Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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​​Carrefour des mĂ©tiers: le filon du numĂ©rique

AĂŻcha NSANGOU

Les jeunes invitĂ©s Ă  explorer les TIC hier Ă  YaoundĂ© lors de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture officielle de ce rendez-vous, prĂ©sidĂ©e par le ministre Zacharie Perevet.

ça grouillait d’élĂšves hier Ă  l’esplanade arriĂšre de l’HĂŽtel de ville de YaoundĂ©. Ce mercredi, ils sont nombreux Ă  avoir fait le dĂ©placement pour visiter les stands des entreprises et autres Ă©coles de formation qui se dressent en ce lieu, Ă  l’occasion de la 7e Ă©dition du Carrefour des mĂ©tiers et la bourse de l’emploi. Ils Ă©coutent tout et semblent intĂ©ressĂ©s par tout. Ils collectent des prospectus ci et lĂ  et promettent de s’en servir un jour, aprĂšs l’obtention du baccalaurĂ©at.

Enthousiastes, eux, ils ne le sont pas vraiment. Ces autres jeunes, plus ĂągĂ©s et diplĂŽme en poche, qui semblent avoir perdu tout espoir de trouver un emploi. Ce mercredi matin, pas le temps de visiter d’autres stands, ils foncent tout droit vers celui du Fonds national de l’Emploi, particuliĂšrement bondĂ©. A l’entrĂ©e, deux babillards sur lesquels sont inscrits des offres d’emploi retiennent l’attention. «J’essaye de trouver une offre qui correspond Ă  mon profil pour postuler», confie GeneviĂšve Beyala, diplĂŽmĂ©e en marketing.

Dans l’aprĂšs-midi, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Zacharie Perevet, qu’accompagnaient quelques autres membres du gouvernement, a procĂ©dĂ© Ă  l’ouverture officielle de la 7e Ă©dition de cet Ă©vĂ©nement qui tient dĂ©sormais lieu de rendez-vous de l’emploi. Occasion de revenir sur les enjeux et objectifs de cette rencontre qui se tient cette annĂ©e sous le thĂšme «Quelles formations et quels emplois au Cameroun Ă  l’ùre de l’économie numĂ©rique». Oui, il est question de numĂ©rique au cours de cette nouvelle Ă©dition, d’oĂč l’implication trĂšs visible du ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications.

«Le dĂ©veloppement de l’économie numĂ©rique induira fortement, Ă  court et Ă  moyen terme, une forte demande de main d’Ɠuvre qualifiĂ©e et par ricochet, la crĂ©ation d’un grand nombre d’emplois. Il est donc nĂ©cessaire de renforcer les ressources humaines tant qualitativement que quantitativement dans les mĂ©tiers des technologies de l’information et de la communication (Tic), encourager et soutenir la formation dans le domaine des Tic», a indiquĂ© Zacharie Perevet.

Dans sa leçon inaugurale, intitulĂ©e «Le numĂ©rique, une alternative sĂ»re», Jacques Bonjawo, invitĂ© spĂ©cial de cette Ă©dition, a soulignĂ© l’impĂ©ratif pour le Cameroun de rattraper son retard dans l’économie numĂ©rique et s’est fĂ©licitĂ© de la dĂ©sormais mobilisation gĂ©nĂ©rale impulsĂ©e par le chef de l’Etat. La 7e Ă©dition du Carrefour des mĂ©tiers et la bourse de l’emploi qui s’achĂšve ce jour est Ă©galement le théùtre de confĂ©rences-dĂ©bats autour de la thĂ©matique retenue.
Safety Net Project: Beneficiaries Express Gratitude

#Regions
Fred VUBEM TOH

This was during the 12th and final payment done in Douala on Tuesday.

Beneficiaries of the poverty alleviation project dubbed, ‘Safety Net’ have expressed gratitude to government for enabling them to hop out of poverty.

Speaking during the thanksgiving ceremony which also coincided with the 12th and final payment, the representative of the beneficiaries said at first they did not believe in the project as it was too good to be true but after the first payments were made, many people got interested and money received from the project enabled them set up income generating activities.

According to the coordinator of the Safety Net project, Njoh Michellin, the project consists of dishing out 20,000 FCFA to the beneficiaries after every two months over a period of two years.

On the sixth payment, they are given the sum of 80,000 FCFA to enable them set up a business and on the 12th and last payment they are given the same amount, this time to increase the scale of the business they must have set up.

The project does not only dole out but also offers advice on how to set up and manage an income generating activity, sensitized on the need for hygiene, education and establishing birth certificates for their children.

In return, beneficiaries carry out human investment activities and are recruited to work in labour intensive projects where they are paid 1,600 FCFA on a daily basis so as to enable them make more money.

The project initiated in 2004 finally took off in 2014 in five regions including, the Far north, North, Adamawa, East and North West as well as the cities of Douala and Yaounde.

According to the field operations officer for the Littoral, Delphine Yith, 500 beneficiaries were chosen in Douala from an initial list of 1,500 people on the basis of investigations carried out by the National Institute of Statistics.

“my life is better now. I have been able to start a firewood business and send my children to school with money received from the project”, says Mbakop Elisabeth, a beneficiary of the project.
Renewable Energy: National Master Plan Unveiled

#Economie
MBOM Sixtus

The Korean International Cooperation Agency submitted the document to government in Yaounde December 7.

A National Master Plan has been drawn up for the development and use of renewable energy in Cameroon. The plan derived from a study carried out with financial and technical assistance from the Korean International Cooperation Agency, KOICA, was handed over to the Ministry of Energy and Water Resources (MINEE) in Yaounde on December 7.

The Resident Representative of KOICA office in Cameroon, Yeon Je Ho, submitted the documented to the Director of Renewable Energy in MINEE, Pierre Narcisse Massoma Bille who represented Minister Basile Atanaga Kouna at the handing over ceremony that marked the end of the study launched in 2013.

The Korean official said the study comprised a survey of Cameroon’s renewable energy potential. He also said Cameroon possess a huge potential owing to its abundant water and energy resources.

The elements surveyed were the country’s photovoltaic energy (solar energy) potential, wind energy, small hydro (dams with potential of producing up to 5MW hydro electrical power) and biomass energy potential. The survey was carried out in 11 sites in the Center, East, North West, South West and South regions.

The Master Plan charts a blueprint expected to enable Cameroon double its energy potential by 2020 and triple it by 2030, according to Yeon Je Ho. He also holds the implementation of the project worth two million US dollars (circa FCFA 1.11 billion) will facilitate and provide a secure platform for renewable energy to be developed in Cameroon.

This, he said, would be pulled out from imagination into reality by the many favourable climatic and environmental conditions for the development of renewable energy that the country is endowed with.

Hammering on the importance of this form of energy to acceleration and sustainability of economic development, the Resident Representative of KOICA noted the project is an attempt to support President Paul Biya’s vision of making Cameroon an energy economy by the year 2035.
Carrefour des métiers: de belles perspectives

#Economie
AĂŻcha NSANGOU

Le bilan de ce rendez-vous affiche plus de 200 emplois offerts aux jeunes, mais aussi de nombreuses opportunités.

Jeudi 07 dĂ©cembre 2017. TroisiĂšme jour mais aussi jour de clĂŽture de la 7e Ă©dition du Carrefour des mĂ©tiers et de la bourse du travail. On ne dirait pourtant pas. Tellement les visiteurs continuent d’affluer.

Et comme au premier jour, c’est le stand du Fond national de l’emploi (Fne) qui remporte la palme de l’espace le plus frĂ©quentĂ©. D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mĂȘmes. Rendus Ă  13h ce jeudi, 1137 personnes Ă©taient dĂ©jĂ  passĂ©es dans ce stand soit 1056 demandeurs d’emploi, 81 employeurs et surtout 208 candidats insĂ©rĂ©s sur le site.

De quoi donner espoir aux jeunes encore en attente d’ĂȘtre reçus par un personnel de la structure opĂ©rationnelle de l’emploi au Cameroun.

Tout Ă  cĂŽtĂ©, le ministĂšre des Postes et TĂ©lĂ©communications (Minpostel) enregistre Ă©galement un nombre impressionnant de visiteurs. Ce dĂ©partement ministĂ©riel qui est au centre de l’évĂ©nement, compte tenu de la thĂ©matique:

« Quelles formations et quels emplois au Cameroun Ă  l’ùre de l’économie numĂ©rique », a jouĂ© un rĂŽle de sensibilisation au Carrefour des mĂ©tiers. Sensibilisation, mais aussi Ă©clairage sur les actions du Minpostel pour le dĂ©veloppement du numĂ©rique.

Un responsable rencontré sur le stand explique que les jeunes ont également été informés sur les techniques de maturation des projets, sur la formation aussi. Ceux des jeunes qui venaient déjà avec des projets étaient orientés vers des starts-uppeurs.

Cedric Nya, diplĂŽmĂ© en informatique fait partie de ceux qui ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur les opportunitĂ©s qu’offre le Minpostel.

Ce jeune est venu chercher des opportunitĂ©s pour des projets qui lui trottent dans la tĂȘte. Deux au total. « Je souhaite mettre sur pied une application dans le secteur des bĂątiments et travaux publics.

Ce sera un moyen de mettre en contact les entrepreneurs et les demandeurs de service de ce domaine », explique-t-il. De plus, ce jeune a en tĂȘte un projet de transformation de pomme de terre en compote, chips et surgelĂ©s. Il est reparti avec des contacts notamment du Piiasi avec qui il a promis de reprendre langue.

C’était cela le Carrefour des mĂ©tiers et de la bourse de l’emploi 2017 qui a Ă©tĂ© clĂŽturĂ© hier. Trois jours d’échanges, trois jours d’opportunitĂ©s Ă  saisir
 avec pour seul objectif, donner des axes d’orientation aux jeunes, pour une insertion dans le monde de l’emploi.
Transport aérien: Camair-Co arrive à Dakar

#Economie
Félicité BAHANE N.

Le vol inaugural de ce vendredi 8 décembre 2017 est une nouvelle étape du plan de redressement en cours.

Plusieurs opĂ©rateurs Ă©conomiques camerounais sont ce vendredi 8 dĂ©cembre Ă  bord de Camair-Co, Ă  destination de Dakar. Il s’agit d’un vol inaugural, minutieusement prĂ©parĂ©, pour marquer les esprits tant au Cameroun qu’au SĂ©nĂ©gal.

Et c’est la preuve, si besoin en Ă©tait encore, de la bonne marche du plan de relance de la compagnie aĂ©rienne nationale, dressĂ© par le consultant Boing.

C’est Ă©galement le dĂ©roulĂ© d’une vision, celle du top management en poste depuis aoĂ»t 2016, conduit par Ernest Dikoum, directeur gĂ©nĂ©ral. Le Cameroun d’abord, pense-t-il. Et puis progressivement, la compagne s’ouvre Ă  l’Afrique et au reste du monde.

Le vol inaugural de Camair-Co vers Dakar, ce vendredi, partira de l’aĂ©roport international de Douala avec une escale Ă  YaoundĂ© Nsimalen, avant d’atterrir Ă  l’aĂ©roport international Blaise Diagne, nouvellement construit et inaugurĂ© la veille, jeudi 7 dĂ©cembre 2017. Camair-Co sera donc l’une des premiĂšres compagnies aĂ©riennes Ă  fouler ce hub sous rĂ©gional, situĂ© Ă  47 km au Sud de Dakar.

AprÚs ce vol inaugural, Camair-Co va désormais desservir la capitale sénégalaise quatre fois par semaine : lundi, mercredi, vendredi et dimanche. Coût de la desserte, à partir de 449 700 F.

Il faut dire que depuis 2016, la compagnie aĂ©rienne du Cameroun est rĂ©ellement en pleine expansion : 600 personnels ; 5 avions (un B767-300, deux B737-700 et deux MA 60) et treize destinations dont sept domestiques (Douala, YaoundĂ©, Maroua, Garoua, N’GaoundĂ©rĂ©, Bafoussam et Bamenda) et 6 rĂ©gionales (Cotonou, N’Djamena, Libreville, Bangui, Dakar et Abidjan). DĂšs lors, les performances d’exploitation parlent d’elles-mĂȘmes : en moyenne, le taux de remplissage survole les 51%.

Le taux de rĂ©gularitĂ© plane au-dessus de 86% et le taux de ponctualitĂ© monte Ă  71%. VoilĂ  qui justifie l’augmentation du chiffre d’affaires Ă  l’émission, de plus de 30%. Les recettes mensuelles ont connu un bond, passant de 400 millions de F Ă  prĂšs de 2 milliards de F actuellement.

Aujourd’hui, Camair-Co opĂšre au moins 104 vols en moyenne par semaine Ă  travers le Cameroun. Le nombre de passagers depuis le mois de janvier a dĂ©passĂ© les 200 000.

La direction gĂ©nĂ©rale a pris l’engagement d’Ɠuvrer pour l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’accueil, du service et du confort, de sorte que les prestations offertes par l’entreprise soient de mĂȘme standing oĂč que l’on se trouve.
ClĂŽture de la saison sportive: Au-delĂ  du sport, la communion et l’unitĂ©

#Presidential
Jean Marie NZOKOU

Rendez-vous respecté hier pour le président de la République, Paul Biya et la jeunesse camerounaise.

Le triomphe au bout de la peine et de l’effort. Ainsi peut-on rĂ©sumer la victoire acquise hier par New Stars de Douala face Ă  Union des Mouvements Sportifs (UMS) de Loum.

AprĂšs une premiĂšre tentative infructueuse il y a cinq ans, l’équipe de la capitale Ă©conomique est entrĂ©e de plain-pied dans le cercle restreint des dĂ©tenteurs du trophĂ©e sportif le plus convoitĂ© au Cameroun.

Inscrit deux minutes avant la fin de la premiĂšre manche, le but que personne n’avait vu venir a scellĂ© dĂ©finitivement le sort d’une rencontre que l’on croyait Ă  rebondissements.

Du mĂȘme coup, les «nouvelles Ă©toiles » ont empĂȘchĂ© les « unionistes » du Moungo de rééditer l’exploit de 2015 lorsqu’ils inscrivaient pour la premiĂšre fois leur nom au palmarĂšs. Cette fois-ci, la victoire a changĂ© de camp.

Au fil des ans, la finale de la coupe du Cameroun est devenue une sorte de grand’messe populaire Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte. En mĂȘme temps qu’elle a clĂŽturĂ© en apothĂ©ose la fin de la saison sportive 2017, la grandiose cĂ©rĂ©monie d’hier avec pour centre d’attraction le derby opposant deux Ă©quipes de la rĂ©gion du Littoral, a tenu toutes ses promesses.

D’abord sur le plan de la participation populaire avec ces gradins remplis Ă  ras bord par des supporters surexcitĂ©s. Ensuite sur le plan festif avec une ambiance bon enfant oĂč la joie des retrouvailles rimait avec la ferveur patriotique rehaussĂ©e par l’expression pluridimensionnelle des multiples facettes de cette diversitĂ© socio-culturelle qui fait du Cameroun une sorte d’exception africaine.

Sur le plan purement sportif, le spectacle offert au public Ă©tait allĂ©chant de bout en bout, mĂȘme si on a pu dĂ©plorer quelques dĂ©chets au niveau des automatismes et de la finition. Mais Ă  tout prendre, les deux finalistes se sont donnĂ©s Ă  fond dans un match dont l’intensitĂ© et l’équilibre des forces ont maintenu le suspense jusqu’au bout.

Le plus remarquable aura Ă©tĂ© l’engagement et la dĂ©termination des joueurs qui ont vĂ©ritablement mouillĂ© le maillot tout le long du match. DĂšs le coup d’envoi, il n’y a eu ni round d’observation, ni calcul d’arriĂšre-boutique, mais plutĂŽt une rage de vaincre perceptible chez les 22 acteurs.

AprĂšs avoir subi une lĂ©gĂšre domination dans les 30 premiĂšres minutes, New Stars a relevĂ© progressivement la tĂȘte, avant de rĂ©pondre coup pour coup, se lançant Ă  son tour Ă  l’assaut des buts adverses.

Sa victoire est d’autant plus mĂ©ritĂ©e que ses joueurs ont fait preuve de rĂ©alisme en concrĂ©tisant l’une des rares opportunitĂ©s lĂ  oĂč leur adversaire du jour, visiblement sous pression, a vendangĂ© des nombreuses occasions nettes de but. Il Ă©tait peut-ĂȘtre dit quelque part que la joie changerait cette annĂ©e de camp pour ajouter plus de piment dans la...sauce sportive.

Il convient aussi de souligner que la cĂ©lĂ©bration d’hier au Stade Omnisports de YaoundĂ© dĂ©bordait le cadre purement sportif. Au-delĂ  du match, des mouvements d’ensemble ou du dĂ©ploiement visuel des diffĂ©rentes fĂ©dĂ©rations sportives, certains ingrĂ©dients spĂ©ciaux ont apportĂ© un cachet particulier Ă  cette cĂ©rĂ©monie grandiose.

En commençant par la prĂ©sence du chef de l’Etat dont l’arrivĂ©e a dĂ©clenchĂ© une grande ovation dans le sillage d’une ferveur patriotique qui s’est exprimĂ©e Ă  travers le chant, la gestuelle ou l’image pour magnifier davantage la grande communion avec la collectivitĂ© nationale dans toutes ses composantes.

Au-delĂ  des cĂ©rĂ©monies protocolaires d’usage ou de la remise des trophĂ©es, le prĂ©sident de la RĂ©publique a pu apprĂ©cier Ă  travers la parade culturelle et les messages dĂ©ployĂ©s, la volontĂ© des Camerounais de cultiver les valeurs susceptibles de renforcer l’unitĂ© et la solidaritĂ© en ces temps oĂč a sĂ©curitĂ© nationale fait face Ă  des menaces multiples.

Pour certains observateurs, la cérémonie réussie de la Coupe du Cameroun préfigure à travers son rendu, celle de la CAN 2019 en ligne de mire.
2017 Cup of Cameroon : New Stars Crowned

#Presidential
Elizabeth MOSIMA

They beat former cup holders, UMS of Loum, 1-0 yesterday December 10, 2017 to lift the most prestigious trophy.

Lift the trophy for the first time and have their name written in the book of fame was the dream of New Stars of Douala. It was with this objective in mind that the players of New Stars of Douala played the final of the 58th edition of the Cup of Cameroon yesterday December 10, 2017.

The dream came true following their 1-0 victory over 2015 cup holders, UMS of Loum.

Even though UMS Loum and New Stars have faced each other in the national championship and UMS have triumphed over them, yesterday’s game was a different competition within a different context.

Prior to the encounter, thousands of fans and supporters trooped to the stadium as early as 10:00 a.m. in order to watch every aspect of the final. The encounter began at 4:13 p.m. with both teams determined to win. UMS of Loum began the encounter on a good footing and dominated the first 14 minutes of the game.

They were however met with strong resistance from the defence of New Stars of Douala. In spite of the dominance they lost all their scoring chances giving their opponents an advantage over them.

New Stars continued with their good play style and at the 42nd minute, Alain Nandougang scored the lone goal of the encounter after receiving a pass from William Kouoh Billé.

The goal brought back life to the stadium as spectators had waited for long without any goal from any of the teams. Both teams separated at half time on a 1-0 score margin.

On resumption, UMS put up a strong fight but New Stars was able to ward off any attack from UMS with a strong defence wall. Efforts made by UMS to equalise were futile.

At stoppage time the scoreboard read 1-0 in favour of New Stars of Douala. With the victory, New Stars of Douala will represent Cameroon in the CAF Confederation Cup next year.
Une saison sauvée

#Presidential
Priscille G. Moadougou

La deuxiÚme fois est la bonne pour New Star, le club du Littoral qui a gagné la finale de la Coupe du Cameroun hier à Yaoundé.

Un air que les populations des Grassfields chantent souvent pour exprimer leur joie. « Yaya tooo, yaya tooo !!! Yaya too, Yaya too», rĂ©pĂšte sans cesse Faustin Domkeu, le prĂ©sident de New Stars de Douala, alors qu’il se dirige vers les vestiaires de son club.

Sourire aux lÚvres, il accueille chaleureusement des jeunes qui se trouvent là. Il franchit la porte pour retrouver les héros du jour.

Certains, notamment le capitaine Henri Pierre Nnouck Minka, sont encore sur la pelouse en train de jubiler avec leurs supporters. Ils regagneront leurs vestiaires tour Ă  tour.

Ils ont tous heureux d’avoir sauvĂ© leur saison et de recevoir, dans les heures qui suivent la somme de 1.000.000 F pour chacun comme prime de victoire. Une promesse faite par leur prĂ©sident.

Cerise sur le gĂąteau, c’est l’un d’eux, Alain Nandjou Nganle qui a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© homme du match.

La joie est donc à son comble au sein du club, qui a commencé la saison sportive de maniÚre catastrophique. New Stars a terminé à la 9e place avec 44 points. «Pendant toute la phase aller, nous étions dans le ventre mou du classement.

Puis, nous nous sommes ressaisis avec pour objectif de nous maintenir en Elite One. Au fur et Ă  mesure qu’on avançait en coupe du Cameroun, on s’est dit qu’on pouvait gagner le trophĂ©e.

Et c’est chose faite ! Il est vrai que le prĂ©sident a mis tous les moyens nĂ©cessaires pour qu’on se distingue», confie heureux Jojo Dibanga, le directeur sportif du club.

Pour la deuxiĂšme finale de coupe du Cameroun, New Stars remporte le titre, aprĂšs avoir Ă©tĂ© malheureux finaliste en 2012. C’est au cours de la saison 2010 que l’équipe de la capitale Ă©conomique accĂšde en Elite One.

En 2015, pour avoir occupĂ© la troisiĂšme place Ă  l’issue du championnat, le club a participĂ© Ă  la Coupe de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football.

Cette annĂ©e encore, alors que le Cameroun n’aura qu’un seul reprĂ©sentant dans cette compĂ©tition, les poulains de Laurent Djam devront faire mieux qu’une Ă©limination au tour prĂ©liminaire.
Apothéose: Paul Biya a fait le match

#Presidential
Azize MBOHOU

Le chef de l’Etat a prĂ©sidĂ© hier au stade Omnisports la clĂŽture de la saison sportive 2017.

La politesse
du chef ! Cette ponctualitĂ© que le prĂ©sident Paul Biya sert infatigablement Ă  chaque fois qu’il prend part Ă  une cĂ©rĂ©monie officielle. Hier encore au stade Omnisports de YaoundĂ©, le chef de l’Etat est restĂ© fidĂšle au principe. 15h19.

La limousine prĂ©sidentielle s’immobilise devant le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, acteur principal du dispositif protocolaire d’accueil.

C’est dans une cuvette de Mfandena en Ă©bullition que le MINSEP reçoit le prĂ©sident de la RĂ©publique. La foule exulte. Presque un concert spontanĂ© du public. « Pauuul Biya ! Pauuul Biya ! Notre prĂ©sident
 », le refrain est repris en chƓur. Avec vigueur.

Le bouquet d’accueil est tonique. La voix fluette de la petite Astia Mefogui, Ă©lĂšve en classe de cours moyen 1 Ă  l’école les Coccinelles, chargĂ©e de remettre le bouquet de fleurs au chef de l’Etat, apporte une nouvelle cadence Ă  la communion.

Quelques minutes aprĂšs, le chef de l’Etat s’immobilise devant le drapeau national. La musique de la Garde prĂ©sidentielle exĂ©cute l’hymne national, tandis que la foule agite joyeusement le fanion vert-rouge-jaune. Le chef de l’Etat, chef des armĂ©es, passe ensuite les troupes en revue.

Des dĂ©tachements de la Garde prĂ©sidentielle, de la gendarmerie, de l’armĂ©e de terre, de l’armĂ©e de l’air, de la marine nationale, des sapeurs-pompiers et de la police, placĂ©s sous le commandant du colonel Oscar Mbarga Onana, commandant de l’Ecole militaire interarmĂ©es (EMIA).

Paul Biya rejoindra la loge prĂ©sidentielle, oĂč il retrouvera, entre autres, le prĂ©sident du SĂ©nat, Marcel Niat Njifenji, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril, le Premier ministre, chef de gouvernement, Philemon Yang.

C’est un Paul Biya attentif et admiratif du spectacle d’ouverture qu’offrent prĂšs de 1608 acteurs sur la pelouse. Souriant, dĂ©tendu, le chef de l’Etat applaudit face aux images fortes et tableaux saisissants qui illustrent le bilinguisme, la cĂ©lĂ©bration de l’excellence ou alors la promotion du multiculturalisme.

C’est sur ce fil de gaitĂ© et de retrouvailles que le chef de l’Etat va vivre l’unique but de la rencontre Ă  la 41e minute, par Alain Nandjou de New Star de Douala. Sacrifiant au rituel, le chef de l’Etat a tenu Ă  remettre des trophĂ©es accompagnĂ©s des poignĂ©es de main et des fĂ©licitations Ă  toutes les 43 fĂ©dĂ©rations sportives en fĂȘte.
Alain Nandjou Nganle comme un renard
de surface:

#Presidential
Yannick ZANGA

Dans une finale sans panache, il est l’auteur du seul Ă©clair de la partie.

Tel un prĂ©dateur, il a su ĂȘtre au bon endroit, au bon moment. Nous sommes Ă  la 42Ăš minute de la 58Ăš Ă©dition de la finale de la coupe du Cameroun. De bout en bout, Ă  la limite d’une position illicite de hors-jeu, il a suivi un joli mouvement collectif de New Stars.

En cinq touches de balle le cuir lui parvient aprùs un amour d’offrande de William Ngoundo Kouoh Bille.

Tout en puissance, il loge le ballon entre les jambes d’Edimo Pehn Parfait. Avec ce but, Alain Nandjou Nganle inscrit New Stars de Douala au palmarĂšs de la compĂ©tition. TrĂšs alerte, il aura sĂ©rieusement donnĂ© du fil Ă  retordre Ă  la dĂ©fense de l’Union des mouvements sportifs de Loum.

Durant les 90 minutes, il a usĂ© des qualitĂ©s qu’on lui reconnaĂźt. Sur le front offensif, quel qu’en soit le flanc, il a cette facultĂ© Ă  avaler les espaces tout en provocation et en percussion.

Si la vĂ©locitĂ© est un trait principal de son jeu, Alain Nandjou demeure un buteur. Durant la saison en Elite One, les « nouveaux astres» n’ont pas pu profiter de ses talents de goleador.

La faute Ă  des pĂ©pins physiques. De retour Ă  la compĂ©tition, il retrouvera la pleine possession de ses moyens en coupe. FormĂ© Ă  la fabrique de talents qu’est Fundesport, l’attaquant au maillot flockĂ© du dossard numĂ©ro 7 a fait ses classes Ă  Douala Athletic Club 2000, il y a quatre ans.

Ce jour au Palais Polyvalent des Sports de YaoundĂ©, lui sera remis le trophĂ©e d’homme du match de la finale 2017. Au palmarĂšs, Alain Nandjou Nganle succĂšde Ă  Franck Boya.
Ambiance: ferveur multiculturelle

#Presidential
Yannick ZANGA

Hier durant la finale de la coupe du Cameroun, la faible moisson en buts a Ă©tĂ© comblĂ©e par une parade culturelle d’avant-match de haute facture.

DĂšs les premiĂšres sirĂšnes du cortĂšge prĂ©sidentiel, le stade Omnisports de YaoundĂ© s’est transformĂ© en un vĂ©ritable chaudron. EntiĂšrement debout, le public massĂ© dans les gradins a chaleureusement accueilli le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya.

Un instant de communion symbolisé par ces drapelets harmonieusement agités tel un ballet lumineux de lucioles.

20 minutes avant le dĂ©but de la finale, l’ambiance est montĂ©e d’un cran avec le spectacle relevĂ© de la traditionnelle parade culturelle. Les 40000 spectateurs prĂ©sents ont Ă©tĂ© impressionnĂ©s par la qualitĂ© du spectacle baptisĂ© «Gratitude du mouvement sportif au chef de l’Etat, S.E. Paul Biya, pour l’organisation des CAN 2016-2019 et la marche triomphante vers l’émergence 2035».

En trois tableaux, les 1608 acteurs ont su traduire tout en couleur par le chant, la danse, les mouvements d’ensemble et les acrobaties toute la vitalitĂ© de notre riche patrimoine culturel et sportif.

Le public s’est montrĂ© rĂ©ceptif aux messages d’hospitalitĂ© et de paix Ă  travers des salves de cris et d’acclamations.
Durant la partie, le public n’exultera vĂ©ritablement qu’à une seule reprise.

Les incoordinations, le manque de luciditĂ© devant les buts et la prĂ©cipitation dans l’exĂ©cution, susciteront rĂ©guliĂšrement quelques onces de dĂ©pit. PlutĂŽt volontaire, le public s’est Ă  plusieurs reprises essayĂ© Ă  la ola. Sans succĂšs.

Toutefois, la richesse sonore Ă©tait au rendez-vous. Des vuvuzelas aux sifflets, des groupes de danse en passant par les tambours lançant les tempos d’AbĂšle, aux mĂ©lopĂ©es cuivrĂ©es Ă  la nigĂ©riane.
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Cameroon Tribune du mardi, 12 décembre 2017
Cote d'Ivoire: l’armĂ©e dĂ©graisse

#International
Simon Pierre ETOUNDI

Le gouvernement veut se séparer d'un millier de soldats d'ici la fin de l'année.

La loi de programmation militaire lancĂ©e en 2016 par le gouvernement ivoirien est rĂ©solument en Ɠuvre. Lors d’un conseil des ministres la semaine Ă©coulĂ©e, le gouvernement a annoncĂ© que prĂšs d'un millier de militaires ivoiriens ont profitĂ© d'un plan de dĂ©part volontaire de l'armĂ©e.

Pour ce faire, les autoritĂ©s ont dĂ©cidĂ© d'offrir Ă  chaque soldat partant en retraite anticipĂ©e la somme de 15 millions de francs CFA. Ces retraites anticipĂ©es font partie d'un vaste plan de restructuration des forces armĂ©es ivoiriennes lancĂ© en 2016 et qui vise d’ici 2020, Ă  soulager l’armĂ©e de plus de 4000 soldats.
Actuellement, l’armĂ©e ivoirienne compte prĂšs de 23 000 hommes qui ne brillent pas toujours par leur discipline.

En effet, depuis la crise post-Ă©lectorale de 2010-2011, plusieurs mutineries ont secouĂ© les rangs de l’armĂ©e composĂ©e de militaires de mĂ©tier, mais aussi d'anciens rebelles qui ont combattu dans une sĂ©rie de conflits civils. Par ailleurs, selon une source proche du ministĂšre de la DĂ©fense, l'armĂ©e ivoirienne compte 70% de sous-officiers, alors que ce ratio devrait ĂȘtre de 25%.

Cette situation est inhérente aux promotions massives enregistrées lors de l'intégration dans l'armée en 2011 d'ex-rebelles et surtout à la suite des mutineries de 2014. Mais les départs volontaires ne sont pas ciblés. Toujours est-il que sur les 991 militaires de la premiÚre vague de départs volontaires, 634 sont sous-officiers pour seulement trois officiers.

Pour les autoritĂ©s ivoiriennes, si la somme versĂ©e Ă  ceux qui quittent volontairement l’armĂ©e peut paraĂźtre consĂ©quente, l'armĂ©e devrait rĂ©aliser des Ă©conomies sur la durĂ©e en termes de versement de soldes.

Davantage, « l'idĂ©e, c'Ă©tait de trouver une porte de sortie pour ceux qui parmi les soldats n'avaient plus cette envie d'ĂȘtre au sein de l'armĂ©e et recentrer sur la formation et la discipline de ceux qui souhaitent encore demeurer militaires ivoiriens », analyse le chercheur ivoirien Arthur Banga.
FĂȘtes de fin d’annĂ©e: Arnaqueurs et voleurs rĂŽdent

#24heures
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Les faits

En cette veille de célébration de Noël et du Nouvel an, les populations sont de plus en plus exposées. Les hommes en tenue appellent à plus de vigilance.

Bras en l’air, foulard au sol et hurlant comme si elle avait vu un dĂ©mon, Anita N., 35 ans attire l’attention au marchĂ© Mokolo Ă  YaoundĂ©, en ce premier samedi du mois de dĂ©cembre. « Ils m’ont fini. Ces voleurs m’ont tuĂ©e », crie-t-elle en pleurant.

Des hommes et femmes visiblement sensibles s’arrĂȘtent. « Calmez-vous Madame, ça va aller », lui lance l’un d’eux. Et sa rĂ©action est plutĂŽt Ă©lectrique. « Me calmer ? Je ne peux pas. Ils ont pris tout mon argent. Je suis finie », se lamente-t-elle.

En effet, comme l’explique la sƓur de la victime, les deux venaient faire des emplettes pour les fĂȘtes. Dans son fourre-tout, cette espĂšce de gros sac Ă  main que les femmes utilisent pour les courses, Anita N. avait prĂšs de 150. 000 F. RepĂ©rĂ©e Ă  son arrivĂ©e au marchĂ©, la jeune femme a Ă©tĂ© prise pour cible par un « Ă©ventreur de sac ».

Pendant qu’elle faisait des va-et-vient dans l’espace commercial, le voleur l’épiait en surveillant tous ses faits et gestes. « C’est aprĂšs avoir parcouru tout le secteur rĂ©servĂ© au dĂ©ballage que ma sƓur s’est rendue compte que son sac avait Ă©tĂ© vidĂ©. Le porte-monnaie avait disparu.

On a rien entendu. Il y a tellement de monde au marchĂ© qu’on est obligĂ© de se serrer. C’est sĂ»rement dans ce cafouillage que le voleur a soutirĂ© l’argent », conclut notre interlocutrice.

A YaoundĂ© comme c’est sĂ»rement le cas dans certaines grandes mĂ©tropoles en cette veille de fĂȘtes de fin d’annĂ©e, voleurs et arnaqueurs semblent ĂȘtre sortis de leurs cachettes en grand nombre. Lorsque ce n’est pas dans un marchĂ© qu’une femme pleure, c’est dans un taxi qu’une autre se lamente. « C’est gĂ©nĂ©ralement ainsi pendant le mois de dĂ©cembre.

Ceci parce que les « arracheurs de sacs » savent que beaucoup vont dans les marchĂ©s pour faire les achats. Il y a aussi des mariages et funĂ©railles. C’est pour cela que nous appelons les populations Ă  faire trĂšs attention», conseille une source policiĂšre. Dans les postes de police et de gendarmerie, les plaintes pour vol et agression sont en hausse.

Des statistiques exactes manquent, mais notre source affirme que la courbe est croissante. « Entre ceux dont les sacs ont Ă©tĂ© arrachĂ©s dans les marchĂ©s et ceux qu’on a arnaquĂ© par tĂ©lĂ©phone, nous ne nous ennuyons pas. Il revient donc aux populations d’ĂȘtre vigilantes », insiste l’homme en tenue.
Les piĂšges de la distraction

#24heures
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le Contexte

Voleurs et escrocs se mĂȘlent trĂšs souvent aux personnes emportĂ©es par l’euphorie de l’ambiance.

Comme tous les ans, les fĂȘtes de fin d’annĂ©e sont une pĂ©riode d’effervescence dans les grandes mĂ©tropoles et mĂȘme dans les localitĂ©s de moindre envergure. A quelques semaines de la cĂ©lĂ©bration de NoĂ«l et du Nouvel an, les portes sont ouvertes Ă  toutes sortes d’arnaques.

Vol Ă  l’arrachĂ©, vol de vĂ©hicules, agressions surtout Ă  bord de taxis ou dans les domiciles
 Les champions du vol rivalisent d’ingĂ©niositĂ© pour s’accaparer de ce qui ne leur appartient pas. Profitant de ce que, la plupart des hommes et femmes sont absorbĂ©s par les diffĂ©rents achats.

En raison des mouvements des personnes et des biens dans les espaces commerciaux, les agences de voyage et les taxis, les voleurs ont leur cible en ligne de mire. Argent, voitures, téléphones portables, laptops, bijoux ou tout autre objet de valeur sont des appùts.

Pour parvenir Ă  leurs fins, ils se jouent de la naĂŻvetĂ© de leurs victimes. « C’est comme si les voleurs avaient le flair pendant les fĂȘtes de fin d’annĂ©e. Ils Ă©pient et surveillent les mouvements de ceux qui vont et viennent. Quand vous n’ĂȘtes pas prudent, ils vous dĂ©pouillent de tout.

C’est pourquoi, il est important pour les uns et les autres de ne faire confiance Ă  personne, mĂȘme pas Ă  ceux qui font semblant d’ĂȘtre gentils. C’est une pĂ©riode propice Ă  toutes formes de vols », conseille Jeannette Akamba, secrĂ©taire dans une entreprise.

Dans les taxis, de faux passagers ratissent large avec des conversations anodines mais qui tournent autour de l’argent. En cette pĂ©riode, il y a de faux taxis qui sont spĂ©cialisĂ©s dans les agressions. D’autres voleurs choisissent d’envahir les espaces commerciaux pour repĂ©rer leurs cibles y compris dans les banques. Les jeux de hasard notamment des cartes sont d’autres piĂšges.

« Il y a quelques jours, une dame s’est vue dĂ©pouillĂ©e de son argent de ration par des joueurs du « Njambo » Ă  l’entrĂ©e du marchĂ© du Mfoundi. Ils lui ont proposĂ© de miser une certaine somme afin de gagner le triple du montant qu’elle avait et elle a cĂ©dĂ©. A force de miser, elle n’avait plus aucun sous et n’avait que ses yeux pour pleurer », raconte Paul. G, un vendeur ambulant.

Bien que NoĂ«l et le Nouvel an soient une pĂ©riode de chaude ambiance, puisque c’est chacun qui veut faire la fĂȘte, l’heure doit aussi ĂȘtre Ă  la vigilance. Chacun devrait rester Ă©veillĂ©, ne pas cĂ©der au relĂąchement et Ă  l’inattention. C’est avec de telles attitudes qu’on peut Ă©viter les piĂšges, selon des sources policiĂšres.
Sénat: les ministres défendent leurs enveloppes

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Depuis samedi soir, les membres du gouvernement passent devant la Commission des finances et du budget pour présenter les priorités pour 2018.

Ils ont commencĂ© par l’AssemblĂ©e nationale. DĂ©sormais, c’est devant les sĂ©nateurs qu’ils expliquent, dĂ©fendent, justifient. Les membres du gouvernement passent tour Ă  tour devant la Commission des finances et du budget du SĂ©nat pour dĂ©fendre les enveloppes budgĂ©taires de leurs dĂ©partements ministĂ©riels respectifs pour 2018.

Samedi soir, le bal a été ouvert par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, aprÚs la conférence des présidents qui a jugé le projet de loi de finances 2018 recevable.

Depuis lors, ils se succĂšdent devant les membres de cette commission. AprĂšs avoir dĂ©fendu les enveloppes des institutions de souverainetĂ© comme la prĂ©sidence de la RĂ©publique, les services du Premier ministre, le Conseil Ă©conomique et social, entre autres, le ministre des Finances a cĂ©dĂ© la place au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire.

Discussions depuis le week-end

DĂšs le lendemain dimanche, le ministre de la DĂ©fense s’est prĂ©sentĂ© devant la commission. Joseph Beti Assomo dĂ©fendait ainsi une enveloppe budgĂ©taire Ă©valuĂ©e Ă  240,194 milliards de F. De la mĂȘme maniĂšre, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso, escompte un budget de 64,454 milliards de F dont les prioritĂ©s concernent la vie des dĂ©tenus et la construction des infrastructures pour le service judiciaire.

Les membres de la commission ont Ă©galement reçu les ministres du Commerce (8,766 milliards F), du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale (4,752 milliards F), ainsi que de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain.

En soirée, ils étaient huit membres du gouvernement devant les sénateurs.

Il s’agit des ministres de l’Education de base (210 milliards F), des Enseignements secondaires (365 milliards), de l’Enseignement supĂ©rieur (61,401 milliards F), de l’Emploi et de la Formation professionnelle (20,523 milliards), ainsi que de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales, des Travaux publics (326,26 milliards), de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (13,277 milliards) et des Relations extĂ©rieures.

Hier lundi, la Commission des finances a repris les travaux avec les ministres de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation, des Transports, de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, ainsi que le ministre de la SantĂ© publique.

Le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs, Bello Bouba MaĂŻgari, a Ă  l’occasion rappelĂ© l’importance de son enveloppe budgĂ©taire, eu Ă©gard Ă  l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Cameroun en 2019.
Youpwe Fish Market: Over FCFA 7 Billion Available

#Economie
AMINDEH Blaise ATABONG

The grant provided by the Japan International Cooperation Agency (JICA) will also be used to improve the fishing unloading facility in Douala.

The government of Japan has put at the disposal of Cameroon some FCFA 7.7 billion to finance the project for improvement of the fishing unloading facility and fish market of Youpwe in Douala. Exchange of official documents to confirm the disbursement of the funds provided by the Japan International Cooperation Agency (JICA) took place in Yaounde, Monday December 11, 2017.

While the Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze represented the government of the Cameroon, the Japanese Ambassador to Cameroon, Kunio Okamura sat in for his country.

The funds, which come as Japan’s commitment to support economic growth in Cameroon, will be used to put in place modern fishing infrastructures at the Youpwe fish market site. Ambassador Kunio Okamura said the structures in view will meet international standards.

According to Minister Louis Paul Motaze, once the project is completed, it will ameliorate the working conditions of fishermen in the community as well as improve the quality of fish sold to consumers. The project will also improve on security and efficiency of loading/unloading operations as well as boost sales conditions of fish at the wharf and the Youpwe fish market.

While thanking the Japanese government on behalf of Cameroonians, Louis Paul Motaze said the project will be of great socio-economic impact, citing an anticipated increase in the volume of fish trade between Cameroon and her neighbours Nigeria and Equatorial Guinea. He expressed the wish that Limbe could be the next beneficiary of such infrastructures, after Kribi and Douala.

The intervention at the Youpwe fish market falls in line with Japan’s engagement to support economic diversification, in conformity with the plan for the putting in place of declaration of the Sixth Tokyo International Conference on African Development (TICAD VI).

Kunio Okamura expressed the wish that the cooperation between both countries should not end in the fisheries sector but extend to other infrastructural projects, agriculture, environmental protection, among others.
Marchés publics: les régions se comportent mieux

#Economie
Josy MAUGER

Le taux global de marchés exécutés au niveau des services déconcentrés est de 68% contre seulement 17% de marchés réceptionnés au niveau central.

GrĂące Ă  la programmation des marchĂ©s publics, il est actuellement possible de mettre Ă  disposition et suffisamment Ă  temps, les journaux des projets de l’annĂ©e suivante. Le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© des MarchĂ©s publics (Minmap), Abba Sadou, s’en est rĂ©joui hier Ă  YaoundĂ©.

C’était au cours de la cĂ©rĂ©monie de lancement des confĂ©rences de programmation des marchĂ©s publics de l’exercice 2018 qu’il prĂ©sidait. Selon le Minmap, la programmation des marchĂ©s constitue une obligation rĂšglementaire prĂ©alable Ă  la passation des marchĂ©s publics.

Cette publication obligatoire des journaux de programmation constitue Ă©galement l’un des moyens d’information, de promotion de transparence et de concurrence pour les potentiels candidats, dĂ©sireux de postuler Ă  la commande publique.

L’application de cette disposition explique sans doute pourquoi le taux global d’exĂ©cution de l’ensemble des marchĂ©s dans les services dĂ©concentrĂ©s se situe actuellement Ă  68%. Une situation qu’Abba Sadou salue, tout en prĂ©cisant que leurs plans de passation des marchĂ©s et leurs performances connaissent un taux d’amĂ©lioration plus accĂ©lĂ©rĂ©, d’annĂ©e en annĂ©e. Ce n’est pas le cas du niveau central, qui affiche un taux d’environ 17% de marchĂ©s rĂ©ceptionnĂ©s.

En outre, Abba Sadou a rappelĂ© l’importance des confĂ©rences qui ont permis de programmer 6713 marchĂ©s en 2017, pour un montant de 1017,615 milliards de F. « Lorsque les plans de passation sont respectĂ©s, ils permettent de rĂ©soudre les problĂšmes Ă  temps. Notamment les retards dans le lancement des appels d’offres, le non-respect des procĂ©dures de passation de marchĂ©s, entre autres », explique-t-il.

Compte tenu de tous les rĂ©sultats obtenus au cours des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, il est question d’optimiser la performance de la commande publique en 2018. Il s’agit notamment de transmettre les DAO aux autoritĂ©s contractantes ou aux commissions de passation des marchĂ©s publics, dĂšs fin dĂ©cembre 2017.

Les appels d’offres devraient suivre dĂšs le 1er janvier 2018, et la passation de tous les marchĂ©s correspondants, au plus tard le 30 avril 2018. Le ministre rassure que cela est techniquement possible, les effets bĂ©nĂ©fiques escomptĂ©s de ces diligences Ă©tant de disposer d’une longue pĂ©riode de huit mois, essentiellement consacrĂ©s Ă  l’exĂ©cution des marchĂ©s signĂ©s.
« La restructuration et l’assainissement sont en cours »

#Economie
Félicité BAHANE N.

Ernest Dikoum, Directeur général de Camair-Co.

Monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral, pourquoi cet arrĂȘt particulier Ă  l’escale de Dakar alors qu’elle est la cinquiĂšme au niveau rĂ©gional ?

L’étape de Dakar est importante parce que les penseurs du projet de l’aĂ©rien au Cameroun Ă©taient dĂ©jĂ  sur cette ligne, la cĂ©lĂšbre cĂŽtiĂšre. J’ai voulu profiter de l’occasion pour faire un trait d’union entre l’excellence de Camair et ce que nous faisons aujourd’hui Ă  Camair-Co. Je pense qu’il est temps de rebĂątir ce lien, regagner la confiance et la place qui Ă©taient celles du Cameroun Ă  l’époque. Le chef de l’Etat a lui-mĂȘme donnĂ© un souffle nouveau Ă  la compagnie nationale, soutenu par le plan Boeing de relance qui intĂšgre la ligne de Dakar, comme une ligne particuliĂšrement importante pour faire la jonction entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale. Nous y sommes et il fallait donc que ça se sache de façon particuliĂšre.

A propos de relance, comment se porte vĂ©ritablement Camair-Co aujourd’hui ?

Il faut encore ĂȘtre patient et continuer Ă  construire des bases les plus solides. Pour le moment, nous sommes en train de rĂ©gler les fondamentaux, restructurer et assainir le fichier des ressources humaines. Nous sommes en train de faire le rattrapage comptable qui est un trĂšs gros chantier. Le niveau de la performance actuelle de la compagnie est assez Ă©loquent : nous avons dĂ©passĂ© 200 000 passagers cette annĂ©e, nous sommes Ă  80% de taux de ponctualitĂ© et Ă  prĂšs de 99% de taux de rĂ©gularitĂ©, ce qui est carrĂ©ment extraordinaire. Occasion pour moi d’expliquer que nous fonctionnons dans un environnement complexe. Au Cameroun, nous sommes dans une zone Ă©quatoriale oĂč il y a beaucoup de prĂ©cipitations et dans le mĂȘme temps, du cĂŽtĂ© du Nord, il y a la brume. Autant de caractĂ©ristiques climatiques qui crĂ©aient souvent des difficultĂ©s au plan opĂ©rationnel. D’oĂč la patience et l’indulgence que nous continuons Ă  demander Ă  nos clients.

Quid du dĂ©ficit d’exploitation et des recettes ?

Lorsqu’on a arrĂȘtĂ© les dessertes de Paris et celles qui n’étaient pas bien opĂ©rĂ©es, nous avons ramenĂ© le dĂ©ficit d’exploitation qui Ă©tait dĂ©jĂ  autour de 2 milliards de F Ă  prĂšs de 840 millions de F Ă  partir de janvier 2017. Au mois d’aoĂ»t dernier, nous Ă©tions dĂ©jĂ  revenus Ă  38 millions de F. Maintenant, il faut savoir que toute ouverture de ligne engage de nouvelles dĂ©penses. Il nous revient donc d’ĂȘtre pointilleux sur la maĂźtrise des dĂ©penses, afin que les recettes soient supĂ©rieures.

Treize lignes dĂ©jĂ  et juste cinq avions. Ce n’est pas limite ?

Il ne faut pas confondre les avions et les heures d’utilisation. Nous venons de mettre en place un systĂšme de maintenance prĂ©ventive. C’est un contrat qui nous interpelle Ă  optimiser l’usage des 737 Ă  300 heures de vols par mois par avion. Ces engins sont faits pour ĂȘtre en l’air et non au sol et nous allons les garder en l’air. MĂȘme s’il y a des acquisitions en vue, on doit Ă©voluer progressivement. Il faudrait dĂ©jĂ  que nos collaborateurs soient formĂ©s.