Cameroon Tribune
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​​Soutien constant à l’action de Chantal Biya

#Politique
Yvette MBASSI-BIKELE

L’Ɠuvre sociale de la premiĂšre dame, qui est aux cĂŽtĂ©s de son illustre Ă©poux pour la visite d’Etat dĂ©marrant ce jour, a souvent bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’appui des officiels et autres partenaires chinois.

Pour les autoritĂ©s chinoises, Mme Chantal Biya, Ă©pouse du prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, est une amie. Celle qui foulera encore une fois les terres de l’empire du Milieu, aux cĂŽtĂ©s de son illustre Ă©poux, dans le cadre d’une visite d’Etat de trois jours, ne sera donc pas en territoire inconnu.

Occasion certaine pour la dame au grand cƓur de retrouver un partenaire de poids pour son action sociale, de faire le point sur le chemin parcouru ensemble et de scruter l’avenir. En effet, l’engagement de la premiĂšre dame du Cameroun en faveur des dĂ©munis, personnes vulnĂ©rables, dĂ©favorisĂ©es et autres malades est bien connu ici aussi et lui a forgĂ© une solide rĂ©putation.

Notamment auprĂšs des dĂ©cideurs, bailleurs de fonds et autres entreprises impliquĂ©s dans le mĂȘme combat qu’elle, pour l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations.

Les relations entre Mme Chantal Biya et la Chine datent. Elles sont marquĂ©es par des appuis multiformes du gouvernement et diffĂ©rents partenaires chinois Ă  l’Ɠuvre de la premiĂšre dame. PrĂ©cisĂ©ment au travers des institutions humanitaires qu’elle a créées. Principalement, la Fondation Chantal Biya (FCB).

Et aussi le Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), association caritative fondĂ©e par l’épouse du chef de l’Etat depuis 1994, et qui compte parmi ses membres du volet diplomatique, les Ă©pouses des ambassadeurs chinois se succĂ©dant Ă  YaoundĂ©. C’est d’ailleurs devenu une tradition pour ces derniers d’offrir des dons, plusieurs fois dans l’annĂ©e, Ă  la Fondation Chantal Biya pour soutenir son action sociale.

Et mĂȘme aprĂšs leur dĂ©part du pays, certains de ces diplomates continuent d’Ɠuvrer pour que l’institution continue de bĂ©nĂ©ficier de divers apports. Il en va de mĂȘme pour de nombreuses personnalitĂ©s anciennement aux affaires en Chine. Ainsi en est-il par exemple d’un important don de matĂ©riels et Ă©quipements mĂ©dicaux offert en mars 2004 par Mme Lao An, Ă©pouse de l’ancien Premier ministre chinois, Zhu Rongji.

En juin 2011, la Fondation Chantal Biya a Ă©galement reçu la visite d’une forte dĂ©lĂ©gation de l’association du peuple chinois pour l’amitiĂ© avec l’étranger (APCAE). Avec Ă  sa tĂȘte le nommĂ© Feng Zuoko, vice-prĂ©sident de l’association, les amis chinois avaient remis du matĂ©riel scolaire, des denrĂ©es alimentaires, des jouets, des ordinateurs, en prĂ©sence de l’ambassadeur de Chine de l’époque.

Et comment oublier les dons offerts plus rĂ©cemment, en novembre 2017, par l’ambassadeur Wei Wenhua pour l’institution ? DenrĂ©es alimentaires, produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ©, produits d’entretien et d’assainissement, mĂ©dicaments ont alors fait le bonheur des pensionnaires de l’institution et de cibles particuliĂšres dans les zones reculĂ©es. PrĂ©cisĂ©ment dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

« Nous apprĂ©cions beaucoup ce que la Fondation Chantal Biya fait. Elle assiste les populations dĂ©munies depuis de longues annĂ©es. L’ambassade de Chine est disposĂ©e Ă  continuer la coopĂ©ration avec elle pour amĂ©liorer les conditions de vie des personnes vulnĂ©rables », assurait alors l’ambassadeur Wei Wenhua, tout en rendant hommage Ă  Mme Chantal Biya pour l’ensemble de son Ɠuvre.

Des axes plus enrichissants seront certainement trouvés à cette coopération pendant ce séjour chinois du couple présidentiel camerounais.
​​RĂ©gion de l’Ouest: Atanga Nji appelle Ă  la vigilance

Rousseau-Joël FOUTE

C’était hier Ă  Bafoussam, aprĂšs une rĂ©union d’évaluation de la situation sĂ©curitaire de la rĂ©gion entre le nouveau MINAT, les autoritĂ©s administratives et les responsables des forces de maintien de l’ordre.

Je tiens Ă  dire que la rĂ©gion de l’Ouest se porte bien. C’est pour cette raison que le chef de l’Etat, Paul Biya, m’a chargĂ© de transmettre ses encouragements aux autoritĂ©s administratives et aux forces de maintien de l’ordre ». Ainsi s’exprimait hier Ă  Bafoussam, cheflieu de la rĂ©gion de l’Ouest, le nouveau ministre de l’Administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji.

C’était autour de 13h30 Ă  l’entrĂ©e des services du gouverneur, Ă  l’issue de la rĂ©union d’évaluation de la situation sĂ©curitaire qu’il venait de prĂ©sider en prĂ©sence des autoritĂ©s administratives conduites par le gouverneur Augustine Awa Fonka, du commandant d’armes de la place et des autres responsables des forces de maintien de l’ordre.

«La rĂ©gion de l’Ouest est Ă  ce jour une grande destination touristique. Cela veut dire qu’il y a le calme et les gens vaquent Ă  leurs occupations. Le chef de l’Etat m’a chargĂ© de dire au gouverneur de maintenir le cap et d’ĂȘtre plus vigilant parce que la rĂ©gion de l’Ouest est situĂ©e entre les rĂ©gions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Le tableau dressĂ© par le gouverneur est satisfaisant », a ajoutĂ© le MINAT. Concluant son propos, Paul Atanga Nji a affirmĂ© que « la rĂ©gion est calme, que la campagne Ă©lectorale en vue des sĂ©natoriales du 25 mars 2018 bat son plein et qu’il est convaincu que ces Ă©lections vont se tenir dans la sĂ©rĂ©nitĂ©, le calme et la transparence ».

Le deuxiĂšme temps fort de la premiĂšre visite de travail du MINAT dans la rĂ©gion de l’Ouest a Ă©tĂ© l’échange qu’il a eu Ă  huis clos dans la grande salle de confĂ©rences des services du gouverneur avec les chefs traditionnels de la rĂ©gion. NĂ©anmoins, la presse a Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă  un moment donnĂ© Ă  entrer dans la salle pour ĂȘtre tĂ©moin de la lecture de la motion de soutien et de dĂ©fĂ©rence adressĂ©e par les gardiens de la tradition au chef de l’Etat Paul Biya.

On retiendra de cette dĂ©claration faite au nom de ses pairs par le chef supĂ©rieur des Bahouoc, S.M. Roger Nkamajou, que les dĂ©positaires du pouvoir ancestral dans la rĂ©gion de l’Ouest rĂ©affirment au prĂ©sident de la RĂ©publique leur « total et indĂ©fectible soutien » dans son « combat pour un Cameroun paisible et Ă©mergent Ă  l’horizon 2035 ».

Les chefs traditionnels ont ensuite priĂ© le chef de l’Etat Ă  se reprĂ©senter aux prochaines Ă©lections prĂ©sidentielles et ont formulĂ© le voeu que sa campagne pour la future prĂ©sidentielle soit lancĂ©e dans la rĂ©gion de l’Ouest. Ils ont enfin priĂ© Dieu tout puissant Ă  accorder au prĂ©sident de la RĂ©publique plus de santĂ© et de clairvoyance pour continuer Ă  conduire le bateau du Cameroun vers l’émergence.

Le troisiĂšme temps fort de la journĂ©e de travail du MINAT a Ă©tĂ© l’audience accordĂ©e aux leaders religieux de la rĂ©gion de l’Ouest. On a notĂ© la prĂ©sence de l’évĂȘque du diocĂšse de Bafoussam, DieudonnĂ© Watio, des imams et des pasteurs.
​​Quatre morts et 9 blessĂ©s dans une bousculade

MaĂŻmounatou BOURZAKA

Le drame est survenu Ă  l’école pulique d’Ekoudou-Briqueterie au cours d’une reprĂ©sentation théùtrale. On dĂ©nombre Ă©galement de nombreux blessĂ©s graves.

Emotion, consternation et dĂ©solation. Quatre jeunes Ă©lĂšves ont Ă©tĂ© arrachĂ©s brutalement Ă  la vie. Des enfants pleins de vie en quĂȘte de la premiĂšre phase du savoir pour un avenir qu’ils n’auront jamais l’occasion de vivre. Baba Ibrahim, Moustapha Ali, Wandji Fortune et Zenabou Oumarou, tous ĂągĂ©s de moins de 10 ans, sont dĂ©cĂ©dĂ©s hier mercredi 21 mars.

C’était au cours de la prĂ©sentation d’une piĂšce théùtrale dans leur Ă©tablissement scolaire : Ă©cole publique d’Ekoudou, au quartier Briqueterie, Ă  YaoundĂ©. « À l’issue de celle-ci, les enfants voulaient rentrer dans leurs salles de classe quand certains d’entre eux ont eu des malaises. Je prĂ©fĂšre parler de malaise parce que c’est un terme gĂ©nĂ©rique.

Ces malaises ont donc provoquĂ© la panique chez certains enfants, chacun voulant sortir de la salle. C’est ainsi que quelques uns ont Ă©tĂ© piĂ©tinĂ©s », dĂ©clare BenoĂźt Ndong Soumhet, secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre de l’Education de base, qui s’est rendu dans les formations hospitaliĂšres sollicitĂ©es.

AlertĂ©s, les parents se sont dĂ©portĂ©s sur le lieu du drame et ont conduit les victimes respectivement au Centre des urgences de YaoundĂ©, Ă  l’HĂŽpital central, au Centre de santĂ© de la police et Ă  la Fondation Chantal Biya, en fonction de la gravitĂ© de leurs cas. Ceci avec le concours du corps enseignant.

C’est dans ces formations sanitaires que les quatre enfants sus citĂ©s rendront l’ñme, sous le regard impuissant de leurs parents. S’agissant des blessĂ©s, sept sont hors de danger et les deux autres sous soins intensifs. InformĂ© de la situation, le Chef de l’Etat a dĂ©pĂȘchĂ© une Ă©quipe conduite par le secrĂ©taire d’Etat auprĂšs du ministre de l’Education de base sur le terrain. En compagnie des autoritĂ©s administratives, le membre du gouvernement s’est rendu tour Ă  tour dans les diffĂ©rents centres hospitaliers afin de rĂ©conforter les familles et les victimes.

Les condolĂ©ances du chef de l’Etat aux familles des enfants dĂ©cĂ©dĂ©s ont Ă©tĂ© transmises avec un soutien financier pour l’organisation des obsĂšques. Entre temps, les membres de cette troupe théùtrale ont fondu dans la nature. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte et une autopsie prescrite afin de dĂ©terminer les vĂ©ritables causes des dĂ©cĂšs de ces Ă©lĂšves. Au moment oĂč nous mettions sous presse, on annonçait la suspension des cours par le ministre de l’Education de base, jusqu’à nouvel avis.
Energie: secteur-clĂ© d’une coopĂ©ration fructueuse

#Politique
Jean Marie NZEKOUE

La coopĂ©ration sino-camerounaise dans le domaine de l’énergie s’intensifie avec des rĂ©sultats palpables.

De nombreux projets sont achevĂ©s ou en cours de rĂ©alisation. Les barrages hydro-Ă©lectriques constituent les fleurons de ce partenariat gagnant-gagnant appelĂ© Ă  se consolider dans l’avenir. Tour d’horizon.

Barrage hydro-électrique de Lagdo
Il a Ă©tĂ© pendant longtemps l’une des principales sources d’électricitĂ© du pays, avec les barrages de Song-Loulou et d’EdĂ©a. L’une des toutes premiĂšres matĂ©rialisations de la coopĂ©ration sino-camerounaise, la centrale situĂ©e Ă  une quarantaine de kilomĂštres de Garoua, a Ă©tĂ© construite de 1977 Ă  1982, avec la prĂ©cieuse contribution d'ingĂ©nieurs et d'ouvriers de la China International Water & Electric Corp.

InaugurĂ©e le 29 novembre 1986 par le prĂ©sident Paul Biya, elle fournit en Ă©lectricitĂ© la partie septentrionale du pays et permet l’irrigation de 15 000 hectares de cultures en aval. Plus de 30 ans aprĂšs sa mise en service, l’ouvrage va subir une cure de jouvence. Les travaux de rĂ©habilitation complĂšte de la centrale vont permettre de faire passer sa capacitĂ© de 72 MW Ă  80 MW.

Barrage-réservoir de Lom Pangar
De par ses dimensions exceptionnelles, le barrage de Lom Pangar est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme la plus grande infrastructure Ă©nergĂ©tique jamais construite au Cameroun. Avec une capacitĂ© de retenue d’eau de 6 milliards de m3, le gigantesque ouvrage a pour objectif de rĂ©guler les dĂ©bits en amont du fleuve Sanaga, afin de permettre une production optimale des centrales de Song-Loulou et d’EdĂ©a, d’une part, puis de rendre possible la construction d’autres barrages sur ce fleuve qui abrite 75% du potentiel hydroĂ©lectrique du Cameroun, d’autre part.

si le financement du barrage a bĂ©nĂ©ficiĂ© des appuis multilatĂ©raux, notamment de la Banque africaine de dĂ©veloppement, de la Banque mondiale, de la Banque europĂ©enne d'investissement et de l'Agence française de dĂ©veloppement, c’est la China International Water & Electric Corporation (CWE) qui a dirigĂ© les travaux de construction du barrage. et le Le prĂ©sident Paul Biya a prĂ©sidĂ© la cĂ©rĂ©monie de pose de la premiĂšre pierre le 3 aoĂ»t 2012.

Le projet d’amĂ©nagement hydroĂ©lectrique de Lom Pangar intĂšgre la construction, actuellement en cours, d’une usine de pied d’une capacitĂ© de 30 MW. Celle-ci permettra d’alimenter en Ă©nergie Ă©lectrique plusieurs villages de la rĂ©gion de l’Est.

Barrage hydro-Ă©lectrique de Memve’ele
Construit sur le fleuve Ntem, le barrage hydroĂ©lectrique de Memve’ele est situĂ© Ă  175 km de la ville d’Ebolowa, dans la rĂ©gion du Sud. Il fait partie des grands projets structurants rĂ©alisĂ©s avec l’appui financier et technologique de la Chine. L’accord de prĂȘt y relatif a Ă©tĂ© signĂ© le 03 mai 2011 Ă  YaoundĂ© entre le Minepat et l’ambassadeur de Chine au Cameroun.

Le contrat d’exĂ©cution des travaux a Ă©tĂ© signĂ© le 12 avril 2012 avec l’entreprise Synohydro Corporation Limited et le 15 juin de la mĂȘme annĂ©e, le prĂ©sident Biya a prĂ©sidĂ© la cĂ©rĂ©monie de pose de la premiĂšre pierre de l’ouvrage dont la construction est achevĂ©e depuis aoĂ»t 2016 et sa premiĂšre mise en eau effective depuis plus d’un an. Sa mise en produire devrait intervenir au plus tard en octobre 2018, avec un apport de 211 MW supplĂ©mentaires dans le rĂ©seau interconnectĂ© national.
​​Barrage hydro-Ă©lectrique de Mekin
Le 12 novembre 2006, un dĂ©cret du chef de l’Etat habilitait le Minepat Ă  signer avec Eximbank china un accord de prĂȘt d’un montant de 337 millions de Yuans, soit environ 22 milliards de FCFA, pour le financement du projet de construction de la centrale hydroĂ©lectrique de Mekin.

Construite par la China National Electric Engineering Corporation (CNEEC), cette infrastructure Ă©nergĂ©tique est essentiellement destinĂ©e Ă  alimenter en Ă©lectricitĂ© les huit communes du dĂ©partement du Dja et Lobo, dans le Sud du pays, grĂące Ă  une usine de pied d’une capacitĂ© de production de 15 mĂ©gawatts et une ligne d’évacuation d’énergie d’une longueur de 33 kilomĂštres.

Barrage hydro-électrique de Bini-Warak
C'est en janvier 2016 que l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) a accordĂ© au gouvernement camerounais un prĂȘt en vue du financement du projet de construction d’un barrage hydroĂ©lectrique sur le fleuve Bini Ă  Warak. Ce projet en cours de rĂ©alisation dans la rĂ©gion de l’Adamaoua est prĂ©vu pour s’étendre sur 82 Km2 avec un rĂ©servoir de 603 millions de m3 d’eau.

Les travaux de construction sont confiĂ©s Ă  l’entreprise chinoise Synohydro qui a dĂ©jĂ  accompli des prĂ©liminaires relatifs Ă  la construction de la base vie des ouvriers ainsi que des laboratoires et des postes de sĂ©curitĂ© qui sont achevĂ©s. Lors de sa mise en service, la centrale va permettre d’injecter 75 MW dans le rĂ©seau interconnectĂ© Nord qui dessert les rĂ©gions de l’ExtrĂȘme-Nord, du Nord et de l’Adamaoua.

Le projet intĂšgre Ă©galement la construction des lignes d’évacuation d’énergie et d’électrification rurale, ainsi que la rĂ©habilitation et la construction de voies d’accĂšs au site.
Infrastructures de transport : une coopération qui roule

#Politique
Grégoire DJARMAILA

Le Port autonome de Kribi, les autoroutes Douala-Yaoundé, Kribi-Lolabe et Yaoundé-Nsimalen constituent le fleuron de la coopération sino-camerounaise.

Port en eau profonde de Kribi
SituĂ© au large de la citĂ© balnĂ©aire de Kribi, sur la cĂŽte camerounaise, le Port en eau profonde de Kribi (PAK) matĂ©rialise la profondeur de la coopĂ©ration sino-camerounaise. Le point de dĂ©part de ce complexe industrialo-portuaire est la visite au Cameroun, du 10 au 12 janvier 2011, du vice-Premier ministre du Conseil des Affaires d’Etat de la RĂ©publique populaire de Chine, HUI LIANGYU.

A cette occasion, un accord relatif au projet de construction de cette infrastructure portuaire d’un montant de 207 milliards de F a Ă©tĂ© signĂ©. Les choses ne tarderont pas Ă  prendre corps puisque le 08 octobre 2011, le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, prĂ©side la cĂ©rĂ©monie de pose de la premiĂšre pierre de cet important projet. Les travaux de construction de la premiĂšre phase du projet ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par la China Harbour Engineering Company (CHEC), une entreprise chinoise de construction et de gĂ©nie civil.

Ils sont rĂ©ceptionnĂ©s en avril 2015 (rĂ©ception technique). Le premier bateau a accostĂ© le 1er mars dernier avec 8 500 conteneurs. Le PAK est prĂ©sentĂ© comme le premier de ce type construit en Afrique centrale et qui dispose d’un quai de 350 m et d’une profondeur de 15 m. Il permet de dĂ©sengorger le port de Douala. Le Cameroun entend faire de ce port qui donne sur l’OcĂ©an Atlantique, un hub portuaire dans la rĂ©gion.

À terme, le port de Kribi sera plus grand que celui de Douala et bĂ©nĂ©ficiera d'une profondeur maritime plus importante pour accueillir de plus gros navires. Les travaux d’extension seront rĂ©alisĂ©s dans un dĂ©lai de cinq ans avec un financement concĂ©dĂ© par Exim Bank China.

L’autoroute YaoundĂ©-Douala
Dans quelques annĂ©es, la capitale politique YaoundĂ© sera reliĂ©e Ă  la capitale Ă©conomique Douala par une voie autoroutiĂšre. GrĂące Ă  un financement chinois libĂ©rĂ© par Exim Bank China, le coĂ»t de la premiĂšre phase du projet Ă©talĂ©e sur un linĂ©aire de 60km (YaoundĂ©-Bibodi) est Ă©valuĂ© Ă  plus de 316 milliards F, obtenus grĂące Ă  un prĂȘt prĂ©fĂ©rentiel d’Exim Bank China, soit 85% du montant du projet et la contrepartie camerounaise est de 15%.

Les travaux sont rĂ©alisĂ©s par l’entreprise chinoise, la China First Highway Engineering Co Ltd (CFHEC). Cinq ans aprĂšs le lancement des travaux, le 13 octobre 2014, le bitume est dĂ©jĂ  posĂ© sur les vingt premiers kilomĂštres. Sur la section PK20-PK40, les travaux de mouvement des terres et de mise en Ɠuvre des couches de chaussĂ©e sont en cours.

Ce projet participe de la modernisation des infrastructures de transport et de l’amĂ©lioration des conditions de circulation et de sĂ©curitĂ© sur les itinĂ©raires actuels.
​​La deuxiĂšme phase constituĂ©e de la section Bibodi-Log Badjeck (101 Km) avec deux bretelles autoroutiĂšres pour desservir la ville d’EdĂ©a Ă  l’Ouest (11 km) par la voie de contournement et Ă  l’Est (10,2 km) par la RN3 et de la section Log Badjeck-voie de contournement de Douala ( 39 km) avec une bretelle autoroutiĂšre permettant la desserte de la nouvelle ville de Dibamba Beach et Douala Sud ( 7,6 km) est estimĂ©e Ă  822 milliards de F (HT) dont 85% du montant HT (698,7 milliards de F) sera levĂ© par Exim Bank China et 15% du montant HT (123,3 milliards de F) par le Partenariat privĂ©.

L’autoroute Kribi-LolabĂ©
PremiĂšre section de l’autoroute EdĂ©a-Kribi, l’autoroute Lolabe-Kribi a un linĂ©aire de 38,5 km. Ce projet est financĂ© Ă  hauteur de 85% du montant hors taxes par Exim Bank China (212,5 milliards de F) et 15% par le partenaire privĂ© (37,5 milliards de F). Le chantier avance Ă  un rythme satisfaisant.

Les Ă©quipes qui se relaient sur le chantier sont concentrĂ©es sur les voies de raccordement et la station de gestion du pĂ©age automatique, l’autoroute en elle-mĂȘme Ă©tant quasiment terminĂ©e. L’achĂšvement des travaux est prĂ©vu en juin 2018. Cette infrastructure est destinĂ©e principalement Ă  faciliter l'opĂ©rationnalitĂ© du Port en eau profonde de Kribi et faciliter la convivialitĂ© et les Ă©changes entre les pĂŽles porto-industriels de Kribi, de LimbĂ© et Douala.

L’autoroute YaoundĂ©-Nsimalen
Le projet de construction d’une autoroute entre YaoundĂ© et l’aĂ©roport international de Nsimalen dont le coĂ»t initial est estimĂ© Ă  154 milliards de F dont une partie est octroyĂ©e par le gouvernement chinois sous forme de prĂȘt. Cette infrastructure autoroutiĂšre longue de 20 km qui va assurer une meilleure desserte de l’aĂ©roport vers la capitale camerounaise est aujourd’hui rĂ©alisĂ©e Ă  plus de 70% en ce qui concerne la section rase campagne (11 km environ).

Cette section est construite par l’entreprise chinoise, la China Communications Construction Company Ltd, pour un montant de 36,7 milliards de F. La section dite urbaine a, quant Ă  elle, Ă©tĂ© attribuĂ©e Ă  trois entreprises, Synohydro (5,8 km), la China Road and Bridge Corporation (1,9 km) et Arab Contractors (2,1km).
​​Chine-Cameroun: amitiĂ© raffermie

Yves ATANGA

Une rencontre au sommet et la signature de cinq accords ont marquĂ© hier la premiĂšre journĂ©e de la visite d’Etat du prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya en Chine.

Il y avait dans les paroles et les gestes de Xi Jinping des signes Ă©vidents d’une profonde estime vis-Ă -vis de son hĂŽte. De l’humilitĂ©, de la courtoisie et du respect pour celui dont le prĂ©sident chinois dit lui-mĂȘme qu’il est « un homme d’Etat chevronnĂ© ». Paul Biya, le prĂ©sident de la RĂ©publique, puisqu’il s’agit de lui, a donc Ă©tĂ© reçu hier au Grand palais du peuple Ă  PĂ©kin, en compagnie de la premiĂšre dame, Chantal Biya.

La cĂ©rĂ©monie solennelle et millimĂ©trĂ©e Ă  l’image de la rigueur chinoise a consistĂ© en l’entrĂ©e dans la grande salle d’apparat des deux chefs d’Etat, accompagnĂ©s de leurs Ă©pouses, suivie de la prĂ©sentation de la suite officielle du chef de l’Etat hĂŽte au prĂ©sident Xi Jinping. Puis, exĂ©cution des hymnes nationaux et revue des troupes.

Les deux dirigeants ont alors quittĂ© la salle, saluĂ©s par un carrĂ© d’enfants agitant des drapeaux camerounais et chinois, le tout sur une musique bien connue des Camerounais. Le cĂ©lĂšbre « Va de l’avant, Paul Biya » exĂ©cutĂ© avec brio par la fanfare en a ravi plus d’un dans la dĂ©lĂ©gation camerounaise. On s’est vraiment senti chez soi


Le cĂ©rĂ©monial d’accueil a ensuite fait place aux Ă©changes autour d’une table et en prĂ©sence des deux dĂ©lĂ©gations. En souhaitant la bienvenue Ă  son homologue camerounais, le prĂ©sident Xi Jinping n’a pas manquĂ© de le remercier pour les messages de fĂ©licitations reçus Ă  l’occasion de sa réélection Ă  la magistrature suprĂȘme de la Chine.

Il a saluĂ© la vision de Paul Biya en matiĂšre de prĂ©servation de la stabilitĂ©, de dĂ©veloppement Ă©conomique, de paix et de dĂ©veloppement en Afrique centrale. Pour le prĂ©sident chinois, Paul Biya est un « grand ami de la Chine » et le Cameroun est un partenaire majeur sur le continent africain : « Nous voulons travailler ensemble pour faire valoir l’énorme potentiel de notre coopĂ©ration », a-t-il soulignĂ©.

Paul Biya de son cĂŽtĂ© a eu des mots de gratitude pour la qualitĂ© de l’accueil, « reflet de l’excellence des relations de coopĂ©ration et d’amitiĂ© » entre les deux pays. Et en indiquant que les projets rĂ©alisĂ©s grĂące au concours de la Chine, avaient eu un impact direct sur la vie des millions de ses compatriotes, le prĂ©sident de la RĂ©publique a tenu Ă  dire aux amis chinois que leur pays est un partenaire stratĂ©gique du Cameroun.

Des paroles trĂšs apprĂ©ciĂ©es par la partie chinoise qui n’a pas manquĂ© de l’exprimer lors d’un point de presse du vice-ministre des Affaires Ă©trangĂšres. Chen Xiaodong s’exprimait face aux mĂ©dias Ă  la suite de la signature de cinq nouveaux accords de coopĂ©ration hier en fin d’aprĂšs-midi.

C’est d’ailleurs ce membre du gouvernement chinois qui a accueilli le couple prĂ©sidentiel Ă  sa descente d’avion hier peu avant 14h. A l’aĂ©roport international de PĂ©kin, le dispositif Ă©tait allĂ©gĂ© conformĂ©ment aux usages protocolaires chinois. Cela dit, un groupe d’ambassadeurs de pays africains accrĂ©ditĂ©s en Chine a fait le dĂ©placement pour saluer le prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun et son Ă©pouse Ă  leur arrivĂ©e.

La journĂ©e s’est terminĂ©e par un dĂźner d’Etat. Et pour la deuxiĂšme journĂ©e de sa visite d’Etat, Paul Biya a rendez-vous cet aprĂšs-midi avec le Premier ministre chinois, Li Keqiang et le prĂ©sident du ComitĂ© permanent de l’AssemblĂ©e populaire nationale.
​​Cameroon, China Renew Cooperation Pact

LUKONG Pius NYUYLIME

President Biya arrived in Beijing yesterday, March 22 to a hectic welcome epitomised by a series of commitments from Xi Jinping to continue to work together.

President Paul Biya had a busy time yesterday on arrival at the Chinese capital of Beijing for the three-day State visit on the invitation of President Xi Jinping. Accompanied by his wife, Chantal Biya, the President whose plane touched down at the Beijing International Airport at exactly 1:45pm local time 6:45 am Cameroon time was welcomed by Chinese Deputy Foreign Minister, Chen Xiaodong and a host of other dignitaries. Equally present at the airport were an impressive number of Cameroonians living in Beijing, a number one could hardly imagine.

The President on arrival at the residence provided for him had just time to discover his resting point and off he left for the Great Hall of the People where a solemn and highly colourful diplomatic ceremony was organised by the newly elected Xi Jinping to show reverence for his visit.

The ceremony which was organised at the Northern Wing of the hall and which witnessed the presence of the two First ladies, Chantal Biya of Cameroon and Peng Liyuan of China, was marked by the playing of the National Anthems of the two countries, animated by the band of the People's Liberation Army, the inspection of the mounted Guard of honour of the three armies of the People's Liberation Army PLA by the two Presidents and the introduction of the constituted corps of the two countries.

Children, about 70 of them, almost of the same age, were equally on hand chanting words of welcome to the President and waving flags of the two countries and flowers to the admiration of all who were present at the occasion.
President Paul Biya who continues his visit to the most popular nation today, had the occasion yesterday to state his mind and the mind of the Cameroonian people on the long standing relations between his country and China.

While congratulating once more Xi Jinping for his reelection as President of China and thanking him for the warm welcome reserved for him and his spouse, President Biya, reechoed the fact that relations between the two countries have resisted the test of time stating inter alia that China has become one of Cameroon's strategic development partners.

Without necessarily exhausting the list of projects won and executed by Chinese companies in Cameroon, President Biya pointed this out as living testimony of the trust Cameroon has for China. In this light, he underscored the need for the two nations to deepen their cooperation and ensure the promotion of private sector cooperation between the two countries.

The satisfaction of receiving a friend was evident on the face of President Xi Jinping when he proudly pointed out that President Biya was the first President to come to China after his reelection. "You are a great friend of China and I acknowledge that", Xi Jinping said, stating that Cameroon for China remains a great partner in Africa.

He expressed his wish to see the two countries continue to work together for the benefit of their people. The two leaders in all, expressed their willingness to deepen cultural cooperation between the two countries, collaborate in ensuring regional security and observe as they have always done the principle of equitable development.

The day which ended with a State dinner offered by the Chinese leader was preceded by the signing of five agreements in the range of economic cooperation and infrastructure development. The stay continues today with a visit of the exhibition centre for bamboo treatment, Huawei exhibition centre and two important meetings, one with the Chinese Congress President and the other with the country's Premier among others.
​​Cinq accords signĂ©s

Yves ATANGA

La coopĂ©ration entre le Cameroun et la Chine s’est enrichie de ces nouveaux documents paraphĂ©s hier au Grand palais du peuple

AprĂšs la solennitĂ© de l’accueil et la rencontre entre les deux chefs d’Etat, c’était l’autre temps fort de cette premiĂšre journĂ©e de la visite d’Etat du prĂ©sident Paul Biya en Chine. Cinq nouveaux accords de coopĂ©ration sont venus s’ajouter aux nombreux prĂ©cĂ©dents qui sous-tendent les liens entre les deux pays. Les documents ont Ă©tĂ© signĂ©s cĂŽtĂ© camerounais, par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Alamine Ousmane Mey qui a eu en face diffĂ©rents officiels chinois.

Le tout sous le regard des présidents Xi Jinping et Paul Biya.
Les documents de coopĂ©ration signĂ©s hier sont l’accord de coopĂ©ration Ă©conomique et technique entre les gouvernements camerounais et chinois ; le mĂ©morandum d’accord sur le dĂ©veloppement des ressources humaines ; le protocole d’accord sur le renforcement de la coopĂ©ration en matiĂšre d’infrastructures, entre le ministĂšre chinois du Commerce et le ministĂšre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire ; l’accord-cadre entre la Commission nationale du DĂ©veloppement et de la RĂ©forme de Chine et le ministĂšre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire sur la coopĂ©ration de capacitĂ© de production ; et enfin, l’accord sur le prĂȘt concessionnel pour le projet d’alimentation en eau potable dans neuf villes camerounaises, phase 2.

La phase 1 du projet, objet du cinquiĂšme accord signĂ© hier avait dĂ©jĂ  vu les villes de Bafoussam, Bamenda, Kribi et SangmĂ©lima, bĂ©nĂ©ficier d’adductions d’eau pour un montant de prĂšs de 85 milliards de F. Cette fois, un montant de prĂšs de 50 milliards de F devrait ĂȘtre dĂ©bloquĂ© par la partie chinoise pour alimenter cinq autres villes (Dschang, Yabassi, Maroua, Garoua, et Garoua-BoulaĂŻ) dans le cadre de la deuxiĂšme phase.

Pour le reste, aucun montant n’a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© hier Ă  PĂ©kin. On note cependant que les deux pays sont rĂ©solus Ă  poursuivre leur coopĂ©ration dans les domaines dĂ©jĂ  fructueux comme les Ă©changes Ă©conomiques, la coopĂ©ration technique, le dĂ©veloppement des infrastructures, la formation, l’eau potable.
​​Chantal Biya – Peng Liyuan: la lutte contre le Sida en commun

Yvette MBASSI-BIKELE

La premiĂšre dame du Cameroun a eu un entretien en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec son homologue chinoise, avant de visiter le Grand Palais du peuple.

Un adage populaire dit que seuls les beaux esprits se rencontrent. C’est clair que Mmes Chantal Biya, Ă©pouse du prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, et Peng Liyuan, premiĂšre dame de Chine, en sont. D’oĂč leur tĂȘte-Ă -tĂȘte au Palais du peuple, au premier jour de cette visite d’Etat en Chine. MalgrĂ© leurs emplois du temps fort chargĂ©s auprĂšs de leurs Ă©poux, les deux illustres personnalitĂ©s trouvent le temps d’Ɠuvrer pour l’amĂ©lioration des conditions de vie des populations.

Ce qui a valu Ă  chacune d’elles d’ĂȘtre nommĂ©e ambassadrice de bonne volontĂ© d’une institution onusienne depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ . PrĂ©cisĂ©ment pour Chantal Biya, ambassadrice spĂ©ciale de l’Onusida, ambassadrice de bonne volontĂ© de l’Unesco pour l’éducation et l’inclusion sociale. Peng Liyuan, quant Ă  elle, a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e ambassadrice de bonne volontĂ© de l’Oms pour la lutte contre la tuberculose et le Sida.

Et aussi envoyĂ©e spĂ©ciale de l’Unesco pour la promotion de l’éducation des filles et des femmes. C’est dire si le courant est tout de suite passĂ© entre les deux hautes personnalitĂ©s.

PremiĂšre dame de Chine depuis mars 2013, Mme Peng Liyuan a exprimĂ©, sans dĂ©tour, son dĂ©sir d’apprendre de l’expĂ©rience de Mme Chantal Biya. Notamment pour ce qui est de son action dans la lutte contre le Sida et les souffrances, dont les Ă©chos lui sont parvenus ici, au bout du monde.

DonnĂ©es statistiques sur le Vih/Sida au Cameroun, mĂ©canismes de prise en charge des personnes affectĂ©es, types d’actions menĂ©es sur le terrain et leur impact, Synergies africaines
 Mme Chantal Biya et son homologue ont fait le tour de ces chantiers qui concernent directement la vie des populations.

AprĂšs ces Ă©changes, la premiĂšre dame de Chine a alors entrepris de faire visiter les lieux Ă  Mme Chantal Biya, accompagnĂ©e des Ă©pouses de l’ambassadeur de Chine au Cameroun, de l’ambassadeur du Cameroun en Chine, Mme Daka Mpana, ainsi que de Mme Habissou Bidoung, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la Fondation Chantal Biya.

SituĂ© Ă  l’ouest de la cĂ©lĂšbre place Tian An Men, le Grand Palais du peuple est un imposant bĂątiment de 150 000 mĂštres carrĂ©s. CƓur du pouvoir en Chine, il abrite les sessions de l’AssemblĂ©e populaire nationale, ainsi que d’importantes rĂ©unions politiques. De la grande salle des sessions parlementaires Ă  10 000 places Ă  la salle des broderies, Mme Chantal Biya a suivi studieusement son guide, apprenant de l’histoire de la Chine antique et dĂ©couvrant aussi sa riche culture.
​​Kuwait-Cameroon Friendly: Showdown On Sunday

Elizabeth MOSIMA

All 23 players called to camp are in Kuwait. Vincent Aboubakar and Lionel Bong joined the squad yesterday March 22 ahead of the March 25 game.

The Indomitable Lions of Cameroon will clash with the Al-Azag of Kuwait in an international friendly encounter on Sunday March 25, 2018 at the Jaber al-Ahmad International Stadium in Kuwait City, Kuwait. The encounter which has been scheduled to kick off at 5:00 p.m. (Cameroon time) and 11:00 a.m. in Kuwait is also preparation for the 2019 AFCON in Cameroon.

All eyes are on the Lions as they are expected to make a new beginning after their poor showing in the Confederations Cup last year and their failure to qualify for the 2018 World Cup.

The team is already in Kuwait where they are preparing ahead of Sunday’s game. They arrived in Kuwait early on Wednesday March 21, 2018. All the players called to camp were present except for deputy captain, Vincent Aboubakar, who arrived yesterday Thursday March 22, 2018.

Also, Yong Sports Academy defender, Bong Lionel who replaces injured Jean Armel Kana Biyick equally joined the team yesterday. Bong Lionel, did not travel with the rest of the technical team due to delay in visa procedures. In the same vein, FC Maritimo Portugal forward, Joel Tagueu, will not make the trip to Kuwait due to visa problems.

On Wednesday the team had a training session at 6:30 p.m. in the gymnasium of the Holiday Inn Hotel in Kuwait. Yesterday, the Lions had medical check-up in the morning before going for training at the El Shabab Stadium in the afternoon. Apart from that the President of the Normalisation Committee of FECAFOOT has appointed, on an interim basis, Armand Edouard Thierry Sene new fitness coach of the Indomitable Lions for the match against Kuwait.

It should be noted that the fitness coach, Christopher Manouvrier, is not available for the camp. The appointment followed a demand by the Interim Head coach, Alexandra Belinga, who needed to strengthen the technical staff for the friendly match.
​​Dimanche, le vote

MESSI BALA

ConformĂ©ment au dĂ©cret prĂ©sidentiel du 7 fĂ©vrier dernier portant convocation du collĂšge Ă©lectoral en vue de l’élection des sĂ©nateurs, prĂšs de 10 000 conseillers municipaux sont appelĂ©s aux urnes le 25 mars 2018.

Ils vont Ă©lire 70 sĂ©nateurs de la quarantaine de listes prĂ©sentĂ©es par neuf partis politiques et validĂ©es par le Conseil Ă©lectoral d’Elecam. Elections Cameroon a d’ailleurs rĂ©ussi le pari de livrer, une semaine avant le scrutin, le matĂ©riel et les documents Ă©lectoraux aux responsables des 81 bureaux de vote créés pour ce scrutin.

A la direction gĂ©nĂ©rale des Election, l’on explique que les journĂ©es de vendredi 23 mars et samedi 24 mars sont consacrĂ©es Ă  la formation pratique des prĂ©sidents de bureaux de vote et Ă  la simulation du vote.

LancĂ©e samedi 10 mars dernier, la campagne Ă©lectorale prend fin demain, 24 mars 2018 Ă  minuit. L’on s’attend Ă  vivre les derniers grands meetings de mobilisation, surtout du cĂŽtĂ© du Rassemblement dĂ©mocratique du peuple camerounais (RDPC), premier pourvoyeur en grands Ă©lecteurs avec 8685 conseillers municipaux.

L’instruction du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de ce parti est de profiter de la cĂ©lĂ©bration des 33 ans du parti pour organiser des veillĂ©es Ă©lectorales avec l’ensemble des conseillers municipaux dans les chefs-lieux de dĂ©partement. Le vote ayant justement lieu dans les capitales dĂ©partementales. Les autres formations politiques ont misĂ© sur le porte-Ă -porte. Les rĂ©unions en petit comitĂ© vont continuer jusqu’au dernier moment.

CĂŽtĂ© financement, les partis ont fourni toutes les informations requises pour le virement de la premiĂšre tranche des fonds publics Ă  eux destinĂ©s. C’est vrai que ces formations politiques avaient dĂ©jĂ  trouvĂ© des palliatifs pour gĂ©rer les dĂ©penses incompressibles de campagne (affiches, banderoles, profession de foi, etc.) avant l’intervention de l’Etat.

Elecam pour sa part a dĂ©jĂ  garanti aux conseillers municipaux la disponibilitĂ© des frais liĂ©s Ă  leur dĂ©placement de dimanche, comme prĂ©vu par la loi. Le code Ă©lectoral rend d’ailleurs obligatoire la participation des conseillers municipaux Ă  ce vote.
​​Entrepreneuriat : un atelier de validation en cours

#Economie
MichĂšle FOGANG

Un atelier de validation du draft du document, chargĂ© d’évaluer la situation de ces structures au Cameroun s’est tenu hier Ă  YaoundĂ©.

Avoir une Ă©volution annuelle des PME au regard des projets, programmes et mesures mis en place pour leur dĂ©veloppement. Tel est l’objectif majeur du rapport sur la situation des Petites et moyennes entreprises (PME) au Cameroun, en cours d’élaboration.

L’Agence de Promotion des petites et moyennes entreprises (Apme) qui est Ă  l’origine du projet a organisĂ© hier Ă  YaoundĂ©, un atelier visant Ă  Ă©valuer, enrichir et mĂȘme Ă  valider le draft du tout premier rapport en la matiĂšre.

En effet, la PME qui reprĂ©sente 95% des entreprises au Cameroun, a une contribution considĂ©rable dans la croissance Ă©conomique. En retour, le pays la lui rend bien Ă  travers des programmes, projets et autres mesures, visant entre autres la facilitation de la crĂ©ation et l’accĂšs aux financements. On peut citer l’Apme, la banque de promotion des Pme, le crĂ©dit-bail, le crowdfunding et l’affacturage.

GrĂące aux Centres de formalitĂ©s de crĂ©ation d’entreprises ouverts Ă  travers le pays, prĂšs de 61 000 entreprises ont Ă©tĂ© créées entre 2010 et 2016 et plus de 11 000 en 2017. Cependant, ces structures continuent de faire face aux problĂšmes de fonds, de qualitĂ© de l’emploi, d’outils de production et du respects des normes.

Le rapport annuel sur la PME, premier du genre, fournira au gouvernement et aux structures d’accompagnement, une vision structurĂ©e de la rĂ©alitĂ© du monde des PME au Cameroun pour une meilleure orientation des politiques de dĂ©veloppement.

C’est pourquoi le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Laurent Serge Etoundi Ngoa qui a ouvert l’atelier, a qualifiĂ© le rapport d’outil d’appui Ă  la prise de dĂ©cision.

Beaucoup d’initiatives ont Ă©tĂ© prises pour que ce secteur puisse davantage produire. Il est question d’avoir des indicateurs pour Ă©valuer leur apport. Au cas oĂč celui-ci est moindre il sera question de penser Ă  des stratĂ©gies, en vue de mieux orienter les politiques futures en matiĂšre de PME.

Aussi, a-t-il souhaitĂ©, que le projet soit concrĂ©tisĂ© au terme de l’atelier de validation du draft de la premiĂšre Ă©dition, que des rapports soient produits chaque annĂ©e.
​​China, Strategic Telecoms, ICT Partner

#Politique
Godlove Bainkong

Multifaceted ventures with stakeholders in Cameroon are increasingly modernising the sector likewise sharpening the skills of the actors.

The history of 47-year-old Sino-Cameroon relations would be incomplete if mention is not made of telecommunications. China is by far a telecoms giant, parading diverse companies with world-class experience and which have been engaged with Cameroon in multifaceted win-win partnerships.

Planting Optical Fibre
Since 2013, Cameroon’s telecommunications landscape received fresh impetus with a modern transmission network in Maroua, Far North Region thanks to a 32,000 km of optical fibre almost wholly financed and planted by China.

Records show that China’s Import/Export bank - China Eximbank disbursed 85 per cent of the project cost amounting to 61.23 million dollars (about FCFA 30.6 billion) with which China’s Huawei Group, a leading global Information and Communication Technology (ICT) solutions provider, planted the cables.

What took off as a vision when the project was launched in December 2009 in Kye-Ossi became a reality in July 2012 when the company rounded off with the work. The network today connects regional capitals as well as some divisions and subdivisions of the country.

E-post Project
China has spread its tentacles in broad spectrum of the telecommunications sector to Cameroon through the creation of the Cameroon chapter of Chinese telecoms equipment manufacturer, ZTE. In 2015, ZTE Cameroon Sarl, as the Cameroonian filial of the Chinese outfit is known, signed a 50 million dollar contract with the Ministry of Posts and Telecommunications for the modernisation of the telecoms sector here via e-post project.

Further still, Cameroonians have not yet forgotten the CTPhone project executed by Cameroon Telecommunications (CAMTEL) in partnership with one of the leading world’s telecommunications outfits, Huawei Company.

ICT For Development
Cognizant of the importance of information and communication technologies (ICT) in the socio-economic development of all the countries, especially in an increasingly globalised world like now, China, via her companies, has been sharing her experience with Cameroon.

For instance, Huawei’s Vice President, Li Dafeng on June 6, 2017 during an audience with President Paul Biya at Unity Palace reiterated his company’s resolve to continue partnering with Cameroon in developing the country’s ICT.

Thanks to the company’s competitive ICT portfolio of end-to-end solutions in telecommunications and enterprise networks, devices, services and cloud technology, the company has been working tooth and nail to project Cameroon’s ICT to the limelight.

In a bit to nurture Cameroonian professionals in developing the ICT industry, one of the pillars of Cameroon’s socio-economic development, Huawei Cameroon has been sharpening skills of young Cameroonians and networking them with others through its, “Seed for the Future Programme.”

Like in 2016 when Huawei Cameroon took the first batch of some ten budding ICT talents for skills upgrading and networking in its headquarters in Shenzhen, Guangdong Province, South China, the tradition was respected again in 2017. The programme has been offering young Cameroonians the opportunity to get abreast with Huawei Core Values, Huawei Overview as well as openings to learn fine global evolutions in ICT.

Issues like Cloud Computing, Artificial Intelligence, Internet of Things as well as Mobile Network from 1G, 2G, 3G, 4G and 5G which most, if not all, knew largely in theory have been dissected to the now 20 Cameroonian “Huawei Seed for the Future” fellows by ICT gurus that the Chinese outfit employs year in and out for the skills-gaining training.

Such programmes, alongside other initiatives by other development partners, greatly contribute to the surge in noticeable Start-ups in the country of late. The President’s visit in China will obviously boost the fruitful Cameroon-Cameroon telecoms and ICT partnership.
​​FrontiĂšre Cameroun-RCA: une borne dĂ©truite

#Politique
Pierre CHEMETE

Le gouverneur de l’Est, GrĂ©goire Mvongo a annoncĂ© qu’une commission interministĂ©rielle va descendre sur le terrain, pour matĂ©rialiser la dĂ©marcation entre les deux pays.

Une borne de dĂ©marcation entre le Cameroun et la RĂ©publique centrafricaine (RCA) a Ă©tĂ© dĂ©truite par des bandits, il y a un certain temps. C’est au niveau du village camerounais de Mboy 2, arrondissement de Yokadouma, dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko, dans la rĂ©gion de l’Est, que cette limite posĂ©e au temps colonial, est perceptible Ă  vue d’Ɠil.

Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Est GrĂ©goire Mvongo est descendu sur le terrain le 16 mars dernier, Ă  la faveur de sa tournĂ©e Ă©conomique et sĂ©curitaire, dans le dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko.

Bravant à pied cette zone forestiÚre, la plus haute autorité de la région y était pour un constat, avec son état-major au complet et quelques responsables régionaux. Un appareil GPS a noté tous les détails de cette borne. Des informations qui seront envoyées à la hiérarchie.

Sur place, aprĂšs avoir pris connaissance des faits, le gouverneur Mvongo a annoncĂ© qu’une commission interministĂ©rielle va descendre sur le terrain dans les prochains jours, pour constater les faits et rĂ©tablir la vĂ©ritĂ©.

Jusque-lĂ , il Ă©tait difficile de prĂ©ciser si cette borne dĂ©truite et qui sera bientĂŽt repositionnĂ©e Ă  l’endroit qu’il faut, est de type frontalier, gĂ©odĂ©sique ou autre. Mais l’on sait qu’elle est positionnĂ©e Ă  la frontiĂšre avec la RĂ©publique sƓur de la Centrafrique et sert d’une maniĂšre ou d’une autre, Ă  la dĂ©marcation avec ce pays voisin. Et sans doute, elle a Ă©tĂ© saccagĂ©e par des bandits qui Ă©cument cette zone forestiĂšre pour des raisons inavouĂ©es.

Mais il est clair que la force reviendra Ă  la loi, fut-elle internationale, oĂč les lignes de dĂ©marcations frontaliĂšres sont consignĂ©es depuis belle lurette entre nos diffĂ©rents pays. Il est Ă  noter qu’entre le Cameroun et la Centrafrique, il n’y a pas de problĂšmes frontaliers. Au contraire, les deux pays frĂšres entretiennent des rapports bilatĂ©raux emprunts de convivialitĂ© et de fraternitĂ©.

Le Cameroun appuie d’ailleurs la Centrafrique dans ses efforts de normalisation et accueille des milliers de rĂ©fugiĂ©s centrafricains sur son sol, dont plus de 80% vivent dans la rĂ©gion de l’Est.
Agriculture: priorité au transfert de technologie

#Politique
MESSI BALA

L’agriculture occupe une place nĂ©vralgique dans les Ă©changes bilatĂ©raux sino-camerounais.

La RĂ©publique populaire de Chine, 9 562 911 kmÂČ, qui parvient Ă  nourrir 1,379 milliard d’habitants dont 9% seulement travaillent dans le secteur agricole, apporte une contribution dĂ©terminante au projet d’agriculture de seconde gĂ©nĂ©ration prĂŽnĂ© par le prĂ©sident Paul Biya depuis le Comice agro-pastoral d’Ebolowa en 2011.

Pays Ă  dominante agricole tirant son produit intĂ©rieur brut pour environ 26% de l'agriculture, le Cameroun est cependant un importateur net de produits des industries agricoles et alimentaires comme les cĂ©rĂ©ales, le maĂŻs et le riz que le pays produit mais en quantitĂ©s insuffisantes, en comparaison avec les besoins de la consommation locale. D’oĂč l’accent mis sur l’apprentissage aux jeunes camerounais de nouvelles techniques agricoles.

Le Centre d’application et des technologies agricoles
Le Centre d’application et des technologies agricoles du Cameroun basĂ© Ă  Nanga-Eboko, est le projet pilote de la coopĂ©ration bilatĂ©rale entre la Chine et le Cameroun dans le secteur agricole. C’est l’un des dix centres du genre en Afrique et il a Ă©tĂ© rĂ©ceptionnĂ© par le gouvernement camerounais le 17 juillet 2013.

D’un coĂ»t total de 27 milliards de F, financĂ©s entiĂšrement par le gouvernement chinois. Il s’agit d’une infrastructure Ă©tendue sur 100 hectares qui abrite des bĂątiments administratifs, des salles de classe pour la formation, des laboratoires et surtout des terres amĂ©nagĂ©es devant servir Ă  expĂ©rimenter la culture du riz irriguĂ©.

Le transfert de technologies agricoles avancĂ©es via cette structure va favoriser une meilleure production de riz au Cameroun. A terme, l’objectif du CATAC est de conduire les travaux de recherche et d’expĂ©rimentation agricole pour les cultures du riz, maĂŻs et manioc. Il est Ă©galement question de transfert de compĂ©tences et de vulgariser l’usage des machines.
​​Le LycĂ©e technique agricole de Yabassi
A la faveur du mĂȘme protocole d'accord de coopĂ©ration signĂ© en janvier 2008 par le Cameroun et la Chine qui donnait naissance au CATAC, le LycĂ©e technique agricole de Yabassi est aussi nĂ©. InstallĂ© dans le chef-lieu du dĂ©partement du Nkam dans le Littoral, le LycĂ©e technique professionnel agricole de Yabassi, construit avec un don chinois, a Ă©tĂ© livrĂ© Ă  la partie camerounaise au troisiĂšme trimestre 2016 et immĂ©diatement mis en fonction.

Notamment avec l’ouverture du concours de recrutement le 22 novembre 2016 de 200 Ă©lĂšves des classes de 1Ăšre annĂ©e et de 2nde pour l’annĂ©e scolaire 2016-2017. Depuis-lors, des enseignements dispensĂ©s dans cet Ă©tablissement scolaire technique et professionnel agricole sont : la production animale, la production vĂ©gĂ©tale, la maintenance des Ă©quipements agricoles, la transformation et la conservation des produits agropastoraux.

Le profil des Ă©lĂšves recrutĂ©s est celui des jeunes gens dont l’ñge est compris entre 14 et 22 ans, titulaires d’un Certificat d’études primaires (CEP) ou du First School Leaving Certificate (FSLC) pour ceux qui sont entrĂ©s en 1Ăšre annĂ©e. En revanche, les apprenants pour la classe de 2nde, sont titulaires d’un Brevet d’études de fin de premier cycle (BEPC) ; du Gce Ordinary Level ou du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP).

Une façon de redonner l’espoir d’une intĂ©gration sociale Ă  de nombreux jeunes qui seront pleinement opĂ©rationnels Ă  leur sortie de formation.

Le projet agro-industriel de Nanga-Eboko
Le projet agro-industriel de Nanga-Eboko est l’un des plus anciens projets agricoles menĂ©s par la Chine au Cameroun en ce dĂ©but du 21 siĂšcle. Il a Ă©tĂ© lancĂ© en avril 2006 et son activitĂ© porte sur la culture et la transformation des produits tels que le riz, le maĂŻs et le manioc. Mais aussi, l’élevage des autruches, la formation et la recherche.

A ce jour, environ 10.000 Camerounais ont Ă©tĂ© employĂ©s Ă  mi-temps et plusieurs variĂ©tĂ©s de riz expĂ©rimentĂ©es avec succĂšs. Le projet entend s’étendre Ă  plusieurs autres localitĂ©s, dont Mbandjock et NjorĂ© (Haute-Sanaga) et Santchou (Moungo).
ActivitĂ© des motos-taximen Ă  l’Ouest : trois mois pour se mettre en rĂšgle

#Politique
Rousseau-Joël FOUTE

En leur accordant ce délai le 21 mars 2018 à Bafoussam, le MINAT a remis à quelques-uns des casques et des chasubles, avant de les exhorter à se conformer à la réglementation.

«Nous vous rassurons que dans trois mois, nous serons Ă  jour ». C’est l’engagement sur l’honneur d’une dame s’exprimant au nom des conducteurs de motos-taxis de la rĂ©gion de l’Ouest. La promesse a Ă©tĂ© faite le 21 mars 2018 en dĂ©but de soirĂ©e dans, la salle des confĂ©rences des services du gouverneur de la rĂ©gion.

C’était en prĂ©sence du nouveau ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, et des autoritĂ©s administratives de la rĂ©gion conduites par le gouverneur Augustine Awa Fonka. Une sĂ©quence qui a mis un terme Ă  la rĂ©union entre Paul Atanga Nji, les transporteurs par motos-taxis, ainsi que quelques responsables de leurs syndicats.

« Allez-vous organiser et extirpez de vos rangs les bandits de grand chemin. C’est un travail collectif. Nous avons le devoir de vous encadrer mais vous avez le devoir d’ĂȘtre responsables et de respecter les lois de la RĂ©publique. Je vous accorde le bĂ©nĂ©fice de la bonne foi. D’ici trois mois, j’espĂšre que nous parlerons le mĂȘme langage », leur a lancĂ© le MINAT.

Quelques instants auparavant, le patron de l’administration territoriale avait remis symboliquement des casques et des chasubles, Ă  prĂšs d’une vingtaine de personnes, en leur disant que « les casques doivent ĂȘtre portĂ©s et non vendus et qu’on va confisquer les motos de ceux qui vont les vendre en plus du fait qu’ils payeront une amende ».

Paul Atanga Nji leur a Ă©galement demandĂ© d’ĂȘtre les porte-parole de l’assainissement du secteur infestĂ© de dĂ©linquants, rĂ©guliĂšrement mĂȘlĂ©s aux atrocitĂ©s enregistrĂ©es dans les pĂ©rimĂštres urbains.

Autre recommandation du MINAT, les conducteurs de motos-taxis doivent collaborer étroitement avec les pouvoirs publics en les renseignant et en leur remettant les armes en circulation. « Ils sauront vous protéger », a rassuré le MINAT.

« Dites Ă  ceux qui ont des armes et des munitions d’aller les remettre aux autoritĂ©s avant qu’il ne soit trop tard », a enfin prĂ©venu Paul Atanga Nji, qui a encouragĂ© les conducteurs de motos-taxis Ă  se conformer au dĂ©cret du Premier ministre, chef du gouvernement, fixant les modalitĂ©s d’exercice de cette profession au Cameroun. Un texte qui exige l’identification des conducteurs, l’immatriculation des motos, le permis de conduire, la police d’assurance, entre autres.