Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Obsùques officielles en l’honneur du Pr. Peter Agbor Tabi

Malobe Eugénie
National - Politique

Le communiqué de presse du Cabinet civil.

Le chef de l’Etat a dĂ©cidĂ© de l’organisation des obsĂšques officielles en l’honneur du Pr. Peter Agbor Tabi, ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, ancien chancelier de l’universitĂ© de YaoundĂ©, ancien recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, ancien ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, membre titulaire du ComitĂ© central du RDPC, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Paris le 26 avril 2016.
Ces obsÚques officielles se dérouleront à Ndekwai par Mamfé, département de la Manyu, région du Sud-Ouest, le samedi 4 juin 2016.
Le président de la République y sera représenté personnellement par M. Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre, secrétaire général de la présidence de la République.


Yaoundé, le 27 mai 2016

Le directeur du Cabinet civil
(Ă©) Martin BELINGA EBOUTOU


Programme

Lundi 30 mai 2016
19 h 40 – ArrivĂ©e de la dĂ©pouille Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen en provenance de Paris par vol Air France.
21 h 00 – Transfert Ă  la morgue de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©.

Jeudi 2 juin 2016
11 h 00 – LevĂ©e de corps Ă  la morgue de l’HĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© ;
Transfert de la dĂ©pouille Ă  l’amphi 700 de l’universitĂ© de YaoundĂ© I ;
12 h 30 – Hommages acadĂ©miques Ă  l’universitĂ© de YaoundĂ© I ;
15 h 00 – Transfert de la dĂ©pouille Ă  la rĂ©sidence du dĂ©funt au quartier Biteng.
18 h 00 – DĂ©but de la veillĂ©e Ă  Biteng.
Minuit – DĂ©part du cortĂšge funĂšbre pour MamfĂ©, dĂ©partement de la Manyu, rĂ©gion du Sud-Ouest.

Vendredi 3 Juin 2016
10 h 00 – ArrivĂ©e du cortĂšge funĂšbre Ă  MamfĂ©
Installation de la dépouille à la résidence du défunt
18 h 00 – DĂ©but de la veillĂ©e jusqu’à l’aube, animĂ©e par des chorales.
Samedi 4 juin 2016
7 h 00 – Mise en place des populations Ă  la place de fĂȘtes de MamfĂ©, lieu de la cĂ©rĂ©monie ;
8 h 00 – 9 h 30 – ArrivĂ©e et installation des personnalitĂ©s Ă  la place des fĂȘtes ;
9 h 40 – ArrivĂ©e de Monsieur le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat ;
Accueil par les autorités administratives et le représentant de la famille du défunt,
Honneurs militaires.
Installation.
10 h 00 – DĂ©but des cĂ©rĂ©monies ;
Culte ƓcumĂ©nique ;
Témoignages.
Transfert de la dépouille vers le caveau familial à Ndekwai
Inhumation dans la stricte intimité.
Vers 13 h 00 – Fin des cĂ©rĂ©monies.
Le Cardiopad primé en Tanzanie

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Arthur Zang a remportĂ© l’Africa prize for engeneering innovation au terme d’une compĂ©tition de la Royal Academy of engeneering du Royaume-Uni, vendredi dernier.
25 000 livres sterling, soit 23 millions de F et une mĂ©daille en or. C’est la quintessence du prix qui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© Ă  Arthur Zang, vendredi dernier en Tanzanie, Ă  l’issue de l’Africa prize for engeneering innovation de la Royal Academy of engeneering du Royaume-Uni. Le jury aussi bien que l’audience ont Ă©tĂ© sĂ©duits par l’originalitĂ© du Cardiopad, son impact social, la fiabilitĂ© du buisness-plan et l’évolution de l’entreprise Himoremedical. C’est justement ces paramĂštres qui ont constituĂ© les critĂšres d’évaluation lors de la phase finale du concours tenu la semaine derniĂšre en Tanzanie.
Cette annĂ©e, 900 candidats d’environ 42 pays d’Afrique ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s. Les trois premiers mois ont permis au jury de sĂ©lectionner les 100 premiers candidats. Trois mois aprĂšs, 10 demi-finalistes ont Ă©tĂ© retenus. « A ce niveau, la compĂ©tition portait sur les projets entrepreneurial. Nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un accompagnement sur l’élaboration et la rĂ©daction d’un business-plan », a expliquĂ© Arthur Zang. La compĂ©tition a Ă©tĂ© rude, mais le Cardiopad l’a remportĂ© devant, un projet d’électrification rurale, un autre consacrĂ© au suivi des femmes enceintes et un autre relatif Ă  la rĂ©duction des consommations Ă©lectriques des mĂ©nages.
Le Cameroun est, une fois de plus, portĂ© sur les cimes de l’univers scientifique Ă  travers cette Ă©niĂšme rĂ©compense internationale engrangĂ©e par Arthur Zang. RencontrĂ© samedi dernier par CT, le promoteur du Cardiopad voit en cette rĂ©compense une maniĂšre de soumettre son invention au standard international et partant, mettre la clientĂšle africaine en confiance. «TrĂšs souvent, les produits conçus par les Africains sont boudĂ©s au dĂ©triment des produits europĂ©ens. Il me fallait prouver au monde entier que les ingĂ©nieurs camerounais en particulier et africain en gĂ©nĂ©ral ont autant de talent que ceux de l’occident », explique-t-il.
« A ce jour nous avons vendu 53 spĂ©cimens, dont 25 au Gabon et 15 au NĂ©pal. Le reste s’est vendu en Asie particuliĂšrement en Inde. Le SĂ©nĂ©gal et le Burkina sont aussi en lice », commente Arthur Zang sur la commercialisation de l’appareil. Mais le Cameroun n’a pas encore acquis l’appareil. « Il faut que la commission d’homologation siĂšge au prĂ©alable », ajoute-t-il. Les 100 millions issus de la vente ont Ă©tĂ© investis dans l’achat de matĂ©riel destinĂ© Ă  un nouveau projet. « Nous comptons mettre sur pied une usine de montage de carte magnĂ©tique Ă  Nsam-Efoulan, dans environ deux mois. Le local est disponible et nous allons recruter environ 150 personnels », ajoute-t-il.
Du poulet toujours en vente dans les Marchés de Yaoundé

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

MalgrĂ© l’interdiction du ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales couvrant le dĂ©partement du Mfoundi, le commerce de la volaille se poursuit.
DĂ©clarĂ© zone infectĂ©e Ă  l’influenza aviaire hautement pathogĂšne (Grippe aviaire), le dĂ©partement du Mfoundi, rĂ©gion du Centre, est sous l’interdiction de la vente de la volaille jusqu’à nouvel ordre. C’est ce qui ressort d’un arrĂȘtĂ© du ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales publiĂ© jeudi dernier. AussitĂŽt l’annonce faite, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du ministĂšre du Commerce du Centre, Alain Romuald Ombede Nama, est descendu vendredi dernier dans les marchĂ©s de volaille : Mvog-Ada, Mfoundi et Mokolo. Question de sensibiliser les vendeurs des poulets sur cette mesure. « Le ministĂšre du Commerce s’occupe du volet commercial qui consiste Ă  la transaction entre le vendeur et l’acheteur. Pour cela, nous ne voulons plus voir de poulets dans les marchĂ©s. Ceux qui ne respecteront pas cette mesure verront leurs poulets saisis » a confiĂ© Alain Romuald Ombede Nama.
AprĂšs cette dĂ©claration, le prĂ©sident du collectif des vendeurs de poulets, Guy Merlin Heugang, assurait que cette mesure devait ĂȘtre respectĂ©e et appliquĂ©e dĂšs le lendemain samedi. Ce qui n’est pas visiblement le cas. Au marchĂ© Mvog-Ada, comme Ă  celui du Mfoundi ou de Mokolo, le commerce se poursuit allĂšgrement. Les vendeurs ambulants continuent Ă©galement de proposer leurs marchandises dans les rues de la ville. Dans les marchĂ©s, certes les gros camions en provenance des zones de production de l’Ouest ont disparu, mais les cargaisons de poulets sont toujours prĂ©sentes. EmmenĂ©es par les petits Ă©leveurs de la ville et de sa pĂ©riphĂ©rie ou des opportunistes qui les font rentrer Ă  bord de motos et autres vĂ©hicules personnels. Pris au dĂ©pourvu vendredi par la mesure d’interdiction du MINEPIA, les gros Ă©leveurs venus de l’Ouest ont eu du mal Ă  Ă©couler leurs bĂȘtes. « On Ă©tait obligĂ© de liquider les poulets entre 500 et 1 000 F. On suppliait mĂȘme les gens d’acheter », avoue un commerçant.
La nouvelle de la grippe aviaire et de la chute des prix des poulets s’étant propagĂ©e dans la ville, les consommateurs ont affluĂ© dans les marchĂ©s samedi pour se constituer des stocks. D’oĂč l’inflation. « Il n’y a que quelques courageux qui sortent avec leurs poulets et ça s’arrache comme des petits pains. Nous vendons au prix normal : 2 000, 2 300, 2 500, 2 800, 3 000, 5 000 F selon la qualitĂ© et le poids », explique un vendeur. « J’ai suivi la nouvelle Ă  la radio. Vu que l’infection ne s’est pas encore propagĂ©e ici, j’ai dĂ©cidĂ© d’en acheter plusieurs avant qu’il n’y ait rupture. Je suis propriĂ©taire d’un grand restaurant et ma spĂ©cialitĂ©, c’est les grillades de poulets », confie une dame qui en a achetĂ© pour 100 000 F.
Des commerçants avouent ne pas avoir d’autre choix que de braver la mesure d’interdiction. « C’est une question de vie ou de mort. Je dois beaucoup d’argent aux grossistes. En effet, je leur ai pris des poulets Ă  crĂ©dit. C’est pourquoi, je suis obligĂ©e de les revendre, pour leur rembourser, malgrĂ© l’interdiction », assure Aline Kamga, vendeuse.
Jeudi, la rentrée de juin du Parlement

Jean Francis BELIBI
National - Politique

Les deux chambres ont Ă©tĂ© convoquĂ©es dans le cadre de la deuxiĂšme session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative 2016.

Jeudi, 2 juin prochain aura lieu la rentrĂ©e parlementaire pour le compte de la deuxiĂšme session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative 2016. Deux arrĂȘtĂ©s signĂ©s vendredi dernier des prĂ©sidents des bureaux du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji et de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril convoquent, en effet, les membres des deux chambres pour leur permettre de se retrouver dans le cadre des travaux qui, comme le prĂ©voit la Constitution, vont durer 30 jours. Ainsi donc, dĂšs jeudi prochain, ce seront les retrouvailles entre dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs dans le cadre de ces travaux dont le calendrier reste le mĂȘme : l’examen des projets de loi soumis par le gouvernement, l’examen des propositions de loi Ă©manant des membres des deux chambres, l’initiative des lois appartenant concurremment Ă  l’exĂ©cutif et au lĂ©gislatif, le contrĂŽle de l’action gouvernementale, l’examen d’autres sujets ayant trait Ă  la vie des Camerounais et Ă  l’évolution du pays.
Si le calendrier des travaux n’est pas encore connu, l’on sait dĂ©jĂ  que dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs vont devoir, comme l’a annoncĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă  travers un communiquĂ© signĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, le 21 avril 2016, ratifier l’Accord de Paris sur le climat qui a Ă©tĂ© signĂ© le 22 avril dernier au siĂšge des Nations unies Ă  New York par plus de 175 parties dont le Cameroun. Les parlementaires camerounais s’étaient d’ailleurs montrĂ©s enthousiastes Ă  l’idĂ©e d’apporter leur onction Ă  cet accord sur le climat dĂšs sa signature par notre pays, aprĂšs que le Cameroun a pris part aux travaux de la COP 21 qui se sont tenus dans la capitale française en fin d’annĂ©e derniĂšre. En plus de cet Accord sur le climat qui va donc ĂȘtre ratifiĂ©, les dĂ©putĂ©s et les sĂ©nateurs attendent de recevoir d’autres textes du gouvernement, Ă  dĂ©faut de propositions de loi. Comme le prĂ©voient, par ailleurs, les rĂšglements intĂ©rieurs du SĂ©nat et de l’AssemblĂ©e nationale, l’on attend d’assister aux sĂ©ances des questions orales au gouvernement sur certains sujets de la vie nationale. Il faut dire en la matiĂšre que ce ne seront pas des sujets qui vont manquer Ă  nos Ă©lus.
L’école des Postes, championne au Tournoi de l’AmitiĂ©

Steve LIBAM
National - Sport

Elle a dominĂ© l’école des Travaux publics aux tirs aux buts lors de la finale disputĂ©e jeudi dernier Ă  YaoundĂ©.
L’Ecole nationale supĂ©rieure des Postes et TĂ©lĂ©communications (ENSPT) est le premier vainqueur du « mini-tournoi de l’amitiĂ© des grandes Ă©coles », organisĂ© par les associations des Ă©tudiants de six Ă©tablissements universitaires. En finale, la semaine derniĂšre au stade de la Garde prĂ©sidentielle Ă  Obili, l’Ecole des postes a dominĂ© l’Ecole nationale supĂ©rieure des travaux publics (ENSTP). A Ă©galitĂ©, un but partout au terme du temps rĂ©glementaire, les deux Ă©quipes ont Ă©tĂ© dĂ©partagĂ©es lors de la sĂ©ance des tirs au but (6-5 pour l’ENSPT).
Au moment oĂč s’achĂšve cette compĂ©tition qui avait pour but de crĂ©er une atmosphĂšre de solidaritĂ© entre les Ă©tudiants des grandes Ă©coles Ă  travers la pratique du sport, les organisateurs espĂšrent plus de participants pour la prochaine Ă©dition. Au total, six grandes Ă©coles ont participĂ© cette annĂ©e: l’Ecole supĂ©rieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC), l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), l’ENSTP et l’Institut sous-rĂ©gional de la statistique et sciences appliquĂ©es (ISSEA). La compĂ©tition a fini plus tard que prĂ©vu, notamment Ă  cause des Jeux universitaires 2016. Mais qu’importe, les JU ont en quelque sorte jouĂ© les prolongations, avec la prĂ©sence des Fan’s clubs des deux Ă©tablissements qui ont animĂ© la finale.
La touche du CERAC dans la Promotion de l’agriculture

Elise ZIEMINE
Régions - Littoral

Samedi, l’association caritative créée par la premiĂšre dame, Chantal Biya, a offert aux jeunes et femmes du Mongo, du matĂ©riel agricole aprĂšs les avoir formĂ©s.

Double soutien pour les jeunes et les femmes rurales du dĂ©partement du Moungo dans le Littoral. Le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), association caritative créée par l’épouse du chef de l’Etat, Chantal Biya, a donnĂ© Ă  ces populations vivant essentiellement de l’agriculture, des moyens pour amĂ©liorer leur quotidien. Ceci, en leur apprenant durant un sĂ©minaire organisĂ© du 24 au 26 mai dernier, Ă  fabriquer le compost, Ă  utiliser les engrais et pesticides et Ă  transformer le manioc. La raison, c’est que le secteur agricole contribue Ă  20% au PIB camerounais. Il est pourvoyeur d’emplois et de moyens de subsistance pour certaines couches sociales. Mais la mĂ©connaissance des techniques de transformation des rĂ©coltes impactent sur les rendements escomptĂ©s.
C’est conscient de ces insuffisances que le CERAC s’est mobilisĂ© dans le Moungo avec l’appui de ses partenaires. A la place des fĂȘtes de Nkongsamba, samedi dernier, Linda Yang, Coordinatrice gĂ©nĂ©rale de l’association, et reprĂ©sentante personnelle de la premiĂšre dame du Cameroun a indiquĂ© que « le Cameroun qui aspire Ă  son Ă©mergence en 2035, sous la trĂšs haute et clairvoyante impulsion du chef de l'Etat, Son Excellence Paul Biya, a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour y parvenir. Les femmes rurales et les jeunes du Moungo peuvent et doivent y contribuer», a relevĂ© Linda Yang. Et d’aprĂšs les Ă©chos reçus du sĂ©minaire, a-t-elle ajoutĂ©, les objectifs ont Ă©tĂ© atteints. « Cette touche spĂ©ciale du CERAC vise Ă  donner une plus-value aux productions des femmes rurales et des jeunes du Moungo », a conclu la reprĂ©sentante de l’épouse du chef de l’Etat.
Son propos a laissĂ© place Ă  la remise officielle de centaines de houes, machettes, limes, porte-touts, brouettes, arrosoirs, pulvĂ©risateurs, lunettes de protection, cache-nez, atomiseurs, paires de bottes, pioches, plantoirs, pelles-bĂȘches
Il y avait aussi des moulins Ă  Ă©craser, pressoirs Ă  huile, grands tamis
 Des semences de maĂŻs, d’oseille, de haricot, des boutures de manioc, des plants de cacaoyers, des sacs de compost, des fongicides, insecticides Ă©taient Ă©galement de la partie. Des produits d’élevage et alimentaires n’ont pas Ă©tĂ© oubliĂ©s. Des Ă©quipements de couture aussi. Pour cette pluie de dons, c’est tout le dĂ©partement qui a remerciĂ© Mme Chantal Biya. Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Nkongsamba, le reprĂ©sentant des bĂ©nĂ©ficiaires mais aussi le maire de la ville. « Nous sommes contents et disons mille fois merci Ă  Son Excellence Mme Chantal Biya, qui a bien voulu nous gratifier de sa magnanimitĂ© habituelle », a indiquĂ© El Hadj Oumarou. Cette remise de dons, qui intervient aprĂšs celles de Dibombari, Mbouroukou, Boapaki, se dĂ©roulait en prĂ©sence du gouverneur du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua.
Trois morts, asphyxiés dans un puits

Pierre CHEMETE
Régions - Est

Nguelemendouka (Haut-Nyong) - Louis Zeh, 19 ans, Olivier Etobok, 38 ans et Benjamin Nkoumkoum, 34 ans. Tous dĂ©brouillards, Ă  NguĂ©lĂ©mendouka, dans le Haut-Nyong, ont connu un destin tragique le 27 mai dernier. Ils sont morts asphyxiĂ©s dans un puits d’une profondeur d’environ 25 mĂštres. Zeh et Etobok sont les premiĂšres victimes. Ils sont sortis vendredi vers 8 h, munis de leur moto-pompe, dans l’espoir d’amĂ©nager un vieux puits, situĂ© Ă  une soixantaine de kilomĂštres du centre urbain. Tout a pourtant bien commencĂ© pour eux. Mais seulement quelques minutes aprĂšs le dĂ©marrage de la machine, celle-ci leur joue un sale tour. "Le gaz lĂąchĂ© par la machine est trop fort, au point de faire succomber les deux complices", expliquent les riverains, qui constatent peu aprĂšs 8h, leur disparition. Ils sont dans les trĂ©fonds du puits. PiquĂ© par un courage dĂ©bordant, Nkoumkoum Benjamin tente de leur porter secours. Il fait aussitĂŽt une plongĂ©e dans la fosse, dans le but de recueillir les deux corps de ses frĂšres. Mais hĂ©las, le gaz de la motopompe ne lui facilitera pas non plus la tĂąche. Il se retrouve Ă  son tour prisonnier du puits.
Fort heureusement, les cris de dĂ©tresse des riverains vont au-delĂ  de Nguelemendouka. Les autoritĂ©s locales sont informĂ©es. « Le prĂ©fet du Haut-Nyong m’a appelĂ© vendredi vers 18h, m’informant de ce triste drame. J’ai immĂ©diatement mis en route mes Ă©lĂ©ments, qui ont organisĂ© l’opĂ©ration d’extraction», relate l’adjudant-chef major Mpabo Donatien, commandant de l’unitĂ© des sapeurs-pompiers de Bertoua. Cinq Ă©lĂ©ments de cette unitĂ© sont ainsi dĂ©ployĂ©s, avec Ă  leur tĂȘte l’adjudant-chef Essomba Jean Pierre. La gendarmerie Ă©tait Ă©galement de cette expĂ©dition. C’est d’ailleurs le commandant de la lĂ©gion de gendarmerie de l’Est, le colonel Enow Joseph Eyong, qui a conduit personnellement ses Ă©lĂ©ments sur le théùtre du sinistre. AprĂšs avoir bravĂ© les difficultĂ©s de la route, tout ce beau monde arrive sur place, samedi, vers 3h du matin. LĂ , l’équation d’extraction est appliquĂ©e. Les trois corps inertes sortiront des eaux aprĂšs prĂšs d’une heure de manoeuvre engagĂ©e par les sapeurs-pompiers. La gendarmerie a remis les corps aux familles pour inhumation.
Les attentes des travailleurs

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Douala (Wouri) - Qu’est-ce que le travail dĂ©cent qu’employeurs et employĂ©s souhaitent voir instituer comme la rĂšgle dans l’environnement social camerounais ? A Douala, ce 1er mai 2016, le dĂ©filĂ© traditionnel des travailleurs Ă  la place des fĂȘtes de la Besseke a permis d’y rĂ©pondre, tout au moins en partie. Les rĂ©ponses les plus visibles Ă©tant celles des calicots de nombre d’entreprises et d’institutions. L’une de ces premiĂšres banderoles Ă©tait portĂ©e par les dĂ©filants du Fonds spĂ©cial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM) qui a dit que sa convention collective est une contribution au travail dĂ©cent.
Les « femmes du ministĂšre du Commerce » elles assurent que c’est en luttant contre la vie chĂšre que chaque travailleur pourra vivre dĂ©cemment. La dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire renchĂ©rit : ce sera avec l’émergence Ă©conomique du Cameroun. La compagnie de distribution des eaux elle adhĂšre Ă  cette politique de travail dĂ©cent. Tout est trĂšs formel et ces messages donnent un air trĂšs institutionnel Ă  cette 130e fĂȘte internationale dĂ©diĂ©e au travail.
Et ce n’est pas pour plaire Ă  Michel D., travailleur d’une grande entreprise de travaux publics. « Pour que mon travail soit dĂ©cent, il va encore falloir beaucoup de choses. Mon salaire ne me permet pas de vivre comme dans un mĂ©nage aux moyens ordinaires. Payer mon loyer, faire manger tout le monde Ă  la maison et soigner les maladies quand elles arrivent, ce n’est pas possible », regrette-t-il. Combien lui faudrait-il ? Il ne consent pas Ă  en dire davantage. « C’est une question gĂ©nĂ©rale, on doit commencer par nous protĂ©ger de l’employeur en changeant la loi qui dit qu’on doit nĂ©gocier avec le patron pour nouer un contrat. Mais, moi au moins, j’ai ce peu-lĂ . Il y en a qui n’ont mĂȘme pas le salaire minimum », conclut-il.
Il rĂȘve de jours plus doux comme ce 1er mai oĂč la pluie a rafraĂźchi l’atmosphĂšre sans doucher l’enthousiasme des centaines de travailleurs distinguĂ©s pendant la remise des mĂ©dailles d’honneur du travail. Qui comme d’habitude ont Ă©tĂ© largement sollicitĂ©s par le marketing des entreprises vantant les mĂ©rites de leurs produits aux milliers de clients potentiels. Un jour de fĂȘte oĂč l’on n’oublie pas complĂštement le travail donc.
Ce que peut apporter l’économie numĂ©rique Ă  la Croissance

Eric Vincent FOMO
National - Economie

Les opportunitĂ©s qu’offre ce secteur prĂ©sentĂ©es aux chefs d’entreprises jeudi Ă  Bafoussam.
Les statistiques l’attestent. Selon l’Agence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), le chiffre d’affaires du secteur des tĂ©lĂ©communications est passĂ© de 75 milliards de FCFA en 2000 Ă  plus de 453 milliards de FCFA. Les investissements effectuĂ©s par les opĂ©rateurs des tĂ©lĂ©communications entre 2000 et 2014 s’élĂšvent Ă  2 486 milliards de FCFA. Le nombre d’emplois directs créés dans le secteur tĂ©lĂ©communications et TIC est passĂ© de 1900 en 2000 Ă  5 253 en 2014. Enfin, le nombre d’emplois indirects est passĂ© de 1700 en 2000 Ă  plus de 500 000 en 2014. Jeudi dernier, plus de 300 chefs d’entreprises opĂ©rant dans la rĂ©gion de l’Ouest, ont Ă©tĂ© outillĂ©s sur les opportunitĂ©s de croissance qu’offre l’économie numĂ©rique. L’atelier organisĂ© par le Fonds national de l’emploi (FNE) portait sur le thĂšme « Economie numĂ©rique et entreprises : opportunitĂ©s de croissance et besoins en compĂ©tences ».
Selon Pierre Tekapsso, directeur rĂ©gional du FNE Ouest, « Accuser un retard dans le numĂ©rique, c’est accuser du retard dans l’administration, la santĂ©, la culture, l’agriculture, la dĂ©fense, l’éducation, l’industrie, le commerce et surtout les affaires. » D’oĂč l’intĂ©rĂȘt pour le FNE d’organiser une pareille assise pour accompagner et soutenir les entreprises, pas seulement dans la gestion de leurs ressources humaines, mais Ă©galement dans leurs prĂ©occupations essentielles et quotidiennes pour leur permettre de se dĂ©velopper et de crĂ©er de la valeur ajoutĂ©e. Le gouverneur Augustine Awa Fonka qui a ouvert l’atelier a reconnu que des Ă©cueils existent qui minent l’entrĂ©e des chefs d’entreprises dans le numĂ©rique, avec notamment la difficultĂ© d’accĂšs Ă  l’offre Internet, l’inexploitation d’un personnel qualifiĂ© dans le domaine ou encore la mĂ©connaissance par certaines entreprises du rĂŽle et de l’impact du numĂ©rique dans leur dĂ©veloppement.
NĂ©anmoins, il a invitĂ© les entreprises Ă  utiliser les leviers que leur donne le numĂ©rique pour doper leurs performances, innover, avoir une production de qualitĂ© et de masse, et exploiter avec efficience le marchĂ© national et international. Comme recommandations, il a Ă©tĂ© demandĂ© aux opĂ©rateurs des tĂ©lĂ©communications de rendre disponible un accĂšs Ă  haut dĂ©bit partout sur le territoire national et de garantir l’application de tarifs modĂ©rĂ©s en adĂ©quation avec les revenus des usagers. Les entreprises, elles, doivent permettre aux employĂ©s d’avoir accĂšs Ă  une formation numĂ©rique pendant leur travail, disposer d’un site pour faire plus sĂ©rieux auprĂšs des partenaires, miser sur les compĂ©tences numĂ©riques et ĂȘtre prĂȘts pour l’économie de demain. Les dĂ©cideurs, eux, doivent surtout redĂ©finir l’emploi, induit par la rĂ©volution numĂ©rique en adaptant la rĂ©glementation du travail afin que celui-ci soit de plus en plus qualitatif.
Dans la Téléphonie mobile, les puces pré activées ont la peau dure

Patrice MBOSSA
National - Economie

Une mission de l’ART vient de sensibiliser les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile de l’ExtrĂȘme-Nord sur les dangers auxquels sont exposĂ©es les populations.
La vente des puces de tĂ©lĂ©phones mobiles prĂ©-activĂ©es, prĂ©cisĂ©ment celles dont le propriĂ©taire n’est pas prĂ©alablement identifiĂ© est interdite par un dĂ©cret du Premier ministre, chef du gouvernement de septembre 2015 qui avait donnĂ© 60 jours aux opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile pour dĂ©sactiver ces « SIM » en circulation. Or, dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord, seul l’opĂ©rateur Camtel respecte l’esprit et la lettre de ce texte. Huit mois aprĂšs ce dĂ©cret, les autres opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile, Ă  savoir MTN, Orange et Viettel continuent d’enfreindre la rĂšglementation en vigueur. Une Ă©quipe de cadres conduite par Ali Soungui, le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de l’Agence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART) du Nord, de l’ExtrĂȘme-Nord et de l’Adamaoua descendue sur le terrain Ă  Maroua les 26 et 27 mai 2016 l’a constatĂ© pour le regretter.
Le tĂ©lĂ©phone mobile figure parmi les instruments de travail usitĂ©s par les terroristes de Boko Haram et autres malfrats qui Ă©cument nos villes et campagnes. Dans la plupart des cas, ceux-ci ne se font pas identifier, de peur que les appels qu’ils Ă©mettent ne conduisent Ă  les faire dĂ©masquer par les services appropriĂ©s. Pour Ali Soungui, la recrĂ©ation est terminĂ©e. Au cours de la rĂ©union de concertation qu’il a organisĂ©e le 27 mai 2016 Ă  Maroua et Ă  laquelle ont pris part, outre le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional en charge des postes et communications, les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, les responsables en charge de la justice, il a Ă©tĂ© recommandĂ© entre autres, de dĂ©sactiver systĂ©matiquement tous les numĂ©ros prĂ©-activĂ©s non-identifiĂ©s. Dans un autre sens, il a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© aux opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile de faire un effort pour maĂźtriser leurs circuits de commercialisation qui doivent ĂȘtre rĂ©duits aux partenaires ayant un agrĂ©ment de l’ART. La rĂ©union d’évaluation de l’application de ces mesures aura lieu dans un mois Ă  Maroua.
Deux lauréats camerounais des Trophées African Banker 2016

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Alamine Ousmane Mey et Paul K. Fokam distingués lors de la 10e édition du classement tenu en Zambie en marge des assemblées annuelles de la BAD.
Alamine Ousmane Mey est le meilleur ministre des Finances de l’Afrique. Le ministre des Finances (MINFI) de la RĂ©publique du Cameroun fait partie des laurĂ©ats des TrophĂ©es African Banker 2016, dĂ©cernĂ©s il y a quelques jours Ă  Lusaka en Zambie. Il s’agit d’un classement annuel qui se tient Ă  l’occasion des assemblĂ©es annuelles de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), dans le but de rendre hommage Ă  l’excellence dans le secteur de la banque et de la finance sur le continent. Aujourd’hui dans leur 10e annĂ©e, les TrophĂ©es African Banker ont sĂ©lectionnĂ© 12 laurĂ©ats parmi plus de 200 candidats provenant de l’ensemble de l’Afrique. Et pour la premiĂšre fois, deux Camerounais figurent parmi les gagnants : le MINFI, Alamine Ousmane Mey, pour sa contribution au dĂ©veloppement socio-Ă©conomique du Cameroun dans un contexte difficile, marquĂ© par la chute drastique du cours des matiĂšres premiĂšres dont le baril de pĂ©trole brut et de la lutte contre le terrorisme de Boko Haram. Le MINFI est prĂ©sentĂ© comme l’un des principaux acteurs de la rĂ©silience dont l’économie camerounaise fait preuve actuellement. Le second laurĂ©at camerounais est le banquier Paul K. Fokam, prĂ©sident d’Afriland First Group, qui s’est vu dĂ©cerner le TrophĂ©e de la carriĂšre exemplaire. Pour les organisateurs du concours, Paul K. Fokam est un Ă©conomiste renommĂ©, qui a dirigĂ© plusieurs entreprises. Et sa banque est l’une des plus importantes d’Afrique centrale.
Dans la suite du classement panafricain, Daniel Matjila, PDG du fonds sud-africain Public Investment Corporation, qui gĂšre un portefeuille de 139 milliards de dollars, a reçu le TrophĂ©e African Banker Icon (Banquier africain modĂšle), pour les investissements importants rĂ©alisĂ©s par le fonds dans des entreprises africaines et le rĂŽle qu’il a jouĂ© dans l’augmentation des investissements sud-africains dans les autres pays du continent. Le trophĂ©e de Banquier de l’annĂ©e est revenu au directeur gĂ©nĂ©ral de GTBank, Segun Agbaje, pour son succĂšs Ă  la tĂȘte du gĂ©ant bancaire nigĂ©rian, l’une des banques d’Afrique qui dĂ©gagent les plus importants bĂ©nĂ©fices, tandis que la marocaine Attijariwafa Bank, prĂ©sente dans 20 pays sur le continent, a remportĂ© le prix de Banque de l’annĂ©e 2016. Patrick Njoroge a obtenu le prix de gouverneur de banque centrale africaine de l’annĂ©e.
Les trophĂ©es African Banker est organisĂ© par Omar Ben Yedder, Ă©diteur du magazine African Banker, en partenariat avec BusinessInAfricaEvents. Selon l’organisateur, « le secteur bancaire africain s’est transformĂ© ces dix derniĂšres annĂ©es. Nous avons rĂ©compensĂ© ce soir des leaders qui jouent un rĂŽle essentiel dans le dĂ©veloppement socio-Ă©conomique du continent ».
Cameroon Tribune du mardi, 31 mai 2016.
Accompagnement des inventions, Besoin urgent!

Josiane TCHAKOUNTE
National - Economie

Au-delĂ  des rĂ©compenses des pouvoirs publics se pose le problĂšme du soutien Ă  apporter aux inventeurs pour une multiplication des trouvailles Ă  l’échelle industrielle.
Le Cardiopad, tablette tactile mĂ©dicale imaginĂ©e et conçue par le jeune ingĂ©nieur informaticien camerounais Arthur Zang, vient de recevoir une nouvelle distinction Ă  l’international.
L’inventeur a remportĂ© l’Africa Prize For Engeneering Innovation, la semaine derniĂšre, en Tanzanie. Empochant Ă  l’occasion une mĂ©daille en or et 23 millions de F. Une rĂ©compense qui s’ajoute Ă  celles dĂ©jĂ  engrangĂ©es par ce chercheur.
Au niveau national, il y a eu en 2012, cette subvention de 20 millions de F ordonnĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique pour soutenir le projet. Et en juillet dernier, le Prix spĂ©cial d’encouragement du prĂ©sident de la RĂ©publique. Avec Ă  la clĂ©, un chĂšque de 20 millions de F et une mĂ©daille de chevalier de l’Ordre national de la valeur. A cela, on peut ajouter le prix Rolex pour l’entreprise dĂ©crochĂ© en 2014 et qui a valu au promoteur du Cardiopad la somme de 28 millions de F.
De nombreux millions qui n’ont pourtant pas suffi Ă  lancer la production Ă  grande Ă©chelle de cet appareil mĂ©dical. Ce n’est qu’en janvier dernier, soit pratiquement cinq ans aprĂšs la crĂ©ation du Cardiopad en 2011, que le promoteur a pu commencer Ă  le commercialiser Ă  deux millions de F. Rendu Ă  fin mai 2016, ce sont 53 spĂ©cimens qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© vendus selon Arthur Zang. Constat Ă©tonnant : aucune acquisition au niveau national. Le Cardiopad s’est plutĂŽt vendu au Gabon (25 exemplaires) au NĂ©pal (15 exemplaires) et en Asie, plus prĂ©cisĂ©ment en Inde.
Une situation qui Ă©tonne plus d’un observateur. Notamment lorsqu’on sait que le projet est nĂ© du dĂ©sir d’amĂ©liorer l’accĂšs des populations camerounaises notamment celles vivant en milieu rural aux soins cardiologiques dans un environnement oĂč le nombre de cardiologues est insuffisant. Dans ce contexte, on devrait s’attendre Ă  un fort engouement des finaniers pour la production du Cardiopad Ă  l’échelle industrielle.
Ce constat n’est pas valable pour le seul Cardiopad. De nombreuses trouvailles de chercheurs camerounais ayant fait leur preuve mĂȘme sur la scĂšne internationale tardent Ă  ĂȘtre vulgarisĂ©s auprĂšs des diffĂ©rentes cibles. On en a vu quelques-unes lors des JournĂ©es d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation (JERSIC) en novembre 2015 Ă  YaoundĂ©. Six mois aprĂšs, on ne semble plus parler de la farine faite Ă  base de peau de manioc qui a pourtant sĂ©duit dans les stands. Tout comme la peinture made in Cameroon Ă  base d’argile, de terre, de plantes et de fleurs. Que sont devenues la machine Ă  dĂ©couper l’Okok, la cafetiĂšre d’une capacitĂ© de 300 tasses et le ciment Ă©cologique Ă  base de lattrite? Dans une interview accordĂ©e Ă  CT il y a quelques mois, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation Ă©voquait la mise sur pied d’un fonds spĂ©cial pour le financement des activitĂ©s de recherche et d’innovation comme mesure incitative pour susciter l’intĂ©rĂȘt des privĂ©s. La structure est vivement attendue. Sans doute qu’elle sera Ă©voquĂ©e durant les Ă©changes prĂ©vues ce jour Ă  Douala entre le ministre Madeleine TchuintĂ© et les opĂ©rateurs Ă©conomiques dans le cadre des JournĂ©es de l’Entreprise organisĂ©es par le groupement inter-patronal du Cameroun.
Cardiopad.
Peter Agbor Tabi: l’hommage de la Nation

Jean Francis BELIBI
National - Politique

La dĂ©pouille de l’ancien ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique a Ă©tĂ© accueillie lundi soir Ă  YaoundĂ© par Ferdinand Ngoh Ngoh, reprĂ©sentant du chef de l’Etat.
AĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen lundi soir. Il est 20 h 55. Le cercueil du dĂ©funt ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Peter Agbor Tabi, portĂ© par huit officiers de police en tenue d’apparat est introduit dans la salle amĂ©nagĂ©e pour la circonstance. L’assistance debout retient son Ă©motion. Au premier rang des personnalitĂ©s prĂ©sentes, Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique en sa qualitĂ© de reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat. De nombreux membres du gouvernement sont prĂ©sents aux cĂŽtĂ©s des collĂšgues universitaires du disparu, de nombreuses dames du Cercle des amies du Cameroun (CERAC), des membres de la famille et de nombreuses autres personnalitĂ©s. Puis dans un rituel savamment orchestrĂ©, le cercueil est recouvert du drapeau vert-rouge-jaune.
Suivra alors une courte priĂšre inter-religieuse au cours de laquelle les cĂ©lĂ©brants implorent le TrĂšs Haut pour le repos de l’ñme du dĂ©funt et prient pour sa famille et ses nombreux proches Ă©plorĂ©s. Le tout durera environ une trentaine de minutes. Puis, le cercueil est alors conduit dans un corbillard. Ferdinand Ngoh Ngoh a le temps d’aller rĂ©conforter les proches du disparu avant de suivre la marche funĂšbre. C’est le regard plein d’émotion que le reprĂ©sentant du chef de l’Etat verra quitter le cortĂšge funĂšbre quelques minutes aprĂšs pour l’hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ©. Le premier acte des obsĂšques officielles dĂ©cidĂ©es, par le chef de l’Etat en l’honneur de celui qui Ă©tait encore jusqu’à son dĂ©cĂšs le 26 avril dernier Ă  Paris l’un de ses proches collaborateurs, vient d’ĂȘtre posĂ©. En attendant la levĂ©e de corps prĂ©vue aprĂšs-demain jeudi et l’inhumation dans sa Manyu natale, samedi prochain.
France-Cameroun: les Lions perdent sur le fil

Josiane R. MATIA
National - Sport

Les Bleus ont remporté le match amical, lundi, 3-2, à Nantes.
3-2. VoilĂ  un score que personne n’aurait prĂ©dit Ă  l’entame de France-Cameroun, lundiau stade de la Beaujoire de Nantes. Certes, les Lions ont Ă©tĂ© battus par les Bleus mais ceux qui annonçaient une raclĂ©e en ont eu pour leurs frais.
Le Cameroun peut en tout cas dire merci Ă  un homme, Fabrice Ondoa. Le gardien de but a, en effet, fait Ă©talage de son talent, sauvant son Ă©quipe d’un naufrage pourtant programmĂ©, notamment dans les derniĂšres minutes du match. Mais s‘il y a eu des dĂ©faillances, notamment en dĂ©fense et mĂȘme parfois au milieu de terrain, les Lions ont montrĂ© un visage bien plus intĂ©ressant que lors de leurs derniĂšres sorties. Comme l’a rĂ©pĂ©tĂ© Ă  plusieurs reprises le sĂ©lectionneur national, Hugo Broos, l’idĂ©e de ce match Ă©tait avant tout de voir oĂč en Ă©tait son Ă©quipe face Ă  un pays de la stature de la France. Et le Belge Ă©tait satisfait de ses joueurs. Premier point positif, les Lions n’ont pas vraiment Ă  rougir de leur prestation.
On pourrait mĂȘme dire qu’elle avait de la place pour faire mieux avec un Onze de dĂ©part qu’on n’attendait pas forcĂ©ment, notamment en ce qui concerne la titularisation d’entrĂ©e de Toko Ekambi et Jacques Zoua. Le staff ayant prĂ©fĂ©rĂ© mĂ©nager certains joueurs en vue du match contre la Mauritanie. Si les deux Ă©quipes se sont observĂ©es en dĂ©but de rencontre, les choses se sont accĂ©lĂ©rĂ©es dĂšs l’ouverture du score de Blaise Matuidi, d’une superbe reprise, Ă  la 20e mn. Mais deux minutes plus tard, Vincent Aboubakar rĂ©pond de fort belle maniĂšre en trompant Hugo Lloris. « J’ai l’impression qu’on Ă©tait encore en train de fĂȘter le but », reconnaĂźt Didier Deschamps, le sĂ©lectionneur français. Le jeu est plus ou moins Ă©quilibrĂ©, les Camerounais s’illustrant mĂȘme Ă  plusieurs reprises devant la cage française. La France, grĂące Ă  Kingsley Coman et Dimitri Payet, va prendre de l’ascendant en profitant des errements de la dĂ©fense camerounaise Ă  la 41e mn avec Olivier Giroud, qui a tout le temps pour armer sa frappe, totalement esseulĂ© entre Chedjou et Teikeu, dans la surface de rĂ©paration.
La deuxiĂšme pĂ©riode va perdre en intensitĂ©, les Bleus semblant se contenter de gĂ©rer le score tout en assiĂ©geant le camp camerounais. La sortie d’Enoh Eyong, auteur d’un mauvais match, fera du bien Ă  l’équipe. Contrairement Ă  celle, sur blessure de Georges Mandjeck. Et alors qu’on semble s’acheminer vers une victoire tranquille de la France, Eric Maxim Choupo-Moting, aprĂšs une belle combinaison avec Anatole Abang, Ă©galise Ă  la 88e mn. Les Français crient Ă  la faute sur un de leurs dĂ©fenseurs, mais le but est accordĂ©. Et comme il Ă©tait Ă©crit que cette fin de rencontre serait particuliĂšrement animĂ©e, les Bleus s’offrent un 3e but grĂące Ă  un coup franc de Dimitri Payet Ă  la 90 mn sur lequel Ondoa ne peut rien.
Le Cameroun a clairement perdu sur les dĂ©tails, avec des pertes de ballon et des fautes inutiles. Finalement, c’est Eric Maxim Choupo-Moting qui avait raison lors de la confĂ©rence d’avant-match. Ce France-Cameroun avait des airs d’un certain Allemagne-Cameroun de 2014. D’ailleurs, les journalistes français n’hĂ©sitaient pas Ă  rappeler ce match entre les deux Ă©quipes qui avait Ă©tĂ© suivi par le sacre de la Mannschaft Ă  la coupe du monde, question de se rassurer. Et si Hugo Broos craignait un coup au moral pour ses joueurs avant la 5e journĂ©e des Ă©liminatoires de la CAN 2017, il peut ĂȘtre rassurĂ© : ses joueurs ont du rĂ©pondant. Le Cameroun lui peut voir sereinement venir le match crucial de vendredi contre la Mauritanie.
Bac général: les épreuves démarrent mardi

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

La composition qui dĂ©bute mardi sur toute l’étendue du pays s’achĂšvera vendredi prochain.
Des milliers de lycĂ©ens et collĂ©giens entament mardi le marathon du baccalaurĂ©at. Ils seront, cette annĂ©e, des milliers de candidats de 14 Ă  52 ans Ă  plancher Ă  partir de ce mardi et jusqu’au 3 juin pour les Ă©preuves Ă©crites de cet examen qui clĂŽture les Ă©tudes dans le secondaire. A l’Office du BaccalaurĂ©at du Cameroun (OBC), responsable de la mise en Ɠuvre dudit examen, c’est le branle-bas de combat. Une organisation impressionnante a Ă©tĂ© mise en place Ă  l'avance dans les coulisses des diffĂ©rents Ă©tats-majors. Plus de 4000 centres d’examen, des centaines de sujets Ă©laborĂ©s pour les diverses matiĂšres, filiĂšres, sĂ©ries et diplĂŽmes, de milliers de copies Ă  corriger, autant de correcteurs, examinateurs et jurys sont nĂ©cessaires. Dans les zones d’éducation prioritaire sinistrĂ©es entre autres par la guerre contre la secte islamiste Boko Haram, des mesures particuliĂšres ont Ă©tĂ© prises pour sĂ©curiser candidats et centres d’examen dans le Septentrion. Une dĂ©lĂ©gation de l’OBC est d’ailleurs sur le terrain dans la rĂ©gion de l’Est dĂšs ce jour pour s’assurer du bon dĂ©roulement des Ă©preuves de la session 2016.
Depuis 2012, le nombre de candidats prĂ©sentant le baccalaurĂ©at ne cesse d’augmenter. Tout comme les admis, toutes les sĂ©ries confondues. A la session 2012 d’ailleurs, sur les 97.967 candidats ayant prĂ©sentĂ© l’examen, 52.216 avaient Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s admis, contre 31.617 l’édition prĂ©cĂ©dente, en 2011. Soit 20.599 laurĂ©ats de plus. La lecture des statistiques rendues disponibles d’annĂ©e en annĂ©e par l’OBC permet de relever une nette amĂ©lioration du taux de rĂ©ussite de toutes les rĂ©gions du pays.
Tchad : HissÚne Habré condamné à vie

Simon Pierre ETOUNDI
Afrique - Politique

L’ancien prĂ©sident tchadien Ă©tĂ© reconnu coupable de viols, de crimes contre l'humanitĂ© et crimes de guerre.
Les Chambres africaines extraordinaires (CEA) ont rendu lundi leur verdict. Ce sera la prison Ă  vie pour l’ancien prĂ©sident tchadien HissĂšne HabrĂ©. Celui qui a dirigĂ© le Tchad de 1982 Ă  1990 Ă©tait accusĂ© d'avoir Ă©tĂ© l’instigateur d'un systĂšme de rĂ©pression particuliĂšrement sĂ©vĂšre dans son pays. D’aprĂšs l’accusation, la responsabilitĂ© de HissĂšne HabrĂ© est avĂ©rĂ©e dans la rĂ©pression d’opposants ou ceux soupçonnĂ©s de l'ĂȘtre, mais aussi de plusieurs communautĂ©s du sud du pays proches des rĂ©bellions contre son rĂ©gime. Pour le prĂ©sident de la Cour des Chambres africaines extraordinaires, Gberdao Gustave Kam, «HissĂšne HabrĂ© donnait des ordres d’arrestation, de libĂ©ration et d’exĂ©cution de prisonniers dĂ©tenus dans les prisons de la DDS. HissĂšne HabrĂ© participait directement aux interrogatoires et aux sĂ©ances de torture, parfois en infligeant lui-mĂȘme des sĂ©vices ou en les ordonnant ». Le verdict rendu hier est le point culminant d’une bataille judiciaire qui dure depuis 26 ans.
HissĂšne HabrĂ© est restĂ© impassible Ă  la lecture de la sentence Ă©noncĂ©e contre lui. Mais pour les trois avocats commis d’office qui ont tentĂ© de dĂ©fendre le condamnĂ© contre son grĂ©, la sentence est trop lourde. Aucune preuve selon eux ne la justifie. « Aucune preuve n’a Ă©tĂ© rapportĂ©e et nous, en tant qu’avocats de la dĂ©fense, nous nous sommes Ă©vertuĂ©s Ă  prouver l’innocence du prĂ©sident HabrĂ©, lĂ  oĂč l’accusation a failli dans sa mission de prouver les faits. En consĂ©quence, nous ne pouvions que nous attendre Ă  un verdict d’acquittement (
) Quand on est condamnĂ© dans des conditions comme celles-lĂ , la dĂ©cision ne peut pas plaire », a dĂ©clarĂ© maĂźtre Mbaye SĂšne, l’un des avocats d’HissĂšne HabrĂ©. La dĂ©fense a quinze jours Ă  partir de l’énoncĂ© du verdict pour faire appel. Si tel est le cas, un nouveau procĂšs aura lieu devant les Chambres africaines extraordinaires.
Le tribunal qui a jugĂ© HissĂšne HabrĂ© a Ă©tĂ© créé spĂ©cialement Ă  la suite d'un accord entre le gouvernement du SĂ©nĂ©gal et l'Union africaine. L’ancien prĂ©sident tchadien a vĂ©cu impunĂ©ment au SĂ©nĂ©gal pendant plus de 20 ans, malgrĂ© les nombreuses plaintes des organisations de dĂ©fense des droits humains et des associations de victimes prĂ©sumĂ©es. Mais en 2013, il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  Dakar. Pour le gouvernement sĂ©nĂ©galais, il fallait le juger ou le transfĂ©rer en Belgique dont la justice le rĂ©clamait. Et c’est pour Ă©viter qu’un nouveau dirigeant africain ne soit jugĂ© hors du continent qu’un accord entre Dakar et l'Union africaine a conduit Ă  la crĂ©ation des chambres africaines extraordinaires.
Lutte contre la grippe aviaire: conseils pratiques pour gérer la crise

Malobe Eugénie
National - Société

Le ministre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales informe les Ă©leveurs, les accouveurs et tous les acteurs de la filiĂšre avicole Ă  observer strictement et Ă  mettre en place les mesures de biosĂ©curitĂ© ci-aprĂšs au sein de leur exploitation :
1) Que faire pour protĂ©ger sa ferme lorsqu’aucun cas n’est recensĂ© dans votre rĂ©gion ?
Mesures d’isolement :
- Ne recevoir que des volailles de sources fiables et disposant d’un certificat sanitaire vĂ©tĂ©rinaire.
- Limiter l’introduction de nouvelles volailles dans le troupeau.
- Séparer les nouvelles volailles ou celles qui reviennent de foires et marchés et les garder sous observation pour au moins deux semaines avant de les introduire dans le reste du troupeau.
- Suivre strictement un vide sanitaire entre deux bandes.
Mesures sanitaires :
- Nettoyer et désinfecter réguliÚrement les bùtiments, les poulaillers, les équipements de travail et les véhicules.
- Enfouir les oiseaux morts et les Ɠufs endommagĂ©s.
- Utiliser des cageots en plastique (plus faciles Ă  nettoyer) pour le transport des volailles.
- Nettoyer et désinfecter les cageots au retour du marché avant nouvelle utilisation
ContrĂŽle de la circulation :
- Interdire l’accùs des visiteurs dans la ferme.
- Instituer une dĂ©sinfection systĂ©matique des chaussures et des mains. Imposer le port des vĂȘtements et chaussures propres Ă  la ferme pour toute personne avant d’accĂ©der Ă  l’exploitation.
- ProtĂ©ger les volailles du contact avec les oiseaux, les rongeurs, ou d’autres animaux.
- Tenir des registres sur les déplacements des personnes, des animaux et des équipements qui arrivent sur les lieux ou les quittent.
- Veiller à ce que tous les fournisseurs et autres visiteurs se conforment aux mesures de biosécurité.
- Interdire formellement l’accùs à la ferme aux commerçants de volaille et clients de litiùre.
Gestion de la santé du troupeau :
- Surveiller quotidiennement la santé du troupeau.
- Signaler immédiatement toute mortalité et signe de maladie de volailles aux services du MINEPIA.
- Faire recours aux services vĂ©tĂ©rinaires pour la mise en Ɠuvre des mesures de prĂ©vention
- Tenir des registres quotidiens sur la santĂ© de l’élevage, y indiquer les niveaux de production, les prĂ©occupations relatives Ă  la santĂ© ainsi que les traitements et vaccins administrĂ©s.
2) Que faire pour protéger sa ferme lorsque des cas sont recensés dans la région ?
- Garder vos volailles dans un environnement clos.
- N’acheter et n’introduisez aucun nouvel animal dans votre ferme.
- N’autoriser l’accĂšs de votre ferme qu’aux personnes indispensables avec une application stricte des mesures de biosĂ©curitĂ© ;
- Nettoyer la cour, le bùtiment, les équipements et les véhicules réguliÚrement.
- Stocker le fumier.
- ProtĂ©ger l’eau et l’aliment de volaille – ils attirent les oiseaux sauvages et les ravageurs.
- Nettoyer avec un détergent avant de désinfecter tout matériel, équipement et véhicule.
3) Que faire en cas de forte mortalité dans votre ferme ?
- Placer les oiseaux morts dans des sacs immédiatement.
- Informer immédiatement les services vétérinaires.
- Enfouir dans une profondeur d’au moins un mĂštre aprĂšs avoir recouvert les carcasses de chaux vive aprĂšs la visite des services vĂ©tĂ©rinaires.
- Ne jamais vendre ou donner ces oiseaux ou leurs Ɠufs, mĂȘme s’ils ont l’air en bonne santĂ© !

Ceci est un message du ministĂšre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales.
Marchés publics: la passation en ligne opérationnelle

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Depuis janvier dernier, le MINMAP a publiĂ© huit appels d’offres en ligne. MĂȘme si les entreprises les consultent rĂ©guliĂšrement, aucune n’a encore souscrit Ă  travers ce canal.
Il est dĂ©sormais possible pour des opĂ©rateurs Ă©conomiques de consulter la liste des marchĂ©s publics et souscrire via Internet. C’est que le ministĂšre des MarchĂ©s publics (MINMAP) a rendu son portail Ă©lectronique opĂ©rationnel. « Depuis janvier dernier, les entreprises peuvent accĂ©der aux informations relatives aux appels d’offres et aux conditions de soumission Ă  travers notre site ou encore», a relevĂ© Jacques Ayé’e, chef de la division des systĂšmes d’information au MINMAP.
Actuellement, huit appels d’offres sont publiĂ©s sur la plateforme technologique du MINMAP, appelĂ©e Cameroon online electronic procurement system. MĂȘme si l’application enregistre beaucoup de vues, aucun soumissionnaire n’a encore postulĂ© par ce canal. A la rĂ©alitĂ©, il subsiste une crainte relative Ă  la sĂ©curisation de leur dossier de soumission. « Beaucoup ont peur que leur offre soit consultĂ©e et plagiĂ©e par d’autres soumissionnaires », dĂ©plore Jacques Ayé’e. Mais on apprend qu’au niveau du MINMAP, il est prĂ©vu une clĂ© de sĂ©curitĂ© « Pki ». « Elle est constituĂ©e de codes. Elle est accessible au niveau de l’ANTIC Ă  20 000 F et garantit la confidentialitĂ© des offres des soumissionnaires pendant un an », explique Jacques Ayé’e.
Fruit d’un partenariat Cameroun-CorĂ©e, l’e-procurement vise Ă  allĂ©ger les procĂ©dures de passation des marchĂ©s. Il a ceci d’avantageux qu’il permet de gagner en temps tout en barrant la voie Ă  la corruption. LancĂ© il y a deux ans, le projet a effectivement vu le jour en janvier. D’aprĂšs les informations recueillies au MINMAP, la mise sur pied de cette application a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e par une phase d’imprĂ©gnation et de formation du personnel qui a effectuĂ© des stages en CorĂ©e. Face au faible taux de frĂ©quentation de la plateforme e-procure ment, le MINMAP a rĂ©solu d’aprĂšs Jacques Ayé’e de mettre gratuitement la clĂ© Ă  la disposition des entreprises et autres opĂ©rateurs Ă©conomiques. Il est aussi prĂ©vu des campagnes d’information et de sensibilisation pour susciter l’intĂ©rĂȘt autour de cette innovation technologique.