Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 1er août 2016.
Un Camerounais vice-gouverneur de la BEAC

Paul EBOA
Afrique - Politique

Le prochain gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) sera de nationalitĂ© tchadienne, conformĂ©ment au principe de rotation.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale aura de nouveaux dirigeants dĂšs le mois de janvier prochain. En vertu du principe de rotation adoptĂ© en 2010 Ă  Bangui, la session extraordinaire de la confĂ©rence des chefs d’Etat a procĂ©dĂ© samedi Ă  une nouvelle rĂ©partition des postes. Ainsi, le gouverneur viendra de la RĂ©publique du Tchad et le vice-gouverneur de RĂ©publique du Cameroun. Et si aucune nomination n’a Ă©tĂ© formellement rendue publique, des noms circulent depuis le weekend Ă  travers les mĂ©dias. Des mĂ©dias qui citent notamment Abbas Mahamat Tolli, ancien ministre tchadien des Finances et le Camerounais, DieudonnĂ© Evou Mekou, actuel directeur gĂ©nĂ©ral de la Caisse autonome d’amortissement.
Pour le reste de la rĂ©partition, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral : RĂ©publique gabonaise ; directeur gĂ©nĂ©ral du contrĂŽle gĂ©nĂ©ral : RĂ©publique centrafricaine ; directeur gĂ©nĂ©ral de l’exploitation : RĂ©publique du Congo, directeur gĂ©nĂ©ral des Etudes, des Finances et des Relations internationales : RĂ©publique de GuinĂ©e-Equatoriale. De mĂȘme, la confĂ©rence a attribuĂ© le poste de prĂ©sident de la Banque de dĂ©veloppement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) Ă  la RĂ©publique de GuinĂ©e Ă©quatoriale. La confĂ©rence a Ă©galement entĂ©rinĂ© la nomination de Madame Enaw nĂ©e Judith Efundem Agbor, de nationalitĂ© camerounaise ,au poste de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Commission internationale du bassin du Congo Obangui-Sangha (CICOS ). C’est l’un des rĂ©sultats des travaux de la 27e session extraordinaire de la confĂ©rence des chefs d’Etat de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale(CEMAC) qui se sont dĂ©roulĂ©s le 30 juillet dernier Ă  Malabo en GuinĂ©e Ă©quatoriale. Le prĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ© Ă  ces importantes assises par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang. Les nouveaux dirigeants de la BEAC entrent en fonction en janvier prochain Ă  l’expiration du mandat du gouverneur actuel, Lucas Abaga Nchama .
Outre la rĂ©partition des charges Ă  la BEAC, la confĂ©rence a Ă©galement abordĂ© la question de l’état des nĂ©gociations de l’Accord de partenariat Ă©conomique(APE) entre l’Union europĂ©enne et la configuration Afrique centrale. Elle a pris acte du rapport du ComitĂ© ministĂ©riel des nĂ©gociations APE(COMINA) tenu le 22 juillet dernier Ă  Libreville au Gabon. Tenant compte de la signature par le Cameroun d’un APE dont le dĂ©mantĂšlement tarifaire est fixĂ© au 4 aoĂ»t 2016, la confĂ©rence a rappelĂ© l’importance d’examiner la proposition du texte juridique Ă©laborĂ© sur la base de cet APE et validĂ© lors de la derniĂšre rĂ©union de la COMINA. Le parrain des nĂ©gociations, le prĂ©sident gabonais, Ali Bongo Ondimba , a Ă©tĂ© mandatĂ© Ă  entreprendre les dĂ©marches nĂ©cessaires auprĂšs des autoritĂ©s camerounaises, de concert avec la partie europĂ©enne, en vue de poursuivre les nĂ©gociations dans un esprit de solidaritĂ© entre les Etats . Les conclusions de ces nĂ©gociations devraient permettre d’aboutir Ă  un accord rĂ©gional complet, Ă©quilibrĂ© et Ă©quitable au plan commercial et financier capable d’accompagner le dĂ©veloppement de la rĂ©gion. La mise en place d’un mĂ©canisme de compensation des pertes de recettes liĂ©es Ă  l’ouverture des marchĂ©s d’Afrique centrale Ă  travers l’absorption de l’Impact fiscal net (IFN) devra ĂȘtre inscrite parmi les prioritĂ©s des nĂ©gociations. Aussi importantes soient elles, ces questions n’occultent pas les autres points qui Ă©taient inscrits Ă  l’ordre du jour des assises de Malabo.
Julie Cheugueu Nguimfack Miss Cameroun 2016

Monica NKODO
National - Culture

Dans la nuit du 30 juillet dernier, cette jeune chef d’entreprise est devenue la plus belle femme du pays.
Instant inoubliable. Des flashs qui crĂ©pitent pour illuminer un visage poupin et Ă©merveillĂ©, celui de Julie Frankline Cheugueu Nguimfack, anciennement premiĂšre dauphine Sud-Ouest, et dĂ©sormais Miss Cameroun 2016. Elle coiffe 25 candidates issues des dix rĂ©gions du pays et de la diaspora. Il est 2h du matin dimanche dernier au palais des CongrĂšs de YaoundĂ© quand son nom est scandĂ© aprĂšs ceux d’Audrey Aboula et Emmanuelle Larissa Moukehi, premiĂšre et deuxiĂšme dauphines. La prĂ©sidente du jury, Zanele Makina, Haut Commissaire d’Afrique du Sud au Cameroun, dĂ©livre enfin le public aprĂšs d’interminables minutes de suspense. C’est l’apothĂ©ose pour Julie Frankline C.N, reine de la 12e Ă©dition de ce concours national de beautĂ© tenue en prĂ©sence du ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, de la prĂ©sidente du ComitĂ© d’organisation Miss Cameroun (Comica), Ingrid Solange Amougou et de Henriette Sournac, la marraine de l’évĂ©nement. Miss France 2015, Camille Cerf et d’autres Miss invitĂ©es ont assistĂ© elles aussi, au couronnement d’une jeune dame qui s’est lancĂ©e dans ce concours, parce que, « le remporter peut permettre de porter trĂšs haut ses projets. »
Cette jeune femme d’1m75, Ă  24 ans, est patronne d’une start-up Ă©cologique basĂ©e Ă  Bonapriso Ă  Douala. Avec modestie, elle parle de son entreprise qui n’emploie pour l’heure que deux personnes comme d’une « micro entreprise ». Micro, mais vise macro. Car avec son initiative Ɠuvrant dans le recyclage et la prestation de services, Miss Cameroun 2016 veut tendre la main aux orphelins de guerre, aux veuves, et Ă  toutes personnes ayant perdu un proche dans la guerre contre Boko Haram. PrĂȘte Ă  affronter de nouveaux dĂ©fis, elle garde la tĂȘte froide. « Je suis maintenant un personnage public, il faut que je fasse trĂšs attention et que je mĂšne Ă  bien mes projets. A Miss Cameroun, elle n’est pas Ă  sa premiĂšre expĂ©rience dans l’univers du glamour et de la beautĂ©. L’an dernier, elle Ă©tait comptĂ©e parmi les finalistes malheureuses. Cette annĂ©e, le sacre n’est encore plus que savoureux.
Miss, businesswoman, mais aussi brillante Ă©tudiante. NĂ©e Ă  Douala et Ă©levĂ©e avec son frĂšre dans une famille monoparentale, elle a fait de l’école une prioritĂ©. AprĂšs des Ă©tudes primaires Ă  Dschang (Ă  l’Ouest sa rĂ©gion d’origine), elle effectue son cursus secondaire Ă  Douala. Elle obtient un baccalaurĂ©at en comptabilitĂ© en 2009, et la mĂȘme annĂ©e est Ă©lue Miss de son Ă©tablissement. Le dĂ©clic vient d’ailleurs de lĂ . A l’Institut supĂ©rieur de management (ISMA) de Douala, elle obtient deux Masters : un premier en 2014, et cette annĂ©e, elle y retourne pour cette fois-lĂ , un Master en FiscalitĂ© appliquĂ©e. Julie Frankline C.N adore le tennis, la musique et les voyages
 Ça tombe bien, elle va en profiter.
Julie CHEUGUEU, Miss Cameroun 2016.
Retraite à la Fonction publique: faut-il harmoniser l’ñge ?

BADJANG ba NKEN
Rédaction - Dossier

Qu’il exerce dans le secteur public, parapublic ou privĂ©, tout employĂ© est appelĂ© Ă  un moment donnĂ©, Ă  mettre un terme Ă  son activitĂ© principale pour jouir d’un repos bien mĂ©ritĂ©.
Il fait alors valoir ses droits Ă  la retraite, selon la formule consacrĂ©e. Le dĂ©part Ă  la retraite qui devrait ĂȘtre saluĂ© par tous, est malheureusement encore redoutĂ© par de nombreux travailleurs pour plusieurs raisons. D’abord, d’aucuns le perçoivent comme un saut dans l’inconnu, dans la mesure oĂč les possibilitĂ©s de reconversion sont rares. Ensuite, parce qu’il correspond pour certains Ă  la perte d’importants avantages : vĂ©hicule(s) et/ou logement de fonction, indemnitĂ©s, assurance-maladie, etc. Par ailleurs, l’on redoute le fait que la pĂ©riode entre la cessation de paiement du salaire et le paiement de la pension de retraite peut ĂȘtre Ă©lastique.

Mais, de toutes les questions liĂ©es au dĂ©part Ă  la retraite, l’une de celles qui font le plus dĂ©bat aujourd’hui au Cameroun est relative Ă  l’ñge de dĂ©part Ă  la retraite pour les personnels de l’Etat. ConformĂ©ment au statut spĂ©cial de la Fonction publique, les fonctionnaires des catĂ©gories C et D vont Ă  la retraite Ă  50 ans, ceux des catĂ©gories A et B Ă  55 ans, sauf dĂ©rogation spĂ©ciale. Quant aux personnels non fonctionnaires, ils vont Ă  la retraite Ă  50 ans pour les dĂ©cisionnaires (jusqu’à la 6e catĂ©gorie), 55 ans pour les contractuels de la 7e Ă  la 9e catĂ©gorie, et Ă  55 ans pour les cadres contractuels.
Lorsque le statut Ă©tait appliquĂ© Ă  tous, le problĂšme ne se posait pas. Seulement, on assiste depuis quelque temps Ă  une multiplication de statuts spĂ©ciaux. Avec pour dĂ©nominateur commun, un dĂ©part Ă  la retraite plus long que celui prĂ©vu par le statut gĂ©nĂ©ral de la Fonction publique. A titre d’illustration, les enseignants du secondaire vont Ă  la retraite Ă  60 ans au lieu de 55 ans, ceux du supĂ©rieur Ă  60 ans pour les chargĂ©s de cours, 65 ans pour les maĂźtres de confĂ©rences et les professeurs.
L’un des arguments qui avait prĂ©valu au moment de la confection d’un statut spĂ©cial pour les enseignants du secondaire Ă©tait qu’il fallait susciter des vocations afin de combler le dĂ©ficit en Ă©ducateurs dans les lycĂ©es et collĂšges. Or, constatent les partisans de l’harmonisation de l’ñge du dĂ©part Ă  la retraite, le dĂ©ficit perdure malgrĂ© la multiplication des recrutements car de nombreux enseignants dĂ©sertent les salles de classe, font carriĂšre dans d’autres administrations, tout en conservant les avantages liĂ©s Ă  leur intĂ©gration Ă  la Fonction publique. Pour les enseignants d’universitĂ©s, il Ă©tait question de tenir compte du temps mis pour la prĂ©paration des thĂšses et autres agrĂ©gations. Un argument que battent en brĂšche ceux qui pensent que dans ces conditions, les mĂ©decins qui prĂ©parent une thĂšse de doctorat en sept ans aprĂšs le baccalaurĂ©at, devraient aussi bĂ©nĂ©ficier d’un statut spĂ©cial.
Les arguments en faveur ou contre l’harmonisation de l’ñge du dĂ©part Ă  la retraite sont nombreux et pertinents. Une Commission interministĂ©rielle Ă©largie aux syndicats et autres partenaires sociaux planche sur la question depuis quelque temps. Avec en toile de fond, une question pertinente : comment financer le coĂ»t d’une Ă©ventuelle harmonisation ? CT ouvre le dĂ©bat dans ses colonnes.
Du déni de progrÚs comme stratégie

Marie Claire NNANA

Les distilleurs de sinistrose et les adeptes du « Cameroonbashing » auront un peu de mal Ă  ignorer les trĂšs bonnes nouvelles de la semaine Ă©coulĂ©e, ou Ă  les tourner de maniĂšre crĂ©dible en catastrophes. Jugez-en par vous-mĂȘmes : le 27 juillet dernier, le prĂ©sident de la RĂ©publique a signĂ© les textes officiels nĂ©cessaires pour la mise en route du Programme « e-National Higher Education », qui prĂ©voit la distribution gratuite d’un ordinateur Ă  chaque Ă©tudiant camerounais, soit 500.000 laptops au total.

Un jour auparavant, c’est le Premier ministre, chef du gouvernement qui se voyait prĂ©senter par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, la distinction dĂ©cernĂ©e au Cameroun comme meilleur systĂšme mondial d’inscription en ligne pour les affaires, suite Ă  une Ă©tude globale menĂ©e par le DĂ©partement d’Etat amĂ©ricain, et la ConfĂ©rence des Nations Unies sur le commerce et le dĂ©veloppement (CNUCED). Enfin, c’est le dernier conseil de cabinet prĂ©sidĂ© par le chef du gouvernement le 28 juillet dernier qui a mis en exergue la nouvelle offensive gouvernementale en matiĂšre d’industrialisation. DorĂ©navant, plus de contrats avec les groupes internationaux sans la clause explicite de l’obligation de transfert de technologies.

Cette avancĂ©e remarquable dans la stratĂ©gie d’industrialisation nationale a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e Ă  l’ensemble du gouvernement, alors que le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation dĂ©roulait devant le conseil de cabinet les acquis plus qu’honorables du Cameroun dans le domaine de la recherche. Ainsi, en dehors des innovations Ă  titre individuel telles que le cardiopad d’Arthur Zang, le Egusi Cracking Machine (Machine Ă  dĂ©cortiquer les pistaches) ou la production de charbon Ă©cologique Ă  partir des dĂ©chets organiques, l’opinion publique a Ă©tĂ© informĂ©e des prouesses des instituts nationaux de recherche tels que l’Institut des recherches Ă©cologiques et miniĂšres (IRGM). On peut aussi citer les dĂ©couvertes de l’Institut national de Cartographie (INC), toutes aussi bluffantes les unes que les autres. Sans oublier celles de l’Institut de Recherche agricole pour le DĂ©veloppement (IRAD), titulaire d’une vingtaine de brevets et laurĂ©ate de quatre mĂ©dailles d’or de l’innovation au dernier Salon international des Inventions de GenĂšve.

Ces dĂ©cisions stratĂ©giques, ou ces rĂ©sultats probants de la politique gouvernementale dans des domaines ciblĂ©s par le chef de l’Etat comme prioritaires et catalyseurs de progrĂšs parlent d’eux-mĂȘmes. C’est le signe que le pays est au travail, en marche vers son destin, uni et solidaire autour du chef qu’il s’est choisi. Bien plus, ces constats de la performance camerounaise au niveau international doivent nous procurer une lĂ©gitime fiertĂ© et une sereine espĂ©rance, face Ă  l’avenir. D’oĂč vient-il alors que dans les mĂ©dias et dans les rĂ©seaux sociaux, certaines de ces dĂ©cisions, en particulier le Programme un Ă©tudiant/un ordinateur, soient prĂ©sentĂ©es comme une « aberration sur le plan Ă©conomique », quand ce n’est pas « une vaste escroquerie politique et sociale » ?
Du déni de progrÚs comme stratégie

Marie Claire NNANA

...

En rĂ©alitĂ©, mĂȘme si la manƓuvre est Ă©culĂ©e, il est difficile de s’habituer au choix que font certains de nos compatriotes, de dĂ©nigrer systĂ©matiquement toute initiative du gouvernement ou de l’Etat, Ă  travers l’exagĂ©ration pernicieuse des difficultĂ©s de parcours et la minorisation des victoires et des avancĂ©es dans la construction nationale. Le but de ce procĂ©dĂ© Ă  visĂ©e grossiĂšrement destructrice, c’est sans aucun doute de provoquer le dĂ©couragement Ă  l’intĂ©rieur et la dĂ©fiance Ă  l’extĂ©rieur, notamment de la part des investisseurs. Et l’on se demande encore pourquoi le Cameroun a un tel dĂ©ficit d’image ! Eh bien, la clĂ© est lĂ  : certains de ses fils s’évertuent Ă  projeter dans l’opinion l’image d’un pays immobile, dĂ©semparĂ©, sans perspectives, au bord de la crise de nerfs. MĂȘme lorsque les faits et la rĂ©alitĂ© dĂ©mentent de maniĂšre Ă©vidente et pĂ©remptoire un tel jugement.

Alors pourquoi ?

Certainement par pure malveillance, et par calcul politicien. On peut, Ă  condition d’ĂȘtre d’humeur bienveillante, considĂ©rer que la critique, telle qu’illustrĂ©e dans ces manƓuvres, est utile. Thomas Jefferson, homme politique amĂ©ricain, auteur de la DĂ©claration d’indĂ©pendance des Etats Unis avait Ă©crit cette belle assertion : « Un peu de rĂ©bellion de temps Ă  autre est une bonne chose, tout aussi nĂ©cessaire dans le monde politique que les tempĂȘtes dans l’univers physique
 »

Mais avons-nous affaire ici Ă  de la critique constructive ? Non, en vĂ©ritĂ©. Nous sommes face Ă  un dĂ©ni de rĂ©alitĂ©, une berlue consciente et assumĂ©e. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, n’est-ce pas ? Et pourtant, il paraĂźt plus qu’évident que ce don d’ordinateurs aux Ă©tudiants dĂ©cidĂ© par le chef de l’Etat est une vĂ©ritable aubaine. Pour les nombreux jeunes qui n’en n’auraient jamais eu les moyens. Et surtout pour ceux qui se donneront la peine de prendre leur propre part dans l’effort financier ainsi concĂ©dĂ© par la plus haute autoritĂ© de l’Etat. En s’assurant une bonne connection internet (Wifi), en se mettant Ă  l’école des nombreux jeunes de par le monde pour qui cet important outil a constituĂ© un sĂ©same pour la rĂ©ussite. C’est aussi la preuve que le prĂ©sident de la RĂ©publique, en pĂšre et en Ă©ducateur, n’entend pas inscrire son geste dans un esprit d’assistanat intĂ©gral, mais dans le sillage d’un coup de pouce dĂ©cisif Ă  une jeunesse estudiantine qui lui en avait fait la demande, selon une rĂ©vĂ©lation du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur.

Ce faisant, Paul Biya reste fidĂšle Ă  sa vision du dĂ©veloppement du Cameroun. Car le dĂ©veloppement de l’économie numĂ©rique reste bien l’un des piliers de sa politique, de mĂȘme que l’investissement tous azimuts et le pari sur les jeunes Ă  qui il lĂšguera le pays en hĂ©ritage. AprĂšs avoir multipliĂ© les structures Ă©ducatives Ă  travers le pays, amĂ©liorĂ© la condition des enseignants, modernisĂ© et professionnalisĂ© le systĂšme, y a-t-il une contradiction Ă  ce que les jeunes Ă©tudiants reçoivent aujourd’hui un ordinateur ? Bien Ă©videmment non.

Quant Ă  ceux qui prĂ©tendent que les jeunes auraient prĂ©fĂ©rĂ© se voir offrir un emploi, ils n’ont pas encore compris que ce don providentiel est une ouverture vers tous les possibles. Dans un environnement Ă©conomique libĂ©ral, oĂč le rĂŽle de l’Etat dans l’offre d’emplois est appelĂ© Ă  s’amenuiser, l’auto crĂ©ation d’emploi est l’une des plus grandes opportunitĂ©s offertes Ă  la jeunesse. Combien de jeunes startupers dans le monde n’ont-ils pas créé leur propre entreprise dans leur chambre, muni de leur seule volontĂ©, et d’un ordinateur ? L’essentiel, c’est que les responsables compĂ©tents de l’enseignement supĂ©rieur et de l’Etat vulgarisent ces innombrables possibilitĂ©s, et que les jeunes eux-mĂȘmes gardent l’esprit ouvert. Et qu’ils osent.
Du déni de progrÚs comme stratégie

Marie Claire NNANA

...

Cela dit, si nous rĂ©cusons le dĂ©ni de progrĂšs, nous ne nous permettons pas d’affirmer que tout est parfait. On peut certainement considĂ©rer que le rythme de notre marche en avant pourrait s’accĂ©lĂ©rer, si les nombreuses pesanteurs que constituent l’inertie et le manque d’initiative, les lourdeurs de l’appareil administratif, l’esprit de prĂ©dation, la corruption, et une piĂštre culture de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, venaient Ă  ĂȘtre levĂ©es. Mais c’est une Ɠuvre de longue haleine pour laquelle il faudra du temps, et de la solidaritĂ©. En attendant, ceux qui doivent continuer Ă  maintenir la conscience populaire en alerte, c’est-Ă -dire, les penseurs, les dirigeants, les journalistes, les Ă©rudits, les enseignants, les artistes, etc., ont un devoir d’objectivitĂ©. Critiquer, oui certainement, mais non pas dĂ©naturer, renier, anĂ©antir ce que les Camerounais construisent dans la sueur, avec amour.
Grippe aviaire: garder Douala clean

Rita DIBA
Régions - Littoral

Le renforcement des mesures de protection contre le virus à l’ordre du jour.
La rĂ©gion du Littoral, oĂč on a enregistrĂ© zĂ©ro cas de grippe aviaire, doit ĂȘtre un bassin de relance de la filiĂšre avicole au Cameroun. Le vƓu a Ă©tĂ© Ă©mis jeudi 28 juillet 2016 Ă  Douala par Marcel Casimir Ndongo Kounou, chef de la mission de sensibilisation du ministĂšre de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales. Le directeur du DĂ©veloppement des Productions et des Industries animales au Minepia, lors de la rĂ©union d’information et de concertation des acteurs de la filiĂšre dans les services du gouverneur Ă  Bonanjo, a rappelĂ© que le pays entre dĂ©sormais dans l’ùre de la bio-surveillance. AprĂšs avoir circonscrit avec succĂšs le virus grippal influenza dans les dĂ©partements touchĂ©s.
Cette bio-surveillance va dĂ©buter par le recensement du cheptel. Dans le Littoral, plus grand bassin de consommation avicole selon M. Ndongo Kounou, classĂ©e « zone indemne », chaque Ă©leveur aura donc la responsabilitĂ© de se rendre dans les services vĂ©tĂ©rinaires afin d’y acquĂ©rir un carnet de surveillance. Des certificats sanitaires qui permettront, au moment de la vente, d’attester de la bonne santĂ© des poulets du producteur. De plus, pour mener les opĂ©rations de recensement et de surveillance sur le terrain, les services vĂ©tĂ©rinaires de la rĂ©gion ont Ă©tĂ© dotĂ©s de motos qui vont leur permettre de sillonner le Littoral ferme par ferme.
Un corridor de sĂ©curitĂ© sera mis en place pour l’acheminement de la volaille d’un dĂ©partement ou d’une rĂ©gion Ă  une autre. Et bien entendu, il faudra ĂȘtre muni des documents attestant de la bonne santĂ© de son cheptel. Papiers fournis par la dĂ©lĂ©gation du Minepia de la circonscription administrative concernĂ©e.
Autres mesures : la limitation de l’accĂšs aux Ă©levages aux personnes non-autorisĂ©es, le port d’équipements de protection, etc. Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, le gouverneur du Littoral, aura Ă©galement insistĂ© sur l’absolue nĂ©cessitĂ© d’arrĂȘter de vendre du poulet dans la nuit, entre 23h et 3h, selon une productrice prĂ©sente Ă  la rĂ©union. Il a dans ce sens soulignĂ© l’effort du dĂ©partement de la Sanaga-Maritime, qui a mis fin Ă  cette pratique.
Mandela Day: South Africans Donate Blood in Yaounde

Emmanuel KENDEMEH
International - Politique

The South African High Commissioner to Cameroon, Zanele Makina chaired the blood donation event at the Yaounde City Council esplanade on July 29, 2016.

South African High Commissioner to Cameroon, Zanele Makina on Friday, July 29, 2016 led the staff of the High Commission, other South Africans resident in Yaounde and members of the general public in Yaounde in a blood-donation event aimed at filling the gap of over 400,000 litres of blood needed to save lives in Cameroon health institutions.
Cameroon’s Minister of Public Health, AndrĂ© Mama Fouda did not only encourage the gesture championed by the South African High Commission but personally watched High Commissioner, Zanele Makina preach by example by donating her own blood. Prominent government hospitals in the capital city, Yaounde such as the Yaounde Central Hospital (HCY), National Social Insurance Hospital (CNPS), Yaounde University Teaching Hospital (CHUY) and the Yaounde Gynaecology, Obstetrics and Pediatrics Hospital (HGOPY) all deployed staff and equipment to facilitate the blood donation exercise.
Speaking prior to the blood donation day, Zanele Makina said the event marked the close of activities for the Nelson Mandela International Day 2016. The United Nations General Assembly unanimously declared July 18, the day of birth of the former President of South Africa, Nelson Mandela as the Nelson Mandela International Day to celebrate the sacrifice and commitment of Mandela to the wellbeing of humanity. The South African High Commission in Cameroon therefore uses the celebration to identify a need in the society and contribute in meeting the need during Mandela Day celebrations.
“This year we identified a need that really touches the core of the nation. The issue of blood donation and the scarcity of blood in Cameroon as people need blood in hospitals when they are admitted for injury, child birth and many other diseases that demand blood transfusion,” Zanele Makina explained.
Through the blood donation campaign, she said, South Africa was partnering with Cameroon’s Public Health Ministry to mobilize and educate the community on the need to donate blood freely within the spirit of sacrifice Nelson Mandela demonstrated when he spent 26 years in prison in order to save his people. High Commissioner Makina said they targeted at least 400 people to donate blood and stated that it was “up to the government to know how to manage the blood collected.”
NĂ©crologie: Achalle, l’inachevĂ©

Rita DIBA
National - Culture

Le chanteur, décédé mercredi dernier à Limbé, préparait un nouvel album.
« Il Ă©tait venu me voir rĂ©cemment et on a Ă©changĂ©, notamment sur son nouvel album qui allait voir le jour. Et le clip de l’une des chansons Ă©tait dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©. Il devait sortir dans les prochains jours. » VoilĂ  ! Alors qu’Achalle avait pris son Ă©lan pour revenir sur le devant de la scĂšne musicale avec le single « Ebolo », comme l’expliquent ces propos d’une connaissance, l’auteur de « Bunya » a Ă©tĂ© fauchĂ© par la mort. La trentaine Ă  peine entamĂ©e. C’était le 27 juillet 2016. AprĂšs quelques semaines internĂ© Ă  l’hĂŽpital rĂ©gional de Limbe, dans le Sud-Ouest. Les complications de son infection pulmonaire auront eu raison de lui, selon le directeur de la formation sanitaire, le Dr Denis Nsame. Au grand dĂ©sespoir de sa tante, Mary Nana Wasso Ndi, chez qui l’artiste rĂ©sidait quand il Ă©tait dans la citĂ© balnĂ©aire.
Un tour dans l’appartement de la pauvre dame au quartier Lonsome, Ă  Tita Street plus exactement, renseigne sur l’importance qu’Achalle, Denis Atem au civil, avait pour sa famille. Dans le petit salon, sur les siĂšges, ils sont serrĂ©s les uns prĂšs des autres, Ă  se remĂ©morer un instant de vie partagĂ© avec le dĂ©funt. Pour « Anti Mary », qu’Achalle appelait en rigolant « Tendance » pour sa coquetterie, le disparu Ă©tait un jeune homme « agrĂ©able Ă  vivre, trĂšs gentil ». Sa voix se brise au bout de ces beaux souvenirs de celui sur qui elle aura veillĂ© Ă  l’hĂŽpital. Son neveu, fils de sa sƓur, avait pourtant tant de choses Ă  accomplir encore, lui qui revenait tout juste d’Espagne et qui prĂ©parait son come-back.
Comme un goĂ»t d’inachevĂ© donc
 On aura eu ce sentiment tout au long de la pĂ©riode oĂč on aura connu Achalle, rĂ©vĂ©lĂ© au grand public en 2006 par Stars2Demain, compĂ©tition tĂ©lĂ©visĂ©e de dĂ©couverte des jeunes talents musicaux. Denis Atem remportera la premiĂšre Ă©dition. Il participera Ă  l’album de la communautĂ© Stars2Demain, avant une production solo en 2007, « Feelings ». DeuxiĂšme opus en solitaire, « Excited » en 2010. En 2008, il est finaliste pour le Cameroun aux Kora Music Awards dans la catĂ©gorie « meilleur artiste Rnb ». Alors, son album verra-t-il le jour Ă  titre posthume pour un hommage Ă  la hauteur de ce talent parti tĂŽt ?
Achalle de son vivant.
Amadou Vamoulké à Kondengui

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

L’ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv sĂ©journe Ă  la prison centrale de YaoundĂ© depuis vendredi dernier.
La maison d’arrĂȘt de Kondengui abrite dans ses murs un nouveau prestigieux locataire depuis vendredi 29 juillet dernier, en la personne d’Amadou VamoulkĂ©. Ce n’est autre que l’ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la Cameroon Radio Television (Crtv) limogĂ© le 29 juin 2016. Le dossier qui le conduit en prison remonte Ă  2006, un an aprĂšs son arrivĂ©e Ă  la tĂȘte de la Crtv le 26 janvier 2005. Mais c’est en 2014 qu’Amadou VamoulkĂ© commence Ă  ĂȘtre rĂ©guliĂšrement entendu, relativement Ă  une accusation de dĂ©tournement de deniers publics. Il est alors tĂ©moin dans l’affaite ministĂšre public contre Gervais Mendo Ze, ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv de 1988 Ă  2005.
Mardi 17 fĂ©vrier 2015, le juge d’instruction du Tribunal criminel spĂ©cial (Tcs), instance judiciaire créée en 2011 pour connaĂźtre spĂ©cifiquement des cas de dĂ©tournement de plus de 50 millions F, lui signifiait son inculpation pour dĂ©tournement de deniers publics en coaction avec l'ex-directeur gĂ©nĂ©ral de la Crtv, le Pr. Gervais Mendo Ze. Ces derniers mois, Amadou VamoulkĂ© a Ă©tĂ© auditionnĂ© Ă  quatre reprises par le juge d’instruction du Tcs, Annie NoĂ«lle Bahounoui BatendĂ©, qui lui reproche au moins deux fautes de gestion. L’une, en rapport avec des avantages perçus jugĂ©s illĂ©gaux qui culmineraient Ă  59 millions. L’autre, avec le dĂ©tournement d’un montant de 2,8 milliards F reprĂ©sentant le dĂ©ficit du «report de trĂ©sorerie» Ă  son arrivĂ©e Ă  la direction gĂ©nĂ©rale de l’entreprise.
C’est confiant que l’ancien Dg s’est prĂ©sentĂ© vendredi dernier Ă  10h30 au Tcs, aprĂšs avoir reçu aux alentours de 10h un coup de fil l’y conviant. « Alors que ses avocats s’attendaient Ă  ce qu’il soit auditionnĂ© comme d’habitude, ils ont Ă©tĂ© surpris de constater que le mandat de dĂ©pĂŽt Ă©tait dĂ©jĂ  signĂ©. On a utilisĂ© une porte dĂ©robĂ©e pour le sortir et le conduire Ă  Kondengui Ă  l’abri des regards des paparazzis », assure une source introduite. ArrivĂ© dans la maison d’arrĂȘt Ă  11h, Amadou VamoulkĂ© va dĂ©sormais rĂ©pondre des faits qui lui sont reprochĂ©s au cours d’audiences publiques au Tcs.
Crtv: le JT change de formule

Monica NKODO
National - Culture

DÚs lundi, les journaux de 19h30 mn et 20h30 mn reviennent à un présentateur unique.

Lundi 1er aoĂ»t 2016, les fidĂšles tĂ©lĂ©spectateurs de la Crtv vont noter du changement. D’abord avec le gĂ©nĂ©rique, plus moderne, plus cadencĂ©, et plus court, bref plus accrocheur, comme l’a soulignĂ© Ibrahim Cherif, directeur de l’information Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale. Si l’habillage (travaillĂ© et produit entiĂšrement par la Crtv elle-mĂȘme) subira un lifting dans toutes les tranches d’information, une nouveautĂ©, ou plutĂŽt un retour est Ă  suivre. Fait majeur, les journaux de 19h30 mn (7.30 News) et de 20h30, passent du duo au solo. On parle de prĂ©sentateurs bien sĂ»r.
Cette formule de la double prĂ©sentation appliquĂ©e depuis environ 10 ans dans ces deux grandes Ă©ditions de la soirĂ©e faisant le plus d’audience, arrive Ă  son terme. « La prĂ©sentation en duo a eu un certain succĂšs Ă  un moment donnĂ©, mais ensuite elle a connu une pente descendante », rappelle Ibrahim Cherif. AdĂšle Mballa reprend les commandes du 20h30 mn en semaine, et Ben Pufong celles du 19h30 mn. Le week-end, Atta Badyne Oumar et Esther Kima Tabot, prennent le relais, respectivement dans les journaux en français et en anglais. Pour familiariser son public, la tĂ©lĂ©vision nationale diffuse un spot de maniĂšre rĂ©guliĂšre sur ses antennes depuis peu. Par ces changements, volontĂ© du top management de la chaĂźne, la Crtv veut consolider ses objectifs. Il s’agit bien sĂ»r d’expliquer l’action du gouvernement, mais aussi de rentrer un peu plus dans le quotidien des Camerounais, question de proximitĂ©.
SDF Chairman, Fru Ndi Clocks 75

Choves LOH
National - Politique

Birth day songs, special prayers and bottle dance summed up weekend’s SDF, NEC session and thanksgiving service in Bamenda and Chairman, Fru Ndi’s Baba II village.

North West Governor, Adolphe Lele Lafrique, Senator Simon Achidi Achu, North West Fons, SDF faithful, friends and relatives were on July 31, 2016 part of special prayers for God’s grace and protection for the SDF National Chairman, Ni John Fru Ndi at 75 .The event at Presbyterian church, Baba II, home of the leading opposition party leader, inspired Fru Ndi to continue to work towards the betterment of Cameroon.
The thanksgiving event honoured and glorified God for Fru Ndi, whom speaker after speaker cheered as a rare statesman. Family Head and Son, Ni Thomas Ndi and Benjamin Fru Ndi thanked all who have supported and criticized the Chairman to be a better nation builder. Fru Ndi summed it himself when he said ”I will continue to be who I am when Cameroon is the subject, though I stretched my hand and the President did not take it the way I like”.
Twenty four hours earlier, Fru Ndi presided over a National Executive Committee (NEC) session of the SDF at his Ntarinkon residence where crucial decisions were endorsed to move forward the reorganization of SDF party structures in some regions that have so far, suffered speed brakes. In the following interview granted Cameroon Tribune, Fru Ndi talks about his life and that of the party.
Interview: “Joshua Osih Will Lead If Elective Convention So Decides”

Choves LOH
National - Politique

Ni John Fu Ndi, National Chairman, Social Democratic Front (SDF) party, talks on the future of the party.

Could we know how you feel at 75?
It is a wonderful experience that is difficult to explain. I have every reason to thank God because at 75, I am still on my feet, reasoning properly and feeling great. Once in a while, I visit cemeteries in Bamenda’s neighbourhoods and that is how you know that many people are dying and among them are a lot of young people. That is why I thank God for life since 1941.

What were the topical issues during the NEC Session of July 30, 2016?
NEC members spent time discussing attempts by people propagating information to destabilize the SDF. We also deliberated towards the party’s elective convention in 2017. It requires the setting up of commissions and follow-up to ensure that the imminent convention is hitch-free. We also concerted to emerge with solutions for obstacles on the way of the reorganisation of party structures in certain areas.

It is rumoured that you are being lobbied to have the Vice Chairman of the SDF, Hon. Joshua Osih, as the party’s candidate for the next presidential elections.
Those propagating such ideas are myopic. SDF procedures are spelt out in its constitution. It is on the floor of the SDF Convention that candidates for presidential elections are chosen. This has been the tradition in the SDF. Candidates have to subject themselves to the laws of the party and I am proud that we have not bent procedure in the SDF, while other political leaders simply declare themselves as candidates.
It is not long that we criticized the CPDM for drumming it that Mr Biya should precipitate Presidential elections and become their presidential candidate. The SDF argued that we cannot precipitated elections in the face of the War against Boko Haram. That is why I cannot make a u-turn and declare Hon. Joshua Osih as SDF’s candidate for the next presidential elections ahead of the elective convention.
The party is not my personal property. If Hon. Joshua Osih wins at the elective convention, he will lead. I am proud that I have led the SDF to emerge as the strongest party in Cameroon in the midst of all sorts of obstacles. It is not time to twist our rules.

Are you concluding that nobody has discussed the above subject with you?
Yes, nobody has discussed the subject with me.

Are you surprised that Hon. Joshua Osih has kept sealed lips over the issue? Or, has he talked about it with you?
Most of the things are on social media and I do not know if he has been talking about it. However, I know that he will answer or react when the appropriate time comes.

You were in Lebialem Division recently to bury the former Secretary General of the SDF, Prof. Tazoacha Asonganyi whom we know was in a conflicting situation with you before going to the world beyond. What should the public to understand following your outing in Lebialem?
The message is that I do not quarrel with dead people. Even if he quarrelled and left the SDF, he did some work for the party that I need to thank him for. The family looked nervous when they saw me in Lebialem but it did not bother me because I was there to bury Prof. Asonganyi and that was done.
Cameroon Tribune du mercredi, 3 août 2016.