Cameroon Tribune
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Cross MINDEF 2016: Patterson Dzoua et Micheline Nguegan vainqueurs

Steve LIBAM
National - Politique

Ils ont remportĂ© la course qui s’est dĂ©roulĂ©e Ă  travers les artĂšres de la capitale YaoundĂ© jeudi dernier.

DĂšs les premiers kilomĂštres, le soldat de 2e classe Patterson Dzoua, en service Ă  l’état-major de l’armĂ©e de l’air, avait dĂ©jĂ  creusĂ© l’écart sur les autres concurrents. AprĂšs le dĂ©part donnĂ© aumesse des officiers peu avant 6h du matin, le jeudi 19 mai dernier, le coureur Ă©tait dĂ©jĂ  en tĂȘte au moment d’amorcer la colline qui mĂšne Ă  la Basilique mineure Marie-Reine des apĂŽtres de MvolyĂ©. Le reste du parcours (carrefour Vogt, Cradat, Cetic de Ngoa-EkellĂ©, carrefour EMIA, MINEE, lac municipal, ENAM) se fera sans encombre pour lui, jusqu’à l’arrivĂ©e dans la cour d’honneur de la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral en 32 mn 14s. « Je suis fier de cette victoire, qui est dans la continuitĂ© de celle de l’annĂ©e derniĂšre », confie le laurĂ©at. Dans la catĂ©gorie des coureurs de -35 ans, il devance le sergent FĂ©lix Tchikoua et le soldat de 1Ăšre classe Innocent Momo Songou.
Chez les athlĂštes de plus de 35 ans, le sergent-chef LyongaEssome, en service au 6e secteur militaire, dans la 2e rĂ©gion militaire interarmĂ©es, devance l’adjuvant Roland Nyame et l’adjudant-chef major Paul Kuete en 32 mn 21 s, au terme d’une course plus serrĂ©e. Du cĂŽtĂ© des dames, c’est Micheline Nguegan qui est arrivĂ©e la premiĂšre au terme des huit kilomĂštres du parcours. Pour sa premiĂšre participation au Cross du ministĂšre de la DĂ©fense, l’élĂšve sous-officier au centre d’instruction des sous-officiers des armĂ©es Ă  Koutaba, devance le caporal Tawasna. En service Ă  la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral, cette derniĂšre aurait aimĂ© l’emporter devant les siens. « J’étais assez déçue. Mais c’est ainsi que la compĂ©tition l’a voulue. Je ferai mieux lors de la prochaine Ă©dition », assure-t-elle.
Cameroon Tribune du jeudi, 26 mai 2016.
Anne Marie NziĂ©, la voix d’or s’est Ă©teinte

Monica NKODO
National - Société

AprĂšs plus de deux semaines d’internement Ă  l'hĂŽpital central de YaoundĂ©, l’icĂŽne de la chanson camerounaise est dĂ©cĂ©dĂ©e dans la nuit de mardi 24 mai dernier.
Matin pĂ©nible ce mercredi 25 mai, dans la modeste demeure d’Anne Marie NziĂ© au quartier CitĂ©-verte Ă  YaoundĂ©. A son chevet depuis plus de deux semaines, les membres de la famille de la lĂ©gende de la musique camerounaise, disparue Ă  22h56 – selon ses proches – dans la nuit du 24 mai, sont extĂ©nuĂ©s. LessivĂ©s d’abord par la tristesse due Ă  la perte de leur mĂšre, grand-mĂšre, arriĂšre grand-mĂšre, belle-mĂšre, sƓur, tante, bref leur « maman ». FatiguĂ©s aussi par les montagnes russes d’émotions gravies depuis plus de deux semaines, entre espoir et dĂ©prime. Qu’attendaient-ils ? Un probable rĂ©tablissement. « La maman avait recommencĂ© Ă  parler, peu de temps aprĂšs son admission dans un Ă©tat critique au service de rĂ©animation et soins intensifs de l’hĂŽpital central. Quand je lui donnais son bain ou son repas, elle rĂ©agissait », rapporte sa belle-fille, Albertine Djeli.
C’est elle, qui avec Marlyse Dissabinga, la petite-sƓur, mais aussi cĂ©lĂšbre danseuse et accompagnatrice d’Anne Marie NziĂ©, veillaient jour et nuit Ă  ses cĂŽtĂ©s. Toutes les deux sont inconsolables. Jean Zang, petit-fils de Marlyse et d’Anne Marie, se prĂ©sente comme le chef de famille. Il raconte au moins une dizaine de fois, un rĂ©cit triste et rĂ©pĂ©titif. « Maman avait eu un AVC. Nous l’avons conduite Ă  l’hĂŽpital central le 8 mai dernier, oĂč elle Ă©tait suivie jusqu’à son dĂ©cĂšs mardi. Nous sommes meurtris », dit-il. Famille, amis et fans arrivent Ă  leur tour dans ce salon, oĂč les murs, sont de vĂ©ritables fresques de la vie et de l’immense carriĂšre de ce monument de la chanson camerounaise.
Naissance d’une icîne
NĂ©e vers 1931, Anne Marie Mvunga NziĂ©, tient son prĂ©nom de Anne Marie Lehmann, Ă©pouse d’un missionnaire amĂ©ricain, proche de la famille NziĂ© entre la fin des annĂ©es 1800 et le dĂ©but des annĂ©es 1900. Fille de Simon Pierre NziĂ© Nzhiougma, prĂ©dicateur de l’Eglise presbytĂ©rienne camerounaise, Anne Marie N. chante pour la chorale. A 12 ans, elle exĂ©cute un cantique qu’aucun choriste n’arrive Ă  suivre. Comme la chaussure de verre de Cendrillon, seule la voix d’Anne Marie N. collait Ă  ce couplet. Elle n’a que 12 printemps, et dĂ©jĂ  elle fait des Ă©tincelles. C’est Ă  l’Eglise qu’elle doit ses premiers pas dans la musique. Dans les annĂ©es 60 d’ailleurs, elle est connue pour ses morceaux religieux enregistrĂ©s par AndrĂ© Pache et TimothĂ©e Awono Nomo au Centre des techniques audiovisuelles de l’Eglise presbytĂ©rienne Ă  YaoundĂ©. Des titres intĂ©grĂ©s dans des programmes de Radio Cameroun et des radios chrĂ©tiennes d’Addis-Abeba et Monrovia. Sa passion est nourrie par son grand-frĂšre MoĂŻse NziĂ©, plus connu sous le nom de Cromwell. Un amour effrĂ©nĂ© pour la musique, que son mari, Franck Denis Nziou (elle l’épouse en 1958), partage avec elle pendant des dĂ©cennies.
Anne Marie NziĂ©, la voix d’or s’est Ă©teinte

Monica NKODO
National - Société

...
Durant la dĂ©cennie 50-60, ils forment un duo, bref mais intense. Lui alto, parfois tĂ©nor, elle soprano, bien sĂ»r. Sa voix angĂ©lique sera sa marque, mĂȘme si Ă  ses dĂ©buts, ce don du ciel Ă©tait lĂ  pour accompagner sa guitare. En 1963, elle remporte mĂȘme un concours de guitaristes organisĂ© Ă  YaoundĂ© par le musicien allemand Siegfried Behrend. Elle est rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public. Cet instrument, elle le gratte pour la premiĂšre fois sur un lit d’hĂŽpital, Ă  Bibia, son village natal dans l’arrondissement de Lolodorf, dĂ©partement de l’OcĂ©an. Elle y Ă©tait admise suite Ă  une plaie rebelle et tenace Ă  la jambe gauche. Cette Ă©pine se cramponne Ă  sa chair pendant plus de 10 ans, et dans ce mal pour un bien, Anne Marie NziĂ© forge son caractĂšre. Elle en aura besoin, elle, femme seule et bourrĂ©e de talent, dans un monde musical dominĂ© par des timbres masculins. Elle ne s’en sort pas trop mal. Elle est l’unique femme Ă  avoir produit trois disques en compagnie de son ensemble. On est en 1955 et elle n’a que 24 ans. Elle est le visage fĂ©minin des belles heures de Africambiance, maison de production, qui verra passer notamment Manu Dibango, Francis Bebey, entre autres.
La gloire, encore et toujours
Sous la main talentueuse de Mbonoh Samba, homme de radio et de spectacle, Anne Marie NziĂ© enchaĂźne les tubes dans la dĂ©cennie 60 : « Bibele abe », « Mename », etc. Ses chansons vivent, respirent et parlent Ă  tous. Elle chante l’amour et le mariage avec « Mabaze » ou « Reviens KMC ». Elle proclame son affection pour ses sƓurs dans « Sarah » et « Marguerite ». Elle condamne ces hommes qui trouvent tous les dĂ©fauts aux femmes dans « Bibele abe ». Elle cĂ©lĂšbre mĂȘme les autres flambeaux de la nation avec « Bessala le gorille », Ă©loge au boxeur camerounais, rĂ©cemment disparu lui aussi. Mais Anne Marie parle beaucoup de Dieu (elle est faite diaconesse de l’EPC paroisse de Nkomkana en 1984). A titre d’exemple, « LibertĂ© », publiĂ©e en 1984 par Ebobolo Fia, s’appelait en rĂ©alitĂ© « Dieu merci », quand Anne Marie N. l’a composĂ©e dans les annĂ©es 60.
La voix d’or camerounaise Ă©merge Ă  une Ă©poque bercĂ©e par les autres Miriam Makeba, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin
 Le monde la rĂ©clame. Une tournĂ©e internationale en 1968 la mĂšnera par la France, l’AlgĂ©rie, le Ghana, le Nigeria, le SĂ©nĂ©gal, et en 1987, elle fera mĂȘme un voyage remarquĂ© en CorĂ©e du Nord ! Mais c’est ici, sur ses terres, que la chanteuse est adulĂ©e comme elle le mĂ©rite. Elle Ɠuvre dans l’orchestre national aussi bien dans l’encadrement que dans les prestations scĂ©niques, ceci pendant une dizaine d’annĂ©es. Elle fait mĂȘme l’actrice dans le film « Les coopĂ©rants » de Arthur Si Bita. C’est logiquement, qu’elle est appelĂ©e pour « Les fleurs musicales du Cameroun », un projet musical montĂ© en 1982. Il est si difficile de ressasser l’existence prolifique et incomparable d’Anne Marie NziĂ©. Celle qui nous a quittĂ©s le mardi 24 mai dernier Ă©tait une femme pieuse, douĂ©e, passionnĂ©e, attachĂ©e aux valeurs familiales – elle a Ă©levĂ© nombre d’enfants comme les siens, mĂȘme si elle ne connaĂźtra jamais le plaisir de la maternitĂ©. Adieu la maman des artistes !
Un réseau de faussaires démantelé dans les intégrations dans la Fonction publique

Elise ZIEMINE
National - Société

Auteurs et personnels intĂ©grĂ©s irrĂ©guliĂšrement dĂ©masquĂ©s par le MINFOPRA, dans le cadre de l’assainissement du fichier solde et personnels de l’Etat.
Coup de filet au ministĂšre de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (MINFOPRA). Le chef de dĂ©partement, Michel Ange Angouing, et ses Ă©quipes ont dĂ©busquĂ© un rĂ©seau de faussaires durant les opĂ©rations d’assainissement du fichier-solde et personnels de l’Etat. Le communiquĂ© du ministre signĂ© le 24 mai dernier et rendant publique l’information n’indique pas qui ils sont. Encore moins dans quelle administration ils travaillent. Mais des sources bien introduites indiquent qu’il s’agit aussi bien des responsables du MINFOPRA que de ceux de plusieurs autres ministĂšres : Finances, SantĂ©, Education
Ces derniers auraient permis l’intĂ©gration irrĂ©guliĂšre de plusieurs personnes durant l’opĂ©ration de contractualisation des ex-temporaires en 2009. C’était sĂ»rement sans compter avec l’actuelle opĂ©ration d’assainissement du fichier solde et personnel de l’Etat.
D’aprĂšs le texte du MINFOPRA, les auteurs ont Ă©tĂ© identifiĂ©s et font dĂ©jĂ  face aux procĂ©dures disciplinaires, ceci sans prĂ©judice de poursuites judiciaires. Pour ce qui est des personnels irrĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, Michel Ange Angouing explique que « les mesures conservatoires suivantes ont Ă©tĂ© prises : la suspension de solde immĂ©diate pour ceux percevant un salaire, la dĂ©sactivation de tous les matricules concernĂ©s et la saisine des administrations utilisatrices pour libĂ©ration Ă©ventuelle de ceux de ces personnels, qui seraient en activitĂ© ».
Dans la mĂȘme veine, le ministre de la Fonction publique appelle les chercheurs d’emploi et leurs familles Ă  plus de vigilance et de prudence. Rappelant qu’en tant que prĂ©sident des ComitĂ©s techniques chargĂ©s des recrutements spĂ©ciaux des 25 000 et des ex-personnels temporaires de l’administration, ces opĂ©rations sont bouclĂ©es et personne, quel que soit le motif, ne peut encore ĂȘtre recrutĂ© Ă  la Fonction publique camerounaise dans ce cadre. « Aucun individu n’a Ă©tĂ© mandatĂ© pour procĂ©der Ă  la collecte des dossiers de candidatures ou des requĂȘtes », martĂšle Michel Ange Angouing. En rappel, l’assainissement du fichier-solde de l’Etat est un processus visant la mise Ă  jour de ce dernier, afin que n’y figurent que les agents publics rĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, placĂ©s dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il est question d’évacuer les agents dĂ©cĂ©dĂ©s, dĂ©missionnaires, en dĂ©tachement, en indisponibilitĂ© mais aussi les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration indus.
Opération "coup de poing" à Douala V contre l'incivisme et la prostitution

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mƓurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă  en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que l’action qu’il a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps qu’il faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs d’habitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs d’un mois, en effet, l’administration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă  des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine d’interpellations a eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă  ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage s’est plaint. L’activitĂ© qui s’était rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec l’amĂ©nagement d’établissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme n’importe quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă  leur activitĂ©.
« Ce qu’il s’est passĂ© c’est qu’un individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. C’est lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer l’activitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que c’est ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă  Douala ».
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous n’avions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, c’est normal qu’on assainisse Ă  nouveau », explique l’un d’eux, en face du lieu dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence d’un autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă  un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. D’autant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : c’est Ă  eux d’assurer la police des mƓurs.
7000 souscripteurs enregistrés dans la Micro-finance agricole

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Face Ă  la presse mardi, Janvier Mongui Sossomba a fait le point sur la campagne nationale de mobilisation des ressources.

7000 souscripteurs pour un peu plus de deux milliards de F. La moisson a Ă©tĂ© plutĂŽt abondante pour la Chambre d’Agriculture, des PĂȘches, de l’Elevage et des ForĂȘts (CAPEF) qui a rĂ©cemment parcouru les 10 rĂ©gions du pays pour une mobilisation de ressources destinĂ©es Ă  un Ă©tablissement de micro-finance agricole. La structure vise le plus grand nombre de producteurs agropastoraux. D’oĂč l’opĂ©ration de charme menĂ©e par Janvier Mongui Sossomba, le prĂ©sident de la CAPEF, dans le but de sensibiliser de potentiels souscripteurs. Face Ă  la presse hier, il n’a pas cachĂ© sa joie. « Le bilan de la campagne est plutĂŽt satisfaisant. Mieux, les rĂ©sultats engrangĂ©s vont au-delĂ  des objectifs escomptĂ©s », a-t-il dĂ©clarĂ©. Au rang des souscripteurs, bayam sellam, journalistes, agriculteurs, fonctionnaires.
D’aprĂšs Janvier Mongui Sossomba, la suite du chronogramme prĂ©voit l’élection des reprĂ©sentants des diverses rĂ©gions. « YaoundĂ© ne pouvant abriter les 7000 souscripteurs, nous allons organiser des assemblĂ©es rĂ©gionales constitutives au niveau des dĂ©partements au cours desquelles seront Ă©lus les reprĂ©sentants », a-t-il expliquĂ©. Une date sera, par la suite, fixĂ©e pour l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale constitutive Ă  YaoundĂ© oĂč les reprĂ©sentants des rĂ©gions Ă©liront les organes dĂ©libĂ©rants et exĂ©cutifs de l’établissement de micro-finance agricole. Une fois Ă©lus, lesdits membres devront trouver le nom de baptĂȘme de la structure. « Ils dĂ©cideront Ă©galement du statut juridique, identifieront les services Ă  offrir et dĂ©cideront entre autres de la durĂ©e des prĂȘts, du taux d’intĂ©rĂȘt et des modalitĂ©s de remboursement », a indiquĂ© Janvier Mongui Sossomba.
Les deux milliards de F n’étant encore que des intentions de souscription, les 7000 souscripteurs devront confirmer leur engagement devant le notaire, Ă  l’occasion de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de YaoundĂ©. En tant qu’actionnaires, ils seront Ă©difiĂ©s sur les modalitĂ©s de libĂ©ration de leurs fonds, « Ă©tant donnĂ© qu’il est exigĂ© la libĂ©ration d’un quart du capital Ă  l’ouverture des parts », a prĂ©cisĂ© Janvier Mongui Sossomba. Il a, par ailleurs, rassurĂ© la presse, prĂ©occupĂ©e par la gestion des fonds et la relation avec la banque agricole. « Loin d’empiĂ©ter sur les missions de la banque, l’établissement de micro-finance va plutĂŽt jouer un rĂŽle complĂ©mentaire en allant plus prĂšs des acteurs du monde agricole », a-t-il rassurĂ©. C’est ainsi que chaque chef-lieu de commune disposera d’une agence. Le siĂšge social sera, quant Ă  lui, Ă©tabli Ă  YaoundĂ©.
Douala V assainit ses nuits

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mƓurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă  en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que l’action qu’il a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps qu’il faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs d’habitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs d’un mois en effet, l’administration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă  des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine d’interpellations ont eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă  ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage s’est plaint. L’activitĂ© qui s’était rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec l’amĂ©nagement d’établissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme n’importe quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă  leur activitĂ©.
« Ce qu’il s’est passĂ© c’est qu’un individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. C’est lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer l’activitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que c’est ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă  Douala. »
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous n’avions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, c’est normal qu’on assainisse Ă  nouveau », explique l’un d’eux, en face du lieu-dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence d’un autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă  un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. D’autant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : c’est Ă  eux d’assurer la police des mƓurs.
Des casses au marché Mvog-Mbi

Carine TSIELE
National - Société

Mercredi, les agents de la Communauté urbaine ont démoli les commerces et les habitations situés aux abords de la route.

Mercredi noir pour les riverains de Mvog-Mbi, YaoundĂ©. Mercredi, l’habituelle ambiance commerciale a Ă©tĂ© remplacĂ©e par les cris et les pleurs des populations et des commerçants. C’est que dans le cadre de l’assainissement urbain, instituĂ© par le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine, ses agents, encadrĂ©s d’élĂ©ments de la police et de ceux de la gendarmerie ont procĂ©dĂ© Ă  la destruction systĂ©matique de tous les comptoirs, habitations et autres rajouts en planches situĂ©s aux abords de la route jusqu’au lieu dit Cami Toyota et de la route secondaire de Mvog-Atangana Mballa. Ceci, sous le regard impuissant des commerçants et autres badauds. Le lieu Ă©tait alors semblable Ă  un vaste champ de bataille, on y retrouvait des dĂ©bris de parpaings, des bouts de fers Ă  bĂ©ton et mĂȘme des lĂ©gumes et vĂȘtements enfouis sous les dĂ©combres. « C’est notre village, nous sommes nĂ©s ici, nos enfants aussi. Nous avons tous nos souvenirs ici, ça nous fait mal de voir tout en train d’ĂȘtre balayĂ© d’un seul coup. Nous vivons dĂ©sormais chez mes beaux-parents en attendant qu’on nous dĂ©dommage », se plaint Marylise Mballa, rĂ©sidente.
En dĂ©cembre dernier, les agents de la CUY sont venus nous donner comme consignes de quitter le lieu. Ils avaient alors donnĂ© un dĂ©lai de 20 jours pour dĂ©loger. Ma famille et moi l’avons fait, rappelle Arnold N. Mais ce n’est pas le cas pour tous alors que nous quittions les lieux. Une famille rĂ©sidant au lieu dit Mvog-Atangana Mballa, au niveau du sens interdit, s’attĂšle encore Ă  enlever le portail et quelques lampadaires surplombant la clĂŽture de leur domicile. « Jusqu’à la derniĂšre minute, nous avons cru que les agents de la CUY ne reviendraient plus, mais nous sommes surpris de les voir aujourd’hui. Nous allons sauver ce qui peut encore l’ĂȘtre », espĂšre le chef de famille. Comme lui, plusieurs familles ont dĂ» dĂ©truire prĂ©cipitamment une partie de leurs constructions pour Ă©viter la furie destructrice des engins de la CUY.
Comment le placement fonctionne

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Des sociĂ©tĂ©s indĂ©pendantes insĂšrent environ 100 chercheurs d’emplois par an au sein d’entreprises.
L’enseigne, discrĂšte et logĂ©e en contrebas d’un Ă©tablissement public Ă  YaoundĂ©, est un carrefour entre les offres et les demandes d’emploi. A l’entrĂ©e de cette sociĂ©tĂ© de placement de travailleurs, un babillard listant les offres d’emploi Ă  saisir. A l’intĂ©rieur, le personnel est aux petits soins pour les visiteurs. L’un des chercheurs d’emploi joue carte sur table : « Combien ce poste peut-il rapporter financiĂšrement ? », interroge-t-il. 15 ans dĂ©jĂ  que les responsables de la sociĂ©tĂ© Cible RH Emploi ont l’habitude de ces prĂ©occupations. L’entreprise fait dans les recrutements, placements, mises Ă  disposition et la formation du personnel au Cameroun. Selon Eleonore Tientcheu Tientcheu, directeur rĂ©gional Centre-Sud-Est, les insertions se font dans la quasi totalitĂ© des secteurs : Ă©lectricitĂ©, agroalimentaire, communication, BTP etc. et intĂšgre chaque annĂ©e 100 travailleurs environ pour des emplois permanents et 700 pour des emplois temporaires ou mises Ă  disposition.
Pour ĂȘtre mis en relation avec des entreprises, le chercheur d’emploi soumet un dossier de candidature. Les offres sont triĂ©es et les candidats retenus sont convoquĂ©s pour entretien. Le personnel peut se faire recruter de façon ponctuelle ou ĂȘtre mis Ă  la disposition de l’entreprise. Deux options de rĂ©munĂ©ration se prĂ©sentent. « Soit l’entreprise pour laquelle il postule se charge de le rĂ©munĂ©rer, soit l’entreprise le recrute et nous nous occupons de ce travailleur sur tous les plans (administratif et salarial) », explique la responsable. Lorsque l’entreprise se propose de rĂ©munĂ©rer elle-mĂȘme le personnel, elle a droit Ă  des frais de gestion. « Nous signons un contrat et nous nous entendons sur ce qui doit ĂȘtre payĂ©. Ces frais dĂ©pendent de la rĂ©munĂ©ration de l’employĂ©. La quote-part que nous allons recevoir pour un employĂ© qui va toucher 100 000 F n’est pas la mĂȘme que celle de celui qui en touchera 500 000 », explique-t-elle.
AprĂšs leur sĂ©jour en entreprise, la responsable de l’agence affirme recevoir des retours positifs venant des travailleurs insĂ©rĂ©s. Actuellement, Cible RH Emploi fournit principalement des ressources humaines aux multinationales et entreprises Ă©trangĂšres. « Plusieurs PME locales sont rĂ©ticentes et se disent qu’elles peuvent faire elles-mĂȘmes ce travail de recrutement. Mais au final, beaucoup d’employĂ©s se plaignent de maltraitances salariales », dĂ©plore-t-elle. Avant d’ajouter : « En ayant recours Ă  une entreprise tierce et impartiale, employeur et employĂ© ont la possibilitĂ© d’ĂȘtre un peu plus exigeants».
Placement des travailleurs: une cinquantaine de structures dans l’illĂ©galitĂ©

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Une liste de 34 entreprises de travail temporaire et 10 offices privĂ©s de placement ne dĂ©tenant pas d’agrĂ©ments valides et suspendues vient d’ĂȘtre publiĂ©e par le ministre de l’Emploi.
Dans un communiquĂ© publiĂ© le 23 mai dernier, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), Zacharie Perevet invite les chefs d’entreprises utilisatrices de la main d’Ɠuvre temporaire Ă  cesser toute relation professionnelle avec certaines entreprises de travail temporaire et offices privĂ©s de placement. Deux motifs principaux sont Ă©voquĂ©s. Les agrĂ©ments dĂ©tenus par les promoteurs des structures ciblĂ©es (34 entreprises de travail temporaire et 10 offices de placement privĂ©s) ne sont plus valides. De plus, parmi ces Ă©tablissements, 17 structures sont purement et simplement suspendues, certaines depuis 2011 d’ailleurs.
Offices privés de placement
AprĂšs agrĂ©ment du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), ils sont habilitĂ©s Ă  mettre Ă  disposition des travailleurs permanents, comme le Fonds national de l’emploi (FNE). Les chercheurs d’emplois peuvent donc s’enregistrer dans ces offices qui se chargent de les placer « gratuitement ». C’est dire que la personne placĂ©e ne dĂ©bourse aucun franc. Il revient plutĂŽt Ă  la structure employeuse de rĂ©munĂ©rer l’office de placement. HĂ©las, dans la pratique, les syndicats regrettent des abus de tous genres : « certains offices exigent du chercheur d’emploi un pourcentage sur son salaire avant de consentir au placement. Ce qui est illĂ©gal », regrette une source au MINEFOP.
Entreprises de travail temporaire
Elles doivent au prĂ©alable obtenir l’agrĂ©ment du MINEFOP. Leur activitĂ© consiste Ă  recruter des personnels qu’elles mettent Ă  disposition de structures demandeuses de main d’Ɠuvre, pour un dĂ©lai dĂ©fini au dĂ©part. Il n’est pas question de placement, mais de simple mise Ă  disposition. D’oĂč la notion de travail temporaire. Dans la pratique, la structure demandeuse de main d’Ɠuvre signe un contrat avec l’entreprise de travail temporaire qui rĂ©cupĂšre son personnel Ă  la fin du contrat. Le salaire du travailleur est assurĂ© par son employeur temporaire, qui verse Ă©galement une paie Ă  l’entreprise qui lui a fourni la main d’Ɠuvre. Ici Ă©galement, des abus existent, allant jusqu’à la traite humaine.
En dĂ©pit du travail d’assainissement menĂ© par le MINEFOP, beaucoup de clandestins infiltrent le systĂšme et sont gĂ©nĂ©ralement Ă  la base des abus dĂ©criĂ©s. NĂ©anmoins, le ministĂšre constate que diverses sociĂ©tĂ©s emploient des travailleurs mis Ă  disposition par des entreprises non-agréées. L’agrĂ©ment en question passe par la fourniture d’un certain nombre de documents administratifs et juridiques et un mandat de 50 000 F pour les offices de placement et 150 000 F pour les entreprises de travail temporaire, valable deux ans.
DĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures: le guide de l’usager disponible

Josy MAUGER
National - Economie

Le document permettant aux opĂ©rateurs Ă©conomiques d’accĂ©der aux informations liĂ©es Ă  l’import et Ă  l’export vise Ă  la rĂ©duction du temps et des coĂ»ts.

RĂ©duction de coĂ»t, gain de temps, sĂ©curisation des transactions, transparence, traçabilitĂ© des opĂ©rations et disponibilitĂ© des informations en temps rĂ©el, sont autant d’avantages dont vont dĂ©sormais bĂ©nĂ©ficier les opĂ©rateurs Ă©conomiques et autres usagers opĂ©rant dans le domaine du commerce extĂ©rieur. GrĂące au guide des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es du commerce extĂ©rieur dĂ©jĂ  disponible en ligne et en version papier. Le ministre du Commerce (MINCOMMERCE), Luc Magloire Mbarga Atangana a prĂ©sidĂ© hier Ă  YaoundĂ©, la cĂ©rĂ©monie officielle de lancement de ce document de prĂšs de 200 pages. Il va contribuer Ă  simplifier les dĂ©marches, pour l’opĂ©rateur. Le guide de l’usager est un moyen de fluidifier les opĂ©rations avec pour objectif final, la facilitation des Ă©changes. Autre avantage de l’instrument, l’amĂ©lioration du climat des affaires au Cameroun. L’élaboration de ce guide Ă©tant d’ailleurs l’une des recommandations issues de la 7e session du Cameroun Business forum (CBF) tenue en mars dernier dans la ville de Douala.
Pour le directeur gĂ©nĂ©ral du Guichet unique des opĂ©rations du commerce (GUCE), Isidore Biyiha, la mise en ligne des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es est une solution innovante concernant une dizaine de dĂ©partements ministĂ©riels. Un systĂšme qui va irrĂ©mĂ©diablement changer le systĂšme et le fonctionnement des opĂ©rations de commerce extĂ©rieur. Concernant le guide, l’usager va y trouver des informations sur les procĂ©dures exigibles, les textes juridiques liĂ©s aux opĂ©rations, les documents Ă  fournir pour une quelconque transaction, les coĂ»ts, les dĂ©lais, les formulaires, le dĂ©roulement, les pratiques de chaque procĂ©dure ainsi que les diffĂ©rents intervenants. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques apprĂ©cient dĂ©jĂ  la disponibilitĂ© de ce guide. Pour El Hadj Oumarou, coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), ce document va changer beaucoup de choses. « Tout d’abord, il va rĂ©duire drastiquement les dĂ©lais. Avant, tout Ă©tait manuel on se retrouvait avec un tas de paperasses. En plus, on marchait d’un point Ă  l’autre pour trouver les intervenants. Avec ce document, on peut rester au bureau et se connecter sans soucis », se rĂ©jouit l’opĂ©rateur Ă©conomique. Il parle Ă©galement des coĂ»ts qui seront rĂ©duits au niveau des opĂ©rations et les contacts physiques qui seront bien limitĂ©s.
Enseignement supĂ©rieur: les chefs d’établissements en quĂȘte de performance

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Ils l’ont prĂ©cisĂ© mercredi Ă  YaoundĂ© dans le cadre de leur confĂ©rence.
C’est sous le signe de la performance du systĂšme d’enseignement supĂ©rieur que s’est tenue mercredi Ă  YaoundĂ©, la premiĂšre confĂ©rence des chefs d’établissements (doyens des facultĂ©s des universitĂ©s d’Etat et des directeurs des Ă©coles sous tutelle desdites universitĂ©s). Pour l’amĂ©liorer et en faire un instrument efficace au service du dĂ©veloppement du pays, accessible Ă  tous et ouverte sur l’extĂ©rieur, cette performance est articulĂ©e sur trois axes : assurance-qualitĂ©, professionnalisation et employabilitĂ©. « La performance est au cƓur de notre stratĂ©gie en matiĂšre de formation et d’éducation, l’enjeu ici Ă©tant d’en faire un systĂšme capable de qualifier un nombre toujours plus croissant de jeunes, Ă  des niveaux toujours plus Ă©levĂ©s », a prĂ©cisĂ© le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur (MINESUP), le Pr Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres acadĂ©miques. Au menu de ces assises, les thĂšmes tels que : la mise en Ɠuvre du systĂšme LMD enjeux et difficultĂ©s, la gestion des scolaritĂ©s et l’enseignement Ă  distance ou en ligne ont Ă©tĂ© soumis Ă  la rĂ©flexion des responsables d’établissements.
Pour ce qui Ă©tait de l’évaluation du systĂšme LMD, le Pr Marcel Fouda Ndjodo, inspecteur gĂ©nĂ©ral acadĂ©mique au MINESUP, a expliquĂ© que « la difficultĂ© rencontrĂ©e est relative Ă  la dimension pĂ©dagogique de cette rĂ©forme. Elle demande que l’universitĂ© s’ouvre au monde socio-professionnel, mais aussi que ce monde socio-professionnel s’ouvre Ă  l’universitĂ© qui lui a dĂ©jĂ  tendu la main ». Pour mĂ©moire, la confĂ©rence des chefs d’établissements est une instance consultative créée par dĂ©cret prĂ©sidentiel en 1993. Elle a pour mission d’examiner les problĂšmes liĂ©s au dĂ©veloppement des Ă©tablissements sur le plan structurel, acadĂ©mique et technique dans le cadre de la politique de la planification de l’enseignement supĂ©rieur et de la coopĂ©ration des universitĂ©s.
Inscriptions sur les listes électorales: la 30 000e femme célébrée à Kyé-Ossi

Sainclair MEZING
National - Politique

Nadine AimĂ©e Yebdjouo a reçu le prĂ©cieux sĂ©same mardi dernier au cours d’une cĂ©rĂ©monie officielle.
Nadine AimĂ©e Yebdjouo Ă©tait la vedette d’une cĂ©rĂ©monie trĂšs courue organisĂ©e mardi dernier par Elections Cameroon (ELECAM) Ă  la place des fĂȘtes de KyĂ©-Ossi dans la rĂ©gion du Sud. 30 000e femme Ă  s’ĂȘtre inscrite sur les listes Ă©lectorales dans le cadre d’une campagne visant spĂ©cifiquement les femmes, organisĂ©e du 8 mars au 8 avril dernier, a reçu sa carte d’électeur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral adjoint d’ELECAM. Erik EssoussĂš a saluĂ© l’acte patriotique de la rĂ©cipiendaire qui compte parmi 369 femmes dĂ©jĂ  inscrites dans la localitĂ©. «Avec votre carte d’électeur, vous avez dĂ©sormais le pouvoir de dĂ©cider de qui doit diriger votre commune, doit parler en votre nom au parlement», a-t-il lancĂ©. En rĂ©action, la bĂ©nĂ©ficiaire n’a pas cachĂ© sa joie par cette cĂ©rĂ©monie Ă  elle consacrĂ©e. «Je ne m’y attendais pas et c’est un sentiment de satisfaction de recevoir sa carte d’électeur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral d’ELECAM. Je ne peux qu’encourager les autres femmes Ă  aller s’inscrire massivement».
En ciblant ainsi la gent fĂ©minine, la direction gĂ©nĂ©rale des Elections dit vouloir mettre la femme au centre des inscriptions sur les listes Ă©lectorales. «Nous voulons mettre un accent sur la femme parce que son rĂŽle dans la sociĂ©tĂ© est multiforme. Elle a beaucoup de vertus que nous voulons qu’elle mette au service du dĂ©veloppement. Et nous le faisons Ă  travers les inscriptions sur les listes Ă©lectorales pour que la femme puisse jouer son rĂŽle. Nous avons Ă©galement demandĂ© aux femmes de s’inscrire davantage parce qu’elles doivent Ă  la fois voter et ĂȘtre aussi Ă©lues. Elles doivent donc continuer Ă  jouer ce rĂŽle pour que leur reprĂ©sentativitĂ© soit toujours plus grande», a dĂ©clarĂ© Erik EssoussĂš. Au cours de ladite cĂ©rĂ©monie, un prix spĂ©cial a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă  Diane KabeyenĂ©, une autre femme de KyĂ©-Ossi, qui s’est illustrĂ©e dans la mobilisation des femmes Ă  s’inscrire sur les listes Ă©lectorales.
Avec un vivier de plus de 10 000 Ă©lecteurs potentiels, cette ville frontaliĂšre constitue une cible de choix pour l’organe en charge des Ă©lections. Raison pour laquelle le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint d’ELECAM en a profitĂ© pour encourager les retardataires Ă  se rapprocher de ses structures pour se faire enrĂŽler et a tenu Ă  rassurer l’assistance quant Ă  l’esprit de transparence et d’objectivitĂ© qui a toujours caractĂ©risĂ© l’organe en charge des Ă©lections.
Renseignement: une arme décisive

Rousseau-Joël FOUTE

Le renseignement est sans doute aussi ancien que l’art de la guerre. De nos jours, comme du temps de CĂ©sar et de NapolĂ©on, le renseignement occupe une place centrale dans la conception et la conduite des opĂ©rations militaires. Selon le gĂ©nĂ©ral français FrĂ©dĂ©ric Hingray, « l’enjeu aujourd’hui comme hier est inchangĂ© : il s’agit toujours de savoir pour comprendre les situations, l’environnement, et agir Ă  bon escient, souvent dans l’urgence, afin de prĂ©venir les menaces, les dĂ©samorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il s’agit toujours de dominer l’adversaire (supĂ©rioritĂ© opĂ©rationnelle), un adversaire qui a beaucoup changĂ© de nature ». Au point oĂč, Ă  l’heure actuelle, on parle de guerre asymĂ©trique. En d’autres termes, il y a en face des armĂ©es classiques des Etats, des ennemis qui ne sont pas forcĂ©ment des troupes organisĂ©es et identifiables en uniforme. On a plus Ă  faire Ă  des groupes armĂ©s hĂ©tĂ©rogĂšnes, Ă  l’exemple des rĂ©seaux et groupes extrĂ©mistes ou djihadistes immergĂ©s le plus souvent dans la population, comme Boko Haram. Dans ce contexte, pour vaincre ces groupes terroristes, la bonne collecte et le traitement judicieux des renseignements militaires est dĂ©terminant. Surtout quand on sait que Boko Haram, affaibli, a mutĂ© dans son mode opĂ©ratoire et a choisi de mener, quand c’est possible, des attaques de type kamikaze. Pour toutes ces raisons, la confĂ©rence des chefs de renseignement militaire des pays-membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et du BĂ©nin, ouverte avant-hier Ă  l’Ecole internationale supĂ©rieure de guerre Ă  Simbock, revĂȘt une importance stratĂ©gique. La rencontre se tient au lendemain de sĂ©rieux revers infligĂ©s Ă  l’ennemi commun, Boko Haram. On se souvient, en effet, que ces derniĂšres semaines, les renseignements (humains et techniques) ont permis notamment aux forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise de dĂ©manteler en territoire nigĂ©rian des bastions de ce groupe terroriste. Ces forces spĂ©ciales, agissant sous la banniĂšre du secteur 1 de la Force multilatĂ©rale mixte, Ă©taient appuyĂ©es par les opĂ©rations Alpha et Emergence 4 et intervenaient Ă©galement en synergie avec les forces armĂ©es nigĂ©rianes. C’est ainsi qu’aprĂšs les opĂ©rations victorieuses rĂ©cemment menĂ©es dans les zones de Ngoshe et Kumshe en territoire nigĂ©rian, les forces spĂ©ciales de l’ArmĂ©e camerounaise, suivant le mĂȘme dispositif, ont dĂ©truit du 10 au 11 mai 2016 trois camps de Boko Haram situĂ©s au Nigeria dans la forĂȘt de Madawaya, Ă  sept kilomĂštres de la frontiĂšre camerounaise. GrĂące Ă  ces expĂ©ditions victorieuses, ces derniers temps, les attentats-suicide dans les pays de la ligne de front sont devenus rares. Preuve que si le renseignement est davantage collectĂ© sur les poches de rĂ©sistance de Boko Haram ou sur les nouveaux projets de la secte, les armĂ©es de la coalition anticiperont et interviendront avec toujours plus d’efficacitĂ© pour dĂ©manteler mĂȘme des cellules dormantes. Car il faut bien garder Ă  l’esprit le fait que la menace Boko Haram est loin d’avoir disparu.
Forwarded from Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du vendredi, 27 mai 2016.
Forwarded from Cameroon Tribune
Nouvelle Classe Business - Simplement mieux.
Cameroon Tribune du lundi, 30 mai 2016.
President Biya Currently In Europe

Nkendem FORBINAKE
National - Politique

The Head of State left the national capital last Friday morning for a brief private stay in the old continent
The clement weather of Friday morning with temperatures hovering around 25°Celsius was good enough for a presidential outing; as at early as 7AM there were indications that the President of the Republic was out for something as Presidential Guards began to take up positions at strategic points on the 20-kilometer stretch of road between the Presidential palace and the Nsimalen International Airport. Before the presidential motorcade took off from State House, the road had been cleared by security officials even if at some crossing points, the police made it easy for early morning city dwellers to go about their chores by crossing from one part of the city to the other even in the cut or reduced traffic circulation. The President of the Republic arrived at the Presidential lounge of the Yaounde-Nsimalen International Airport at exactly 11 am where on the welcome line were the President of the Senate, Niat Njifenji; the Prime Minister, Philemon Yang, the Minister, Secretary-General at the Presidency of the Republic, Ferdinand Ngoh Ngoh; a Vice Speaker of the National Assembly, ThĂ©ophile Baoro;, the Secretary General of the Central Committee of the Cameroon Peoples Democratic Movement, Jean Nkuete; the Deputy Director of the Civil Cabinet at the Presidency Joseph LE; the Delegate General for National Security Martin Mbarga Nguele; the Director General for External Research, Maxime LĂ©oplod Eko Eko; the Governor of the Centre Region, Joseph Otto Wilson; the Senior Divisional Officers of the Mfoundi and Mefou-and-Afamba , Jean Claude Tsila and Emmanuel Mariel Djikdent respectively and the Government Delegate to the Yaounde City Council, Gilbert Tsimi Evouna . The President of the Republic stopped briefly at the lounge before heading for the aircraft. The same team greeting him on arrival also saw him off after his brief stay in the lounge where he, unusually did not receive any official although he was heard giving some specific instructions to the Prime Minister. His plane took off at about 11.20AM for his “brief private stay” as a State House CommuniquĂ© issued later stated