Cross MINDEF 2016: Patterson Dzoua et Micheline Nguegan vainqueurs
Steve LIBAM
National - Politique
Ils ont remportĂ© la course qui sâest dĂ©roulĂ©e Ă travers les artĂšres de la capitale YaoundĂ© jeudi dernier.
DĂšs les premiers kilomĂštres, le soldat de 2e classe Patterson Dzoua, en service Ă lâĂ©tat-major de lâarmĂ©e de lâair, avait dĂ©jĂ creusĂ© lâĂ©cart sur les autres concurrents. AprĂšs le dĂ©part donnĂ© aumesse des officiers peu avant 6h du matin, le jeudi 19 mai dernier, le coureur Ă©tait dĂ©jĂ en tĂȘte au moment dâamorcer la colline qui mĂšne Ă la Basilique mineure Marie-Reine des apĂŽtres de MvolyĂ©. Le reste du parcours (carrefour Vogt, Cradat, Cetic de Ngoa-EkellĂ©, carrefour EMIA, MINEE, lac municipal, ENAM) se fera sans encombre pour lui, jusquâĂ lâarrivĂ©e dans la cour dâhonneur de la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral en 32 mn 14s. « Je suis fier de cette victoire, qui est dans la continuitĂ© de celle de lâannĂ©e derniĂšre », confie le laurĂ©at. Dans la catĂ©gorie des coureurs de -35 ans, il devance le sergent FĂ©lix Tchikoua et le soldat de 1Ăšre classe Innocent Momo Songou.
Chez les athlĂštes de plus de 35 ans, le sergent-chef LyongaEssome, en service au 6e secteur militaire, dans la 2e rĂ©gion militaire interarmĂ©es, devance lâadjuvant Roland Nyame et lâadjudant-chef major Paul Kuete en 32 mn 21 s, au terme dâune course plus serrĂ©e. Du cĂŽtĂ© des dames, câest Micheline Nguegan qui est arrivĂ©e la premiĂšre au terme des huit kilomĂštres du parcours. Pour sa premiĂšre participation au Cross du ministĂšre de la DĂ©fense, lâĂ©lĂšve sous-officier au centre dâinstruction des sous-officiers des armĂ©es Ă Koutaba, devance le caporal Tawasna. En service Ă la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral, cette derniĂšre aurait aimĂ© lâemporter devant les siens. « JâĂ©tais assez déçue. Mais câest ainsi que la compĂ©tition lâa voulue. Je ferai mieux lors de la prochaine Ă©dition », assure-t-elle.
Steve LIBAM
National - Politique
Ils ont remportĂ© la course qui sâest dĂ©roulĂ©e Ă travers les artĂšres de la capitale YaoundĂ© jeudi dernier.
DĂšs les premiers kilomĂštres, le soldat de 2e classe Patterson Dzoua, en service Ă lâĂ©tat-major de lâarmĂ©e de lâair, avait dĂ©jĂ creusĂ© lâĂ©cart sur les autres concurrents. AprĂšs le dĂ©part donnĂ© aumesse des officiers peu avant 6h du matin, le jeudi 19 mai dernier, le coureur Ă©tait dĂ©jĂ en tĂȘte au moment dâamorcer la colline qui mĂšne Ă la Basilique mineure Marie-Reine des apĂŽtres de MvolyĂ©. Le reste du parcours (carrefour Vogt, Cradat, Cetic de Ngoa-EkellĂ©, carrefour EMIA, MINEE, lac municipal, ENAM) se fera sans encombre pour lui, jusquâĂ lâarrivĂ©e dans la cour dâhonneur de la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral en 32 mn 14s. « Je suis fier de cette victoire, qui est dans la continuitĂ© de celle de lâannĂ©e derniĂšre », confie le laurĂ©at. Dans la catĂ©gorie des coureurs de -35 ans, il devance le sergent FĂ©lix Tchikoua et le soldat de 1Ăšre classe Innocent Momo Songou.
Chez les athlĂštes de plus de 35 ans, le sergent-chef LyongaEssome, en service au 6e secteur militaire, dans la 2e rĂ©gion militaire interarmĂ©es, devance lâadjuvant Roland Nyame et lâadjudant-chef major Paul Kuete en 32 mn 21 s, au terme dâune course plus serrĂ©e. Du cĂŽtĂ© des dames, câest Micheline Nguegan qui est arrivĂ©e la premiĂšre au terme des huit kilomĂštres du parcours. Pour sa premiĂšre participation au Cross du ministĂšre de la DĂ©fense, lâĂ©lĂšve sous-officier au centre dâinstruction des sous-officiers des armĂ©es Ă Koutaba, devance le caporal Tawasna. En service Ă la brigade du quartier gĂ©nĂ©ral, cette derniĂšre aurait aimĂ© lâemporter devant les siens. « JâĂ©tais assez déçue. Mais câest ainsi que la compĂ©tition lâa voulue. Je ferai mieux lors de la prochaine Ă©dition », assure-t-elle.
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Cross MINDEF 2016: Patterson Dzoua et Micheline Nguegan vainqueurs
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
Monica NKODO
National - Société
AprĂšs plus de deux semaines dâinternement Ă l'hĂŽpital central de YaoundĂ©, lâicĂŽne de la chanson camerounaise est dĂ©cĂ©dĂ©e dans la nuit de mardi 24 mai dernier.
Matin pĂ©nible ce mercredi 25 mai, dans la modeste demeure dâAnne Marie NziĂ© au quartier CitĂ©-verte Ă YaoundĂ©. A son chevet depuis plus de deux semaines, les membres de la famille de la lĂ©gende de la musique camerounaise, disparue Ă 22h56 â selon ses proches â dans la nuit du 24 mai, sont extĂ©nuĂ©s. LessivĂ©s dâabord par la tristesse due Ă la perte de leur mĂšre, grand-mĂšre, arriĂšre grand-mĂšre, belle-mĂšre, sĆur, tante, bref leur « maman ». FatiguĂ©s aussi par les montagnes russes dâĂ©motions gravies depuis plus de deux semaines, entre espoir et dĂ©prime. Quâattendaient-ils ? Un probable rĂ©tablissement. « La maman avait recommencĂ© Ă parler, peu de temps aprĂšs son admission dans un Ă©tat critique au service de rĂ©animation et soins intensifs de lâhĂŽpital central. Quand je lui donnais son bain ou son repas, elle rĂ©agissait », rapporte sa belle-fille, Albertine Djeli.
Câest elle, qui avec Marlyse Dissabinga, la petite-sĆur, mais aussi cĂ©lĂšbre danseuse et accompagnatrice dâAnne Marie NziĂ©, veillaient jour et nuit Ă ses cĂŽtĂ©s. Toutes les deux sont inconsolables. Jean Zang, petit-fils de Marlyse et dâAnne Marie, se prĂ©sente comme le chef de famille. Il raconte au moins une dizaine de fois, un rĂ©cit triste et rĂ©pĂ©titif. « Maman avait eu un AVC. Nous lâavons conduite Ă lâhĂŽpital central le 8 mai dernier, oĂč elle Ă©tait suivie jusquâĂ son dĂ©cĂšs mardi. Nous sommes meurtris », dit-il. Famille, amis et fans arrivent Ă leur tour dans ce salon, oĂč les murs, sont de vĂ©ritables fresques de la vie et de lâimmense carriĂšre de ce monument de la chanson camerounaise.
Naissance dâune icĂŽne
NĂ©e vers 1931, Anne Marie Mvunga NziĂ©, tient son prĂ©nom de Anne Marie Lehmann, Ă©pouse dâun missionnaire amĂ©ricain, proche de la famille NziĂ© entre la fin des annĂ©es 1800 et le dĂ©but des annĂ©es 1900. Fille de Simon Pierre NziĂ© Nzhiougma, prĂ©dicateur de lâEglise presbytĂ©rienne camerounaise, Anne Marie N. chante pour la chorale. A 12 ans, elle exĂ©cute un cantique quâaucun choriste nâarrive Ă suivre. Comme la chaussure de verre de Cendrillon, seule la voix dâAnne Marie N. collait Ă ce couplet. Elle nâa que 12 printemps, et dĂ©jĂ elle fait des Ă©tincelles. Câest Ă lâEglise quâelle doit ses premiers pas dans la musique. Dans les annĂ©es 60 dâailleurs, elle est connue pour ses morceaux religieux enregistrĂ©s par AndrĂ© Pache et TimothĂ©e Awono Nomo au Centre des techniques audiovisuelles de lâEglise presbytĂ©rienne Ă YaoundĂ©. Des titres intĂ©grĂ©s dans des programmes de Radio Cameroun et des radios chrĂ©tiennes dâAddis-Abeba et Monrovia. Sa passion est nourrie par son grand-frĂšre MoĂŻse NziĂ©, plus connu sous le nom de Cromwell. Un amour effrĂ©nĂ© pour la musique, que son mari, Franck Denis Nziou (elle lâĂ©pouse en 1958), partage avec elle pendant des dĂ©cennies.
Monica NKODO
National - Société
AprĂšs plus de deux semaines dâinternement Ă l'hĂŽpital central de YaoundĂ©, lâicĂŽne de la chanson camerounaise est dĂ©cĂ©dĂ©e dans la nuit de mardi 24 mai dernier.
Matin pĂ©nible ce mercredi 25 mai, dans la modeste demeure dâAnne Marie NziĂ© au quartier CitĂ©-verte Ă YaoundĂ©. A son chevet depuis plus de deux semaines, les membres de la famille de la lĂ©gende de la musique camerounaise, disparue Ă 22h56 â selon ses proches â dans la nuit du 24 mai, sont extĂ©nuĂ©s. LessivĂ©s dâabord par la tristesse due Ă la perte de leur mĂšre, grand-mĂšre, arriĂšre grand-mĂšre, belle-mĂšre, sĆur, tante, bref leur « maman ». FatiguĂ©s aussi par les montagnes russes dâĂ©motions gravies depuis plus de deux semaines, entre espoir et dĂ©prime. Quâattendaient-ils ? Un probable rĂ©tablissement. « La maman avait recommencĂ© Ă parler, peu de temps aprĂšs son admission dans un Ă©tat critique au service de rĂ©animation et soins intensifs de lâhĂŽpital central. Quand je lui donnais son bain ou son repas, elle rĂ©agissait », rapporte sa belle-fille, Albertine Djeli.
Câest elle, qui avec Marlyse Dissabinga, la petite-sĆur, mais aussi cĂ©lĂšbre danseuse et accompagnatrice dâAnne Marie NziĂ©, veillaient jour et nuit Ă ses cĂŽtĂ©s. Toutes les deux sont inconsolables. Jean Zang, petit-fils de Marlyse et dâAnne Marie, se prĂ©sente comme le chef de famille. Il raconte au moins une dizaine de fois, un rĂ©cit triste et rĂ©pĂ©titif. « Maman avait eu un AVC. Nous lâavons conduite Ă lâhĂŽpital central le 8 mai dernier, oĂč elle Ă©tait suivie jusquâĂ son dĂ©cĂšs mardi. Nous sommes meurtris », dit-il. Famille, amis et fans arrivent Ă leur tour dans ce salon, oĂč les murs, sont de vĂ©ritables fresques de la vie et de lâimmense carriĂšre de ce monument de la chanson camerounaise.
Naissance dâune icĂŽne
NĂ©e vers 1931, Anne Marie Mvunga NziĂ©, tient son prĂ©nom de Anne Marie Lehmann, Ă©pouse dâun missionnaire amĂ©ricain, proche de la famille NziĂ© entre la fin des annĂ©es 1800 et le dĂ©but des annĂ©es 1900. Fille de Simon Pierre NziĂ© Nzhiougma, prĂ©dicateur de lâEglise presbytĂ©rienne camerounaise, Anne Marie N. chante pour la chorale. A 12 ans, elle exĂ©cute un cantique quâaucun choriste nâarrive Ă suivre. Comme la chaussure de verre de Cendrillon, seule la voix dâAnne Marie N. collait Ă ce couplet. Elle nâa que 12 printemps, et dĂ©jĂ elle fait des Ă©tincelles. Câest Ă lâEglise quâelle doit ses premiers pas dans la musique. Dans les annĂ©es 60 dâailleurs, elle est connue pour ses morceaux religieux enregistrĂ©s par AndrĂ© Pache et TimothĂ©e Awono Nomo au Centre des techniques audiovisuelles de lâEglise presbytĂ©rienne Ă YaoundĂ©. Des titres intĂ©grĂ©s dans des programmes de Radio Cameroun et des radios chrĂ©tiennes dâAddis-Abeba et Monrovia. Sa passion est nourrie par son grand-frĂšre MoĂŻse NziĂ©, plus connu sous le nom de Cromwell. Un amour effrĂ©nĂ© pour la musique, que son mari, Franck Denis Nziou (elle lâĂ©pouse en 1958), partage avec elle pendant des dĂ©cennies.
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
Monica NKODO
National - Société
...
Durant la dĂ©cennie 50-60, ils forment un duo, bref mais intense. Lui alto, parfois tĂ©nor, elle soprano, bien sĂ»r. Sa voix angĂ©lique sera sa marque, mĂȘme si Ă ses dĂ©buts, ce don du ciel Ă©tait lĂ pour accompagner sa guitare. En 1963, elle remporte mĂȘme un concours de guitaristes organisĂ© Ă YaoundĂ© par le musicien allemand Siegfried Behrend. Elle est rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public. Cet instrument, elle le gratte pour la premiĂšre fois sur un lit dâhĂŽpital, Ă Bibia, son village natal dans lâarrondissement de Lolodorf, dĂ©partement de lâOcĂ©an. Elle y Ă©tait admise suite Ă une plaie rebelle et tenace Ă la jambe gauche. Cette Ă©pine se cramponne Ă sa chair pendant plus de 10 ans, et dans ce mal pour un bien, Anne Marie NziĂ© forge son caractĂšre. Elle en aura besoin, elle, femme seule et bourrĂ©e de talent, dans un monde musical dominĂ© par des timbres masculins. Elle ne sâen sort pas trop mal. Elle est lâunique femme Ă avoir produit trois disques en compagnie de son ensemble. On est en 1955 et elle nâa que 24 ans. Elle est le visage fĂ©minin des belles heures de Africambiance, maison de production, qui verra passer notamment Manu Dibango, Francis Bebey, entre autres.
La gloire, encore et toujours
Sous la main talentueuse de Mbonoh Samba, homme de radio et de spectacle, Anne Marie NziĂ© enchaĂźne les tubes dans la dĂ©cennie 60 : « Bibele abe », « Mename », etc. Ses chansons vivent, respirent et parlent Ă tous. Elle chante lâamour et le mariage avec « Mabaze » ou « Reviens KMC ». Elle proclame son affection pour ses sĆurs dans « Sarah » et « Marguerite ». Elle condamne ces hommes qui trouvent tous les dĂ©fauts aux femmes dans « Bibele abe ». Elle cĂ©lĂšbre mĂȘme les autres flambeaux de la nation avec « Bessala le gorille », Ă©loge au boxeur camerounais, rĂ©cemment disparu lui aussi. Mais Anne Marie parle beaucoup de Dieu (elle est faite diaconesse de lâEPC paroisse de Nkomkana en 1984). A titre dâexemple, « LibertĂ© », publiĂ©e en 1984 par Ebobolo Fia, sâappelait en rĂ©alitĂ© « Dieu merci », quand Anne Marie N. lâa composĂ©e dans les annĂ©es 60.
La voix dâor camerounaise Ă©merge Ă une Ă©poque bercĂ©e par les autres Miriam Makeba, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin⊠Le monde la rĂ©clame. Une tournĂ©e internationale en 1968 la mĂšnera par la France, lâAlgĂ©rie, le Ghana, le Nigeria, le SĂ©nĂ©gal, et en 1987, elle fera mĂȘme un voyage remarquĂ© en CorĂ©e du Nord ! Mais câest ici, sur ses terres, que la chanteuse est adulĂ©e comme elle le mĂ©rite. Elle Ćuvre dans lâorchestre national aussi bien dans lâencadrement que dans les prestations scĂ©niques, ceci pendant une dizaine dâannĂ©es. Elle fait mĂȘme lâactrice dans le film « Les coopĂ©rants » de Arthur Si Bita. Câest logiquement, quâelle est appelĂ©e pour « Les fleurs musicales du Cameroun », un projet musical montĂ© en 1982. Il est si difficile de ressasser lâexistence prolifique et incomparable dâAnne Marie NziĂ©. Celle qui nous a quittĂ©s le mardi 24 mai dernier Ă©tait une femme pieuse, douĂ©e, passionnĂ©e, attachĂ©e aux valeurs familiales â elle a Ă©levĂ© nombre dâenfants comme les siens, mĂȘme si elle ne connaĂźtra jamais le plaisir de la maternitĂ©. Adieu la maman des artistes !
Monica NKODO
National - Société
...
Durant la dĂ©cennie 50-60, ils forment un duo, bref mais intense. Lui alto, parfois tĂ©nor, elle soprano, bien sĂ»r. Sa voix angĂ©lique sera sa marque, mĂȘme si Ă ses dĂ©buts, ce don du ciel Ă©tait lĂ pour accompagner sa guitare. En 1963, elle remporte mĂȘme un concours de guitaristes organisĂ© Ă YaoundĂ© par le musicien allemand Siegfried Behrend. Elle est rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public. Cet instrument, elle le gratte pour la premiĂšre fois sur un lit dâhĂŽpital, Ă Bibia, son village natal dans lâarrondissement de Lolodorf, dĂ©partement de lâOcĂ©an. Elle y Ă©tait admise suite Ă une plaie rebelle et tenace Ă la jambe gauche. Cette Ă©pine se cramponne Ă sa chair pendant plus de 10 ans, et dans ce mal pour un bien, Anne Marie NziĂ© forge son caractĂšre. Elle en aura besoin, elle, femme seule et bourrĂ©e de talent, dans un monde musical dominĂ© par des timbres masculins. Elle ne sâen sort pas trop mal. Elle est lâunique femme Ă avoir produit trois disques en compagnie de son ensemble. On est en 1955 et elle nâa que 24 ans. Elle est le visage fĂ©minin des belles heures de Africambiance, maison de production, qui verra passer notamment Manu Dibango, Francis Bebey, entre autres.
La gloire, encore et toujours
Sous la main talentueuse de Mbonoh Samba, homme de radio et de spectacle, Anne Marie NziĂ© enchaĂźne les tubes dans la dĂ©cennie 60 : « Bibele abe », « Mename », etc. Ses chansons vivent, respirent et parlent Ă tous. Elle chante lâamour et le mariage avec « Mabaze » ou « Reviens KMC ». Elle proclame son affection pour ses sĆurs dans « Sarah » et « Marguerite ». Elle condamne ces hommes qui trouvent tous les dĂ©fauts aux femmes dans « Bibele abe ». Elle cĂ©lĂšbre mĂȘme les autres flambeaux de la nation avec « Bessala le gorille », Ă©loge au boxeur camerounais, rĂ©cemment disparu lui aussi. Mais Anne Marie parle beaucoup de Dieu (elle est faite diaconesse de lâEPC paroisse de Nkomkana en 1984). A titre dâexemple, « LibertĂ© », publiĂ©e en 1984 par Ebobolo Fia, sâappelait en rĂ©alitĂ© « Dieu merci », quand Anne Marie N. lâa composĂ©e dans les annĂ©es 60.
La voix dâor camerounaise Ă©merge Ă une Ă©poque bercĂ©e par les autres Miriam Makeba, Edith Piaf, Ella Fitzgerald, Aretha Franklin⊠Le monde la rĂ©clame. Une tournĂ©e internationale en 1968 la mĂšnera par la France, lâAlgĂ©rie, le Ghana, le Nigeria, le SĂ©nĂ©gal, et en 1987, elle fera mĂȘme un voyage remarquĂ© en CorĂ©e du Nord ! Mais câest ici, sur ses terres, que la chanteuse est adulĂ©e comme elle le mĂ©rite. Elle Ćuvre dans lâorchestre national aussi bien dans lâencadrement que dans les prestations scĂ©niques, ceci pendant une dizaine dâannĂ©es. Elle fait mĂȘme lâactrice dans le film « Les coopĂ©rants » de Arthur Si Bita. Câest logiquement, quâelle est appelĂ©e pour « Les fleurs musicales du Cameroun », un projet musical montĂ© en 1982. Il est si difficile de ressasser lâexistence prolifique et incomparable dâAnne Marie NziĂ©. Celle qui nous a quittĂ©s le mardi 24 mai dernier Ă©tait une femme pieuse, douĂ©e, passionnĂ©e, attachĂ©e aux valeurs familiales â elle a Ă©levĂ© nombre dâenfants comme les siens, mĂȘme si elle ne connaĂźtra jamais le plaisir de la maternitĂ©. Adieu la maman des artistes !
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Anne Marie NziĂ©, la voix dâor sâest Ă©teinte
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Un réseau de faussaires démantelé dans les intégrations dans la Fonction publique
Elise ZIEMINE
National - Société
Auteurs et personnels intĂ©grĂ©s irrĂ©guliĂšrement dĂ©masquĂ©s par le MINFOPRA, dans le cadre de lâassainissement du fichier solde et personnels de lâEtat.
Coup de filet au ministĂšre de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (MINFOPRA). Le chef de dĂ©partement, Michel Ange Angouing, et ses Ă©quipes ont dĂ©busquĂ© un rĂ©seau de faussaires durant les opĂ©rations dâassainissement du fichier-solde et personnels de lâEtat. Le communiquĂ© du ministre signĂ© le 24 mai dernier et rendant publique lâinformation nâindique pas qui ils sont. Encore moins dans quelle administration ils travaillent. Mais des sources bien introduites indiquent quâil sâagit aussi bien des responsables du MINFOPRA que de ceux de plusieurs autres ministĂšres : Finances, SantĂ©, EducationâŠCes derniers auraient permis lâintĂ©gration irrĂ©guliĂšre de plusieurs personnes durant lâopĂ©ration de contractualisation des ex-temporaires en 2009. CâĂ©tait sĂ»rement sans compter avec lâactuelle opĂ©ration dâassainissement du fichier solde et personnel de lâEtat.
DâaprĂšs le texte du MINFOPRA, les auteurs ont Ă©tĂ© identifiĂ©s et font dĂ©jĂ face aux procĂ©dures disciplinaires, ceci sans prĂ©judice de poursuites judiciaires. Pour ce qui est des personnels irrĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, Michel Ange Angouing explique que « les mesures conservatoires suivantes ont Ă©tĂ© prises : la suspension de solde immĂ©diate pour ceux percevant un salaire, la dĂ©sactivation de tous les matricules concernĂ©s et la saisine des administrations utilisatrices pour libĂ©ration Ă©ventuelle de ceux de ces personnels, qui seraient en activitĂ© ».
Dans la mĂȘme veine, le ministre de la Fonction publique appelle les chercheurs dâemploi et leurs familles Ă plus de vigilance et de prudence. Rappelant quâen tant que prĂ©sident des ComitĂ©s techniques chargĂ©s des recrutements spĂ©ciaux des 25 000 et des ex-personnels temporaires de lâadministration, ces opĂ©rations sont bouclĂ©es et personne, quel que soit le motif, ne peut encore ĂȘtre recrutĂ© Ă la Fonction publique camerounaise dans ce cadre. « Aucun individu nâa Ă©tĂ© mandatĂ© pour procĂ©der Ă la collecte des dossiers de candidatures ou des requĂȘtes », martĂšle Michel Ange Angouing. En rappel, lâassainissement du fichier-solde de lâEtat est un processus visant la mise Ă jour de ce dernier, afin que nây figurent que les agents publics rĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, placĂ©s dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il est question dâĂ©vacuer les agents dĂ©cĂ©dĂ©s, dĂ©missionnaires, en dĂ©tachement, en indisponibilitĂ© mais aussi les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration indus.
Elise ZIEMINE
National - Société
Auteurs et personnels intĂ©grĂ©s irrĂ©guliĂšrement dĂ©masquĂ©s par le MINFOPRA, dans le cadre de lâassainissement du fichier solde et personnels de lâEtat.
Coup de filet au ministĂšre de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (MINFOPRA). Le chef de dĂ©partement, Michel Ange Angouing, et ses Ă©quipes ont dĂ©busquĂ© un rĂ©seau de faussaires durant les opĂ©rations dâassainissement du fichier-solde et personnels de lâEtat. Le communiquĂ© du ministre signĂ© le 24 mai dernier et rendant publique lâinformation nâindique pas qui ils sont. Encore moins dans quelle administration ils travaillent. Mais des sources bien introduites indiquent quâil sâagit aussi bien des responsables du MINFOPRA que de ceux de plusieurs autres ministĂšres : Finances, SantĂ©, EducationâŠCes derniers auraient permis lâintĂ©gration irrĂ©guliĂšre de plusieurs personnes durant lâopĂ©ration de contractualisation des ex-temporaires en 2009. CâĂ©tait sĂ»rement sans compter avec lâactuelle opĂ©ration dâassainissement du fichier solde et personnel de lâEtat.
DâaprĂšs le texte du MINFOPRA, les auteurs ont Ă©tĂ© identifiĂ©s et font dĂ©jĂ face aux procĂ©dures disciplinaires, ceci sans prĂ©judice de poursuites judiciaires. Pour ce qui est des personnels irrĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, Michel Ange Angouing explique que « les mesures conservatoires suivantes ont Ă©tĂ© prises : la suspension de solde immĂ©diate pour ceux percevant un salaire, la dĂ©sactivation de tous les matricules concernĂ©s et la saisine des administrations utilisatrices pour libĂ©ration Ă©ventuelle de ceux de ces personnels, qui seraient en activitĂ© ».
Dans la mĂȘme veine, le ministre de la Fonction publique appelle les chercheurs dâemploi et leurs familles Ă plus de vigilance et de prudence. Rappelant quâen tant que prĂ©sident des ComitĂ©s techniques chargĂ©s des recrutements spĂ©ciaux des 25 000 et des ex-personnels temporaires de lâadministration, ces opĂ©rations sont bouclĂ©es et personne, quel que soit le motif, ne peut encore ĂȘtre recrutĂ© Ă la Fonction publique camerounaise dans ce cadre. « Aucun individu nâa Ă©tĂ© mandatĂ© pour procĂ©der Ă la collecte des dossiers de candidatures ou des requĂȘtes », martĂšle Michel Ange Angouing. En rappel, lâassainissement du fichier-solde de lâEtat est un processus visant la mise Ă jour de ce dernier, afin que nây figurent que les agents publics rĂ©guliĂšrement recrutĂ©s, placĂ©s dans leurs situations administratives et salariales idoines. Il est question dâĂ©vacuer les agents dĂ©cĂ©dĂ©s, dĂ©missionnaires, en dĂ©tachement, en indisponibilitĂ© mais aussi les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration indus.
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Un réseau de faussaires démantelé dans les intégrations dans la Fonction publique
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Opération "coup de poing" à Douala V contre l'incivisme et la prostitution
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mĆurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que lâaction quâil a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps quâil faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs dâhabitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs dâun mois, en effet, lâadministration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine dâinterpellations a eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage sâest plaint. LâactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec lâamĂ©nagement dâĂ©tablissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme nâimporte quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă leur activitĂ©.
« Ce quâil sâest passĂ© câest quâun individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. Câest lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer lâactivitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que câest ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă Douala ».
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous nâavions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, câest normal quâon assainisse Ă nouveau », explique lâun dâeux, en face du lieu dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence dâun autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. Dâautant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : câest Ă eux dâassurer la police des mĆurs.
Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral
Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mĆurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que lâaction quâil a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps quâil faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs dâhabitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs dâun mois, en effet, lâadministration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine dâinterpellations a eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage sâest plaint. LâactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec lâamĂ©nagement dâĂ©tablissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme nâimporte quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă leur activitĂ©.
« Ce quâil sâest passĂ© câest quâun individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. Câest lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer lâactivitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que câest ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă Douala ».
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous nâavions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, câest normal quâon assainisse Ă nouveau », explique lâun dâeux, en face du lieu dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence dâun autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. Dâautant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : câest Ă eux dâassurer la police des mĆurs.
www.cameroon-tribune.cm
Opération 'coup de poing' à Douala V contre l'incivisme et la prostitution6
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7000 souscripteurs enregistrés dans la Micro-finance agricole
MichĂšle FOGANG
National - Economie
Face Ă la presse mardi, Janvier Mongui Sossomba a fait le point sur la campagne nationale de mobilisation des ressources.
7000 souscripteurs pour un peu plus de deux milliards de F. La moisson a Ă©tĂ© plutĂŽt abondante pour la Chambre dâAgriculture, des PĂȘches, de lâElevage et des ForĂȘts (CAPEF) qui a rĂ©cemment parcouru les 10 rĂ©gions du pays pour une mobilisation de ressources destinĂ©es Ă un Ă©tablissement de micro-finance agricole. La structure vise le plus grand nombre de producteurs agropastoraux. DâoĂč lâopĂ©ration de charme menĂ©e par Janvier Mongui Sossomba, le prĂ©sident de la CAPEF, dans le but de sensibiliser de potentiels souscripteurs. Face Ă la presse hier, il nâa pas cachĂ© sa joie. « Le bilan de la campagne est plutĂŽt satisfaisant. Mieux, les rĂ©sultats engrangĂ©s vont au-delĂ des objectifs escomptĂ©s », a-t-il dĂ©clarĂ©. Au rang des souscripteurs, bayam sellam, journalistes, agriculteurs, fonctionnaires.
DâaprĂšs Janvier Mongui Sossomba, la suite du chronogramme prĂ©voit lâĂ©lection des reprĂ©sentants des diverses rĂ©gions. « YaoundĂ© ne pouvant abriter les 7000 souscripteurs, nous allons organiser des assemblĂ©es rĂ©gionales constitutives au niveau des dĂ©partements au cours desquelles seront Ă©lus les reprĂ©sentants », a-t-il expliquĂ©. Une date sera, par la suite, fixĂ©e pour lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale constitutive Ă YaoundĂ© oĂč les reprĂ©sentants des rĂ©gions Ă©liront les organes dĂ©libĂ©rants et exĂ©cutifs de lâĂ©tablissement de micro-finance agricole. Une fois Ă©lus, lesdits membres devront trouver le nom de baptĂȘme de la structure. « Ils dĂ©cideront Ă©galement du statut juridique, identifieront les services Ă offrir et dĂ©cideront entre autres de la durĂ©e des prĂȘts, du taux dâintĂ©rĂȘt et des modalitĂ©s de remboursement », a indiquĂ© Janvier Mongui Sossomba.
Les deux milliards de F nâĂ©tant encore que des intentions de souscription, les 7000 souscripteurs devront confirmer leur engagement devant le notaire, Ă lâoccasion de lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de YaoundĂ©. En tant quâactionnaires, ils seront Ă©difiĂ©s sur les modalitĂ©s de libĂ©ration de leurs fonds, « Ă©tant donnĂ© quâil est exigĂ© la libĂ©ration dâun quart du capital Ă lâouverture des parts », a prĂ©cisĂ© Janvier Mongui Sossomba. Il a, par ailleurs, rassurĂ© la presse, prĂ©occupĂ©e par la gestion des fonds et la relation avec la banque agricole. « Loin dâempiĂ©ter sur les missions de la banque, lâĂ©tablissement de micro-finance va plutĂŽt jouer un rĂŽle complĂ©mentaire en allant plus prĂšs des acteurs du monde agricole », a-t-il rassurĂ©. Câest ainsi que chaque chef-lieu de commune disposera dâune agence. Le siĂšge social sera, quant Ă lui, Ă©tabli Ă YaoundĂ©.
MichĂšle FOGANG
National - Economie
Face Ă la presse mardi, Janvier Mongui Sossomba a fait le point sur la campagne nationale de mobilisation des ressources.
7000 souscripteurs pour un peu plus de deux milliards de F. La moisson a Ă©tĂ© plutĂŽt abondante pour la Chambre dâAgriculture, des PĂȘches, de lâElevage et des ForĂȘts (CAPEF) qui a rĂ©cemment parcouru les 10 rĂ©gions du pays pour une mobilisation de ressources destinĂ©es Ă un Ă©tablissement de micro-finance agricole. La structure vise le plus grand nombre de producteurs agropastoraux. DâoĂč lâopĂ©ration de charme menĂ©e par Janvier Mongui Sossomba, le prĂ©sident de la CAPEF, dans le but de sensibiliser de potentiels souscripteurs. Face Ă la presse hier, il nâa pas cachĂ© sa joie. « Le bilan de la campagne est plutĂŽt satisfaisant. Mieux, les rĂ©sultats engrangĂ©s vont au-delĂ des objectifs escomptĂ©s », a-t-il dĂ©clarĂ©. Au rang des souscripteurs, bayam sellam, journalistes, agriculteurs, fonctionnaires.
DâaprĂšs Janvier Mongui Sossomba, la suite du chronogramme prĂ©voit lâĂ©lection des reprĂ©sentants des diverses rĂ©gions. « YaoundĂ© ne pouvant abriter les 7000 souscripteurs, nous allons organiser des assemblĂ©es rĂ©gionales constitutives au niveau des dĂ©partements au cours desquelles seront Ă©lus les reprĂ©sentants », a-t-il expliquĂ©. Une date sera, par la suite, fixĂ©e pour lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale constitutive Ă YaoundĂ© oĂč les reprĂ©sentants des rĂ©gions Ă©liront les organes dĂ©libĂ©rants et exĂ©cutifs de lâĂ©tablissement de micro-finance agricole. Une fois Ă©lus, lesdits membres devront trouver le nom de baptĂȘme de la structure. « Ils dĂ©cideront Ă©galement du statut juridique, identifieront les services Ă offrir et dĂ©cideront entre autres de la durĂ©e des prĂȘts, du taux dâintĂ©rĂȘt et des modalitĂ©s de remboursement », a indiquĂ© Janvier Mongui Sossomba.
Les deux milliards de F nâĂ©tant encore que des intentions de souscription, les 7000 souscripteurs devront confirmer leur engagement devant le notaire, Ă lâoccasion de lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de YaoundĂ©. En tant quâactionnaires, ils seront Ă©difiĂ©s sur les modalitĂ©s de libĂ©ration de leurs fonds, « Ă©tant donnĂ© quâil est exigĂ© la libĂ©ration dâun quart du capital Ă lâouverture des parts », a prĂ©cisĂ© Janvier Mongui Sossomba. Il a, par ailleurs, rassurĂ© la presse, prĂ©occupĂ©e par la gestion des fonds et la relation avec la banque agricole. « Loin dâempiĂ©ter sur les missions de la banque, lâĂ©tablissement de micro-finance va plutĂŽt jouer un rĂŽle complĂ©mentaire en allant plus prĂšs des acteurs du monde agricole », a-t-il rassurĂ©. Câest ainsi que chaque chef-lieu de commune disposera dâune agence. Le siĂšge social sera, quant Ă lui, Ă©tabli Ă YaoundĂ©.
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7000 souscripteurs enregistrés dans la Micro-finance agricole
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Douala V assainit ses nuits
Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société
Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mĆurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que lâaction quâil a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps quâil faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs dâhabitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs dâun mois en effet, lâadministration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine dâinterpellations ont eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage sâest plaint. LâactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec lâamĂ©nagement dâĂ©tablissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme nâimporte quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă leur activitĂ©.
« Ce quâil sâest passĂ© câest quâun individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. Câest lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer lâactivitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que câest ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă Douala. »
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous nâavions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, câest normal quâon assainisse Ă nouveau », explique lâun dâeux, en face du lieu-dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence dâun autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. Dâautant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : câest Ă eux dâassurer la police des mĆurs.
Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société
Contre le racolage des prostituĂ©es et les nuisances sonores, le sous-prĂ©fet reprend la rĂ©pression et rĂ©organise la police des mĆurs.
Les allĂ©es du quartier rĂ©sidentiel de Bonamoussadi en voient encore quelques-unes, mais Ă en croire le sous-prĂ©fet de Douala V, Jean-Marie Tchakui Noundie, ce sont des rĂ©sistances rĂ©siduelles qui vont disparaĂźtre. DĂšs lors que lâaction quâil a engagĂ©e, avec les services locaux de sĂ©curitĂ©, contre la prĂ©sence de prostituĂ©es, est partie pour durer. Tout au moins le temps quâil faudra pour que ces belles de nuit ne traĂźnent plus dans les rues de cet arrondissement peuplĂ© oĂč les zones chics suivent les secteurs dâhabitation populaire et mĂȘme dĂ©favorisĂ©s.
Depuis prĂšs dâun mois en effet, lâadministration de Douala V a rĂ©guliĂšrement procĂ©dĂ© Ă des rafles nocturnes de jeunes femmes sur le trottoir. Une trentaine dâinterpellations ont eu lieu et les suspectes se sont engagĂ©es Ă ne plus revenir sur les lieux. Dans la foulĂ©e, plusieurs bars ont Ă©tĂ© fermĂ©s pour recel de prostituĂ©es, sans parler du tapage dont le voisinage sâest plaint. LâactivitĂ© qui sâĂ©tait rĂ©duite depuis les premiĂšres interventions il y a deux ans, a repris du poil de la bĂȘte avec lâamĂ©nagement dâĂ©tablissements de loisirs sur lequel des entrepreneurs parasites ont greffĂ© des chambres de passe. Le procĂ©dĂ© nouveau des prostituĂ©es Ă©tait de dĂ©barquer comme nâimporte quel noceur de Douala by night. Seulement, une fois sur le terrain, elles prenaient la tenue dĂ©nudĂ©e seyant Ă leur activitĂ©.
« Ce quâil sâest passĂ© câest quâun individu, connu sous le nom de Ntouba et le surnom de Champion, a fait construire des baraques derriĂšre une menuiserie aux abords de la route. Câest lĂ -bas que ces filles recevaient leurs clients dans des conditions sordides. Naturellement, cela a eu pour effet de relancer lâactivitĂ© », explique le sous-prĂ©fet. Pour M. Tchakui, il est indĂ©niable que câest ce dispositif qui a rĂ©organisĂ© le proxĂ©nĂ©tisme dans le coin. Aussi a-t-il fait lancer des recherches contre le cĂ©lĂšbre Champion, une figure de la nuit locale qui se ferait passer pour un caĂŻd : « Soit il se rend aux autoritĂ©s, soit il ne pourra plus jamais remettre les pieds Ă Douala. »
A la diffĂ©rence de ce prĂ©sumĂ© proxĂ©nĂšte, les propriĂ©taires des bars en gĂ©nĂ©ral huppĂ©s des environs ont pris la campagne du bon cĂŽtĂ©. « Nous nâavions plus ce problĂšme ici depuis longtemps, câest normal quâon assainisse Ă nouveau », explique lâun dâeux, en face du lieu-dit Bijou-Bonamoussadi. A la diffĂ©rence dâun autre, qui selon les autoritĂ©s, aprĂšs avoir tempĂȘtĂ© et mĂȘme menacĂ© de reprĂ©sailles, a dĂ» cĂ©der son exploitation Ă un entrepreneur plus vertueux. Ce qui devrait maintenir la donne nouvelle. Dâautant plus que dĂ©sormais, la pression a Ă©tĂ© inversĂ©e : câest Ă eux dâassurer la police des mĆurs.
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Douala V assainit ses nuits
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Des casses au marché Mvog-Mbi
Carine TSIELE
National - Société
Mercredi, les agents de la Communauté urbaine ont démoli les commerces et les habitations situés aux abords de la route.
Mercredi noir pour les riverains de Mvog-Mbi, YaoundĂ©. Mercredi, lâhabituelle ambiance commerciale a Ă©tĂ© remplacĂ©e par les cris et les pleurs des populations et des commerçants. Câest que dans le cadre de lâassainissement urbain, instituĂ© par le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine, ses agents, encadrĂ©s dâĂ©lĂ©ments de la police et de ceux de la gendarmerie ont procĂ©dĂ© Ă la destruction systĂ©matique de tous les comptoirs, habitations et autres rajouts en planches situĂ©s aux abords de la route jusquâau lieu dit Cami Toyota et de la route secondaire de Mvog-Atangana Mballa. Ceci, sous le regard impuissant des commerçants et autres badauds. Le lieu Ă©tait alors semblable Ă un vaste champ de bataille, on y retrouvait des dĂ©bris de parpaings, des bouts de fers Ă bĂ©ton et mĂȘme des lĂ©gumes et vĂȘtements enfouis sous les dĂ©combres. « Câest notre village, nous sommes nĂ©s ici, nos enfants aussi. Nous avons tous nos souvenirs ici, ça nous fait mal de voir tout en train dâĂȘtre balayĂ© dâun seul coup. Nous vivons dĂ©sormais chez mes beaux-parents en attendant quâon nous dĂ©dommage », se plaint Marylise Mballa, rĂ©sidente.
En dĂ©cembre dernier, les agents de la CUY sont venus nous donner comme consignes de quitter le lieu. Ils avaient alors donnĂ© un dĂ©lai de 20 jours pour dĂ©loger. Ma famille et moi lâavons fait, rappelle Arnold N. Mais ce nâest pas le cas pour tous alors que nous quittions les lieux. Une famille rĂ©sidant au lieu dit Mvog-Atangana Mballa, au niveau du sens interdit, sâattĂšle encore Ă enlever le portail et quelques lampadaires surplombant la clĂŽture de leur domicile. « JusquâĂ la derniĂšre minute, nous avons cru que les agents de la CUY ne reviendraient plus, mais nous sommes surpris de les voir aujourdâhui. Nous allons sauver ce qui peut encore lâĂȘtre », espĂšre le chef de famille. Comme lui, plusieurs familles ont dĂ» dĂ©truire prĂ©cipitamment une partie de leurs constructions pour Ă©viter la furie destructrice des engins de la CUY.
Carine TSIELE
National - Société
Mercredi, les agents de la Communauté urbaine ont démoli les commerces et les habitations situés aux abords de la route.
Mercredi noir pour les riverains de Mvog-Mbi, YaoundĂ©. Mercredi, lâhabituelle ambiance commerciale a Ă©tĂ© remplacĂ©e par les cris et les pleurs des populations et des commerçants. Câest que dans le cadre de lâassainissement urbain, instituĂ© par le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine, ses agents, encadrĂ©s dâĂ©lĂ©ments de la police et de ceux de la gendarmerie ont procĂ©dĂ© Ă la destruction systĂ©matique de tous les comptoirs, habitations et autres rajouts en planches situĂ©s aux abords de la route jusquâau lieu dit Cami Toyota et de la route secondaire de Mvog-Atangana Mballa. Ceci, sous le regard impuissant des commerçants et autres badauds. Le lieu Ă©tait alors semblable Ă un vaste champ de bataille, on y retrouvait des dĂ©bris de parpaings, des bouts de fers Ă bĂ©ton et mĂȘme des lĂ©gumes et vĂȘtements enfouis sous les dĂ©combres. « Câest notre village, nous sommes nĂ©s ici, nos enfants aussi. Nous avons tous nos souvenirs ici, ça nous fait mal de voir tout en train dâĂȘtre balayĂ© dâun seul coup. Nous vivons dĂ©sormais chez mes beaux-parents en attendant quâon nous dĂ©dommage », se plaint Marylise Mballa, rĂ©sidente.
En dĂ©cembre dernier, les agents de la CUY sont venus nous donner comme consignes de quitter le lieu. Ils avaient alors donnĂ© un dĂ©lai de 20 jours pour dĂ©loger. Ma famille et moi lâavons fait, rappelle Arnold N. Mais ce nâest pas le cas pour tous alors que nous quittions les lieux. Une famille rĂ©sidant au lieu dit Mvog-Atangana Mballa, au niveau du sens interdit, sâattĂšle encore Ă enlever le portail et quelques lampadaires surplombant la clĂŽture de leur domicile. « JusquâĂ la derniĂšre minute, nous avons cru que les agents de la CUY ne reviendraient plus, mais nous sommes surpris de les voir aujourdâhui. Nous allons sauver ce qui peut encore lâĂȘtre », espĂšre le chef de famille. Comme lui, plusieurs familles ont dĂ» dĂ©truire prĂ©cipitamment une partie de leurs constructions pour Ă©viter la furie destructrice des engins de la CUY.
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Des casses au marché Mvog-Mbi
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Comment le placement fonctionne
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Des sociĂ©tĂ©s indĂ©pendantes insĂšrent environ 100 chercheurs dâemplois par an au sein dâentreprises.
Lâenseigne, discrĂšte et logĂ©e en contrebas dâun Ă©tablissement public Ă YaoundĂ©, est un carrefour entre les offres et les demandes dâemploi. A lâentrĂ©e de cette sociĂ©tĂ© de placement de travailleurs, un babillard listant les offres dâemploi Ă saisir. A lâintĂ©rieur, le personnel est aux petits soins pour les visiteurs. Lâun des chercheurs dâemploi joue carte sur table : « Combien ce poste peut-il rapporter financiĂšrement ? », interroge-t-il. 15 ans dĂ©jĂ que les responsables de la sociĂ©tĂ© Cible RH Emploi ont lâhabitude de ces prĂ©occupations. Lâentreprise fait dans les recrutements, placements, mises Ă disposition et la formation du personnel au Cameroun. Selon Eleonore Tientcheu Tientcheu, directeur rĂ©gional Centre-Sud-Est, les insertions se font dans la quasi totalitĂ© des secteurs : Ă©lectricitĂ©, agroalimentaire, communication, BTP etc. et intĂšgre chaque annĂ©e 100 travailleurs environ pour des emplois permanents et 700 pour des emplois temporaires ou mises Ă disposition.
Pour ĂȘtre mis en relation avec des entreprises, le chercheur dâemploi soumet un dossier de candidature. Les offres sont triĂ©es et les candidats retenus sont convoquĂ©s pour entretien. Le personnel peut se faire recruter de façon ponctuelle ou ĂȘtre mis Ă la disposition de lâentreprise. Deux options de rĂ©munĂ©ration se prĂ©sentent. « Soit lâentreprise pour laquelle il postule se charge de le rĂ©munĂ©rer, soit lâentreprise le recrute et nous nous occupons de ce travailleur sur tous les plans (administratif et salarial) », explique la responsable. Lorsque lâentreprise se propose de rĂ©munĂ©rer elle-mĂȘme le personnel, elle a droit Ă des frais de gestion. « Nous signons un contrat et nous nous entendons sur ce qui doit ĂȘtre payĂ©. Ces frais dĂ©pendent de la rĂ©munĂ©ration de lâemployĂ©. La quote-part que nous allons recevoir pour un employĂ© qui va toucher 100 000 F nâest pas la mĂȘme que celle de celui qui en touchera 500 000 », explique-t-elle.
AprĂšs leur sĂ©jour en entreprise, la responsable de lâagence affirme recevoir des retours positifs venant des travailleurs insĂ©rĂ©s. Actuellement, Cible RH Emploi fournit principalement des ressources humaines aux multinationales et entreprises Ă©trangĂšres. « Plusieurs PME locales sont rĂ©ticentes et se disent quâelles peuvent faire elles-mĂȘmes ce travail de recrutement. Mais au final, beaucoup dâemployĂ©s se plaignent de maltraitances salariales », dĂ©plore-t-elle. Avant dâajouter : « En ayant recours Ă une entreprise tierce et impartiale, employeur et employĂ© ont la possibilitĂ© dâĂȘtre un peu plus exigeants».
Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie
Des sociĂ©tĂ©s indĂ©pendantes insĂšrent environ 100 chercheurs dâemplois par an au sein dâentreprises.
Lâenseigne, discrĂšte et logĂ©e en contrebas dâun Ă©tablissement public Ă YaoundĂ©, est un carrefour entre les offres et les demandes dâemploi. A lâentrĂ©e de cette sociĂ©tĂ© de placement de travailleurs, un babillard listant les offres dâemploi Ă saisir. A lâintĂ©rieur, le personnel est aux petits soins pour les visiteurs. Lâun des chercheurs dâemploi joue carte sur table : « Combien ce poste peut-il rapporter financiĂšrement ? », interroge-t-il. 15 ans dĂ©jĂ que les responsables de la sociĂ©tĂ© Cible RH Emploi ont lâhabitude de ces prĂ©occupations. Lâentreprise fait dans les recrutements, placements, mises Ă disposition et la formation du personnel au Cameroun. Selon Eleonore Tientcheu Tientcheu, directeur rĂ©gional Centre-Sud-Est, les insertions se font dans la quasi totalitĂ© des secteurs : Ă©lectricitĂ©, agroalimentaire, communication, BTP etc. et intĂšgre chaque annĂ©e 100 travailleurs environ pour des emplois permanents et 700 pour des emplois temporaires ou mises Ă disposition.
Pour ĂȘtre mis en relation avec des entreprises, le chercheur dâemploi soumet un dossier de candidature. Les offres sont triĂ©es et les candidats retenus sont convoquĂ©s pour entretien. Le personnel peut se faire recruter de façon ponctuelle ou ĂȘtre mis Ă la disposition de lâentreprise. Deux options de rĂ©munĂ©ration se prĂ©sentent. « Soit lâentreprise pour laquelle il postule se charge de le rĂ©munĂ©rer, soit lâentreprise le recrute et nous nous occupons de ce travailleur sur tous les plans (administratif et salarial) », explique la responsable. Lorsque lâentreprise se propose de rĂ©munĂ©rer elle-mĂȘme le personnel, elle a droit Ă des frais de gestion. « Nous signons un contrat et nous nous entendons sur ce qui doit ĂȘtre payĂ©. Ces frais dĂ©pendent de la rĂ©munĂ©ration de lâemployĂ©. La quote-part que nous allons recevoir pour un employĂ© qui va toucher 100 000 F nâest pas la mĂȘme que celle de celui qui en touchera 500 000 », explique-t-elle.
AprĂšs leur sĂ©jour en entreprise, la responsable de lâagence affirme recevoir des retours positifs venant des travailleurs insĂ©rĂ©s. Actuellement, Cible RH Emploi fournit principalement des ressources humaines aux multinationales et entreprises Ă©trangĂšres. « Plusieurs PME locales sont rĂ©ticentes et se disent quâelles peuvent faire elles-mĂȘmes ce travail de recrutement. Mais au final, beaucoup dâemployĂ©s se plaignent de maltraitances salariales », dĂ©plore-t-elle. Avant dâajouter : « En ayant recours Ă une entreprise tierce et impartiale, employeur et employĂ© ont la possibilitĂ© dâĂȘtre un peu plus exigeants».
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Comment le placement fonctionne
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Placement des travailleurs: une cinquantaine de structures dans lâillĂ©galitĂ©
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Une liste de 34 entreprises de travail temporaire et 10 offices privĂ©s de placement ne dĂ©tenant pas dâagrĂ©ments valides et suspendues vient dâĂȘtre publiĂ©e par le ministre de lâEmploi.
Dans un communiquĂ© publiĂ© le 23 mai dernier, le ministre de lâEmploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), Zacharie Perevet invite les chefs dâentreprises utilisatrices de la main dâĆuvre temporaire Ă cesser toute relation professionnelle avec certaines entreprises de travail temporaire et offices privĂ©s de placement. Deux motifs principaux sont Ă©voquĂ©s. Les agrĂ©ments dĂ©tenus par les promoteurs des structures ciblĂ©es (34 entreprises de travail temporaire et 10 offices de placement privĂ©s) ne sont plus valides. De plus, parmi ces Ă©tablissements, 17 structures sont purement et simplement suspendues, certaines depuis 2011 dâailleurs.
Offices privés de placement
AprĂšs agrĂ©ment du ministre de lâEmploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), ils sont habilitĂ©s Ă mettre Ă disposition des travailleurs permanents, comme le Fonds national de lâemploi (FNE). Les chercheurs dâemplois peuvent donc sâenregistrer dans ces offices qui se chargent de les placer « gratuitement ». Câest dire que la personne placĂ©e ne dĂ©bourse aucun franc. Il revient plutĂŽt Ă la structure employeuse de rĂ©munĂ©rer lâoffice de placement. HĂ©las, dans la pratique, les syndicats regrettent des abus de tous genres : « certains offices exigent du chercheur dâemploi un pourcentage sur son salaire avant de consentir au placement. Ce qui est illĂ©gal », regrette une source au MINEFOP.
Entreprises de travail temporaire
Elles doivent au prĂ©alable obtenir lâagrĂ©ment du MINEFOP. Leur activitĂ© consiste Ă recruter des personnels quâelles mettent Ă disposition de structures demandeuses de main dâĆuvre, pour un dĂ©lai dĂ©fini au dĂ©part. Il nâest pas question de placement, mais de simple mise Ă disposition. DâoĂč la notion de travail temporaire. Dans la pratique, la structure demandeuse de main dâĆuvre signe un contrat avec lâentreprise de travail temporaire qui rĂ©cupĂšre son personnel Ă la fin du contrat. Le salaire du travailleur est assurĂ© par son employeur temporaire, qui verse Ă©galement une paie Ă lâentreprise qui lui a fourni la main dâĆuvre. Ici Ă©galement, des abus existent, allant jusquâĂ la traite humaine.
En dĂ©pit du travail dâassainissement menĂ© par le MINEFOP, beaucoup de clandestins infiltrent le systĂšme et sont gĂ©nĂ©ralement Ă la base des abus dĂ©criĂ©s. NĂ©anmoins, le ministĂšre constate que diverses sociĂ©tĂ©s emploient des travailleurs mis Ă disposition par des entreprises non-agréées. LâagrĂ©ment en question passe par la fourniture dâun certain nombre de documents administratifs et juridiques et un mandat de 50 000 F pour les offices de placement et 150 000 F pour les entreprises de travail temporaire, valable deux ans.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
Une liste de 34 entreprises de travail temporaire et 10 offices privĂ©s de placement ne dĂ©tenant pas dâagrĂ©ments valides et suspendues vient dâĂȘtre publiĂ©e par le ministre de lâEmploi.
Dans un communiquĂ© publiĂ© le 23 mai dernier, le ministre de lâEmploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), Zacharie Perevet invite les chefs dâentreprises utilisatrices de la main dâĆuvre temporaire Ă cesser toute relation professionnelle avec certaines entreprises de travail temporaire et offices privĂ©s de placement. Deux motifs principaux sont Ă©voquĂ©s. Les agrĂ©ments dĂ©tenus par les promoteurs des structures ciblĂ©es (34 entreprises de travail temporaire et 10 offices de placement privĂ©s) ne sont plus valides. De plus, parmi ces Ă©tablissements, 17 structures sont purement et simplement suspendues, certaines depuis 2011 dâailleurs.
Offices privés de placement
AprĂšs agrĂ©ment du ministre de lâEmploi et de la Formation professionnelle (MINEFOP), ils sont habilitĂ©s Ă mettre Ă disposition des travailleurs permanents, comme le Fonds national de lâemploi (FNE). Les chercheurs dâemplois peuvent donc sâenregistrer dans ces offices qui se chargent de les placer « gratuitement ». Câest dire que la personne placĂ©e ne dĂ©bourse aucun franc. Il revient plutĂŽt Ă la structure employeuse de rĂ©munĂ©rer lâoffice de placement. HĂ©las, dans la pratique, les syndicats regrettent des abus de tous genres : « certains offices exigent du chercheur dâemploi un pourcentage sur son salaire avant de consentir au placement. Ce qui est illĂ©gal », regrette une source au MINEFOP.
Entreprises de travail temporaire
Elles doivent au prĂ©alable obtenir lâagrĂ©ment du MINEFOP. Leur activitĂ© consiste Ă recruter des personnels quâelles mettent Ă disposition de structures demandeuses de main dâĆuvre, pour un dĂ©lai dĂ©fini au dĂ©part. Il nâest pas question de placement, mais de simple mise Ă disposition. DâoĂč la notion de travail temporaire. Dans la pratique, la structure demandeuse de main dâĆuvre signe un contrat avec lâentreprise de travail temporaire qui rĂ©cupĂšre son personnel Ă la fin du contrat. Le salaire du travailleur est assurĂ© par son employeur temporaire, qui verse Ă©galement une paie Ă lâentreprise qui lui a fourni la main dâĆuvre. Ici Ă©galement, des abus existent, allant jusquâĂ la traite humaine.
En dĂ©pit du travail dâassainissement menĂ© par le MINEFOP, beaucoup de clandestins infiltrent le systĂšme et sont gĂ©nĂ©ralement Ă la base des abus dĂ©criĂ©s. NĂ©anmoins, le ministĂšre constate que diverses sociĂ©tĂ©s emploient des travailleurs mis Ă disposition par des entreprises non-agréées. LâagrĂ©ment en question passe par la fourniture dâun certain nombre de documents administratifs et juridiques et un mandat de 50 000 F pour les offices de placement et 150 000 F pour les entreprises de travail temporaire, valable deux ans.
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Placement des travailleurs: une cinquantaine de structures dans lâillĂ©galitĂ©
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DĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures: le guide de lâusager disponible
Josy MAUGER
National - Economie
Le document permettant aux opĂ©rateurs Ă©conomiques dâaccĂ©der aux informations liĂ©es Ă lâimport et Ă lâexport vise Ă la rĂ©duction du temps et des coĂ»ts.
RĂ©duction de coĂ»t, gain de temps, sĂ©curisation des transactions, transparence, traçabilitĂ© des opĂ©rations et disponibilitĂ© des informations en temps rĂ©el, sont autant dâavantages dont vont dĂ©sormais bĂ©nĂ©ficier les opĂ©rateurs Ă©conomiques et autres usagers opĂ©rant dans le domaine du commerce extĂ©rieur. GrĂące au guide des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es du commerce extĂ©rieur dĂ©jĂ disponible en ligne et en version papier. Le ministre du Commerce (MINCOMMERCE), Luc Magloire Mbarga Atangana a prĂ©sidĂ© hier Ă YaoundĂ©, la cĂ©rĂ©monie officielle de lancement de ce document de prĂšs de 200 pages. Il va contribuer Ă simplifier les dĂ©marches, pour lâopĂ©rateur. Le guide de lâusager est un moyen de fluidifier les opĂ©rations avec pour objectif final, la facilitation des Ă©changes. Autre avantage de lâinstrument, lâamĂ©lioration du climat des affaires au Cameroun. LâĂ©laboration de ce guide Ă©tant dâailleurs lâune des recommandations issues de la 7e session du Cameroun Business forum (CBF) tenue en mars dernier dans la ville de Douala.
Pour le directeur gĂ©nĂ©ral du Guichet unique des opĂ©rations du commerce (GUCE), Isidore Biyiha, la mise en ligne des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es est une solution innovante concernant une dizaine de dĂ©partements ministĂ©riels. Un systĂšme qui va irrĂ©mĂ©diablement changer le systĂšme et le fonctionnement des opĂ©rations de commerce extĂ©rieur. Concernant le guide, lâusager va y trouver des informations sur les procĂ©dures exigibles, les textes juridiques liĂ©s aux opĂ©rations, les documents Ă fournir pour une quelconque transaction, les coĂ»ts, les dĂ©lais, les formulaires, le dĂ©roulement, les pratiques de chaque procĂ©dure ainsi que les diffĂ©rents intervenants. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques apprĂ©cient dĂ©jĂ la disponibilitĂ© de ce guide. Pour El Hadj Oumarou, coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), ce document va changer beaucoup de choses. « Tout dâabord, il va rĂ©duire drastiquement les dĂ©lais. Avant, tout Ă©tait manuel on se retrouvait avec un tas de paperasses. En plus, on marchait dâun point Ă lâautre pour trouver les intervenants. Avec ce document, on peut rester au bureau et se connecter sans soucis », se rĂ©jouit lâopĂ©rateur Ă©conomique. Il parle Ă©galement des coĂ»ts qui seront rĂ©duits au niveau des opĂ©rations et les contacts physiques qui seront bien limitĂ©s.
Josy MAUGER
National - Economie
Le document permettant aux opĂ©rateurs Ă©conomiques dâaccĂ©der aux informations liĂ©es Ă lâimport et Ă lâexport vise Ă la rĂ©duction du temps et des coĂ»ts.
RĂ©duction de coĂ»t, gain de temps, sĂ©curisation des transactions, transparence, traçabilitĂ© des opĂ©rations et disponibilitĂ© des informations en temps rĂ©el, sont autant dâavantages dont vont dĂ©sormais bĂ©nĂ©ficier les opĂ©rateurs Ă©conomiques et autres usagers opĂ©rant dans le domaine du commerce extĂ©rieur. GrĂące au guide des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es du commerce extĂ©rieur dĂ©jĂ disponible en ligne et en version papier. Le ministre du Commerce (MINCOMMERCE), Luc Magloire Mbarga Atangana a prĂ©sidĂ© hier Ă YaoundĂ©, la cĂ©rĂ©monie officielle de lancement de ce document de prĂšs de 200 pages. Il va contribuer Ă simplifier les dĂ©marches, pour lâopĂ©rateur. Le guide de lâusager est un moyen de fluidifier les opĂ©rations avec pour objectif final, la facilitation des Ă©changes. Autre avantage de lâinstrument, lâamĂ©lioration du climat des affaires au Cameroun. LâĂ©laboration de ce guide Ă©tant dâailleurs lâune des recommandations issues de la 7e session du Cameroun Business forum (CBF) tenue en mars dernier dans la ville de Douala.
Pour le directeur gĂ©nĂ©ral du Guichet unique des opĂ©rations du commerce (GUCE), Isidore Biyiha, la mise en ligne des procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es est une solution innovante concernant une dizaine de dĂ©partements ministĂ©riels. Un systĂšme qui va irrĂ©mĂ©diablement changer le systĂšme et le fonctionnement des opĂ©rations de commerce extĂ©rieur. Concernant le guide, lâusager va y trouver des informations sur les procĂ©dures exigibles, les textes juridiques liĂ©s aux opĂ©rations, les documents Ă fournir pour une quelconque transaction, les coĂ»ts, les dĂ©lais, les formulaires, le dĂ©roulement, les pratiques de chaque procĂ©dure ainsi que les diffĂ©rents intervenants. Les opĂ©rateurs Ă©conomiques apprĂ©cient dĂ©jĂ la disponibilitĂ© de ce guide. Pour El Hadj Oumarou, coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT), ce document va changer beaucoup de choses. « Tout dâabord, il va rĂ©duire drastiquement les dĂ©lais. Avant, tout Ă©tait manuel on se retrouvait avec un tas de paperasses. En plus, on marchait dâun point Ă lâautre pour trouver les intervenants. Avec ce document, on peut rester au bureau et se connecter sans soucis », se rĂ©jouit lâopĂ©rateur Ă©conomique. Il parle Ă©galement des coĂ»ts qui seront rĂ©duits au niveau des opĂ©rations et les contacts physiques qui seront bien limitĂ©s.
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DĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures: le guide de lâusager disponible
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Enseignement supĂ©rieur: les chefs dâĂ©tablissements en quĂȘte de performance
Assiatou NGAPOUT M.
National - Société
Ils lâont prĂ©cisĂ© mercredi Ă YaoundĂ© dans le cadre de leur confĂ©rence.
Câest sous le signe de la performance du systĂšme dâenseignement supĂ©rieur que sâest tenue mercredi Ă YaoundĂ©, la premiĂšre confĂ©rence des chefs dâĂ©tablissements (doyens des facultĂ©s des universitĂ©s dâEtat et des directeurs des Ă©coles sous tutelle desdites universitĂ©s). Pour lâamĂ©liorer et en faire un instrument efficace au service du dĂ©veloppement du pays, accessible Ă tous et ouverte sur lâextĂ©rieur, cette performance est articulĂ©e sur trois axes : assurance-qualitĂ©, professionnalisation et employabilitĂ©. « La performance est au cĆur de notre stratĂ©gie en matiĂšre de formation et dâĂ©ducation, lâenjeu ici Ă©tant dâen faire un systĂšme capable de qualifier un nombre toujours plus croissant de jeunes, Ă des niveaux toujours plus Ă©levĂ©s », a prĂ©cisĂ© le ministre de lâEnseignement supĂ©rieur (MINESUP), le Pr Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres acadĂ©miques. Au menu de ces assises, les thĂšmes tels que : la mise en Ćuvre du systĂšme LMD enjeux et difficultĂ©s, la gestion des scolaritĂ©s et lâenseignement Ă distance ou en ligne ont Ă©tĂ© soumis Ă la rĂ©flexion des responsables dâĂ©tablissements.
Pour ce qui Ă©tait de lâĂ©valuation du systĂšme LMD, le Pr Marcel Fouda Ndjodo, inspecteur gĂ©nĂ©ral acadĂ©mique au MINESUP, a expliquĂ© que « la difficultĂ© rencontrĂ©e est relative Ă la dimension pĂ©dagogique de cette rĂ©forme. Elle demande que lâuniversitĂ© sâouvre au monde socio-professionnel, mais aussi que ce monde socio-professionnel sâouvre Ă lâuniversitĂ© qui lui a dĂ©jĂ tendu la main ». Pour mĂ©moire, la confĂ©rence des chefs dâĂ©tablissements est une instance consultative créée par dĂ©cret prĂ©sidentiel en 1993. Elle a pour mission dâexaminer les problĂšmes liĂ©s au dĂ©veloppement des Ă©tablissements sur le plan structurel, acadĂ©mique et technique dans le cadre de la politique de la planification de lâenseignement supĂ©rieur et de la coopĂ©ration des universitĂ©s.
Assiatou NGAPOUT M.
National - Société
Ils lâont prĂ©cisĂ© mercredi Ă YaoundĂ© dans le cadre de leur confĂ©rence.
Câest sous le signe de la performance du systĂšme dâenseignement supĂ©rieur que sâest tenue mercredi Ă YaoundĂ©, la premiĂšre confĂ©rence des chefs dâĂ©tablissements (doyens des facultĂ©s des universitĂ©s dâEtat et des directeurs des Ă©coles sous tutelle desdites universitĂ©s). Pour lâamĂ©liorer et en faire un instrument efficace au service du dĂ©veloppement du pays, accessible Ă tous et ouverte sur lâextĂ©rieur, cette performance est articulĂ©e sur trois axes : assurance-qualitĂ©, professionnalisation et employabilitĂ©. « La performance est au cĆur de notre stratĂ©gie en matiĂšre de formation et dâĂ©ducation, lâenjeu ici Ă©tant dâen faire un systĂšme capable de qualifier un nombre toujours plus croissant de jeunes, Ă des niveaux toujours plus Ă©levĂ©s », a prĂ©cisĂ© le ministre de lâEnseignement supĂ©rieur (MINESUP), le Pr Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres acadĂ©miques. Au menu de ces assises, les thĂšmes tels que : la mise en Ćuvre du systĂšme LMD enjeux et difficultĂ©s, la gestion des scolaritĂ©s et lâenseignement Ă distance ou en ligne ont Ă©tĂ© soumis Ă la rĂ©flexion des responsables dâĂ©tablissements.
Pour ce qui Ă©tait de lâĂ©valuation du systĂšme LMD, le Pr Marcel Fouda Ndjodo, inspecteur gĂ©nĂ©ral acadĂ©mique au MINESUP, a expliquĂ© que « la difficultĂ© rencontrĂ©e est relative Ă la dimension pĂ©dagogique de cette rĂ©forme. Elle demande que lâuniversitĂ© sâouvre au monde socio-professionnel, mais aussi que ce monde socio-professionnel sâouvre Ă lâuniversitĂ© qui lui a dĂ©jĂ tendu la main ». Pour mĂ©moire, la confĂ©rence des chefs dâĂ©tablissements est une instance consultative créée par dĂ©cret prĂ©sidentiel en 1993. Elle a pour mission dâexaminer les problĂšmes liĂ©s au dĂ©veloppement des Ă©tablissements sur le plan structurel, acadĂ©mique et technique dans le cadre de la politique de la planification de lâenseignement supĂ©rieur et de la coopĂ©ration des universitĂ©s.
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Enseignement supĂ©rieur: les chefs dâĂ©tablissements en quĂȘte de performance
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Inscriptions sur les listes électorales: la 30 000e femme célébrée à Kyé-Ossi
Sainclair MEZING
National - Politique
Nadine AimĂ©e Yebdjouo a reçu le prĂ©cieux sĂ©same mardi dernier au cours dâune cĂ©rĂ©monie officielle.
Nadine AimĂ©e Yebdjouo Ă©tait la vedette dâune cĂ©rĂ©monie trĂšs courue organisĂ©e mardi dernier par Elections Cameroon (ELECAM) Ă la place des fĂȘtes de KyĂ©-Ossi dans la rĂ©gion du Sud. 30 000e femme Ă sâĂȘtre inscrite sur les listes Ă©lectorales dans le cadre dâune campagne visant spĂ©cifiquement les femmes, organisĂ©e du 8 mars au 8 avril dernier, a reçu sa carte dâĂ©lecteur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral adjoint dâELECAM. Erik EssoussĂš a saluĂ© lâacte patriotique de la rĂ©cipiendaire qui compte parmi 369 femmes dĂ©jĂ inscrites dans la localitĂ©. «Avec votre carte dâĂ©lecteur, vous avez dĂ©sormais le pouvoir de dĂ©cider de qui doit diriger votre commune, doit parler en votre nom au parlement», a-t-il lancĂ©. En rĂ©action, la bĂ©nĂ©ficiaire nâa pas cachĂ© sa joie par cette cĂ©rĂ©monie Ă elle consacrĂ©e. «Je ne mây attendais pas et câest un sentiment de satisfaction de recevoir sa carte dâĂ©lecteur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral dâELECAM. Je ne peux quâencourager les autres femmes Ă aller sâinscrire massivement».
En ciblant ainsi la gent fĂ©minine, la direction gĂ©nĂ©rale des Elections dit vouloir mettre la femme au centre des inscriptions sur les listes Ă©lectorales. «Nous voulons mettre un accent sur la femme parce que son rĂŽle dans la sociĂ©tĂ© est multiforme. Elle a beaucoup de vertus que nous voulons quâelle mette au service du dĂ©veloppement. Et nous le faisons Ă travers les inscriptions sur les listes Ă©lectorales pour que la femme puisse jouer son rĂŽle. Nous avons Ă©galement demandĂ© aux femmes de sâinscrire davantage parce quâelles doivent Ă la fois voter et ĂȘtre aussi Ă©lues. Elles doivent donc continuer Ă jouer ce rĂŽle pour que leur reprĂ©sentativitĂ© soit toujours plus grande», a dĂ©clarĂ© Erik EssoussĂš. Au cours de ladite cĂ©rĂ©monie, un prix spĂ©cial a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă Diane KabeyenĂ©, une autre femme de KyĂ©-Ossi, qui sâest illustrĂ©e dans la mobilisation des femmes Ă sâinscrire sur les listes Ă©lectorales.
Avec un vivier de plus de 10 000 Ă©lecteurs potentiels, cette ville frontaliĂšre constitue une cible de choix pour lâorgane en charge des Ă©lections. Raison pour laquelle le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint dâELECAM en a profitĂ© pour encourager les retardataires Ă se rapprocher de ses structures pour se faire enrĂŽler et a tenu Ă rassurer lâassistance quant Ă lâesprit de transparence et dâobjectivitĂ© qui a toujours caractĂ©risĂ© lâorgane en charge des Ă©lections.
Sainclair MEZING
National - Politique
Nadine AimĂ©e Yebdjouo a reçu le prĂ©cieux sĂ©same mardi dernier au cours dâune cĂ©rĂ©monie officielle.
Nadine AimĂ©e Yebdjouo Ă©tait la vedette dâune cĂ©rĂ©monie trĂšs courue organisĂ©e mardi dernier par Elections Cameroon (ELECAM) Ă la place des fĂȘtes de KyĂ©-Ossi dans la rĂ©gion du Sud. 30 000e femme Ă sâĂȘtre inscrite sur les listes Ă©lectorales dans le cadre dâune campagne visant spĂ©cifiquement les femmes, organisĂ©e du 8 mars au 8 avril dernier, a reçu sa carte dâĂ©lecteur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral adjoint dâELECAM. Erik EssoussĂš a saluĂ© lâacte patriotique de la rĂ©cipiendaire qui compte parmi 369 femmes dĂ©jĂ inscrites dans la localitĂ©. «Avec votre carte dâĂ©lecteur, vous avez dĂ©sormais le pouvoir de dĂ©cider de qui doit diriger votre commune, doit parler en votre nom au parlement», a-t-il lancĂ©. En rĂ©action, la bĂ©nĂ©ficiaire nâa pas cachĂ© sa joie par cette cĂ©rĂ©monie Ă elle consacrĂ©e. «Je ne mây attendais pas et câest un sentiment de satisfaction de recevoir sa carte dâĂ©lecteur des mains du directeur gĂ©nĂ©ral dâELECAM. Je ne peux quâencourager les autres femmes Ă aller sâinscrire massivement».
En ciblant ainsi la gent fĂ©minine, la direction gĂ©nĂ©rale des Elections dit vouloir mettre la femme au centre des inscriptions sur les listes Ă©lectorales. «Nous voulons mettre un accent sur la femme parce que son rĂŽle dans la sociĂ©tĂ© est multiforme. Elle a beaucoup de vertus que nous voulons quâelle mette au service du dĂ©veloppement. Et nous le faisons Ă travers les inscriptions sur les listes Ă©lectorales pour que la femme puisse jouer son rĂŽle. Nous avons Ă©galement demandĂ© aux femmes de sâinscrire davantage parce quâelles doivent Ă la fois voter et ĂȘtre aussi Ă©lues. Elles doivent donc continuer Ă jouer ce rĂŽle pour que leur reprĂ©sentativitĂ© soit toujours plus grande», a dĂ©clarĂ© Erik EssoussĂš. Au cours de ladite cĂ©rĂ©monie, un prix spĂ©cial a Ă©tĂ© attribuĂ© Ă Diane KabeyenĂ©, une autre femme de KyĂ©-Ossi, qui sâest illustrĂ©e dans la mobilisation des femmes Ă sâinscrire sur les listes Ă©lectorales.
Avec un vivier de plus de 10 000 Ă©lecteurs potentiels, cette ville frontaliĂšre constitue une cible de choix pour lâorgane en charge des Ă©lections. Raison pour laquelle le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint dâELECAM en a profitĂ© pour encourager les retardataires Ă se rapprocher de ses structures pour se faire enrĂŽler et a tenu Ă rassurer lâassistance quant Ă lâesprit de transparence et dâobjectivitĂ© qui a toujours caractĂ©risĂ© lâorgane en charge des Ă©lections.
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Inscriptions sur les listes électorales: la 30 000e femme célébrée à Kyé-Ossi
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Renseignement: une arme décisive
Rousseau-Joël FOUTE
Le renseignement est sans doute aussi ancien que lâart de la guerre. De nos jours, comme du temps de CĂ©sar et de NapolĂ©on, le renseignement occupe une place centrale dans la conception et la conduite des opĂ©rations militaires. Selon le gĂ©nĂ©ral français FrĂ©dĂ©ric Hingray, « lâenjeu aujourdâhui comme hier est inchangĂ© : il sâagit toujours de savoir pour comprendre les situations, lâenvironnement, et agir Ă bon escient, souvent dans lâurgence, afin de prĂ©venir les menaces, les dĂ©samorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il sâagit toujours de dominer lâadversaire (supĂ©rioritĂ© opĂ©rationnelle), un adversaire qui a beaucoup changĂ© de nature ». Au point oĂč, Ă lâheure actuelle, on parle de guerre asymĂ©trique. En dâautres termes, il y a en face des armĂ©es classiques des Etats, des ennemis qui ne sont pas forcĂ©ment des troupes organisĂ©es et identifiables en uniforme. On a plus Ă faire Ă des groupes armĂ©s hĂ©tĂ©rogĂšnes, Ă lâexemple des rĂ©seaux et groupes extrĂ©mistes ou djihadistes immergĂ©s le plus souvent dans la population, comme Boko Haram. Dans ce contexte, pour vaincre ces groupes terroristes, la bonne collecte et le traitement judicieux des renseignements militaires est dĂ©terminant. Surtout quand on sait que Boko Haram, affaibli, a mutĂ© dans son mode opĂ©ratoire et a choisi de mener, quand câest possible, des attaques de type kamikaze. Pour toutes ces raisons, la confĂ©rence des chefs de renseignement militaire des pays-membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et du BĂ©nin, ouverte avant-hier Ă lâEcole internationale supĂ©rieure de guerre Ă Simbock, revĂȘt une importance stratĂ©gique. La rencontre se tient au lendemain de sĂ©rieux revers infligĂ©s Ă lâennemi commun, Boko Haram. On se souvient, en effet, que ces derniĂšres semaines, les renseignements (humains et techniques) ont permis notamment aux forces spĂ©ciales de lâArmĂ©e camerounaise de dĂ©manteler en territoire nigĂ©rian des bastions de ce groupe terroriste. Ces forces spĂ©ciales, agissant sous la banniĂšre du secteur 1 de la Force multilatĂ©rale mixte, Ă©taient appuyĂ©es par les opĂ©rations Alpha et Emergence 4 et intervenaient Ă©galement en synergie avec les forces armĂ©es nigĂ©rianes. Câest ainsi quâaprĂšs les opĂ©rations victorieuses rĂ©cemment menĂ©es dans les zones de Ngoshe et Kumshe en territoire nigĂ©rian, les forces spĂ©ciales de lâArmĂ©e camerounaise, suivant le mĂȘme dispositif, ont dĂ©truit du 10 au 11 mai 2016 trois camps de Boko Haram situĂ©s au Nigeria dans la forĂȘt de Madawaya, Ă sept kilomĂštres de la frontiĂšre camerounaise. GrĂące Ă ces expĂ©ditions victorieuses, ces derniers temps, les attentats-suicide dans les pays de la ligne de front sont devenus rares. Preuve que si le renseignement est davantage collectĂ© sur les poches de rĂ©sistance de Boko Haram ou sur les nouveaux projets de la secte, les armĂ©es de la coalition anticiperont et interviendront avec toujours plus dâefficacitĂ© pour dĂ©manteler mĂȘme des cellules dormantes. Car il faut bien garder Ă lâesprit le fait que la menace Boko Haram est loin dâavoir disparu.
Rousseau-Joël FOUTE
Le renseignement est sans doute aussi ancien que lâart de la guerre. De nos jours, comme du temps de CĂ©sar et de NapolĂ©on, le renseignement occupe une place centrale dans la conception et la conduite des opĂ©rations militaires. Selon le gĂ©nĂ©ral français FrĂ©dĂ©ric Hingray, « lâenjeu aujourdâhui comme hier est inchangĂ© : il sâagit toujours de savoir pour comprendre les situations, lâenvironnement, et agir Ă bon escient, souvent dans lâurgence, afin de prĂ©venir les menaces, les dĂ©samorcer, les contrer, les neutraliser. Bref, il sâagit toujours de dominer lâadversaire (supĂ©rioritĂ© opĂ©rationnelle), un adversaire qui a beaucoup changĂ© de nature ». Au point oĂč, Ă lâheure actuelle, on parle de guerre asymĂ©trique. En dâautres termes, il y a en face des armĂ©es classiques des Etats, des ennemis qui ne sont pas forcĂ©ment des troupes organisĂ©es et identifiables en uniforme. On a plus Ă faire Ă des groupes armĂ©s hĂ©tĂ©rogĂšnes, Ă lâexemple des rĂ©seaux et groupes extrĂ©mistes ou djihadistes immergĂ©s le plus souvent dans la population, comme Boko Haram. Dans ce contexte, pour vaincre ces groupes terroristes, la bonne collecte et le traitement judicieux des renseignements militaires est dĂ©terminant. Surtout quand on sait que Boko Haram, affaibli, a mutĂ© dans son mode opĂ©ratoire et a choisi de mener, quand câest possible, des attaques de type kamikaze. Pour toutes ces raisons, la confĂ©rence des chefs de renseignement militaire des pays-membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) et du BĂ©nin, ouverte avant-hier Ă lâEcole internationale supĂ©rieure de guerre Ă Simbock, revĂȘt une importance stratĂ©gique. La rencontre se tient au lendemain de sĂ©rieux revers infligĂ©s Ă lâennemi commun, Boko Haram. On se souvient, en effet, que ces derniĂšres semaines, les renseignements (humains et techniques) ont permis notamment aux forces spĂ©ciales de lâArmĂ©e camerounaise de dĂ©manteler en territoire nigĂ©rian des bastions de ce groupe terroriste. Ces forces spĂ©ciales, agissant sous la banniĂšre du secteur 1 de la Force multilatĂ©rale mixte, Ă©taient appuyĂ©es par les opĂ©rations Alpha et Emergence 4 et intervenaient Ă©galement en synergie avec les forces armĂ©es nigĂ©rianes. Câest ainsi quâaprĂšs les opĂ©rations victorieuses rĂ©cemment menĂ©es dans les zones de Ngoshe et Kumshe en territoire nigĂ©rian, les forces spĂ©ciales de lâArmĂ©e camerounaise, suivant le mĂȘme dispositif, ont dĂ©truit du 10 au 11 mai 2016 trois camps de Boko Haram situĂ©s au Nigeria dans la forĂȘt de Madawaya, Ă sept kilomĂštres de la frontiĂšre camerounaise. GrĂące Ă ces expĂ©ditions victorieuses, ces derniers temps, les attentats-suicide dans les pays de la ligne de front sont devenus rares. Preuve que si le renseignement est davantage collectĂ© sur les poches de rĂ©sistance de Boko Haram ou sur les nouveaux projets de la secte, les armĂ©es de la coalition anticiperont et interviendront avec toujours plus dâefficacitĂ© pour dĂ©manteler mĂȘme des cellules dormantes. Car il faut bien garder Ă lâesprit le fait que la menace Boko Haram est loin dâavoir disparu.
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Renseignement: une arme décisive
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President Biya Currently In Europe
Nkendem FORBINAKE
National - Politique
The Head of State left the national capital last Friday morning for a brief private stay in the old continent
The clement weather of Friday morning with temperatures hovering around 25°Celsius was good enough for a presidential outing; as at early as 7AM there were indications that the President of the Republic was out for something as Presidential Guards began to take up positions at strategic points on the 20-kilometer stretch of road between the Presidential palace and the Nsimalen International Airport. Before the presidential motorcade took off from State House, the road had been cleared by security officials even if at some crossing points, the police made it easy for early morning city dwellers to go about their chores by crossing from one part of the city to the other even in the cut or reduced traffic circulation. The President of the Republic arrived at the Presidential lounge of the Yaounde-Nsimalen International Airport at exactly 11 am where on the welcome line were the President of the Senate, Niat Njifenji; the Prime Minister, Philemon Yang, the Minister, Secretary-General at the Presidency of the Republic, Ferdinand Ngoh Ngoh; a Vice Speaker of the National Assembly, ThĂ©ophile Baoro;, the Secretary General of the Central Committee of the Cameroon Peoples Democratic Movement, Jean Nkuete; the Deputy Director of the Civil Cabinet at the Presidency Joseph LE; the Delegate General for National Security Martin Mbarga Nguele; the Director General for External Research, Maxime LĂ©oplod Eko Eko; the Governor of the Centre Region, Joseph Otto Wilson; the Senior Divisional Officers of the Mfoundi and Mefou-and-Afamba , Jean Claude Tsila and Emmanuel Mariel Djikdent respectively and the Government Delegate to the Yaounde City Council, Gilbert Tsimi Evouna . The President of the Republic stopped briefly at the lounge before heading for the aircraft. The same team greeting him on arrival also saw him off after his brief stay in the lounge where he, unusually did not receive any official although he was heard giving some specific instructions to the Prime Minister. His plane took off at about 11.20AM for his âbrief private stayâ as a State House CommuniquĂ© issued later stated
Nkendem FORBINAKE
National - Politique
The Head of State left the national capital last Friday morning for a brief private stay in the old continent
The clement weather of Friday morning with temperatures hovering around 25°Celsius was good enough for a presidential outing; as at early as 7AM there were indications that the President of the Republic was out for something as Presidential Guards began to take up positions at strategic points on the 20-kilometer stretch of road between the Presidential palace and the Nsimalen International Airport. Before the presidential motorcade took off from State House, the road had been cleared by security officials even if at some crossing points, the police made it easy for early morning city dwellers to go about their chores by crossing from one part of the city to the other even in the cut or reduced traffic circulation. The President of the Republic arrived at the Presidential lounge of the Yaounde-Nsimalen International Airport at exactly 11 am where on the welcome line were the President of the Senate, Niat Njifenji; the Prime Minister, Philemon Yang, the Minister, Secretary-General at the Presidency of the Republic, Ferdinand Ngoh Ngoh; a Vice Speaker of the National Assembly, ThĂ©ophile Baoro;, the Secretary General of the Central Committee of the Cameroon Peoples Democratic Movement, Jean Nkuete; the Deputy Director of the Civil Cabinet at the Presidency Joseph LE; the Delegate General for National Security Martin Mbarga Nguele; the Director General for External Research, Maxime LĂ©oplod Eko Eko; the Governor of the Centre Region, Joseph Otto Wilson; the Senior Divisional Officers of the Mfoundi and Mefou-and-Afamba , Jean Claude Tsila and Emmanuel Mariel Djikdent respectively and the Government Delegate to the Yaounde City Council, Gilbert Tsimi Evouna . The President of the Republic stopped briefly at the lounge before heading for the aircraft. The same team greeting him on arrival also saw him off after his brief stay in the lounge where he, unusually did not receive any official although he was heard giving some specific instructions to the Prime Minister. His plane took off at about 11.20AM for his âbrief private stayâ as a State House CommuniquĂ© issued later stated
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