La visée est que nous transmettions l’appel d’Allâh et que les gens tirent profit de ta parole. Il t’incombe donc d’adopter les causes de son acceptation, tout comme tu dois prendre garde aux causes de son rejet et de sa non-acceptation.
L’Imam Ibn Bêz, رحمه الله.
Appeler à Allâh et promouvoir la prise de conscience émanant de notre magnifique religion, est la seule solution que nous pouvons réaliser : chacun selon ce qu’il maîtrise et ce dont il est capable.
Dr Aboû Fahîma.
…........
📩💬 Pour envoyer vos questions et demandes de consultation liées à la daawa en français, à la linguistique et à la traduction, vous pouvez nous contacter via
WhatsApp :
📲 https://wa.me/+213541437344, ou par mail : aboufahimaayad@gmail.com
L’Imam Ibn Bêz, رحمه الله.
Appeler à Allâh et promouvoir la prise de conscience émanant de notre magnifique religion, est la seule solution que nous pouvons réaliser : chacun selon ce qu’il maîtrise et ce dont il est capable.
Dr Aboû Fahîma.
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Il n'y a point d'adoré si ce n'est Allâh!
Il n'existe aucune parole qui suscite une fureur aussi intense chez Iblîs que cette parole immense...
Elle constitue en fait l'intitulé de la porte menant vers Allâh, à travers Son Unicité (Tèwhîd), Sa vénération, Son amour et la soumission à Sa Grandeur... Exalté et Glorifié.
Un témoignage concentré en une phrase, le plus grand témoignage de manière absolue : y figure le Nom Majeur d'Allâh, dont nul dans l'existence ne s'est jamais vu l'attribuer ; à savoir le Nom de Majesté (« Allâh »), dont la signification est « L''Adoré »...
Dr Aboû Fahîma.
https://t.me/scienceetpratique
Il n'existe aucune parole qui suscite une fureur aussi intense chez Iblîs que cette parole immense...
Elle constitue en fait l'intitulé de la porte menant vers Allâh, à travers Son Unicité (Tèwhîd), Sa vénération, Son amour et la soumission à Sa Grandeur... Exalté et Glorifié.
Un témoignage concentré en une phrase, le plus grand témoignage de manière absolue : y figure le Nom Majeur d'Allâh, dont nul dans l'existence ne s'est jamais vu l'attribuer ; à savoir le Nom de Majesté (« Allâh »), dont la signification est « L''Adoré »...
Dr Aboû Fahîma.
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Forwarded from La linguistique pour la prédication islamique
Règle : Un mot employé plus d’une fois dans un paragraphe doit être traduit différemment
Note de linguiste-traducteur islamique
En traduisant le Qour’ên, beaucoup de sens chutent durant l’opération traductive.
Je vous donne un exemple empirique (expérimental et concret).
Dans un verset comme celui-ci :
((قَيِّمًا لِّيُنذِرَ بَأْسًا شَدِيدًا مِّن لَّدُنْهُ وَيُبَشِّرَ الْمُؤْمِنِينَ الَّذِينَ يَعْمَلُونَ الصَّالِحَاتِ أَنَّ لَهُمْ أَجْرًا حَسَنًا 3 مَّاكِثِينَ فِيهِ أَبَدًا 4 وَيُنذِرَ الَّذِينَ قَالُوا اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا)). الكهف: 1-5.
Le mot (يُنذِرَ) « avertir » est employé deux fois. Il est traduit par le Pr Hamidullah et d’autres traducteurs ainsi :
« [Un Livre] d’une parfaite droiture pour avertir d’une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’il y aura pour eux une belle récompense. 3 où ils demeureront éternellement, 4 et pour avertir ceux qui disent : ‘’Allah S’est attribué un enfant’’. » La Caverne (EL Kèhf), v. 1-5.
Alors, sous les yeux d’un spécialiste des sciences du langage, le verbe « avertir » réitéré dans des environnements linguistiques différents pose problème.
En voici une traduction soignée avec une note de bas de page :
[Un Livre] d’une parfaite rectitude pour avertir d’un sévère châtiment venant de Lui et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’il y a pour eux une belle Récompense (le Paradis). 3 y demeurant éternellement, 4 et pour comminer[1] ceux qui disent : « Allah S’est attribué un enfant. »
Nota : La méthode adoptée ici est assise dans ma stratégie de la traduction islamique (consacrée principalement pour le Qour’ên), que j’appelle « La traduction littéro-contextuelle » (الترجمة الظاهرية السياقية).
Remarque : Les chers et chères frères et sœurs remarqueront d’autres mots que j’ai modifiés en corrigeant la traduction du Pr Hamidullah.
Par Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14495
.......
[1] NDT. En français soutenu, comminer signifie « formuler une menace de peine ou de châtiment en cas d'infraction ». Ce verbe est à notre sens le plus idoine (pleinement idéal) pour reproduire la portée signifiante du terme arabe « يُنذِرَ », que les traducteurs traduisent d’ordinaire par « avertir ». Ce dernier, bien que courant, reste hautement superficiel et neutre ; il ne peut indiquer réellement la nuance de menace et de châtiment immanquable qu’il y a dans le texte source. Avertir provoque ainsi une désémantisation ou une déperdition sémantique, phénomène inhérent au voyage des mots du Qour’ên de l’arabe vers les langues occidentales.
Note de linguiste-traducteur islamique
En traduisant le Qour’ên, beaucoup de sens chutent durant l’opération traductive.
Je vous donne un exemple empirique (expérimental et concret).
Dans un verset comme celui-ci :
((قَيِّمًا لِّيُنذِرَ بَأْسًا شَدِيدًا مِّن لَّدُنْهُ وَيُبَشِّرَ الْمُؤْمِنِينَ الَّذِينَ يَعْمَلُونَ الصَّالِحَاتِ أَنَّ لَهُمْ أَجْرًا حَسَنًا 3 مَّاكِثِينَ فِيهِ أَبَدًا 4 وَيُنذِرَ الَّذِينَ قَالُوا اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا)). الكهف: 1-5.
Le mot (يُنذِرَ) « avertir » est employé deux fois. Il est traduit par le Pr Hamidullah et d’autres traducteurs ainsi :
« [Un Livre] d’une parfaite droiture pour avertir d’une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’il y aura pour eux une belle récompense. 3 où ils demeureront éternellement, 4 et pour avertir ceux qui disent : ‘’Allah S’est attribué un enfant’’. » La Caverne (EL Kèhf), v. 1-5.
Alors, sous les yeux d’un spécialiste des sciences du langage, le verbe « avertir » réitéré dans des environnements linguistiques différents pose problème.
En voici une traduction soignée avec une note de bas de page :
[Un Livre] d’une parfaite rectitude pour avertir d’un sévère châtiment venant de Lui et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes œuvres qu’il y a pour eux une belle Récompense (le Paradis). 3 y demeurant éternellement, 4 et pour comminer[1] ceux qui disent : « Allah S’est attribué un enfant. »
Nota : La méthode adoptée ici est assise dans ma stratégie de la traduction islamique (consacrée principalement pour le Qour’ên), que j’appelle « La traduction littéro-contextuelle » (الترجمة الظاهرية السياقية).
Remarque : Les chers et chères frères et sœurs remarqueront d’autres mots que j’ai modifiés en corrigeant la traduction du Pr Hamidullah.
Par Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14495
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[1] NDT. En français soutenu, comminer signifie « formuler une menace de peine ou de châtiment en cas d'infraction ». Ce verbe est à notre sens le plus idoine (pleinement idéal) pour reproduire la portée signifiante du terme arabe « يُنذِرَ », que les traducteurs traduisent d’ordinaire par « avertir ». Ce dernier, bien que courant, reste hautement superficiel et neutre ; il ne peut indiquer réellement la nuance de menace et de châtiment immanquable qu’il y a dans le texte source. Avertir provoque ainsi une désémantisation ou une déperdition sémantique, phénomène inhérent au voyage des mots du Qour’ên de l’arabe vers les langues occidentales.
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«الإعجاز البياني وأثره في صعوبة ترجمة القرآن الكريم»
«L'inimitabilité stylistique et son impact sur la difficulté de la traduction du Noble Qour'ên»
«L'inimitabilité stylistique et son impact sur la difficulté de la traduction du Noble Qour'ên»
✍2
Quiconque s'oppose à la voie des Prophètes, il lui est inévitable de tomber dans le mensonge et l'injustice, soit exprès soit par ignorance.
L'Imam Ibn Teymiyya, qu'Allâh lui fasse miséricorde.
Les Prophéties, vol. 2, p. 1077.
Trad.: Dr Aboû Fahîma.
https://t.me/scienceetpratique
L'Imam Ibn Teymiyya, qu'Allâh lui fasse miséricorde.
Les Prophéties, vol. 2, p. 1077.
Trad.: Dr Aboû Fahîma.
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Le Prophète ﷺ a dit : « L’orgueil est le fait de rejeter la vérité et de mépriser les gens. »
Combien de jeunes doués, étincelants d’intelligence... ont été anéantis par les postures d’hommes âgés dénués de sagesse. Car au moment même où la réalité réclame cette sagesse, leurs esprits s'enaveuglent... les désobéissances les étant en fait assombris...
Ô Allāh ! Ta miséricorde !
Dr Aboû Fahîma.
Combien de jeunes doués, étincelants d’intelligence... ont été anéantis par les postures d’hommes âgés dénués de sagesse. Car au moment même où la réalité réclame cette sagesse, leurs esprits s'enaveuglent... les désobéissances les étant en fait assombris...
Ô Allāh ! Ta miséricorde !
Dr Aboû Fahîma.
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الدُّعاء يردُّ البلاء
فمن أعظم ألأسباب الشَّرعيَّة للوقاية والحماية في هذه الأيَّام ومثيلاتها (*) التي نزل فيها البلاء على العباد: الدُّعاء والتَّضرُّع إلى الله ربِّ العالمين؛ فإنَّ الدُّعاء من أحبِّ العبادات إلى الله، لقول رسول الله صلى الله عليه وسلم :
” لَيْسَ شَيْءٌ أَكْرَمَ عَلَى اللهِ مِنَ الدُّعَاءِ.“ رواه التِّرمذي وغيره وحسَّنه الألباني.
بل هو العبادة، كما قال الرَّسول عليه الصَّلاة والسَّلام :
”إِنَّ الدُّعَاءَ هُوَ العِبَادَةُ .“ رواه أحمد وغيره وصحَّحه الألباني.
بل والدعاء أفضلها، للأثر المرويِّ عن ابن عبَّاس رضي الله عنهما، قال :
” أَفْضَلُ الْعِبَادَةِ هُوَ الدُّعَاءُ، وَقَرَأَ : ((وَقَالَ رَبُّكُمُ ادْعُونِي أَسْتَجِبْ لَكُمْ، إِنَّ الَّذِينَ يَسْتَكْبِرُونَ عَنْ عِبَادَتِي سَيَدْخُلُونَ جَهَنَّمَ دَاخِرِينَ)) .“ رواه الحاكم وصحَّحه.
بل إنَّه من شأن الدُّعاء، لِما وُصف من منزلته، أنَّه يغيِّر القدر ويرفع البلاء ويردّ المصائب ويعالجها قبل وقوعها وهي في السَّماء، فقد قال النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم :
” لَا َيرُدُّ الْقَضَاءَ إلَّا الدُّعاءُ، وَلَا يَزِيدُ فِي الْعُمْرِ إلَّا الْبِرُّ.” رواه التِّرمذي وحسَّنه الألباني.
فلا تغفلنَّ أخي الحبيب عن الدُّعاء وربُّنا العليُّ القدير يقول : ((وَإذَا سَأَلَكَ عِبَادِي عَنِّي فَإِنِّي قَرِيبٌ أُجِيبُ دَعْوَةَ الدَّاعِ إِذَا دَعَانِ فَلْيَسْتَجِيبُوا لِي وَلْيُؤْمِنُوا بِي لَعَلَّهُمْ يَرْشُدُونَ)) ]البقرة: 186[.
ف“اللَّهمَّ إنَّا نَعُوذُ بِكَ مِنْ جَهْدِ البَلَاءِ، وَدَرَكِ الشَّقَاءِ، وَسُوءِ الْقَضَاءِ، وَشَمَاتَةِ الْأَعْدَاءِ.” رواه البخاري.
و“اللَّهُمَّ إِنَّا أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْبَرَصِ، وَالْجُنُونِ، وَالْجُذَامِ، وَمِنْ سَيِّئِ الأَسْقَامِ.” رواه أبو داود وغيره وصحَّحه الألباني.
آمين، آمين؛ يا أرحم الرَّاحمين، يا ربَّ العالمين.
وكتبه: أبو فهيمة عبد الرَّحمن عيَّاد
يوم السَّبت 25 رجب 1441
الموافق ل: 21 مارس 2020م.
....
(*) كتبت هذه المقالة في أيام جائحة كورونا، عافانا الله وجميع المسلمين.
https://t.me/scienceetpratique
فمن أعظم ألأسباب الشَّرعيَّة للوقاية والحماية في هذه الأيَّام ومثيلاتها (*) التي نزل فيها البلاء على العباد: الدُّعاء والتَّضرُّع إلى الله ربِّ العالمين؛ فإنَّ الدُّعاء من أحبِّ العبادات إلى الله، لقول رسول الله صلى الله عليه وسلم :
” لَيْسَ شَيْءٌ أَكْرَمَ عَلَى اللهِ مِنَ الدُّعَاءِ.“ رواه التِّرمذي وغيره وحسَّنه الألباني.
بل هو العبادة، كما قال الرَّسول عليه الصَّلاة والسَّلام :
”إِنَّ الدُّعَاءَ هُوَ العِبَادَةُ .“ رواه أحمد وغيره وصحَّحه الألباني.
بل والدعاء أفضلها، للأثر المرويِّ عن ابن عبَّاس رضي الله عنهما، قال :
” أَفْضَلُ الْعِبَادَةِ هُوَ الدُّعَاءُ، وَقَرَأَ : ((وَقَالَ رَبُّكُمُ ادْعُونِي أَسْتَجِبْ لَكُمْ، إِنَّ الَّذِينَ يَسْتَكْبِرُونَ عَنْ عِبَادَتِي سَيَدْخُلُونَ جَهَنَّمَ دَاخِرِينَ)) .“ رواه الحاكم وصحَّحه.
بل إنَّه من شأن الدُّعاء، لِما وُصف من منزلته، أنَّه يغيِّر القدر ويرفع البلاء ويردّ المصائب ويعالجها قبل وقوعها وهي في السَّماء، فقد قال النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم :
” لَا َيرُدُّ الْقَضَاءَ إلَّا الدُّعاءُ، وَلَا يَزِيدُ فِي الْعُمْرِ إلَّا الْبِرُّ.” رواه التِّرمذي وحسَّنه الألباني.
فلا تغفلنَّ أخي الحبيب عن الدُّعاء وربُّنا العليُّ القدير يقول : ((وَإذَا سَأَلَكَ عِبَادِي عَنِّي فَإِنِّي قَرِيبٌ أُجِيبُ دَعْوَةَ الدَّاعِ إِذَا دَعَانِ فَلْيَسْتَجِيبُوا لِي وَلْيُؤْمِنُوا بِي لَعَلَّهُمْ يَرْشُدُونَ)) ]البقرة: 186[.
ف“اللَّهمَّ إنَّا نَعُوذُ بِكَ مِنْ جَهْدِ البَلَاءِ، وَدَرَكِ الشَّقَاءِ، وَسُوءِ الْقَضَاءِ، وَشَمَاتَةِ الْأَعْدَاءِ.” رواه البخاري.
و“اللَّهُمَّ إِنَّا أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْبَرَصِ، وَالْجُنُونِ، وَالْجُذَامِ، وَمِنْ سَيِّئِ الأَسْقَامِ.” رواه أبو داود وغيره وصحَّحه الألباني.
آمين، آمين؛ يا أرحم الرَّاحمين، يا ربَّ العالمين.
وكتبه: أبو فهيمة عبد الرَّحمن عيَّاد
يوم السَّبت 25 رجب 1441
الموافق ل: 21 مارس 2020م.
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Le Cheikh de l'Islam Ibn Teymiyya, qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde, a dit :
« Toute personne dont le soi lui insuffle de commettre un péché, puis le prend en aversion, le repousse de son être et l’abandonne, pour Allâh: augmentera en piéte, en bienfaisance et en crainte pieuse. »
Mèdjmoû‘ El Fètêwê, vol. 10, p. 767.
Sélection et traduction:
Dr Aboû Fahîma
'Abd Ar-Rahmên Ayad
…........
📩💬 Pour envoyer vos questions et demandes de consultation liées à la daawa en français, à la linguistique et à la traduction, vous pouvez nous contacter via
WhatsApp :
📲 https://wa.me/+213541437344, ou par mail : aboufahimaayad@gmail.com
« Toute personne dont le soi lui insuffle de commettre un péché, puis le prend en aversion, le repousse de son être et l’abandonne, pour Allâh: augmentera en piéte, en bienfaisance et en crainte pieuse. »
Mèdjmoû‘ El Fètêwê, vol. 10, p. 767.
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Nos sociétés font face aujourd'hui à des défis dangereux provenant de certains contenus sur les réseaux sociaux... ils menacent la cohésion des familles.
De ce fait, la préservation de nos valeurs exige de proposer les alternatives les plus adéquates.
Dr Aboû Fahîma
'Abd Ar-Rahmên Ayad
https://t.me/scienceetpratique
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Repères sur les débuts de la linguistique et les efforts des premiers linguistes arabes
معالم حول البدايات الأولى للغويات وجهود اللغويين العرب الأوائل
PDF
La pensée linguistique existait depuis l’antiquité, telles que le montrent les réflexions de Platon (au 5ème S. avant l’ère commune) sur la nature de la langue, et même bien avant Platon, il y eut aussi (au 12ème S. avant J.) les préoccupations religieuses ayant la langue pour matière. C’était une tradition très lointaine des grammairiens hindous, qui s’attelèrent à la description minutieuse de la langue sacrée de l’Inde ancienne : le sanskrit, et dont les Huit Livres de Panini en témoignent.
Du côté des Arabes également, d’innombrables travaux ont été réalisés depuis la fin du 7ème siècle avec notamment le lexicographe et métricien El Khalîl Ibn Ahmed El Farâhîdi (718-791), qui confectionna le premier dictionnaire arabe dans l’histoire musulmane, et qu’il nomma Kitêb El ‘Eyn (Le livre source). Il a été publié en imprimerie à Bagdad en Irak entre 1980 et 1985 et comportait alors 8 volumes. El Khalîl est aussi connu pour être le premier savant à avoir initié la métrique arabe en tant que discipline autonome, qui traite des rythmes poétiques. Et avant El Khalîl Ibn Ahmed, il y eu un éminent savant, Aboû El Aswed Ad-Dou’èlî (603/688), père de la grammaire arabe et c’est à lui également que revient le mérite d’avoir introduit les voyelles ou diacritiques sur les lettres arabes, afin de préserver une prononciation correcte des sons et des mots.
Son œuvre s’inscrivant dans le domaine de la phonétique articula-toire et de l’orthoépie lui vaut en fait d’être le premier phonéticien arabe.
D’autres grands noms de linguistes ayant servi la langue ont été aussi enregistrés par l’histoire, tels que Ibn Mêlik (711/795), El Kèssê’î (737/805), Sîbèwèyhi (765/796), El Moubèrrad (825/899), etc.
Au fait, à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas qu’il y ait eu dans l’histoire des langues une communauté linguistique ayant travaillé sa langue à tous les plans (lexique, phonétique, grammaire, rhétorique, poésie, etc.) comme l’a fait la communauté musulmane, autant les linguistes arabes et non arabes. L’investigation de la langue a en fait commencé bien avant l’ère islamique, notamment en poésie, en lexique, en rhétorique et en rythmique. Mais il est clair que la venue de l’islam a eu un impact déterminant et pérenne sur l’étude linguis-tique. La langue arabe est la langue de Révélation du Qour’ên (« Coran »), qui est faite dans une langue divine hors typologie, lui a en effet conféré un statut particulier, ce qui a, ceci étant, incité les savants à s’y intéresser profondément.
Or, la linguistique, même si le nom est apparu pour la première fois en français en 1721 (lexicalisé dans le dictionnaire d’Antoine Furetière), il n’est attesté par l’Académie française qu’en 1835. Cependant, son usage comme concept, nommant une discipline scientifique et moderne, où l’on revendique le paradigme empirique dans l’exploration du langage et des langues, n’a vu le jour qu’avec l’enseigne-ment de Saussure ; puis il a officiellement pris effet tout justement avec la publication de son ouvrage posthume Cours de linguistique générale, en 1916. De fait, c’est au sein du courant de la grammaire historique et comparée, durant le 19ème siècle, et plus exactement de 1816 à 1870, que nait le concept de linguistique ; et c’est à cette époque-là qu’ont apparu les premières revendications d’ordre scientifique.
Dr Abderrahmane AYAD, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Sciences et pratique, Béjaia, 2025, pp. 266-268.
Mél : prof.ayadabderrahmane@gmail.com
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14348
معالم حول البدايات الأولى للغويات وجهود اللغويين العرب الأوائل
La pensée linguistique existait depuis l’antiquité, telles que le montrent les réflexions de Platon (au 5ème S. avant l’ère commune) sur la nature de la langue, et même bien avant Platon, il y eut aussi (au 12ème S. avant J.) les préoccupations religieuses ayant la langue pour matière. C’était une tradition très lointaine des grammairiens hindous, qui s’attelèrent à la description minutieuse de la langue sacrée de l’Inde ancienne : le sanskrit, et dont les Huit Livres de Panini en témoignent.
Du côté des Arabes également, d’innombrables travaux ont été réalisés depuis la fin du 7ème siècle avec notamment le lexicographe et métricien El Khalîl Ibn Ahmed El Farâhîdi (718-791), qui confectionna le premier dictionnaire arabe dans l’histoire musulmane, et qu’il nomma Kitêb El ‘Eyn (Le livre source). Il a été publié en imprimerie à Bagdad en Irak entre 1980 et 1985 et comportait alors 8 volumes. El Khalîl est aussi connu pour être le premier savant à avoir initié la métrique arabe en tant que discipline autonome, qui traite des rythmes poétiques. Et avant El Khalîl Ibn Ahmed, il y eu un éminent savant, Aboû El Aswed Ad-Dou’èlî (603/688), père de la grammaire arabe et c’est à lui également que revient le mérite d’avoir introduit les voyelles ou diacritiques sur les lettres arabes, afin de préserver une prononciation correcte des sons et des mots.
Son œuvre s’inscrivant dans le domaine de la phonétique articula-toire et de l’orthoépie lui vaut en fait d’être le premier phonéticien arabe.
D’autres grands noms de linguistes ayant servi la langue ont été aussi enregistrés par l’histoire, tels que Ibn Mêlik (711/795), El Kèssê’î (737/805), Sîbèwèyhi (765/796), El Moubèrrad (825/899), etc.
Au fait, à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas qu’il y ait eu dans l’histoire des langues une communauté linguistique ayant travaillé sa langue à tous les plans (lexique, phonétique, grammaire, rhétorique, poésie, etc.) comme l’a fait la communauté musulmane, autant les linguistes arabes et non arabes. L’investigation de la langue a en fait commencé bien avant l’ère islamique, notamment en poésie, en lexique, en rhétorique et en rythmique. Mais il est clair que la venue de l’islam a eu un impact déterminant et pérenne sur l’étude linguis-tique. La langue arabe est la langue de Révélation du Qour’ên (« Coran »), qui est faite dans une langue divine hors typologie, lui a en effet conféré un statut particulier, ce qui a, ceci étant, incité les savants à s’y intéresser profondément.
Or, la linguistique, même si le nom est apparu pour la première fois en français en 1721 (lexicalisé dans le dictionnaire d’Antoine Furetière), il n’est attesté par l’Académie française qu’en 1835. Cependant, son usage comme concept, nommant une discipline scientifique et moderne, où l’on revendique le paradigme empirique dans l’exploration du langage et des langues, n’a vu le jour qu’avec l’enseigne-ment de Saussure ; puis il a officiellement pris effet tout justement avec la publication de son ouvrage posthume Cours de linguistique générale, en 1916. De fait, c’est au sein du courant de la grammaire historique et comparée, durant le 19ème siècle, et plus exactement de 1816 à 1870, que nait le concept de linguistique ; et c’est à cette époque-là qu’ont apparu les premières revendications d’ordre scientifique.
Dr Abderrahmane AYAD, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Sciences et pratique, Béjaia, 2025, pp. 266-268.
Mél : prof.ayadabderrahmane@gmail.com
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14348
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À la jeunesse pieuse, je dédie ce conseil : quiconque aspire aux degrés de l'ascension, qu'il endure la quiétude des nuits par la lecture et la salât (prière) ; et qu'il devance les premières heures du jour en quête de leur bénédiction, sur les sentiers des œuvres pieuses et pérennes.
Dr Aboû Fahîma
'Abd Ar-Rahmên Ayad
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La linguistique est le soubassement de la traductologie [1]
La linguistique est le soubassement de la traductologie, théorie ou science de la traduction. Avec ses différentes disciplines, elle n’a de cesse d’enrichir et d’aider à grandir cette science assez récente qu’est la traductologie. Les linguistes ont très tôt attiré l’attention sur le fait que la traduction, étant un travail sur la/les langue-s, la nécessité de l’attacher à la science qui étudie la langue (la linguistique), s’avère alors des plus impératives. L’argumentaire en est qu’en plus de tout l’arsenal théorique et conceptuel dans ce domaine, la pratique et l’expérience ne permettent de laisser aucun doute à ce sujet.
Dans ce sens, l’auteur de l’Introduction à la théorie de la traduction (1953), un des premiers livres en la matière, dit à juste titre: « Toute théorie de la traduction doit être incorporée dans l’ensemble des disciplines linguistiques. » [2] Depuis, les études et les recherches linguistiques sur la traductologie ne se sont plus interrompues à ce jour, partant toutes de l’idée maîtresse que « toute opération de traduction comporte, à la base, une série d’analyses et d’opérations qui relèvent spécifiquement de la linguistique.» [3] De même que pour réussir à trouver des solutions aux différents problèmes auxquels les traducteurs sont très souvent confrontés, il faudrait interroger la linguistique dans la diversité des ses branches, car ces problèmes, tel que l’a si bien stipulé l’auteur de l’ouvrage Les problèmes théoriques de la traduction (1963), « ne peuvent être éclairés en premier lieu que dans le cadre de la science linguistique.» [4]
Dr Aboû Fahima 'Abd Ar-Rahmên AYAD
Publié sur : https://scienceetpratique.com/la-linguistique-est-le-soubassement-de-la-traductologie-2/
.....
[1] Tiré de ma préface à l’ouvrage Les Plus Beaux Noms d’Allâh et leurs sens, disponible sur : https://scienceetpratique.com/les-plus-beaux-noms-dallah-et-leurs-sens-أسماءُ-اللهِ-الحُسْنى-ومَعانِ/
[2] Introduction à la traductologie, Mathieu Guidère, éd., de boeck, 2010, Bruxelles, p., 42. Notons que l’ouvrage Introduction à la théorie de la traduction est d’Andrei Fedorov.
[3] Idem., p., 42.
[4] Id., p., 43. Et le livre Les problèmes théoriques de la traduction est de Georges Mounin.
La linguistique est le soubassement de la traductologie, théorie ou science de la traduction. Avec ses différentes disciplines, elle n’a de cesse d’enrichir et d’aider à grandir cette science assez récente qu’est la traductologie. Les linguistes ont très tôt attiré l’attention sur le fait que la traduction, étant un travail sur la/les langue-s, la nécessité de l’attacher à la science qui étudie la langue (la linguistique), s’avère alors des plus impératives. L’argumentaire en est qu’en plus de tout l’arsenal théorique et conceptuel dans ce domaine, la pratique et l’expérience ne permettent de laisser aucun doute à ce sujet.
Dans ce sens, l’auteur de l’Introduction à la théorie de la traduction (1953), un des premiers livres en la matière, dit à juste titre: « Toute théorie de la traduction doit être incorporée dans l’ensemble des disciplines linguistiques. » [2] Depuis, les études et les recherches linguistiques sur la traductologie ne se sont plus interrompues à ce jour, partant toutes de l’idée maîtresse que « toute opération de traduction comporte, à la base, une série d’analyses et d’opérations qui relèvent spécifiquement de la linguistique.» [3] De même que pour réussir à trouver des solutions aux différents problèmes auxquels les traducteurs sont très souvent confrontés, il faudrait interroger la linguistique dans la diversité des ses branches, car ces problèmes, tel que l’a si bien stipulé l’auteur de l’ouvrage Les problèmes théoriques de la traduction (1963), « ne peuvent être éclairés en premier lieu que dans le cadre de la science linguistique.» [4]
Dr Aboû Fahima 'Abd Ar-Rahmên AYAD
Publié sur : https://scienceetpratique.com/la-linguistique-est-le-soubassement-de-la-traductologie-2/
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[1] Tiré de ma préface à l’ouvrage Les Plus Beaux Noms d’Allâh et leurs sens, disponible sur : https://scienceetpratique.com/les-plus-beaux-noms-dallah-et-leurs-sens-أسماءُ-اللهِ-الحُسْنى-ومَعانِ/
[2] Introduction à la traductologie, Mathieu Guidère, éd., de boeck, 2010, Bruxelles, p., 42. Notons que l’ouvrage Introduction à la théorie de la traduction est d’Andrei Fedorov.
[3] Idem., p., 42.
[4] Id., p., 43. Et le livre Les problèmes théoriques de la traduction est de Georges Mounin.
La linguistique pour la prédication islamique francophone
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L’objectif que nous avons assigné à notre grand projet d’appliquer les données de la linguistique à la prédication islamique francophone, et dont nous avons dessiné les contours depuis plus de 15 années, est d’aboutir à donner au langage islamique en langue française une forme de discours similaire à celle de la langue arabe, que les savants désignent par le nom de langage religieux. Celui-ci devra embrasser tous les secteurs de la prédication : prêches, sermons, écrits, traductions, conférences… C’est justement ce que les linguistes appellent la langue spécialisée.
Le fruit d’une telle stratégie, qui s’inscrit sur un très long terme, sera de performer le rendement des activités prédicatives par le perfectionnement de l’activité langagière : trouver le mot juste, c’est-à-dire employer les mots de façon à reproduire « les vrais sens » voulus dans le Qour’ên, la Sounna et les écrits des savants, pouvoir reconstituer en français la terminologie de chaque domaine des sciences islamiques, relever le niveau intellectuel et scientifique des fidèles, rompre avec les formules relâchées, ou celles qui appartiennent à des domaines qui n’ont aucun lien avec le style islamique, tel que le style journalistique, informatique, médical, etc., renoncer aux variantes basses de la langue, abandonner les parlers des cités dans les mosquées, perfectionner le comportement langagier religieux…, en somme, rénover le langage religieux islamique en français en l’attachant à sa langue Mère, qui est la langue religieuse arabe.
Notre souhait est de voir cette graine qui a déjà été semée (traductions annotées et préfacées, articles, écrits académiques, encadrements à l’université…), pousser, grandir et fructifier.
Le concours de nos frères et sœurs, notamment ceux qui exercent dans le champ islamique, et l’intérêt qu’ils porteront à ce projet est une cause capitale pour sa viabilité, après l’aide et le soutien d’Allâh, Tout-Puissant.
Aboû Fahîma.
Publié par : https://scienceetpratique.com/13286/
L’objectif que nous avons assigné à notre grand projet d’appliquer les données de la linguistique à la prédication islamique francophone, et dont nous avons dessiné les contours depuis plus de 15 années, est d’aboutir à donner au langage islamique en langue française une forme de discours similaire à celle de la langue arabe, que les savants désignent par le nom de langage religieux. Celui-ci devra embrasser tous les secteurs de la prédication : prêches, sermons, écrits, traductions, conférences… C’est justement ce que les linguistes appellent la langue spécialisée.
Le fruit d’une telle stratégie, qui s’inscrit sur un très long terme, sera de performer le rendement des activités prédicatives par le perfectionnement de l’activité langagière : trouver le mot juste, c’est-à-dire employer les mots de façon à reproduire « les vrais sens » voulus dans le Qour’ên, la Sounna et les écrits des savants, pouvoir reconstituer en français la terminologie de chaque domaine des sciences islamiques, relever le niveau intellectuel et scientifique des fidèles, rompre avec les formules relâchées, ou celles qui appartiennent à des domaines qui n’ont aucun lien avec le style islamique, tel que le style journalistique, informatique, médical, etc., renoncer aux variantes basses de la langue, abandonner les parlers des cités dans les mosquées, perfectionner le comportement langagier religieux…, en somme, rénover le langage religieux islamique en français en l’attachant à sa langue Mère, qui est la langue religieuse arabe.
Notre souhait est de voir cette graine qui a déjà été semée (traductions annotées et préfacées, articles, écrits académiques, encadrements à l’université…), pousser, grandir et fructifier.
Le concours de nos frères et sœurs, notamment ceux qui exercent dans le champ islamique, et l’intérêt qu’ils porteront à ce projet est une cause capitale pour sa viabilité, après l’aide et le soutien d’Allâh, Tout-Puissant.
Aboû Fahîma.
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🤝2
Réponse à un frère au sujet de la préposition « sur » correspondant de hèrf el djèrr (« préposition casuelle ‘’du génitif’’ »), dans Sa Parole, Très-Haut :
((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى )) ]طه:5 [
« Le Tous-Miséricordieux (Ar-Rahmên) S'est établi sur le Trône. » Tâhâ, v. 5.
الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله، أما بعد:
Ceci dit, un de nos nobles frères m’avait questionné hier sur la correctitude ou non de la préposition « sur » dans le contexte du verset figurant en épigraphe.
Au fait, certains frères ont soulevé une problématique, entendue comme étant une, liée à la préposition « sur » (sur le Trône), qui traduit le hèrf el djèrr (la préposition casuelle ‘’du génitif’’) (على), énoncé dans le verset arabe. Ils estiment que ce qui est correct est bien plutôt « au-dessus du Trône ».
Cela étant posé, de fait, le problème consiste en ce que « sur » exprime une signification physique revoyant à la notion de contact matériel provoqué entre ce qui se trouve au-dessous et ce qui se trouve au-dessus. Exemple d’usage ordinaire ou récurent : le livre est sur la table.
Or, même dans la langue arabe, ce même phénomène (de matérialisation du sens) n’est pas exclu. Car « على » est elle aussi porteuse de cette matérialité créée par la superposition de deux entités physiques : le support et l’objet supporté.
Toutefois, il est à noter, sans la moindre contestation, que dans le langage islamique arabe (que l’on peut déplacer immanquablement vers la langue française), la Croyance énoncée dans le Qour’ên et la Sounna rectifie la langue, tout comme elle rectifie l’homme. Cela revient alors à dire tout simplement que ces particules linguistiques (les prépositions… les mots pleins, les mots vides, etc.) doivent impérativement être entendue/traduites dans la compréhension des pieux prédécesseurs. Et, comme nous venons de le signaler précédemment, même le hèrf (على) prend en son sein et son essence la notion de matérialité :
الكتاب على الطاولة.
Ce qui, ceci étant, ne peut, pour évacuer cette ambigüité ou équivoque lié(s) à la Croyance causés par cette particule « sur » ̶ et engendré(s) par les réalités ontologiques du lexique arabe/français (c’est-à-dire que ces particules existent avant même la descente du Qour’ên) ̶ qu’en recourant à la compréhension des Compagnons de ce verset même, ainsi que de la particule « sur » qui nous préoccupe. C’en est un postulat salafi : toutes les langues du monde, à la suite de la langue arabe, sont tributaires de la vraie compréhension du Livre et de la Sounna. Ils faut les passer par leur crible.
Ainsi, avec cette appréhension du problème, nous nous ne supposons pas que l’équivoque ayant infiltré ‘sur’ ne soit pas résolu.
Car en effet, ce qui est voulu dans le verset par la préposition « على » peut être reproduit par sa sœur, même si lointaine, française « sur ».
Pour davantage de simplification, je cite l’éminent Imam Ibn Bêz, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qui explique le verset et à partir de quoi (cette compréhension) devons-nous entendre le sens de « sur » :
» قوله((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) اسْتَوَى [طه:5]، فسره علماء السنة بأنه العلو والارتفاع، يعني: ارتفع فوق العرش وعلا فوقه سبحانه وتعالى بدون كيف، أهل السنة والجماعة وهم أصحاب النبي ﷺ وأتباعهم بإحسان يقولون في صفات الرب : إن الواجب إثباتها وإمرارها كما جاءت بلا كيف، يعني: نثبتها لله ونؤمن بها وأنها حق، ولكن لا نكيفها، لا نقول: إنها بكيفية كذا وكيفية كذا، سئل مالك بن أنس إمام دار الهجرة في زمانه، وأحد الأئمة الأربعة، سئل رحمة الله عليه عن قوله جل وعلا ((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) ، كيف استوى؟ فأطرق طويلاً ثم قال رحمه الله: الاستواء معلوم، والكيف مجهول، والإيمان به واجب، فالواجب على أهل العلم والإيمان، وعلى جميع المسلمين أن يؤمنوا بأسماء الله وصفاته التي جاءت في القرآن العظيم أو السنة الصحيحة، وأن يمروها كما جاءت من غير تحريف ولا تعطيل ولا تكييف ولا تمثيل، بل يؤمنون بأنها صفات الله وأنها أسماؤه وأنها حق، وأن معانيها حق يليق بالله جل وعلا، معانيها تليق بالله لا يشابه خلقه في شيء من صفاته سبحانه وتعالى. «
((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى )) ]طه:5 [
« Le Tous-Miséricordieux (Ar-Rahmên) S'est établi sur le Trône. » Tâhâ, v. 5.
الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله، أما بعد:
Ceci dit, un de nos nobles frères m’avait questionné hier sur la correctitude ou non de la préposition « sur » dans le contexte du verset figurant en épigraphe.
Au fait, certains frères ont soulevé une problématique, entendue comme étant une, liée à la préposition « sur » (sur le Trône), qui traduit le hèrf el djèrr (la préposition casuelle ‘’du génitif’’) (على), énoncé dans le verset arabe. Ils estiment que ce qui est correct est bien plutôt « au-dessus du Trône ».
Cela étant posé, de fait, le problème consiste en ce que « sur » exprime une signification physique revoyant à la notion de contact matériel provoqué entre ce qui se trouve au-dessous et ce qui se trouve au-dessus. Exemple d’usage ordinaire ou récurent : le livre est sur la table.
Or, même dans la langue arabe, ce même phénomène (de matérialisation du sens) n’est pas exclu. Car « على » est elle aussi porteuse de cette matérialité créée par la superposition de deux entités physiques : le support et l’objet supporté.
Toutefois, il est à noter, sans la moindre contestation, que dans le langage islamique arabe (que l’on peut déplacer immanquablement vers la langue française), la Croyance énoncée dans le Qour’ên et la Sounna rectifie la langue, tout comme elle rectifie l’homme. Cela revient alors à dire tout simplement que ces particules linguistiques (les prépositions… les mots pleins, les mots vides, etc.) doivent impérativement être entendue/traduites dans la compréhension des pieux prédécesseurs. Et, comme nous venons de le signaler précédemment, même le hèrf (على) prend en son sein et son essence la notion de matérialité :
الكتاب على الطاولة.
Ce qui, ceci étant, ne peut, pour évacuer cette ambigüité ou équivoque lié(s) à la Croyance causés par cette particule « sur » ̶ et engendré(s) par les réalités ontologiques du lexique arabe/français (c’est-à-dire que ces particules existent avant même la descente du Qour’ên) ̶ qu’en recourant à la compréhension des Compagnons de ce verset même, ainsi que de la particule « sur » qui nous préoccupe. C’en est un postulat salafi : toutes les langues du monde, à la suite de la langue arabe, sont tributaires de la vraie compréhension du Livre et de la Sounna. Ils faut les passer par leur crible.
Ainsi, avec cette appréhension du problème, nous nous ne supposons pas que l’équivoque ayant infiltré ‘sur’ ne soit pas résolu.
Car en effet, ce qui est voulu dans le verset par la préposition « على » peut être reproduit par sa sœur, même si lointaine, française « sur ».
Pour davantage de simplification, je cite l’éminent Imam Ibn Bêz, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qui explique le verset et à partir de quoi (cette compréhension) devons-nous entendre le sens de « sur » :
» قوله((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) اسْتَوَى [طه:5]، فسره علماء السنة بأنه العلو والارتفاع، يعني: ارتفع فوق العرش وعلا فوقه سبحانه وتعالى بدون كيف، أهل السنة والجماعة وهم أصحاب النبي ﷺ وأتباعهم بإحسان يقولون في صفات الرب : إن الواجب إثباتها وإمرارها كما جاءت بلا كيف، يعني: نثبتها لله ونؤمن بها وأنها حق، ولكن لا نكيفها، لا نقول: إنها بكيفية كذا وكيفية كذا، سئل مالك بن أنس إمام دار الهجرة في زمانه، وأحد الأئمة الأربعة، سئل رحمة الله عليه عن قوله جل وعلا ((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) ، كيف استوى؟ فأطرق طويلاً ثم قال رحمه الله: الاستواء معلوم، والكيف مجهول، والإيمان به واجب، فالواجب على أهل العلم والإيمان، وعلى جميع المسلمين أن يؤمنوا بأسماء الله وصفاته التي جاءت في القرآن العظيم أو السنة الصحيحة، وأن يمروها كما جاءت من غير تحريف ولا تعطيل ولا تكييف ولا تمثيل، بل يؤمنون بأنها صفات الله وأنها أسماؤه وأنها حق، وأن معانيها حق يليق بالله جل وعلا، معانيها تليق بالله لا يشابه خلقه في شيء من صفاته سبحانه وتعالى. «
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