Interdiction du whisky en sachet: Pourquoi la résistance
Félicité BAHANE N.
Au terme des deux ans de sursis accordés aux producteurs pour écouler leurs stocks et se convertir, la commercialisation se poursuit. Hélas !
PassĂ© le 12 septembre 2016, on devrait ĂȘtre Ă dire : exit le whisky en sachet et en bidon au Cameroun. Mais, manifestement, il faudra encore attendre. Car, au terme dâune concertation hier Ă YaoundĂ©, tenue Ă huis clos, entre des membres du gouvernement et les producteurs de la filiĂšre, lâon ne retient rien de prĂ©cis. Sinon que : « les recommandations issues de ces Ă©changes seront adressĂ©es aux services du Premier ministre, chef du gouvernement, pour suite Ă donner. Nous autres, nâavons pas qualitĂ© pour en dire plus », a expliquĂ© Ă la presse Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de lâIndustrie et du DĂ©veloppement technologique (MINMIDT). Il est pourtant lâinitiateur de la concertation dâhier, tenue en prĂ©sence de ses collĂšgues en charge du commerce et de la santĂ© publique. « Dâici Ă ce que le PM rĂ©agisse Ă vos recommandations, est-ce que le commerce de whisky en sachet se poursuit ? », question de journaliste. RĂ©ponse du MINMIDT : « Nous avons dĂ©jĂ dit ce que nous avions Ă dire pour le moment âŠÂ».
Lâon se souvient pourtant que le 12 septembre 2014, trois membres du gouvernement, notamment lâex-MINMIDT, Emmanuel Bonde et les actuels ministres en charge du commerce et de la santĂ© publique, se sont rĂ©unis autour dâune table et ont signĂ© un arrĂȘtĂ© conjoint, interdisant la production de cette liqueur Ă fort degrĂ© dâalcool (au moins 45°) et conditionnĂ©e dans des emballages plastiques. Ce mĂȘme jour, dans le souci de sauvegarder les entreprises productrices (puisquâelles sont gĂ©nĂ©ratrices dâemplois, dâimpĂŽts et autres richesses pour lâĂ©conomie), le gouvernement leur a accordĂ© un moratoire de deux ans, pour Ă©couler les stocks de produits finis et rĂ©orienter leurs activitĂ©s. Rendu Ă la date-butoir du 12 septembre 2016, les sachets de whisky de marques « Kitoko », « Lion dâor », « King Arthur », « Fighter », « Baylise », etc. se vendent toujours aussi bien, partout et davantage chez des marchands ambulants. Pire, ce concentrĂ© dâĂ©thanol semble faire le bonheur de nombreux consommateurs, qui se rĂ©jouissent de son accessibilitĂ© (100 F et 50F le sachet) et ignorent ou minimisent les consĂ©quences nĂ©fastes sur la santĂ©.
En effet, ces sachets qui ont une contenance dâau moins 5cl et un fort taux dâalcool sont consommĂ©s de façon abusive au Cameroun, notamment chez les jeunes et en milieu rural. Et ce sont les ravages sur la santĂ© des populations qui avaient conduit le gouvernement Ă stopper sa production. Car, depuis des lustres, les professionnels de la santĂ© sâaccordent Ă dire quâil sâagit dâun danger rĂ©duisant la capacitĂ© physique et pouvant conduire Ă des attaques cardiaques ; des cirrhoses de foie ; des troubles nerveux et souvent, la folieâŠ
Félicité BAHANE N.
Au terme des deux ans de sursis accordés aux producteurs pour écouler leurs stocks et se convertir, la commercialisation se poursuit. Hélas !
PassĂ© le 12 septembre 2016, on devrait ĂȘtre Ă dire : exit le whisky en sachet et en bidon au Cameroun. Mais, manifestement, il faudra encore attendre. Car, au terme dâune concertation hier Ă YaoundĂ©, tenue Ă huis clos, entre des membres du gouvernement et les producteurs de la filiĂšre, lâon ne retient rien de prĂ©cis. Sinon que : « les recommandations issues de ces Ă©changes seront adressĂ©es aux services du Premier ministre, chef du gouvernement, pour suite Ă donner. Nous autres, nâavons pas qualitĂ© pour en dire plus », a expliquĂ© Ă la presse Ernest Gbwaboubou, ministre des Mines, de lâIndustrie et du DĂ©veloppement technologique (MINMIDT). Il est pourtant lâinitiateur de la concertation dâhier, tenue en prĂ©sence de ses collĂšgues en charge du commerce et de la santĂ© publique. « Dâici Ă ce que le PM rĂ©agisse Ă vos recommandations, est-ce que le commerce de whisky en sachet se poursuit ? », question de journaliste. RĂ©ponse du MINMIDT : « Nous avons dĂ©jĂ dit ce que nous avions Ă dire pour le moment âŠÂ».
Lâon se souvient pourtant que le 12 septembre 2014, trois membres du gouvernement, notamment lâex-MINMIDT, Emmanuel Bonde et les actuels ministres en charge du commerce et de la santĂ© publique, se sont rĂ©unis autour dâune table et ont signĂ© un arrĂȘtĂ© conjoint, interdisant la production de cette liqueur Ă fort degrĂ© dâalcool (au moins 45°) et conditionnĂ©e dans des emballages plastiques. Ce mĂȘme jour, dans le souci de sauvegarder les entreprises productrices (puisquâelles sont gĂ©nĂ©ratrices dâemplois, dâimpĂŽts et autres richesses pour lâĂ©conomie), le gouvernement leur a accordĂ© un moratoire de deux ans, pour Ă©couler les stocks de produits finis et rĂ©orienter leurs activitĂ©s. Rendu Ă la date-butoir du 12 septembre 2016, les sachets de whisky de marques « Kitoko », « Lion dâor », « King Arthur », « Fighter », « Baylise », etc. se vendent toujours aussi bien, partout et davantage chez des marchands ambulants. Pire, ce concentrĂ© dâĂ©thanol semble faire le bonheur de nombreux consommateurs, qui se rĂ©jouissent de son accessibilitĂ© (100 F et 50F le sachet) et ignorent ou minimisent les consĂ©quences nĂ©fastes sur la santĂ©.
En effet, ces sachets qui ont une contenance dâau moins 5cl et un fort taux dâalcool sont consommĂ©s de façon abusive au Cameroun, notamment chez les jeunes et en milieu rural. Et ce sont les ravages sur la santĂ© des populations qui avaient conduit le gouvernement Ă stopper sa production. Car, depuis des lustres, les professionnels de la santĂ© sâaccordent Ă dire quâil sâagit dâun danger rĂ©duisant la capacitĂ© physique et pouvant conduire Ă des attaques cardiaques ; des cirrhoses de foie ; des troubles nerveux et souvent, la folieâŠ
Paul Biya pour un soutien accru à la Gestion des réfugiés
Politique
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique sâest exprimĂ© mardi aprĂšs-midi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s.
Peu de mots, mais suffisamment de densitĂ©. Le prĂ©sident de la RĂ©publique nâa pas tournĂ© autour du pot pour exprimer son point de vue au sujet de la question cruciale de la gestion des rĂ©fugiĂ©s. Pour le chef de lâEtat camerounais qui intervenait mardi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, il est nĂ©cessaire que la communautĂ© internationale accroisse le soutien aux pays qui, comme le Cameroun accueillent des rĂ©fugiĂ©s. Paul Biya a particuliĂšrement attirĂ© lâattention des participants au sommet, sur la situation des zones ravagĂ©es par le terrorisme au Cameroun. La reconstruction et le retour des populations dĂ©placĂ©es vont nĂ©cessiter « des moyens considĂ©rables », a soulignĂ© le chef de lâEtat.
En attendant, la tribune du sommet a aussi donnĂ© lâoccasion au prĂ©sident de la RĂ©publique de faire un Ă©tat des lieux trĂšs concret de la situation au Cameroun. Dâabord, le dĂ©fi : plus de 350.000 personnes, venues principalement du Nigeria, Ă la suite des exactions de la secte terroriste BokoHaram ; mais aussi de la RĂ©publique centrafricaine en raison de lâinstabilitĂ© politique. Lâaction ensuite : un refuge a Ă©tĂ© trouvĂ© Ă toutes ces populations, malgrĂ© le poids financier, matĂ©riel et logistique de cette prise en charge. Le Cameroun, terre dâaccueil reconnue, nâa pas fait mentir sa rĂ©putation. Il a créé les conditions pour que ces dĂ©placĂ©s vivent dĂ©cemment. Des dispositions ont Ă©tĂ© prises pour la scolarisation des enfants rĂ©fugiĂ©s, la prise en charge sanitaire est garantie et renforcĂ©e par la convention signĂ©e le 23 aoĂ»t dernier entre le gouvernement camerounais et le HCR. Elle stipule notamment que le Cameroun va dĂ©sormais assumer 30% des soins mĂ©dicaux administrĂ©s aux rĂ©fugiĂ©s sur son sol, allĂ©geant de ce fait la charge du Haut-commissariat. Le pays montre ainsi ses bonnes dispositions Ă poursuivre son action malgrĂ© le coĂ»t Ă©levĂ©, comme lâa du reste rĂ©itĂ©rĂ© le chef de lâEtat mardi Ă New York.
Paul Biya nâest heureusement pas le seul Ă penser quâil faut plus de moyens et plus de solidaritĂ© pour gĂ©rer au mieux la question des rĂ©fugiĂ©s Ă travers le monde. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies a lui aussi insistĂ© sur lâamĂ©lioration du financement. « Nous avons besoin de solidaritĂ© et dâunitĂ© pour adresser ce problĂšme. » Barack Obama, le prĂ©sident amĂ©ricain et initiateur du sommet, tout en exprimant sa gratitude Ă tous les leaders qui supportent les charges de la gestion des rĂ©fugiĂ©s, a dĂ©clarĂ© que cette rencontre est un vĂ©ritable test. Test de la capacitĂ© dâaction collective pour les 50 pays rĂ©unis au siĂšge des Nations unies. « Jâai convoquĂ© ce sommet parce que nous pouvons mieux faire ». Câest-Ă -dire, arrĂȘter les conflits, combattre lâimpunitĂ©, lâexclusion. Ne pas voir les rĂ©fugiĂ©s comme une menace, mais comme des victimes. »
On dĂ©nombre aujourdâhui prĂšs de 65 millions de rĂ©fugiĂ©s Ă travers la planĂšte. Et le sommet de mardi, tout comme la rĂ©union de haut niveau, tenue lundi, sont les prĂ©mices dâune approche globale de solution. A titre dâillustration, lâorganisation internationale des Migrations est officiellement devenue lundi, une organisation apparentĂ©e du systĂšme des Nations unies.
Politique
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique sâest exprimĂ© mardi aprĂšs-midi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s.
Peu de mots, mais suffisamment de densitĂ©. Le prĂ©sident de la RĂ©publique nâa pas tournĂ© autour du pot pour exprimer son point de vue au sujet de la question cruciale de la gestion des rĂ©fugiĂ©s. Pour le chef de lâEtat camerounais qui intervenait mardi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, il est nĂ©cessaire que la communautĂ© internationale accroisse le soutien aux pays qui, comme le Cameroun accueillent des rĂ©fugiĂ©s. Paul Biya a particuliĂšrement attirĂ© lâattention des participants au sommet, sur la situation des zones ravagĂ©es par le terrorisme au Cameroun. La reconstruction et le retour des populations dĂ©placĂ©es vont nĂ©cessiter « des moyens considĂ©rables », a soulignĂ© le chef de lâEtat.
En attendant, la tribune du sommet a aussi donnĂ© lâoccasion au prĂ©sident de la RĂ©publique de faire un Ă©tat des lieux trĂšs concret de la situation au Cameroun. Dâabord, le dĂ©fi : plus de 350.000 personnes, venues principalement du Nigeria, Ă la suite des exactions de la secte terroriste BokoHaram ; mais aussi de la RĂ©publique centrafricaine en raison de lâinstabilitĂ© politique. Lâaction ensuite : un refuge a Ă©tĂ© trouvĂ© Ă toutes ces populations, malgrĂ© le poids financier, matĂ©riel et logistique de cette prise en charge. Le Cameroun, terre dâaccueil reconnue, nâa pas fait mentir sa rĂ©putation. Il a créé les conditions pour que ces dĂ©placĂ©s vivent dĂ©cemment. Des dispositions ont Ă©tĂ© prises pour la scolarisation des enfants rĂ©fugiĂ©s, la prise en charge sanitaire est garantie et renforcĂ©e par la convention signĂ©e le 23 aoĂ»t dernier entre le gouvernement camerounais et le HCR. Elle stipule notamment que le Cameroun va dĂ©sormais assumer 30% des soins mĂ©dicaux administrĂ©s aux rĂ©fugiĂ©s sur son sol, allĂ©geant de ce fait la charge du Haut-commissariat. Le pays montre ainsi ses bonnes dispositions Ă poursuivre son action malgrĂ© le coĂ»t Ă©levĂ©, comme lâa du reste rĂ©itĂ©rĂ© le chef de lâEtat mardi Ă New York.
Paul Biya nâest heureusement pas le seul Ă penser quâil faut plus de moyens et plus de solidaritĂ© pour gĂ©rer au mieux la question des rĂ©fugiĂ©s Ă travers le monde. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies a lui aussi insistĂ© sur lâamĂ©lioration du financement. « Nous avons besoin de solidaritĂ© et dâunitĂ© pour adresser ce problĂšme. » Barack Obama, le prĂ©sident amĂ©ricain et initiateur du sommet, tout en exprimant sa gratitude Ă tous les leaders qui supportent les charges de la gestion des rĂ©fugiĂ©s, a dĂ©clarĂ© que cette rencontre est un vĂ©ritable test. Test de la capacitĂ© dâaction collective pour les 50 pays rĂ©unis au siĂšge des Nations unies. « Jâai convoquĂ© ce sommet parce que nous pouvons mieux faire ». Câest-Ă -dire, arrĂȘter les conflits, combattre lâimpunitĂ©, lâexclusion. Ne pas voir les rĂ©fugiĂ©s comme une menace, mais comme des victimes. »
On dĂ©nombre aujourdâhui prĂšs de 65 millions de rĂ©fugiĂ©s Ă travers la planĂšte. Et le sommet de mardi, tout comme la rĂ©union de haut niveau, tenue lundi, sont les prĂ©mices dâune approche globale de solution. A titre dâillustration, lâorganisation internationale des Migrations est officiellement devenue lundi, une organisation apparentĂ©e du systĂšme des Nations unies.
Dans le vif de la 71e Assemblée générale des Nations unies
#Politique
Yves ATANGA
Le débat général ouvert mardi à New York en présence du président de la République, Paul Biya.
Au milieu de ses pairs des pays-membres de lâOrganisation des Nations unies, le prĂ©sident de la RĂ©publique a pris part mardi matin Ă New York, Ă la sĂ©ance plĂ©niĂšre dâouverture du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU. Paul Biya, arrivĂ© au siĂšge de lâorganisation mondiale en compagnie de son Ă©pouse, Chantal Biya, a ainsi entamĂ© une journĂ©e chargĂ©e, dont lâĂ©pilogue a Ă©tĂ© la rĂ©ception offerte par le couple prĂ©sidentiel amĂ©ricain en lâhonneur des chefs dâEtat et de gouvernement et leurs conjointes. Ce rendez-vous traditionnel, en marge de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, est une occasion supplĂ©mentaire pour les leaders du monde, dâĂ©changer en toute convivialitĂ© sur les grandes prĂ©occupations communes de lâheure Ă travers la planĂšte. Paul et Chantal Biya y ont pris une part effective, comme Ă chacune de leur participation Ă lâAG.
Mais avant cette fin de journĂ©e conviviale, câest au bĂątiment de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale que tout a commencĂ©. La sĂ©ance plĂ©niĂšre, historique Ă plus dâun titre, a vu les adieux officiels de deux grandes personnalitĂ©s. Ban Ki-moon, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies, et Barack Obama, le prĂ©sident des Etats-Unis dâAmĂ©rique sây sont, en effet, exprimĂ©s pour la derniĂšre fois en leurs qualitĂ©s respectives.
Le premier a livrĂ© une espĂšce de discours-testament, au moment oĂč il sâapprĂȘte Ă quitter ses fonctions de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral au terme de deux mandats fort remplis. Elu en 2006, le Sud-corĂ©en sâen va en dĂ©cembre prochain. Il avait Ă©tĂ© réélu en 2011. Son intervention mardi Ă lâouverture des travaux allait, par consĂ©quent, revĂȘtir les allures dâun au revoir, mieux, dâune prĂ©sentation de lâhĂ©ritage lĂ©guĂ© Ă son successeur. Tirant les leçons de ses deux mandats et au regard de lâactualitĂ©, Ban Ki-moon a formellement appelĂ© le prĂ©sident de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, Peter Thomson, et aussi le prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ă favoriser une mutation profonde du systĂšme de prise de dĂ©cision au sein de lâorganisation. Allusion Ă peine voilĂ©e Ă la rĂ©forme du Conseil de sĂ©curitĂ©, qui selon Ban Ki-moon a besoin de « nouveaux niveaux de solidaritĂ© ». Pour lui, la difficultĂ© Ă trouver un consensus au sein du Conseil de sĂ©curitĂ© constitue un « risque » pour lâorganisation, qui a cruellement besoin dâĂ©quitĂ© et dâefficacitĂ©. Lâorateur estime que plusieurs blocages persistent, « au nom du consensus », parce que quâil reste possible quâun seul pays puisse bloquer une action. Cela « est-il juste ? » demande Ban Ki-moon Ă lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ? Avant dâesquisser lui-mĂȘme une rĂ©ponse : « Il ne faut pas confondre consensus et unanimitĂ© ».
Quant Ă Barack Obama, emboĂźtant le pas au prĂ©sident de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, il a appelĂ© le monde Ă plus de solidaritĂ©. Les crises que traverse la planĂšte ont une cause bien identifiĂ©e : le fossĂ© entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, entre pays en dĂ©veloppement et pays dĂ©veloppĂ©sâŠ
La nouvelle arme des Nations unies, les Objectifs de DĂ©veloppement durable (ODD), est prĂ©sentĂ©e comme un espoir. Celui dâun avenir meilleur pour tous. Les pays-membres ont donc Ă©tĂ© invitĂ©s Ă investir plus de ressources publiques pour atteindre les ODD. Peter Thomson a indiquĂ© quelques pistes : investissements responsables sur le plan social ; assistance aux pauvres et aux marginalisĂ©s ; accĂšs Ă la science et Ă la technologie ; pĂ©rennisation de la paix ; gestion efficace des crises humanitaires et des rĂ©fugiĂ©s, ratification de lâAccord de Paris sur les changements climatiques...
#Politique
Yves ATANGA
Le débat général ouvert mardi à New York en présence du président de la République, Paul Biya.
Au milieu de ses pairs des pays-membres de lâOrganisation des Nations unies, le prĂ©sident de la RĂ©publique a pris part mardi matin Ă New York, Ă la sĂ©ance plĂ©niĂšre dâouverture du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU. Paul Biya, arrivĂ© au siĂšge de lâorganisation mondiale en compagnie de son Ă©pouse, Chantal Biya, a ainsi entamĂ© une journĂ©e chargĂ©e, dont lâĂ©pilogue a Ă©tĂ© la rĂ©ception offerte par le couple prĂ©sidentiel amĂ©ricain en lâhonneur des chefs dâEtat et de gouvernement et leurs conjointes. Ce rendez-vous traditionnel, en marge de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, est une occasion supplĂ©mentaire pour les leaders du monde, dâĂ©changer en toute convivialitĂ© sur les grandes prĂ©occupations communes de lâheure Ă travers la planĂšte. Paul et Chantal Biya y ont pris une part effective, comme Ă chacune de leur participation Ă lâAG.
Mais avant cette fin de journĂ©e conviviale, câest au bĂątiment de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale que tout a commencĂ©. La sĂ©ance plĂ©niĂšre, historique Ă plus dâun titre, a vu les adieux officiels de deux grandes personnalitĂ©s. Ban Ki-moon, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies, et Barack Obama, le prĂ©sident des Etats-Unis dâAmĂ©rique sây sont, en effet, exprimĂ©s pour la derniĂšre fois en leurs qualitĂ©s respectives.
Le premier a livrĂ© une espĂšce de discours-testament, au moment oĂč il sâapprĂȘte Ă quitter ses fonctions de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral au terme de deux mandats fort remplis. Elu en 2006, le Sud-corĂ©en sâen va en dĂ©cembre prochain. Il avait Ă©tĂ© réélu en 2011. Son intervention mardi Ă lâouverture des travaux allait, par consĂ©quent, revĂȘtir les allures dâun au revoir, mieux, dâune prĂ©sentation de lâhĂ©ritage lĂ©guĂ© Ă son successeur. Tirant les leçons de ses deux mandats et au regard de lâactualitĂ©, Ban Ki-moon a formellement appelĂ© le prĂ©sident de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, Peter Thomson, et aussi le prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Ă favoriser une mutation profonde du systĂšme de prise de dĂ©cision au sein de lâorganisation. Allusion Ă peine voilĂ©e Ă la rĂ©forme du Conseil de sĂ©curitĂ©, qui selon Ban Ki-moon a besoin de « nouveaux niveaux de solidaritĂ© ». Pour lui, la difficultĂ© Ă trouver un consensus au sein du Conseil de sĂ©curitĂ© constitue un « risque » pour lâorganisation, qui a cruellement besoin dâĂ©quitĂ© et dâefficacitĂ©. Lâorateur estime que plusieurs blocages persistent, « au nom du consensus », parce que quâil reste possible quâun seul pays puisse bloquer une action. Cela « est-il juste ? » demande Ban Ki-moon Ă lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ? Avant dâesquisser lui-mĂȘme une rĂ©ponse : « Il ne faut pas confondre consensus et unanimitĂ© ».
Quant Ă Barack Obama, emboĂźtant le pas au prĂ©sident de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, il a appelĂ© le monde Ă plus de solidaritĂ©. Les crises que traverse la planĂšte ont une cause bien identifiĂ©e : le fossĂ© entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, entre pays en dĂ©veloppement et pays dĂ©veloppĂ©sâŠ
La nouvelle arme des Nations unies, les Objectifs de DĂ©veloppement durable (ODD), est prĂ©sentĂ©e comme un espoir. Celui dâun avenir meilleur pour tous. Les pays-membres ont donc Ă©tĂ© invitĂ©s Ă investir plus de ressources publiques pour atteindre les ODD. Peter Thomson a indiquĂ© quelques pistes : investissements responsables sur le plan social ; assistance aux pauvres et aux marginalisĂ©s ; accĂšs Ă la science et Ă la technologie ; pĂ©rennisation de la paix ; gestion efficace des crises humanitaires et des rĂ©fugiĂ©s, ratification de lâAccord de Paris sur les changements climatiques...
Dans le vif de la 71e Assemblée générale des Nations unies
#Politique
Yves ATANGA
Enfin, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale a rĂ©pondu Ă Ban Ki-moon en restant sur la mĂȘme lancĂ©e. Le Conseil de sĂ©curitĂ© doit, selon lui, ĂȘtre structurĂ© de maniĂšre Ă rĂ©pondre aux dĂ©fis du 21e siĂšcle. « Nous ne devons pas rester prisonniers des impasses du passĂ© », a martelĂ© Peter Thomson, qui a, en outre, promis de garantir la transparence dans la dĂ©signation du prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU. Cette AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale promet.
#Politique
Yves ATANGA
Enfin, le prĂ©sident de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale a rĂ©pondu Ă Ban Ki-moon en restant sur la mĂȘme lancĂ©e. Le Conseil de sĂ©curitĂ© doit, selon lui, ĂȘtre structurĂ© de maniĂšre Ă rĂ©pondre aux dĂ©fis du 21e siĂšcle. « Nous ne devons pas rester prisonniers des impasses du passĂ© », a martelĂ© Peter Thomson, qui a, en outre, promis de garantir la transparence dans la dĂ©signation du prochain secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU. Cette AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale promet.
Littoral Region: 170 Road Accidents Recorded In Six Months
#Societé
Christopher JATOR
Measures that proved successful at curbing the scourge at school reopening will be sustained during and after the 2016 Female AFCON.
Following a number of fatal accidents in the Littoral, the Regional Delegation is determined to reinforce the implementation of recent measures by the Minister of Transport, Edgar Alain Mebe Ngoâo. These include routine checks and safety controls of bus companies and other road users as decided in Douala on May 8, 2016 and August 31, 2016.
âWe recorded 170 accidents between January and June 2016, some resulting in deaths in Moungo Division. But there has been a considerable drop since last year. Since July 2016, there has been a steady decline, with no major incident reported due to constant road checks and sensitisation of road users,â the Littoral Delegate of Transport, Pamela Ayuketah, disclosed. Inter-urban bus companies and motor parks are regularly checked to ensure that there are well-filled manifests, driversâ rest rooms, proper toilets for passengers, waiting rooms, and a good rotation of drivers.
Most important are measures at the regional level to improve transport security, including the use of metal detectors, identification of travellers, luggage verification, as well as speed monitoring in public transport buses using the Global Positioning System. On the other hand, picking up passengers along the way or stopping in insecure areas are strictly forbidden. Any abuses are met with severe sanctions. Other measures such as the rehabilitation of roads such as filling potholes and rugged segments have begun in Moungo Division. Security checks have also been stepped up at entry points and traffic wardens deployed at major road junctions in Douala to ensure smooth traffic flow.
The Regional Delegate noted: âWe are interested in doing things that will help before, during and last after the 2016 continental female football fiesta. Essentially, this was the Ministerâs message during his recent meetings with road users in Douala. With such work going on, there is congestion in Douala, but we need to suffer some inconveniences in order to be comfortable.â
#Societé
Christopher JATOR
Measures that proved successful at curbing the scourge at school reopening will be sustained during and after the 2016 Female AFCON.
Following a number of fatal accidents in the Littoral, the Regional Delegation is determined to reinforce the implementation of recent measures by the Minister of Transport, Edgar Alain Mebe Ngoâo. These include routine checks and safety controls of bus companies and other road users as decided in Douala on May 8, 2016 and August 31, 2016.
âWe recorded 170 accidents between January and June 2016, some resulting in deaths in Moungo Division. But there has been a considerable drop since last year. Since July 2016, there has been a steady decline, with no major incident reported due to constant road checks and sensitisation of road users,â the Littoral Delegate of Transport, Pamela Ayuketah, disclosed. Inter-urban bus companies and motor parks are regularly checked to ensure that there are well-filled manifests, driversâ rest rooms, proper toilets for passengers, waiting rooms, and a good rotation of drivers.
Most important are measures at the regional level to improve transport security, including the use of metal detectors, identification of travellers, luggage verification, as well as speed monitoring in public transport buses using the Global Positioning System. On the other hand, picking up passengers along the way or stopping in insecure areas are strictly forbidden. Any abuses are met with severe sanctions. Other measures such as the rehabilitation of roads such as filling potholes and rugged segments have begun in Moungo Division. Security checks have also been stepped up at entry points and traffic wardens deployed at major road junctions in Douala to ensure smooth traffic flow.
The Regional Delegate noted: âWe are interested in doing things that will help before, during and last after the 2016 continental female football fiesta. Essentially, this was the Ministerâs message during his recent meetings with road users in Douala. With such work going on, there is congestion in Douala, but we need to suffer some inconveniences in order to be comfortable.â
NgaoundĂ©rĂ©: le plan directeur dâurbanisme adoptĂ©
#Régional
Brice MBEZE
Le document de planification urbaine a été validé par les grands conseillers de la Communauté urbaine.
Câest fait. La CommunautĂ© urbaine de NgaoundĂ©rĂ© a son Plan directeur dâurbanisme (PDU). Le document a Ă©tĂ© adoptĂ© le 8 septembre dernier Ă la salle des Actes de lâinstitution au cours dâune session du Conseil de communautĂ© prĂ©sidĂ©e par le prĂ©fet de la Vina, Justin Mvondo.
Attendu depuis plusieurs mois, ce document de planification urbaine qui a une durĂ©e de 15 ans, tient compte des aspirations des populations qui ont Ă©tĂ© consultĂ©es. En le prĂ©sentant, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de NgaoundĂ©rĂ©, Hamadou Dawa, a soulignĂ© que le PDU va « donner un nouveau visage Ă la ville de NgaoundĂ©rĂ© » qui connaĂźt un dĂ©veloppement fulgurant, ces derniĂšres annĂ©es. Le PDU a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© avec le concours du ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain.
Le dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental a laissĂ© entendre que « la population de NgaoundĂ©rĂ© estimĂ©e aujourdâhui Ă 520.000 Ăąmes double tous les dix ans. » En 2029, les spĂ©cialistes tablent sur une population de 720.000 habitants Ă NgaoundĂ©rĂ©. Les pouvoirs publics entendent sâattaquer au chantier de lâurbanisation de la ville.
Afin de donner un contenu concret Ă ce document, une semaine aprĂšs son adoption, le gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, est descendu sur le terrain. Il a visitĂ© le nouveau site censĂ© abriter les agences de voyage sommĂ©es de partir du centre-ville. Les transporteurs ont jusquâau 15 octobre prochain pour sâinstaller au quartier Beka, sur la route de Meiganga oĂč un espace est en train dâĂȘtre amĂ©nagĂ© pour lâexercice de leurs activitĂ©s. Ce sera certainement le premier grand test dans la mise en application du PDU. Les agences traĂźnent le pas. Elles estiment que toutes les conditions ne sont pas encore rĂ©unies pour dĂ©mĂ©nager.
#Régional
Brice MBEZE
Le document de planification urbaine a été validé par les grands conseillers de la Communauté urbaine.
Câest fait. La CommunautĂ© urbaine de NgaoundĂ©rĂ© a son Plan directeur dâurbanisme (PDU). Le document a Ă©tĂ© adoptĂ© le 8 septembre dernier Ă la salle des Actes de lâinstitution au cours dâune session du Conseil de communautĂ© prĂ©sidĂ©e par le prĂ©fet de la Vina, Justin Mvondo.
Attendu depuis plusieurs mois, ce document de planification urbaine qui a une durĂ©e de 15 ans, tient compte des aspirations des populations qui ont Ă©tĂ© consultĂ©es. En le prĂ©sentant, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de NgaoundĂ©rĂ©, Hamadou Dawa, a soulignĂ© que le PDU va « donner un nouveau visage Ă la ville de NgaoundĂ©rĂ© » qui connaĂźt un dĂ©veloppement fulgurant, ces derniĂšres annĂ©es. Le PDU a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© avec le concours du ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain.
Le dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental a laissĂ© entendre que « la population de NgaoundĂ©rĂ© estimĂ©e aujourdâhui Ă 520.000 Ăąmes double tous les dix ans. » En 2029, les spĂ©cialistes tablent sur une population de 720.000 habitants Ă NgaoundĂ©rĂ©. Les pouvoirs publics entendent sâattaquer au chantier de lâurbanisation de la ville.
Afin de donner un contenu concret Ă ce document, une semaine aprĂšs son adoption, le gouverneur de la rĂ©gion de lâAdamaoua, Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, est descendu sur le terrain. Il a visitĂ© le nouveau site censĂ© abriter les agences de voyage sommĂ©es de partir du centre-ville. Les transporteurs ont jusquâau 15 octobre prochain pour sâinstaller au quartier Beka, sur la route de Meiganga oĂč un espace est en train dâĂȘtre amĂ©nagĂ© pour lâexercice de leurs activitĂ©s. Ce sera certainement le premier grand test dans la mise en application du PDU. Les agences traĂźnent le pas. Elles estiment que toutes les conditions ne sont pas encore rĂ©unies pour dĂ©mĂ©nager.
Stade Renard, champion en Ligue 2!
#Sports
AngĂšle BEPEDE
Colombe du Dja et Lobo est la troisiÚme équipe qualifiée pour la Ligue 1 la saison prochaine.
AllĂ©gresse Ă Melong. Stade Renard (66 points) est le vainqueur du championnat national de Ligue 2 camerounaise depuis samedi dernier. Sur son chemin vers le sacre, National Polytechnic FC, battu 1-0. Stade Renard termine une saison marquĂ©e par le suspense jusquâau bout, oĂč ni lui, ni Feutcheu FC (64 points), son dauphin, nâĂ©tait assurĂ© dâĂȘtre champion. Stade Renard, câest lâhistoire dâun club qui au dĂ©part Ă©tait un peu complexĂ©, et respectait un peu trop les grands clubs de la Ligue 2. Son ambition Ă©tait alors limitĂ©e Ă assurer son maintien. Chemin faisant, le club a revu ses ambitions en se fixent de nouveaux objectifs au regard de lâhĂ©sitation des tĂ©nors. « Nous leur avons laissĂ© la possibilitĂ© de rester devant nous, mais ils nâont pas voulu. Ce sont leurs dĂ©faites rĂ©pĂ©tĂ©es qui nous ont fait croire que nous pouvions tenter notre chance », confie Ă CT, visiblement toujours dans un nuage, Pierre Ngwe, entraĂźneur de Stade Renard.
LâentraĂźneur se souvient encore de la galĂšre des jours anciens et la difficultĂ© Ă pouvoir monter un groupe conquĂ©rant, une Ă©quipe. « Nous avons commencĂ© avec des joueurs anonymes puisĂ©s dans des championnats de vacances, de part et dâautre. A chaque fois, nous tamisions pour essayer dâavoir quelque chose de consistant. Aujourdâhui, nous sommes contents et nous avons huit joueurs qui sont lĂ depuis trois ans », explique Pierre NgwĂ© Ă CT. Il se voit un peu comme le hĂ©ros dâune Ă©popĂ©e entamĂ©e il y a trois ans avec stade Renard de Melong. AprĂšs avoir passĂ© du temps en Ligue rĂ©gionale de lâOuest, il a assurĂ© la montĂ©e du club en Ligue 2.
Un an aprĂšs sa montĂ©e, le voici en premiĂšre division. Câest que, aprĂšs la dĂ©faite du club par 1-0 devant AS Matelots lors de la 28e journĂ©e, Stade Renard nâa plus connu lâĂ©chec. Le club achĂšve la saison sur six victoires et inscrit 18 buts. William Tchawa, meilleur buteur de lâĂ©quipe et de la Ligue 2 avec 19 rĂ©alisations, est aux anges. « Mes coĂ©quipiers et moi sommes comblĂ©s. Nous avons vraiment cĂ©lĂ©brĂ© en famille, le titre, la montĂ©e. Nous avons commencĂ© tout doucement, puis nous nous sommes mis Ă espĂ©rer. Et Ă un moment, nous nous sommes dit, pourquoi pas. Je suis simplement content de tout cela », se rĂ©jouit William Tchawa. Il fait dâailleurs partie des huit survivants de la crĂ©ation de Stade Renard.
Du sourire Ă©galement pour Colombe du Dja et Lobo. En course pour lâultime place encore disponible pour la montĂ©e avec Fovu de Baham et As Matelots, les joueurs du Sud se sont montrĂ©s plus dĂ©terminĂ©s. En dĂ©placement Ă NgaoundĂ©rĂ©, ils ont assurĂ© leur montĂ©e en battant NgaoundĂ©rĂ© University club par 2-0. La 34e et derniĂšre journĂ©e du championnat national de deuxiĂšme division a mis fin Ă un suspense infernal pour les Ă©quipes.
#Sports
AngĂšle BEPEDE
Colombe du Dja et Lobo est la troisiÚme équipe qualifiée pour la Ligue 1 la saison prochaine.
AllĂ©gresse Ă Melong. Stade Renard (66 points) est le vainqueur du championnat national de Ligue 2 camerounaise depuis samedi dernier. Sur son chemin vers le sacre, National Polytechnic FC, battu 1-0. Stade Renard termine une saison marquĂ©e par le suspense jusquâau bout, oĂč ni lui, ni Feutcheu FC (64 points), son dauphin, nâĂ©tait assurĂ© dâĂȘtre champion. Stade Renard, câest lâhistoire dâun club qui au dĂ©part Ă©tait un peu complexĂ©, et respectait un peu trop les grands clubs de la Ligue 2. Son ambition Ă©tait alors limitĂ©e Ă assurer son maintien. Chemin faisant, le club a revu ses ambitions en se fixent de nouveaux objectifs au regard de lâhĂ©sitation des tĂ©nors. « Nous leur avons laissĂ© la possibilitĂ© de rester devant nous, mais ils nâont pas voulu. Ce sont leurs dĂ©faites rĂ©pĂ©tĂ©es qui nous ont fait croire que nous pouvions tenter notre chance », confie Ă CT, visiblement toujours dans un nuage, Pierre Ngwe, entraĂźneur de Stade Renard.
LâentraĂźneur se souvient encore de la galĂšre des jours anciens et la difficultĂ© Ă pouvoir monter un groupe conquĂ©rant, une Ă©quipe. « Nous avons commencĂ© avec des joueurs anonymes puisĂ©s dans des championnats de vacances, de part et dâautre. A chaque fois, nous tamisions pour essayer dâavoir quelque chose de consistant. Aujourdâhui, nous sommes contents et nous avons huit joueurs qui sont lĂ depuis trois ans », explique Pierre NgwĂ© Ă CT. Il se voit un peu comme le hĂ©ros dâune Ă©popĂ©e entamĂ©e il y a trois ans avec stade Renard de Melong. AprĂšs avoir passĂ© du temps en Ligue rĂ©gionale de lâOuest, il a assurĂ© la montĂ©e du club en Ligue 2.
Un an aprĂšs sa montĂ©e, le voici en premiĂšre division. Câest que, aprĂšs la dĂ©faite du club par 1-0 devant AS Matelots lors de la 28e journĂ©e, Stade Renard nâa plus connu lâĂ©chec. Le club achĂšve la saison sur six victoires et inscrit 18 buts. William Tchawa, meilleur buteur de lâĂ©quipe et de la Ligue 2 avec 19 rĂ©alisations, est aux anges. « Mes coĂ©quipiers et moi sommes comblĂ©s. Nous avons vraiment cĂ©lĂ©brĂ© en famille, le titre, la montĂ©e. Nous avons commencĂ© tout doucement, puis nous nous sommes mis Ă espĂ©rer. Et Ă un moment, nous nous sommes dit, pourquoi pas. Je suis simplement content de tout cela », se rĂ©jouit William Tchawa. Il fait dâailleurs partie des huit survivants de la crĂ©ation de Stade Renard.
Du sourire Ă©galement pour Colombe du Dja et Lobo. En course pour lâultime place encore disponible pour la montĂ©e avec Fovu de Baham et As Matelots, les joueurs du Sud se sont montrĂ©s plus dĂ©terminĂ©s. En dĂ©placement Ă NgaoundĂ©rĂ©, ils ont assurĂ© leur montĂ©e en battant NgaoundĂ©rĂ© University club par 2-0. La 34e et derniĂšre journĂ©e du championnat national de deuxiĂšme division a mis fin Ă un suspense infernal pour les Ă©quipes.
Objectifs de dĂ©veloppement durable: Paul Biya demande de lâaction
Yves ATANGA
Hier à la tribune des Nations unies, le président de la République a appelé les Etats à un engagement concret pour la transformation effective du monde.
La voix du Cameroun a rĂ©sonnĂ© hier matin Ă la tribune de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, placĂ©e sur le thĂšme : « Les Objectifs de dĂ©veloppement durable : une dynamique universelle pour transformer notre monde ». Paul Biya, le prĂ©sident de la RĂ©publique intervenait en ouverture de la sĂ©ance plĂ©niĂšre, dans le cadre du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral. Un discours de vĂ©ritĂ©, pour appeler les Etats membres de lâOrganisation des Nations unies Ă se donner les moyens de leur politique, quand ils expriment leur ambition de faire de notre planĂšte un monde plus juste, plus paisible et plus prospĂšre. « Ce nâest plus une affaire de promesses », assĂšne le chef de lâEtat, sur la base de prĂ©cĂ©dents objectifs, programmes et engagements qui nâont pas toujours Ă©tĂ© respectĂ©s, prolongeant les situations dâinĂ©galitĂ©, de pauvretĂ© et de guerre Ă travers la planĂšte.
Pour Paul Biya, transformer notre monde suppose que les Etats sâen donnent les moyens. Le chef de lâEtat indique trois axes. Dâabord les moyens politiques : une volontĂ© sans faille Ă lâĂ©preuve des circonstances ; ensuite les moyens financiers, vĂ©ritable talon dâAchille de la solidaritĂ© mondiale. Le prĂ©sident, qui avait dĂ©jĂ touchĂ© ce point sensible mardi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, revient Ă la charge : « Il faudra que les contributions soient effectives, sĂ»res et suffisantes ; enfin les moyens moraux : il sâagit de lâacceptation et du respect par tous du principe dâobligation de solidaritĂ© entre les peuples ».
Les mots du chef de lâEtat traduisent malgrĂ© tout un certain optimisme. Les expĂ©riences heureuses de lâaccord de Paris sur le climat, et la mise sur pied du nouveau programme des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) ont montrĂ© que les Etats membres de lâOrganisation des Nations unies ont bel et bien conscience de leur communautĂ© de destin. Reste maintenant Ă rectifier le tir, aprĂšs un rĂ©sultat en demi-teinte obtenu dans la mise en Ćuvre du prĂ©cĂ©dent programme des Objectifs du millĂ©naire pour le dĂ©veloppement (OMD). Lâespoir que beaucoup fondent dans le nouvel agenda (ODD) est partagĂ© par le prĂ©sident camerounais, parce que sur le papier au moins, il apparaĂźt plus complet. « Les ODD sont (âŠ) le premier programme mondial Ă prendre en considĂ©ration la problĂ©matique du dĂ©veloppement dans toutes ses dimensions : sĂ©curitaire, Ă©conomique, sociale, humaine et environnementale ». DâoĂč lâappel Ă la franche collaboration de tous, lancĂ© hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique.
Le Cameroun qui nâa eu de cesse au cours des derniĂšres annĂ©es dâappeler une riposte commune au terrorisme y voit une nouvelle occasion de rĂ©itĂ©rer sa position. Sâappuyant fort opportunĂ©ment sur le 16e objectif, le chef de lâEtat a soulignĂ© quâil devrait permettre de lutter efficacement contre le terrorisme de la secte Boko Haram. Lâenjeu est donc bien connu : une paix et une prospĂ©ritĂ© partagĂ©e Ă travers le monde. Et pour le moment, on en est loin.
Yves ATANGA
Hier à la tribune des Nations unies, le président de la République a appelé les Etats à un engagement concret pour la transformation effective du monde.
La voix du Cameroun a rĂ©sonnĂ© hier matin Ă la tribune de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, placĂ©e sur le thĂšme : « Les Objectifs de dĂ©veloppement durable : une dynamique universelle pour transformer notre monde ». Paul Biya, le prĂ©sident de la RĂ©publique intervenait en ouverture de la sĂ©ance plĂ©niĂšre, dans le cadre du dĂ©bat gĂ©nĂ©ral. Un discours de vĂ©ritĂ©, pour appeler les Etats membres de lâOrganisation des Nations unies Ă se donner les moyens de leur politique, quand ils expriment leur ambition de faire de notre planĂšte un monde plus juste, plus paisible et plus prospĂšre. « Ce nâest plus une affaire de promesses », assĂšne le chef de lâEtat, sur la base de prĂ©cĂ©dents objectifs, programmes et engagements qui nâont pas toujours Ă©tĂ© respectĂ©s, prolongeant les situations dâinĂ©galitĂ©, de pauvretĂ© et de guerre Ă travers la planĂšte.
Pour Paul Biya, transformer notre monde suppose que les Etats sâen donnent les moyens. Le chef de lâEtat indique trois axes. Dâabord les moyens politiques : une volontĂ© sans faille Ă lâĂ©preuve des circonstances ; ensuite les moyens financiers, vĂ©ritable talon dâAchille de la solidaritĂ© mondiale. Le prĂ©sident, qui avait dĂ©jĂ touchĂ© ce point sensible mardi au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, revient Ă la charge : « Il faudra que les contributions soient effectives, sĂ»res et suffisantes ; enfin les moyens moraux : il sâagit de lâacceptation et du respect par tous du principe dâobligation de solidaritĂ© entre les peuples ».
Les mots du chef de lâEtat traduisent malgrĂ© tout un certain optimisme. Les expĂ©riences heureuses de lâaccord de Paris sur le climat, et la mise sur pied du nouveau programme des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) ont montrĂ© que les Etats membres de lâOrganisation des Nations unies ont bel et bien conscience de leur communautĂ© de destin. Reste maintenant Ă rectifier le tir, aprĂšs un rĂ©sultat en demi-teinte obtenu dans la mise en Ćuvre du prĂ©cĂ©dent programme des Objectifs du millĂ©naire pour le dĂ©veloppement (OMD). Lâespoir que beaucoup fondent dans le nouvel agenda (ODD) est partagĂ© par le prĂ©sident camerounais, parce que sur le papier au moins, il apparaĂźt plus complet. « Les ODD sont (âŠ) le premier programme mondial Ă prendre en considĂ©ration la problĂ©matique du dĂ©veloppement dans toutes ses dimensions : sĂ©curitaire, Ă©conomique, sociale, humaine et environnementale ». DâoĂč lâappel Ă la franche collaboration de tous, lancĂ© hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique.
Le Cameroun qui nâa eu de cesse au cours des derniĂšres annĂ©es dâappeler une riposte commune au terrorisme y voit une nouvelle occasion de rĂ©itĂ©rer sa position. Sâappuyant fort opportunĂ©ment sur le 16e objectif, le chef de lâEtat a soulignĂ© quâil devrait permettre de lutter efficacement contre le terrorisme de la secte Boko Haram. Lâenjeu est donc bien connu : une paix et une prospĂ©ritĂ© partagĂ©e Ă travers le monde. Et pour le moment, on en est loin.
Chantal Biya aux cÎtés du président
Yvette MBASSI-BIKELE
La premiÚre dame a encore accompagné son illustre époux hier, lors de sa deuxiÚme prise de parole à la 71e Assemblée générale des Nations unies.
A ce dĂ©placement du chef de lâEtat Ă New York, dans le cadre de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, la premiĂšre dame est prĂ©sente aux cĂŽtĂ©s du prĂ©sident de la RĂ©publique Ă chacune de ses sorties, notamment lors de ses prises de parole au sein de lâauguste institution. Hier, le couple prĂ©sidentiel est arrivĂ© ensemble au siĂšge des Nations unies. Mme Chantal Biya nâa pas battu lâestrade avec son illustre Ă©poux, mais elle est restĂ©e Ă le soutenir en coulisses. Son Ă©lĂ©gance nâest pas passĂ©e inaperçue en salle, dans la rangĂ©e rĂ©servĂ©e aux conjointes des chefs dâEtat et de gouvernement oĂč elle sâest installĂ©e.
Attentive, Mme Chantal Biya a suivi le discours prononcĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique, approuvant dâun signe de la tĂȘte ou par des applaudissements ses propos. Femme engagĂ©e, mais pas politique, Mme Chantal Biya se veut plutĂŽt la premiĂšre supportrice du chef de lâEtat, son atout cĆur, la mĂšre attentionnĂ©e qui se prĂ©occupe du sort des dĂ©munis, dĂ©favorisĂ©s et autres dĂ©shĂ©ritĂ©s au sein de la population camerounaise. Aussi est-elle dâaccord, lorsque le prĂ©sident se fĂ©licite de lâoriginalitĂ© de lâAgenda 2030 assurant quâ « il se prĂ©occupe rĂ©ellement du progrĂšs humain, du patrimoine de lâhumanitĂ©, du bien-ĂȘtre commun, de la sĂ©curitĂ© de tous⊠». Mme Chantal Biya soutient les idĂ©es lancĂ©es par le chef de lâEtat relativement Ă lâĂ©radication de la pauvretĂ©, au partage de la prospĂ©ritĂ©, Ă la paix et de ne laisser personne pour compte.
Câest certain, lâĂ©pouse du prĂ©sident de la RĂ©publique se retrouve bien dans ce discours. Elle qui a le cĆur sur la main et mĂšne une bataille acharnĂ©e contre les inĂ©galitĂ©s sociales, les maladies et autres souffrances dans le pays. Ses apparitions au chevet des enfants malades, des victimes des catastrophes ; ses actions en faveur de la santĂ© de la femme et des adolescents ; ses appuis aux jeunes, femmes, personnes ĂągĂ©es en situation de vulnĂ©rabilitĂ© parlent pour elle. Et sa prĂ©sence Ă New York, aux cĂŽtĂ©s du chef de lâEtat pendant cette 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, soulĂšve Ă nâen point douter de nouveaux espoirs auprĂšs de ces populations. Câest que la premiĂšre dame sait user de son carnet dâadresses en de telles circonstances pour engranger de nouveaux partenariats pour son action sociale au Cameroun.
Yvette MBASSI-BIKELE
La premiÚre dame a encore accompagné son illustre époux hier, lors de sa deuxiÚme prise de parole à la 71e Assemblée générale des Nations unies.
A ce dĂ©placement du chef de lâEtat Ă New York, dans le cadre de la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, la premiĂšre dame est prĂ©sente aux cĂŽtĂ©s du prĂ©sident de la RĂ©publique Ă chacune de ses sorties, notamment lors de ses prises de parole au sein de lâauguste institution. Hier, le couple prĂ©sidentiel est arrivĂ© ensemble au siĂšge des Nations unies. Mme Chantal Biya nâa pas battu lâestrade avec son illustre Ă©poux, mais elle est restĂ©e Ă le soutenir en coulisses. Son Ă©lĂ©gance nâest pas passĂ©e inaperçue en salle, dans la rangĂ©e rĂ©servĂ©e aux conjointes des chefs dâEtat et de gouvernement oĂč elle sâest installĂ©e.
Attentive, Mme Chantal Biya a suivi le discours prononcĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique, approuvant dâun signe de la tĂȘte ou par des applaudissements ses propos. Femme engagĂ©e, mais pas politique, Mme Chantal Biya se veut plutĂŽt la premiĂšre supportrice du chef de lâEtat, son atout cĆur, la mĂšre attentionnĂ©e qui se prĂ©occupe du sort des dĂ©munis, dĂ©favorisĂ©s et autres dĂ©shĂ©ritĂ©s au sein de la population camerounaise. Aussi est-elle dâaccord, lorsque le prĂ©sident se fĂ©licite de lâoriginalitĂ© de lâAgenda 2030 assurant quâ « il se prĂ©occupe rĂ©ellement du progrĂšs humain, du patrimoine de lâhumanitĂ©, du bien-ĂȘtre commun, de la sĂ©curitĂ© de tous⊠». Mme Chantal Biya soutient les idĂ©es lancĂ©es par le chef de lâEtat relativement Ă lâĂ©radication de la pauvretĂ©, au partage de la prospĂ©ritĂ©, Ă la paix et de ne laisser personne pour compte.
Câest certain, lâĂ©pouse du prĂ©sident de la RĂ©publique se retrouve bien dans ce discours. Elle qui a le cĆur sur la main et mĂšne une bataille acharnĂ©e contre les inĂ©galitĂ©s sociales, les maladies et autres souffrances dans le pays. Ses apparitions au chevet des enfants malades, des victimes des catastrophes ; ses actions en faveur de la santĂ© de la femme et des adolescents ; ses appuis aux jeunes, femmes, personnes ĂągĂ©es en situation de vulnĂ©rabilitĂ© parlent pour elle. Et sa prĂ©sence Ă New York, aux cĂŽtĂ©s du chef de lâEtat pendant cette 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, soulĂšve Ă nâen point douter de nouveaux espoirs auprĂšs de ces populations. Câest que la premiĂšre dame sait user de son carnet dâadresses en de telles circonstances pour engranger de nouveaux partenariats pour son action sociale au Cameroun.
Cameroun-Etats-Unis: Le courant passe
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu hier Ă New York, la sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine chargĂ©e des Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield.
Une forte relation bilatĂ©rale. En anglais, les mots sonnent encore plus fort : « A strong bilateral relationship with your government ». Câest ainsi que la partie amĂ©ricaine qualifie la coopĂ©ration entre les Etats-Unis dâAmĂ©rique et le Cameroun. Ces mots ont Ă©tĂ© prononcĂ©s hier Ă sa sortie dâaudience, par Linda Thomas-Greenfield. La sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine, chargĂ©e des Affaires africaines venait dâĂȘtre reçue en audience par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Lâentretien dâune demi-heure, sâest dĂ©roulĂ© Ă lâhĂŽtel Waldorf Astoria, oĂč le chef de lâEtat rĂ©side Ă lâoccasion de sa participation Ă la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâOrganisations des Nations unies.
Face Ă la presse, Mme Thomas-Greenfield a rĂ©vĂ©lĂ© que lâĂ©change avec son hĂŽte a essentiellement portĂ© sur la coopĂ©ration bilatĂ©rale entre les deux pays. Notamment sur le plan de la sĂ©curitĂ©. EngagĂ© depuis deux ans dans une guerre difficile imposĂ©e par lâorganisation terroriste Boko Haram, le Cameroun bĂ©nĂ©ficie dâun important soutien amĂ©ricain. Sous forme dâappuis logistiques et dâassistance militaire, les Etats-Unis sont aux cĂŽtĂ©s du Cameroun. Paul Biya et son hĂŽte dâhier ont pu faire une Ă©valuation du prĂ©cieux concours dont bĂ©nĂ©ficie lâarmĂ©e camerounaise.
Autre sujet brĂ»lant Ă©voquĂ© hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique et la sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine, chargĂ©e des Affaires africaines : les rĂ©fugiĂ©s. Paul Biya a pris une part active mardi, au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, organisĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama. Et si lâon se fie aux dĂ©clarations de Linda Thomas-Greenfield, les Etats-Unis ont hautement apprĂ©ciĂ© la participation camerounaise au sommet. Mieux encore : lâengagement pris par le chef de lâEtat, de poursuivre lâassistance aux centaines de milliers de rĂ©fugiĂ©s accueillis au Cameroun, malgrĂ© le poids lourd de cette charge.
Le prĂ©sident Biya et son hĂŽte ont enfin parlĂ© affaires. Ils ont pu faire le tour des opportunitĂ©s dâinvestissements offertes par le Cameroun, et examinĂ© les possibilitĂ©s pour les investisseurs amĂ©ricains dâen bĂ©nĂ©ficier. Toujours en marge de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, un forum des affaires Etats-Unis/Afrique sâest tenu mercredi Ă New York. Le Cameroun y a pris part, en la personne du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze qui reprĂ©sentait le chef de lâEtat. Cette rencontre se situe dans la mĂȘme lancĂ©e que la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale, « Investir au Cameroun, terre dâopportunitĂ©s », organisĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă YaoundĂ© du 17 au 18 mai dernier. Câest dire que le pays, engagĂ© dans un vaste programme dâinfrastructures, est forcĂ©ment ouvert aux investissements privĂ©s. Les incitations mises en place sont lĂ pour tĂ©moigner de cette volontĂ© clairement affichĂ©e. Paul Biya et Linda Thomas-Greenfield qui sâĂ©taient dĂ©jĂ rencontrĂ©s Ă YaoundĂ© en septembre 2014, ont eu lâoccasion dâexprimer leurs volontĂ©s respectives de poursuivre la belle amitiĂ© Cameroun-Etats-Unis.
Yves ATANGA
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu hier Ă New York, la sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine chargĂ©e des Affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield.
Une forte relation bilatĂ©rale. En anglais, les mots sonnent encore plus fort : « A strong bilateral relationship with your government ». Câest ainsi que la partie amĂ©ricaine qualifie la coopĂ©ration entre les Etats-Unis dâAmĂ©rique et le Cameroun. Ces mots ont Ă©tĂ© prononcĂ©s hier Ă sa sortie dâaudience, par Linda Thomas-Greenfield. La sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine, chargĂ©e des Affaires africaines venait dâĂȘtre reçue en audience par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Lâentretien dâune demi-heure, sâest dĂ©roulĂ© Ă lâhĂŽtel Waldorf Astoria, oĂč le chef de lâEtat rĂ©side Ă lâoccasion de sa participation Ă la 71e AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâOrganisations des Nations unies.
Face Ă la presse, Mme Thomas-Greenfield a rĂ©vĂ©lĂ© que lâĂ©change avec son hĂŽte a essentiellement portĂ© sur la coopĂ©ration bilatĂ©rale entre les deux pays. Notamment sur le plan de la sĂ©curitĂ©. EngagĂ© depuis deux ans dans une guerre difficile imposĂ©e par lâorganisation terroriste Boko Haram, le Cameroun bĂ©nĂ©ficie dâun important soutien amĂ©ricain. Sous forme dâappuis logistiques et dâassistance militaire, les Etats-Unis sont aux cĂŽtĂ©s du Cameroun. Paul Biya et son hĂŽte dâhier ont pu faire une Ă©valuation du prĂ©cieux concours dont bĂ©nĂ©ficie lâarmĂ©e camerounaise.
Autre sujet brĂ»lant Ă©voquĂ© hier par le prĂ©sident de la RĂ©publique et la sous-secrĂ©taire dâEtat amĂ©ricaine, chargĂ©e des Affaires africaines : les rĂ©fugiĂ©s. Paul Biya a pris une part active mardi, au sommet des leaders sur les rĂ©fugiĂ©s, organisĂ© par le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama. Et si lâon se fie aux dĂ©clarations de Linda Thomas-Greenfield, les Etats-Unis ont hautement apprĂ©ciĂ© la participation camerounaise au sommet. Mieux encore : lâengagement pris par le chef de lâEtat, de poursuivre lâassistance aux centaines de milliers de rĂ©fugiĂ©s accueillis au Cameroun, malgrĂ© le poids lourd de cette charge.
Le prĂ©sident Biya et son hĂŽte ont enfin parlĂ© affaires. Ils ont pu faire le tour des opportunitĂ©s dâinvestissements offertes par le Cameroun, et examinĂ© les possibilitĂ©s pour les investisseurs amĂ©ricains dâen bĂ©nĂ©ficier. Toujours en marge de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, un forum des affaires Etats-Unis/Afrique sâest tenu mercredi Ă New York. Le Cameroun y a pris part, en la personne du ministre de lâEconomie, de la Planification et de lâAmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze qui reprĂ©sentait le chef de lâEtat. Cette rencontre se situe dans la mĂȘme lancĂ©e que la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale, « Investir au Cameroun, terre dâopportunitĂ©s », organisĂ©e par le prĂ©sident de la RĂ©publique Ă YaoundĂ© du 17 au 18 mai dernier. Câest dire que le pays, engagĂ© dans un vaste programme dâinfrastructures, est forcĂ©ment ouvert aux investissements privĂ©s. Les incitations mises en place sont lĂ pour tĂ©moigner de cette volontĂ© clairement affichĂ©e. Paul Biya et Linda Thomas-Greenfield qui sâĂ©taient dĂ©jĂ rencontrĂ©s Ă YaoundĂ© en septembre 2014, ont eu lâoccasion dâexprimer leurs volontĂ©s respectives de poursuivre la belle amitiĂ© Cameroun-Etats-Unis.
Emprunt obligataire 2016: Les raisons de souscrire
Steve LIBAM
LâopĂ©ration « ECMR 5,5% Net 2016-2021 » dâun montant de 150 milliards de F prĂ©sentĂ©e hier Ă YaoundĂ© aux investisseurs par le ministre des Finances.
AprĂšs Douala mardi dernier, lâEtat du Cameroun, Ă©metteur de lâopĂ©ration « ECMR 5,5% Net 2016-2021 », reprĂ©sentĂ© notamment par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, accompagnĂ© par le consortium de Prestataires de services dâinvestissement ont poursuivi hier Ă YaoundĂ©, leur opĂ©ration de charme auprĂšs des investisseurs. Lâobjectif, les inciter Ă souscrire Ă cet emprunt obligataire par appel public Ă lâĂ©pargne dâun montant de 150 milliards de F, destinĂ© Ă financer des projets de dĂ©veloppement, inscrits dans la Loi de Finances 2016. Avant mĂȘme lâouverture officielle des souscriptions, lâemprunt a fait lâobjet dâune prise ferme de 112 milliards de F, mobilisĂ©s par des banques. Une preuve de la soliditĂ© de lâopĂ©ration et un message fort Ă lâendroit des investisseurs sur lâintĂ©rĂȘt quâon pourrait y accorder.
Cette opĂ©ration, la quatriĂšme du genre menĂ©e par lâEtat du Cameroun, aprĂšs celles de 2010, 2013 et 2014 qui ont permis de collecter 430 milliards de F, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par Alexandre Beziaud, administrateur directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun, comme « un choix salutaire ». Grace aux trois premiĂšres expĂ©riences rĂ©ussies, les mĂ©canismes de lâopĂ©ration sont dĂ©jĂ connus. Pour Adonis Seka, directeur gĂ©nĂ©ral dâEDC investment corporation, elle allie rentabilitĂ© et sĂ©curitĂ©. Il faut dire quâavec un taux dâintĂ©rĂȘts de 5,5% nets dâimpĂŽts, les investisseurs devraient y trouver leur compte. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, un compte Ă©questre, destinĂ© exclusivement au remboursement de lâemprunt, sera ouvert dans les livres de la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC), avant le dĂ©marrage des souscriptions. En outre, il y a Ă©galement « la qualitĂ© de la signature de lâĂ©metteur », Ă savoir lâEtat du Cameroun. DâaprĂšs le MINFI, entre 2010 et 2015, il a Ă©tĂ© mobilisĂ© 1 114 milliards de F dont 684 milliards de F sur le marchĂ© de la BEAC et 430 milliards sur le marchĂ© financier national. Au titre de remboursement, 808 milliards de F ont Ă©tĂ© payĂ©s dont 588 milliards de F sur le premier marchĂ© et 220 milliards de F sur le second. Le premier emprunt obligataire lancĂ© en 2010, qui avait permis Ă lâEtat de mobiliser 200 milliards de F, a du reste Ă©tĂ© totalement remboursĂ©.
Les atouts Ă©conomiques du Cameroun, complĂ©tĂ©s par lâattrait financier de lâĂ©mission obligataire proposĂ©e prĂȘte Ă lâoptimisme quant Ă son succĂšs. Les investisseurs ont la pĂ©riode du 27 septembre au 12 octobre prochains pour souscrire Ă la totalitĂ© des 15 millions dâobligations, au prix de 10.000 F lâunitĂ©, avec un minimum de 30 titres.
Steve LIBAM
LâopĂ©ration « ECMR 5,5% Net 2016-2021 » dâun montant de 150 milliards de F prĂ©sentĂ©e hier Ă YaoundĂ© aux investisseurs par le ministre des Finances.
AprĂšs Douala mardi dernier, lâEtat du Cameroun, Ă©metteur de lâopĂ©ration « ECMR 5,5% Net 2016-2021 », reprĂ©sentĂ© notamment par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, accompagnĂ© par le consortium de Prestataires de services dâinvestissement ont poursuivi hier Ă YaoundĂ©, leur opĂ©ration de charme auprĂšs des investisseurs. Lâobjectif, les inciter Ă souscrire Ă cet emprunt obligataire par appel public Ă lâĂ©pargne dâun montant de 150 milliards de F, destinĂ© Ă financer des projets de dĂ©veloppement, inscrits dans la Loi de Finances 2016. Avant mĂȘme lâouverture officielle des souscriptions, lâemprunt a fait lâobjet dâune prise ferme de 112 milliards de F, mobilisĂ©s par des banques. Une preuve de la soliditĂ© de lâopĂ©ration et un message fort Ă lâendroit des investisseurs sur lâintĂ©rĂȘt quâon pourrait y accorder.
Cette opĂ©ration, la quatriĂšme du genre menĂ©e par lâEtat du Cameroun, aprĂšs celles de 2010, 2013 et 2014 qui ont permis de collecter 430 milliards de F, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e par Alexandre Beziaud, administrateur directeur gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Cameroun, comme « un choix salutaire ». Grace aux trois premiĂšres expĂ©riences rĂ©ussies, les mĂ©canismes de lâopĂ©ration sont dĂ©jĂ connus. Pour Adonis Seka, directeur gĂ©nĂ©ral dâEDC investment corporation, elle allie rentabilitĂ© et sĂ©curitĂ©. Il faut dire quâavec un taux dâintĂ©rĂȘts de 5,5% nets dâimpĂŽts, les investisseurs devraient y trouver leur compte. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, un compte Ă©questre, destinĂ© exclusivement au remboursement de lâemprunt, sera ouvert dans les livres de la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC), avant le dĂ©marrage des souscriptions. En outre, il y a Ă©galement « la qualitĂ© de la signature de lâĂ©metteur », Ă savoir lâEtat du Cameroun. DâaprĂšs le MINFI, entre 2010 et 2015, il a Ă©tĂ© mobilisĂ© 1 114 milliards de F dont 684 milliards de F sur le marchĂ© de la BEAC et 430 milliards sur le marchĂ© financier national. Au titre de remboursement, 808 milliards de F ont Ă©tĂ© payĂ©s dont 588 milliards de F sur le premier marchĂ© et 220 milliards de F sur le second. Le premier emprunt obligataire lancĂ© en 2010, qui avait permis Ă lâEtat de mobiliser 200 milliards de F, a du reste Ă©tĂ© totalement remboursĂ©.
Les atouts Ă©conomiques du Cameroun, complĂ©tĂ©s par lâattrait financier de lâĂ©mission obligataire proposĂ©e prĂȘte Ă lâoptimisme quant Ă son succĂšs. Les investisseurs ont la pĂ©riode du 27 septembre au 12 octobre prochains pour souscrire Ă la totalitĂ© des 15 millions dâobligations, au prix de 10.000 F lâunitĂ©, avec un minimum de 30 titres.
Axe Abong-Mbang-Bertoua: Douze morts dans un accident
Pierre CHEMETE
Une douzaine de blessés également enregistrés dans le drame survenu dans la nuit de mercredi, à Ngolambélé, à 25 km de Bertoua.
Une hĂ©catombe, Ă NgolambĂ©lĂ©, un village de Dimako, situĂ© Ă 25 km de Bertoua. Câest lĂ quâont pĂ©ri onze personnes, soit neuf hommes et deux femmes, dans un accident de la circulation, survenu dans la nuit de mercredi Ă jeudi. La douziĂšme victime a succombĂ© Ă ses blessures sur son lit dâhĂŽpital rĂ©gional de Bertoua, peu aprĂšs son admission. Onze blessĂ©s sont sous traitement dans cette mĂȘme formation hospitaliĂšre. Le bus de National Voyage, immatriculĂ© ES 547 AC, en provenance de YaoundĂ©, et Ă bord duquel se trouvaient plus de 20 passagers, a percutĂ© une benne en panne et garĂ©e sur la chaussĂ©e sans panneau de signalisation. Le choc a Ă©tĂ© Ă©vident. Onze morts sur les carreaux. Et parmi les victimes, Phalone Fanta, qui a pris le bus Ă partir dâAbong-Mbang, alors quâelle avait rĂ©solu de rallier Bertoua. HĂ©las, elle nâarrivera jamais Ă destination, tout comme les onze autres autres victimes, dont cinq ont pu ĂȘtre clairement identifiĂ©es.
Les riverains de NgolambĂ©lĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©s dans leur sommeil, par le choc de lâaccident. DĂ©semparĂ©s, ils ont dĂ» alerter les autoritĂ©s Ă la rescousse. InformĂ©, le sous-prĂ©fet, JosuĂ© Mimb, effectuera une descente rapide sur lieu. L'alerte de dĂ©tresse lancĂ©e parviendra Ă la compagnie de gendarmerie dâAbong-Mbang et Ă lâunitĂ© des sapeurs-pompiers de Bertoua. Les efforts conjuguĂ©s de ces deux corps permettront de sortir des dĂ©combres onze corps sur le coup. Et une douzaine de blessĂ©s seront conduits Ă lâhĂŽpital rĂ©gional de Bertoua.
Les tĂ©moignages des rescapĂ©s, dont celui de Ndozeng Chamberlain, internĂ©s Ă lâhĂŽpital de Bertoua, renseignent davantage sur les circonstances de cet accident. Le mauvais dĂ©passement et lâexcĂšs de vitesse sont mis Ă lâindex, pour expliquer cet autre accident. AjoutĂ© Ă cela le manque de visibilitĂ© favorisĂ©e par la pluie qui tombait. Le chauffeur de National Voyage, internĂ© Ă lâhĂŽpital, a en effet Ă©tĂ© coincĂ© par un camion qui roulait en sens inverse. En voulant esquiver ce dernier, il percute littĂ©ralement la benne en panne, garĂ©e sur la chaussĂ©e, sans signalisation. Le corps mĂ©dical est pied dâĆuvre pour sauver et rĂ©animer des blessĂ©s. En 2014, une vingtaine de personnes avaient pĂ©ri dans les mĂȘmes circonstances, Ă Loumbou, non loin de NgolambĂ©lĂ©.
Pierre CHEMETE
Une douzaine de blessés également enregistrés dans le drame survenu dans la nuit de mercredi, à Ngolambélé, à 25 km de Bertoua.
Une hĂ©catombe, Ă NgolambĂ©lĂ©, un village de Dimako, situĂ© Ă 25 km de Bertoua. Câest lĂ quâont pĂ©ri onze personnes, soit neuf hommes et deux femmes, dans un accident de la circulation, survenu dans la nuit de mercredi Ă jeudi. La douziĂšme victime a succombĂ© Ă ses blessures sur son lit dâhĂŽpital rĂ©gional de Bertoua, peu aprĂšs son admission. Onze blessĂ©s sont sous traitement dans cette mĂȘme formation hospitaliĂšre. Le bus de National Voyage, immatriculĂ© ES 547 AC, en provenance de YaoundĂ©, et Ă bord duquel se trouvaient plus de 20 passagers, a percutĂ© une benne en panne et garĂ©e sur la chaussĂ©e sans panneau de signalisation. Le choc a Ă©tĂ© Ă©vident. Onze morts sur les carreaux. Et parmi les victimes, Phalone Fanta, qui a pris le bus Ă partir dâAbong-Mbang, alors quâelle avait rĂ©solu de rallier Bertoua. HĂ©las, elle nâarrivera jamais Ă destination, tout comme les onze autres autres victimes, dont cinq ont pu ĂȘtre clairement identifiĂ©es.
Les riverains de NgolambĂ©lĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©s dans leur sommeil, par le choc de lâaccident. DĂ©semparĂ©s, ils ont dĂ» alerter les autoritĂ©s Ă la rescousse. InformĂ©, le sous-prĂ©fet, JosuĂ© Mimb, effectuera une descente rapide sur lieu. L'alerte de dĂ©tresse lancĂ©e parviendra Ă la compagnie de gendarmerie dâAbong-Mbang et Ă lâunitĂ© des sapeurs-pompiers de Bertoua. Les efforts conjuguĂ©s de ces deux corps permettront de sortir des dĂ©combres onze corps sur le coup. Et une douzaine de blessĂ©s seront conduits Ă lâhĂŽpital rĂ©gional de Bertoua.
Les tĂ©moignages des rescapĂ©s, dont celui de Ndozeng Chamberlain, internĂ©s Ă lâhĂŽpital de Bertoua, renseignent davantage sur les circonstances de cet accident. Le mauvais dĂ©passement et lâexcĂšs de vitesse sont mis Ă lâindex, pour expliquer cet autre accident. AjoutĂ© Ă cela le manque de visibilitĂ© favorisĂ©e par la pluie qui tombait. Le chauffeur de National Voyage, internĂ© Ă lâhĂŽpital, a en effet Ă©tĂ© coincĂ© par un camion qui roulait en sens inverse. En voulant esquiver ce dernier, il percute littĂ©ralement la benne en panne, garĂ©e sur la chaussĂ©e, sans signalisation. Le corps mĂ©dical est pied dâĆuvre pour sauver et rĂ©animer des blessĂ©s. En 2014, une vingtaine de personnes avaient pĂ©ri dans les mĂȘmes circonstances, Ă Loumbou, non loin de NgolambĂ©lĂ©.
Succeeding In SDGs: Paul Biya Calls For Commitment
Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York
The Head of State in an address to the UN General Assembly yesterday urged world leaders to avoid errors of the past.
In a highly applauded speech yesterday at the 71st session of the United Nations (UN) General Assembly in New York, President Paul Biya presented an unequivocal view by Cameroon on the main concern of the Organization during the next 14 years. The adoption last year of the Sustainable Development Goals (SDGs) by the UN and the need for a realistic approach in the application of the 17 objectives set in the SDGs, according to President Paul Biya remained primordial in achieving success. Mr Biya pointed out that; "The SDGs, it should be recalled, constitute the first global agenda that considers development in all its dimensions: security, economic, social, human and environmental." Taking the floor first yesterday morning at the UN Headquarters, Paul Biya harped on the theme of this year's General Assembly debate, which is; "The Sustainable Development Goals: A Universal Push To Transform Our World."
Drawing from his past experiences and leadership position, the Head of State categorically highlighted some of the areas where world leaders have in the past failed to deliver on their promises to improving the lives of the people that they are out to serve. The lack of organization, the inability of UN member countries to fulfill their promises, and the absence of a sense of solidarity have been at the origin of the failures observed by the United Nations in most of its action plans.
In a pedagogic manner, President Paul Biya listed the levers on which the UN member countries must act to ensure that the SDGs succeed. In order of importance: the political will, financial contribution, and moral commitments should be able to help the UN to make Agenda 2030 a concrete reality.
While acknowledging the optimism the SDGs are generating across the globe and the mobilization world leaders continue to maintain around the goals, Mr Biya, in his characteristic sense of caution identified some of the obstacles that the SDGs are likely to encounter. To demonstrate that he is talking from the position of an experienced leader, the Head of State pointed to the issues of insecurity whereby negative minded persons, for unexplained reasons, tend to hold back the hand of the clock by imposing values that cannot be accepted by any civilized society. The question of terrorism readily came to mind and the Head of State told the UN General Assembly that he stood a better position to present the stumbling blocks that such nefarious acts could cause in the realization of the SDGs given what Cameroon been witnessing in the Far North Region with the incursions of the Boko Haram terrorist group and the attendant consequences of human suffering, refugee and internally displaced population. All these outcomes, have the potential to derail useful government resources from development initiatives thereby hampering the implantation of the SDGs.
Thus, while underlining the key message in the Agenda 2030 which is; "Transforming our world and leaving no one behind," the Cameroon Head of State not only agreed on the need to set goals, but took time to draw the attention of the world leaders gathered at the UN to the possible pitfalls and the possible solutions that must be carefully analyzed to archived set goals.
Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York
The Head of State in an address to the UN General Assembly yesterday urged world leaders to avoid errors of the past.
In a highly applauded speech yesterday at the 71st session of the United Nations (UN) General Assembly in New York, President Paul Biya presented an unequivocal view by Cameroon on the main concern of the Organization during the next 14 years. The adoption last year of the Sustainable Development Goals (SDGs) by the UN and the need for a realistic approach in the application of the 17 objectives set in the SDGs, according to President Paul Biya remained primordial in achieving success. Mr Biya pointed out that; "The SDGs, it should be recalled, constitute the first global agenda that considers development in all its dimensions: security, economic, social, human and environmental." Taking the floor first yesterday morning at the UN Headquarters, Paul Biya harped on the theme of this year's General Assembly debate, which is; "The Sustainable Development Goals: A Universal Push To Transform Our World."
Drawing from his past experiences and leadership position, the Head of State categorically highlighted some of the areas where world leaders have in the past failed to deliver on their promises to improving the lives of the people that they are out to serve. The lack of organization, the inability of UN member countries to fulfill their promises, and the absence of a sense of solidarity have been at the origin of the failures observed by the United Nations in most of its action plans.
In a pedagogic manner, President Paul Biya listed the levers on which the UN member countries must act to ensure that the SDGs succeed. In order of importance: the political will, financial contribution, and moral commitments should be able to help the UN to make Agenda 2030 a concrete reality.
While acknowledging the optimism the SDGs are generating across the globe and the mobilization world leaders continue to maintain around the goals, Mr Biya, in his characteristic sense of caution identified some of the obstacles that the SDGs are likely to encounter. To demonstrate that he is talking from the position of an experienced leader, the Head of State pointed to the issues of insecurity whereby negative minded persons, for unexplained reasons, tend to hold back the hand of the clock by imposing values that cannot be accepted by any civilized society. The question of terrorism readily came to mind and the Head of State told the UN General Assembly that he stood a better position to present the stumbling blocks that such nefarious acts could cause in the realization of the SDGs given what Cameroon been witnessing in the Far North Region with the incursions of the Boko Haram terrorist group and the attendant consequences of human suffering, refugee and internally displaced population. All these outcomes, have the potential to derail useful government resources from development initiatives thereby hampering the implantation of the SDGs.
Thus, while underlining the key message in the Agenda 2030 which is; "Transforming our world and leaving no one behind," the Cameroon Head of State not only agreed on the need to set goals, but took time to draw the attention of the world leaders gathered at the UN to the possible pitfalls and the possible solutions that must be carefully analyzed to archived set goals.
Cameroon-USA: Reinforcing Bilateral Ties
Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York
President Paul Biya received in audience the US Assistant Secretary of State for African Affairs yesterday in New York.
Apart from taking an active part at discussions in the UN General Assembly in New York, the Head of State has been busy following up on issues of concern to the country. Shortly after presenting a sterling speech on the way forward for the UN goals on sustainable development that have been of great concern at the 71st General Assembly of the UN, Mr Biya granted a 30 minute audience to Ambassador Linda Thomas-Greenfield, the US Assistant Secretary of State for African Affairs. Receiving his guest at the Waldorf Astoria Hotel where the Presidential Couple is lodged, the two officials reviewed issues of bilateral interest between Cameroon and America.
Speaking to the press after the audience, Ambassador Linda Thomas-Greenfield hailed the excellent relations that exist between Cameroon and the United States of America saying both countries are engaged in several fronts. She cited the presence of Cameroon at the Africa-America Business Forum chaired by President Barack Obama on Wednesday 21 September at the UN building on the sidelines of the General Assembly debates. Linda Thomas-Greenfield also talked of the participation of the Head of State at the Leaders' Summit on Refugees and commitments made by Mr Biya to continually support the refugees as well as the effective presence of American businesses in Cameroon saying the improvement of ties between both countries was essential for such investment opportunities.
Asked to comment on the follow up to her previous audience with the Head of State during her last visit to Cameroon in 2014, the US official said the fight against Boko Haram has been a preoccupying threat to both countries. She stated that in continuation with her discussions with President Biya, America and Cameroon are making in-roots in eliminating the sects.
President Paul Biya was accompanied during the audience by the Minister, Director of the Civil Cabinet, Martin Belinga Eboutou and the Ambassador of Cameroon to Washington, Henri Etoundi Essomba.
Politique
Richard KWANG KOMETA on special assignment in New York
President Paul Biya received in audience the US Assistant Secretary of State for African Affairs yesterday in New York.
Apart from taking an active part at discussions in the UN General Assembly in New York, the Head of State has been busy following up on issues of concern to the country. Shortly after presenting a sterling speech on the way forward for the UN goals on sustainable development that have been of great concern at the 71st General Assembly of the UN, Mr Biya granted a 30 minute audience to Ambassador Linda Thomas-Greenfield, the US Assistant Secretary of State for African Affairs. Receiving his guest at the Waldorf Astoria Hotel where the Presidential Couple is lodged, the two officials reviewed issues of bilateral interest between Cameroon and America.
Speaking to the press after the audience, Ambassador Linda Thomas-Greenfield hailed the excellent relations that exist between Cameroon and the United States of America saying both countries are engaged in several fronts. She cited the presence of Cameroon at the Africa-America Business Forum chaired by President Barack Obama on Wednesday 21 September at the UN building on the sidelines of the General Assembly debates. Linda Thomas-Greenfield also talked of the participation of the Head of State at the Leaders' Summit on Refugees and commitments made by Mr Biya to continually support the refugees as well as the effective presence of American businesses in Cameroon saying the improvement of ties between both countries was essential for such investment opportunities.
Asked to comment on the follow up to her previous audience with the Head of State during her last visit to Cameroon in 2014, the US official said the fight against Boko Haram has been a preoccupying threat to both countries. She stated that in continuation with her discussions with President Biya, America and Cameroon are making in-roots in eliminating the sects.
President Paul Biya was accompanied during the audience by the Minister, Director of the Civil Cabinet, Martin Belinga Eboutou and the Ambassador of Cameroon to Washington, Henri Etoundi Essomba.
Enseignement supérieur: Des attestations pour 400 étudiants
Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Ils ont reçu leurs attestations hier Ă lâamphi 700 de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, aprĂšs un mois dâimprĂ©gnation dans les services centraux du Minesup.
Un mois Ă apprendre les rouages de lâadministration dans les services centraux du ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur. Les 400 Ă©tudiants admis en stage de juillet Ă aoĂ»t dernier pour la premiĂšre vague et dâaoĂ»t Ă septembre pour le deuxiĂšme groupe ont rĂ©ussi le pari. La preuve, des attestions leur ont Ă©tĂ© remises hier Ă lâamphi 700 de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I par Theresia Ndoko Wanah Litumbe, directeur de lâassistance et des Ćuvres universitaires, reprĂ©sentant le ministre. AprĂšs cette pĂ©riode dâimprĂ©gnation, ils vont regagner les amphithéùtres le 27 septembre, jour de rentrĂ©e universitaire. En sus de ces parchemins, des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes dâun montant de 50 000 F Ă chacun, question de subvenir Ă leurs besoins, leur ont Ă©tĂ© distribuĂ©s. « Jâai appris Ă analyser et classer les dossiers par ordre alphabĂ©tique. Câest une expĂ©rience enrichissante qui nous donne un avant-goĂ»t de ce que nous allons affronter comme travail dans nos bureaux futurs », confie Sarah Phalonne Mkpouyie, Ă©tudiante en 4e annĂ©e Anthropologie Ă la FacultĂ© des arts, lettres et sciences humaines (Falsh).
Au cours de ce sĂ©minaire de restitution des acquis du stage pratique de vacances, Theresia Ndoko Wanah Litumbe a dressĂ© un bilan positif, tout en relevant quelques insuffisances constatĂ©es au cours de cette pĂ©riode dâapprentissage. « Il sâagira pour vous, Ă lâaide dâun questionnaire que vous aurez Ă remplir et qui servira de support Ă vos discussions, de passer en revue les moments forts et les faiblesses de votre passage au Minesup ».
Societé
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
Ils ont reçu leurs attestations hier Ă lâamphi 700 de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I, aprĂšs un mois dâimprĂ©gnation dans les services centraux du Minesup.
Un mois Ă apprendre les rouages de lâadministration dans les services centraux du ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur. Les 400 Ă©tudiants admis en stage de juillet Ă aoĂ»t dernier pour la premiĂšre vague et dâaoĂ»t Ă septembre pour le deuxiĂšme groupe ont rĂ©ussi le pari. La preuve, des attestions leur ont Ă©tĂ© remises hier Ă lâamphi 700 de lâuniversitĂ© de YaoundĂ© I par Theresia Ndoko Wanah Litumbe, directeur de lâassistance et des Ćuvres universitaires, reprĂ©sentant le ministre. AprĂšs cette pĂ©riode dâimprĂ©gnation, ils vont regagner les amphithéùtres le 27 septembre, jour de rentrĂ©e universitaire. En sus de ces parchemins, des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes dâun montant de 50 000 F Ă chacun, question de subvenir Ă leurs besoins, leur ont Ă©tĂ© distribuĂ©s. « Jâai appris Ă analyser et classer les dossiers par ordre alphabĂ©tique. Câest une expĂ©rience enrichissante qui nous donne un avant-goĂ»t de ce que nous allons affronter comme travail dans nos bureaux futurs », confie Sarah Phalonne Mkpouyie, Ă©tudiante en 4e annĂ©e Anthropologie Ă la FacultĂ© des arts, lettres et sciences humaines (Falsh).
Au cours de ce sĂ©minaire de restitution des acquis du stage pratique de vacances, Theresia Ndoko Wanah Litumbe a dressĂ© un bilan positif, tout en relevant quelques insuffisances constatĂ©es au cours de cette pĂ©riode dâapprentissage. « Il sâagira pour vous, Ă lâaide dâun questionnaire que vous aurez Ă remplir et qui servira de support Ă vos discussions, de passer en revue les moments forts et les faiblesses de votre passage au Minesup ».
Relance de la filiĂšre cacao: Le Minader sur le terrain
Economie
Prosper LOUABALBE
Le ministre Henri Eyebe Ayissi a effectué une visite de travail à la direction générale de la Sodecao et dans deux plantations, mercredi dernier.
«Jâencourage la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du cacao (Sodecao)!» Les ons points du ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement durable (Minader), Henri Eyebe Ayissi, interviennent Ă la suite de lâobservation du savoir-faire de cette sociĂ©tĂ© mercredi dernier Ă la direction gĂ©nĂ©rale de la Sodecao Ă YaoundĂ©. Le ministre effectuait ainsi pour la premiĂšre fois, une visite de travail dans cette structure en charge du suivi des cacaoculteurs. Un pĂ©riple qui a conduit le membre du gouvernement et sa suite dans deux plantations. Dâune part Ă Passy plantation Ă Zoguela par Atok dans le dĂ©partement du Haut-Nyong, rĂ©gion de lâEst et dâautre part au Centre de production et dâexpĂ©rimentation de Mengang (Cepem) dans le Nyong et Mfoumou dans la rĂ©gion du Centre. Occasion pour le Minader de rappeler que le plan de la relance de la cacaoculture en cours ambitionne la production de 600 mille tonnes dâici 2020. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la Sodecao, JĂ©rĂŽme Mvondo, qui a fait le tour de ces plantations, a exhortĂ© les planteurs Ă saisir lâopportunitĂ© des multiples projets de relance de la filiĂšre prĂŽnĂ©e par le gouvernement.
Sur le terrain, câest dans une plantation de cinq hectares sur les 60 dont Thierry Mbane est propriĂ©taire Ă lâEst quâHenri Eyebe Ayissi a mis le cap en premier. Sur place, les cacaoyers portent dĂ©jĂ des fruits. La plantation, lancĂ©e en mars 2013 et techniquement assistĂ©e par la Sodecao est une rĂ©fĂ©rence. Ici, la relance de la cacaoculture est effective. Le promoteur est un jeune comblĂ©. «Jâai fait mes premiĂšres rĂ©coltes en octobre 2014 et je pĂšse 16 millions de F Ă ce jour », a expliquĂ© Thierry Mbane. Son secret : lâutilisation des semences sĂ©lectionnĂ©es et dĂ©veloppĂ©es Ă Nkoâo Evon prĂšs dâEbolowa au Cameroun par la Sodecao. Sa production par hectare est estimĂ©e Ă une tonne et demie. Le Minader de prĂ©ciser que : «Le cacao bĂ©nĂ©ficie des rĂ©sultats de la recherche agronomique nationale pour augmenter la productivité».
Au Cepem créé en 1979 dans le Nyong et Mfoumou, des champs semenciers sont rĂ©habilitĂ©s et un vent de relance de la production du cacao souffle dans cette plantation dâune superficie de 1562 ha, qui a vu le jour au dĂ©but des annĂ©es 1980. Le centre renaĂźt. Toutefois, pour son responsable, Georges Edwin Ebondje, la production de semences est en deçà de la demande.
Economie
Prosper LOUABALBE
Le ministre Henri Eyebe Ayissi a effectué une visite de travail à la direction générale de la Sodecao et dans deux plantations, mercredi dernier.
«Jâencourage la SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement du cacao (Sodecao)!» Les ons points du ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement durable (Minader), Henri Eyebe Ayissi, interviennent Ă la suite de lâobservation du savoir-faire de cette sociĂ©tĂ© mercredi dernier Ă la direction gĂ©nĂ©rale de la Sodecao Ă YaoundĂ©. Le ministre effectuait ainsi pour la premiĂšre fois, une visite de travail dans cette structure en charge du suivi des cacaoculteurs. Un pĂ©riple qui a conduit le membre du gouvernement et sa suite dans deux plantations. Dâune part Ă Passy plantation Ă Zoguela par Atok dans le dĂ©partement du Haut-Nyong, rĂ©gion de lâEst et dâautre part au Centre de production et dâexpĂ©rimentation de Mengang (Cepem) dans le Nyong et Mfoumou dans la rĂ©gion du Centre. Occasion pour le Minader de rappeler que le plan de la relance de la cacaoculture en cours ambitionne la production de 600 mille tonnes dâici 2020. Le directeur gĂ©nĂ©ral de la Sodecao, JĂ©rĂŽme Mvondo, qui a fait le tour de ces plantations, a exhortĂ© les planteurs Ă saisir lâopportunitĂ© des multiples projets de relance de la filiĂšre prĂŽnĂ©e par le gouvernement.
Sur le terrain, câest dans une plantation de cinq hectares sur les 60 dont Thierry Mbane est propriĂ©taire Ă lâEst quâHenri Eyebe Ayissi a mis le cap en premier. Sur place, les cacaoyers portent dĂ©jĂ des fruits. La plantation, lancĂ©e en mars 2013 et techniquement assistĂ©e par la Sodecao est une rĂ©fĂ©rence. Ici, la relance de la cacaoculture est effective. Le promoteur est un jeune comblĂ©. «Jâai fait mes premiĂšres rĂ©coltes en octobre 2014 et je pĂšse 16 millions de F Ă ce jour », a expliquĂ© Thierry Mbane. Son secret : lâutilisation des semences sĂ©lectionnĂ©es et dĂ©veloppĂ©es Ă Nkoâo Evon prĂšs dâEbolowa au Cameroun par la Sodecao. Sa production par hectare est estimĂ©e Ă une tonne et demie. Le Minader de prĂ©ciser que : «Le cacao bĂ©nĂ©ficie des rĂ©sultats de la recherche agronomique nationale pour augmenter la productivité».
Au Cepem créé en 1979 dans le Nyong et Mfoumou, des champs semenciers sont rĂ©habilitĂ©s et un vent de relance de la production du cacao souffle dans cette plantation dâune superficie de 1562 ha, qui a vu le jour au dĂ©but des annĂ©es 1980. Le centre renaĂźt. Toutefois, pour son responsable, Georges Edwin Ebondje, la production de semences est en deçà de la demande.
HÎpitaux publics: La sérénité rÚgne
Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Les personnels sont au travail malgré la menace de grÚve brandie le 15 septembre dernier dans ces formations sanitaires.
Pansement au cou, une jeune dame sort de lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, ce 21 septembre. « Jâavais un kyste et les mĂ©decins me lâont retirĂ©. Ils mâont bien reçue et soignĂ©e. Je suis en train de rentrer Ă la maison », relate-t-elle, lentement. Sur le chemin conduisant au service des urgences, de nombreux hommes et femmes montent et descendent. Et Ă la porte prĂ©cisĂ©ment, lâattroupement de personnes aux visages tristes dĂ©montre que des cas graves sont pris en charge. Des personnels en blouse verte se refusent Ă tout Ă©change. Plus loin, dans la salle de prise de paramĂštres cette fois, de nombreux patients sont aux petits soins. Du cĂŽtĂ© de lâadministration aussi, tout le personnel ou presque est en place. Le directeur Pierre-Joseph Fouda est en poste. Au Centre hospitalier universitaire Ă©galement, lâambiance est pratiquement la mĂȘme. Tout comme Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© et dans bien dâautres formations sanitaires de la ville.
Câest que, certains redoutaient un arrĂȘt de travail dans les hĂŽpitaux du Cameroun le 15 septembre dernier. Mais rendu Ă ce 21e jour du mois, les hommes et femmes en blouse blanche sont Ă lâĆuvre. Il semblerait que câest le fruit du dialogue social entre les deux parties. « Nous avons eu une sĂ©ance de travail avec le secrĂ©taire dâEtat Ă la SantĂ© publique. A lâarrivĂ©e du ministre, nous avons eu une autre. Nous avons travaillĂ© sur les textes relatifs aux primes des personnels ne bĂ©nĂ©ficiant pas de celles-ci. Ce texte a Ă©tĂ© soumis Ă la haute hiĂ©rarchie pour apprĂ©ciation. Nous avons aussi travaillĂ© sur celui concernant les quotes-parts », relate Bala Bala, prĂ©sident du Syndicat national des personnels mĂ©dico-sanitaires du Cameroun(SYNPEMS). Et Ă propos de la grĂšve ? « Les grands hĂŽpitaux du pays ont voulu descendre dans la rue le 20 septembre. Mais il a fallu quâon les calme parce quâil nây a pas eu un mot dâordre de grĂšve formel. Nous espĂ©rions des rĂ©sultats concrets le 15 septembre. Ces rĂ©sultats nâĂ©tant pas lĂ , nous ne pouvons pas violer la rĂ©glementation, en descendant dans la rue sans mot dâordre de grĂšve», explique le syndicaliste.
A lâen croire, la menace de grĂšve nâest pas complĂštement dissipĂ©e. Les mĂ©dico-sanitaires revendiquent la prise en charge mĂ©dicale des personnels malades et de leur famille nuclĂ©aire, les primes et quotes-parts. 16 griefs au total. Mais jusquâĂ ce jour, ces personnels disent nâavoir reçu aucune suite favorable. « Si rien nâest fait, on va observer un arrĂȘt de travail. Je ne peux pas dire quand, mais ce qui est sĂ»r, câest quâil y aura grĂšve si le gouvernement nâagit pas », prĂ©vient Bala Bala.
Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU
Les personnels sont au travail malgré la menace de grÚve brandie le 15 septembre dernier dans ces formations sanitaires.
Pansement au cou, une jeune dame sort de lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, ce 21 septembre. « Jâavais un kyste et les mĂ©decins me lâont retirĂ©. Ils mâont bien reçue et soignĂ©e. Je suis en train de rentrer Ă la maison », relate-t-elle, lentement. Sur le chemin conduisant au service des urgences, de nombreux hommes et femmes montent et descendent. Et Ă la porte prĂ©cisĂ©ment, lâattroupement de personnes aux visages tristes dĂ©montre que des cas graves sont pris en charge. Des personnels en blouse verte se refusent Ă tout Ă©change. Plus loin, dans la salle de prise de paramĂštres cette fois, de nombreux patients sont aux petits soins. Du cĂŽtĂ© de lâadministration aussi, tout le personnel ou presque est en place. Le directeur Pierre-Joseph Fouda est en poste. Au Centre hospitalier universitaire Ă©galement, lâambiance est pratiquement la mĂȘme. Tout comme Ă lâHĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© et dans bien dâautres formations sanitaires de la ville.
Câest que, certains redoutaient un arrĂȘt de travail dans les hĂŽpitaux du Cameroun le 15 septembre dernier. Mais rendu Ă ce 21e jour du mois, les hommes et femmes en blouse blanche sont Ă lâĆuvre. Il semblerait que câest le fruit du dialogue social entre les deux parties. « Nous avons eu une sĂ©ance de travail avec le secrĂ©taire dâEtat Ă la SantĂ© publique. A lâarrivĂ©e du ministre, nous avons eu une autre. Nous avons travaillĂ© sur les textes relatifs aux primes des personnels ne bĂ©nĂ©ficiant pas de celles-ci. Ce texte a Ă©tĂ© soumis Ă la haute hiĂ©rarchie pour apprĂ©ciation. Nous avons aussi travaillĂ© sur celui concernant les quotes-parts », relate Bala Bala, prĂ©sident du Syndicat national des personnels mĂ©dico-sanitaires du Cameroun(SYNPEMS). Et Ă propos de la grĂšve ? « Les grands hĂŽpitaux du pays ont voulu descendre dans la rue le 20 septembre. Mais il a fallu quâon les calme parce quâil nây a pas eu un mot dâordre de grĂšve formel. Nous espĂ©rions des rĂ©sultats concrets le 15 septembre. Ces rĂ©sultats nâĂ©tant pas lĂ , nous ne pouvons pas violer la rĂ©glementation, en descendant dans la rue sans mot dâordre de grĂšve», explique le syndicaliste.
A lâen croire, la menace de grĂšve nâest pas complĂštement dissipĂ©e. Les mĂ©dico-sanitaires revendiquent la prise en charge mĂ©dicale des personnels malades et de leur famille nuclĂ©aire, les primes et quotes-parts. 16 griefs au total. Mais jusquâĂ ce jour, ces personnels disent nâavoir reçu aucune suite favorable. « Si rien nâest fait, on va observer un arrĂȘt de travail. Je ne peux pas dire quand, mais ce qui est sĂ»r, câest quâil y aura grĂšve si le gouvernement nâagit pas », prĂ©vient Bala Bala.
Bike Controls Temporarily Suspended
Régional
Christopher JATOR
Calm has returned to the port city of Douala after Wednesdayâs cyclistsâ crisis.
Following a crisis meeting between the Governor of the Littoral Region, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua and commercial motorcycle trade union leaders, calm returned to Douala yesterday, September 22, 2016. Activities by motorbike riders resumed and continued normally after the tense standoff between riders and security forces and council staff on September 21, 2016.
Yesterdayâs morning rush hours saw many motorcycles on the streets transporting passengers.
Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua spoke the press in Bonanjo, Douala after chairing the crisis meeting on Wednesday, September 21, 2016: âThe cyclist crisis does not pose any obstacle to government measures. What happened was some kind of misunderstanding that needed mending. I have directed that checks of commercial motorcycles should be suspended until further notice. The measure is to give those who do not have the required documents to do so. I call on all of them to go the Transport Office and councils to secure the documents.â
The crisis erupted following checks of CEMAC number plates and council tax receipts. The Commissioner of the 12th Public Security Police Station, Douala, was manhandled by the aggrieved riders. According to the Senior Divisional Officer, SDO for Wouri, Naseri Paul Bea, before the crisis exacerbated on Wednesday, a group of commercial riders in Douala V Subdivision had on Tuesday stopped a Douala City Council truck and seized nine of the impounded motorbikes machines it was transporting. He told the meeting that the crisis of Wednesday was a continuation of Tuesdayâs protest in the Douala V Subdivision.
The checks, according to the Governor, were in line with recent instructions by the Minister of Transport during meetings with trade unions, taxi drivers and motorcycle riders in Douala. He had directed that the transport sector be made more secure and attractive in view of the upcoming Female African Cup of Nations. Samuel Dieudonné Ivaha Diboua said he subsequently issued communiqués calling on inhabitants to ensure hygiene and sanitation. Trade union leaders who were all cheers at the crisis meeting proposed a change of strategy by council staff and security forces.
Régional
Christopher JATOR
Calm has returned to the port city of Douala after Wednesdayâs cyclistsâ crisis.
Following a crisis meeting between the Governor of the Littoral Region, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua and commercial motorcycle trade union leaders, calm returned to Douala yesterday, September 22, 2016. Activities by motorbike riders resumed and continued normally after the tense standoff between riders and security forces and council staff on September 21, 2016.
Yesterdayâs morning rush hours saw many motorcycles on the streets transporting passengers.
Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua spoke the press in Bonanjo, Douala after chairing the crisis meeting on Wednesday, September 21, 2016: âThe cyclist crisis does not pose any obstacle to government measures. What happened was some kind of misunderstanding that needed mending. I have directed that checks of commercial motorcycles should be suspended until further notice. The measure is to give those who do not have the required documents to do so. I call on all of them to go the Transport Office and councils to secure the documents.â
The crisis erupted following checks of CEMAC number plates and council tax receipts. The Commissioner of the 12th Public Security Police Station, Douala, was manhandled by the aggrieved riders. According to the Senior Divisional Officer, SDO for Wouri, Naseri Paul Bea, before the crisis exacerbated on Wednesday, a group of commercial riders in Douala V Subdivision had on Tuesday stopped a Douala City Council truck and seized nine of the impounded motorbikes machines it was transporting. He told the meeting that the crisis of Wednesday was a continuation of Tuesdayâs protest in the Douala V Subdivision.
The checks, according to the Governor, were in line with recent instructions by the Minister of Transport during meetings with trade unions, taxi drivers and motorcycle riders in Douala. He had directed that the transport sector be made more secure and attractive in view of the upcoming Female African Cup of Nations. Samuel Dieudonné Ivaha Diboua said he subsequently issued communiqués calling on inhabitants to ensure hygiene and sanitation. Trade union leaders who were all cheers at the crisis meeting proposed a change of strategy by council staff and security forces.
Lâaffaire du « collecteur » de sperme rebondit
Régional
Rita DIBA
Paul T., infirmier de profession et promoteur dâun centre santĂ© non agréé du cĂŽtĂ© de Village, au lieu dit premiĂšre EntrĂ©e Cogefar, nâest plus seulement poursuivi pour exercice illĂ©gal de la mĂ©decine. La requalification des faits reprochĂ©s Ă lâhomme par le Tribunal de premiĂšre instance de Douala-Ndokoti, tant souhaitĂ©e par lâaccusation depuis octobre 2015, date Ă laquelle lâaffaire avait Ă©clatĂ©, est effective: Paul T., Ă lâaudience prĂ©vue dans les prochains jours, devra donc aussi rĂ©pondre aux accusations d'outrage Ă la pudeur sur mineurs de 16 ans et sur mineurs de 16 Ă 21 ans, conformĂ©ment aux articles 346 et 347 du code pĂ©nal.
En effet, lâinfirmier avait Ă©tĂ© accusĂ© par plusieurs jeunes hommes, dont certains aujourdâhui majeurs, de leur avoir fait subir des attouchements sexuels. Et pendant ces « consultations » dâun autre genre, il leur aurait prĂ©levĂ© du sperme, recueillant le liquide sĂ©minal dans « des plaques et des tubes ». Et pour les mettre dans des conditions favorables, il leur projetait des films pornographiques. Ces pratiques, selon les tĂ©moignages de quelques victimes passĂ©es devant la barre, remontent Ă 2008 et auraient durĂ© des annĂ©es.
Régional
Rita DIBA
Paul T., infirmier de profession et promoteur dâun centre santĂ© non agréé du cĂŽtĂ© de Village, au lieu dit premiĂšre EntrĂ©e Cogefar, nâest plus seulement poursuivi pour exercice illĂ©gal de la mĂ©decine. La requalification des faits reprochĂ©s Ă lâhomme par le Tribunal de premiĂšre instance de Douala-Ndokoti, tant souhaitĂ©e par lâaccusation depuis octobre 2015, date Ă laquelle lâaffaire avait Ă©clatĂ©, est effective: Paul T., Ă lâaudience prĂ©vue dans les prochains jours, devra donc aussi rĂ©pondre aux accusations d'outrage Ă la pudeur sur mineurs de 16 ans et sur mineurs de 16 Ă 21 ans, conformĂ©ment aux articles 346 et 347 du code pĂ©nal.
En effet, lâinfirmier avait Ă©tĂ© accusĂ© par plusieurs jeunes hommes, dont certains aujourdâhui majeurs, de leur avoir fait subir des attouchements sexuels. Et pendant ces « consultations » dâun autre genre, il leur aurait prĂ©levĂ© du sperme, recueillant le liquide sĂ©minal dans « des plaques et des tubes ». Et pour les mettre dans des conditions favorables, il leur projetait des films pornographiques. Ces pratiques, selon les tĂ©moignages de quelques victimes passĂ©es devant la barre, remontent Ă 2008 et auraient durĂ© des annĂ©es.