Cameroon Tribune
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Limbe: MIRAP Downs Food Prices

Nkeze MBONWOH

Food and other basic goods have fallen within the reach of smallest purses in Limbe thanks to the standard markets.

On the sidewalks of Pool B of the Women Africa Cup of Nations (AFCON) in Limbe, headquarters of Fako Division, in the South West
Region, the Consumers Products Supply Regulatory Authority, MIRAP, has organized a standard market for primary necessity goods to democratise prices and ensure availability of commodities to the growing population of Limbe. Situated at Church Street Limbe, the MIRAP market has become a daily point of attraction for buyers of fruits, garri, palm oil, sugar, eggs, table birds, beef, pork, plantains, tomatoes, vegetables, and corn among others. From 17 November to 3rd December, and from 7 am to 5.30 pm daily, the MIRAP market is opened to the public. As an upshot of the 2008 food crises in Cameroon, MIRAP, as a State apparatus, has been fighting tooth and nail to dampen price hikes and make food and other necessities quite available to inhabitants.
For example, one kilogramme of cow meat without bone is sold there at CFA 2,200 instead of the CFA 2,800 in ordinary markets. Going by a MIRAP expert, prices are downed from 20 percent to 40 depending on the commodity. An authority of MIRAP explained to Cameroon Tribune that some CFA 20 million changes hands daily in their market. To match the monetary figure, some 20 tons of produce are marketed each day at Church Street. By the end of the initiative, next December 4, MIRAP market would have ensured food is on the table of citizens and visitors in satisfactory quantities. By next December 4, some 300 tons of food shall have been sold to needy families. But Bamzok Nfol Cyprien warned against any attempt to buy from MIRAP markets for business purposes. He explained having contacted some 70 producer associations to organise the Limbe market. Given the high demand, the MIRAP authority has decided to construct a permanent standard stall in Limbe before 2017 runs out. There, all high consumption goods will be sold to the public on a permanent basis to fight against high cost of living, and make primary necessity goods available to the lower income class in society.
Mbam-et-Kim: Le CERAC aux cÎtés des personnes ùgées

Elise ZIEMINE NGOUMOU

L’association caritative prĂ©sidĂ©e par la premiĂšre dame, Chantal Biya, leur a remis des dons mardi Ă  NgambĂ©-Tikar.

Pour le bien-ĂȘtre des personnes ĂągĂ©es, le Cercle des Amis du Cameroun (Cerac) de la premiĂšre dame Chantal Biya, ne flĂ©chit devant aucun obstacle. Mardi, une dĂ©lĂ©gation de l’association caritative a bravĂ© plus de 300 km de route pour donner du sourire aux personnes ĂągĂ©es du dĂ©partement du Mbam-et-Kim, rĂ©gion du Centre, dans le cadre de la JournĂ©e mondiale des personnes ĂągĂ©es. Affaiblis et dĂ©munis pour la plupart, ces hommes et femmes, parfois handicapĂ©s, ont quittĂ© la place des fĂȘtes de NgambĂ©-Tikar, les mains pleines de cadeaux. Le Cerac leur ayant apportĂ© des sacs de riz, maĂŻs, arachides, oignons, sel, des cartons de lait, pĂątes alimentaires, d’huile et de sucre
 Sans oublier que chacun avait Ă©galement droit Ă  une couverture et une torche rechargeable.

A en croire le chef de dĂ©lĂ©gation, Jacqueline Koung Ă  BessikĂ©, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonciĂšres, Mme Chantal Biya honore et soutient les personnes vulnĂ©rables, chaque fois que c’est possible. En prolongeant la cĂ©lĂ©bration Ă  NgambĂ©-Tikar, le Cerac veut sensibiliser la communautĂ© nationale sur l’impĂ©ratif moral et social qui consiste Ă  soutenir les personnes ĂągĂ©es. Et pas seulement. « Votre fille Chantal Biya m’a chargĂ©e de vous dire qu’elle vous aime, qu’elle vous soutient et qu’elle veut amĂ©liorer vos conditions de vie », a dĂ©clarĂ© Jacqueline Koung Ă  BessikĂ©. Et au cours de la mĂȘme cĂ©rĂ©monie, les associations de femmes et regroupements de pygmĂ©es ont reçu de nombreux matĂ©riels d’entretien et agricoles. Notamment des cartons de savon, des brouettes, Ă©greneuses, dĂ©pulpeuses, pulvĂ©risateurs, bottes, tenues de travail, machettes, houes, limes
 Tandis que le Centre de santĂ© de NgambĂ©-Tikar a eu des lits d’hospitalisation, chaises roulantes, matelas, bidons d’alcool, entre autres.

Ce qui n’a pas laissĂ© les bĂ©nĂ©ficiaires indiffĂ©rents. Joseph Mbatou dira en leur nom que « la venue du Cerac Ă  NgambĂ©-Tikar est un tĂ©moignage Ă©loquent de la sollicitude constante de sa prĂ©sidente-fondatrice envers les populations vulnĂ©rables, quel que soit leur lieu de rĂ©sidence. Nous lui adressons un merci spĂ©cial pour ce geste de grande gĂ©nĂ©rositĂ© ». Le maire de la ville, Mathieu Belinga Iyawa a, quant Ă  lui, reconnu que « la visite du Cerac Ă  NgambĂ©-Tikar relevait du rĂȘve. Ce rĂȘve est aujourd’hui une rĂ©alitĂ©, preuve de l’affection de Maman Chantal Biya pour tous ses enfants, sans exception, y compris ceux qui vivent dans les rĂ©gions les plus reculĂ©es du pays ».
Ici, c’est Mfandena

Josiane R. MATIA

La prĂ©sence massive des supporters au stade omnisports de YaoundĂ© depuis le dĂ©but de la CAN en fait d’ores et dĂ©jĂ  un succĂšs populaire inĂ©dit.

InĂ©dit. Spectaculaire. Incroyable... Difficile de reprendre la litanie de superlatifs entendus, le 29 novembre dernier, lors de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations Cameroun-Ghana. Et ce n’est pas seulement la victoire des Lionnes indomptables qui suscitait ces apprĂ©ciations. Mais aussi, l’affluence record dans un stade Omnisports de YaoundĂ© complĂštement submergĂ©.
« De mĂ©moire de fan, je n’ai jamais vu ça, surtout pour un match de football fĂ©minin. Et mĂȘme chez les hommes, ça doit remonter Ă  des lustres, ce genre de mobilisation », commente un supporter. L’engouement autour de la sĂ©lection nationale fĂ©minine de football est sans pareil. Et personne ne l’aurait prĂ©dit il y a cinq ans.
Les quelques 40 000 places du stade Ahmadou Ahidjo se sont révélés insuffisantes pour accueillir la marée humaine présente aux alentours. Les plus chanceux ont pu se trouver des places de fortune, sur les marches, entre les tribunes ou simplement debout.
Les « poisseux », des milliers aussi Ă  l’extĂ©rieur, ont finalement pris d’assaut les bars environnants, malgrĂ© le fait qu’ils avaient des tickets. Une situation qui aurait pu ĂȘtre prĂ©judiciable au Cameroun, puisque la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football se montre intransigeante
sur les mesures de sĂ©curitĂ©. Il est Ă©galement clair que quelque chose n’a pas fonctionnĂ© puisqu’on s’est retrouvĂ© avec plus de billets que de places assises. Mais au-delĂ  de ces considĂ©rations, on ne peut passer sous silence la nouvelle dimension prise par le football fĂ©minin Ă  l’occasion de cette CAN, visiblement victime de son succĂšs. Tout en soulignant le contraste avec un stade de LimbĂ© moins impliquĂ©. MĂȘme Yussif Basigi, le sĂ©lectionneur du Ghana, l’a reconnu : « Je ne suis pas sĂ»r qu’au Gabon en janvier prochain, nous verrons un public aussi important pour la CAN masculine ». Au bas mot, ils Ă©taient plus de 45 000 spectateurs mardi dernier. Un record pour une CAN fĂ©minine.
En comparaison, lors du dernier Mondial fĂ©minin au Canada en 2015, la moyenne Ă©tait de 26 000 alors que le match le plus couru, le quart de finale Canada-Angleterre, a attirĂ© prĂšs de 54 000 personnes. Pour rester dans les comparaisons, les Bleus de France ont rĂ©uni prĂšs de 25 000 spectateurs en juin 2016, lors d’un match des Ă©liminatoires de l’Euro 2017. Un record pour cette Ă©quipe.
La satisfaction, c’est que cette mobilisation ne se limite pas aux rencontres des Lionnes indomptables, mĂȘme si elles ne sont pas de
mĂȘme ampleur. Les Camerounais ont retrouvĂ© le plaisir d’aller au stade. Ils goĂ»tent Ă  nouveau cette adrĂ©naline qui monte, Ă  ces frissons
qui vous donnent la chair de poule au moment de l’exĂ©cution de l’hymne national. Demandez Ă  ceux qui remplissent les gradins depuis le dĂ©but de la CAN. Et dire que ce n’était que la demi-finale...
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Cameroon Tribune du mercredi, 14 décembre 2016.
CPDM Regional Leaders : performance School Opens

Emmanuel KENDEMEH

They are acquiring skills in a two-day seminar in Yaounde on how to optimise performance.\r\n\r\nThe ruling Cameroon People’s Democratic Movement (CPDM) has entered another historic phase in its activities with the official launching of the activities of its Secretariat for Political Training and Prospective and first session of the CPDM Academy in the party headquarters.\r\nThe activities were launched on December 13, 2016 with the inaugural two-day training seminar for the pioneer Permanent Regional Delegates of the Central Committee, members and chargĂ© de missions of the delegations and also heads of the Permanent Divisional Delegations of the party. In his opening speech, the Secretary General of the Central Committee of the CPDM, Jean Nkuete said the targeted officials in the training seminar have the key role which consists of serving as the link between the grassroots and summit of the party. The training was therefore vital as it is the forum to explain their respective horizontal, vertical and internal roles. The knowledge acquired, would serve as vital tools for the officials to effectively carry out the missions conferred on them at the regional and divisional levels for a better coordination of party activities on the field.\r\nJean Nkuete used the occasion of the training to clearly state the position of the CPDM with regard to the recent wave of violence witnessed in some parts of the North West and South West Regions. He said the party was committed to work for the preservation of social peace and consolidation of national unity that count as some of the party’s precious achievements. The CPDM, he reiterated, was in an irrevocable manner attached to the unitary form of the State and was determined to ensure its preservation and consolidation. He then, used the forum to call for calm in areas affected by disorder and invited all stakeholders for dialogue and consultation in search of solutions to the problems raised. Taking into account the recent violence, he said the training of CPDM officials was a key priority because some Cameroonians act out of ignorance or because they are being manipulated.\r\nIn the presence of Prime Minister Yang who is head of the CPDM Permanent Delegation for the North West Region and other senior officials, the CPDM scribe presented head of the CPDM Secretariat for Political Training and Prospective, Professor Paul CĂ©lestin NdembiyembĂ©. He also presented Professor Elvis Ngolle Ngolle, Coordinator of the CPDM Academy and Thomas Fozin as the Assistant Coordinator.\r\n\r\n \r\n
Destruction des biens publics à Bamenda : ce que le vandalisme nous coûte

Jean Francis BELIBI

Le bilan matĂ©riel des actes de vandalisme de jeudi dernier Ă  Bamenda est lourd. Issa Tchiroma Bakary indique, Ă  cet effet, que neuf vĂ©hicules ont Ă©tĂ© dĂ©truits « comprenant ceux du commandant de la lĂ©gion de gendarmerie, du commandant en second de la Brigade d’infanterie motorisĂ©e (BRIM), du sous-prĂ©fet de Bamenda 3e, de la Camerounaise des Eaux, de la Campost, des Ă©quipes spĂ©ciales d’intervention rapide, ESIR, de la gendarmerie nationale, ainsi que de deux vĂ©hicules personnels ». A cela, il convient d’ajouter la destruction de certains Ă©difices publics et privĂ©s dont le commissariat de police du 3e arrondissement et des pavillons d’une formation hospitaliĂšre.\r\nDes actes assimilables au terrorisme, ceci au regard de la loi N° 2014/028 du 23 dĂ©cembre 2014 portant rĂ©pression des actes de terrorisme. Notamment en ce qui concerne son article 2 qui dĂ©finit les infractions et les peines. Car jeudi dernier, l’on a bien enregistrĂ© des dommages corporels et matĂ©riels avec la destruction des Ă©difices publics, l’on a des populations qui ont Ă©tĂ© intimidĂ©es et qui continuent d’ailleurs Ă  l’ĂȘtre, dĂšs lors que certains enfants n’arrivent pas Ă  reprendre le chemin de l’école. Les sanctions, prĂ©vues par le lĂ©gislateur dans ce cas sont trĂšs rudes, car elles vont jusqu’à la peine de mort qui peut ĂȘtre prononcĂ©e par une juridiction militaire, compĂ©tente en la matiĂšre. Les auteurs des actes de vandalisme enregistrĂ©s jeudi dernier devraient donc savoir Ă  quoi s’en tenir.\r\nEn vue d’un retour dĂ©finitif Ă  la normale que consacrerait notamment la reprise des activitĂ©s scolaires et universitaires, le gouvernement qui persiste dans la voie du dialogue, a constatĂ© hier la composition du comitĂ© interministĂ©riel ad hoc chargĂ© d’examiner et de proposer des solutions aux prĂ©occupations soulevĂ©es par les syndicats des enseignants anglophones, ainsi que le secrĂ©tariat technique. Ces syndicats sont donc attendus autour de la table de travail.\r\n
Ngong : un cadeau de la terre

DIKWE FODAMBELE

Cette localitĂ© situĂ©e sur la nationale N°1, regorge de potentialitĂ©s agricoles qui font d’elle, une des principales plateformes commerciales de la rĂ©gion du Nord.\r\n\r\nNgong, le chef-lieu de l’arrondissement de TchĂ©boa, est une localitĂ© Ă©tablie Ă  un endroit stratĂ©gique. SituĂ©e sur la route nationale N°1, entre les chefs-lieux de la rĂ©gion de l’Adamaoua et du Nord, Ngong est connue par tous ceux qui font ce trajet. D’ailleurs, certains n’hĂ©sitent pas Ă  y faire une escale technique, pour se ravitailler, en denrĂ©es alimentaires. Lorsque vous foulez le sol de la ville de Ngong pour la premiĂšre fois un lundi, vous ĂȘtes frappĂ©, par une foule immense. En effet, le lundi est le jour du marchĂ© hebdomadaire. La particularitĂ© de ce marchĂ© est qu’il regorge d’une grande variĂ©tĂ© de cĂ©rĂ©ales, produits-phares de cette partie du pays. Ici, l’on rencontre le maĂŻs, le mil, le fonio, le haricot, le soja, etc. Cependant, un olĂ©agineux a pris le dessus sur les autres cĂ©rĂ©ales dans cette place. Il s’agit de l’arachide, qui est abondamment commercialisĂ©. D’ailleurs, cette localitĂ© est rĂ©putĂ©e pour disposer du plus grand marchĂ© d’arachides de tout le septentrion. A Ngong, la commercialisation des arachides a « fabriquĂ© » de nombreux millionnaires. Beaucoup de commerçants se sont spĂ©cialisĂ©s dans cette spĂ©culation. Une option qui a permis Ă  la ville de se dĂ©velopper rapidement. La preuve : des immeubles sortent de terre Ă  Ngong, tout comme certaines maisons de luxe. On ne se croirait pas dans un chef-lieu d’arrondissement.\r\nLa mĂ©tamorphose observĂ©e est attribuĂ©e au dynamisme des populations. RĂ©putĂ©e ĂȘtre cosmopolite, la localitĂ© est forte de ses principales composantes sociologiques : les Bata, les Peulh, les Namdji, les Guidar, les Daba, les Tupuri, les Massa, les Mada, les Mafa, les Moundang, les Guiziga, les Fali, les arabes, les Kotoko, les LamĂ©, les Haoussa, les bamilĂ©kĂ©, les Dourou, les LĂ©lĂ© et les Gra. Mais on y retrouve Ă©galement des communautĂ©s venues des pays voisins, tels que le Tchad, la Centrafrique, le NigĂ©ria, etc. A l’image de notre pays, la localitĂ© de Ngong est un Cameroun en miniature. Ici, la libertĂ© de culte est une rĂ©alitĂ©. Le christianisme, le protestantisme, l’animisme et autres croyances, se cĂŽtoient allĂ©grement. Cependant, tout comme les autres localitĂ©s oĂč vivent agriculteurs et Ă©leveurs, des conflits agropastoraux sont signalisĂ©s çà et lĂ . L’autoritĂ© administrative se dĂ©ploie quotidiennement, pour ramener la paix entre les diffĂ©rents villages qui peuplent l’arrondissement de TchĂ©boa. Mais depuis quelques semaines, cette unitĂ© administrative fait face Ă  une rĂ©surgence du phĂ©nomĂšne d’enlĂšvements de personnes, contre rançons.\r\n\r\n \r\n
FrontiĂšre Cameroun – Nigeria: des opportunitĂ©s Ă  exploiter

Dossiers de la Rédaction
Grégoire DJARMAILA

Dans la perspective de l’aprĂšs Boko Haram, les deux pays s’attĂšlent Ă  densifier leur coopĂ©ration transfrontaliĂšre.

Le trafic transfrontalier entre le Cameroun et le Nigeria quelque peu plombĂ©, ces derniĂšres annĂ©es, Ă  cause d’une part du piteux Ă©tat des corridors transfrontaliers et d’autre part par les exactions du groupe terroriste Boko Haram est en regain de dynamisme. La rĂ©duction substantielle des capacitĂ©s opĂ©rationnelles des combattants de la nĂ©buleuse obtenue grĂące Ă  la synergie d’actions entre les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© de deux pays, appuyĂ©es par la Force Mixte multinationale, a conduit les autoritĂ©s de deux pays Ă  relancer les Ă©changes commerciaux, notamment sur le corridor Gambaru-Ngala-Kousseri, pour le bonheur des commerçants. Cette reprise est matĂ©rialisĂ©e par l’ouverture du poste de douane de Fotokol avec Ă  la clĂ© la circulation des marchandises sur l’axe Gambaru-Ngala-Fotokol-Kousseri. La reprise des activitĂ©s de part et d’autre de cette partie de la frontiĂšre entre le Cameroun et le NigĂ©ria est ainsi un bon signe pour la circulation des hommes et des biens. Attendue Ă©galement, la rĂ©ouverture imminente de l’axe Amchide-Banki-Maiduguri avec pour corollaire la remise en service des postes de douane de Limani et de Kolofata dont la fermeture a entraĂźnĂ© d’importants trous dans les caisses de l’Etat camerounais.
Le resserrement des liens bilatĂ©raux, matĂ©rialisĂ© rĂ©cemment par l’échange de visites officielles entre les deux chefs d’Etat postule que les deux pays sont dĂ©sormais engagĂ©s Ă  faire de leur frontiĂšre commune, une zone porteuse de nombreuses opportunitĂ©s pour le bien-ĂȘtre de leurs populations liĂ©es Ă  la fois par l’histoire et la gĂ©ographie. Il en ainsi de la route MamfĂ©-Enugu dont la rĂ©alisation ont un effet multiplicateur sur le trafic entre le Nigeria et le Cameroun. MĂȘme si pour le moment, les donnĂ©es des Ă©changes commerciaux ne sont pas disponibles, l’amĂ©nagement de cette importante section de la transfrontaliĂšre Bamenda-Enugu a visiblement boostĂ© les Ă©changes commerciaux dans cette partie de la frontiĂšre terrestre entre les deux Etats voisins. Cette rĂ©alisation est le dĂ©but de la matĂ©rialisation de la Transafricaine Lagos-Mombassa qui s’intĂšgre bien dans l’ambitieux programme de corridors routiers conçus par l'Union africaine (UA) en vue de parvenir Ă  l'intĂ©gration Ă©conomique du continent. Bien plus que les deux pays voisins, ce corridor constitue, par ailleurs, un pont entre les deux grandes zones Ă©conomiques, la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l'Afrique centrale (Ceeac) porteuse d’un marchĂ© de consommateurs de 300 millions d’habitants et la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l'Ouest (Cedeao).
Saibou Issa: « Le dĂ©fi premier est d’en finir avec Boko Haram

Dossiers de la Rédaction
MichĂšle FOGANG

Les explications du président du comité scientifique du troisiÚme atelier sur la coopération transfrontaliÚre Cameroun-Nigeria.

Quels bénéfices tirent le Cameroun et le Nigéria de cette conférence?
Cette rencontre a deux dimensions. Il y a une premiĂšre rencontre qui tient lieu de brain storming au cours de laquelle une diversitĂ© de questions d’intĂ©rĂȘt commun en matiĂšre de coopĂ©ration entre le NigĂ©ria et le Cameroun ont Ă©tĂ© discutĂ©es. Ceci va de la mobilitĂ© transfrontaliĂšre aux zones de jonction socio-Ă©conomique en passant par d’autres types de mobilitĂ© entre le NigĂ©ria et le Cameroun. A terme, il s’agit de faire en sorte que des facilitĂ©s soient créées pour les hommes, pour les biens de maniĂšre Ă  ce que les transactions entre les deux pays soient fluides. Il y a une sĂ©rie de discussions qui sont faites depuis quelque temps. Ce qui est certain, c’est que des discussions qu’il y a eu Ă  l’ouverture, les deux pays sont conscients de l’intĂ©rĂȘt Ă  faciliter la mobilitĂ© des biens et des personnes et qu’ils ont intĂ©rĂȘt Ă  maintenir des relations fraternelles.
Quels sont les défis à relever pour garantir la sécurité des échanges ?
Le dĂ©fi premier est d’en finir avec Boko haram. Pour l’instant, la collaboration opĂ©rationnelle sur le terrain entre les trois opĂ©rations dĂ©ployĂ©es cĂŽtĂ© camerounais et les deux dĂ©ployĂ©es par le NigĂ©ria permet de rĂ©duire substantiellement les capacitĂ©s d’action de la secte sur le terrain. Comme chacun a pu le remarquer, ses adeptes ne parviennent plus Ă  mener les attaques de grande envergure ces derniers mois, ils ne parviennent plus Ă  prendre possession des grandes villes. Et ceci est dĂ» Ă  la collaboration entre les forces camerounaises et les forces nigĂ©rianes. Le deuxiĂšme dĂ©fi est celui de la reconstruction post-conflit. Il va falloir sĂ»rement envisager dans quelle circonstance et de quelle façon le dĂ©veloppement de la zone frontaliĂšre NigĂ©riane et camerounaise qui est dĂ©sertĂ©e par les populations. A ce jour, prĂšs de 70 000 NigĂ©rians vivent au Cameroun et plus de 200 000 personnes se sont dĂ©placĂ©es pour le pays depuis les troubles. Il faut que tout ce monde rĂ©intĂšgre les villages. C’est une Ɠuvre titanesque car ces villages sont dĂ©truits. Çà et lĂ , il y a des mines anti-personnelles et les services sociaux vandalisĂ©s qu’il va falloir mettre en place. Les uns et les autres sont d’avis qu’il faut faire en sorte que l’aprĂšs Boko haram soit meilleur que l’avant-Boko Haram.
Quelles actions suggérez-vous pour renforcer la sécurité transfrontaliÚre ?
Le partenariat stratĂ©gique qui s’effectue sur le terrain est la premiĂšre des actions. Il faudrait une prĂ©sence permanente des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© dans ces zones transfrontaliĂšre. Mais une prĂ©sence qui puisse faire de nos forces armĂ©es aussi bien un instrument de sĂ©curitĂ© qu’un instrument de dĂ©veloppement. Car, on ne pourra envisager la sĂ©curitĂ© sans la prĂ©sence de l’armĂ©e et le dĂ©veloppement, sans la participation de cette mĂȘme armĂ©e aux Ɠuvres y relatives.
Autoroute Kribi-EdĂ©a: l’entrepreneur et le maire Ă  couteaux tirĂ©s

Economie
Pierre Rostand ESSOMBA

La commune de Kribi 1er qui rĂ©clame 756 millions de F Ă  l’entreprise chinoise CHEC au titre de la taxe sur le transport des produit des carriĂšres a saisi une vingtaine de ses engins.

L’information anime les commentaires Ă  Kribi. 22 camions de l’entreprise China Harbour Engeering Compagny (CHEC) sont retenus Ă  l’esplanade de la mairie de Kribi 1er. Le 7 dĂ©cembre 2016, le maire, Yves Martial Madiba et ses collaborateurs ont fait une descente sur le terrain pour un recouvrement forcĂ© de la taxe sur le transport des produits de carriĂšre. Au cours de cette opĂ©ration, 22 engins de CHEC, l’entreprise chargĂ©e de la construction de l’autoroute Kribi- EdĂ©a ont Ă©tĂ© saisis. Hier, le prĂ©fet de l’OcĂ©an, Antoine Bissaga a rĂ©uni les parties autour d’une table « pour trouver une solution Ă  la crise ».
Pour la mairie, cette entreprise est de mauvaise foi. Depuis le 15 octobre 2015, date Ă  laquelle elle a commencĂ© ses travaux sur l’autoroute, jusqu’à ce jour, elle ne paie aucune taxe locale. Selon les responsables de CHEC, l’entreprise est exonĂ©rĂ©e des « taxes de l’Etat » notamment la TVA et les droits de douane. Ces taxes sont prises en charge par l’employeur qui est l’Etat du Cameroun. « D’aprĂšs notre contrat signĂ© avec l’Etat, nous ne devons payer aucune taxe », souligne Wang Jijun, l’un des responsables de CHEC.
Si CHEC est exonĂ©rĂ©e des « taxes de l’Etat », Ă  la mairie de Kribi 1er, on rassure que l’entreprise doit payer la taxe locale dont le transport des granulats Ă  partir des carriĂšres. Le maire prĂ©sente d’ailleurs la lettre du ministre des Finances qui le confirme. Dans ses explications, Yves Martial Madiba dĂ©clare que toutes les entreprises qui ont eu Ă  travailler Ă  Kribi ont payĂ© les taxes locales. Pour ce qui est de la taxe sur le transport des produits des carriĂšres, il faut dĂ©bourser 3000 F par voyage. Pour le cas de CHEC, les calculs sont simples. L’entreprise utilise 50 camions en 24 heures. Et chacun fait 12 voyages (six le jour et six la nuit). « Nous avons adressĂ© plusieurs correspondances Ă  l’entreprise qui, jusqu’à ce jour, ne nous a donnĂ© aucune rĂ©ponse», fait savoir le maire de Kribi 1er.
Le magistrat municipal dĂ©clare par la suite que son opĂ©ration de recouvrement forcĂ© se dĂ©roule conformĂ©ment aux articles 108, 109 et 110 de la loi N° 2009/019 du 15 dĂ©cembre 2009 portant fiscalitĂ© locale. « Aucun camion ne sortira de la fourriĂšre municipale si nous n’avons pas la totalitĂ© des arriĂ©rĂ©s que nous rĂ©clamons », prĂ©cise Yves Martial Madiba. Le prĂ©fet de l’OcĂ©an, en mĂ©diateur, a demandĂ© aux deux parties de s’accorder sur le mode de paiement des arriĂ©rĂ©s rĂ©clamĂ©s par la mairie. « Cette autoroute est au profit de tout le monde », a dĂ©clarĂ© Antoine Bisaga. L’issue du dialogue est donc attendue. La mise en fourriĂšre des engins de CHEC vient s’ajouter aux problĂšmes que rencontre l’entreprise ces derniers temps. Depuis le 4 dĂ©cembre 2016, les employĂ©s de CHEC observent une grĂšve. Ils rĂ©clament de meilleures conditions de travail. Toutes choses qui impactent le rythme des travaux de construction de l’autoroute.
Ils s'expriment au sujet de la frontiùre Cameroun – Nigeria

Dossiers de la Rédaction
LUKONG Pius NYUYLIME

« Il faut Ă©viter l’infiltration des kamikazes»

Midjiyawa Bakary, gouverneur de la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord.

« Cette rĂ©union vise Ă  voir avec nos collĂšgues du NigĂ©ria comment accroĂźtre la sĂ©curitĂ© pour qu’il n’y ait pas d’infiltration en termes de kamikazes ou d’armes, sachant qu’il y a un trafic d’armes avec la Libye. Il faut que tout soit canalisĂ© pour le plus grand bonheur des populations de la rĂ©gion l’ExtrĂȘme-Nord jusqu’au Tchad. Bourha est Ă©galement ouvert et nous nous battons pour ouvrir Banki-Kerawa. Nous avons Ă©galement parlĂ© de l’exportation du bĂ©tail du Cameroun vers le NigĂ©ria, du vol de bĂ©tail et d’autres objets. Mais Ă©galement de l’encadrement des rĂ©fugiĂ©s et des dĂ©placĂ©s et surtout du problĂšme du camp de Minawao qui a 60 000 rĂ©fugiĂ©s et fait face aux problĂšmes d’infrastructures sanitaires et mĂȘme scolaires ».

“There Is Need To Unite These People”

Muhammad B. Ahmad, Director General of the National Boundary Commission and Head of the Nigerian Delegation.

“Nigeria and Cameroon are one but the colonial masters came and divided us into two people. You find one group speaking French and another speaking English. So, one of the challenges is official communication but there is no problem with local communication. In addition to this, there are other opportunities where both countries have abundant resources. The leaders of the countries want us to come together. There are six States in the Nigerian side and five regions in the Cameroonian side. There is need to unite these people so that the border population should be in a position to understand themselves and live in harmony so as to face the challenges”.

“Trade Is Beneficial To Both Countries”

Maimouna Sule, Cameroonian Teacher in Buea.

“We expect the participants in the Yaounde workshop to come out with sound resolutions that will especially boost trade between Cameroon and Nigeria. In fact, trade is beneficial to both Countries. For example some Nigerian products are cheaper in Cameroon as compared to local products like egusi. We also know about cheap textile and beverages in general. These are profitable for us in Cameroon because we will spend less. Many Cameroonians can now become traders if trade is opened up between the two Countries”
Cameroon-Nigeria: permanent Consultation

Politique
LUKONG Pius NYUYLIME

Talk of Cameroon-Nigeria boundary today and minds will quickly run to insecurity, traffic of all sorts, poor infrastructure, all sorts of crime and absence of social services for the inhabitants of both countries.

This does not sound well for two nations that are bound by history, geography and culture to live together. Neither does it go well for countries that share a common boundary that stretches beyond 2000 kilometres. The third workshop on Trans-border Cooperation between Cameroon and Nigeria that ended in Yaounde yesterday is one of the numerous measures and strategies the two countries have been working on to ensure that the two countries make the best use of the opportunities existing along their border. The meeting took place at the time activities are gradually bouncing back to normal following the decision by the Cameroon government to reopen the boundary with Nigeria.

The unfortunate resurfacing and expansion of terrorist activities masterminded by the Boko Haram group which straddled the two countries obliged both authorities to work in unison and safeguard their common interest. In full recognisance of their common heritage, the two countries have succeeded in shaking off the dark clouds hanging over them as a result of unnecessary prolonged boundary dispute. They have indisputably emerged strong and is progressively growing from strength to strength with an established robust bilateral relationship cutting across many spheres of human endeavour.

This exemplary role of turning the Nigeria-Cameroon border from barrier to bridge has become a commendable model for and a reference point to border scholars and managers in the African continent. As far as infrastructure is concerned, the two countries have jointly initiated two trans-boundary corridors linking West and Central African sub-regions. We are talking here about the Bamenda-Enugu Corridor which is expected to link up to Mombasa in Kenya thereby connecting three out of the five African sub-regions.

The Yaounde workshop should among others serve as a veritably trigger to the creation of structures that will scrupulously pursue all that paves the way for the development of trade between Nigeria and Cameroon. And all that it takes to boost trade between the two countries include the development of infrastructure, notably roads, inter-border schools, hospitals, and other social amenities. All these ought to be done in recognition of the complexities that exist at boundary levels especially with families cutting across boundaries.
Culture de l’entreprenariat : L’esprit d’entreprise s’inscrit au lycĂ©e

Economie
MichĂšle FOGANG

L’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises a lancĂ© lundi Ă  YaoundĂ©, un programme visant Ă  susciter chez les Ă©lĂšves, l’esprit de crĂ©ativitĂ©.

Au terme d’un cycle acadĂ©mique, de nombreux jeunes aspirent Ă  un emploi. Mais aujourd’hui, le gouvernement Ă  travers le ministĂšre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), veut changer la donne en faisant du jeune son propre employeur. Pour ce faire, il a entrepris de lui octroyer des stratĂ©gies visant Ă  lui permettre de concevoir un projet et de le transformer en une vĂ©ritable entreprise. Cette dĂ©marche se rĂ©sume Ă  travers le Programme de promotion de l’esprit d’entreprise en milieu jeune lancĂ© par l’Agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APMzE). AprĂšs une phase dite de formation des formateurs, ledit programme est officiellement entrĂ© dans sa phase d’opĂ©rationnalisation lundi Ă  YaoundĂ©. C’était en prĂ©sence du ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa et des ministres en charge des Enseignements secondaires et de la Jeunesse.
L’évĂšnement avait en toile de fond le lancement des ateliers-pilotes de formation des jeunes Ă  l’esprit d’entreprise. C’est le lycĂ©e technique de Nkolbisson qui a eu l’insigne honneur d’accueillir cette formation. L’établissement compte en son sein un club entreprenariat qui inculque Ă  ses 50 membres l’esprit entrepreneurial. D’aprĂšs Bienvenu Liboman Bola, son proviseur, la formation s’inscrit dans la continuitĂ© de ce qui avait dĂ©jĂ  commencĂ©, l’encadrement des jeunes porteurs de projets. Satisfait de cette initiative, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa a annoncĂ© la crĂ©ation prochaine de deux incubateurs d’entreprise dans les Ă©tablissements de YaoundĂ©, notamment au lycĂ©e technique de Nkolbisson. Mais d’ores et dĂ©jĂ , il a exhortĂ© les Ă©lĂšves porteurs de projets Ă  se rapprocher de la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises afin d’obtenir des financements.
LancĂ© en avril dernier, le programme vise Ă  faire des jeunes non plus des chercheurs d’emploi, mais des crĂ©ateurs de richesse. En marge de la cĂ©rĂ©monie, les formateurs formĂ©s dans le cadre du programme par la ConfĂ©rence des Nations unies sur le commerce et le dĂ©veloppement (CNUCED), ont reçu leur parchemin de fin de formation. Commence ainsi leur mission qui se rĂ©sume en la sensibilisation des jeunes Ă  travers le pays sur les opportunitĂ©s de l’entreprenariat et l’accompagnement des porteurs de projets dans le processus d’incubation et de pĂ©piniĂšre entre autres. La formation s’achĂšve le 16 dĂ©cembre prochain.
Croissance: On actionne le levier portuaire

Economie
Alliance NYOBIA

Les deuxiĂšmes journĂ©es maritimes et portuaires nationales s’ouvrent ce jour Ă  Douala.

«Secteur portuaire : levier d’attractivitĂ© pour la promotion de l’investissement et l’accĂ©lĂ©ration de la croissance. » VoilĂ  le thĂšme des deuxiĂšmes journĂ©es maritimes et portuaires nationales qui s’ouvrent ce 14 dĂ©cembre Ă  Douala. Des assises dont les acteurs du domaine souhaitent une tenue rĂ©guliĂšre, en vue de prendre Ă  bras le corps les problĂšmes du secteur, dans la perspective d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© des ports camerounais. Entre autres objectifs, il est question d’amener les investisseurs Ă  s’intĂ©resser davantage au secteur, et faire connaĂźtre les activitĂ©s et les acteurs dudit secteur.
OrganisĂ©e par l’AutoritĂ© portuaire nationale (Apn) et Ă©talĂ©e sur trois jours, la rencontre prĂ©voit deux articulations principales : un forum et un salon. Le premier rĂ©unira les experts prĂ©sents pour la circonstance, afin de faire le tour des problĂ©matiques actuelles du secteur portuaire. Au menu ici, des communications et autres exposĂ©s, accompagnĂ©s pour l’occasion de projection de documentaires. Quant au salon, il accueille les diffĂ©rentes entreprises intervenant dans le secteur maritime et portuaire (il y en a beaucoup), pour une prĂ©sentation dynamique de leurs productions, activitĂ©s et missions. Des entitĂ©s venues de l’étranger sont Ă©galement annoncĂ©es.
Du cĂŽtĂ© des communications proprement dites, outre la leçon inaugurale du Dg de l’Apn sur l’attractivitĂ© portuaire, divers exposĂ©s sont prĂ©vus. Ils porteront sur la problĂ©matique de la tarification dans le secteur maritime et portuaire, les enjeux de la sĂ©curitĂ© et de la sĂ»retĂ© dans le secteur, l’état d’avancement du processus de dĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures du commerce extĂ©rieur, la crĂ©ation des richesses et des emplois dans le secteur maritime et portuaire, etc.
D’autres prĂ©sentations concerneront : l’état de la rĂ©glementation et des instruments relatifs Ă  la promotion des investissements au Cameroun ; le port comme catalyseur des investissements ; les zones de dĂ©veloppement Ă©conomique, la prĂ©sentation du projet de Port en eau profonde de Limbe, entre autres.
Bulletin N°37 du mensuel bilingue d'informations du Cabinet Civil, "Le Temps des Réalisations".
Le Temps des Réalisations N°37 - Octobre 2016.pdf
4 MB
Le Temps des Réalisations N°37 - Octobre 2016
Paul BIYA reçoit Idriss DEBY ITNO
Cameroon Tribune du jeudi, 15 décembre 2016.
Vandalisme à Bamenda:Ces commanditaires tapis dans l’ombre

Politique
Jean Francis BELIBI

Les Ă©vĂ©nements violents enregistrĂ©s la semaine derniĂšre Ă  Bamenda ont laissĂ© apparaĂźtre que les instigateurs agissent Ă  visages couverts prĂȘts Ă  sacrifier sans mĂ©nagement une annĂ©e scolaire.

Le 8 dĂ©cembre dernier, les mouvements d’humeur qui secouent les villes de Buea et de Bamenda ont atteint un pic dans cette derniĂšre localitĂ© avec des actes qui continuent d’ĂȘtre dĂ©noncĂ©s. Les manifestations observĂ©es depuis quelques semaines semblent remettre au goĂ»t du jour une actualitĂ© vĂ©cue dans notre pays au dĂ©but des annĂ©es 1990. Une horde de manifestants qui descendent dans la rue, alors mĂȘme que leurs commanditaires continuent de tirer les ficelles dans l’ombre. Ceci dans le but de dĂ©stabiliser les institutions de la RĂ©publique. Ainsi donc, la plupart de ces gens de l’ombre, pas vĂ©ritablement au sens propre de cette expression, choisissent d’envoyer au front, parfois d’innocentes personnes.
Depuis plus de deux semaines, Ă©coles, collĂšges et institutions universitaires sont fermĂ©s Ă  Bamenda et Buea, Ă  l’instigation de ces manipulateurs, bien au chaud quelque part, leurs propres enfants continuant certainement d’aller tranquillement Ă  l’école. Et pendant ce temps, ces « leaders » en mal de crĂ©dibilitĂ© ont choisi de sacrifier l’avenir d’autres jeunes, privĂ©s d’école depuis plusieurs jours. Le but recherchĂ© Ă©tant d’instrumentaliser Ă  leur avantage cette situation prĂ©judiciable Ă  ces autres Camerounais qui n’ont pas les moyens d’émigrer et d’aller poursuivre leurs Ă©tudes Ă  l’étranger.
L’autre principal terrain de prĂ©dilection de ces activistes aujourd’hui, ce sont notamment les rĂ©seaux sociaux qu’ils inondent de toutes sortes de messages, d’images appelant parfois Ă  la haine et Ă  la division. D’oĂč tirent-ils leurs ressources et leurs soutiens? Difficile d’y rĂ©pondre, mĂȘme si l’on sait qu’il y a deux ans, l’un de ceux appelant Ă  la partition du Cameroun dĂ©clarait dans une interview, abondamment relayĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux, qu’il possĂ©dait deux passeports, celui de cet Etat qui n’est reconnu nulle part et le second d’une grande puissance bien connue. Ils sont Ă©galement nombreux les commanditaires qui eux, prĂ©fĂšrent le milieu chaud et douillet de la diaspora au terrain alors que les manifestants qu’ils commanditent commettent les diffĂ©rents actes rĂ©prĂ©hensibles auxquels l’on assiste ces derniers jours. À travers cette attitude, les commanditaires de ces actes contraires Ă  l’éthique Ă  la morale, espĂšrent simplement Ă©chapper aux dures rĂ©alitĂ©s de la loi, tout en espĂ©rant, dans le but d’un Ă©ventuel succĂšs de leurs actions, en tirer les bĂ©nĂ©fices.
Lutte contre le sida: un traitement à l’essai au Cameroun

Societé
Elise ZIEMINE NGOUMOU

DĂ©nommĂ© Dolutegravir, il est considĂ©rĂ© comme Ă©tant le plus efficace de l’heure et Ă  mĂȘme d’empĂȘcher la survenue des rĂ©sistances compliquant la vie des malades.

DerriĂšre le ballet des personnes vivant avec le Vih et des mĂ©decins Ă  l’HĂŽpital du jour (HĂŽpital central de YaoundĂ©), se cache une Ă©tude visant l’introduction d’une nouvelle molĂ©cule antirĂ©trovirale en premiĂšre ligne de traitement. Elle a dĂ©marrĂ© en juillet dernier dans cette formation sanitaire avant de se poursuivre au mois de septembre Ă  l’hĂŽpital militaire et Ă  celui de la CitĂ© verte. 600 patients sont concernĂ©s. Il s’agit de ceux n’ayant jamais Ă©tĂ© mis sous traitement depuis l’épisode malheureux de l’infection. Dans l’impossibilitĂ© de les rencontrer, CT a approchĂ© le Dr Charles Kouanfack, chef de service de l’hĂŽpital du jour, qu’on surprend en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec un patient, ce dimanche 12 dĂ©cembre.
A l’en croire, 150 malades sont actuellement enrĂŽlĂ©s et seront suivis pendant cinq ans. D’autres vont s’ajouter. Le docteur affirme qu’ils n’ont pas Ă©tĂ© contraints Ă  cette Ă©tude. La proposition leur a Ă©tĂ© faite et ils prennent gratuitement comme mĂ©dicament depuis juillet, le Delutegravir, appellation de la nouvelle molĂ©cule. Un mĂ©dicament ayant reçu l’autorisation de mise sur le marchĂ© camerounais en juin 2016. Et d’entrĂ©e de jeu, Dr Charles Kouanfack indique qu’il ne s’agit pas d’une expĂ©rimentation. Car ce produit est dĂ©jĂ  largement utilisĂ© en Europe, en AmĂ©rique. Et dans notre pays, il est en troisiĂšme ligne. L’étude vise donc Ă  voir s’il peut ĂȘtre utilisĂ© en premiĂšre ligne de traitement. « C’est une molĂ©cule qui est trĂšs robuste. Les patients sous Delutegravir ont moins de risque de dĂ©velopper des rĂ©sistances par rapport Ă  la molĂ©cule utilisĂ©e actuellement, bien qu’elle soit efficace », dĂ©clare le docteur. Il ajoute que les ARV actuels sont aussi exigeants. Il ne faut pas sauter une prise. Quand cela arrive, la personne a 30% de chance d’avoir une charge virale qui rĂ©plique.
Et depuis que l’étude a dĂ©marrĂ©, les nouvelles sont bonnes. « Tout se passe bien. Nous n’avons pas constatĂ© de problĂšmes particuliers. Les patients viennent chaque mois chercher le traitement (un comprimĂ© par jour) et nous faisons rĂ©guliĂšrement des examens pour Ă©valuer la tolĂ©rance», confie Dr Kouanfack. Pour lui, la science Ă©voluant chaque jour, le Cameroun veut aussi s’arrimer. Il se dit que la molĂ©cule actuelle donne entre autres des vertiges, insomnies, des cauchemars aux malades. Le gouvernement, dans sa quĂȘte incessante du bien-ĂȘtre des populations a fait du Cameroun, le premier pays africain dans lequel l’étude s’effectue. Du coup, 600 Camerounais bĂ©nĂ©ficient de cette molĂ©cule qui est encore hors de portĂ©e. Et ce n’est pas tout. « Nous gagnons en notoriĂ©tĂ©. Parce que le Cameroun a Ă©tĂ© le premier pays africain Ă  dĂ©montrer l’efficacitĂ© des ARV gĂ©nĂ©riques. Ceci a fait le tour du monde et a permis Ă  la communautĂ© internationale de baisser les prix des mĂ©dicaments dans les pays africains, jusqu’à la gratuitĂ© des mĂ©dicaments», assure notre interlocuteur.