Cameroon Tribune
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Camair-Co: cap sur Dakar

#Economie
Félicité BAHANE N.

AprĂšs Bangui, N’Djamena, Libreville et Cotonou, l’étoile du Cameroun a ouvert l’escale sĂ©nĂ©galaise vendredi dernier.

Tout grand Ă©vĂ©nement heureux s’arrose. Imaginez le rituel pour un avion qui atterrit pour la premiĂšre fois dans un aĂ©roport, qui plus est flambant neuf ? Eh bien, ce sont des citernes de pompiers qui s’en chargent. Elles tournent autour de l’avion en dĂ©versant des jets d’eau sur l’engin.

TrĂšs beau, trĂšs Ă©mouvant aussi. VoilĂ  l’accueil rĂ©servĂ© Ă  Camair-Co vendredi 8 dĂ©cembre dernier Ă  l’aĂ©roport international Blaise Diagne de Dakar. Une infrastructure toute neuve inaugurĂ©e la veille, jeudi 7 dĂ©cembre 2017. La compagnie aĂ©rienne du Cameroun n’était donc que la trentiĂšme Ă  y atterrir, dans le cadre d’un vol inaugural.

Pour ce voyage spĂ©cial, la direction gĂ©nĂ©rale de la Camair-Co a invitĂ© des hommes d’affaires du Cameroun et du SĂ©nĂ©gal, des diplomates, des artistes et la presse. Ce vol, Douala-Dakar via YaoundĂ©, en 5 heures 20 minutes, sera opĂ©rationnel dĂšs ce vendredi 15 dĂ©cembre, Ă  partir de 449 700 F.

D’ici lĂ , les passagers du vol inaugural ont pu apprĂ©cier le confort offert Ă  bord. Mais aussi les plaisirs de Dakar by night, grĂące Ă  une soirĂ©e de gala animĂ©e par des artistes des deux pays. Une visite touristique de l’üle de GorĂ©e et de la capitale du SĂ©nĂ©gal Ă©tait Ă©galement prĂ©vue, de mĂȘme qu’une rĂ©ception Ă  la rĂ©sidence de l’ambassadeur du Cameroun, Jean Koe Ntonga.

Autre temps fort de ce week-end de loisirs, la rencontre entre opérateurs économiques des deux pays. Occasion de découvrir que la compagnie aérienne du Cameroun est désormais membre du Groupement inter-patronal (GICAM).

Alain Blaise BatonguĂ©, secrĂ©taire exĂ©cutif souligne d’ailleurs que ce vol inaugural a permis de relancer le partenariat avec le patronat sĂ©nĂ©galais et donc, de favoriser encore plus les Ă©changes entre les opĂ©rateurs Ă©conomiques des deux pays, Ă  la lumiĂšre d’une rĂ©union organisĂ©e au GICAM en octobre 2014.

Laquelle permettait de rapprocher les organisations inter-patronales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale. « Si on densifie les Ă©changes, ce sera plus intĂ©ressant que de nous battre contre les APE.

De ce point de vue, nous allons prendre part dans deux mois, en février 2018 à Dakar, à un gros évÚnement qui permettra effectivement de relancer le dynamisme de la coopération entre le Cameroun et le Sénégal ». Et Camair-Co sera de ce nouvel envol.
Tax Administration: Senators Acquire Skills

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

The forum between members of the Committee on Finance and Budget and Audit Bench of the Supreme Court on the topic held on December 11, 2017.

The Vice President of the Senate, Naah Ondoua Sylvestre on behalf of the President of the Senate, Marcel Niat Njifenji on Monday, December 11, 2017 chaired the 9th Exchange Forum between the Finance and Budget Committee of the Senate and the Audit Bench of the Supreme Court.

The forum that held in the Chamber of the Senate was in the presence of the President of the Audit Bench of the Supreme Court, Marc Ateba Ombala. It came after the 8th forum that took place on July 6, 2017.

After welcoming officials of the Audit Bench of the Supreme Court and Senators, the representative of the Senate President stressed the importance of the forum, especially to members of the Committee on Finance and Budget who are at the fore front of overseeing the country’s financial management with taxes taking a primordial place.

After the presentation of the report of the 8th forum, the Senators and Audit Bench officials concentrated on the main theme of the 9th forum that was “Tax Administration Diagnostic Assessment Tool (TADAT) Evaluation of Cameroon Tax Administration.” The objective is to enable the Senators master the tools of evaluation of the performance of the tax administration.

The Senators learned five main activities that accompany the TADAT evaluations. They include identifying the strengths and weaknesses of a tax administration, sharing a common perspective on the state of a tax administration among all stakeholders and defining a reform plan.

The two remaining activities were facilitating the management and coordination of external support for reforms and monitoring and evaluating the progress of the reforms through successive evaluations every two or three years.
Organisations internationales:trois diplomates au Minrex

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Les plĂ©nipotentiaires de l’UNICEF, du BIT et de l’OIM reçus en audience par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© du Commonwealth, Joseph Dion Ngute.

Jaques Boyer est au Cameroun. Le nouveau reprĂ©sentant dĂ©signĂ© du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a prĂ©sentĂ© ses lettres d’introduction vendredi dernier. C’était au cours d’une audience accordĂ©e par Joseph Dion Ngute, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Relations extĂ©rieures, en charge du Commonwealth. Jacques Boyer dĂ©pose ses valises au Cameroun aprĂšs le dĂ©part de FĂ©licitĂ© Tchibindat, arrivĂ©e en fin de sĂ©jour.

Fonctionnaire international depuis 28 ans, il vient de Libreville oĂč il a Ă©tĂ© reprĂ©sentant de l’Unicef pour le Gabon et Sao TomĂ© et Principe. Il a assurĂ© qu’il continuera d’assurer une meilleure promotion, un meilleur respect, une meilleure garantie des droits de tous les enfants vivant au Cameroun.

Ce mĂȘme jour, le ministre Dion Ngute a reçu Ă©galement en audience deux autres reprĂ©sentants d’organisations internationales. D’abord, Guy Rider, le directeur gĂ©nĂ©ral du Bureau international du travail (BIT). « Il Ă©tait question de l’importance de l’emploi et de l’accĂšs Ă  un emploi dĂ©cent pour tous les Camerounais. Il y a des problĂšmes de stabilitĂ© dans nos sociĂ©tĂ©s.

L’accĂšs Ă  un travail dĂ©cent est peut ĂȘtre la meilleure garantie de la paix et de la stabilitĂ© », a expliquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral du BIT au sortir des Ă©changes.

Auparavant, le ministre Joseph Dion Ngute avait reçu en audience Boubacar Seybou, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations. Les hĂŽtes ont fait le point des activitĂ©s de retour des migrants clandestins camerounais de la Libye. « Le retour volontaire des migrants subsahariens, notamment les Camerounais en situation de dĂ©tresse en Libye, est un processus pour lequel nous accompagnons le gouvernement camerounais pour permettre Ă  ces jeunes de revenir dans la dignitĂ©.

Nous avons ramené déjà 420 migrants. Cette semaine, il est prévu le retour de 420 autres, en deux vagues » a-t-il déclaré.
69th International Human Rights Day: Emphasis On Peace, Security

#Politique
Eulalia AMABO

These were the core values that marked commemorative activities on December 11, 2017.

The 69th edition of the international human rights day has been celebrated in Cameroon with focus on promoting the principles of peace, security and sustainable development in the country. Organised by the National Commission on the Promotion of Human Rights and Freedoms together with partners under the theme “Human Rights Education as medium for peace, security and sustainable development”, fundamental objectives centered on enhancing the culture of human rights respect through sensitisation messages.

In an opening address from the representative of the Chairperson of the Commission, Tilder Ndichia Kumichi, the theme is a reminder of the necessity to tackle the challenges of peacekeeping in Africa, and especially in Cameroon, given the multiple threats to peaceful coexistence.

“Africa and the entire world has been witnessing an increase in violence, the kind that is not in conformity with the principles and values of the international human rights charter. Cameroon is threatened by terrorist attacks in the Far North, influx of refugees in the East and the current social tension in the North West and South West regions of the country. I strongly condemn such acts that comprise peace and appeal for all to be vigilant and enjoin those concerned, including stakeholders of the crisis to join hands and wipe out this calamity threatening the peace and security of our beloved Fatherland,” she stated.

For the representative from the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa, Traore Abdoulaye, conflicts and crisis are potential hindrances to peace and security and disturb benefits of human rights and freedoms.

He therefore called on every individual to be ambassadors of peace as stipulated in the human rights commemorative 21 days of activities. Some students were awarded certificates in recognition to their participation in human rights activities.
Des parlementaires chinois chez le PAN

#Politique
Azize MBOHOU

Le TrĂšs honorable Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril a reçu hier une dĂ©lĂ©gation de l’AssemblĂ©e populaire nationale de Chine.

La coopĂ©ration parlementaire entre le Cameroun et la RĂ©publique populaire de Chine est des plus dynamiques ces derniers jours. En tĂ©moigne, l’audience accordĂ©e hier par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale (PAN) Ă  une forte dĂ©lĂ©gation de parlementaires chinois.

Une rencontre qui intervient quelques jours seulement aprĂšs celle entre le TrĂšs honorable Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril et le vice-ministre chinois du Commerce, Yu Jianhua. Avec la dĂ©lĂ©gation de la Commission des affaires Ă©trangĂšres de l’AssemblĂ©e populaire nationale de Chine (APN), conduite par Cao Weizhou, membre du comitĂ© permanent de l’APN et vice-prĂ©sident de ladite Commission, il s’est agi de densifier la coopĂ©ration parlementaire.

Au sortir de l’audience, l’hĂŽte du PAN s’est dit honorĂ© par l’accueil Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Par ailleurs, Cao Weizhou a indiquĂ© que des « Ă©changes approfondis » avec le PAN ont portĂ© sur l’élargissement de la coopĂ©ration entre les organes lĂ©gislatifs de la Chine et du Cameroun. A ce sujet, le membre du comitĂ© permanent de l’APN a confiĂ© qu’ils sont parvenus Ă  de « larges consensus ».

Parmi les projets majeurs qui seront mis en Ɠuvre dans le cadre de cette coopĂ©ration, la construction par la Chine du nouvel immeuble siĂšge de l’AssemblĂ©e nationale. Comme on le sait, la RĂ©publique populaire de Chine a octroyĂ© un don de 16 milliards de F au Cameroun, pour la mise en Ɠuvre de ce projet.

La dĂ©lĂ©gation des parlementaires chinois boucle ainsi par le Cameroun, une tournĂ©e africaine qui l’a conduite tour Ă  tour en Mozambique et en Tanzanie.
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Cameroon Tribune du mercredi, 13 décembre 2017
Tchad, RCA: les corridors préoccupent toujours

#Economie
Alliance NYOBIA

Le 2e forum tripartite sur la facilitation du transit des marchandises passant par le Cameroun ouvert hier à N’Djamena.

PlutĂŽt inattendu : des camionneurs impliquĂ©s dans les difficultĂ©s que rencontrent leurs employeurs, acteurs du commerce extĂ©rieur s’agissant du segment transport vers l’hinterland. Selon l’ambassadeur du Cameroun au Tchad, S.E. Sanda Oumarou, certains chauffeurs se sucrent dans les fameux « frais de route », dont ils empochent une bonne partie et soutiennent qu’ils ont servi Ă  « huiler » la route le long des corridors Douala-Bangui ou Douala-N’Djamena.

« La conscience des chauffeurs doit (
) ĂȘtre interpellĂ©e », a dĂ©clarĂ© le diplomate qui conduisait la dĂ©lĂ©gation camerounaise hier, 12 dĂ©cembre, Ă  N’Djamena, Ă  l’ouverture du 2e forum tripartite RCA-Tchad-Cameroun, sur la facilitation du transit des marchandises par les ports et le corridor camerounais.

Cela dit, les chauffeurs indexĂ©s ne font que profiter d’une pratique persistante, comme l’ont rappelĂ© divers acteurs Ă  l’entame du forum prĂ©vu jusqu’à ce 14 dĂ©cembre : les tracasseries policiĂšres. Une contrariĂ©tĂ© dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e en 2012, lors de la premiĂšre Ă©dition de ce forum, tenue Ă  YaoundĂ©. Si depuis cette date les acteurs admettent qu’il y a eu des avancĂ©es – collaboration entre services de douanes, progrĂšs dans le processus de dĂ©matĂ©rialisation et autres – des points de prĂ©occupation demeurent.

Outre la corruption, l’ambassadeur a relevĂ© des difficultĂ©s d’accĂšs au port, des tracasseries administratives, la question des espaces dĂ©diĂ©s aux transporteurs, les soucis de connexions au Guichet unique, des difficultĂ©s liĂ©es au respect des mercuriales des diffĂ©rents pays, etc.

Autant de problÚmes pour lesquels le Sg du ministÚre tchadien des Infrastructures et du Désenclavement, Bandoh Elvam, a souhaité des solutions « idoines et pérennes », soulignant que la santé économique et « la compétitivité commerciale » des trois Etats en dépendaient.

Bon Ă  savoir, il existe dĂ©jĂ  des numĂ©ros verts que les opĂ©rateurs du commerce extĂ©rieur peuvent appeler en cas d’abus. Et cĂŽtĂ© forces de l’ordre, engagement a Ă©tĂ© pris de former les Ă©lĂ©ments routiers Ă  la reconnaissance des documents du commerce extĂ©rieur, plus particuliĂšrement du sauf-conduit, de sorte que les camions qui en sont munis ne soient plus contrĂŽlĂ©s qu’aux check-points conventionnels.

Pour sa part, la communautĂ© portuaire, conduite Ă  N’Djamena par le prĂ©sident de Port SynthĂšse, Cyrus Ngo’o, le Dg du Port autonome de Douala, a renouvelĂ© son engagement Ă  tout mettre en Ɠuvre pour faciliter les formalitĂ©s et la traversĂ©e portuaire aux marchandises destinĂ©es au commerce extĂ©rieur de la sous-rĂ©gion.

Par ailleurs, Cyrus Ngo’o a rappelĂ© que d’autres prĂ©occupations soulevĂ©es en 2012 ont connu une suite significative. Ainsi, des reprĂ©sentations du Pad Ă  N’Djamena et Ă  Bangui ont Ă©tĂ© ouvertes (Iliassa Ibrahima, chef de la reprĂ©sentation Pad/N’Djamena, a Ă©tĂ© installĂ© hier).

Ces représentations devront réguliÚrement sonder le fonctionnement des corridors, pour relever à chaud les entraves éventuelles et les relayer rapidement à qui de droit.
Echanges économiques: des investisseurs tchÚques en prospection

#Economie
Mireille ONANA MEBENGA

Ils viennent de prĂ©senter Ă  Douala, les opportunitĂ©s de leur pays dans les domaines de la sĂ©curitĂ©, la logistique, l’eau, l’électricitĂ©.

Les opĂ©rateurs Ă©conomiques tchĂšques qui sĂ©journent Ă  Douala depuis quelques jours exercent dans plusieurs domaines. SĂ©curitĂ©, logistique et transport, armement, eau, Ă©lectricitĂ© et bien d’autres. Lundi dernier, au cours du sĂ©minaire organisĂ© Ă  leur intention, ils ont eu l’opportunitĂ© de prĂ©senter de façon explicite leurs activitĂ©s.

La rencontre de la citĂ© Ă©conomique Ă  l’hĂŽtel Pullman Ă  Bonanjo, a eu lieu en prĂ©sence du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Thierry Kin-Nou Nana, et des opĂ©rateurs camerounais basĂ©s Ă  Douala. Le but, comme l’a expliquĂ© le vice-ministre tchĂšque des Affaires Ă©trangĂšres, Ivan Jancarek, Ă  la tĂȘte de la dĂ©lĂ©gation, est de montrer aux hommes d’affaires locaux les possibilitĂ©s qui s’offrent Ă  eux s’ils nouent des partenariats avec les opĂ©rateurs de son pays. Son potentiel en matiĂšre de technologiques innovantes n’est plus Ă  dĂ©montrer.

Plusieurs entreprises ont montrĂ© Ă  cette occasion, Ă  travers des exposĂ©s et des projections, de quoi elles sont capables. L’entreprise Max Progres par exemple est spĂ©cialisĂ©e dans la sĂ©curitĂ© des bĂątiments grĂące Ă  une technologie rĂ©volutionnaire appelĂ©e Lidar. Elle fait Ă©galement dans la sĂ©curitĂ© des rĂ©seaux, de l’énergie solaire, des systĂšmes. Son reprĂ©sentant s’est d’ailleurs proposĂ© de contribuer Ă  la sĂ©curisation de la zone portuaire, s’il arrive Ă  signer des partenariats avec la partie camerounaise.

La deuxiĂšme structure « RĂ©tia», a pour domaine de compĂ©tence la sĂ©curitĂ© Ă  terre et en l’air. Cette structure conçoit des hĂ©licoptĂšres, des drones, des missiles anti-aĂ©riens et lutte aussi contre le crime organisĂ©, le terrorisme. Elle assure aussi la sĂ©curitĂ© des structures financiĂšres, des compagnies d’assurance, etc. Joseph Jean-Paul Tjoumb, businessman local, est content de cette confĂ©rence :

« C’est toujours un avantage d’avoir des relations d’affaires diversifiĂ©es et dans tous les domaines. Le Cameroun offre une trĂšs belle vitrine en Afrique centrale par rapport Ă  sa stabilitĂ©, la qualitĂ© des hommes et des ressources aussi. » D’autres entreprises tchĂšques prĂ©sentes ont Ă©galement prĂ©sentĂ© leur offre notament dans l’armement et ses accessoires, l’industrie pĂ©trochimique, l’automobile, l’aĂ©ronautique, l’agriculture, le gĂ©nie- civil

Portefeuille de coopération: 3378,2 milliards de F déjà investis

#Economie
Josy MAUGER

Les responsables de la structure technique du Minepat et les partenaires économiques issus des pays émergents évaluent les performances enregistrées.

La Chine, la Turquie, l’Inde, la CorĂ©e du Sud, la Russie et le BrĂ©sil sont les pays Ă©mergents avec lesquels le Cameroun entretient des relations multi bilatĂ©rales en vue de diversifier et dĂ©velopper son Ă©conomie. Le volume de financements du portefeuille de projets rĂ©alisĂ©s avec ces Etats dans le cadre de la mise en Ɠuvre de la stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi est estimĂ© Ă  3378,2 milliards de F.

Ces fonds ont notamment contribuĂ© Ă  la rĂ©alisation de grands projets dans les secteurs prioritaires de l’économie du pays (tĂ©lĂ©communications et infrastructures). On compte entre autres la construction des ports, stades, autoroutes, barrages, adductions d’eau, logements sociaux, Ă©coles, ainsi que l’amĂ©lioration de la desserte en eau dans plusieurs villes du pays.

L’on note par ailleurs que dans cette structuration, cet appui est perceptible sur les plans du concessionnel, des crĂ©dits acheteur et commercial et des dons.

MĂȘme si ces relations sont trĂšs denses, avec la Chine notamment, Ă  travers les instruments mis en place (Eximbank China, Bank of China, Industrial and commercial Bank of China), elles restent un peu timides avec les autres partenaires. Dans l’optique de procĂ©der Ă  l’analyse des causes de non-performance de tous ces projets, une revue annuelle des « projets du portefeuille de coopĂ©ration avec les pays Ă©mergents » se tient depuis hier Ă  YaoundĂ©.

Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat), Jean Tchoffo, qui a ouvert ces travaux de quatre jours, a de prime abord indiquĂ© devant ces partenaires Ă©conomiques que cette inspection de projets intervient dans un contexte particulier, marquĂ© notamment par la signature entre le Cameroun et le Fonds monĂ©taire international (FMI) d’un programme Ă©conomique couvrant la pĂ©riode de 2017-2019.

A ce titre, il a tenu Ă  rassurer les partenaires en leur prĂ©cisant « que le fait d’ĂȘtre sous programme avec le FMI ne signifie pas que le gouvernement suspend la mobilisation des financements extĂ©rieurs ».

Concernant la revue annuelle des projets, l’on note de maniĂšre spĂ©cifique qu’elle vise Ă  examiner les progrĂšs enregistrĂ©s dans la mise en Ɠuvre des diffĂ©rents programmes du portefeuille et Ă©tudier le niveau de dĂ©caissement de chaque plan.

Il est aussi question de dĂ©gager les difficultĂ©s et contraintes rencontrĂ©es dans l’exĂ©cution des diffĂ©rents projets de mĂȘme que de proposer les recommandations pour surmonter les obstacles identifiĂ©s.
CSPH: les nouveaux patrons

#Economie
Félicité BAHANE N.

Okie Johnson Ndoh et Manzoua Véronique veuve Moampea Mbio nommés lundi dernier respectivement comme directeur et directeur adjoint.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, Paul Biya, a nommĂ© Okie Johnson Ndoh au poste de directeur de la CSPH. Cet inspecteur d’Etat, originaire du Sud-Ouest, Ă©tait jusqu’ici conseiller technique N°1 au ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat (Consupe). Il remplace Elung Paul Che, promu ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Finances en octobre 2015.

Le second dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©galement signĂ© ce 11 dĂ©cembre 2017, nomme Madame Manzoua VĂ©ronique veuve Moampea Mbio au poste du directeur adjoint de la CSPH. Elle Ă©tait jusque-lĂ  chef de service de l’exploitation pĂ©troliĂšre dans la mĂȘme entreprise, oĂč elle travaille depuis 2004.

Elle remplace pour sa part Emmanuel Alam. Hier Ă  son domicile sis au Complexe BEAC Ă  YaoundĂ©, le nouveau directeur adjoint de la CSPH Ă©tait entourĂ©e de ses collĂšgues d’hier, dĂ©sormais collaborateurs. La dame de 52 ans se vante de ses deux origines : fille Mabi de Kribi dans le Sud, puis Ă©pouse et mĂšre des ressortissants de la Boumba-et-Ngoko Ă  l’Est Cameroun.

La Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) est un établissement public rattaché au ministÚre du Commerce. Sa mission est sensible et particuliÚrement importante pour la paix sociale : réguler les stocks et les prix des hydrocarbures sur le territoire national camerounais.

Et ce, Ă  travers la prise en charge partielle ou totale des augmentations des prix desdits produits dans la mesure de ses disponibilitĂ©s financiĂšres. Et c’est un dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique qui en nomme les patrons. Le dernier en l’espĂšce a justement Ă©tĂ© signĂ© lundi dernier, 11 dĂ©cembre 2017.
Cameroon-US Cooperation: New American Wines Enter Market

#Economie
AMINDEH Blaise ATABONG

Distributors of various labels of Cavior have announced the opening of the first American wine shops in the country.

Three labels of a new American wine – Cavior – have been presented to the Cameroonian public in a wine tasting ceremony which took place in Yaounde, Friday December 8, 2017. Cavior which comes to improve the wine quality in Cameroon, according to the Chief of Political and Economic Affairs at the US Embassy in Cameroon Sara Devlin, gives an opportunity to celebrate the growing economic relationship between Cameroon and the United States of America.

Sara Devlin said with the entry into the Cameroonian market of the new American wines from California, the distributors will hire Cameroonians while technology will be transferred and business will be transparent. She announced that besides the three labels of Cavior which were first released in the US in 2014, a new label will be introduced next year.

During last Friday’s tasting ceremony, three Cavior labels: White Wine, Merlot and Cabernet Sauvignon were presented to the public. Heumou Janquine, one of the attendees appreciated the good quality of the wine, indicating that the wine was well refined.

She disclosed that the wine’s smoothness was exceptionally wonderful, as compared to others she has consumed in recent times in the country.

Emmanuel Sinke Anyah, another guest confirmed the superior quality of Cavior wines. “This stands as one of the best wines I have ever taken and I will rely on this for every occasion that I have,” Sinke noted, taking another quick sip.

According to Bodo Engouda Guy, General Manager of Rainbow Company Sarl; the outfit in charge of import and distribution of Cavior, they decided to bring in the American wines to make a difference in the wine market in the country. He said their first imports were carried out in 2015 and they now have a very large stock which can satisfy consumers over the year 2018.

Bodo Cavior wines are produced by Cavior Beverage and Food Company (CBFC), which through H&H Wine Company created three labels of the best Californian wine. The company has so far released its 2014, 2015 and 2016 vintages.

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King Mohammed VI Sends Envoy To President Biya
AprĂšs l’incendie Ă  l’AssemblĂ©e nationale: la continuitĂ© du travail assurĂ©e

#Politique
ABDOULAYE DAOUDA

Le communiquĂ© Ă  l’issue de la rĂ©union du Bureau tenue hier sous la prĂ©sidence du TrĂšs honorable Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril.

Sur convocation de son prĂ©sident, le Bureau de l’AssemblĂ©e nationale s’est rĂ©uni ce mardi 12 dĂ©cembre 2017 Ă  10 heures au palais de l’AssemblĂ©e nationale.

Deux points Ă©taient inscrits Ă  l’ordre du jour :
1ïžâƒŁ L’examen de la requĂȘte des dĂ©putĂ©s non membres du Bureau ;
2ïžâƒŁ Discussion sur l’immeuble de l’AssemblĂ©e nationale suite Ă  l’incendie survenu dans la nuit du 16 au 17 novembre 2017.

En prĂ©lude Ă  l’examen des deux points Ă  l’ordre du jour, le Bureau a dĂ©criĂ© l’incident survenu Ă  l’hĂ©micycle au cours de la sĂ©ance plĂ©niĂšre du vendredi 08 dĂ©cembre 2017 consacrĂ©e Ă  l’adoption du budget de l’Etat. Cet incident ayant entraĂźnĂ© des dommages corporels Ă  un dĂ©putĂ©.

Abordant le 1er point et aprÚs échanges, le Bureau a promis un examen approfondi des différents points soulevés.

S’agissant du palais de l’AssemblĂ©e nationale ravagĂ© par l’incendie, plusieurs solutions ont Ă©tĂ© proposĂ©es au cours des discussions.

En attendant le rapport des experts, le Bureau a pris des mesures pour assurer la continuité du travail parlementaire.

L’ordre du jour Ă©tant Ă©puisĂ©, la sĂ©ance a Ă©tĂ© levĂ©e.

Pour le Secrétaire général et
par délégation,

le Secrétaire général adjoint N°1
North West: Security Stepped Up

#Politique
LIENGU Etaka Esong

Local authorities review strategies to ensure peace and security.

Security concerns was the lone item on the agenda during a regional security meeting that was chaired by North West Governor Adolphe Lele Lafrique last Friday December 8th 2017.

The meeting that was attended by all seven Senior Divisional Officers and top officials of the defence and security forces took place in Sabga in-camera.
At the opening of the meeting, the Mayor of Tubah Council, Tanjong Martin was concerned about the killings of security forces and civilians as a result of the anglophone crisis.

He pleaded with the authorities concerned to put hands on deck to end the present stalemate so as to avoid the killing of innocent souls. He pray the almighty God to intervene so that life should get back to normal.

Governor Adolphe Lele L'afrique on his part said the times were challenging and with the end of year festivities, much need to be done to maintain peace and security. He was quick to add that the meeting was taking place under a special context due to the rise of insecurity in the region.

As a result, he requested his collaborators to work together and ensure that peace reigns.

At the end of the meeting Governor Adolphe Lele Lafrique told reporters that special measures have been taken to maintain law and order in the region during this festive period. He said the government has equally taken stringent strides to keep terrorist at bay.

He therefore called on the population to stay peaceful and remain calm as the government is out to ensure their safety and security. He requested the population to collaborate with the forces of law and order as they are out to ensure their safety and security.
AprÚs le détournement de 50 milliards: la Bicec se remet bien

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

Le management de la banque est revenu sur l’impact de cette affaire au cours d’une confĂ©rence de presse lundi Ă  YaoundĂ©.

Clarifications. C’est de cela qu’il Ă©tait question lundi, au cours de la confĂ©rence de presse organisĂ©e par la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crĂ©dit (Bicec) Ă  YaoundĂ©. Clarifications d’abord sur l’affaire de fraude qui a rĂ©cemment secouĂ© la banque, la plus grande que le groupe a connu.

Les responsables ont tournĂ© la page, ils ont d’ailleurs tirĂ© les leçons de cette affaire qui avait rĂ©vĂ©lĂ© un dĂ©tournement de fonds effectuĂ© entre 2003 et 2013 et mĂȘlant les prestataires externes et des cadres de l’entreprise. Un prĂ©judice Ă©valuĂ© Ă  plus de 50 milliards de F.

Une procĂ©dure judiciaire est d’ailleurs en cours. NĂ©anmoins, les journalistes sont revenus sur cette affaire pour tout au moins savoir si la banque oĂč l’Etat dĂ©tient 17,5 % du capital avait tirĂ© les leçons de cette affaire de dĂ©tournements.

Visiblement, oui. Assurance donnĂ©e par le directeur gĂ©nĂ©ral de la banque, mais aussi par le prĂ©sident du Conseil d’administration, Jean Baptiste Bokam. «Nous pensons avoir beaucoup appris de cette fraude.

Certains banquiers nous ont d’ailleurs approchĂ©s pour avoir une idĂ©e du mĂ©canisme de fraude. Nous rassurons nos clients, des mesures ont Ă©tĂ© prises», a expliquĂ© Alain Ripert, directeur gĂ©nĂ©ral de la Bicec.

Clarifications ensuite sur les actions de la banque. Cet Ă©tablissement bancaire qui en termes de parts de marchĂ© (ressources et emplois), reste dans le peloton de tĂȘte depuis plus de 10 annĂ©es consĂ©cutives, a accordĂ© 21,2 milliards F de crĂ©dits scolaires en 2017 en 4 mois. Elle a par ailleurs dĂ©bloquĂ© de nombreux crĂ©dits et financĂ© de nombreux projets Ă  hauteur de 778 millions de F pour cette annĂ©e. NĂ©gatifs pour l’annĂ©e 2016 du fait de la fraude justement, les comptes vont nettement mieux en 2017.

PrĂ©sent lundi, Jean Pierre Levayer, le prĂ©sident de Bcpe international, principal actionnaire de la Banque, a abordĂ© un autre aspect. Celui de l’identification d’un partenaire pour assurer au mieux le dĂ©veloppement de la filiale africaine du groupe Bpce. «La base financiĂšre que nous avons en produit net bancaire ne nous semble pas suffisante pour amortir l’ensemble de nos charges. De ce fait, nous nous sommes mis dans une dĂ©marche nouvelle qui sera de rechercher dans un avenir prochain un ou deux partenaires», a indiquĂ© Jean Pierre Levayer.
Participation politique: les handicapés ont leur place

#Politique
Azize MBOHOU

Le sujet Ă©tait au centre de la 8e session de l’Ecole citoyenne et politique de YaoundĂ©, le weekend dernier.

La cĂ©lĂ©bration des journĂ©es internationales des personnes handicapĂ©es et de la DĂ©claration universelle des droits de l’Homme respectivement les 03 et 10 dĂ©cembre derniers, a offert une occasion idoine Ă  l’Ecole citoyenne et politique de YaoundĂ© (ECPY).

Celle d’organiser, le weekend dernier Ă  YaoundĂ©, sa 8e session rĂ©gionale avec pour thĂšme « Insertion sociale, participation politique et inclusion des femmes et des jeunes handicapĂ©s ». Une initiative mise en Ɠuvre en partenariat avec l’international Institute of Democracy and Electoral Assistance (IDEA).

Les travaux Ă©taient ouverts par le Dr Chemuta Divine Banda, prĂ©sident de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertĂ©s (CNDHL). C’était en prĂ©sence de nombreuses personnalitĂ©s au rang desquelles le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre d'Etat, ministre de la Famille, en charge de la Protection sociale et de la SolidaritĂ© de la RĂ©publique du Gabon, Jonathan Ndoutoume, S.E. Philippe Dopagne, ambassadeur de Belgique au Cameroun, entre autres. Dans son mot de bienvenue, le prĂ©sident du bureau exĂ©cutif de l’ECPY, l’hon.

Vincent de Paul Emah Etoundi, a indiquĂ© qu’il s’agit pour l’ECPY, en organisant cette session, « d’identifier les barriĂšres sociales qui freinent la participation des personnes handicapĂ©es mais aussi de proposer des mĂ©canismes et stratĂ©gies qui favoriseront l’implication des personnes handicapĂ©es au processus de dĂ©veloppement ».

Pour sa part, le prĂ©sident de la CNDHL s’est fĂ©licitĂ© du partenariat et de l’action synergique que mĂšne l’ECPY aux cĂŽtĂ©s de son institution, notamment dans la promotion et la dĂ©fense des droits de l’Homme.

Tout au long des deux jours de travaux, la centaine d’auditeurs prenant part Ă  cette session ont Ă©changĂ© avec des experts et des praticiens sur les causes et les raisons qui freinent l’insertion et la participation des personnes vivant avec un handicap.

Par ailleurs, quelques recommandations ont Ă©tĂ© faites Ă  l’endroit de l’Etat des communautĂ©s locales, des Organisations de la sociĂ©tĂ© civile et des organisations internationales pour que des mesures et des politiques adĂ©quates soient prisent Ă  tous les niveaux, pour contribuer Ă  l’amĂ©lioration des conditions de vies des personnes handicapĂ©es.
Cameroon Tribune du jeudi, 14 décembre 2017
Le temps de l’action

#International
Paul EBOA

Bulletin

Le nouveau sommet du G5 Sahel arrive Ă  point nommĂ©. Face au devoir d’assurer la sĂ©curitĂ© de la vaste zone sahĂ©lienne, les dirigeants des Etats du Sahel ne peuvent pas mĂ©nager leurs efforts pour tordre le cou au terrorisme qui y sĂšme des dĂ©gĂąts.

La zone sahĂ©lienne englobe onze pays Ă  savoir l’AlgĂ©rie, le SĂ©nĂ©gal, la Mauritanie, le Mali, le Burkina- Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan et le Cap vert. Profitant de cette vaste Ă©tendue de terre, des groupes terroristes y mĂšnent des activitĂ©s criminelles.

Il s’agit notamment des groupes dĂ©nommĂ©s Al QaĂŻda au Maghreb islamique (AQMI), le Mouvement pour l’unicitĂ© du jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), Al Mourabitoune et Boko-Haram. Les activitĂ©s de ces terroristes sont d’autant plus dĂ©vastatrices qu’elles fragilisent des Etats sahĂ©liens, au premier rang desquels figure le Mali.

Ces terroristes menacent Ă©galement la sĂ©curitĂ© de l’Europe et des autres continents, puisqu’il est Ă©tabli qu’à partir du Sahel, ils peuvent initier des attaques dont il est difficile de mesurer l’ampleur.

Une intervention militaire internationale a d’ailleurs Ă©tĂ© initiĂ©e en janvier 2013 pour dĂ©loger les terroristes du Nord du Mali. Jusqu’aujourd’hui, quelques tĂ©mĂ©raires initient encore des assauts dans cette partie du territoire malien.

Les manƓuvres des terroristes commandent donc de rĂ©organiser la sĂ©curitĂ© du Sahel. D’oĂč l’initiative d’accĂ©lĂ©rer le dĂ©ploiement de la Force conjointe rĂ©gionale du G5 Sahel. Au-delĂ  des dĂ©clarations de bonne intention, il est dĂ©sormais question d’agir.

C’est-Ă -dire mobiliser les 250 millions d’euros nĂ©cessaires dans un premier temps pour le lancement effectif des activitĂ©s de la force G5 Sahel et, dans un second temps, 400 millions d’euros pour le fonctionnement optimal de cette armĂ©e.

Il appartient surtout aux Etats membres du G5 Sahel de dĂ©bloquer chacun leur contribution, soit 10 millions d’euros par Etat, pour encourager les bailleurs de fonds Ă  soutenir leur initiative.
RDC: Controverse autour du projet de loi électorale

#International
Prosper LOUABALBE

La classe politique, dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs, ne s’accordent pas sur le texte devant rĂ©gir les Ă©lections.

La loi Ă©lectorale rĂ©visĂ©e est l’objet de tous les dĂ©bats politiques en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. Dernier rebondissement en date, le SĂ©nat a renvoyĂ© le texte Ă  la commission politique, administrative et juridique sans qu’il ne soit adoptĂ© en sĂ©ance plĂ©niĂšre !

Ce texte qui divise les parlementaires a Ă©tĂ© adoptĂ© une semaine plus tĂŽt Ă  l’AssemblĂ©e nationale, en l’absence des dĂ©putĂ©s de l’opposition.

Au SĂ©nat avant-hier, ledit texte a Ă©tĂ© rejetĂ© par la majoritĂ©. Pour le gouvernement, le projet de loi Ă©lectorale soumis aux sĂ©nateurs est l’Ɠuvre de l'AssemblĂ©e nationale qui l’a adoptĂ©. AprĂšs la rĂ©action du gouvernement, LĂ©on Kengo wa Dondo, prĂ©sident du SĂ©nat, a clos les dĂ©bats. Le projet de loi a Ă©tĂ© renvoyĂ© Ă  la commission politique, administrative et juridique pour « Ă©tude approfondie ».

Trois points d’achoppement figurent dans le texte Ă  en croire la classe politique congolaise. Il s’agit de la question du seuil d’éligibilitĂ©, de la caution Ă  payer pour se prĂ©senter aux Ă©lections et de la machine Ă  voter, jamais utilisĂ©e dans une Ă©lection en RDC jusque-lĂ .

Mardi dernier, aprĂšs la prĂ©sentation au SĂ©nat du texte controversĂ© par le vice-Premier ministre, ministre de l’IntĂ©rieur, Emmanuel Shadari Ramazani, 23 sĂ©nateurs ont pris la parole pour demander la recevabilitĂ© de ce texte et la majoritĂ© (97 sĂ©nateurs) a demandĂ© son rejet.

«On demande au Parlement de faire son travail, parce que selon le calendrier Ă©lectoral, ce texte doit ĂȘtre publiĂ© le 15 dĂ©cembre», a expliquĂ© le sĂ©nateur Mukeni Lapass de la majoritĂ© prĂ©sidentielle.

Le vice-Premier ministre, ministre de l’IntĂ©rieur, estime pour sa part que ne pas examiner le projet de la loi Ă©lectorale signifie approuver un nouveau report des Ă©lections. M. Ramazani a appelĂ© les sĂ©nateurs Ă  trouver un terrain d’entente avec l’AssemblĂ©e nationale.
Mpoo 2017: des réformes annoncées

#Culture
Mireille ONANA MEBENGA

Le prĂ©sident du comitĂ© d’organisation a sollicitĂ© l’adhĂ©sion des enfants de la communautĂ© pour opĂ©rer de vĂ©ritables changements.

«Consolidation et partage » Ă©tait le thĂšme de la 69e Ă©dition du festival Elog Mpoo qui s’est achevĂ© le 10 dĂ©cembre 2017. Fils et filles Elog Mpoo Ă©taient massivement prĂ©sents Ă  ce grand rendez-vous culturel et traditionnel.

La cĂ©rĂ©monie a eu pour cadre l’esplanade de la prĂ©fecture du dĂ©partement de la Sanaga-Maritime. Comme les annĂ©es antĂ©rieures, l’aspect culturel a une fois de plus Ă©tĂ© mis en avant. Au menu, danses traditionnelles, Ă©preuves de lutte, course de pirogues, Ă©lection de la reine de la grotte, etc

Pendant prĂšs de quatre heures, les autoritĂ©s administratives parmi lesquelles le prĂ©fet de la Sanaga-Maritime, Fritz Dikosso Seme, les personnalitĂ©s politiques, les chefs des 14 clans qui composent cette communautĂ© et une forte dĂ©lĂ©gation d’hommes d’affaires de la RĂ©publique tchĂšque ont replongĂ© dans la tradition profonde de ce peuple de l’eau.

Ce public a eu droit a des danses telles que l’Okolo, le Nku Bisso’o, le Bissima. Le groupe de danse qui a retenu le plus l’attention est celui des jeunes danseurs d’Assiko. La lutte traditionnelle a opposĂ© des lutteurs issus du canton Bakoko du Wouri, dans les catĂ©gories poids lĂ©gers et poids lourds.

Alphonse Mandoa a remporté la finale dans la catégorie de poids légers et Gérard Eyoum chez les poids lourds. La couronne de reine de la grotte 2017 est revenue à la jeune MilÚne Mag EtoupÚ.

Dans son allocution, le prĂ©sident du comitĂ© d’organisation, Joseph Jean-Paul Tjomb, a expliquĂ© que l’assemblĂ©e coutumiĂšre et traditionnelle des Elog Mpoo (Actem) est un lieu oĂč les jeunes sont en contact avec la tradition.

Raison pour laquelle il a demandĂ© Ă  ses frĂšres et sƓurs d’Ɠuvrer pour la consolidation des acquis et d’adhĂ©rer aux vastes rĂ©formes Ă©conomiques et sociales en cours.

Pour lui, les fils et filles Elog Mpoo doivent s’interroger sur leur hĂ©ritage culturel. Le Pco a suggĂ©rĂ© de faire de ce festival un levier de promotion des valeurs et identitĂ©s du peuple Mpoo. Il a aussi prĂ©cisĂ© qu’EdĂ©a est une ville de mise en Ɠuvre du multiculturalisme dans notre pays.

Avant le dĂ©but des manifestations, la cĂ©rĂ©monie a Ă©tĂ© confiĂ©e au Seigneur par une priĂšre ƓcumĂ©nique dite par un prĂȘtre catholique et l’imam de la mosquĂ©e de la ville lumiĂšre.