Cameroon Tribune
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Nobel Prize in Literature: Bob Dylan Is Winner

Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

He is the first American to win the prize after Toni Morrison in 1993.

The 2016 Nobel Prize in Literature has been awarded to American singer-songwriter, Bob Dylan, for "having created new poetic expressions within the great American song tradition." This was announced yesterday, October 13, 2016 by the Permanent Secretary of the Swedish Academy committee that annually decides the recipient of the Nobel Prize, Sara Danius.

Bob Dylan is the 259th American to have won a Nobel, across all disciplines, and the first to win the literature prize since 1993. He is the ninth American to gain the literary laurel since the medals were founded in 1901. Regarded as the voice of a generation for his influential songs from the 1960s onwards, Bob Dylan won the Nobel Prize for Literature in a surprise decision that gave a singer-songwriter one of the world’s most prestigious cultural awards.

His songs such as “Blowin’ in the Wind,” “Masters of War,” “A Hard Rain’s a-Gonna Fall,” “The Times They Are a-Changin,” “Subterranean Homesick Blues” and “Like a Rolling Stone” captured a spirit of rebellion, dissent and independence. “Dylan has the status of an icon. His influence on contemporary music is profound,” the Swedish Academy said as they awarded him the 8 million Swedish crown ($930,000) prize. In an interview following the announcement, Danius elaborated on the Swedish Academy's decision: "He is a great poet in the English-speaking tradition, and he is a wonderful sampler
," Danius explained. "For 54 years now, he has been at it and reinventing himself, constantly creating a new identity,” he added.

More than 50 years on, Dylan is still writing songs and is often on tour. The 75-year-old artist will receive his award in Stockholm, Sweden, on December 10, 2016. Literature was the last of this year’s Nobel prizes to be awarded. The prize is named after dynamite inventor, Alfred Nobel and has been awarded since 1901 for achievements in science, literature and peace, in accordance with his will.
Artistes cherchent Visas

Culture
Rita DIBA

Une collecte de fonds doit leur permettre de participer au Salon international des musiques du monde de Rabat.

« On The Road To Visa For Music ». C’est le nom de l’opĂ©ration lancĂ©e par l’association ScĂšne d’EbĂšne afin de permettre Ă  certains artistes camerounais, du collectif Hip hop dĂ©veloppĂ© (HHD), Armand Biyag et le groupe Love N’ Live, de prendre part au Salon international des musiques du monde de Rabat (Maroc), dĂ©nommĂ© « Visa for Music », prĂ©vu en novembre prochain. Des artistes qui avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© de la premiĂšre vague d’expĂ©riences, « Sur la route du Masa ».
Et c’est Ă  Abidjan en CĂŽte d’Ivoire, oĂč se tenait le Masa 2016 (MarchĂ© des arts du spectacle africain) en mars dernier, que les contacts ont Ă©tĂ© Ă©tablis avec Brahim El Mazned, le directeur du festival de Rabat. Premiers rĂ©sultats concrets, en plus de l’invitation au Salon : 26 chambres d’hĂŽtel attendent la dĂ©lĂ©gation camerounaise sur place. Le plus dur maintenant, c’est la logistique pour arriver jusqu’au royaume chĂ©rifien. D’oĂč l’idĂ©e du concert du 6 octobre dernier Ă  Douala. Pour une collecte de fonds qui devait servir Ă  l’achat des billets d’avion des artistes invitĂ©s.
Un galop d’essai qui a permis d’évaluer les potentielles attentes du public, Ă  travers la rĂ©action des spectateurs de l’Institut français du Cameroun, antenne de la capitale Ă©conomique. Elle fut positive. Surtout au vu du talent qu’il y avait sur la scĂšne ce soir-lĂ . On a d’abord eu le collectif HHD : la voix fĂȘlĂ©e de Danielle Eog, les accents plus sages de Teety Tezano (tiens, Beyonce a de la concurrence !) et le timbre inclassable d’Adango Salicia, un diamant brut qui rappelle, Ă  bien des Ă©gards, la rĂ©bellion musicale de Sandra NkakĂš. Compositions solos, interprĂ©tations du groupe, styles musicaux multiples, jazz, funk, reggae, bend skin, on Ă©tait dĂ©jĂ  en plein dans la music trip pour Rabat.
Music trip plus locale, qui a continuĂ© avec la bande Ă  Rass Nganmo, Love N’ Live. Des poĂštes des sons, des images, des odeurs et des rythmes qui, avec leurs familles d’instruments, ont visitĂ© les quatre points cardinaux du Cameroun. En parlant du pays, Armand Biyag, qu’on redĂ©couvre Ă  chaque fois qu’il est sur scĂšne, aura rendu hommage Ă  la fois Ă  sa terre natale et Ă  un ainĂ©, en reprenant « Cameroun O Mulema » du bassiste Etienne Mbappe. Frissons en perspective donc pour cette 3e Ă©dition du Salon international des musiques du monde de Rabat.
Education: l’Unesco aux cĂŽtĂ©s des Ă©lĂšves de Mfou

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Jeudi, Stanley Mutumba Simataa, prĂ©sident de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’agence onusienne a remis un important don Ă  deux Ă©coles.

Du matĂ©riel didactique pour les Ă©lĂšves et enseignants des deux groupes scolaires d’application de Mfou. Notamment des outils pour les trois Ă  cinq ans, des cahiers pour ceux du primaire, des rames de papier, boĂźtes de craie pour les enseignants, sans oublier du matĂ©riel pour l’hygiĂšne et la salubritĂ©. Stanley Mutumba Simataa, prĂ©sident de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’Unesco en visite officielle au Cameroun, a donnĂ© du sourire jeudi dans cet arrondissement de la Mefou-et-Afamba, rĂ©gion du Centre. En compagnie du ministre de l’Education de base, Youssouf Hadidja Alim, par ailleurs, prĂ©sidente de la Commission nationale de l’Unesco pour le Cameroun et du prĂ©fet de la Mefou-et Afamba, Emmanuel Djickdent, entre autres personnalitĂ©s, l’hĂŽte du Cameroun a indiquĂ© que ce don est la manifestation de l’intĂ©rĂȘt que l’Unesco accorde Ă  l’éducation.
D’aprĂšs lui, l’éducation de qualitĂ© visĂ©e ne peut ĂȘtre atteinte, si les Ă©lĂšves ne disposent pas de fournitures scolaires ou si les enseignants n’ont pas de matĂ©riel de travail. C’est ainsi qu’il justifie cet appui aux groupes scolaires d’application de cette localitĂ©. Un geste qui n’a pas laissĂ© les bĂ©nĂ©ficiaires indiffĂ©rents. « Nous sommes trĂšs honorĂ©s d’abord par la visite de cette personnalitĂ© mais aussi pour les cadeaux qu’il nous apporte. Ils arrivent Ă  point nommĂ© et nous lui disons merci », a indiquĂ© Elisabeth Ndongo, directrice de l’Ecole publique d’application groupe II. Etablissement de plus 500 Ă©lĂšves. Dans cette mĂȘme lancĂ©e, le ministre a exprimĂ© la profonde gratitude des Ă©lĂšves, enseignants, parents, bref de l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative et du gouvernement, au donateur. Comme Ă  son arrivĂ©e Ă  Mfou, c’est sous les acclamations des Ă©lĂšves et enseignants massĂ©s le long de la route, que Stanley Mutumba Simataa a quittĂ© la localitĂ©.
Catastrophes: il faut réduire les risques

Régional
Alliance NYOBIA

Option Ă©voquĂ©e jeudi Ă  l’occasion de la journĂ©e internationale de prĂ©vention de ces drames.

Des jeunes de la commune de Douala 5e engagĂ©s dĂšs la matinĂ©e de ce 13 octobre dans une campagne d’assainissement. « Ils curent les drains et extraient du lit des riviĂšres ce que des gens y ont jetĂ© par incivisme », a expliquĂ© hier, Ă  la Salle des fĂȘtes d’Akwa, Jules Doret Ndongo, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du Minatd, chargĂ© des CollectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es. Il venait de prĂ©sider, au nom du ministre RenĂ© Emmanuel Sadi, l’ouverture solennelle des activitĂ©s marquant la cĂ©lĂ©bration de la JournĂ©e internationale de prĂ©vention des catastrophes (Jipc), Ă©dition 2016. L’incivisme, vĂ©ritable facteur aggravant du problĂšme.
Il ressort des propos du Mindel/Minatd qu’une grande bataille doit ĂȘtre menĂ©e au niveau des mentalitĂ©s, afin d’atteindre le but visĂ© par le thĂšme de la journĂ©e d’hier, « RĂ©duire la mortalitĂ© due aux catastrophes ». Des dizaines de jeunes Ă©taient ainsi prĂ©sents Ă  la cĂ©rĂ©monie, cibles idĂ©ales des causeries Ă©ducatives prĂ©vues au nombre des activitĂ©s liĂ©es Ă  la Jipc. Il faut « partager, sensibiliser, former et Ă©duquer », dira encore le ministre Ndongo. Afin d’inculquer dans les esprits aujourd’hui les attitudes et gestes qui sauveront demain. Lors d’une courte vidĂ©o projetĂ©e avant les allocutions, le public prĂ©sent a appris qu’au cours des 20 derniĂšres annĂ©es dans le monde, 1,3 million de personnes ont pĂ©ri suite Ă  des catastrophes.
Il faut donc que les acteurs locaux soient mieux outillĂ©s en matiĂšre de prĂ©vention des risques, et, particuliĂšrement en ce qui concerne Douala, de prĂ©vention des inondations. Le pari est certes difficile, vu les mentalitĂ©s qui se sont dĂ©veloppĂ©es chez nombre d’habitants. D’autres actions spĂ©cifiques prĂ©voyaient une mini-exposition des principaux acteurs et partenaires de la protection civile, des causeries avec des chefs de quartier et des responsables de marchĂ©s de la ville de Douala, de temps en temps victimes d’incendies. La capitale Ă©conomique a Ă©galement enregistrĂ©, ces derniers mois, des effondrements d’immeubles, entraĂźnant des morts d’homme. Quand on ajoute Ă  cela la quasi-rĂ©currence des inondations, l’urgence de sensibiliser, d’amener au changement de mentalitĂ© salutaire, s’impose d’elle-mĂȘme. Les activitĂ©s courent jusqu’à demain, 15 octobre.
La cĂ©rĂ©monie d’hier s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence du Sg de la rĂ©gion, Ludovic Etienne Ngbwa, reprĂ©sentant le gouverneur, du prĂ©fet du Wouri, Naseri Paul Bea, du directeur de la Protection civile au Minatd, Mme Yap, de divers Ă©lus locaux et chefs traditionnels.
Droits de l’Homme: l’avis de la sociĂ©tĂ© civile compte

Politique
Azize MBOHOU

La journĂ©e de consultation de ces acteurs en vue de l’élaboration du 4e rapport pĂ©riodique du Cameroun pour les Nations unies s’est tenue hier Ă  YaoundĂ©.

Ce que pensent les membres des Organisations de la sociĂ©tĂ© civile (OSC) de la situation des droits de l’Homme est fondamental dans le processus visant l’amĂ©lioration des conditions de vie au Cameroun. C’est le sens donnĂ© hier Ă  YaoundĂ©, Ă  l’ouverture de la journĂ©e de consultation des OSC, en vue de l’élaboration du 4e rapport pĂ©riodique du Cameroun au ComitĂ© des droits Ă©conomiques, sociaux et culturels des Nations unies (ComitĂ© DESC). L’initiative de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertĂ©s (CNDHL), Ă©tait placĂ©e sous l’égide de son vice-prĂ©sident, le Pr. James Mouangue Kobila.
En allant au fait, le Pr. Kobila rĂ©vĂšle que 80% des violations des droits de l’Homme dans le monde concernent les DESC. C’est-Ă -dire le difficile accĂšs Ă  un logement dĂ©cent ou Ă  des soins de santĂ©, Ă  la santĂ© ou Ă  l’énergie, l’insuffisance des infrastructures de transport, entre autres. Ainsi, bien qu’étant une recommandation des Nations unies d’impliquer les OSC Ă  l’élaboration dudit rapport, il est question d’amĂ©liorer son contenu. Connaissant donc la proximitĂ© de ces organisations auprĂšs des couches sociales diversifiĂ©es, il paraĂźt Ă©vident que l’enrichissement du rapport sera certain. A ce titre, le vice-prĂ©sident de la CNDHL a appelĂ© les acteurs de la SociĂ©tĂ© civile dont l’intĂ©rĂȘt pour les questions des droits de l’Homme est constant, Ă  apporter des contributions significatives et constructives, pour la conception d’un document complet et utile. Car, il est attendu d’eux une apprĂ©ciation critique du rapport, afin de s’assurer de la pertinence des informations qu’il contient. Ceci avant sa finalisation et sa soumission aux Nations unies par l’Etat du Cameroun en dĂ©cembre prochain.
Le ComitĂ© DESC est un organe instituĂ© pour superviser l’application du Pacte international des Nations unies relatif aux DESC. Il a Ă©tĂ© adoptĂ© le 16 dĂ©cembre 1966 et ratifiĂ© par le Cameroun en 2002. Cette instance reçoit le rapport des pays-membres tous les quatre ans.
NgaoundĂ©rĂ©: 400 laurĂ©ats de l’IAI prĂȘts Ă  l’emploi

Régional
Alain MAZDA

Issus de la «Promotion sĂ©nateur Baba Hamadou», ils ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  faire preuve d’audace.

L’opĂ©ration MINJEF 2035 continue son bonhomme de chemin. Mardi, 11 octobre dernier, plus de 400 laurĂ©ats de l'IAI, Centre technologique Paul Biya, ont reçu leurs parchemins en prĂ©sence de Kildadi TaguiĂ©kĂ© Boukar, gouverneur de la rĂ©gion de l’Adamaoua. La cĂ©rĂ©monie s’est dĂ©roulĂ©e dans la salle des fĂȘtes du lycĂ©e classique et moderne de NgaoundĂ©rĂ©.
Le n°1 de la rĂ©gion a invitĂ© les laurĂ©ats Ă  ĂȘtre audacieux dans la crĂ©ation des entreprises relevant du domaine de leur apprentissage. Car, les TIC sont aussi « un vecteur de dĂ©veloppement » de l’Adamaoua, a-t-il affirmĂ©. Armand Claude Abanda, reprĂ©sentant-rĂ©sident de l’IAI au Cameroun, a fait le dĂ©placement de NgaoundĂ©rĂ© pour la cĂ©rĂ©monie. Il en a profitĂ© pour rappeler aux titulaires de ces parchemins que « l’avenir est aussi aux TIC ». Il faut juste qu’ils saisissent la perche ainsi tendue par l’Institut africain d’informatique (IAI) et les pouvoirs publics qui essaient de plus en plus d’orienter la jeunesse vers ce crĂ©neau en friche.
Le reprĂ©sentant-rĂ©sident de l’IAI a annoncĂ© l’ouverture prochaine d’une formation supĂ©rieure de niveau universitaire en informatique dans la ville de NgaoundĂ©rĂ©. Celle-ci permettra Ă  terme aux Ă©tudiants et chercheurs de poursuivre leurs formations et de lancer la crĂ©ation des start-up. Le parrain de cette promotion de l’IAI, le sĂ©nateur Baba Hamadou, s’est fait un devoir de rappeler aux laurĂ©ats la rigueur et le souci de l’innovation qui doivent les guider dans leurs activitĂ©s. Il a insistĂ© sur les dĂ©rives liĂ©es aux pratiques pernicieuses des «dĂ©linquants du Net».
Bafoussam: le gouverneur prescrit la bonne gouvernance

Régional
Gibrile KENFACK TSABDO

Awa Fonka Augustine l’a martelĂ© durant l’installation de 15 nouveaux responsables rĂ©gionaux vendredi dernier.

« TĂąchez de promouvoir la bonne gouvernance et le travail dĂ©sintĂ©ressĂ© en luttant sans relĂąche contre la corruption dans l’exercice de vos fonctions ». Le gouverneur de l’Ouest Augustine Awa Fonka a rappelĂ© cette recommandation particuliĂšre aux 15 nouveaux dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux et assimilĂ©s installĂ©s, la semaine derniĂšre, dans la salle de confĂ©rences de ses services.
Les innombrables dĂ©fis qu’impose le Plan d’urgence triennal, exigent d’eux un sens Ă©levĂ© de probitĂ© et la promotion de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. « Servez les usagers avec dĂ©vouement, tact et loyautĂ© », a-t-il prescrit. AprĂšs la lecture des diffĂ©rents actes de nomination, le numĂ©ro un de la rĂ©gion a demandĂ© aux promus d’ĂȘtre Ă  la hauteur de la confiance placĂ©e en leur personne par les hiĂ©rarchies respectives. Il leur a recommandĂ© entre autres ponctualitĂ©, assiduitĂ©, diligence dans le traitement des dossiers, gestion rationnelle et en bon pĂšre de famille des diverses ressources mises Ă  leur disposition dans l’intĂ©rĂȘt du service.
Le gouverneur compte sur le sens de responsabilitĂ© et de professionnalisme de ces hauts commis de l’Etat, dont les diffĂ©rents CV forcent l’admiration. Tout en rappelant de maniĂšre spĂ©cifique la feuille de route sectorielle des nouveaux responsables, Awa Fonka a ainsi insistĂ© sur le travail en synergie qui contribue Ă  donner plus de visibilitĂ© aux actions de l’Etat en faveur des populations. Tout en leur prescrivant de veiller au bon fonctionnement des structures placĂ©es sous leur encadrement, chacun devra faire sienne la lutte contre l’incurie administrative et « rĂ©duire Ă  leur portion congrue » les cas d’absences irrĂ©guliĂšres au poste de travail.
Cameroon Tribune du lundi, 17 octobre 2016.
Port de Douala : Deux nouveaux scanners pour la douane

Jean Baptiste KETCHATENG

Ces appareils d’inspection des conteneurs ont Ă©tĂ© inaugurĂ©s vendredi par le Minfi.

Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey a inaugurĂ© deux scanners affectĂ©s aux contrĂŽles douaniers, vendredi dernier Ă  Douala, au cours d’une cĂ©rĂ©monie qui a rĂ©uni le gratin administratif et la communautĂ© des affaires. Mis en service quelque temps auparavant, les deux portiques Ă©lectroniques trĂŽnent dans la zone de contrĂŽle des marchandises oĂč les douanes camerounaises et la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale de surveillance (SGS) qui les assiste opĂšrent. Sur place, le ministre a pu visiter les installations complĂštes de cet Ă©quipement rĂ©volutionnaire dĂšs lors qu’il va permettre de passer du scanning au choix des containers qui franchissent la principale frontiĂšre Ă©conomique du Cameroun Ă  un scanning systĂ©matique.

C’est un changement profond qui, en effet, est en cours. M. Ousmane Mey l’a dĂ©crit Ă  travers un triptyque qui se rĂ©sume en quelques mots : amĂ©lioration de l’environnement sĂ©curitaire, lequel se rĂ©percute sur la qualitĂ© des Ă©changes et des affaires, qui elle permet de produire mieux et plus de richesses sur lesquelles l’Etat prĂ©lĂšvera des impĂŽts pour rĂ©pondre aux multiples demandes en investissement Ă©mises par les Camerounais. Point n’est alors besoin de dĂ©crire l’importance des nouveaux scanners que le gouvernement a choisis d’acheter pour les besoins de la cause Ă©conomique et sociale.

Cependant, le ministre a longuement insistĂ© sur les avantages de ces moyens de vĂ©rification. Il s’agit tout d’abord de la qualitĂ© des contrĂŽles. Les scanners sont tant et si bien performants que le Minfi espĂšre qu’ils contribueront Ă  relever les recettes douaniĂšres mĂȘme sur un volume de marchandises identique Ă  la moyenne enregistrĂ©e, ces derniĂšres annĂ©es. En fait, parce qu’ils ne laissent rien passer sous leurs regards de radiographie, ils permettront de trouver aisĂ©ment ce que l’ancien systĂšme pouvait ne pas voir et donc pas taxer. En plus, avec une capacitĂ© de 150 containers traitĂ©s Ă  l’heure, les scanners accĂ©lĂšreront la vitesse de traitement des marchandises reçues. Une vieille dolĂ©ance des importateurs et exportateurs est ainsi satisfaite. Et un point capital d’attractivitĂ© fourni Ă  la place et Ă  la ville portuaire de Douala.
Projet de l’usine automobile: 4000 emplois attendus Ă  BonabĂ©ri

Alliance NYOBIA

L’évaluation du projet, prĂ©vu sur 27 hectares, faite par le Minmidt en visite Ă  Douala, la semaine derniĂšre.

En plus de parrainer la 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©, ayant pour thĂšme « La qualitĂ©, socle d’émergence industrielle du Cameroun », le ministre de l’Industrie, des Mines et du DĂ©veloppement technologique s’est intĂ©ressĂ© Ă  un projet d’envergure. Ernest Gwaboubou a, en effet, Ă©valuĂ© jeudi l’avancement des travaux d’amĂ©nagement du site prĂ©vu pour le Complexe industriel indien d’assemblage et de montage de vĂ©hicules automobiles au Cameroun (Caic S.A.), situĂ© Ă  BonabĂ©ri sur 27 hectares, et qui devrait gĂ©nĂ©rer 4000 emplois directs.

Selon des informations reçues du Minmidt, c’est en juin 2015 que la signature de convention y relative a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e entre le gouvernement camerounais et la sociĂ©tĂ© indienne. D’aprĂšs le chronogramme, c’est en fin 2017 que les premiers vĂ©hicules (assemblĂ©s et montĂ©s) devraient sortir de l’usine. Produits prĂ©vus : vĂ©hicules de tourisme, minibus et autobus, vĂ©hicules utilitaires (pick-up), vĂ©hicules lourds, engins de travaux publics. Le tout Ă  des prix qu’on promet accessibles au plus grand nombre.

Le projet permettra aussi la valorisation des matiĂšres premiĂšres locales, entrant dans la fabrication des piĂšces et accessoires automobiles. Pour l’heure, la premiĂšre phase des travaux porte sur une superficie de 6,5 ha, dont la fin de l’amĂ©nagement est prĂ©vu en dĂ©cembre 2016. DĂ©but 2017 verra alors le dĂ©marrage des travaux de construction des infrastructures du complexe industriel.

Pour en revenir aux Masters de la QualitĂ©, en clĂŽturant les trois jours de travaux vendredi, le Minmidt s’est rĂ©joui de la hauteur des Ă©changes et discussions menĂ©es, au regard de l’importance des problĂ©matiques soulevĂ©es. « La qualitĂ© est un avantage comparatif de premier plan », a indiquĂ© Ernest Gwaboubou aux acteurs prĂ©sents au Castel Hall de Bonapriso, expliquant que la clĂ© de la compĂ©titivitĂ© se trouve lĂ .

D’aprĂšs le Minmidt, experts, chefs d’entreprises et autres intervenants du secteur doivent s’engager, aux cĂŽtĂ©s de pouvoirs publics, « Ă  finaliser la structuration de notre dispositif national de la qualitĂ© (
) pour l’intĂ©rĂȘt des consommateurs des biens et services que nous produisons. ». Une soirĂ©e des partenaires a refermĂ© la page de cette 2e Ă©dition des Masters de la QualitĂ©.
Grand prix cycliste Chantal Biya: Martial Roman, vainqueur

Steve LIBAM

Le Français de la sélection Auvergne RhÎne-Alpes a remporté la 16e édition ; Hervé Raoul Mba, premier Camerounais, a fini troisiÚme hier.

12 secondes. C’est le retard qu’HervĂ© Raoul Mba, le coureur de SNH vĂ©lo club, accusait sur le maillot jaune, Martial Roman, Ă  l’entame de la derniĂšre Ă©tape du Tour cycliste international Chantal Biya, hier, entre SangmĂ©lima et YaoundĂ©. La conquĂȘte du maillot jaune, qui Ă©chappe aux cyclistes camerounais depuis la victoire d’HervĂ© NguĂ© Ngock en 2013, semblait jouable. Les encadreurs des Camerounais affichaient mĂȘme leur optimisme. Mais hĂ©las ! Alors qu’HervĂ© Raoul Mba est virtuellement maillot jaune, d’aprĂšs l’entraĂźneur national, DieudonnĂ© Ntep, le cycliste casse le cĂąble du dĂ©railleur de son vĂ©lo, Ă  moins de 10 km de l’arrivĂ©e. En fin de course, HervĂ© Raoul Mba n’a pas pu attaquer Martial Roman, qui semblait pourtant prĂ©senter des signes de fatigue. Un problĂšme mĂ©canique, un dĂ©tail, une malchance qui vient s’ajouter aux chutes successives de Damien Tekou en 2014 Ă  8 km de la ligne d’arrivĂ©e et de Clovis Kamzong Abossolo en 2015. Des accidents qui avaient Ă©galement privĂ© les Camerounais du gain de la course. A l’issue de la 16e Ă©dition de la compĂ©tition, les cyclistes locaux se contentent de deux lauriers : le titre de la meilleure Ă©quipe dĂ©crochĂ© par SNH vĂ©lo club et le maillot du meilleur africain d’HervĂ© Raoul Mba. TroisiĂšme au classement final, ce dernier finit Ă  22 secondes du maillot jaune.

Hier, l’étape SangmĂ©lima-YaoundĂ©, la plus longue du Grand prix cycliste international Chantal Biya (169 kilol-tres), a Ă©tĂ© remportĂ©e par le Rwandais Jean-Bosco Nsengimana. Un parcours avec moins de difficultĂ©s que les prĂ©cĂ©dents. Il fallait traverser une route vallonnĂ©e dans les 40 premiers km et les 47 derniers kilomĂštres, avec un relief intermĂ©diaire fait de plats et faux-plats montants. Jean-Bosco Nsengimana l’a parcouru en 4h09mn42s. L’arrivĂ©e Ă  YaoundĂ© au Boulevard du 20 mai a Ă©tĂ© vĂ©cue dans la liesse populaire, avec des habitants massĂ©s en bordure de route pour encourager les cyclistes. Les autoritĂ©s sportives et administratives de la rĂ©gion du Centre Ă©taient Ă©galement prĂ©sentes. Un show culturel de circonstance a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© au peloton. De mĂȘme, des cadeaux de la marraine du tournoi, la PremiĂšre dame Chantal Biya, ont Ă©tĂ© remis aux coureurs et encadreurs. Enfin, le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, a dĂ©cernĂ© le maillot jaune et le trophĂ©e du vainqueur Ă  Martial Roman. Le Français a parcouru les 578 km du circuit en quatre Ă©tapes avec un chrono de 14h20mn11s. Il termine devant son coĂ©quipier de la sĂ©lection Auvergne RhĂŽne-Alpes, Simon Guglielmi.
Desserte des lignes intérieures par Camair-Co: La relance

Eric Vincent FOMO

Depuis vendredi, grĂące Ă  un vol inaugural, la compagnie aĂ©rienne nationale dessert la rĂ©gion de l’Ouest. Au grand bonheur de ses clients.

Un ciel clĂ©ment. Une foule compacte. Un aĂ©roport rĂ©novĂ©. Tous les ingrĂ©dients Ă©taient rĂ©unis, vendredi dernier, pour faire du vol inaugural de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) Ă  Bafoussam une rĂ©ussite. Lorsque le MA 60, de marque TJ-QDA, baptisĂ© « Le Logone », foule le tarmac de l’aĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, c’est la joie totale. L’appareil reçoit un bain d’eau des vĂ©hicules de lutte contre incendie de l’aĂ©roport. Les hĂŽtes de luxe qui s’y trouvent avec en tĂȘte le ministre des Transports Edgard Alain Mebe Ngo’o, qu’accompagnent les ministres Basile Atangana Kouna (Minee), Dr TaĂŻga (Minepia) et le PCA de la Camair-Co, Mefiro Oumarou, peuvent alors descendre sereinement. Ils sont ovationnĂ©s par le public qui a affluĂ© tĂŽt le matin pour vivre l’évĂ©nement. Ce vol en provenance de YaoundĂ© est le second de cette journĂ©e mouvementĂ©e aprĂšs celui venu de Douala tĂŽt le matin et ayant Ă  son bord, le Dg de la Camair-Co, Ernest Dikoum.

L’hymne national est entonnĂ©. Suivi de la remise du bouquet de fleurs. Les allocutions prennent le relais. Tous les intervenants insistent sur l’aubaine que constitue l’arrivĂ©e de Camair-Co pour la ville de Bafoussam. Le rĂȘve devenu rĂ©alitĂ©. Emmanuel Nzete, le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Bafoussam parle de « bouffĂ©e d’oxygĂšne » pour toutes les populations de l’Ouest, les malades nĂ©cessitant une Ă©vacuation sanitaire urgente et plus encore pour les opĂ©rateurs Ă©conomiques et les hommes d’affaires gĂ©nĂ©ralement tenus par le temps et les dĂ©lais de livraison. Il demande aux populations de donner vie Ă  cet aĂ©roport et de prendre ainsi la main que le gouvernement vient de leur tendre Ă  travers la Camair-Co.

TouchĂ© par l’accueil et la mobilisation, le Dg de Camair-Co, Ernest Dikoum, se dit fier et prĂ©cise que l’ouverture de cette nouvelle escale constitue un acte fondateur, le dĂ©ploiement d’une grande ambition : celle d’une intense couverture du rĂ©seau domestique, un vĂ©ritable maillage du Cameroun sur le plan aĂ©rien, car plusieurs rĂ©gions attendent de pouvoir accueillir les aĂ©ronefs de Camair-Co. Tout aussi heureux, le ministre des Transports, Edgard Alain Mebe Ngo’o, rappelle que l’inauguration de la desserte de Bafoussam procĂšde de la dĂ©marche mĂ©thodique que le prĂ©sident de la RĂ©publique a engagĂ©e pour le redressement de Camair-Co. Le plan de redressement Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de l’Etat prĂ©voit l’ouverture de 27 dessertes dont cinq Ă  l’international, 13 au niveau rĂ©gional et neuf dans le rĂ©seau domestique, ainsi que l’acquisition progressive d’ici 2020 d’une flotte composĂ©e de neuf aĂ©ronefs.
Maintenir le cap

Dossiers de la redaction
Olivier LAMISSA KAIKAI

La rĂ©ouverture de l’aĂ©roport de Bafoussam-Bamougoum, marquĂ©e par la rĂ©ussite du vol inaugural de Camair-Co dans la capitale de l’Ouest, vendredi dernier, est une bonne nouvelle pour l’économie nationale. L’on peut dire que la relance est sur la bonne voie. La compagnie aĂ©rienne nationale se propose ainsi d’écrire une nouvelle page, en desservant cette ligne intĂ©rieure jadis abandonnĂ©e, dĂ©laissĂ©e pour diverses raisons. Cela constitue, Ă  n’en point douter, un vĂ©ritable coup de fouet Ă  l’essor Ă©conomique de cette rĂ©gion dont les populations et les opĂ©rateurs Ă©conomiques sont bien connus pour leur dynamisme et leur capacitĂ© Ă  promouvoir le dĂ©veloppement local, national. Ils sont donc bien servis. Pour le dĂ©marrage, trois vols sont prĂ©vus par semaine. Le chemin vers les vols quotidiens et plusieurs vols en week-end en direction de l’Ouest, au regard de la densitĂ© des activitĂ©s, est balisĂ©.
Aux dires du top management, Bafoussam n’est d’ailleurs qu’une premiĂšre Ă©tape. D’autres destinations sont inscrites dans le programme de relance des vols domestiques. Bamenda, chef-lieu de la rĂ©gion du Nord-Ouest, un autre pĂŽle Ă©conomique important, est la prochaine destination sur l’agenda. Bertoua, capitale de l’Est, un terreau de prĂ©dilection des forestiers et exploitants miniers, attend son heure. Kribi, la citĂ© balnĂ©aire, caresse le rĂȘve de voir plus de touristes dĂ©ferler sur ses plages, Ă  bord des vols Camair-Co, dans un proche avenir. Et bien d’autres villes telles que Koutaba sont dans l’attente. Il est Ă  espĂ©rer que le programme de la desserte domestique ainsi Ă©laborĂ© ne soit grippĂ©, par le non-respect de cette programmation. Cela constituerait un mauvais signal et donnerait du grain Ă  moudre aux sceptiques et autres contempteurs de la compagnie nationale.
Cette ambition de voir Camair-Co dans les principales villes camerounaises se veut la traduction dans les faits de son plan de redressement et de dĂ©veloppement, Ă©laborĂ© par Boeing et approuvĂ© par le chef de l’Etat. En effet, il est prĂ©vu neuf dessertes dans le rĂ©seau domestique sur l’ouverture de l’ensemble de 27 dessertes par Camair-Co dont cinq Ă  l’international et treize au niveau rĂ©gional. Le segment de marchĂ© domestique, faut-il le souligner, Ă©tait jusque-lĂ  une niche non-exploitĂ©e qui peut permettre Ă  Camair-Co de renflouer sa trĂ©sorerie. Parce que la demande solvable existe selon toutes les Ă©tudes de marchĂ© rĂ©alisĂ©es. Toutefois, pour relever le nouveau challenge de la rentabilitĂ© des lignes intĂ©rieures et maintenir le cap, il faut bien que certaines contraintes liĂ©es notamment aux infrastructures soient levĂ©es.
Poisson Ă  Kribi: la saison est bonne

Economie
Pierre Rostand ESSOMBA

Dans tous les marchés de la ville, les prix des produits de mer ont connu une grande baisse.

Il est 9h 30. En cette matinĂ©e ensoleillĂ©e, le dĂ©barcadĂšre de Mboa Manga Ă  Kribi est noir de monde. PrĂšs du quai, Martin Yaga, 43 ans, pĂȘcheur artisanal, assis dans un coin, peut enfin se dĂ©tendre. L’homme vient de passer deux jours et deux nuits en haute mer. Son sourire confirme sa bonne humeur. Il vient d’écouler prĂšs de 200 kg de poisson. Bars, soles, carpes, brochets, dorades, crabes et langoustes. Toutes ces variĂ©tĂ©s tĂ©moignent d’une saison florissante du poisson. « De mi-septembre Ă  mars, le produit est disponible en quantitĂ© et en qualitĂ© », fait savoir Martin Yaga. En fonction de la marĂ©e, l’on peut vendre prĂšs de 300 kg de poisson.
Pour ce qui est des prix, ils varient selon les espĂšces. Les bars, les carpes et les dorades coĂ»tent entre 2000 et 3000 F le kilogramme, chez les pĂȘcheurs. Et 2500, voire 3000 F chez les revendeurs. Ce n’est donc plus un secret, le prix du poisson a baissĂ© Ă  Kribi. Tout le monde peut dĂ©sormais en consommer. Dans les marchĂ©s de la ville, l’on achĂšte un tas de trois bars moyens Ă  1200 F. Un kilogramme de crevettes Ă  4000 F. Le matin, dans les plages, l’on rencontre des femmes portant des cuvettes sur la tĂȘte proposant aux passants du poisson. Mercredi et samedi sont jours de grand marchĂ©. De 8 h Ă  17 h, c’est la bonne ambiance dans les diffĂ©rents marchĂ©s de poisson Ă  Kribi. Ici, on nĂ©gocie. LĂ , on encaisse de l’argent. « Tout le monde trouve son compte. Ma marge bĂ©nĂ©ficiaire est de 7000 F en moyenne, par jour », dit Martial Koko, revendeur. La marchandise non-Ă©coulĂ©e, quant Ă  elle, est conservĂ©e dans de grandes chambres froides. Le produit sera tout du moins vendu dans un dĂ©lai de trois jours. A Mboa Manga, tout comme Ă  NgoyĂš ou Ă  Londji, les mini-restaurants se trouvant au bord de l’eau rivalisent d’adresse. Les femmes, spĂ©cialistes de la cuisson du poisson Ă  la braise, se frottent les mains. Chacune d’elles a son secret pour Ă©laborer les assaisonnements les plus exquis. Les fins gourmets et les gourmands ont l’embarras du choix. « Je braise le kilogramme de poisson Ă  1500 F et mon gain varie entre 15 000 F et 50 000 F par jour », dĂ©clare RĂ©gine Bewingue.
UniversitĂ© de Dschang: une passerelle vers l’emploi

Dossiers de la redaction
Gibrile KENFACK TSABDO

L’institution est rĂ©solument tournĂ©e vers des curricula de formation pourvoyeurs de dĂ©bouchĂ©s.

Sourire aux lĂšvres, Ulrich Nguepnang boucle les modalitĂ©s de son inscription en GĂ©ographie dans la FacultĂ© des Lettres et Sciences humaines de l’universitĂ© de Dschang (UDs). RencontrĂ© ce vendredi (30 septembre ; Ndlr), le jeune homme de 17 ans qui vient Ă  peine d’obtenir son baccalaurĂ©at, dit avoir optĂ© pour la gĂ©ographie « qui peut lui permettre de facilement s’intĂ©grer dans la vie active ». « Les dĂ©bouchĂ©es ici sont multiples. On m’a fait savoir que c’est une discipline carrefour qui peut me permettre d’enseigner, d’ĂȘtre dĂ©mographe ou de travailler dans les ONG ».
A Dschang, il semble avoir trouvĂ© son compte. L’universitĂ© comprend sept Ă©tablissements dont trois qui dĂ©livrent des enseignements entiĂšrement professionnels. Il s’agit de la FacultĂ© d’Agronomie et des Sciences Agricoles (FASA), de l’Institut Universitaire de Technologie Fotso Victor (IUT-FV) de Bandjoun et de l’Institut des Beaux-Arts de Foumban (IBAF).
Les quatre autres sont des facultĂ©s classiques (Lettres et Sciences Humaines, Sciences Economiques et Gestion, Sciences Juridiques et Politiques, Sciences) qui proposent globalement une trentaine de filiĂšres de formation professionnelle aux niveaux Licence et Master. L’institution que dirige le Pr Roger Tsafack Nanfosso va plus loin, notamment en introduisant dans les filiĂšres facultaires classiques des unitĂ©s d’enseignement ou des cours « professionnalisants », de sorte Ă  imprĂ©gner les Ă©tudiants Ă  des domaines professionnels donnĂ©s. Dans cette logique, les cours d’Initiation Ă  la crĂ©ation d’entreprises et d’Ethique sont obligatoires pour tous les Ă©tudiants du premier cycle.
« Il est question pour nous de prĂ©parer tous les Ă©tudiants, y compris ceux qui frĂ©quentent les filiĂšres facultaires classiques, Ă  aborder le monde de l’emploi comme employeur ou employĂ© douĂ© d’un sens de citoyennetĂ© qui conditionne le progrĂšs humain », souligne le recteur. La crĂ©ation des filiĂšres professionnelles obĂ©it Ă  une logique de contribution concrĂšte de l’UDs au dĂ©veloppement. Ces filiĂšres, poursuit notre interlocuteur, suivent les tendances du marchĂ© de l’emploi, et constituent soit une rĂ©ponse Ă  une demande des entrepreneurs, soit une anticipation sur ce dont les entreprises ou les individus auront besoin dans un futur proche ou lointain.
MajoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun: faut-il revoir l’ñge ?

Dossiers de la redaction
Paul EBOA

Le dĂ©bat qui ne date pas d’aujourd’hui refait surface.

La question fait de plus en plus dĂ©bat. En rĂ©alitĂ©, ce dĂ©bat ne date pas d’aujourd’hui .Il ressurgit plutĂŽt avec les mĂȘmes passions et la mĂȘme interrogation de fond Ă  savoir : « Faut-il revoir la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun ? »
La question n’est pas sans objet puisque la majoritĂ© Ă©lectorale au Cameroun est de 20 ans. L’alinĂ©a 3 de l’article 2 de la Constitution liĂ© au titre premier relatif Ă  l’Etat et Ă  la souverainetĂ© est clair et sans Ă©quivoque : « Le vote est Ă©gal et secret. Y participent tous les citoyens ĂągĂ©s d’au moins 20 ans ». En fait, seuls les citoyens ayant au moins 20 ans sont autorisĂ©s Ă  s’inscrire sur les listes Ă©lectorales et accomplir le devoir de voter. Force est cependant de constater que ces privilĂ©giĂ©s ont une prĂ©rogative Ă  cĂŽtĂ© d’autres Camerounais qui auraient certainement souhaitĂ© se retrouver dans la mĂȘme situation qu’eux. Il suffit d’observer l’engouement suscitĂ© par la premiĂšre inscription auprĂšs de quelques jeunes pour se rendre compte que le devoir de voter est un privilĂšge auquel de nombreux citoyens aspirent.
Certes, tout le monde ne peut pas voter. Ni au Cameroun. Ni ailleurs. NĂ©anmoins, il convient d’intĂ©grer certaines rĂ©alitĂ©s. Parmi lesquelles la responsabilitĂ© pĂ©nale. L’alinĂ©a 4 de l’article 80 de la loi N° 2016/007 du 12 juillet 2016 portant Code pĂ©nal Ă©nonce : « Le majeur de 18 ans est pleinement responsable ». C’est tout dire par rapport Ă  la capacitĂ© d’assumer ses responsabilitĂ©s Ă  cet Ăąge-lĂ . C’est pour cette raison que certains estiment qu’à l’ñge de 18 ans, le citoyen peut assumer toutes ses responsabilitĂ©s y compris celle de voter si la loi lui en donne la possibilitĂ©. La notion de responsabilitĂ© Ă  l’ñge de 18 ans est d’autant plus Ă©vidente que l’alinĂ©a 3 de l’article 80 reconnaĂźt que « Le mineur ĂągĂ© de plus de 14 ans et de moins de 18 ans, pĂ©nalement responsable, bĂ©nĂ©ficie de l’excuse attĂ©nuante ». De lĂ  Ă  solliciter l’harmonisation entre la majoritĂ© pĂ©nale et la majoritĂ© Ă©lectorale, il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hĂ©sitent pas Ă  franchir.
La majoritĂ© Ă©lectorale pourrait alors ĂȘtre rĂ©visĂ©e et ramenĂ©e Ă  18 ans au mĂȘme niveau que la majoritĂ© pĂ©nale. Tant il est vrai qu’on ne peut pas ĂȘtre pĂ©nalement responsable est l’ĂȘtre moins au plan civique. Ou alors, on ne peut pas ĂȘtre responsable au plan civique et l’ĂȘtre moins au plan pĂ©nal. Quoique dĂ©terminant, cet argument ne saurait faire pencher la balance pour ou contre la rĂ©vision de la majoritĂ© Ă©lectorale. Ce n’est pas l’objet de cette tribune. Il s’agit plutĂŽt d’ouvrir le dĂ©bat.
Agriculture: 50 jeunes dans les champs

Régional
Pierre CHEMETE

Sur une superficie de 100 hectares, ils ont dĂ©jĂ  valorisĂ© 10 ha. Le DGA de l’Agence du service civique national de participation au dĂ©veloppement a visitĂ© le site vendredi.

Yadia est une zone pĂ©riphĂ©rique, situĂ©e Ă  environ 15 km de Bertoua. C’est lĂ , dans ce domaine de 100 ha cĂ©dĂ© grĂące Ă  l’implication de la mairie de Bertoua II que l’agriculture «jeunes» prend forme. Un projet portĂ© par 50 volontaires (soit quatre filles), de la cuvĂ©e 2016, issus de diffĂ©rents coins de la rĂ©gion de l’Est.
Mus par le souci de se prendre en charge, ces jeunes volontaires se sont mis ensemble pour lancer le business agricole sous l’encadrement de l’agence rĂ©gionale du service civique de participation au dĂ©veloppement. Les activitĂ©s ont dĂ©marrĂ© il y a quelques mois. Ce n’était pas facile au dĂ©but, reconnaissent-ils. Ils ont ouvert la route et veulent construire sur place. Les techniciens du ministĂšre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural sont mis Ă  contribution. Plus de 10 ha sont dĂ©jĂ  valorisĂ©s, en pleine croissance. Ici, la prioritĂ© est accordĂ©e au maĂŻs, manioc, piment, plantes maraĂźchĂšres. Mais surtout l’originalitĂ© est l’introduction de la culture du riz.
Toutes ces activitĂ©s se dĂ©veloppent. Et le directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de l’Agence du service civique national de participation au dĂ©veloppement s’en est rendu compte. Esua John Enow a visitĂ© ce village pionnier, le 7 octobre dernier. Il Ă©tait porteur du message d’encouragement des pouvoirs publics Ă  ces jeunes volontaires. Cette descente sur le terrain vise Ă  vĂ©rifier si le projet est une rĂ©alitĂ©. «Je suis satisfait, parce que je vois le maĂŻs, le manioc, le riz
, en croissance. Je vois comment vous ĂȘtes dĂ©cidĂ©s Ă  changer le Cameroun par votre travail; il faut croire Ă  ce que vous ĂȘtes. Et l’agence va vous soutenir», s’est exprimĂ© le DGA. GalvanisĂ©s par ces propos, ces jeunes volontaires ont promis de ne pas baisser la garde.
Adamaoua: Alhadji Ahmadou Modibbo: le guide, la foi et la terre sainte

Régional
Alain MAZDA

A 41 ans, l’encadreur agréé des pĂšlerins de l’Adamaoua, promoteur de Sama Voyages vient de recevoir trois prix dont deux Ă  la Mecque.

La silhouette de Alhadji Ahmadou Modibbo se distingue dĂ©jĂ  depuis quelques annĂ©es dans l’univers des agences de voyage agréées pour l’accompagnement des fidĂšles musulmans en terre sainte de l’islam. La derniĂšre vague des pĂšlerins de la rĂ©gion de l’Adamaoua est arrivĂ©e le 7 octobre 2016. Ce jour-lĂ , il est assailli par des familles venues lui tĂ©moigner leur amitiĂ©. Cette annĂ©e, pas moins de trois distinctions lui ont Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©es. Deux en terre sainte et une au Cameroun.
La premiĂšre, c’est le 3 octobre dernier, un tableau d’honneur pour la meilleure organisation de la Umra. Du fait de sa dĂ©marche dans l’accompagnement des pĂšlerins en terre sainte depuis sept annĂ©es, le diplĂŽme du meilleur convoyeur des pĂšlerins lui est attribuĂ© lors du rĂ©cent Umra, Ă  Djedda, la capitale Ă©conomique de l’Arabie Saoudite, le 3 octobre 2016. A cette occasion, la toute premiĂšre le Camerounais originaire de l’Adamaoua qui caracole en tĂȘte des encadreurs des pĂšlerins du Cameroun, s’est, une fois de plus, manifestĂ© par la qualitĂ© de ses prestations. Le 5 octobre, en outre, le bureau local Ă  la Mecque en charge des Camerounais, lui dĂ©cerne aussi un autre diplĂŽme pour magnifier la qualitĂ© de ses prestations.
De retour au pays, c’est la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale du Tourisme et des Loisirs de l’Adamaoua qui rehausse l’escarcelle de ses gratifications. Cette fois, lors d’une cĂ©rĂ©monie tenue dans les services du gouverneur, le 27 septembre, il reçoit la reconnaissance de la nation pour ses prestations. Il est alors le meilleur Ă©tablissement dans l’encadrement des pĂšlerins dans la rĂ©gion de l’Adamaoua. Ses premiers mots sont pour Allah qui permet que tout soit possible.
Cameroon Tribune du mardi, 18 octobre 2016.
Activité commerciale: Ces tricheries qui nous pénalisent

Josy MAUGER

Reconditionnement de riz avariĂ©, siphonnage de gaz domestique vente de poulets morts et rallongement de date de pĂ©remption sont entre autres procĂ©dĂ©s qu’adoptent certains opĂ©rateurs vĂ©reux.

A l’intĂ©rieur d’un grand entrepĂŽt au quartier Mvog-Ada Ă  YaoundĂ©, des centaines de sacs de riz avariĂ©, couverts de moisissure sont entassĂ©s les uns sur les autres et cĂŽtoient des produits consommables. Certains Ă  moitiĂ© vides et dĂ©chirĂ©s dĂ©versent de grandes quantitĂ©s de riz sur le sol. Une forte odeur d’humiditĂ© flotte dans cette piĂšce sombre. De vieux sacs jonchent le sol, on y dĂ©couvre Ă©galement des appareils de poids et mesures. C’est cette ambiance que le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana, a dĂ©couverte vendredi en mi-journĂ©e. En fait, le propriĂ©taire Ă©tait soupçonnĂ© de reconditionner du riz avariĂ© et de l’écouler dans les marchĂ©s de la ville. MĂȘme si celui-ci a niĂ© les faits, le Mincommerce lui a quand-mĂȘme signifiĂ© que conserver un si important stock de riz et dans des conditions peu hygiĂ©niques constitue dĂ©jĂ  une fraude. Toujours chez le mĂȘme opĂ©rateur, on a retrouvĂ© des centaines de sachets de sucre camerounais, estampillĂ©s « made in France ». Parlant toujours de duperie sur la marchandise, un cas similaire a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©couvert dans la ville de Douala, il y a quelques jours, au quartier BonabĂ©ri. Le faussaire avait alors apprĂȘtĂ© pour l’écoulement dans les marchĂ©s, prĂšs de 4000 sacs de riz estampillĂ©s aux Ă©tiquettes de marque de riz de bonne qualitĂ©.

Des pratiques comme celles-ci Ă©tant lĂ©gion, tout laisse croire qu’elles sont devenues l’exercice favori de certains opĂ©rateurs Ă©conomiques. Les Ă©quipes du Mincommerce ont par exemple saisi jeudi dernier au quartier Kondengui Ă  YaoundĂ©, une cargaison de prĂšs d’un millier de poulets de chair morts, en provenance de Bafoussam et en passe d’ĂȘtre vendue. L’autre cas non moins dangereux est celui du siphonnage du gaz domestique. Un opĂ©rateur a Ă©tĂ© surpris en train de manipuler les bonbonnes et transvaser le gaz dans un camp familial il y a une semaine, toujours Ă  Kondengui. A son actif, prĂšs de 435 bouteilles de gaz saisies par les Ă©lĂ©ments du Mincommerce. Une bouteille de 12,5 kg Ă©tait rĂ©partie en deux, voire trois bonbonnes SCTM. Ce sont les multiples plaintes de mĂ©nagĂšres qui ont amenĂ© les Ă©lĂ©ments du ministĂšre Ă  lancer leur investigation. D’autres opĂ©rateurs avides d’argent s’amusent mĂȘme Ă  changer les Ă©tiquettes de dates de pĂ©remption de produits dĂ©jĂ  avariĂ©s. D’aprĂšs l’un qui a requis l’anonymat, lors des dĂ©stockages dans certains supermarchĂ©s, certains commerçants achĂštent en gros des produits consommables dont la date de pĂ©remption est proche et en collent d’autres afin de rallonger l’échĂ©ance. MĂȘme si le cas d’importants stocks de sucre saisis derniĂšrement dans les marchĂ©s de la ville de YaoundĂ© par les Ă©quipes du Mincommerce n’est pas dangereux pour les consommateurs, il n’en demeure pas moins que des pratiques commerciales illicites du genre font croire Ă  une pĂ©nurie du produit, faisant place Ă  la spĂ©culation.