Cameroon Tribune
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Pédophilie : combat permanent

Paul EBOA
International - Bulletin

La dĂ©mission de l’archevĂȘque brĂ©silien, Mgr Aldo Pagotto, Ă  la suite des scandales de pĂ©dophilie est conforme Ă  la lutte menĂ©e par le pape François pour Ă©radiquer ce flĂ©au au sein de l’Eglise. Ce combat trouve son fondement dans la vision papale selon laquelle le renouvellement de l’Eglise catholique romaine ne se fait pas seulement par de nouvelles orientations pastorales.
Il est aussi le résultat du changement profond de ses structures et de la maniÚre de les gouverner.

Plusieurs dĂ©cisions ont Ă©tĂ© prises par le souverain pontife pour traduire en actes sa volontĂ© de rĂ©former l’Eglise. Parmi lesquelles la mise sur pied des commissions d’enquĂȘte et la crĂ©ation d’une instance judiciaire chargĂ©e de juger les prĂȘtres pĂ©dophiles. Le pape a Ă©galement publiĂ© une lettre apostolique intitulĂ©e : « Comme une mĂšre aimante». Dans cette lettre, il souhaite que l’Eglise catholique protĂšge, avec un soin particulier, les plus faibles des fidĂšles qui lui sont confiĂ©s. Tout en Ă©voquant les fautes graves qui peuvent ĂȘtre reprochĂ©es aux Ă©vĂȘques dans l’exercice de leurs fonctions aux plans physique, moral, spirituel, ou patrimonial. Il insiste surtout sur l’attention que l’Eglise doit apporter Ă  la protection des mineurs et met en relief les nĂ©gligences des responsables des diocĂšses afin qu’elles soient facilement jugĂ©es et puissent se conclure par un dĂ©cret de dĂ©mission. Le combat contre la pĂ©dophilie est donc constant. Non seulement le souverain pontife insiste sur le respect de la loi canonique en vigueur, il montre Ă©galement aux Ă©vĂȘques et au monde sa dĂ©termination Ă  combattre cette calamitĂ© qui dĂ©shonore l’Eglise.
Autant le pape François est convaincu que ce combat ne peut ĂȘtre menĂ© sans le Saint Esprit qui est le vrai guide de l’Eglise, autant il est persuadĂ© que la rĂ©forme encouragĂ©e par la majoritĂ© des cardinaux n’est pas une fin en soi mais davantage un moyen pour donner un vrai tĂ©moignage chrĂ©tien et favoriser une Ă©vangĂ©lisation plus efficace, promouvoir un esprit ƓcumĂ©nique plus fĂ©cond et un dialogue constructif avec tous. De sorte que se consolident l’unitĂ© de la foi, la communion avec le peuple de Dieu et la mission de l’Eglise dans le monde.
ProcÚs Gbagbo-Blé Goudé: la CPI à huis-clos

Sainclair MEZING
International - Politique

La Cour pĂ©nale internationale a dĂ©cidĂ© de suspendre la retransmission en direct des dĂ©positions des tĂ©moins de l’affaire.
Ceux des internautes qui avaient pris l’habitude de vivre en direct depuis La Haye les dĂ©positions des tĂ©moins dans les audiences de l’ancien prĂ©sident ivoirien, Laurent Gbagbo et de son ancien ministre de la Jeunesse, Charles BlĂ© GoudĂ© ont dĂ» attendre en vain mercredi. Le site internet via lequel ils vivaient le passage des tĂ©moins diffusait autre chose Ă  cette heure-lĂ . Sur l’écran, apparaissait plutĂŽt une image fixe de couleur n’ayant rien Ă  voir avec le passage des tĂ©moins. Loin d’ĂȘtre un incident technique, cette situation relĂšve tout simplement de la volontĂ© des juges de la Cour pĂ©nale internationale (CPI) qui ont dĂ©libĂ©rĂ©ment dĂ©cidĂ© de ne plus retransmettre en direct les audiences impliquant des tĂ©moins.
Cependant, les internautes pourront accĂ©der Ă  ces audiences quelques semaines aprĂšs, une fois les Ă©lĂ©ments permettant d’identifier les tĂ©moins ayant Ă©tĂ© censurĂ©s. Les juges de la CPI ont Ă©galement dĂ©cidĂ© que ceux prĂ©sents Ă  La Haye pourront suivre, aprĂšs avoir montrĂ© patte blanche, lesdites audiences dans la galerie publique. «Ces mesures vont restreindre la possibilitĂ© pour le public de suivre en direct le procĂšs, mais ces mesures sont une rĂ©action Ă  l’action de certaines personnes qui ne reprĂ©sentent certes pas tout le peuple de la CĂŽte d’Ivoire, mais qui ont créé un risque trĂšs grave pour l’intĂ©gritĂ© de ce procĂšs ainsi que pour la sĂ©curitĂ© des tĂ©moins », a expliquĂ© Cuno Tarfusser, prĂ©sident de la Cour. Le magistrat italien fait savoir que sur les treize tĂ©moins auditionnĂ©s au cours des six derniers mois, nombre d’entre eux ont Ă©tĂ© identifiĂ©s par les internautes et la presse ivoirienne. «Le contexte et l’environnement sont devenus tel que nous pensons que c’est la seule façon d’assurer et de prĂ©server l’intĂ©gritĂ© du procĂšs tout en prĂ©servant la publicitĂ© des dĂ©bats», a-t-il ajoutĂ©.
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Cameroon Tribune du lundi, 11 juillet 2016.
King Mohammed VI Sends Envoy To President Biya

Nkendem FORBINAKE
National - Politique

The plenipotentiary brought a special message last Friday from the Moroccan King.
Morocco was one of the first African countries to establish diplomatic relations with Cameroon when the latter obtained independence on January 1, 1960 and since then cooperation has grown from strength to strength. In recent years economic ties have grown rather exponentially, at one time almost dwarfing the once very buoyant political cooperation.
So it was quite a weighty moment when Mr Salaheddine Mezouar, Morocco’s Minister of Foreign Affairs and Cooperation, Special Envoy of King Mohammed V1 came calling at State House last Friday afternoon. Accompanied by the Moroccan Ambassador to Cameroon, Lahcen Saile and Mr Abderahir Kadmiri, Director-General of the International Cooperation Agency of Morocco, the trio were immediately led to the third floor office of the Head of State which lasted some 70 minutes.
The first remarks to the press by Mr Mezouar after the audience were to acknowledge the honour he had been given to convey his King’s verbal message to the Cameroonian President. “I am here to confirm the good state of relations between Morocco and Cameroon begun right from the time King Hassan II was in power up till know”, before admitting that it was time to give a new orientation to these relations. He said the new vision in Cameroon-Morocco relations suggested by the King required exploring new areas of cooperation far beyond the economic focus of today.
“Cameroon has always been on Morocco’s side and vice-versa; so we thing we can address some of the challenges of today such as the threat of terrorism together.” Friendly countries must work together, he emphasized. This excellent state of relations is very visible on the economic front. Morocco has recently stepped up its stakes in key investment areas in Cameroon with a very noticeable presence in the banking sector with the buying over of the then SCB which is today the Attijariwafa.
It also recently opened a cement factory in Douala with a capacity of about one million tonnes annually and is also present in the service industry with the concession it has over the running of the water distribution company, the Camerounaise des Eaux, CDE. In 2011, the total value of trade exchanges stood at about USD 48 Million; but that figure must have gone up considerably with new investments and opportunities. Cameroon sell most timber, cotton, bananas, coffee and cocoa to Morocco while it buys papers and cartons, fertilizers, shoes, clothing and canned foods from the latter.
At the 2nd meeting of the Grand Mixed Commission between the two countries held in September 2012, some five cooperation agreements were signed in the area of higher education, sports and the development of handicrafts and small and medium-size enterprises.
Paul BIYA reçoit SALAHEDDINE.
Promotion de l’investissement: nouvelles conventions pour 52 milliards

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Neuf investisseurs camerounais viennent de s’engager avec le gouvernement. Plus de 1000 emplois attendus.
Neuf conventions pour des investissements de prĂšs de 52 milliards de F ont Ă©tĂ© signĂ©es vendredi dernier Ă  YaoundĂ©. Au total, 1131 emplois nouveaux sont envisagĂ©s par ces acteurs issus de diffĂ©rents secteurs d’activitĂ©. La cĂ©rĂ©monie qui a eu pour cadre la salle de confĂ©rence du ministĂšre des Mines, de l’Industrie et du DĂ©veloppement technologique (Minmidt) a permis au ministre Ernest Gbwaboubou de revenir sur les enjeux de cette convention. En effet, d’aprĂšs lui, il s’agit de secteurs prioritaires: « Le gouvernement les a identifiĂ©s comme niche de croissance pour conduire inexorablement notre pays sur la voie de l’émergence », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Au rang des secteurs concernĂ©s, l’agro-industrie, l’industrie, l’agro-alimentaire, l’industrie manufacturiĂšre, l’industrie alimentaire, l’hĂŽtellerie, la santĂ© et la pĂȘche industrielle. Une initiative saluĂ©e par le ministre Ernest Gbwaboubou et louĂ©e par Marthe Angeline Minja, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence de promotion des investissements (Api) qui a conduit la dĂ©lĂ©gation d’investisseurs « Nous n’avons jamais eu Ă  signer autant de conventions en une seule sĂ©ance. C’est certainement aussi des retombĂ©es de la confĂ©rence Ă©conomique internationale que vient d’organiser le chef de l’Etat », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Du cĂŽtĂ© des opĂ©rateurs Ă©conomiques impliquĂ©s dans la convention, l’on jette un regard optimiste sur l’avenir. « Avec les politiques qui ont Ă©tĂ© mises en place par le chef de l’Etat, notamment l’incitation Ă  l’investissement privĂ©, nous allons solliciter du gouvernement des apports Ă  diffĂ©rents niveaux : les infrastructures que nous allons construire, l’importation et la fiscalitĂ© » a dĂ©clarĂ© un des investisseurs. Cette cĂ©rĂ©monie marque l’aboutissement d’un long processus, ponctuĂ© d’importantes rĂ©flexions visant la recherche des meilleures alternatives devant aboutir, d’aprĂšs le ministre Ernest Gbwaboubou Ă  des incitations Ă  l’investissement aussi bien au niveau de l’installation que de l’exploitation de ces entreprises susceptibles d’amĂ©liorer leur compĂ©titivitĂ© et leur chiffre d’affaires.
Fonction publique: 6222 emplois en vue

Elise ZIEMINE
National - Société

fonction-publique13 concours directs et de formation lancés jeudi dernier par le Minfopra. Les autres suivront.
Bonne nouvelle pour les jeunes Camerounais. Le ministre de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative, Michel Ange Angouing a ouvert Ă  leur intention, 13 concours jeudi dernier. Les affaires sociales, la comptabilitĂ© matiĂšre, les eaux et forĂȘts, les rĂ©gies financiĂšres, les postes et tĂ©lĂ©communications, l’agriculture, sont entre autres, les secteurs concernĂ©s. Ces concours directs offrent aux futurs laurĂ©ats, titulaires des diplĂŽmes requis, la possibilitĂ© d’une intĂ©gration immĂ©diate. Les seconds concours, sont des concours de formation Ă  Institut national de jeunesse et des sports (Injs) et dans les Centres nationaux de jeunesse et des sports (Cenajes). Les candidats dĂ©clarĂ©s dĂ©finitivement admis, ne seront Ă©ligibles Ă  un processus d’intĂ©gration, qu’au terme d’un cycle d’études dont la durĂ©e varie entre deux et trois ans, selon le grade ou la catĂ©gorie sollicitĂ©e.
D’aprĂšs Serge Tsimi, directeur du dĂ©veloppement des ressources humaines de l’Etat, ces concours directs offrent 1225 emplois. AjoutĂ©s aux 997 places en vue dans le cadre du lancement imminent des concours de recrutement dans les corps des mines et gĂ©ologie, de la documentation, Ă©levage et pĂȘche, cadastre, gĂ©nie civil, sage-femme, mĂ©tĂ©orologie
ce sont 2222 emplois au total qui sont prĂ©vus. A cĂŽtĂ© de ceux-ci, 4000 places seront aussi bientĂŽt disponibles dans le cadre du recrutement des Ă©lĂšves des Ecoles normales supĂ©rieures (Ens) et des Ecoles normales supĂ©rieures de l’enseignement technique (Enset). Le coup d’envoi sera donnĂ© incessamment par le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur.
Pour les 13 concours ouverts, notre source fait savoir que les Ă©quipes sont prĂȘtes Ă  recevoir les premiers dossiers dans tout le pays. Notamment, la copie certifiĂ©e de l’acte de naissance, du diplĂŽme requis, de l’extrait de casier judicaire mais aussi une quittance de versement de 15 000 F, entre autres. L’ñge exigĂ© varie d’un concours Ă  un autre. Et pour ne pas s’embrouiller le jour-J, le directeur conseille aux candidats de lire avec minutie les dispositions portant ouverture du concours au ministĂšre, dans les dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales ou sur le site www.minfopra.gov.cm. Et de faire certifier les piĂšces par les autoritĂ©s compĂ©tentes. L’annĂ©e derniĂšre, plus de 4000 jeunes ont Ă©tĂ© recrutĂ©s. Ils ont pris service et sont des salariĂ©s aujourd’hui.
Dimako: un militaire arrĂȘtĂ© pour trafic d’armes

Pierre CHEMETE
Régions - Est

Ses complices et lui ont vendu 6 400 minutions, en Centrafrique, le 4 juillet dernier.
Fin de business pour un prĂ©sumĂ© trafiquant de minutions. Le sergent Bah Mename Donatien est aux arrĂȘts depuis le 4 juillet 2016. L’homme en tenue officiait au Bataillon d’intervention rapide (Bir) Delta, dans le Sud-Ouest. Il a Ă©tĂ© interpellĂ© par les Ă©lĂ©ments du contrĂŽle mixte police-gendarmerie de Dimako, le 4 juillet, vers 5h du matin. Il rentrait alors de la frontiĂšre Cameroun-RCA, au niveau du village BombĂ©tĂ©, dans l'arrondissement de NdĂ©lĂ©lĂ©, dĂ©partement de la Kadey. De sources autorisĂ©es, ce militaire et ses trois complices ont rĂ©ussi Ă  livrer 6 400 minutions Ă  des acheteurs Ă©tablis en RCA. Au moment de leur forfait, ils arboraient la tenue militaire sans attributs. Ils Ă©taient alors Ă  bord d’un vĂ©hicule de marque Toyota Carina E, immatriculĂ© LT 409 FH.
Dans la localité frontaliÚre de Bombété, les quatre comparses ont réussi à écouler vers la Centrafrique huit caisses de minutions. Les munitions ont été vendues à raison de 1 000 F la piÚce. Ce qui donne plus de six millions de F. Nos sources rapportent que les douaniers commis au contrÎle à cet endroit précis avaient pourtant réussi à les intercepter quelques heures plus tÎt. En tant que natif du coin, le sergent Doko Bello Joseph a pesé de tout son poids pour que le coup réussisse sans fausse note puisque maßtrisant les pistes frontaliÚres.
AussitĂŽt le forfait commis, les poches pleines d'argent, les trafiquants dĂ©cident de rentrer sur Bertoua. Dans la Carina E interceptĂ©e Ă  Dimako, se trouvaient le sergent Bah Mename Donatien et son collĂšgue, le sergent Doko Bello Joseph, lui aussi en service au Bir Delta. Ce dernier profitera du tumulte de l'interpellation pour prendre le large. Bah Mename, tombĂ© dans les mailles des Ă©lĂ©ments, dissimulera d’abord l’identitĂ© de son comparse. Au lieu de donner la vraie il dira plutĂŽt que l'homme en tenue qui a fondu dans la nature s'appellerait Roger. Mais c’était sans compter avec le systĂšme de renseignement aussitĂŽt mis en branle aprĂšs la dĂ©couverte de cette manƓuvre huilĂ©e.
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Nécrologie: Essomba Eyenga repose à Mvolyé

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

L’ancien prĂ©sident du TKC a Ă©tĂ© inhumĂ© samedi dernier Ă  YaoundĂ©.
« Papa, j’ai Ă©tĂ© trĂšs troublĂ©e par ta maladie. J’ai bien voulu venir te voir mais cela n’a pas Ă©tĂ© possible ». Ces mots de l’une des filles du dĂ©funt, RĂ©gine Leila, pas encore 10 ans, ont rĂ©ussi Ă  arracher des larmes Ă  plus d’un. Pour accompagner l’homme aux nƓuds papillon, ses frĂšres ont sacrifiĂ© Ă  sa tradition : un nƓud papillon pour l’au revoir. Depuis vendredi dernier, des gĂ©nĂ©rations de footballeurs, d’administrateurs, de duos de la tĂ©lĂ©vision (commentateurs) se sont recomposĂ©es. Le gotha politique, les promoteurs de clubs, les fiscalistes sont venus s’incliner devant le corps d’Antoine Depadoue Essomba Eyenga.
L’allure toujours soignĂ©e, une moustache d’aristocrate jamais dĂ©modĂ©e, Essomba Eyenga a façonnĂ© des hommes dans sa famille. « Il a fait de moi ce que je suis. Il m’a encouragĂ© dans mes Ă©tudes et m’a montrĂ© la voie de la finance. J’ai travaillĂ© dans une banque pendant 39 ans parce qu’il m’avait inspirĂ© et soutenu », tĂ©moigne Marc Bihina, l’un de ses cadets. Membre du ComitĂ© exĂ©cutif de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football depuis l’an dernier, l’Inspecteur des impĂŽts hors Ă©chelle Ă©tait engagĂ© dans une lutte contre la maladie depuis le 4 mai 2016. Pour Monseigneur Jean Claude Ekobena, officiant lors de la messe des obsĂšques quelques heures avant l’inhumation samedi dernier : « la messe a pour but de l’accompagner vers la route qui le conduit vers le pĂšre. (
)La fidĂ©litĂ© de Dieu ne peut ĂȘtre mise en Ă©chec par aucun Ă©vĂ©nement humain fu mĂȘme si c’est la mort ».
Dans les milieux du football, le fiscaliste, haut fonctionnaire (allĂ© Ă  la retraite en 2000) a su plonger dans la mĂȘlĂ©e avec les sportifs. Et dans ce milieu, il avait le verbe haut. Ce qui ne lui a pas toujours suscitĂ© que des amitiĂ©s. Frondeur, il fait partie des « Ă©lus » du « consensus » aprĂšs la longue crise Ă  la Fecafoot (2013-2015). Essomba Eyenga Ă©tait un dĂ©fenseur du Tonnerre Kalara Club qu’il a dirigĂ© entre 1999 et 2008. En 2002, le TKC dispute et perd (1-4) la finale de la 11e Ă©dition de la coupe de la CAF contre la JS Kabilye d’AlgĂ©rie. « C’était un perfectionniste. Son passage a Ă©tĂ© trĂšs productif pour le club. Le joueur le moins payĂ© touchait 250 000 F. Nous avons prĂ©parĂ© la coupe de la CAF en passant deux semaines au tournoi de ShangaĂŻ en Chine », raconte Thierry Metomo, entraĂźneur du club sous sa direction.
Attention aux cybercriminels

Eric ELOUGA
Régions - Nord

L’aĂ©roport international notamment, au centre de la nouvelle technique d’escroquerie Ă  la mode. Comme souvent, cela commence par une conversation soit tĂ©lĂ©phonique, soit par rĂ©seau social. Lorsque RĂ©gine J. reçoit des messages de ce vieil ami basĂ© en Europe, elle n’est pas sur ses gardes. Ce dernier souhaite passer par elle pour envoyer plusieurs articles de valeur Ă  la famille restĂ©e au pays, et bien Ă©videmment a aussi prĂ©vu quelques cadeaux pour elle. Il lui communique toutes les rĂ©fĂ©rences de cette expĂ©dition, et lui notifie l’envoi.
Quelques jours plus tard, c’est un numĂ©ro local qui la contacte, disant ĂȘtre du service du fret de l’aĂ©roport de Garoua. Il confirme les mĂȘmes rĂ©fĂ©rences d’expĂ©dition et la consistance du paquet, et explique que l’envoyeur ayant oubliĂ© de prĂ©ciser la ville, le colis a atterri par dĂ©faut Ă  Garoua. Il est donc question qu’elle envoie, via un compte bancaire, les frais pour que le colis lui soit retournĂ© Ă  YaoundĂ©, plus les taxes. La dĂ©marche aurait sans doute abouti, si RĂ©gine J. ne connaissait pas un responsable rĂ©gional basĂ© Ă  Garoua, qu’elle appelle pour qu’il l’aide Ă  retirer ledit paquet. Sauf que ce dernier, qui en un mois a dĂ©jĂ  reçu au moins quatre sollicitations identiques, la prĂ©vient bien vite qu’il s’agit de cyber arnaqueurs.
Chose qu’elle vĂ©rifiera par la suite en entrant de nouveau en contact avec son ami basĂ© en Europe, et dont le numĂ©ro Ă©tait en fait piratĂ©. A l’aĂ©roport de Garoua, les services de Camair-co confirment la multiplication des cas de victimes de cette technique, venues rĂ©clamer auprĂšs d’eux des colis qu’ils n’ont jamais reçus.
« Ils utilisent beaucoup Garoua sans doute parce qu’ils ont un complice ici, mais surtout parce que comme c’est loin de YaoundĂ© et Douala, lieux de prĂ©dilection de leurs victimes, celles-ci sont difficilement en capacitĂ© de vĂ©rifier physiquement la vĂ©racitĂ© des informations fournies », poursuit notre informateur. De leur cĂŽtĂ©, les forces de sĂ©curitĂ© disent ĂȘtre parfaitement au courant de ce phĂ©nomĂšne, qui n’a pas Ă©pargnĂ© certains hauts responsables rĂ©gionaux. Mais les puces utilisĂ©es Ă©tant souvent non identifiĂ©es, difficile de remonter les filiĂšres.
Le porc en vedette

Josy MAUGER
National - Economie

Au marchĂ© 8e Ă  Tsinga, la bĂȘte est de plus en plus apprĂ©ciĂ©e, faute de poulet.
La tendance n’est plus au porc bien gras traĂźnant ses bourrelets, mais plutĂŽt Ă  une race fine sans superflu de gras. Pour les vendeurs de porcs installĂ©s au marchĂ© dit 8e Ă  Tsinga, c’est du porc « sec ». Et ils sont formels, leur produit se vend de plus en plus depuis quelque temps. « Depuis que la grippe aviaire a touchĂ© la filiĂšre volaille », explique CĂ©lestin EtĂ©mĂ©, grossiste. Les aficionados de la chair blanche ne jurent que par le porc. Il n’y a qu’à voir sur place, l’affluence. CĂŽtĂ© prix, ils varient selon l’épaisseur des bĂȘtes. Dans l’enclos tenu par le vendeur, on trouve une dizaine de bĂȘtes dont les prix oscillent entre 180 000, 200 000 et 220 000F. Ce sont les montants qu’il faut dĂ©bourser pour un « long chassis ». Terme employĂ© par les vendeurs dĂ©signant des bĂȘtes fortes et longues. Les animaux moyens sont proposĂ©s entre 50 000 et 60 000F. Concernant l’approvisionnement, les grossistes disent se ravitailler dans les rĂ©gions de l’Ouest et du Nord-Ouest. « Certains porcs proviennent mĂȘme des environs de YaoundĂ©, notamment de Mbalmayo
En l’espace de trois heures, le vendeur dit avoir placĂ© six porcs. « Une dame m’a pris deux bĂȘtes que je lui ai vendus Ă  160 000F l’une au lieu de 180 000 F. J’attends une livraison de 10 bĂȘtes dans la soirĂ©e », confie-t-il. Ce vendredi 8 juillet, plusieurs revendeurs des diffĂ©rents marchĂ©s de la ville de YaoundĂ© sont lĂ  pour le ravitaillement. Selon Yves Mbassi, dĂ©taillant au marchĂ© Essos, la viande de porc est de plus en plus demandĂ©e. « Si avant il se contentait de deux bĂȘtes, aujourd’hui, il est contraint d’en prendre quatre « J’achĂšte un entier Ă  55 000 F et vend le kilo entre 2500 F et 2400F. Les « braiseurs » de porc ne sont pas en reste. Ils ont formĂ© un attroupement devant les bouchers. Un rayon oĂč ces derniers Ă©gorgent et dĂ©coupent de gros morceaux de porc Ă  raison de 600 F la portion. Selon Janvier-Alain Abena, l’un de ces dĂ©taillants, depuis le phĂ©nomĂšne de grippe aviaire, le nombre de clients a triplĂ© sur le site. « Que ce soit pour acheter un porc entier ou des morceaux, le marchĂ© se porte bien», se rĂ©jouit le revendeur.
The Voice Afrique francophone: Charlotte Dipanda en coach

Monica NKODO
National - Culture

Chaque semaine, les noms des quatre artistes membres du jury seront dévoilés. Singuila et Charlotte Dipanda sont les premiers appelés.
« The Voice » propage ses dĂ©cibels jusqu’en Afrique. Cette compĂ©tition musicale, on le sait depuis le 1er juin dernier aprĂšs l’annonce faite Ă  Douala, s’installe dans la partie francophone du continent pour dĂ©celer des voix hors normes. Sous l’appellation « The Voice Afrique francophone », le programme veut dĂ©tecter et promouvoir des musiciens de talent originaires de 17 pays africains francophones : BĂ©nin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, CĂŽte d’Ivoire, Gabon, GuinĂ©e, GuinĂ©e Equatoriale, Mali, Niger, RĂ©publique centrafricaine, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, Rwanda, SĂ©nĂ©gal, Tchad et Togo. Pour ce concours, des jurĂ©s prestigieux seront de la partie.
Le 30 juin dernier, « The Voice Afrique » annonçait que le premier jurĂ© Ă  intĂ©grer le jury de cette toute premiĂšre saison serait le chanteur franco-congolais Singuila. Une semaine plus tard, sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), le 8 juillet dernier, Claudy Siar, prĂ©sentateur vedette de l’émission musicale « Couleurs Tropicales », a rĂ©vĂ©lĂ© le nom du deuxiĂšme jurĂ© : la chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda. Ce 15 Juillet, conformĂ©ment au dĂ©lai d’attente d’une semaine pour divulguer l’identitĂ© des jurĂ©s sur RFI, le troisiĂšme artiste Ă  les rejoindre sera connu.
« The Voice » est l’un des concours musicaux les plus mĂ©diatisĂ©s au monde. Ce show tĂ©lĂ©visĂ© est diffusĂ© dans 156 pays et territoires Ă  travers le monde. En Afrique, le programme est produit en Angola, en Afrique du Sud, au Nigeria et Ă  prĂ©sent en Afrique francophone. La compĂ©tition va se dĂ©rouler en 17 Ă©pisodes durant 17 semaines et proposera des auditions Ă  l’aveugle, des battles et des Ă©missions en live. Un concept connu par les habituĂ©s camerounais abonnĂ©s au pendant français de l’émission diffusĂ© sur TF1. DĂšs le 15 octobre prochain, « The Voice Afrique francophone » fera ses dĂ©buts sur la chaĂźne Vox Africa. Les sĂ©lections de l’Afrique centrale sont annoncĂ©es du 22 au 23 juillet prochain Ă  Douala, et en Afrique de l’Ouest, elles auront lieu du 18 au 19 juillet Ă  Abidjan, en CĂŽte d’Ivoire. Le casting est Ă©galement possible en ligne pour les candidats ne pouvant pas se rendre dans les pays de sĂ©lection.
RĂȘves Ă©vanouis d’un papa de footballeur

Jean Baptiste KETCHATENG
Régions - Littoral

Ouafou voulait envoyer son fils en France pour y jouer au foot, il a rencontré Ngassa Mbadi qui ne lui a pas facilité la tùche malgré le 1,6 million de F déboursés.
L’accusĂ© n’était pas lĂ  mais la juge semblait plutĂŽt satisfaite des termes de l’affaire et de l’éclairage que le procureur et le plaignant ont donnĂ©s au sujet d’une escroquerie prĂ©sumĂ©e. Ce lundi 27 juin 2016 au tribunal de premiĂšre instance (Tpi) de Douala-Bonanjo, un nommĂ© Ouafo y a traĂźnĂ© le nommĂ© Ngassa Mbadi pour abus de confiance. Le premier est le pĂšre d’un jeune homme qui devait aller en France y vendre ses talents de footballeur par l’entremise du second. Pour « faciliter » l’expatriation professionnelle, le parent du sportif a dĂ©boursĂ© 1,3 million de F remis Ă  Ngassa Mbadi. Ce dernier se serait prĂ©sentĂ© comme dĂ©marcheur auprĂšs de recruteurs et dirigeant d’un club de foot (de ligue rĂ©gionale trĂšs modeste, aux yeux du procureur de la RĂ©publique).
Au bout des six mois convenus pour rĂ©aliser l’affaire, le footballeur en quĂȘte de promotion n’a pas quittĂ© le Cameroun. Ngassa Mbadi aurait dĂ©clarĂ© Ă  la famille que le passeport du candidat au voyage n’était pas conforme aux exigences. 300.000 F nĂ©cessaires Ă  la rĂ©gularisation, via un nouveau passeport Ă©tabli en mode express, ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s aux frais initiaux au bĂ©nĂ©fice du mĂȘme facilitateur. Deux ans plus tard cependant, rien n’a changĂ©. Les rĂȘves de compĂ©tition footballistique et professionnelle du fils Ă  Ouafo ne se sont pas rĂ©alisĂ©s et l’argent dĂ©boursĂ© s’est envolĂ©. Tout cela est constitutif d’un abus de confiance selon la partie civile.
Soit, admet le procureur de la RĂ©publique, mais il faut souligner que « le dossier » du footballeur n’était pas exempt de tout reproche du point de vue de l’état-civil. Quand on rĂ©clame justice, on doit se prĂ©senter avec les mains propres, clame le procureur qui soupçonne un trafic sur l’ñge du jeune qui devait s’expatrier. La prĂ©sidente du tribunal devrait en tenir compte dit le ministĂšre public, en requĂ©rant nĂ©anmoins la condamnation de l’accusĂ© lors de la dĂ©libĂ©ration du 25 juillet 2016.
Faux mĂ©dicaments: il faut sanctionner d’urgence!

Rita DIBA
Régions - Littoral

Les pharmaciens d’Afrique appellent les gouvernements Ă  prendre des mesures sĂ©vĂšres contre Ă  l’endroit des contrevenants.
PrĂšs d’une semaine aprĂšs la confĂ©rence des ministres de la santĂ© des Etats membres de la Cemac, c’était au tour des pharmaciens de se rĂ©unir rĂ©cemment Ă  Douala. A l’occasion d’une rĂ©union du Forum pharmaceutique africain (African Pharmaceutical forum, Apf). L’Apf Ă©tant l’un des six fora de la FĂ©dĂ©ration internationale pharmaceutique (Fip). Point principal des Ă©changes : les faux mĂ©dicaments et la vente illicite de mĂ©dicaments. Il aura aussi Ă©tĂ© question de formation, du rĂŽle de l’Apf dans la Fip, de l’exercice et des bonnes pratiques de la profession de pharmacien, du bon usage des mĂ©dicaments, etc. Cette rĂ©union aura Ă©galement Ă©tĂ© fondatrice d’une relation forte entre l’espace francophone et l’African Pharmaceutical forum, qui comptait surtout les pays d’expression anglaise. Pour le Dr Anthony Akhiemien, prĂ©sident de l’Apf, il est question que les deux espaces s’associent dans les bons usages, partagent leurs expĂ©riences, leurs idĂ©es.
Au terme des discussions, plusieurs rĂ©solutions sont Ă  retenir. En commençant par un appel de la profession aux gouvernements et lĂ©gislateurs africains afin d’arrĂȘter la circulation des mĂ©dicaments contrefaits et la vente illicite des mĂ©dicaments. Des textes de loi avec des mesures sĂ©vĂšres doivent donc ĂȘtre adoptĂ©s. « Les gouvernements doivent nous aider Ă  protĂ©ger les populations des dangers des mĂ©dicaments contrefaits. » Il est question de s’assurer que seules les pharmacies vendent des traitements. DeuxiĂšme rĂ©solution, promouvoir le bon usage des mĂ©dicaments, Ă©viter que les patients s’adonnent Ă  l’automĂ©dication. 3e recommandation, harmoniser la formation des pharmaciens sur le continent. Il faut Ă©galement intĂ©grer la recherche clinique dans les enseignements afin que les professionnels maĂźtrisent mieux les mĂ©dicaments qu’ils mettent Ă  la disposition des populations. DerniĂšre dĂ©cision, inviter les mĂ©dias Ă  participer, aux cĂŽtĂ©s de l’Apf, au prochain congrĂšs mondial de la pharmacie qui aura lieu Ă  Buenos Aires en Argentine.
A cĂŽtĂ© de ces rĂ©solutions, le Dr Prosper Hiag, prĂ©sident du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens du Cameroun, est revenu sur l’état des lieux des faux mĂ©dicaments au pays. « La situation est assez grave. Entre 15% et 30% de mĂ©dicaments qui sont dans la rue sont faux. » Et pour lutter contre ce phĂ©nomĂšne, la profession s’est mobilisĂ©e notamment Ă  travers des journĂ©es de sensibilisation, des opĂ©rations coup de poing, la saisie et la destruction de mĂ©dicaments contrefaits » avec le concours du ministĂšre de la SantĂ© publique.
Cameroon Tribune du mardi, 12 juillet 2016.
Services postaux: opĂ©ration reconquĂȘte

Marilyne NGAMBO TCHOFO
Rédaction - Dossier

ConfrontĂ©e Ă  de nombreux dĂ©fis (concurrence dĂ©loyale, manque d’infrastructures
), la Campost essaye s’adapter Ă  l’ùre du numĂ©rique pour regagner des parts de marchĂ©.
La Cameroon postal services (CAMPOST) a perdu du terrain en l’espace de quelques annĂ©es. Aujourd’hui, ses services sont encore pour la plupart mĂ©connus du grand public. Tenez, son service de distribution des journaux ne fait pas l’objet de beaucoup de sollicitations, aux dires d’un des responsables de la structure. La CAMPOST s’occupe Ă©galement du paiement de pensions aux retraitĂ©s Ă  travers ses bureaux de poste dans les chefs-lieux de rĂ©gions. Mais chaque mois, plusieurs pensionnĂ©s issus des localitĂ©s font le dĂ©placement sur YaoundĂ© pour recevoir leur dĂ». L’opĂ©rateur public dispose aussi d’un service d’hĂ©bergement des serveurs et applications et propose des crĂ©dits scolaires. Sur ce plan, le privĂ© est dĂ©jĂ  bien avancĂ©. Aussi, la percĂ©e du numĂ©rique et des rĂ©seaux sociaux a pratiquement fait oublier le service d’envoi et de rĂ©ception de lettres. « J’ai perdu l’habitude de la poste. Avec Internet et la messagerie instantanĂ©e, je communique par mails et sur les rĂ©seaux sociaux. Il m’arrive de faire transiter mes courriers importants par DHL mĂȘme si la note est salĂ©e, je suis certaine de la sĂ»retĂ© », indique Maurelle T., cadre d’entreprise.
La CAMPOST peut toutefois se rĂ©jouir que les mandats reviennent progressivement dans les mƓurs. Mais, l’entreprise fait face Ă  la concurrence farouche des Ă©tablissements de transfert d’argent qui se multiplient sur le territoire national. Ceci sans compter la concurrence dĂ©loyale des 226 opĂ©rateurs illĂ©gaux recensĂ©s par le ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (MINPOSTEL). Pour le ministre, Minette Libom Li Likeng, le secteur postal est sinistrĂ© et ses services traditionnels doivent s’adapter Ă  la modernitĂ© et aux besoins des populations, amĂ©liorer la qualitĂ© de service et regagner la confiance des usagers. Pour remonter la pente, l’opĂ©rateur public s’est fait une cure de jouvence. CĂŽtĂ© colis express, la CAMPOST a innovĂ© via le e-commerce. Plus de 10 000 colis qui ont Ă©tĂ© distribuĂ©s depuis 2015, ce qui reprĂ©sente 25% d’augmentation par rapport Ă  l’annĂ©e derniĂšre, confie un officiel de l’entreprise. S’agissant des produits financiers, l’opĂ©rateur envisage de crĂ©er une boĂźte postale, elle-mĂȘme conditionnĂ©e par le changement de son systĂšme d’information bancaire. Son service de vidĂ©o-confĂ©rence fait ses preuves au sein des administrations publiques. Tous ces ajustements ont permis Ă  la structure d’avoir un chiffre d’affaires croissant (+12%). Mais les choses pourraient aller encore mieux si la rĂ©gulation du secteur postal devenait effective. Niveau infrastructures, les responsables de la CAMPOST souhaitent que l’adressage des devienne effectif et que les usagers puissent disposer de boĂźtes postales personnelles.