrante de la terminologie islamique. Le contexte jouant un rôle qu’on ne peut négliger, définira, sans aucun doute, les limites que telle ou telle autre lexie peut effleurer ou dépasser, pour ainsi acquérir les traits sémantiques d’un terme du domaine islamique.
[1] Nous faisons allusion au corpus que nous avons étudié et qui traitait de la biographie du Prophète, sur lui le salut.
[2] « La lexie est l’unité fonctionnelle significative du discours, contrairement au lexème, unité abstraite appartenant à la langue », définition reprise dans le dictionnaire de linguistique et des sciences du langage.
[3] Selon Bernard Pottier, tel que cité par Gaudin F., et Guespin L., (Initiation à la lexicologie française, de la néologie aux dictionnaires, pp. 214-215): Une lexie simple serait l’équivalent du mot, comme par exemple le mot : fleur, et une lexie composée est égale à un mot composé comme : chou-fleur.
Publié par : https://scienceetpratique.com/exploration-des-sens-des.../
Dr Abderrahmane AYAD
(Aboû Fahîma)
Localiser le sens de l’unité terminologique par rapport à son contexte, d’une part, et en elle-même, d’autre part, fera l’objet de toute étude sur la terminologie de l’islam. Cependant, puisqu’un tel travail se voudra descriptif des termes de l’islam, dans le domaine de la biographie prophétique, et en ayant comme matériaux les données de la lexicologie et de la sémantique, il est donc nécessaire de préciser, une fois de plus, que les sens des termes qui nous intéressent ici [1] sont exclusivement ceux avec lesquels on fait usage dans le discours islamique (dans les deux modalités de l’oral et de l’écrit).
Il s’agit là d’un point capital. Car cela permettra de comprendre à quel degré une lexie [2] française simple ou composée [3] pourra évoluer et devenir partie intégrante de la terminologie islamique. Le contexte jouant un rôle qu’on ne peut négliger, définira, sans aucun doute, les limites que telle ou telle autre lexie peut effleurer ou dépasser, pour ainsi acquérir les traits sémantiques d’un terme du domaine islamique.
[1] Nous faisons allusion au corpus que nous avons étudié et qui traitait de la biographie du Prophète, sur lui le salut.
[2] « La lexie est l’unité fonctionnelle significative du discours, contrairement au lexème, unité abstraite appartenant à la langue », définition reprise dans le dictionnaire de linguistique et des sciences du langage.
[3] Selon Bernard Pottier, tel que cité par Gaudin F., et Guespin L., (Initiation à la lexicologie française, de la néologie aux dictionnaires, pp. 214-215): Une lexie simple serait l’équivalent du mot, comme par exemple le mot : fleur, et une lexie composée est égale à un mot composé comme : chou-fleur.
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Exploration des sens des unités terminologiques dans un travail de recherche sur la terminologie islamique dans le domaine de la biographie prophétique
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Dr Abderrahmane AYAD
(Aboû Fahîma)
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Dr Abderrahmane AYAD
(Aboû Fahîma)
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Mise en garde: les chrétiens ne lisent pas la Parole divine, mais celle des traducteurs !
تحذير: النَّصارى لا يقرؤون كلام الله وإنَّما كلام المترجمين
À l’intention des lecteurs français et francophones
Télécharger le PDF: http://scienceetpratique.com/wp-content/uploads/2021/02/Mise-en-garde-les-chr%C3%A9tiens-ne-lisent-pas-la-Parole-divine-mais-celle-des-traducteurs-1-1.pdf
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La traduction est un pont permettant aux sciences islamiques de pérégriner (voyager) d’une langue à l’autre, d’une nation à l’autre.
Or, cette pérégrination, ce déplacement ou voyage des sciences, ne peut aucunement se faire de manière efficace que si le pont est dans un état intact. C’est seulement avec cette condition que la traduction peut être efficace.
Une traduction efficace permet justement de comprendre l’islam correctement.
Une traduction efficace, étant le fruit de la maîtrise de l’arabe et du français, est capable de créer chez le lecteur la volonté de devenir apprenant de la langue arabe et de la traduction. Ce qui lui permettra, plus tard, de devenir lui-même transmetteur de l’islam par le moyen de la traduction.
Dr Aboû Fahima ‘Abd Ar-Rahmên Ayad
Publié sur : https://scienceetpratique.com/la-traduction-un-pont-vers.../
https://t.me/Linguistiqueetislam
Or, cette pérégrination, ce déplacement ou voyage des sciences, ne peut aucunement se faire de manière efficace que si le pont est dans un état intact. C’est seulement avec cette condition que la traduction peut être efficace.
Une traduction efficace permet justement de comprendre l’islam correctement.
Une traduction efficace, étant le fruit de la maîtrise de l’arabe et du français, est capable de créer chez le lecteur la volonté de devenir apprenant de la langue arabe et de la traduction. Ce qui lui permettra, plus tard, de devenir lui-même transmetteur de l’islam par le moyen de la traduction.
Dr Aboû Fahima ‘Abd Ar-Rahmên Ayad
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La linguistique pour la prédication islamique
Canal dédié aux connaissances linguistiques servant à la traduction islamique.
قناة متخصصة في نشر المعلومات اللسانية التي تخدم الترجمة الإسلامية والدعوة باللغات الأجنبية.
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Le bon choix des équivalents pour la recréation du style islamique dans la traduction
Par Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad
PDF: https://scienceetpratique.com/wp-content/uploads/2023/01/Le-bon-choix-des-equivalents-pour-la-recreation-du-style-islamique-dans-la-traduction-1.pdf
Le bon choix des équivalents (c.-à-d. trouver le mot juste en français qui sera « le synonyme interlingual » du mot arabe) permet de traduire le Texte arabe dans un style islamique.
Car, le fait d’être pointu à saisir le sens voulu par l’auteur dans le contexte[1], est à même de pouvoir reproduire en même temps les contenus sémantiques des mots et des phrases et leurs effets stylistiques. Cette opération donnera au Texte traduit une identité religieuse, qui est celle de l’islam.
Cette identité, qui s’exprime dans le style islamique, est en effet l’outil qui laissera le lecteur sentir, si ce n’est découvrir, la différence de ce qui est un style islamique en français de ce qui ne l’est pas, autrement, ce qui fait partie des styles qui sont l’apanage d’autres domaines (médecine, journalisme, littérature avec ses différentes écoles…).
La question du style islamique en français est d’importance capitale. C’est la face externe, l’habit, du contenu même qui traite de l’islam.
Au fait, il est vrai qu’en lisant un Texte traduit sur un sujet islamique, le Tewhîd, par exemple, on est conscient qu’on est en train de lire sur l’islam, or la question du style, permettra, tout justement, au lecteur de prendre connaissance d’une manière d’écrire et de parler qui sera l’autre face de la manière d’écrire et de parler de l’auteur ou du savant qui a écrit le Texte ou donné le cours en arabe. Les langues se ressemblent[2]. On peut exprimer le même concept de la même manière d’une langue à l’autre. Le traducteur talentueux dévoilera le double qu’il y a dans une langue, quand elle s’exprime dans une autre langue. Redire en français les mêmes idées arabes, dans leur style et leur identité, est chose que les langues autorisent. Le discours, qui est la mise en pratique de la langue, avec sa production incessante du sens en est le vecteur. Le célèbre linguiste français Georges Mounin exprime ce fait par ces termes : « Il est clair après tout qu’on peut traduire en français mille fois plus de formes grammaticales qu’il en existe de reconnue et de classées systématiques. (…) ce qui, pour nous traducteurs, signifie que nous ne devons jamais conclure, du fait qu’une tournure est ignorée par notre langue, à l’impossibilité de la traduire. »[3]
Le traducteur a la responsabilité de reproduire, outre les sens du Texte de départ, tous les éléments linguistiques et extralinguistiques, notamment culturels.
C’est ainsi que le lecteur saisira les particularismes d’une traduction islamique qui la distinguent de toute autre traduction ou rédaction appartenant à des champs autres que le champ de islamique[4].
C’est pourquoi être minutieux dans le choix des équivalents est de toute évidence le facteur principal permettant de réaliser un style religieux propre à l’islam. Les tournures des phrases à produire avec une telle procédure, qui, elles, seront construites sur le bon choix des mots en équivalence, est le secret de traduire dans un style islamique.
Pour illustrer ce qui vient d’être dit par des exemples, nous citons les mots (العبد، العباد) que beaucoup traduisent par l’homme, les hommes. Voyons de fait que ce mot français homme ne remplit pas le contenu sémantique du mot arabe (عبد) ; il n’identifie pas non plus son identité religieuse. Car, homme, est un mot neutre, tandis que (عبد) rappelle bien entendu les notions d’adoration, et exprime également la condition de servitude pour Allâh. C’est pour cette raison qu’il est plus pertinent de le traduire par serviteur (à propos, je m’abstiens de l’équivalent esclave que d’aucuns emploient, pour des raisons linguistiques et extralinguistiques que je n’évoquerai pas ici).
Par Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad
PDF: https://scienceetpratique.com/wp-content/uploads/2023/01/Le-bon-choix-des-equivalents-pour-la-recreation-du-style-islamique-dans-la-traduction-1.pdf
Le bon choix des équivalents (c.-à-d. trouver le mot juste en français qui sera « le synonyme interlingual » du mot arabe) permet de traduire le Texte arabe dans un style islamique.
Car, le fait d’être pointu à saisir le sens voulu par l’auteur dans le contexte[1], est à même de pouvoir reproduire en même temps les contenus sémantiques des mots et des phrases et leurs effets stylistiques. Cette opération donnera au Texte traduit une identité religieuse, qui est celle de l’islam.
Cette identité, qui s’exprime dans le style islamique, est en effet l’outil qui laissera le lecteur sentir, si ce n’est découvrir, la différence de ce qui est un style islamique en français de ce qui ne l’est pas, autrement, ce qui fait partie des styles qui sont l’apanage d’autres domaines (médecine, journalisme, littérature avec ses différentes écoles…).
La question du style islamique en français est d’importance capitale. C’est la face externe, l’habit, du contenu même qui traite de l’islam.
Au fait, il est vrai qu’en lisant un Texte traduit sur un sujet islamique, le Tewhîd, par exemple, on est conscient qu’on est en train de lire sur l’islam, or la question du style, permettra, tout justement, au lecteur de prendre connaissance d’une manière d’écrire et de parler qui sera l’autre face de la manière d’écrire et de parler de l’auteur ou du savant qui a écrit le Texte ou donné le cours en arabe. Les langues se ressemblent[2]. On peut exprimer le même concept de la même manière d’une langue à l’autre. Le traducteur talentueux dévoilera le double qu’il y a dans une langue, quand elle s’exprime dans une autre langue. Redire en français les mêmes idées arabes, dans leur style et leur identité, est chose que les langues autorisent. Le discours, qui est la mise en pratique de la langue, avec sa production incessante du sens en est le vecteur. Le célèbre linguiste français Georges Mounin exprime ce fait par ces termes : « Il est clair après tout qu’on peut traduire en français mille fois plus de formes grammaticales qu’il en existe de reconnue et de classées systématiques. (…) ce qui, pour nous traducteurs, signifie que nous ne devons jamais conclure, du fait qu’une tournure est ignorée par notre langue, à l’impossibilité de la traduire. »[3]
Le traducteur a la responsabilité de reproduire, outre les sens du Texte de départ, tous les éléments linguistiques et extralinguistiques, notamment culturels.
C’est ainsi que le lecteur saisira les particularismes d’une traduction islamique qui la distinguent de toute autre traduction ou rédaction appartenant à des champs autres que le champ de islamique[4].
C’est pourquoi être minutieux dans le choix des équivalents est de toute évidence le facteur principal permettant de réaliser un style religieux propre à l’islam. Les tournures des phrases à produire avec une telle procédure, qui, elles, seront construites sur le bon choix des mots en équivalence, est le secret de traduire dans un style islamique.
Pour illustrer ce qui vient d’être dit par des exemples, nous citons les mots (العبد، العباد) que beaucoup traduisent par l’homme, les hommes. Voyons de fait que ce mot français homme ne remplit pas le contenu sémantique du mot arabe (عبد) ; il n’identifie pas non plus son identité religieuse. Car, homme, est un mot neutre, tandis que (عبد) rappelle bien entendu les notions d’adoration, et exprime également la condition de servitude pour Allâh. C’est pour cette raison qu’il est plus pertinent de le traduire par serviteur (à propos, je m’abstiens de l’équivalent esclave que d’aucuns emploient, pour des raisons linguistiques et extralinguistiques que je n’évoquerai pas ici).
Et par là même nous pouvons mentionner tous les mots qui vont dans ce sens et qui s’alignent tous sur cette règle « le bon choix des équivalents pour la recréation du style islamique dans la traduction ».
Figurent également les mots très ordinaires mais malheureusement mal traduits, tels que (الله) Allâh, et non Dieu et encore moins dieu avec un « d’ » minuscule ; et (سنة) Sounna (avec /ou/ et non /u/ et sans /h/ à la fin), et non tradition ; (قرآن) Qour’ên et non Coran[5] ; (توحيد) unicité et non monothéisme ; (شرك) association et non polythéisme ; (خاتم الأنبياء) ultime Prophète ou dernier des Prophète et non sceau des Prophètes !; (الكرسي) la Chaise et non repose-pied ![6], etc.
De même, est inclus dans cette règle, toutes les expressions islamiques arabes que l’on traduit par des expressions purement françaises, qui appartiennent à la culture française… Le traducteur, agissant de la sorte, commet une déculturation des mots et des expressions islamiques arabes.
Le style islamique se crée par les mots et les expressions arabes. Quand le traducteur, maître et doué, sait trouver l’équivalent juste au mot précis, arrivera à faire renaître ce style dans le Texte traduit. Pour y parvenir, seule « la traduction littérale contextuelle »[7] peut servir de truchement.
Rappelons, une fois de plus et pour finir, que ce sont les savants et les auteurs musulmans qui donnent forme au style islamique ; et, que tout traducteur (soucieux de donner l’occasion au lecteur de tirer tous les profits possibles de sa traduction) se doit de reproduire dans son Texte.
Et c’est Allâh, Exalté et Très-Haut, qui assiste et accorde la réussite.
Publié sur : https://scienceetpratique.com/12682-2/
Textes connexes :
La traduction littérale pour les Textes islamiques, sur : https://scienceetpratique.com/11854-2/
Comment traduire un mot correctement ?, sur : https://scienceetpratique.com/11804-2/
Exploration des sens des unités terminologiques dans un travail de recherche sur la terminologie islamique dans le domaine de la biographie prophétique, sur : https://scienceetpratique.com/exploration-des-sens-des-unites-terminologiques-dans-un-travail-de-recherche-sur-la-terminologie-islamique-dans-le-domaine-de-la-biographie-prophetique/
……………………..
[1] Lire notre notule « Sur le contexte en traduction », sur : https://scienceetpratique.com/11834-2/
[2] Consulter sur « les universaux du langage » Comprendre la linguistique, de Robert Martin, PUF, pp. 77-101, Paris, 2002.
[3] Georges Mounin, Les belles infidèles, Éditions des cahiers du sud, p. 47, Paris, 1955.
[4] Ces particularismes s’inscrivent dans la nature de chaque domaine de connaissance. Ils sont l’apanage des langues de spécialités. Les écrits et les traductions islamiques en font partie.
[5] Lire à ce sujet notre article « Mise en garde contre l’erreur usuelle de traduire le terme Qour’ên par l’emprunt Coran », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-auteurs-et-traducteurs-francais-et-francophones-بيان-وتحذير-من-
[6] Consulter notre article « Commentaire et explication concernant l’erreur courante de traduire le nom du verset El Koursî (آية الكرسي) par le verset du « repose-pied.s) », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-et-traducteurs/
[7] Lire à ce propos notre notule « La traduction littérale est le seul garant de la reproduction totale des données du Texte islamique », sur : https://scienceetpratique.com/11864-2/
Partager : https://t.me/Linguistiqueetislam
Figurent également les mots très ordinaires mais malheureusement mal traduits, tels que (الله) Allâh, et non Dieu et encore moins dieu avec un « d’ » minuscule ; et (سنة) Sounna (avec /ou/ et non /u/ et sans /h/ à la fin), et non tradition ; (قرآن) Qour’ên et non Coran[5] ; (توحيد) unicité et non monothéisme ; (شرك) association et non polythéisme ; (خاتم الأنبياء) ultime Prophète ou dernier des Prophète et non sceau des Prophètes !; (الكرسي) la Chaise et non repose-pied ![6], etc.
De même, est inclus dans cette règle, toutes les expressions islamiques arabes que l’on traduit par des expressions purement françaises, qui appartiennent à la culture française… Le traducteur, agissant de la sorte, commet une déculturation des mots et des expressions islamiques arabes.
Le style islamique se crée par les mots et les expressions arabes. Quand le traducteur, maître et doué, sait trouver l’équivalent juste au mot précis, arrivera à faire renaître ce style dans le Texte traduit. Pour y parvenir, seule « la traduction littérale contextuelle »[7] peut servir de truchement.
Rappelons, une fois de plus et pour finir, que ce sont les savants et les auteurs musulmans qui donnent forme au style islamique ; et, que tout traducteur (soucieux de donner l’occasion au lecteur de tirer tous les profits possibles de sa traduction) se doit de reproduire dans son Texte.
Et c’est Allâh, Exalté et Très-Haut, qui assiste et accorde la réussite.
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Textes connexes :
La traduction littérale pour les Textes islamiques, sur : https://scienceetpratique.com/11854-2/
Comment traduire un mot correctement ?, sur : https://scienceetpratique.com/11804-2/
Exploration des sens des unités terminologiques dans un travail de recherche sur la terminologie islamique dans le domaine de la biographie prophétique, sur : https://scienceetpratique.com/exploration-des-sens-des-unites-terminologiques-dans-un-travail-de-recherche-sur-la-terminologie-islamique-dans-le-domaine-de-la-biographie-prophetique/
……………………..
[1] Lire notre notule « Sur le contexte en traduction », sur : https://scienceetpratique.com/11834-2/
[2] Consulter sur « les universaux du langage » Comprendre la linguistique, de Robert Martin, PUF, pp. 77-101, Paris, 2002.
[3] Georges Mounin, Les belles infidèles, Éditions des cahiers du sud, p. 47, Paris, 1955.
[4] Ces particularismes s’inscrivent dans la nature de chaque domaine de connaissance. Ils sont l’apanage des langues de spécialités. Les écrits et les traductions islamiques en font partie.
[5] Lire à ce sujet notre article « Mise en garde contre l’erreur usuelle de traduire le terme Qour’ên par l’emprunt Coran », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-auteurs-et-traducteurs-francais-et-francophones-بيان-وتحذير-من-
[6] Consulter notre article « Commentaire et explication concernant l’erreur courante de traduire le nom du verset El Koursî (آية الكرسي) par le verset du « repose-pied.s) », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-et-traducteurs/
[7] Lire à ce propos notre notule « La traduction littérale est le seul garant de la reproduction totale des données du Texte islamique », sur : https://scienceetpratique.com/11864-2/
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منهجية اختيار اللفظ الدقيق في الترجمة الإسلامية
Forwarded from العلم والعمل-Science et pratique
L'ARABE est la seule langue qui a résisté aux accidents de l'histoire et pu accompagner les immenses évolutions humaines.
Les autres langues (l'akkadien, le phénicien, le syriaque, l'araméen, le grec, le latin, etc.), qui furent en compétition avec elle, ont toutes disparu.
Vive l'ARABE!
Dr Aboû Fahîma
‘Abd Ar-Rahmên AYAD
العربية هي اللغة الوحيدة التي استطاعت أن تقاوم حوادث التاريخ وأحداثه وأن ترافق التطورات الهائلة للإنسان... فاللغات الأخرى (الأكادية، الفينيقية، السريانية، الآرامية، الإغريقية، اللاتينية، إلخ)؛ التي كانت منافسة لها؛ قد اختفت كلها. فلتحيا لغة العرب.
د. أبو فهيمة عبد الرحمن عياد.
https://scienceetpratique.com/
https://t.me/vrestethadith
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Vive l'ARABE!
Dr Aboû Fahîma
‘Abd Ar-Rahmên AYAD
العربية هي اللغة الوحيدة التي استطاعت أن تقاوم حوادث التاريخ وأحداثه وأن ترافق التطورات الهائلة للإنسان... فاللغات الأخرى (الأكادية، الفينيقية، السريانية، الآرامية، الإغريقية، اللاتينية، إلخ)؛ التي كانت منافسة لها؛ قد اختفت كلها. فلتحيا لغة العرب.
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Un verset, un hadith—آية وحديث
منبر إسلامي لنشر آيات الكتاب المبين والأحاديث الصحيحة وترجمتها إلى الفرنسية ترجمة علمية موثوقة.
Tribune islamique de propagation des versets du Livre explicite et des hadiths authentiques avec 1 traduction en français scientifique et fiable.
Tribune islamique de propagation des versets du Livre explicite et des hadiths authentiques avec 1 traduction en français scientifique et fiable.
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Forwarded from العلم والعمل-Science et pratique
Le sens étymologique inapproprié d’un terme est-il une raison pour le délaisser ?
هل يُعَدّ المعنى الاشتقاقي غير الملائم لمصطلحٍ ما سببًا للتخلّي عنه؟
Le sens étymologique d’un terme religieux n’a plus d’effet ni de valeur s’il est tombé en désuétude ; c’est-à-dire qu’il n’est plus en usage. Les langues évoluent avec le temps, leurs lexiques*, donc les mots*, évoluent également. Ils se transforment, se modifient, se muent et changent sur les deux plans de la forme et du sens. Ainsi, un sens étymo-logique tombé de l’usage communautaire d’une lan-gue donnée, la langue française par exemple, n’aura plus aucune influence de sens dans la comm-unication* ou dans le discours*, autant à l’écrit qu’à l’oral. Il ne sera plus désormais qu’un témoin sur la mémoire du mot, sur son histoire. Il fournit des renseignements sur son origine, sa naissance, sa formation, comment, quand et d’où est-il venu ? de quelle-s langue-s et à quelle époque. L’étymon, qui est la racine du mot étudiée par l’étymologie* informe sur le sens utilisé autrefois, soit dans sa langue d’origine, la langue donneuse, soit dans les débuts de son existence dans la langue réceptive ou d‘accueil. L’étymologie est la discipline qui a pour objet l’étude de l‘origine des mots d’une langue. Dans son travail, l’étymologue donne des informations étymologiques concernant le mot à étudier.
L’étymologie étant l’étude dont l’objet est l’origine et l’histoire des mots dans une langue, et la reconstitution de leurs étymons. L’étymologie donne au chercheur des informations sur la naissance d’un mot, sa généalogie, son évolution, son sens de départ, donc le sens premier ou étymologique, etc. (A. Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, 2025 : 162).
La langue française est une langue gréco-latine ; elle dérive du grec et du latin. C’est pourquoi le lexique français puise en majorité ses racines du grec et du latin. Ces deux langues qui sont mortes, car elles ne sont plus parlées, sont la matrice des mots religieux français devenus des termes. Les radicaux ou étymons de beaucoup de ces termes comportaient jadis dans ces langues des acceptions qui transgressent parfois la croyance islamique.
Autrement dit, si on examine l’étymon d’un mot comme paradis, venu en français depuis le latin chrétien paradisus et que celui-ci même a emprunté au grec paradeisos, désignant alors parc clos où se trouvent les bêtes sauvages et employé seulement à propos des parcs des rois et des nobles perses (Le Robert, dictionnaire historique de la langue française 2012 : 2427), on se rendra compte que cette définition gréco-latine dem-eure incommensurable avec le sens du terme paradis tel qu’il est d’usage en islam. Car il n’y a pas de rapport entre eux. La notion étant bien évidemment incongrue pour qualifier un Haut Lieu au Ciel, qu’Allâh a réservé aux croyants. Sachant par ailleurs que le grec a emprunté le mot au persan paridaisa, où il signifiait « enclos du seign-eur » (Larousse, diction-naire étymologique et historique du français 2006 : 590). Remarquons en outre que le grec et le latin ont modifié le sens perse en exprimant une notion entièrement différen-te. Or, cette définition gréco-latine indiquant le sens étymologique du terme paradis n’est plus attestée dans l’usage moderne. Voire ce sens est tombé de l’usage depuis que la Bible grecque et à sa suite la Bible latine aient employé paradis pour traduire la notion de « jardin des bienheureux après la mort » pour la première, et « jardin merveilleux donné par ‘’Dieu’’ à Adam et Ève au moment de leur création » (Le Robert, op. cit. : 2427) pour la seconde.
De nos jours, et depuis une très longue date, le mot paradis n’est plus entendu en français avec son ancienne signification grecque ou latine décrite plus haut. Il est invraisemblable de penser qu’on puisse employer aujourd’hui en français paradis au sens d’« écurie » ! Et il en est de même de pleins d’autres mots, tel que, par exemple, les termes : miséricorde, miséricordieux qui trouvent leur origine dans le latin avec le sens étymologique misericordia « compassion,
هل يُعَدّ المعنى الاشتقاقي غير الملائم لمصطلحٍ ما سببًا للتخلّي عنه؟
Le sens étymologique d’un terme religieux n’a plus d’effet ni de valeur s’il est tombé en désuétude ; c’est-à-dire qu’il n’est plus en usage. Les langues évoluent avec le temps, leurs lexiques*, donc les mots*, évoluent également. Ils se transforment, se modifient, se muent et changent sur les deux plans de la forme et du sens. Ainsi, un sens étymo-logique tombé de l’usage communautaire d’une lan-gue donnée, la langue française par exemple, n’aura plus aucune influence de sens dans la comm-unication* ou dans le discours*, autant à l’écrit qu’à l’oral. Il ne sera plus désormais qu’un témoin sur la mémoire du mot, sur son histoire. Il fournit des renseignements sur son origine, sa naissance, sa formation, comment, quand et d’où est-il venu ? de quelle-s langue-s et à quelle époque. L’étymon, qui est la racine du mot étudiée par l’étymologie* informe sur le sens utilisé autrefois, soit dans sa langue d’origine, la langue donneuse, soit dans les débuts de son existence dans la langue réceptive ou d‘accueil. L’étymologie est la discipline qui a pour objet l’étude de l‘origine des mots d’une langue. Dans son travail, l’étymologue donne des informations étymologiques concernant le mot à étudier.
L’étymologie étant l’étude dont l’objet est l’origine et l’histoire des mots dans une langue, et la reconstitution de leurs étymons. L’étymologie donne au chercheur des informations sur la naissance d’un mot, sa généalogie, son évolution, son sens de départ, donc le sens premier ou étymologique, etc. (A. Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, 2025 : 162).
La langue française est une langue gréco-latine ; elle dérive du grec et du latin. C’est pourquoi le lexique français puise en majorité ses racines du grec et du latin. Ces deux langues qui sont mortes, car elles ne sont plus parlées, sont la matrice des mots religieux français devenus des termes. Les radicaux ou étymons de beaucoup de ces termes comportaient jadis dans ces langues des acceptions qui transgressent parfois la croyance islamique.
Autrement dit, si on examine l’étymon d’un mot comme paradis, venu en français depuis le latin chrétien paradisus et que celui-ci même a emprunté au grec paradeisos, désignant alors parc clos où se trouvent les bêtes sauvages et employé seulement à propos des parcs des rois et des nobles perses (Le Robert, dictionnaire historique de la langue française 2012 : 2427), on se rendra compte que cette définition gréco-latine dem-eure incommensurable avec le sens du terme paradis tel qu’il est d’usage en islam. Car il n’y a pas de rapport entre eux. La notion étant bien évidemment incongrue pour qualifier un Haut Lieu au Ciel, qu’Allâh a réservé aux croyants. Sachant par ailleurs que le grec a emprunté le mot au persan paridaisa, où il signifiait « enclos du seign-eur » (Larousse, diction-naire étymologique et historique du français 2006 : 590). Remarquons en outre que le grec et le latin ont modifié le sens perse en exprimant une notion entièrement différen-te. Or, cette définition gréco-latine indiquant le sens étymologique du terme paradis n’est plus attestée dans l’usage moderne. Voire ce sens est tombé de l’usage depuis que la Bible grecque et à sa suite la Bible latine aient employé paradis pour traduire la notion de « jardin des bienheureux après la mort » pour la première, et « jardin merveilleux donné par ‘’Dieu’’ à Adam et Ève au moment de leur création » (Le Robert, op. cit. : 2427) pour la seconde.
De nos jours, et depuis une très longue date, le mot paradis n’est plus entendu en français avec son ancienne signification grecque ou latine décrite plus haut. Il est invraisemblable de penser qu’on puisse employer aujourd’hui en français paradis au sens d’« écurie » ! Et il en est de même de pleins d’autres mots, tel que, par exemple, les termes : miséricorde, miséricordieux qui trouvent leur origine dans le latin avec le sens étymologique misericordia « compassion,
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pitié », dérivé de misericors « qui a le cœur (cors) sensible à la pitié. » (Le TLF (Trésor de la langue française). Ce sens étymolo-gique faisant référence au cœur n’est plus en usage de nos jours, plus particulière-ment dans le domaine religieux. Le TLF, qui est à notre époque un dictionnaire de grande référence le définit ainsi : « RELIG. Bonté par laquelle ‘’Dieu’’ fait grâce aux hommes. » (TLF, idem). Cependant, je mets « Dieu » entre guillemets, car j’ai des réserves par rapport à son sens usuel actuel, moderne, qui est en totale contradic-tion avec le sens d’Allâh que certains veulent qu’il soit son équivalent ! En plus, mis à part ses sens contradictoires avec la croyance musulmane, « Dieu » est l’équivalent d’Ar-Rabb, et non d’Allâh.
De ce fait, si on s’amuse à mettre en crise les termes employés dans le champ islamique sous prétexte qu’ils ont des sens étymologiques inappropriés ou « danger-eux » pour l’islam, alors que ces sens mêmes sont tombés en désuétude depuis belle lurette, à ce moment, tout simplement, on ne laissera guère plus aucun mot français récupéré par la terminologie* islamique de-puis pourtant une langue date. Voyageant du grec et du latin vers le français, grand nombre de mots comporte des sens étymo-logiques inacceptables en islam. Or ils évoluent et leurs sens changent à travers le temps.
C’est l’usage dans chaque époque qui détermine les sens des mots et des termes. En définitive, il y a un point capital qu’il faut mettre ici en exergue. C’est que dans les terminologies, notamment les terminologies religieuses, et la terminologie islamique en étant une, les mots venant de la langue commune sont systématiquement resémantisés. Autrement, ils reçoivent de nouveaux sens dictés par les fondements et principes de la religion en question. Il s’agit d’un mécanisme de spécialisation des mots de la langue générale qu’on affecte à un domaine spécialisé, à une terminologie.
Références
Dr Abderrahmane Ayad
Maitre de conférences en sciences du langage
…………….
•Abderrahmane Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, éd. Sciences et pratique, Béjaia, 2025.
• Le Robert, dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, Le Robert, Paris, 2012, entrée « paradis », tome 2.
• Larousse, dictionnaire étymologique et historique du français, Larousse, Paris, 2006, entrée « paradis ».
• Le TLF (Trésor de la langue française), disponible en ligne.
https://t.me/scienceetpratique
De ce fait, si on s’amuse à mettre en crise les termes employés dans le champ islamique sous prétexte qu’ils ont des sens étymologiques inappropriés ou « danger-eux » pour l’islam, alors que ces sens mêmes sont tombés en désuétude depuis belle lurette, à ce moment, tout simplement, on ne laissera guère plus aucun mot français récupéré par la terminologie* islamique de-puis pourtant une langue date. Voyageant du grec et du latin vers le français, grand nombre de mots comporte des sens étymo-logiques inacceptables en islam. Or ils évoluent et leurs sens changent à travers le temps.
C’est l’usage dans chaque époque qui détermine les sens des mots et des termes. En définitive, il y a un point capital qu’il faut mettre ici en exergue. C’est que dans les terminologies, notamment les terminologies religieuses, et la terminologie islamique en étant une, les mots venant de la langue commune sont systématiquement resémantisés. Autrement, ils reçoivent de nouveaux sens dictés par les fondements et principes de la religion en question. Il s’agit d’un mécanisme de spécialisation des mots de la langue générale qu’on affecte à un domaine spécialisé, à une terminologie.
Références
Dr Abderrahmane Ayad
Maitre de conférences en sciences du langage
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•Abderrahmane Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, éd. Sciences et pratique, Béjaia, 2025.
• Le Robert, dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, Le Robert, Paris, 2012, entrée « paradis », tome 2.
• Larousse, dictionnaire étymologique et historique du français, Larousse, Paris, 2006, entrée « paradis ».
• Le TLF (Trésor de la langue française), disponible en ligne.
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L’obligation d’apprendre la langue arabe
Le cheikh et érudit, l’Imam Mouhammed Nâsir Ad-Dîn El Elbênî, qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde, a dit :
« Quant à l’apprentissage de la langue arabe, c’est, sans aucun doute, une obligation. Cela revient à ce qui est adopté chez les oulémas, dans la règle scientifique et fondamentale énonçant que :’’Toute chose dont l’obligation ne s’accomplit que par elle, est donc obligatoire.’’ Et, l’étudiant en science islamique ne peut comprendre le Qour’ên et la Sounna que par le moyen de la langue arabe. »
Cf. Les fatwas émiraties, 4.
Sélection et traduction par : Dr Aboû Fahima ‘Abd Ar-Rahmên AYAD.
وجوب تعلّم اللّغة العربيّة
قال الشّيخ العلّامة الإمام محمّد ناصر الدّين الألباني -رحمه الله تعالى-:
"أمّا تعلّم اللّغة العربيّة؛ فهو أمر واجب بلا شكّ، لما هو مقرّر عند العلماء في القاعدة العلميّة الأصوليّة أنّ " ما لا يقوم الواجب إلّا به فهو واجب"، ولا يمكن لطالب العلم أن يفهم القرآن والسّنّة إلّا بواسطة اللّغة العربيّة".
الفتاوى الإماراتيّة، 4.
انتقاء وترجمة: أبو فهيمة عبد الرحمن عياد.
https://scienceetpratique.com/
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Le cheikh et érudit, l’Imam Mouhammed Nâsir Ad-Dîn El Elbênî, qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde, a dit :
« Quant à l’apprentissage de la langue arabe, c’est, sans aucun doute, une obligation. Cela revient à ce qui est adopté chez les oulémas, dans la règle scientifique et fondamentale énonçant que :’’Toute chose dont l’obligation ne s’accomplit que par elle, est donc obligatoire.’’ Et, l’étudiant en science islamique ne peut comprendre le Qour’ên et la Sounna que par le moyen de la langue arabe. »
Cf. Les fatwas émiraties, 4.
Sélection et traduction par : Dr Aboû Fahima ‘Abd Ar-Rahmên AYAD.
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قال الشّيخ العلّامة الإمام محمّد ناصر الدّين الألباني -رحمه الله تعالى-:
"أمّا تعلّم اللّغة العربيّة؛ فهو أمر واجب بلا شكّ، لما هو مقرّر عند العلماء في القاعدة العلميّة الأصوليّة أنّ " ما لا يقوم الواجب إلّا به فهو واجب"، ولا يمكن لطالب العلم أن يفهم القرآن والسّنّة إلّا بواسطة اللّغة العربيّة".
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قناة تابعة لموقع scienceetpratique.com تهتم بنشر العلم النافع والسنة على منهج السلف الصالح. Canal lié au site scienceetpratique.com S'occupe de répandre la science et la sounna selon la voie des salafs.
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Glossaire de notions linguistiques
Dr Abderrahmane AYAD
(Aboû Fahîma)
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