Le pari de lâaccĂšs universel aux soins
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Politique
hopital-reference-sangmelima-batimentLes différentes régions du pays ont été enrichies de nouvelles structures publiques de pointe, ces derniÚres années.
La carte sanitaire du Cameroun a enregistrĂ© lâouverture de trois nouveaux hĂŽpitaux de rĂ©fĂ©rence en 2015. Il sâagit de l'hĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de Douala (303 lits) opĂ©rationnel depuis aoĂ»t dernier. InaugurĂ© le mĂȘme mois par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, le Centre des urgences de YaoundĂ© est une structure de rĂ©fĂ©rence se positionnant comme un vĂ©ritable hĂŽpital appelĂ© Ă pallier les problĂšmes d'urgences mĂ©dico-chirurgicales dans la capitale et ses environs. C'est un Ă©tablissement hospitalier de deuxiĂšme catĂ©gorie, de type particulier, d'une capacitĂ© de 50 lits « dĂ©diĂ© Ă la prise en charge des patients dont le pronostic vital est engagĂ© ». LâhĂŽpital de rĂ©fĂ©rence de SangmĂ©lima, inaugurĂ© le 23 juillet 2015, est, quant Ă lui, une structure sanitaire Ă vocation sous-rĂ©gionale. Avec ses 150 lits, il accueille des patients venant mĂȘme des pays voisins du Cameroun. Dans la mĂȘme veine, le Centre de cardiologie de lâhĂŽpital catholique Sainte Elisabeth de Shisong, situĂ© dans la rĂ©gion du Nord-Ouest, a Ă©tĂ© reconnu dâutilitĂ© publique.
Ainsi, le gouvernement camerounais et ses partenaires au dĂ©veloppement ne cessent dâaccroĂźtre lâoffre sanitaire locale, grĂące Ă un programme dâinvestissements prioritaires estimĂ©s Ă plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. En adoptant ce programme, lâobjectif est de doter chaque rĂ©gion du pays dâinfrastructures hospitaliĂšres de qualitĂ©. La finalitĂ© Ă©tant dâamĂ©liorer davantage lâoffre de soins dâici Ă 2035. Cela implique la mise Ă niveau aux normes internationales des plateaux techniques de plusieurs hĂŽpitaux rĂ©gionaux existants, la construction et lâĂ©quipement de nouveaux hĂŽpitaux de grande catĂ©gorie dans lâarriĂšre-pays, la construction de centres de soins spĂ©cialisĂ©s de haut niveau dans des domaines aussi divers que la neuro-chirurgie, la cardiologie, la cancĂ©rologie, la gynĂ©cologie et la reproduction humaine, lâophtalmologie et la dentisterie.
Câest, selon le Premier ministre Philemon Yang, une manifestation ostensible de la volontĂ© du chef de lâEtat de donner au systĂšme de santĂ© du Cameroun la capacitĂ© de rĂ©pondre Ă toutes les sollicitations des populations dans le domaine. La tendance devrait dâailleurs sâaccentuer, avec la mise en Ćuvre du plan dâurgence triennal ordonnĂ© par le prĂ©sident Paul Biya, qui consacre 150 milliards de F au volet santĂ© et prĂ©voit la construction de huit hĂŽpitaux du modĂšle de celui de Sangmelima, dans huit autres villes du pays. En attendant ces infrastructures, les unitĂ©s dâhĂ©modialyse et dâimagerie mĂ©dicale promises par le prĂ©sident Paul Biya Ă chaque chef-lieu de rĂ©gion ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© mises en place. De mĂȘme que des unitĂ©s de prise en charge pour les malades du Sida. De source introduite, les efforts de rĂ©alisation dâinfrastructures sanitaires ont permis de rĂ©duire le rayon moyen dâaction thĂ©orique Ă six kilomĂštres en 2015 contre dix kilomĂštres en 2005 et dâamĂ©liorer lâaccĂšs des populations aux services de santĂ©. En fait, il sâagit dâun saut qualitatif et quantitatif de lâoffre en soins mĂ©dicaux dans le pays en gĂ©nĂ©ral.
Yvette MBASSI-BIKELE
National - Politique
hopital-reference-sangmelima-batimentLes différentes régions du pays ont été enrichies de nouvelles structures publiques de pointe, ces derniÚres années.
La carte sanitaire du Cameroun a enregistrĂ© lâouverture de trois nouveaux hĂŽpitaux de rĂ©fĂ©rence en 2015. Il sâagit de l'hĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de Douala (303 lits) opĂ©rationnel depuis aoĂ»t dernier. InaugurĂ© le mĂȘme mois par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, le Centre des urgences de YaoundĂ© est une structure de rĂ©fĂ©rence se positionnant comme un vĂ©ritable hĂŽpital appelĂ© Ă pallier les problĂšmes d'urgences mĂ©dico-chirurgicales dans la capitale et ses environs. C'est un Ă©tablissement hospitalier de deuxiĂšme catĂ©gorie, de type particulier, d'une capacitĂ© de 50 lits « dĂ©diĂ© Ă la prise en charge des patients dont le pronostic vital est engagĂ© ». LâhĂŽpital de rĂ©fĂ©rence de SangmĂ©lima, inaugurĂ© le 23 juillet 2015, est, quant Ă lui, une structure sanitaire Ă vocation sous-rĂ©gionale. Avec ses 150 lits, il accueille des patients venant mĂȘme des pays voisins du Cameroun. Dans la mĂȘme veine, le Centre de cardiologie de lâhĂŽpital catholique Sainte Elisabeth de Shisong, situĂ© dans la rĂ©gion du Nord-Ouest, a Ă©tĂ© reconnu dâutilitĂ© publique.
Ainsi, le gouvernement camerounais et ses partenaires au dĂ©veloppement ne cessent dâaccroĂźtre lâoffre sanitaire locale, grĂące Ă un programme dâinvestissements prioritaires estimĂ©s Ă plusieurs dizaines de milliards de francs CFA. En adoptant ce programme, lâobjectif est de doter chaque rĂ©gion du pays dâinfrastructures hospitaliĂšres de qualitĂ©. La finalitĂ© Ă©tant dâamĂ©liorer davantage lâoffre de soins dâici Ă 2035. Cela implique la mise Ă niveau aux normes internationales des plateaux techniques de plusieurs hĂŽpitaux rĂ©gionaux existants, la construction et lâĂ©quipement de nouveaux hĂŽpitaux de grande catĂ©gorie dans lâarriĂšre-pays, la construction de centres de soins spĂ©cialisĂ©s de haut niveau dans des domaines aussi divers que la neuro-chirurgie, la cardiologie, la cancĂ©rologie, la gynĂ©cologie et la reproduction humaine, lâophtalmologie et la dentisterie.
Câest, selon le Premier ministre Philemon Yang, une manifestation ostensible de la volontĂ© du chef de lâEtat de donner au systĂšme de santĂ© du Cameroun la capacitĂ© de rĂ©pondre Ă toutes les sollicitations des populations dans le domaine. La tendance devrait dâailleurs sâaccentuer, avec la mise en Ćuvre du plan dâurgence triennal ordonnĂ© par le prĂ©sident Paul Biya, qui consacre 150 milliards de F au volet santĂ© et prĂ©voit la construction de huit hĂŽpitaux du modĂšle de celui de Sangmelima, dans huit autres villes du pays. En attendant ces infrastructures, les unitĂ©s dâhĂ©modialyse et dâimagerie mĂ©dicale promises par le prĂ©sident Paul Biya Ă chaque chef-lieu de rĂ©gion ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© mises en place. De mĂȘme que des unitĂ©s de prise en charge pour les malades du Sida. De source introduite, les efforts de rĂ©alisation dâinfrastructures sanitaires ont permis de rĂ©duire le rayon moyen dâaction thĂ©orique Ă six kilomĂštres en 2015 contre dix kilomĂštres en 2005 et dâamĂ©liorer lâaccĂšs des populations aux services de santĂ©. En fait, il sâagit dâun saut qualitatif et quantitatif de lâoffre en soins mĂ©dicaux dans le pays en gĂ©nĂ©ral.
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Le pari de lâaccĂšs universel aux soins
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Les huit qualifiés de la CAN 2016 sont connus
Josiane R. MATIA
Afrique - Sport
lionnes-entrainement-footballLes favorites ont rĂ©pondu prĂ©sentes Ă lâissue du dernier tour Ă©liminatoire mardi dernier. A lâexception de la CĂŽte dâIvoire et de lâAlgĂ©rie.
Cela faisait 18 ans que lâEgypte nâavait plus participĂ© Ă une coupe dâAfrique des nations (CAN) de football fĂ©minin. Dâailleurs, les Pharaonnes comptaient jusquâici une seule qualification en 1998. Il faut donc comprendre leur joie aprĂšs avoir obtenu leur ticket pour lâĂ©dition 2016 (19 novembre au 3 dĂ©cembre prochain au Cameroun), Ă lâissue du dernier tour Ă©liminatoire qui sâest jouĂ© entre le 8 et le 12 avril dernier. Dâautant plus quâelles ont sorti une des nations africaines du moment, la CĂŽte dâIvoire, au terme dâun scĂ©nario Ă suspens. Battues 1-0 au Caire Ă lâaller, les ElĂ©phantes pensaient avoir fait le plus dur en marquant deux buts en premiĂšre mi-temps par Rebecca Elloh (38e) et InĂšs Tia (44e). Mais Ă la 82e min, Rachad Amany inscrit le but qualificatif de lâEgypte dâune puissante frappe de 20 m. La victoire (2-1) des filles de ClĂ©mentine TourĂ©, fortes dâune troisiĂšme place Ă la derniĂšre CAN et dâune participation Ă la derniĂšre coupe du monde, nâaura donc servi Ă rien.
Le scĂ©nario est tout aussi cruel pour lâAlgĂ©rie, prĂ©sente lors de la derniĂšre Ă©dition. Tenues en Ă©chec, chez elles, Ă lâaller par les Kenyannes (2-2), les Vertes ont longtemps cru tenir leur qualification aprĂšs lâouverture du score Ă la 22e mn. Mais, le Kenya Ă©galise Ă lâheure de jeu (1-1), sâoffrant du coup une premiĂšre participation en 12 Ă©ditions de la CAN.
Pour le reste, les favorites ont tenu leur rang, malgrĂ© des fortunes diverses. Si le Ghana est facilement venu Ă bout de la Tunisie (2-1, 4-0), tout comme lâAfrique du Sud face au Botswana (2-0, 3-0), le Nigeria a dĂ» attendre le match retour pour sâimposer face au SĂ©nĂ©gal. A lâaller, les tenantes du titre avaient fait jeu Ă©gal (1-1) contre les Lionnes de la Teranga Ă Dakar. Mais mardi dernier, Chikwelu (36e) puis Igbinovia (46e) ont permis aux Super Falcones de sâimposer 2-0.
Lundi, on avait dĂ©jĂ enregistrĂ© les qualifications du Zimbabwe, tombeur de la Zambie (3-2, 1-0) et de la GuinĂ©e Ă©quatoriale, qui a pris le dessus sur le Mali (1-1, 2-1). Les sept pays qualifiĂ©s viennent donc rejoindre le pays-organisateur, le Cameroun, et nâattendent plus dĂ©sormais que le tirage au sort des deux poules reparties Ă YaoundĂ© et LimbĂ©.
-Les Egyptiennes font leur grand retour.
Les huit pays qualifiés pour la CAN 2016
-Cameroun
-Guinée équatoriale
-Egypte
-Kenya
-Afrique du Sud
-Ghana
-Zimbabwe
-Nigeria
Josiane R. MATIA
Afrique - Sport
lionnes-entrainement-footballLes favorites ont rĂ©pondu prĂ©sentes Ă lâissue du dernier tour Ă©liminatoire mardi dernier. A lâexception de la CĂŽte dâIvoire et de lâAlgĂ©rie.
Cela faisait 18 ans que lâEgypte nâavait plus participĂ© Ă une coupe dâAfrique des nations (CAN) de football fĂ©minin. Dâailleurs, les Pharaonnes comptaient jusquâici une seule qualification en 1998. Il faut donc comprendre leur joie aprĂšs avoir obtenu leur ticket pour lâĂ©dition 2016 (19 novembre au 3 dĂ©cembre prochain au Cameroun), Ă lâissue du dernier tour Ă©liminatoire qui sâest jouĂ© entre le 8 et le 12 avril dernier. Dâautant plus quâelles ont sorti une des nations africaines du moment, la CĂŽte dâIvoire, au terme dâun scĂ©nario Ă suspens. Battues 1-0 au Caire Ă lâaller, les ElĂ©phantes pensaient avoir fait le plus dur en marquant deux buts en premiĂšre mi-temps par Rebecca Elloh (38e) et InĂšs Tia (44e). Mais Ă la 82e min, Rachad Amany inscrit le but qualificatif de lâEgypte dâune puissante frappe de 20 m. La victoire (2-1) des filles de ClĂ©mentine TourĂ©, fortes dâune troisiĂšme place Ă la derniĂšre CAN et dâune participation Ă la derniĂšre coupe du monde, nâaura donc servi Ă rien.
Le scĂ©nario est tout aussi cruel pour lâAlgĂ©rie, prĂ©sente lors de la derniĂšre Ă©dition. Tenues en Ă©chec, chez elles, Ă lâaller par les Kenyannes (2-2), les Vertes ont longtemps cru tenir leur qualification aprĂšs lâouverture du score Ă la 22e mn. Mais, le Kenya Ă©galise Ă lâheure de jeu (1-1), sâoffrant du coup une premiĂšre participation en 12 Ă©ditions de la CAN.
Pour le reste, les favorites ont tenu leur rang, malgrĂ© des fortunes diverses. Si le Ghana est facilement venu Ă bout de la Tunisie (2-1, 4-0), tout comme lâAfrique du Sud face au Botswana (2-0, 3-0), le Nigeria a dĂ» attendre le match retour pour sâimposer face au SĂ©nĂ©gal. A lâaller, les tenantes du titre avaient fait jeu Ă©gal (1-1) contre les Lionnes de la Teranga Ă Dakar. Mais mardi dernier, Chikwelu (36e) puis Igbinovia (46e) ont permis aux Super Falcones de sâimposer 2-0.
Lundi, on avait dĂ©jĂ enregistrĂ© les qualifications du Zimbabwe, tombeur de la Zambie (3-2, 1-0) et de la GuinĂ©e Ă©quatoriale, qui a pris le dessus sur le Mali (1-1, 2-1). Les sept pays qualifiĂ©s viennent donc rejoindre le pays-organisateur, le Cameroun, et nâattendent plus dĂ©sormais que le tirage au sort des deux poules reparties Ă YaoundĂ© et LimbĂ©.
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Les huit qualifiés de la CAN 2016 sont connus
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
PrĂ©sidentielle gabonaise: lâavant-match
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Le mandat dâAli Bongo Ondimba expire en aoĂ»t prochain. Elu le 30 aoĂ»t 2009, le prĂ©sident gabonais va remettre son fauteuil en jeu dans le cadre dâune Ă©lection prĂ©sidentielle, aprĂšs sept annĂ©es passĂ©es au palais du bord de mer de Libreville. Bien que la date officielle de ce scrutin ne soit pas encore fixĂ©e, la classe politique gabonaise dans son ensemble est dĂ©jĂ en effervescence dans cette perspective. A quatre mois du scrutin, le pays de LĂ©on Mba vibre au rythme des grandes manĆuvres.
Dans le camp de lâopposition, le mot dâordre est clair : faire partir Ali Bongo Ondimba. On multiplie donc les stratĂ©gies pour mettre Ă exĂ©cution ce projet. Mais les adversaires du prĂ©sident sortant restent encore divisĂ©s par une guerre dâego. Dans les rangs, presque tous veulent devenir prĂ©sident du Gabon. Les promesses dâune union sacrĂ©e semblent avoir volĂ© en Ă©clats. Selon toute vraisemblance, la dĂ©signation en janvier dernier de Jean Ping comme porte-Ă©tendard de lâopposition nâa pas fait lâunanimitĂ©. Le choix portĂ© sur cet ancien ministre dâOmar Bongo Ondimba et ancien prĂ©sident de la Commission de lâUnion africaine a plutĂŽt Ă©loignĂ© les espoirs dâune candidature unique envisagĂ©e par le Front uni, une plateforme de lâopposition. Au fur et Ă mesure que lâon sâachemine vers aoĂ»t, la liste des prĂ©tendants Ă la magistrature suprĂȘme ne cesse de sâallonger, avant mĂȘme lâouverture des candidatures.
La derniĂšre annonce en date est celle de Guy Nzouba Ndama, qui a dĂ©cidĂ© de dĂ©missionner du poste de prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, aprĂšs 21 ans au perchoir, en compagnie de neuf autres dĂ©putĂ©s, pour se prĂ©senter en indĂ©pendant.
Dans le camp prĂ©sidentiel, toutes les stratĂ©gies sont mises Ă contribution pour assurer au prĂ©sident sortant un deuxiĂšme septennat. Le Parti dĂ©mocratique gabonais (PDG) a dĂ©jĂ obtenu des ralliements dâune multitude de formations politiques et de syndicats qui entendent soutenir Ă Ă©chĂ©ance la candidature dâAli Bongo Ondimba. Le prĂ©sident gabonais multiplie des moments de communion avec son peuple. Prenant de temps en temps congĂ© de son bureau huppĂ© du bord de mer, il est de plus en plus prĂ©sent dans les diffĂ©rents chantiers quâentreprend son gouvernement et ne manque pas lâoccasion de descendre auprĂšs des nĂ©cessiteux. Ce nâest cependant pas la grande sĂ©rĂ©nitĂ© autour de lui. Car, le PDG est secouĂ© par une profonde crise interne marquĂ©e par une vague de dĂ©missions de ses cadres. Mais le prĂ©sident sortant est prĂ©sentĂ© comme favori dâautant plus que son parti bĂ©nĂ©ficie dâune bonne implantation Ă travers le pays.
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Le mandat dâAli Bongo Ondimba expire en aoĂ»t prochain. Elu le 30 aoĂ»t 2009, le prĂ©sident gabonais va remettre son fauteuil en jeu dans le cadre dâune Ă©lection prĂ©sidentielle, aprĂšs sept annĂ©es passĂ©es au palais du bord de mer de Libreville. Bien que la date officielle de ce scrutin ne soit pas encore fixĂ©e, la classe politique gabonaise dans son ensemble est dĂ©jĂ en effervescence dans cette perspective. A quatre mois du scrutin, le pays de LĂ©on Mba vibre au rythme des grandes manĆuvres.
Dans le camp de lâopposition, le mot dâordre est clair : faire partir Ali Bongo Ondimba. On multiplie donc les stratĂ©gies pour mettre Ă exĂ©cution ce projet. Mais les adversaires du prĂ©sident sortant restent encore divisĂ©s par une guerre dâego. Dans les rangs, presque tous veulent devenir prĂ©sident du Gabon. Les promesses dâune union sacrĂ©e semblent avoir volĂ© en Ă©clats. Selon toute vraisemblance, la dĂ©signation en janvier dernier de Jean Ping comme porte-Ă©tendard de lâopposition nâa pas fait lâunanimitĂ©. Le choix portĂ© sur cet ancien ministre dâOmar Bongo Ondimba et ancien prĂ©sident de la Commission de lâUnion africaine a plutĂŽt Ă©loignĂ© les espoirs dâune candidature unique envisagĂ©e par le Front uni, une plateforme de lâopposition. Au fur et Ă mesure que lâon sâachemine vers aoĂ»t, la liste des prĂ©tendants Ă la magistrature suprĂȘme ne cesse de sâallonger, avant mĂȘme lâouverture des candidatures.
La derniĂšre annonce en date est celle de Guy Nzouba Ndama, qui a dĂ©cidĂ© de dĂ©missionner du poste de prĂ©sident de lâAssemblĂ©e nationale, aprĂšs 21 ans au perchoir, en compagnie de neuf autres dĂ©putĂ©s, pour se prĂ©senter en indĂ©pendant.
Dans le camp prĂ©sidentiel, toutes les stratĂ©gies sont mises Ă contribution pour assurer au prĂ©sident sortant un deuxiĂšme septennat. Le Parti dĂ©mocratique gabonais (PDG) a dĂ©jĂ obtenu des ralliements dâune multitude de formations politiques et de syndicats qui entendent soutenir Ă Ă©chĂ©ance la candidature dâAli Bongo Ondimba. Le prĂ©sident gabonais multiplie des moments de communion avec son peuple. Prenant de temps en temps congĂ© de son bureau huppĂ© du bord de mer, il est de plus en plus prĂ©sent dans les diffĂ©rents chantiers quâentreprend son gouvernement et ne manque pas lâoccasion de descendre auprĂšs des nĂ©cessiteux. Ce nâest cependant pas la grande sĂ©rĂ©nitĂ© autour de lui. Car, le PDG est secouĂ© par une profonde crise interne marquĂ©e par une vague de dĂ©missions de ses cadres. Mais le prĂ©sident sortant est prĂ©sentĂ© comme favori dâautant plus que son parti bĂ©nĂ©ficie dâune bonne implantation Ă travers le pays.
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PrĂ©sidentielle gabonaise: lâavant-match
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Table Tennis: Cameroon Braces-up For Major Tournaments
Fred Vubem TOH
National - Sport
They are to take part in the first Francophonie table tennis competition, the Lagos Classic as well as the African championship in Morocco soon.
The year is going to be a busy one for table tennis athletes as they are to take part in three major international tournaments this year in addition to the traditional local competitions. They will be taking part in the first ever âFrancophonie Pongiste competitionâ, the ASPA tournament in Belgium, the Lagos Classic as well as the African championship to take place in Agadir-Morocco. The information was rendered public by the president of the Cameroon Table Tennis Federation, Alfred Bagueka in a press conference on Wednesday in Yaounde.
Speaking during the press conference Alfred Bagueka said emphasis will be laid on further vulgarizing and developing the game in all the nooks and crannies of the country as depicted in the organization of the Friendship trophy on the occasion of the Womenâs Day on march 8th and the tennis tournament in a pygmy village on the occasion of the âWorld Table Tennis Dayâ. Effort will be made to take the game of table tennis to new areas while creating new clubs and giving out equipment to promote the discipline in Cameroon.
The president of the table tennis federation however regretted the fact that Cameroon will not be taking part in the Olympic Games in Rio since they didnât take part in the African Games which served as qualifiers for the world sports jamboree. Cameroon also had a chance of clinching a qualification spot during the Top 16 tournament in Sudan but the lone Cameroonian representative in the competition, Sarrah Hanffou, failed to make it. Cameroon also missed out on the junior African championship in Algiers.
He however presented a positive balance sheet of last year during which he said all the major competitions on the calendar of the federation were organized but for the Grand Prix Camrail which failed to take place because of the change in the management of the structure that sponsors the competition, Camrail.
Commenting on recent happenings in the federation where a club withdrew from the competition launching the season, Alfred Bagueka said the federation has taken note of the situation and the disciplinary committee will be meeting in the days ahead to decide on the matter. He however stressed that the federation did not exclude anybody and that ASVUTT and Camrail decided to withdraw out of their own will. He declared that his ambition was developing the game of tennis in Cameroon, a game he fell in love with as a student way back in the late seventies.
Fred Vubem TOH
National - Sport
They are to take part in the first Francophonie table tennis competition, the Lagos Classic as well as the African championship in Morocco soon.
The year is going to be a busy one for table tennis athletes as they are to take part in three major international tournaments this year in addition to the traditional local competitions. They will be taking part in the first ever âFrancophonie Pongiste competitionâ, the ASPA tournament in Belgium, the Lagos Classic as well as the African championship to take place in Agadir-Morocco. The information was rendered public by the president of the Cameroon Table Tennis Federation, Alfred Bagueka in a press conference on Wednesday in Yaounde.
Speaking during the press conference Alfred Bagueka said emphasis will be laid on further vulgarizing and developing the game in all the nooks and crannies of the country as depicted in the organization of the Friendship trophy on the occasion of the Womenâs Day on march 8th and the tennis tournament in a pygmy village on the occasion of the âWorld Table Tennis Dayâ. Effort will be made to take the game of table tennis to new areas while creating new clubs and giving out equipment to promote the discipline in Cameroon.
The president of the table tennis federation however regretted the fact that Cameroon will not be taking part in the Olympic Games in Rio since they didnât take part in the African Games which served as qualifiers for the world sports jamboree. Cameroon also had a chance of clinching a qualification spot during the Top 16 tournament in Sudan but the lone Cameroonian representative in the competition, Sarrah Hanffou, failed to make it. Cameroon also missed out on the junior African championship in Algiers.
He however presented a positive balance sheet of last year during which he said all the major competitions on the calendar of the federation were organized but for the Grand Prix Camrail which failed to take place because of the change in the management of the structure that sponsors the competition, Camrail.
Commenting on recent happenings in the federation where a club withdrew from the competition launching the season, Alfred Bagueka said the federation has taken note of the situation and the disciplinary committee will be meeting in the days ahead to decide on the matter. He however stressed that the federation did not exclude anybody and that ASVUTT and Camrail decided to withdraw out of their own will. He declared that his ambition was developing the game of tennis in Cameroon, a game he fell in love with as a student way back in the late seventies.
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Table Tennis: Cameroon Braces-up For Major Tournaments
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Interview: «Un bon secrétaire doit savoir garder les secrets»
Propos recueillis par Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société
JosĂ©phine Ndengue, prĂ©sidente de lâOrganisation des secrĂ©taires et assistants de direction du Cameroun.
Vous ne vous sentez pas menacĂ©s parce que beaucoup de chefs dâentreprises apprennent Ă saisir leurs textes sur lâordinateur aujourdâhui?
Le mĂ©tier des secrĂ©taires et assistants de direction au Cameroun se porte bien, contrairement Ă lâimagerie populaire qui disait quâil Ă©tait vouĂ© Ă la disparation avec lâavĂšnement des nouvelles technologies de lâinformation et de la communication. Les patrons saisissent les textes Ă leur niveau. Ils nâont aucune formation. Ce sont des saisies plates. Mais quand le secrĂ©taire met son texte en forme, câest beau Ă voir. Donc, nous ne nous sentons pas du tout menacĂ©s.
Le public considĂšre que les secrĂ©taires constituent des blocages pour accĂ©der Ă leurs patronsâŠ
Les secrĂ©taires sont taxĂ©s de tout, mais un secrĂ©taire, Ă la base, câest quelquâun qui travaille pour une autre personne. Le secrĂ©taire a un patron de qui il reçoit des instructions, mais il doit filtrer pour ne pas tout laisser arriver chez son patron. Ceux qui se plaignent sont plutĂŽt des gens impatients qui ne veulent pas comprendre la tĂąche difficile des secrĂ©taires.
Parfois, il y a de petites coĂŻncidences. Le patron peut sortir de son bureau et trouver le visiteur alors quâil avait dit quâil nâĂ©tait pas lĂ ou quâil ne recevait pas. A ce moment, câest le secrĂ©taire qui doit assumer les consĂ©quences. Il faut simplement savoir user de tact et de diplomatie. Un secrĂ©taire câest celui qui endosse tout et garde en secret la disponibilitĂ© ou non de son patron. Il doit se dĂ©brouiller Ă contenter la personne en face.
Quâest-ce que votre association fait pour changer cette image nĂ©gative de la profession?
Nous avons des sĂ©ances de formation pour toujours ĂȘtre Ă la pointe. Nous aidons aussi des jeunes collĂšgues Ă maintenir une image positive de la profession en leur disant de savoir gĂ©rer le stress, ĂȘtre cool et avoir une attitude zen pour ne pas frustrer les usagers. On leur rappelle que le secrĂ©taire est la porte dâentrĂ©e et de sortie dans chaque Ă©tablissement. Donc leurs attitudes et comportements sont trĂšs importants. Un bon secrĂ©taire doit savoir garder les secrets, communiquer, accueillir, orienter et entretenir les usagers, ĂȘtre humble et simple.
Propos recueillis par Kimeng Hilton NDUKONG
National - Société
JosĂ©phine Ndengue, prĂ©sidente de lâOrganisation des secrĂ©taires et assistants de direction du Cameroun.
Vous ne vous sentez pas menacĂ©s parce que beaucoup de chefs dâentreprises apprennent Ă saisir leurs textes sur lâordinateur aujourdâhui?
Le mĂ©tier des secrĂ©taires et assistants de direction au Cameroun se porte bien, contrairement Ă lâimagerie populaire qui disait quâil Ă©tait vouĂ© Ă la disparation avec lâavĂšnement des nouvelles technologies de lâinformation et de la communication. Les patrons saisissent les textes Ă leur niveau. Ils nâont aucune formation. Ce sont des saisies plates. Mais quand le secrĂ©taire met son texte en forme, câest beau Ă voir. Donc, nous ne nous sentons pas du tout menacĂ©s.
Le public considĂšre que les secrĂ©taires constituent des blocages pour accĂ©der Ă leurs patronsâŠ
Les secrĂ©taires sont taxĂ©s de tout, mais un secrĂ©taire, Ă la base, câest quelquâun qui travaille pour une autre personne. Le secrĂ©taire a un patron de qui il reçoit des instructions, mais il doit filtrer pour ne pas tout laisser arriver chez son patron. Ceux qui se plaignent sont plutĂŽt des gens impatients qui ne veulent pas comprendre la tĂąche difficile des secrĂ©taires.
Parfois, il y a de petites coĂŻncidences. Le patron peut sortir de son bureau et trouver le visiteur alors quâil avait dit quâil nâĂ©tait pas lĂ ou quâil ne recevait pas. A ce moment, câest le secrĂ©taire qui doit assumer les consĂ©quences. Il faut simplement savoir user de tact et de diplomatie. Un secrĂ©taire câest celui qui endosse tout et garde en secret la disponibilitĂ© ou non de son patron. Il doit se dĂ©brouiller Ă contenter la personne en face.
Quâest-ce que votre association fait pour changer cette image nĂ©gative de la profession?
Nous avons des sĂ©ances de formation pour toujours ĂȘtre Ă la pointe. Nous aidons aussi des jeunes collĂšgues Ă maintenir une image positive de la profession en leur disant de savoir gĂ©rer le stress, ĂȘtre cool et avoir une attitude zen pour ne pas frustrer les usagers. On leur rappelle que le secrĂ©taire est la porte dâentrĂ©e et de sortie dans chaque Ă©tablissement. Donc leurs attitudes et comportements sont trĂšs importants. Un bon secrĂ©taire doit savoir garder les secrets, communiquer, accueillir, orienter et entretenir les usagers, ĂȘtre humble et simple.
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Interview: «Un bon secrétaire doit savoir garder les secrets»
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Interview: «Que notre tissu industriel soit véritablement sécurisé»
Propos recueillis par Victorine BIY NFOR
National - Economie
Bagoutou Djembele, sous-directeur des risques industriels et coordonnateur du secrétariat technique du Comité national des inspections au Minmidt.
La campagne 2016 de contrĂŽle des Ă©tablissements classĂ©s vient dâĂȘtre lancĂ©e. En quoi consistera-t-elle ?
Cette opĂ©ration va consister Ă effectuer un contrĂŽle technique ainsi quâĂ procĂ©der Ă la vĂ©rification administrative des Ă©tablissements classĂ©s. Cela veut dire que nous nous rendons dans les Ă©tablissements pour vĂ©rifier les mesures de sĂ©curitĂ© prises premiĂšrement afin de sĂ©curiser lâinvestissement. Il est question ensuite de sĂ©curiser les travailleurs qui y sont. Et puisquâil sâagit des Ă©tablissements qui ont Ă©tĂ© autorisĂ©s par le gouvernement, ils devraient donc gĂ©nĂ©rer un peu de recettes pour lâEtat du Cameroun.
Les résultats de 2015 affichent prÚs 3000 établissements recensés. Y a-t-il plus ?
Avec lâaide de la direction gĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts (DGI) et de lâInstitut national de la statistique (INS), nous savons que le Cameroun compte Ă peu prĂšs 12 000 Ă©tablissements classĂ©s. Nous en avons inspectĂ© seulement 3000 parce que lâopĂ©ration sâest dĂ©roulĂ©e seulement durant le second semestre 2015. Puisquâil fallait au prĂ©alable constituer les Ă©quipes conjointes par rapport aux activitĂ©s des diffĂ©rentes administrations concernĂ©es.
Quelles sont les sanctions en cas de manquements ?
Les premiĂšres sont correctives. Lorsque nous observons quâun Ă©tablissement nâest pas en conformitĂ©, on le met en demeure. Si au-delĂ du dĂ©lai de la mise en demeure, lâĂ©tablissement ne sâest pas mis en conformitĂ©, lâadministration peut purement et simplement le fermer, en attendant quâil se conforme Ă la rĂ©glementation en vigueur. Pour ce qui est des inspections de 2015, nous avons constatĂ© quâil y avait beaucoup dâĂ©tablissements en situation dâirrĂ©gularitĂ©.
190 cas de non-conformitĂ© ont Ă©tĂ© recensĂ©s et les promoteurs ont Ă©tĂ© sommĂ©s de se mettre en rĂšgle. Sâils ne lâont pas encore fait, la campagne 2016 va retourner vers eux sur la base des rapports de 2015 et proposer Ă lâadministration la fermeture de ces Ă©tablissements. Les amendes et autres rĂ©gularisations ont permis de collecter des recettes Ă©valuĂ©es Ă peu prĂšs 500 millions de F, qui ont Ă©tĂ© reversĂ©es dans les compte de lâEtat.
Quelles attentes pour la nouvelle campagne dâassainissement ?
Les attentes de la campagne 2016 au niveau du ministĂšre des Mines, de lâIndustrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt) sont dâabord la sĂ©curisation du tissu industriel. Nous voulons que notre tissu industriel soit vĂ©ritablement sĂ©curisĂ©, quâon nâassiste plus aux incendies qui entrainent beaucoup de pertes. Le deuxiĂšme objectif est de permettre, Ă travers le Minmidt, de mobiliser des recettes pour lâEtat du Cameroun.
Propos recueillis par Victorine BIY NFOR
National - Economie
Bagoutou Djembele, sous-directeur des risques industriels et coordonnateur du secrétariat technique du Comité national des inspections au Minmidt.
La campagne 2016 de contrĂŽle des Ă©tablissements classĂ©s vient dâĂȘtre lancĂ©e. En quoi consistera-t-elle ?
Cette opĂ©ration va consister Ă effectuer un contrĂŽle technique ainsi quâĂ procĂ©der Ă la vĂ©rification administrative des Ă©tablissements classĂ©s. Cela veut dire que nous nous rendons dans les Ă©tablissements pour vĂ©rifier les mesures de sĂ©curitĂ© prises premiĂšrement afin de sĂ©curiser lâinvestissement. Il est question ensuite de sĂ©curiser les travailleurs qui y sont. Et puisquâil sâagit des Ă©tablissements qui ont Ă©tĂ© autorisĂ©s par le gouvernement, ils devraient donc gĂ©nĂ©rer un peu de recettes pour lâEtat du Cameroun.
Les résultats de 2015 affichent prÚs 3000 établissements recensés. Y a-t-il plus ?
Avec lâaide de la direction gĂ©nĂ©rale des ImpĂŽts (DGI) et de lâInstitut national de la statistique (INS), nous savons que le Cameroun compte Ă peu prĂšs 12 000 Ă©tablissements classĂ©s. Nous en avons inspectĂ© seulement 3000 parce que lâopĂ©ration sâest dĂ©roulĂ©e seulement durant le second semestre 2015. Puisquâil fallait au prĂ©alable constituer les Ă©quipes conjointes par rapport aux activitĂ©s des diffĂ©rentes administrations concernĂ©es.
Quelles sont les sanctions en cas de manquements ?
Les premiĂšres sont correctives. Lorsque nous observons quâun Ă©tablissement nâest pas en conformitĂ©, on le met en demeure. Si au-delĂ du dĂ©lai de la mise en demeure, lâĂ©tablissement ne sâest pas mis en conformitĂ©, lâadministration peut purement et simplement le fermer, en attendant quâil se conforme Ă la rĂ©glementation en vigueur. Pour ce qui est des inspections de 2015, nous avons constatĂ© quâil y avait beaucoup dâĂ©tablissements en situation dâirrĂ©gularitĂ©.
190 cas de non-conformitĂ© ont Ă©tĂ© recensĂ©s et les promoteurs ont Ă©tĂ© sommĂ©s de se mettre en rĂšgle. Sâils ne lâont pas encore fait, la campagne 2016 va retourner vers eux sur la base des rapports de 2015 et proposer Ă lâadministration la fermeture de ces Ă©tablissements. Les amendes et autres rĂ©gularisations ont permis de collecter des recettes Ă©valuĂ©es Ă peu prĂšs 500 millions de F, qui ont Ă©tĂ© reversĂ©es dans les compte de lâEtat.
Quelles attentes pour la nouvelle campagne dâassainissement ?
Les attentes de la campagne 2016 au niveau du ministĂšre des Mines, de lâIndustrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt) sont dâabord la sĂ©curisation du tissu industriel. Nous voulons que notre tissu industriel soit vĂ©ritablement sĂ©curisĂ©, quâon nâassiste plus aux incendies qui entrainent beaucoup de pertes. Le deuxiĂšme objectif est de permettre, Ă travers le Minmidt, de mobiliser des recettes pour lâEtat du Cameroun.
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Interview: «Que notre tissu industriel soit véritablement sécurisé»
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Inter-state Integration: FCFA 1.979 As Net Profit For BDEAC
Victorine BIY NFOR
National - Economie
The information was disclosed at the Annual General Ordinary Assembly meeting of the Development Bank of Central African States that held in Yaounde last week.
It emerged from 2015 financial statements during the Annual General Assembly meeting of the Development Bank of Central African States, BDEAC, which held in Yaounde on April 8, that the bank made a net profit of FCFA 1.979 billion, an increase of 63 per cent, compared to what obtained in 2014.
The bankâs 2015 activity report revealed an annual turnover of FCFA 105 billion, with FCFA 250 in commitments. Disbursements were evaluated at FCFA 55.238 billion, an increase of 26.7 per cent, compared to 2014. BDEAC Board members saluted the FCFA 400 billion support of the Bank of Central African States, BEAC. The financial support is intended to foster the execution of inter-state integration projects like infrastruture and energy.
The information was disclosed in Yaounde on April 8, 2016 at the Annual General Ordinary Assembly meeting of BDEAC. Discussions were chaired by the Minister of Finance and the Budget of the Republic of Equatorial Guinea, Miguel Engonga Obiang Eyang.
The BEAC support was welcomed by BDEAC as being substantial, coming at a time the financial outfit is intensifying reforms to scale up support for sub-regional integration projects that are also expected to change the livelihood of citizens of the six countries of the Economic and Monetary Community of Central Africa. The top management of BDEAC is commited to making the financial institution a real development tool for the sub-region. The pledge was welcomed by shareholders, who promised total support.
Chadian-born, Abbas Mahamat Tolli, President of BDEAC, stated during a press conference on April 9, 2016 that 2016 activities will focus on financing projects that foster sub-regional development. Without naming any projects, Tolli stressed that reforms were in place to speed up the execution of such earmarked projects.
Victorine BIY NFOR
National - Economie
The information was disclosed at the Annual General Ordinary Assembly meeting of the Development Bank of Central African States that held in Yaounde last week.
It emerged from 2015 financial statements during the Annual General Assembly meeting of the Development Bank of Central African States, BDEAC, which held in Yaounde on April 8, that the bank made a net profit of FCFA 1.979 billion, an increase of 63 per cent, compared to what obtained in 2014.
The bankâs 2015 activity report revealed an annual turnover of FCFA 105 billion, with FCFA 250 in commitments. Disbursements were evaluated at FCFA 55.238 billion, an increase of 26.7 per cent, compared to 2014. BDEAC Board members saluted the FCFA 400 billion support of the Bank of Central African States, BEAC. The financial support is intended to foster the execution of inter-state integration projects like infrastruture and energy.
The information was disclosed in Yaounde on April 8, 2016 at the Annual General Ordinary Assembly meeting of BDEAC. Discussions were chaired by the Minister of Finance and the Budget of the Republic of Equatorial Guinea, Miguel Engonga Obiang Eyang.
The BEAC support was welcomed by BDEAC as being substantial, coming at a time the financial outfit is intensifying reforms to scale up support for sub-regional integration projects that are also expected to change the livelihood of citizens of the six countries of the Economic and Monetary Community of Central Africa. The top management of BDEAC is commited to making the financial institution a real development tool for the sub-region. The pledge was welcomed by shareholders, who promised total support.
Chadian-born, Abbas Mahamat Tolli, President of BDEAC, stated during a press conference on April 9, 2016 that 2016 activities will focus on financing projects that foster sub-regional development. Without naming any projects, Tolli stressed that reforms were in place to speed up the execution of such earmarked projects.
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Inter-state Integration: FCFA 1.979 As Net Profit For BDEAC
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Weeding Out The Bad Seeds
LUKONG Pius NYUYLIME
National - Economie
Government has at last descended its disciplinary axe on recalcitrant contractors.
It is not clear if the victims expected such an extreme decision. But it is clear they are aware of the havoc they have been causing on government projects. The Minister of Public Contract did not appear to have any other option than signing the decision suspending contracting companies that have fallen into the dragnet. Up to 122 of them are guilty of failing to execute the projects awarded them by the government.
This particularly concerns the 2013 and 2014 financial year. In fact, some Cameroonians who suffered the consequences of the non execution of public investment projects earmarked for these two years are still licking their wounds. In 2013 for instance, none of the ten regions scored a mark that surpassed 50 per cent.
The year that followed was expected to produce better results, unfortunately the same scenario was observed. One of the drawbacks in the execution of the PIB was thought to be the procedure surrounding the effective functioning of the Public Contract system. At all stages of the public contract mechanism, there were problems and most of them had to do with inertia exacerbated by strings of corrupt actions.
In the face of this, government in order to put an end to the malaise announced more stringent measures to be taken including the compression of deadlines for contract awards, execution, evaluation and submission. This particular measure was to be compounded by a number of other measures including the capacity building of stakeholders in the contract award system and institution of a consultation framework between the Ministries of the Economy, Planning and Regional Development (MINEPAT), Finance (MINFI) and Public Contract (MINMAP) for monthly reviews of the programming and execution of public contracts.
The suspension of the 122 companies is surely the outcome of the application of these measures. The decision may appear to be extreme especially as government has been working towards encouraging local enterprises operating in the contract execution sector. But if one were to measure the damage caused on the population as a result of the non execution of these projects, one would readily understand and even wish that the sanctions go beyond simple suspension.
A mortuary building was abandoned in Laquintinie hospital, road, school and water supply projects dumped as well as street lighting projects. Now that the said companies have been sanctioned; what next? This question is extremely important. The whole issue should not be limited to simple sanctions but measures should be taken to ensure that such disasters donât re-occur.
Government certainly knows that the whole issue of no execution of projects is complex. The complexity comes from the fact that the contract awards system is too interwoven and infected with corrupt practices at all levels of the chain. This entails that the much more still has to be done to give a lasting solution to this problem. The companies that have been sanctioned might just be scapegoats.
One of the things that have been holding back the execution of PIB is the exploration and exploitation of the sources of financing. Projects, one would imagine are executed with money and this money is lodged somewhere and must be released on time. This, contractors have often complained, is where the shoe pinches most. So, it is important to completely weed out the bad seeds at all levels. This is the real challenge.
LUKONG Pius NYUYLIME
National - Economie
Government has at last descended its disciplinary axe on recalcitrant contractors.
It is not clear if the victims expected such an extreme decision. But it is clear they are aware of the havoc they have been causing on government projects. The Minister of Public Contract did not appear to have any other option than signing the decision suspending contracting companies that have fallen into the dragnet. Up to 122 of them are guilty of failing to execute the projects awarded them by the government.
This particularly concerns the 2013 and 2014 financial year. In fact, some Cameroonians who suffered the consequences of the non execution of public investment projects earmarked for these two years are still licking their wounds. In 2013 for instance, none of the ten regions scored a mark that surpassed 50 per cent.
The year that followed was expected to produce better results, unfortunately the same scenario was observed. One of the drawbacks in the execution of the PIB was thought to be the procedure surrounding the effective functioning of the Public Contract system. At all stages of the public contract mechanism, there were problems and most of them had to do with inertia exacerbated by strings of corrupt actions.
In the face of this, government in order to put an end to the malaise announced more stringent measures to be taken including the compression of deadlines for contract awards, execution, evaluation and submission. This particular measure was to be compounded by a number of other measures including the capacity building of stakeholders in the contract award system and institution of a consultation framework between the Ministries of the Economy, Planning and Regional Development (MINEPAT), Finance (MINFI) and Public Contract (MINMAP) for monthly reviews of the programming and execution of public contracts.
The suspension of the 122 companies is surely the outcome of the application of these measures. The decision may appear to be extreme especially as government has been working towards encouraging local enterprises operating in the contract execution sector. But if one were to measure the damage caused on the population as a result of the non execution of these projects, one would readily understand and even wish that the sanctions go beyond simple suspension.
A mortuary building was abandoned in Laquintinie hospital, road, school and water supply projects dumped as well as street lighting projects. Now that the said companies have been sanctioned; what next? This question is extremely important. The whole issue should not be limited to simple sanctions but measures should be taken to ensure that such disasters donât re-occur.
Government certainly knows that the whole issue of no execution of projects is complex. The complexity comes from the fact that the contract awards system is too interwoven and infected with corrupt practices at all levels of the chain. This entails that the much more still has to be done to give a lasting solution to this problem. The companies that have been sanctioned might just be scapegoats.
One of the things that have been holding back the execution of PIB is the exploration and exploitation of the sources of financing. Projects, one would imagine are executed with money and this money is lodged somewhere and must be released on time. This, contractors have often complained, is where the shoe pinches most. So, it is important to completely weed out the bad seeds at all levels. This is the real challenge.
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Weeding Out The Bad Seeds
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
A Growing RoleâŠ
Nkendem FORBINAKE
National - Société
The commemoration of another international day, this time, for secretaries and management assistants tomorrow gives us a good opportunity to visit what was once a cheapening profession.
In recent years however, the profession of secretary is fast growing in scope and influence. In the years of yore a secretary was considered almost as a necessity to be in the lowest rungs of the social and administrative hierarchy of public and private organizations.
Their tasks were limited to typing texts that were presented to them and accessorily, they could play the role of ushering in the bossâ guests and other mean duties such as liaising between the bossâs home and the office by organizing breakfast or lunch. Technological developments and new managerial techniques have worked extraordinarily in favour of secretaries. Today, it is no longer the touch type writer in use. Terms have change and we no longer talk of typing, but composing.
This requires new and advanced skills which go beyond the mere touch of letters to produce words and later sentences. Consequently training to become secretaries has become longer and more complex, requiring higher technical skills and capacities. That is why training as a secretary has been very highly formalized and even broken into components as today we find a division of labour in secretariats which can range from composing texts, writing reports to organizing the bossâ timetable.
This means the role of secretary has gone beyond typing to embrace a new function of adviser to the boss because of the fact that with new skills acquired through long years of training, many workers in the secretariat have become veritable advisers for the boss as they are usually to first to give their opinion on many issues before the boss takes discussion into wider scopes of decision making.
Gone are the days when secretaries were usually suspected of running shady deals with their bosses and where they were almost exclusively considered as social and intellectual inferiors. Today we find secretaries who even have bigger academic credentials than those for whom they work and are kept solely for their skills and the technical inputs they provide for the progress of the enterprise they work for. There are countless cases where secretaries have grown up not only to occupy executive positions in companies and other structures, but have even become overall bosses.
However, many bosses still see their secretaries from this hackneyed prism of yesteryears; and occasions such as the international day for secretaries and management assistants being observed tomorrow, should provide a good occasion for fruitful exchanges between bosses and their close collaborators for the good of the good of the enterprise or body they work for. This new elevated image of the secretary can only be greeted .
Nkendem FORBINAKE
National - Société
The commemoration of another international day, this time, for secretaries and management assistants tomorrow gives us a good opportunity to visit what was once a cheapening profession.
In recent years however, the profession of secretary is fast growing in scope and influence. In the years of yore a secretary was considered almost as a necessity to be in the lowest rungs of the social and administrative hierarchy of public and private organizations.
Their tasks were limited to typing texts that were presented to them and accessorily, they could play the role of ushering in the bossâ guests and other mean duties such as liaising between the bossâs home and the office by organizing breakfast or lunch. Technological developments and new managerial techniques have worked extraordinarily in favour of secretaries. Today, it is no longer the touch type writer in use. Terms have change and we no longer talk of typing, but composing.
This requires new and advanced skills which go beyond the mere touch of letters to produce words and later sentences. Consequently training to become secretaries has become longer and more complex, requiring higher technical skills and capacities. That is why training as a secretary has been very highly formalized and even broken into components as today we find a division of labour in secretariats which can range from composing texts, writing reports to organizing the bossâ timetable.
This means the role of secretary has gone beyond typing to embrace a new function of adviser to the boss because of the fact that with new skills acquired through long years of training, many workers in the secretariat have become veritable advisers for the boss as they are usually to first to give their opinion on many issues before the boss takes discussion into wider scopes of decision making.
Gone are the days when secretaries were usually suspected of running shady deals with their bosses and where they were almost exclusively considered as social and intellectual inferiors. Today we find secretaries who even have bigger academic credentials than those for whom they work and are kept solely for their skills and the technical inputs they provide for the progress of the enterprise they work for. There are countless cases where secretaries have grown up not only to occupy executive positions in companies and other structures, but have even become overall bosses.
However, many bosses still see their secretaries from this hackneyed prism of yesteryears; and occasions such as the international day for secretaries and management assistants being observed tomorrow, should provide a good occasion for fruitful exchanges between bosses and their close collaborators for the good of the good of the enterprise or body they work for. This new elevated image of the secretary can only be greeted .
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A Growing RoleâŠ
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Le Cardiopad entre en scĂšne
NGAPOUT M.
National - Société
Les consultations Ă lâaide de la tablette tactile de lâinventeur Arthur Zang ont commencĂ© jeudi Ă YaoundĂ©. Et il y avait foule.
300 consultations en lâespace dâune heure. En masse dans les rangs ou assises, de nombreuses personnes sont venues dĂ©couvrir les prouesses du Cardiopad jeudi, au Centre mĂ©dico-social de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I. Ici, trois postes de consultations oĂč plus de 10 personnels mĂ©dicaux procĂšdent Ă la prise des paramĂštres des patients. Puis un poste dâĂ©lectro-cardiogramme oĂč se dĂ©roulent les examens proprement dits. Lâaffluence se justifie sans doute par lâutilisation, pour la premiĂšre fois au Cameroun, du Cardiopad mis au point par lâingĂ©nieur en informatique, Arthur Zang, en vue de rĂ©aliser des Ă©lectro-cardiogrammes. Et surtout, les consultations sont Ă moindre coĂ»t : 300 F au lieu de 20 000 F.
Pour faciliter la gestion du flux, les patients sont orientĂ©s dâun poste Ă lâautre. Dans la salle des consultations proprement dites, trois lits sont prĂ©vus et lâaccĂšs au public est limitĂ©. AllongĂ©s, les patients se font mĂ©ticuleusement ausculter, les accessoires du Cardiopad vissĂ©s sur diffĂ©rentes parties du corps. Pendant ce temps, la tablette relevant les donnĂ©es est continuellement surveillĂ©e par un spĂ©cialiste. A lâextĂ©rieur, les files dâattente ne cessent de sâallonger au fur et Ă mesure que les heures passent. En dĂ©vissant pour passer le temps, câest chacun qui dit comment lâinformation lui est parvenue. « Jâai suivi lâinformation Ă la radio oĂč lâon annonçait que le Cardiopad allait ĂȘtre utilisĂ©. Comme jâai des palpitations et des essoufflements, jâai accouru aussitĂŽt. Je suis agrĂ©ablement surprise. Car au lieu de 20 000 F de dĂ©penses pour les consultations, je nâai dĂ©boursĂ© que la somme symbolique de 300 F », se rĂ©jouit une patiente.
Pour le Dr Rudy Armand Nana, prĂ©sident de lâAssociation scientifique Cortiqal, initiatrice de la campagne, « il sâagit dâun ensemble dâexamens que les mĂ©decins font passer aux patients. A travers les donnĂ©es relevĂ©es, ils essaient de diagnostiquer la maladie dont souffre le patient. Pour rĂ©aliser ce diagnostic, il faut passer par un examen cardiaque. Celui-ci sâeffectue grĂące au Cardiopad qui collecte les donnĂ©es cardiaques du patient. Au final, aprĂšs les examens, le diagnostic est posĂ© et Ă partir de lĂ , le mĂ©decin peut tirer ses conclusions et faire une prescription ». LâAssociation Cortiqal qui a pour but de promouvoir la science appliquĂ©e et la recherche scientifique est un regroupement de scientifiques (mĂ©decins, ingĂ©nieurs et fondamentalistes). GrĂące Ă cette dĂ©marche de vulgarisation, les populations vont pouvoir avoir accĂšs Ă des soins pointus dans le domaine de la cardiologie oĂč les spĂ©cialistes sont peu rĂ©pandus. Cette premiĂšre campagne sâachĂšve demain samedi.
NGAPOUT M.
National - Société
Les consultations Ă lâaide de la tablette tactile de lâinventeur Arthur Zang ont commencĂ© jeudi Ă YaoundĂ©. Et il y avait foule.
300 consultations en lâespace dâune heure. En masse dans les rangs ou assises, de nombreuses personnes sont venues dĂ©couvrir les prouesses du Cardiopad jeudi, au Centre mĂ©dico-social de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I. Ici, trois postes de consultations oĂč plus de 10 personnels mĂ©dicaux procĂšdent Ă la prise des paramĂštres des patients. Puis un poste dâĂ©lectro-cardiogramme oĂč se dĂ©roulent les examens proprement dits. Lâaffluence se justifie sans doute par lâutilisation, pour la premiĂšre fois au Cameroun, du Cardiopad mis au point par lâingĂ©nieur en informatique, Arthur Zang, en vue de rĂ©aliser des Ă©lectro-cardiogrammes. Et surtout, les consultations sont Ă moindre coĂ»t : 300 F au lieu de 20 000 F.
Pour faciliter la gestion du flux, les patients sont orientĂ©s dâun poste Ă lâautre. Dans la salle des consultations proprement dites, trois lits sont prĂ©vus et lâaccĂšs au public est limitĂ©. AllongĂ©s, les patients se font mĂ©ticuleusement ausculter, les accessoires du Cardiopad vissĂ©s sur diffĂ©rentes parties du corps. Pendant ce temps, la tablette relevant les donnĂ©es est continuellement surveillĂ©e par un spĂ©cialiste. A lâextĂ©rieur, les files dâattente ne cessent de sâallonger au fur et Ă mesure que les heures passent. En dĂ©vissant pour passer le temps, câest chacun qui dit comment lâinformation lui est parvenue. « Jâai suivi lâinformation Ă la radio oĂč lâon annonçait que le Cardiopad allait ĂȘtre utilisĂ©. Comme jâai des palpitations et des essoufflements, jâai accouru aussitĂŽt. Je suis agrĂ©ablement surprise. Car au lieu de 20 000 F de dĂ©penses pour les consultations, je nâai dĂ©boursĂ© que la somme symbolique de 300 F », se rĂ©jouit une patiente.
Pour le Dr Rudy Armand Nana, prĂ©sident de lâAssociation scientifique Cortiqal, initiatrice de la campagne, « il sâagit dâun ensemble dâexamens que les mĂ©decins font passer aux patients. A travers les donnĂ©es relevĂ©es, ils essaient de diagnostiquer la maladie dont souffre le patient. Pour rĂ©aliser ce diagnostic, il faut passer par un examen cardiaque. Celui-ci sâeffectue grĂące au Cardiopad qui collecte les donnĂ©es cardiaques du patient. Au final, aprĂšs les examens, le diagnostic est posĂ© et Ă partir de lĂ , le mĂ©decin peut tirer ses conclusions et faire une prescription ». LâAssociation Cortiqal qui a pour but de promouvoir la science appliquĂ©e et la recherche scientifique est un regroupement de scientifiques (mĂ©decins, ingĂ©nieurs et fondamentalistes). GrĂące Ă cette dĂ©marche de vulgarisation, les populations vont pouvoir avoir accĂšs Ă des soins pointus dans le domaine de la cardiologie oĂč les spĂ©cialistes sont peu rĂ©pandus. Cette premiĂšre campagne sâachĂšve demain samedi.
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Le Cardiopad entre en scĂšne
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
500 opérations de cataracte annoncées pour mai
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
Une campagne de recensement en vue dâinterventions chirurgicales au mois de mai prochain Ă lâHĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de YaoundĂ© sâest achevĂ©e jeudi
Câest sous des tentes que les malades souffrant des maladies oculaires sont accueillis depuis mercredi dernier Ă lâHĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de YaoundĂ© (HGOPY). Parmi les personnes venues se faire ausculter, CĂ©cile Kenmogne Kamga, septuagĂ©naire. Ayant appris la nouvelle par le tĂ©lĂ©phone arabe, la vieille dame nâa pas voulu louper cette opportunitĂ© gratuite. « Je lâai appris par le biais dâune voisine. Nâayant pas assez de moyens financiers, je me suis dirigĂ©e ici pour quâon mâopĂšre parce que je ne vois presque plus », confie-t-elle. Câest que, dans le cadre de la prĂ©paration du projet Action LumiĂšre, financĂ© par la Chine et mis en oeuvre au Cameroun via le ministĂšre de la SantĂ© publique, lâHGOPY et lâhĂŽpital de Mbalmayo ont Ă©tĂ© retenus pour le dĂ©roulement des interventions chirurgicales.
A lâHGOPY, les malades sont accueillis et enregistrĂ©s. « Nous les accueillons par ordre dâarrivĂ©e et nous avons des fiches sur lesquelles on Ă©crit leurs noms et numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone avant de prendre leurs paramĂštres », explique VĂ©ronique Elomo, infirmiĂšre. Une fois cette premiĂšre Ă©tape franchie, les patients passent Ă lâĂ©tape de lâacuitĂ© visuelle rĂ©alisĂ©e par le Dr William Nzokou qui leur permet de dĂ©chiffrer les lettres de lâalphabet et des chiffres Ă partir dâune certaine distance. Câest au cours de la consultation proprement dite que le mal est confirmĂ© puis le malade est dĂ©clarĂ© Ă©ligible. « Nous avons dĂ©jĂ enregistrĂ© 58 malades et dâici la fin de la campagne de dĂ©pistage, nous espĂ©rons atteindre notre quota de 350 malades », indique un responsable de cette formation hospitaliĂšre.
Pour cette campagne, il est prĂ©vu dâopĂ©rer 500 cas de cataractes dont 350 Ă HGOPY et 200 Ă Mbalmayo Ă partir du 14 mai. « Les malades viennent de YaoundĂ© et des localitĂ©s environnantes. Ces opĂ©rations vont soulager les malades dans la mesure oĂč hors des campagnes, il faut dĂ©bourser au moins 150 000 F pour se faire soigner. Nous insistons sur les patients qui ont plus de 50 ans parce que câest Ă cet Ăąge que ce mal est plus frĂ©quent », relĂšve le Dr William Nzokou. « Nous allons les appeler, le moment venu, Ă travers leurs numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone. Puisque nous allons dresser une liste avec un planning des opĂ©rations Ă effectuer par jour de passage », assure-t-on dans cette formation hospitaliĂšre. De sources bien introduites, lâon apprend que ces interventions chirurgicales bĂ©nĂ©ficient du soutien du plateau technique chinois composĂ© des Ă©quipements de pointe. Ceci permettra de rĂ©aliser une opĂ©ration en 15 ou 20 minutes. LâĂ©quipe des ophtalmologues est conduite par le Pr. Lucienne Bela Asumpta, coordonnatrice du Programme national de lutte contre la cĂ©citĂ©.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
Une campagne de recensement en vue dâinterventions chirurgicales au mois de mai prochain Ă lâHĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de YaoundĂ© sâest achevĂ©e jeudi
Câest sous des tentes que les malades souffrant des maladies oculaires sont accueillis depuis mercredi dernier Ă lâHĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique de YaoundĂ© (HGOPY). Parmi les personnes venues se faire ausculter, CĂ©cile Kenmogne Kamga, septuagĂ©naire. Ayant appris la nouvelle par le tĂ©lĂ©phone arabe, la vieille dame nâa pas voulu louper cette opportunitĂ© gratuite. « Je lâai appris par le biais dâune voisine. Nâayant pas assez de moyens financiers, je me suis dirigĂ©e ici pour quâon mâopĂšre parce que je ne vois presque plus », confie-t-elle. Câest que, dans le cadre de la prĂ©paration du projet Action LumiĂšre, financĂ© par la Chine et mis en oeuvre au Cameroun via le ministĂšre de la SantĂ© publique, lâHGOPY et lâhĂŽpital de Mbalmayo ont Ă©tĂ© retenus pour le dĂ©roulement des interventions chirurgicales.
A lâHGOPY, les malades sont accueillis et enregistrĂ©s. « Nous les accueillons par ordre dâarrivĂ©e et nous avons des fiches sur lesquelles on Ă©crit leurs noms et numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone avant de prendre leurs paramĂštres », explique VĂ©ronique Elomo, infirmiĂšre. Une fois cette premiĂšre Ă©tape franchie, les patients passent Ă lâĂ©tape de lâacuitĂ© visuelle rĂ©alisĂ©e par le Dr William Nzokou qui leur permet de dĂ©chiffrer les lettres de lâalphabet et des chiffres Ă partir dâune certaine distance. Câest au cours de la consultation proprement dite que le mal est confirmĂ© puis le malade est dĂ©clarĂ© Ă©ligible. « Nous avons dĂ©jĂ enregistrĂ© 58 malades et dâici la fin de la campagne de dĂ©pistage, nous espĂ©rons atteindre notre quota de 350 malades », indique un responsable de cette formation hospitaliĂšre.
Pour cette campagne, il est prĂ©vu dâopĂ©rer 500 cas de cataractes dont 350 Ă HGOPY et 200 Ă Mbalmayo Ă partir du 14 mai. « Les malades viennent de YaoundĂ© et des localitĂ©s environnantes. Ces opĂ©rations vont soulager les malades dans la mesure oĂč hors des campagnes, il faut dĂ©bourser au moins 150 000 F pour se faire soigner. Nous insistons sur les patients qui ont plus de 50 ans parce que câest Ă cet Ăąge que ce mal est plus frĂ©quent », relĂšve le Dr William Nzokou. « Nous allons les appeler, le moment venu, Ă travers leurs numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone. Puisque nous allons dresser une liste avec un planning des opĂ©rations Ă effectuer par jour de passage », assure-t-on dans cette formation hospitaliĂšre. De sources bien introduites, lâon apprend que ces interventions chirurgicales bĂ©nĂ©ficient du soutien du plateau technique chinois composĂ© des Ă©quipements de pointe. Ceci permettra de rĂ©aliser une opĂ©ration en 15 ou 20 minutes. LâĂ©quipe des ophtalmologues est conduite par le Pr. Lucienne Bela Asumpta, coordonnatrice du Programme national de lutte contre la cĂ©citĂ©.
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500 opérations de cataracte annoncées pour mai
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Signes de vie des filles de Chibok
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Dans une vidéo diffusée par la chaßne de télévision américaine CNN, 15 jeunes filles affirment avoir été kidnappées le 14 avril 2016 dans cette localité.
Deux ans aprĂšs leur enlĂšvement, lâon a dĂ©sormais la preuve que les 219 lycĂ©ennes encore retenues sur les 267 enlevĂ©es le 14 avril 2014 par des combattants de Boko Haram dans la localitĂ© de Chibok au Nord-Est du Nigeria sont toujours en vie. 57 autres ayant rĂ©ussi Ă sâenfuir. Une vidĂ©o remise par la nĂ©buleuse terroriste Ă la chaĂźne dâinformation amĂ©ricaine CNN Ă lâoccasion de ce triste deuxiĂšme anniversaire prĂ©sente quinze jeunes filles couvertes dâun hijab de couleur noir qui dĂ©voilent leur identitĂ© et dĂ©clarent avoir Ă©tĂ© enlevĂ©es Ă Chibok. Les otages prĂ©cisent Ă©galement la date de lâenregistrement de la vidĂ©o qui remonte au 25 dĂ©cembre dernier. A Maiduguri, capitale de lâEtat du Borno, deux mĂšres qui ont pris part Ă une sĂ©ance de diffusion de ladite vidĂ©o disent avoir reconnu leurs filles Saratu et Hauwa parmi les lycĂ©ennes encore en captivitĂ©. Tout comme ces derniĂšres ont pu ĂȘtre identifiĂ©es par lâune de leurs camarades. Dans cette vidĂ©o oĂč nâapparait lâombre dâaucun de leurs ravisseurs, les jeunes filles sâexpriment en haoussa, la langue la plus parlĂ©e dans le nord du Nigeria, et en kibaku, celle parlĂ©e spĂ©cifiquement Ă Chibok.
Du cĂŽtĂ© des autoritĂ©s, lâon veut davantage de preuves de vie pour engager des nĂ©gociations pour une libĂ©ration totale des filles encore en captivitĂ©. Le ministre nigĂ©rian de l'Information a fait remarquer que les jeunes filles dans la vidĂ©o «ne semblaient pas ĂȘtre stressĂ©es le moins du monde» et qu'il n'y avait eu que «peu de changement dans leur apparence physique». A lâoccasion de ce deuxiĂšme malheureux anniversaire, de nombreuses manifestations commĂ©moratives ont Ă©tĂ© organisĂ©es Ă travers le Nigeria pour revendiquer la libĂ©ration de ces lycĂ©ennes. A Chibok, la population et les parents des victimes se sont retrouvĂ©s pour une priĂšre collective devant les bouts de mur du lycĂ©e dĂ©truit Ă lâoccasion de lâenlĂšvement par les insurgĂ©s.
Sainclair MEZING
Afrique - Politique
Dans une vidéo diffusée par la chaßne de télévision américaine CNN, 15 jeunes filles affirment avoir été kidnappées le 14 avril 2016 dans cette localité.
Deux ans aprĂšs leur enlĂšvement, lâon a dĂ©sormais la preuve que les 219 lycĂ©ennes encore retenues sur les 267 enlevĂ©es le 14 avril 2014 par des combattants de Boko Haram dans la localitĂ© de Chibok au Nord-Est du Nigeria sont toujours en vie. 57 autres ayant rĂ©ussi Ă sâenfuir. Une vidĂ©o remise par la nĂ©buleuse terroriste Ă la chaĂźne dâinformation amĂ©ricaine CNN Ă lâoccasion de ce triste deuxiĂšme anniversaire prĂ©sente quinze jeunes filles couvertes dâun hijab de couleur noir qui dĂ©voilent leur identitĂ© et dĂ©clarent avoir Ă©tĂ© enlevĂ©es Ă Chibok. Les otages prĂ©cisent Ă©galement la date de lâenregistrement de la vidĂ©o qui remonte au 25 dĂ©cembre dernier. A Maiduguri, capitale de lâEtat du Borno, deux mĂšres qui ont pris part Ă une sĂ©ance de diffusion de ladite vidĂ©o disent avoir reconnu leurs filles Saratu et Hauwa parmi les lycĂ©ennes encore en captivitĂ©. Tout comme ces derniĂšres ont pu ĂȘtre identifiĂ©es par lâune de leurs camarades. Dans cette vidĂ©o oĂč nâapparait lâombre dâaucun de leurs ravisseurs, les jeunes filles sâexpriment en haoussa, la langue la plus parlĂ©e dans le nord du Nigeria, et en kibaku, celle parlĂ©e spĂ©cifiquement Ă Chibok.
Du cĂŽtĂ© des autoritĂ©s, lâon veut davantage de preuves de vie pour engager des nĂ©gociations pour une libĂ©ration totale des filles encore en captivitĂ©. Le ministre nigĂ©rian de l'Information a fait remarquer que les jeunes filles dans la vidĂ©o «ne semblaient pas ĂȘtre stressĂ©es le moins du monde» et qu'il n'y avait eu que «peu de changement dans leur apparence physique». A lâoccasion de ce deuxiĂšme malheureux anniversaire, de nombreuses manifestations commĂ©moratives ont Ă©tĂ© organisĂ©es Ă travers le Nigeria pour revendiquer la libĂ©ration de ces lycĂ©ennes. A Chibok, la population et les parents des victimes se sont retrouvĂ©s pour une priĂšre collective devant les bouts de mur du lycĂ©e dĂ©truit Ă lâoccasion de lâenlĂšvement par les insurgĂ©s.
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Signes de vie des filles de Chibok
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Un mort dans une partie de chasse Ă Okola
Ghislain Ayina NYASSA (DDCOM-Lékié)
National - Société
Martin Mvogo EtĂ©mĂ© a Ă©tĂ© tuĂ© par un coup de feu parti de lâarme de son fils.
Dans lâaprĂšs-midi du 8 avril 2016, Martin Mvogo EtĂ©mĂ©, 62 ans, initie une partie de chasse dans la forĂȘt du village Ngobassi, dans lâarrondissement dâOkola. Pour ce faire, il invite lâun de ses fils, Mvogo P., 19 ans, Ă lâaccompagner. Au bout de quelques heures, la recherche du gibier se rĂ©vĂšle infructueuse et, rendu en milieu de soirĂ©e, les deux hommes dĂ©cident de retourner au village.
Toutefois, autour de 22 heures, le fils est prestement rĂ©veillĂ© par son pĂšre. Ce dernier souhaite se relancer Ă lâassaut du gibier dont il croit maĂźtriser les repĂšres Ă ce moment-lĂ . « Papa chassait depuis plus de 38 ans. Il savait souvent Ă quel endroit se cachaient les animaux », laisse entendre Mvogo P. Le fils sâexĂ©cute donc et suit son pĂšre dans la forĂȘt. « Je marchais Ă environ 3 mĂštres de lui. On avait nos torches mais on ne voyait pas parfaitement », explique le jeune homme qui poursuit : « A un moment mon pĂšre sâest arrĂȘtĂ© et a commencĂ© Ă tirer. Je me suis dit quâil avait vu des hĂ©rissons et quâil tentait justement de les abattre ».
A en croire Mvogo P, les Ă©vĂ©nements semblent sâĂȘtre enchaĂźnĂ©s assez rapidement. « Pendant que papa tirait, jâai aussi apprĂȘtĂ© mon fusil pour chercher le gibier. Tout Ă coup, un oiseau -je crois que câĂ©tait une perdrix- est venu se poser au bout du canon de mon arme. Par rĂ©flexe, jâai tirĂ© », relate Mvogo P. Les projectiles du coup de feu fatal achĂšvent malheureusement leur course dans la tĂȘte de Martin Mvogo EtĂ©mĂ© qui sâĂ©croule et meurt sur le champ.
Les Ă©lĂ©ments de la brigade de gendarmerie dâOkola ne parviendront au lieu du drame que plusieurs heures plus tard pour constater la situation. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte mais les informations recueillies auprĂšs des enquĂȘteurs laissent croire que ceux-ci privilĂ©gient la piste de «lâaccident de chasse». Dâailleurs, aprĂšs avoir Ă©tĂ© entendu Ă la brigade sur les circonstances ayant entraĂźnĂ© le dĂ©cĂšs de son pĂšre, le fils Mvogo, le dernier dâune fratrie de plusieurs, a Ă©tĂ© relaxĂ©.
Ghislain Ayina NYASSA (DDCOM-Lékié)
National - Société
Martin Mvogo EtĂ©mĂ© a Ă©tĂ© tuĂ© par un coup de feu parti de lâarme de son fils.
Dans lâaprĂšs-midi du 8 avril 2016, Martin Mvogo EtĂ©mĂ©, 62 ans, initie une partie de chasse dans la forĂȘt du village Ngobassi, dans lâarrondissement dâOkola. Pour ce faire, il invite lâun de ses fils, Mvogo P., 19 ans, Ă lâaccompagner. Au bout de quelques heures, la recherche du gibier se rĂ©vĂšle infructueuse et, rendu en milieu de soirĂ©e, les deux hommes dĂ©cident de retourner au village.
Toutefois, autour de 22 heures, le fils est prestement rĂ©veillĂ© par son pĂšre. Ce dernier souhaite se relancer Ă lâassaut du gibier dont il croit maĂźtriser les repĂšres Ă ce moment-lĂ . « Papa chassait depuis plus de 38 ans. Il savait souvent Ă quel endroit se cachaient les animaux », laisse entendre Mvogo P. Le fils sâexĂ©cute donc et suit son pĂšre dans la forĂȘt. « Je marchais Ă environ 3 mĂštres de lui. On avait nos torches mais on ne voyait pas parfaitement », explique le jeune homme qui poursuit : « A un moment mon pĂšre sâest arrĂȘtĂ© et a commencĂ© Ă tirer. Je me suis dit quâil avait vu des hĂ©rissons et quâil tentait justement de les abattre ».
A en croire Mvogo P, les Ă©vĂ©nements semblent sâĂȘtre enchaĂźnĂ©s assez rapidement. « Pendant que papa tirait, jâai aussi apprĂȘtĂ© mon fusil pour chercher le gibier. Tout Ă coup, un oiseau -je crois que câĂ©tait une perdrix- est venu se poser au bout du canon de mon arme. Par rĂ©flexe, jâai tirĂ© », relate Mvogo P. Les projectiles du coup de feu fatal achĂšvent malheureusement leur course dans la tĂȘte de Martin Mvogo EtĂ©mĂ© qui sâĂ©croule et meurt sur le champ.
Les Ă©lĂ©ments de la brigade de gendarmerie dâOkola ne parviendront au lieu du drame que plusieurs heures plus tard pour constater la situation. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte mais les informations recueillies auprĂšs des enquĂȘteurs laissent croire que ceux-ci privilĂ©gient la piste de «lâaccident de chasse». Dâailleurs, aprĂšs avoir Ă©tĂ© entendu Ă la brigade sur les circonstances ayant entraĂźnĂ© le dĂ©cĂšs de son pĂšre, le fils Mvogo, le dernier dâune fratrie de plusieurs, a Ă©tĂ© relaxĂ©.
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Un mort dans une partie de chasse Ă Okola
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
Haro sur les activitĂ©s illicites de pĂȘche dans le Golfe de GuinĂ©e
Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie
Les pays-membres de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de lâAfrique centrale (CEEAC) ont besoin de plus de ressources financiĂšres pour contrĂŽler les activitĂ©s de pĂȘche dans le golfe de GuinĂ©e. Cette zone maritime est quasiment « prise en otage » par des Ă©trangers venus de lâOccident et de la Chine qui y opĂšrent au mĂ©pris de la rĂ©glementation. La pĂȘche illicite non dĂ©clarĂ©e et non-rĂ©glementĂ©e, puisquâil sâagit dâelle, rĂ©siste malgrĂ© les dispositifs de contrĂŽle mis en place par les diffĂ©rents Etats. LâannĂ©e derniĂšre, 12 navires ont Ă©tĂ© saisis en infraction aux larges de cĂŽtes camerounaises par les patrouilles mixtes composĂ©es des Ă©lĂ©ments des ministĂšres en charge des PĂȘches et de la DĂ©fense. En 2014, ce sont 10 navires de pĂȘche qui ont Ă©tĂ© saisis. Si ces chalutiers Ă©trangers prospĂšrent dans les eaux du golfe de GuinĂ©e, câest que les privĂ©s locaux peinent Ă les investir. DâoĂč lâappel lancĂ© hier Ă YaoundĂ© par les responsables du ComitĂ© technique de la Commission rĂ©gionale des pĂȘches du Golfe de GuinĂ©e (COREP).
Les enjeux sont connus. Il faut dâabord prĂ©server la ressource halieutique. Et ensuite, alimenter les diffĂ©rents marchĂ©s nationaux oĂč lâoffre reste insuffisante. Sâagissant du cas spĂ©cifique du Cameroun, les besoins annuels sont estimĂ©s Ă 400 000 tonnes de poisson, soit le double de la production nationale. Le recours aux importations continue de coĂ»ter cher Ă lâEtat. Avant lâexport, les marchĂ©s nationaux sont un dĂ©bouchĂ© certain pour les privĂ©s qui choisiront dây investir. Notamment dans la pĂȘche crevettiĂšre et dans lâaquaculture commerciale qui offrent des opportunitĂ©s intĂ©ressantes au Cameroun. Le gouvernement, avec lâappui de la FAO, vient de dĂ©marrer la phase pratique de son projet dâappui au dĂ©veloppement de lâĂ©levage du tilapia en cage dans la rĂ©gion du Centre. Dâautres initiatives sont annoncĂ©es. DerriĂšre la sensibilisation faite en direction du privĂ©, il y a aussi le souci de diversifier lâĂ©conomie, en tirant de lâactivitĂ© piscicole, des bĂ©nĂ©fices qui pourront par la suite ĂȘtre rĂ©investis.
Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie
Les pays-membres de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de lâAfrique centrale (CEEAC) ont besoin de plus de ressources financiĂšres pour contrĂŽler les activitĂ©s de pĂȘche dans le golfe de GuinĂ©e. Cette zone maritime est quasiment « prise en otage » par des Ă©trangers venus de lâOccident et de la Chine qui y opĂšrent au mĂ©pris de la rĂ©glementation. La pĂȘche illicite non dĂ©clarĂ©e et non-rĂ©glementĂ©e, puisquâil sâagit dâelle, rĂ©siste malgrĂ© les dispositifs de contrĂŽle mis en place par les diffĂ©rents Etats. LâannĂ©e derniĂšre, 12 navires ont Ă©tĂ© saisis en infraction aux larges de cĂŽtes camerounaises par les patrouilles mixtes composĂ©es des Ă©lĂ©ments des ministĂšres en charge des PĂȘches et de la DĂ©fense. En 2014, ce sont 10 navires de pĂȘche qui ont Ă©tĂ© saisis. Si ces chalutiers Ă©trangers prospĂšrent dans les eaux du golfe de GuinĂ©e, câest que les privĂ©s locaux peinent Ă les investir. DâoĂč lâappel lancĂ© hier Ă YaoundĂ© par les responsables du ComitĂ© technique de la Commission rĂ©gionale des pĂȘches du Golfe de GuinĂ©e (COREP).
Les enjeux sont connus. Il faut dâabord prĂ©server la ressource halieutique. Et ensuite, alimenter les diffĂ©rents marchĂ©s nationaux oĂč lâoffre reste insuffisante. Sâagissant du cas spĂ©cifique du Cameroun, les besoins annuels sont estimĂ©s Ă 400 000 tonnes de poisson, soit le double de la production nationale. Le recours aux importations continue de coĂ»ter cher Ă lâEtat. Avant lâexport, les marchĂ©s nationaux sont un dĂ©bouchĂ© certain pour les privĂ©s qui choisiront dây investir. Notamment dans la pĂȘche crevettiĂšre et dans lâaquaculture commerciale qui offrent des opportunitĂ©s intĂ©ressantes au Cameroun. Le gouvernement, avec lâappui de la FAO, vient de dĂ©marrer la phase pratique de son projet dâappui au dĂ©veloppement de lâĂ©levage du tilapia en cage dans la rĂ©gion du Centre. Dâautres initiatives sont annoncĂ©es. DerriĂšre la sensibilisation faite en direction du privĂ©, il y a aussi le souci de diversifier lâĂ©conomie, en tirant de lâactivitĂ© piscicole, des bĂ©nĂ©fices qui pourront par la suite ĂȘtre rĂ©investis.
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Haro sur les activitĂ©s illicites de pĂȘche dans le Golfe de GuinĂ©e
Cameroon Tribune, Le Quotidien National Bilingue
More Order In Issuing Passports
Nkendem FORBINAKE
Recent measures have come to stem corrupt practices which were becoming rife in the system.
Once upon a time the delivery of a passport, a document to which every citizen is entitled, was a veritable uphill task. Obtaining the document was at times even more difficult than obtaining an academic qualification and under-the-table deals surrounding their delivery sometimes absorbed as much as even a million CFA Francs in the process. For some years now there has been some order in the system, but not good enough to ensure that citizens applying for this important travelling document obtain it without any hitches.
Some civil servants of the national security corps and, above all, the numerous go-betweens who had made facilitation a veritable flourishing business had virtually reintroduced the vices that had enabled the authorities to step in. This time, they were very civilized indeed; using such subterfuges and fine language such as âexpressâ passports to attract many âcustomersâ from whom they extracted huge sums of money in order to obtain a passport within a reasonable time frame.
Passport seekers from the Regions were their principal targets; understandable so because many of them, coming from distant locations around the country found it convenient to pay some extra money and get their passports quickly. The fee could go as high as even 300 000FCFA. It took the firm outing of Police Commissioner Jean Louis Messing, Director of Frontier Police last Friday, to bring back normalcy. He told a Yaounde press gathering that henceforth, his office will no longer directly treat any requests for passports because the process is supposed to be started at all emi-immgration police stations located at the various Regional headquarters before being sent to his office for signature.
The directorâs pledge was followed by a statement from the office of the Delegate General for National Security reminding the public of the same measures and even going further to insist that no fee of above FCFA 78 000 was needed for processing a passport: FCFA 1000 for fiscal stamps, FCFA 2000 for passport-size photographs and FCFA 75000 fees for ordinary passports
These measures are meant to fight corrupt practices the government is currently involved in.They are also a practical manifestation of the desire expressed by the President of the Republic Paul Biya when he addressed the nation on December 31, 2015. On that occasion he specifically spoke of the need to modernize the functioning of administrative services so as to make them a veritable force for progress. A corrupt civil service can hardly be a source for progress and that is why measures such as those taken by the police services to rid the process of issuing passports of corrupt practices is a move in the right direction because it has come to make access to public services more easy for citizens.
Nkendem FORBINAKE
Recent measures have come to stem corrupt practices which were becoming rife in the system.
Once upon a time the delivery of a passport, a document to which every citizen is entitled, was a veritable uphill task. Obtaining the document was at times even more difficult than obtaining an academic qualification and under-the-table deals surrounding their delivery sometimes absorbed as much as even a million CFA Francs in the process. For some years now there has been some order in the system, but not good enough to ensure that citizens applying for this important travelling document obtain it without any hitches.
Some civil servants of the national security corps and, above all, the numerous go-betweens who had made facilitation a veritable flourishing business had virtually reintroduced the vices that had enabled the authorities to step in. This time, they were very civilized indeed; using such subterfuges and fine language such as âexpressâ passports to attract many âcustomersâ from whom they extracted huge sums of money in order to obtain a passport within a reasonable time frame.
Passport seekers from the Regions were their principal targets; understandable so because many of them, coming from distant locations around the country found it convenient to pay some extra money and get their passports quickly. The fee could go as high as even 300 000FCFA. It took the firm outing of Police Commissioner Jean Louis Messing, Director of Frontier Police last Friday, to bring back normalcy. He told a Yaounde press gathering that henceforth, his office will no longer directly treat any requests for passports because the process is supposed to be started at all emi-immgration police stations located at the various Regional headquarters before being sent to his office for signature.
The directorâs pledge was followed by a statement from the office of the Delegate General for National Security reminding the public of the same measures and even going further to insist that no fee of above FCFA 78 000 was needed for processing a passport: FCFA 1000 for fiscal stamps, FCFA 2000 for passport-size photographs and FCFA 75000 fees for ordinary passports
These measures are meant to fight corrupt practices the government is currently involved in.They are also a practical manifestation of the desire expressed by the President of the Republic Paul Biya when he addressed the nation on December 31, 2015. On that occasion he specifically spoke of the need to modernize the functioning of administrative services so as to make them a veritable force for progress. A corrupt civil service can hardly be a source for progress and that is why measures such as those taken by the police services to rid the process of issuing passports of corrupt practices is a move in the right direction because it has come to make access to public services more easy for citizens.
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Douala: PK10 High School Gets Modern Infirmary
Christopher JATOR
National - Société
The structure will cater for minor health problems of students, administration and teaching staff.
A modern infirmary, equipped with drugs, chair, table and cupboard, was on April 14, 2016, handed over to Government Bilingual High School, Military Engineering Corps barracks at PK10 in Douala. Comprising a treatment room, waiting room and modern toilet, the modern structure, which was constructed in six months, covers an area of 45 square metres.
The construction of the infirmary follows the wish expressed by the school after repeated cases of convulsions, thought to be the result of the presence of a Hysacam refuse dump nearby. Thanks to the gift by the Hygiene and Sanitation Company, Hysacam, the infirmary will cater for some minor health problems of students, administrative and teaching staff. According to the Principal, Bakop Ikonyo Cécil, the school is adjacent the lone Hysacam dump in Douala and was exposed to some health problems.
Henri Delor Sosso, Wouri Divisional Delegate for Secondary Education, chaired the handover ceremony in the presence of Hysacam officials, students and staff of the institution. The facility, he said, was relevant and should be well taken care of to serve the interests of users. Mbakop Theodore, Hysacamâs Chief Accountant, who represented his General Manager, revealed that the structure was part of the companyâs plan to equip schools and universities as well as construct infirmaries for them.
âWe believe that children are the first actors of hygiene and sanitation. We invest in schools to help them inculcate the notion of hygiene and sanitation. We intend to extend this gesture to other schools in Deido and Bonaberi in the nearest future,â Mbakop disclosed.
According to Bakop Ikonyo Cécil, the handover was timely as it will solve a crucial health problem the institution has been grappling with over the years. Cases of convulsion and malaria were hitherto handled by the health facility of the nearby Military Engineering Corps. The infirmary, she said, will serve the 3,500 students and 167 administrative and teaching staff of the school. It will go operational in the 2016-2017 school year. She commended Hysacam for other forms of assistance like trash cans, brooms, books and prizes to students and teachers.
Christopher JATOR
National - Société
The structure will cater for minor health problems of students, administration and teaching staff.
A modern infirmary, equipped with drugs, chair, table and cupboard, was on April 14, 2016, handed over to Government Bilingual High School, Military Engineering Corps barracks at PK10 in Douala. Comprising a treatment room, waiting room and modern toilet, the modern structure, which was constructed in six months, covers an area of 45 square metres.
The construction of the infirmary follows the wish expressed by the school after repeated cases of convulsions, thought to be the result of the presence of a Hysacam refuse dump nearby. Thanks to the gift by the Hygiene and Sanitation Company, Hysacam, the infirmary will cater for some minor health problems of students, administrative and teaching staff. According to the Principal, Bakop Ikonyo Cécil, the school is adjacent the lone Hysacam dump in Douala and was exposed to some health problems.
Henri Delor Sosso, Wouri Divisional Delegate for Secondary Education, chaired the handover ceremony in the presence of Hysacam officials, students and staff of the institution. The facility, he said, was relevant and should be well taken care of to serve the interests of users. Mbakop Theodore, Hysacamâs Chief Accountant, who represented his General Manager, revealed that the structure was part of the companyâs plan to equip schools and universities as well as construct infirmaries for them.
âWe believe that children are the first actors of hygiene and sanitation. We invest in schools to help them inculcate the notion of hygiene and sanitation. We intend to extend this gesture to other schools in Deido and Bonaberi in the nearest future,â Mbakop disclosed.
According to Bakop Ikonyo Cécil, the handover was timely as it will solve a crucial health problem the institution has been grappling with over the years. Cases of convulsion and malaria were hitherto handled by the health facility of the nearby Military Engineering Corps. The infirmary, she said, will serve the 3,500 students and 167 administrative and teaching staff of the school. It will go operational in the 2016-2017 school year. She commended Hysacam for other forms of assistance like trash cans, brooms, books and prizes to students and teachers.
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Douala: PK10 High School Gets Modern Infirmary
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