Cameroon Tribune
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Siarc 2016: ouverture officielle lundi

MichĂšle FOGANG
Nationa - Economie

Le rendez-vous des artisans du Cameroun et d’ailleurs s’est ouvert au public depuis le week-end. Les visiteurs se sont dĂ©jĂ  fait une idĂ©e des produits exposĂ©s.
Le Cameroun en miniature. C’est l’image que reflĂšte le parc d’exposition de Tsinga, site du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC). Centre, Sud, Est, Nord-Ouest, ExtrĂȘme-Nord, Adamaoua, bref, toutes les rĂ©gions du pays sont reprĂ©sentĂ©es Ă  travers leurs artisans qui ont su reproduire Ă  merveille les Ă©lĂ©ments caractĂ©ristiques de ces lieux. Les chefferies traditionnelles de l’Adamaoua, de l’Ouest, parĂ©es de « Nze-Ndop », fameux tissu royal, ainsi que celle des « Nyam », ou soldats bamoun en bronze. Les Ɠuvres d’art, statuettes, lits, salons et meubles d’intĂ©rieur, rĂ©alisĂ©es par les mains d’habiles sculpteurs ont particuliĂšrement Ă©merveillĂ© les visiteurs. Samedi dernier, le site grouillait dĂ©jĂ  de monde. Adultes et enfants ont eu droit Ă  des sĂ©ances de dĂ©monstrations de peinture et de fabrication de sculptures de meubles en bois local. Les femmes se sont davantage intĂ©ressĂ©es aux produis cosmĂ©tiques naturels, Ă  base de cacao, d’argile vert ou encore d’avocat, aux bijoux en perles, aux boubous et autres ensembles en lin, en bogolan et en bazin brodĂ©s. Pour cette 5e Ă©dition, le comitĂ© d’organisation a pensĂ© aux tout-petits. Balançoires, toboggans et autres glissoires ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©s sur le site. De mĂȘme que des lieux de restauration pour permettre d’apaiser la faim.
Toutefois, ce n’était pas encore le moment des achats. Pour beaucoup, il Ă©tait question de se faire une idĂ©e des articles et autres produits prĂ©sentĂ©s par les artisans. «Pour un premier jour, ce n’est pas mal. J’ai reçu des clients qui voulaient se renseigner sur le prix et l’origine des masques et d’autres sculptures dĂ©coratives que je vends », a expliquĂ© ThĂ©ophile AtĂ©ba, un exposant. Cependant, les espoirs sont fondĂ©s sur l’ouverture officielle de ce jour. « Nous pensons que les visiteurs seront plus nombreux une fois le salon lancĂ© par le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) », a dĂ©clarĂ© Michelle Wegang, exposante.
Le SIARC s’ouvre donc officiellement lundi. PlacĂ©e sous le haut parrainage du prĂ©sident de la RĂ©publique, cette rencontre internationale est une opportunitĂ© d’affaires pour les artisans. Lors d’un point de presse donnĂ© en fĂ©vrier dernier, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa avait indiquĂ© que les Ɠuvres d’art devraient s’arrimer aux normes internationales pour ĂȘtre compĂ©titives sur le marchĂ©. D’oĂč le thĂšme : « L’artisanat camerounais face aux dĂ©fis de la normalisation et de la compĂ©titivitĂ© ». Le Siarc se tient jusqu’au 9 avril prochain, Hormis les Camerounais, des exposants d’Europe, d’AmĂ©rique et mĂȘme du Moyen-Orient seront prĂ©sents. Pour cette cinquiĂšme Ă©dition, l’accent est Ă©galement mis sur les questions liĂ©es Ă  l’environnement et la pharmacopĂ©e traditionnelle.
Forwarded from Cameroon Tribune
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
Forwarded from Cameroon Tribune
SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.
Aéroport international de Douala: la piste entiÚrement ouverte

Rita DIBA
National - Economie

Elle a été réceptionnée le 1er avril 2016 par les responsables des Aéroports du Cameroun.

2850 mĂštres. C’est la longueur de la piste d’atterrissage de l’aĂ©roport international de Douala, dĂ©sormais ouverte dans l’entiĂšretĂ© de sa longueur au trafic. AprĂšs la fermeture de l’aĂ©roport du 1er au 21 mars 2016. En effet, venu prĂ©sider le 22 mars dernier la rĂ©ouverture officielle de 2350 m de piste et la reprise des vols, le ministre des Transports ; Edgard Alain Mebe Ngo’o ; avait donnĂ© rendez-vous le 1er avril 2016 pour la remise en exploitation globale du tarmac, dont 500 m restaient Ă  terminer. Chose dĂ©sormais faite depuis vendredi avec la rĂ©ception de l’ouvrage par Joseph Pokossy Doumbe, le prĂ©sident du conseil d’administration des AĂ©roports du Cameroun et Thomas Owona Assoumou, le directeur gĂ©nĂ©ral.
Le DG qui Ă©tait descendu sur les lieux la veille, pour s’assurer que tout serait fin prĂȘt pour le 1er avril et que les 500 m ont bel et bien Ă©tĂ© achevĂ©s, avait dĂ©clarĂ© : « Globalement, on est satisfait. Les dĂ©lais ont Ă©tĂ© respectĂ©s, la qualitĂ© aussi. Il ne manque plus que les avions ». A sa suite, le chef du projet, François Mboulana Bassega, avait expliquĂ© en quoi consistaient exactement les travaux : « C’étaient des travaux de mise aux normes de la piste d’atterrissage selon les exigences de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale, Ndlr), pour parvenir Ă  la certification. Aujourd’hui, nous avons une piste d’atterrissage aux normes, prĂȘte Ă  l’exploitation par tous les types d’aĂ©ronefs ».
Les 500 m restants concernaient ainsi la raquette de retournement du seuil 12. Selon les explications de l’ingĂ©nieur Mboulana Bassega, en termes simples, la raquette de retournement, c’est l’endroit oĂč l’avion peut tourner et se mettre en position de dĂ©collage. L’avion peut donc maintenant faire un demi-tour pour se positionner soit pour un dĂ©collage, soit pour aller au niveau du parking. Et ce 1er avril, on a pu assister aux manƓuvres d’appareils de diffĂ©rents gabarits, notamment le demi-tour sur ce bout de piste du MA60 de la compagnie nationale CAMAIR-CO. Ainsi qu’un Boeing 737-700 de la compagnie panafricaine A-Sky Airlines en provenance de Bangui.
Des mouvements qui ont eu lieu sous les yeux des autoritĂ©s des ADC. Le DG, qui va donc s’atteler maintenant, sous l’instruction du ministre des transports, sur le plan administratif, Ă  transfĂ©rer l’ensemble des documents qui atteste de ce que ces Travaux ont Ă©tĂ© vĂ©ritablement fait dans les normes par le groupement d’entreprises Sogea Satom et Razel, a ainsi confirmĂ© la rĂ©ouverture de la piste sur toute sa longueur de 2850 m. Et le PCA a exprimĂ© sa fiertĂ© devant cette preuve concrĂšte du processus de modernisation des aĂ©roports du pays et d’amĂ©lioration de la qualitĂ© des services. Processus qui se poursuit.
Electricité: chasse aux branchements clandestins

MichĂšle FOGANG
National - Economie

Une campagne d’assainissement du rĂ©seau EnĂ©o lancĂ©e vendredi dernier Ă  l’initiative du gouverneur du Centre.
Les quartiers tels que Nkoabang et Essazik ont reçu la visite vendredi dernier des agents d’Eneo, conduits par l’adjoint au prĂ©fet de la Mefou-et-Afamba, d’agents de police et des huissiers de justice. Objectif, dĂ©connecter les mĂ©nages non-abonnĂ©s Ă  l’entreprise, mais qui cependant, disposent d’électricitĂ©. En effet, dans un communiquĂ© rendu public mercredi dernier, le gouverneur du Centre, Joseph Otto Wilson annonçait que 4000 mĂ©nages de la rĂ©gion sont connectĂ©s frauduleusement au rĂ©seau Eneo. Une fraude qui entraĂźne de graves consĂ©quences. Surcharge des transformateurs et partant, coupures intempestives de courant Ă©lectrique. A cette facture s’ajoutent les pertes de recettes financiĂšres dans les caisses de l’entreprise Eneo.
Le communiquĂ© du gouverneur du Centre s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’assainissement du rĂ©seau Eneo Ă  travers la libĂ©ration d’une partie importante d’énergie Ă©lectrique perdue du fait de la fraude, apprend-on au sein de l’entreprise. Selon le communiquĂ©, il s’agira donc de dĂ©lester plus de 4000 mĂ©nages connectĂ©s de maniĂšre irrĂ©guliĂšre au rĂ©seau Eneo. MenĂ©e conjointement par les Ă©quipes de l’entreprise et les autoritĂ©s administratives de la rĂ©gion du Centre, l’opĂ©ration Ă©tait rendue Ă  sa phase-pilote vendredi dernier. Selon des informations recueillies Ă  l’agence de YaoundĂ©, il Ă©tait question de voir quelle Ă©tait l’approche idĂ©ale pour mener Ă  bien l’opĂ©ration.
De retour de la descente, un cadre-Eneo raconte : « cela n’était pas facile, les populations Ă©taient belliqueuses et rĂ©calcitrantes. Mais grĂące Ă  la prĂ©sence de la police, certaines ont pu ĂȘtre maĂźtrisĂ©es et d’autres entendues Ă  la gendarmerie ». Les raisons Ă©voquĂ©es par les contrevenants pour justifier cette fraude sont diverses : notamment, le non aboutissement des procĂ©dures d’acquisition de connexion auprĂšs du concessionnaire. « Sur le terrain, nous avons vu des quartiers entiers bĂ©nĂ©ficiant du courant Ă©lectrique sans toutefois disposer d’un compteur EnĂ©o. D’autres, situĂ©s dans des zones nouvellement amĂ©nagĂ©es, ont admis avoir cotisĂ© pour ĂȘtre branchĂ©s au rĂ©seau EnĂ©o mais sans suite », a expliquĂ© notre source. Ces derniers ont, quant Ă  eux, bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un dĂ©lai d’une semaine pour rĂ©gulariser leur situation auprĂšs de l’entreprise. L’opĂ©ration va se poursuivre sur toute l’annĂ©e. « Seuls les non-abonnĂ©s Ă  notre rĂ©seau sont visĂ©s par la campagne. Toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour que les abonnĂ©s rĂ©guliers soient Ă©pargnĂ©s », a dĂ©clarĂ© une autre source Ă  Eneo.
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SIARC 2016, la 5Ăšme Ă©dition du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, organisĂ© par le MinistĂšre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat, sous le trĂšs haut Parrainage du PrĂ©sident de la RĂ©publique, se tiendra au Parc des Expositions de Tsinga du 31 mars au 9 avril 2016.
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SIARC 2016, du 31 mars au 9 avril 2016 à Yaoundé.
Cameroon Tribune du jeudi, 7 avril 2016.
FECAFOOT-LFPC: La CCA donne raison Ă  la Ligue

Steve LIBAM
National - Sport

Les dĂ©cisions du ComitĂ© exĂ©cutif de la FECAFOOT annulĂ©es alors que le ministre des Sports et de l’Education physique a rĂ©uni les deux parties hier.

Il n’y aura pas de nouveau ComitĂ© de gestion provisoire Ă  la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC). Du moins pour le moment. Ainsi en a dĂ©cidĂ© la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du ComitĂ© national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC). L’instance a en effet annulĂ© hier les dĂ©cisions prises par le ComitĂ© exĂ©cutif de la FĂ©dĂ©ration camerounaise de football (FECAFOOT), conformĂ©ment au souhait de la LFPC. Outre la mise sur pied d’un ComitĂ© provisoire, ces dĂ©cisions incluaient l’annulation des statuts de la Ligue adoptĂ©s en 2014. D’oĂč la saisine de la CCA par la LFPC qui prĂ©voyait des Ă©lections dans les prochaines semaines. Cette dĂ©cision intervient alors que le ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP), Bidoung Mkpatt, a prĂ©sidĂ© hier une rĂ©union de conciliation Ă  laquelle prenaient part entre autres, Tombi Ă  Roko Sidiki, prĂ©sident de la FECAFOOT et Pierre Semengue, prĂ©sident du ComitĂ© de gestion provisoire de la Ligue. A en croire certains participants, cette concertation a notamment permis la mise sur pied d’une plate-forme de discussion, entre autres pour trouver des solutions aux incomprĂ©hensions entre la FECAFOOT et le LFPC.

Par ailleurs, c’est lundi dernier qu’était fixĂ©e la date limite de dĂ©pĂŽt des candidatures pour la prĂ©sidence de la LFPC. Un processus aujourd’hui entre parenthĂšses compte tenu de la situation. RĂ©uni en octobre 2015, le ComitĂ© exĂ©cutif de la fĂ©dĂ©ration avait prorogĂ© jusqu’en avril 2016, le mandat du ComitĂ© de gestion de la Ligue, le temps notamment de mettre sur pied une commission de recours dans la perspective de l’organisation des Ă©lections. Tout semblait donc indiquer que le scrutin aurait lieu ce mois. Jusqu’ici, deux candidats s’étaient dĂ©clarĂ©s : Pierre Semengue, prĂ©sident du ComitĂ© provisoire de gestion de la Ligue et Saint-Fabien Mvogo, prĂ©sident d’Eding sport de la LĂ©kiĂ©, club de Ligue 1. En outre, les membres de la Commission Ă©lectorale ont Ă©tĂ© Ă©lus et installĂ©s dans leurs fonctions. « S’il faut respecter les dĂ©lais rĂ©glementaires, les textes indiquent que les Ă©lections ne peuvent se tenir tant que ladite commission n’a pas six mois d’existence. Donc, le scrutin ne devrait pouvoir se tenir qu’à partir dans la deuxiĂšme quinzaine du mois de juin », confie ThĂ©rĂšse-Pauline ManguĂ©lĂš, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la LFPC. Pierre Semengue a pour sa part annoncĂ© la convocation imminente d’un Conseil d’administration de la Ligue, entre autres, pour fixer la date des Ă©lections. Il faut cependant noter que les statuts de 2011 reconnus en ce moment par la FECAFOOT ne permettent pas Pierre Semengue de briguer la prĂ©sidence de la LFPC.
Il tente de décaisser 517 millions F à la BEAC

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

T. Ayang, transporteur domiciliĂ© Ă  New Bell, d’aprĂšs ses Ă©lĂ©ments d’identification, a Ă©tĂ© interpellĂ© par la police ce mardi 5 avril 2016 aprĂšs une alerte des services de la BEAC Ă  Douala.

D’aprĂšs les premiers Ă©lĂ©ments de l’enquĂȘte ouverte contre lui, l’homme de 44 ans s’est prĂ©sentĂ© Ă  la banque centrale avec des documents qui proviendraient de la recette municipale de la CommunautĂ© urbaine de Douala. Lesquels demandaient Ă  la BEAC de fournir 517 millions de F pour les caisses de l’HĂŽtel de ville. Le demi-milliard de francs devait ĂȘtre dĂ©caissĂ© aprĂšs rĂ©ception des ordres prĂ©tendument signĂ©s par les responsables de la recette municipale de Douala.

Tout aurait pu se passer « normalement » sans la vigilance des services de la BEAC qui ont trouvĂ© une anomalie dans l’ensemble des documents qui ont « l’air d’ĂȘtre authentiques », selon une source proche de l’affaire. M. Ayang, inconnu des fichiers de la police jusqu’alors, sera prĂ©sentĂ© au procureur de la RĂ©publique. Il devrait ĂȘtre poursuivi pour tentative de dĂ©tournement de deniers publics, faux et usage de faux.
UniversitĂ© de Douala: L’ùre Bekolo Ebe sous enquĂȘte

Jean Baptiste KETCHATENG
National - Société

Certains responsables de l’institution ont rĂ©pondu lundi Ă  des convocations du Tribunal criminel spĂ©cial.

Le corps spĂ©cialisĂ© des enquĂȘteurs de police judiciaire du Tribunal criminel spĂ©cial (Tcs) a reçu lundi dernier 4 avril 2016 des responsables (actuels et anciens) de l’équipe managĂ©riale de l’universitĂ© de Douala. Selon nos sources, il s’agit notamment de gestionnaires du rectorat et des dĂ©canats de l’époque Bruno Bekolo Ebe. D’aucuns se sont prĂ©sentĂ©s personnellement tandis que d’autres ont mandĂ© des avocats pour rĂ©pondre ou justifier leur absence. S’il n’est pas aisĂ© de connaĂźtre les centres d’intĂ©rĂȘt particuliers de la police, l’on se rappelle cependant que le ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat (Consupe) avait menĂ© sur cette Ă©poque (singuliĂšrement sur la pĂ©riode 2007-2010) une mission d’inspection.

A l’universitĂ© de Douala oĂč des convocations ont Ă©tĂ© servies, le sujet est traitĂ© de maniĂšre discrĂšte. Pour en savoir davantage, CT a Ă©tĂ© renvoyĂ© au rapport du Consupe qui avait dĂ©terminĂ© les responsabilitĂ©s et dans certains cas les sommes Ă  rembourser. Pour l’instant, indique une source officielle, il n’a pas encore Ă©tĂ© question d’un quelconque remboursement des sommes indĂ»ment perçues ou perdues du fait des fautifs prĂ©sumĂ©s, ou des mis en cause. PrĂ©cisĂ©ment, il s’agit des conclusions du Conseil de discipline budgĂ©taire et financiĂšre (Cdbf) du 17 janvier 2014, publiĂ©es un mois plus tard dans la presse, en dĂ©but fĂ©vrier.

Par exemple, en raison de 27 fautes de gestion qu’il avait mises Ă  sa charge, le Conseil avait principalement constituĂ© Bruno Bekolo Ebe, ex-recteur de l’universitĂ© de Douala, dĂ©biteur envers l’institution de la somme de 2,4 milliards de F. Il lui avait Ă©galement infligĂ© une amende spĂ©ciale de deux millions de F, pour l’ensemble desdites fautes. D’autres responsables avaient aussi Ă©tĂ© sanctionnĂ©s dans les Ă©tablissements et administrations universitaires (facultĂ©s de droit, de lettres, Ă©cole normale, etc.).
National Gendarmerie: US Embassy Donates Training, Protection Equipment

Elizabeth MOSIMA
National - Société

Ambassador Michael Stephen Hoza handed over the donation in Mbankomo, on the outskirts of Yaounde, on April 5, 2016.

Relations between the United States and Cameroon are growing from strength to strength. The US Embassy in Cameroon on April 5, 2015, donated intervention and instruction equipment to the Multivalent Intervention Unit of the National Gendarmerie (GPIGN) in Mbankomo, about 25 km from Yaounde, in the Mefou and Akono Division of the Centre Region.

The equipment for training and intervention, protection, climbing and efficient assistance materials, among others, was handed over to the Secretary of State in charge of the National Gendarmerie, Jean Baptiste Bokam by Ambassador Michael Stephen Hoza. The American diplomat said the donation was a symbol of good relations between the two countries. While expressing the admiration of the US for Cameroon’s efforts in safeguarding its territory, he promised that his country will always stand by Cameroon.

His Excellency Michael Stephen assured the National Gendarmerie that the US will continue to offer more equipment, training and proposals on what is needed to bring peace to Cameroon and the Central African sub-region. On his part, Jean Baptiste Bokam said the arrival of equipment was timely as it will help improve the capacity of officers and men to face up to Boko Haram attacks. He called on the officers to make good use of the equipment and to be of good conduct.
Mountain Hotel, Parliamentarian Flats Under Renovation

Peter EFANDE
National - Economie

The two State hotels are undergoing an impressive facelift as contractors voice determination to meet the deadline set by Government.

What strikes any visitor who wants lodging in Buea, are the renovation works currently going on at the two State hotels: Mountain Hotel and Parliamentarian Flats. When CT visited these two complexes on Monday, April 4, 2016, Cameroonian workers under the supervision of Chinese instructors, were busy working building additional rooms.

The three companies involved in renovating and equipping these two hotels are Groupement GRESCERAM International TIEC, GROUPECAM GRESCERAM International STI/COEPSA and Groupe SOMAF. The first company is in charge of infrastructural renovation like constructing new infrastructure and renovating old buildings at the Mountain Hotel while the second company is in charge of equipping the hotel with beds, TV screens and chairs at the Mountain Hotel. The third company Groupe SOMAF is in charge of construction, renovation and equipment of rooms at the Parliamentarian Flats.

According to Nankem Yannick, Civil Engineer for the projects, renovation works at the Mountain Hotel are at about 15 per cent and at the Parliamentarian Flats at about 23 per cent realised. Renovation works that started on the December 17, 2015, are expected to end on July 17, 2016 as stated in the contract. Nevertheless, construction works are expected to end earlier, that is, on June 20, 2016 to give time for the hotels to be fully equipped.

The engineer said Mountain Hotel will have an additional 62 new rooms while at the Parliamentarian Flat, a total of 46 new rooms will be added to the existing 30 rooms giving a grand total of 76 rooms. Mr. Nankem Yannick disclosed that after renovations, Mountain Hotel will be transformed from a Three Star to a Four Star hotel. Some services that will be offered at the renovated Mountain Hotel are a Fitness Centre, night club, and restaurant with tasty dishes.

Similarly, the Parliamentarian Flats will have a swimming pool, Fitness Centre, tennis and volleyball court, and a restaurant. The Flat will also move from Three Star to Four Star hotel. “We are working round the clock from Monday to Sunday to meet up with the deadline,” Nankem Yannick stressed.
Handicraft Exhibition: Leather Goods, Accessories On Show

Victorine BIY NFOR
National - Economie

Some craftsmen from Cameroon and other countries like Pakistan are stealing the show.

One of the sectors that is pulling crowds at the fifth International Handicraft Exhibition of Cameroon, SIARC, Yaounde, is that of leather goods. Craftsmen from the Adamawa, North and Far North Regions of the country have distinquished themselves in the production and marketing of high quality goods in stands at the Tsinga fair ground.

“We are striving to create modern products using fine material from some of the most talented artisans in north Cameroon,” Yaya Dahirou, leather producer and vendor, based in Maroua, pointed out. Ousmanou, a Garoua-based leather producer and vendor, explained that they use premium domestic material like cow skin to skillfully manufacture leather goods that have won the hearts of many. “Our goods are of high quality and are crafted by hand,” said Yaya Dahirou. He explained that the tanned leather used for some of the products were sanded and buffed to remove imperfections or natural marks on the surface of the hide, making some of the goods glow.

Exhibitors from Pakistan, on their part, are also pulling crowds. Their leather goods and accessories are exhibited in three different stands. Like their peers from Cameroon, items and accessories like zip wallets, handbags, backpacks and clothing (e.g shoes, hats, jackets, belts) are on display. Attendants at the Pakistani stands guiding visitors, emphasised that their exhibitors were “manufacturers of exquisite leather goods, be it big or small.”

The prices might be scary, but manufacturers say the cost of production, both in time and means, if taken into consideration will make leather goods sell at cut-throat prices.“These are goods for fashion-minded people who appreciate craftmanship and elegance,” said Dahirou, claiming that the FCFA 100,000 they might take for a leather sitting set (four puffs and a carpet) might just be a conciliatory price for customers.

He argues that the cost of raw material was increasing. “It can take three weeks to manufacture three puffs that amount to FCFA 45,000. The workload is strenous and needs a lot of care, reason why we find it difficult giving out some of our leather products at not-so-satisfactory prices requested by some customers.”

This notwithstanding, most visitors to leather stands in SIARC are tempted not to leave without a souvenir. From handmade leather goods from the north of Cameroon to Pakistan, visitors are appreciating, with exhibitors exploring all business opportunities.
Idriss Deby Itno écrit à Paul Biya

MONDA BAKOA
National - Politique

Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu, hier au palais de l’UnitĂ©, un envoyĂ© spĂ©cial de son homologue tchadien. Mahamat Allamine Bourma Treye, ministre des Finances et du Budget du Tchad, s’est montrĂ© discret sur la teneur du message qu’il a remis hier au palais de l’UnitĂ©, au chef de l’Etat, Paul Biya, de la part du prĂ©sident tchadien, Idriss Deby Itno. Tout juste, pour conjurer la curiositĂ© de la presse qui l’attendait au terme de l’audience, a-t-il lĂąchĂ© que le pli transmis se situait « dans le cadre des liens trĂšs forts qui existent entre les deux pays ». Dans le sens du renforcement de la coopĂ©ration entre les deux chefs d’Etat, les deux peuples et les deux nations.
L’envoyĂ© spĂ©cial a ajoutĂ© que les deux pays constituent « la locomotive de l’intĂ©gration sous-rĂ©gionale ». On pourrait rappeler, Ă  cet effet, que les deux pays voisins sont membres de la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC). Ces deux organismes de la sous-rĂ©gion Ɠuvrent pour l’intĂ©gration des pays membres, la CEMAC s’attelant particuliĂšrement Ă  l’effectivitĂ© de la libre circulation des personnes et des biens dont elle a adoptĂ© le principe.
Le ministre tchadien a Ă©voquĂ© le problĂšme sĂ©curitaire se posant aux deux pays voisins, pour affirmer que le Tchad et le Cameroun, sont « sur la mĂȘme longueur d’onde pour mettre hors d’Etat de nuire le terroristes ». Il faudrait rappeler Ă  cet Ă©gard qu’à l’appel du chef de l’Etat, un contingent de quelque deux mille militaires tchadiens s’est battu aux cĂŽtĂ©s des forces de dĂ©fense camerounaises contre Boko Haram, dans la pĂ©riode allant de la mi-janvier au dĂ©but de novembre 2015. Ce fut dans la phase de la guerre conventionnelle, au moment oĂč l’ennemi contrĂŽlait un vaste territoire nigĂ©rian et disposait d’une armĂ©e combattante, alors que les militaires camerounais, hors droit de poursuite, se cantonnaient Ă  dĂ©fendre le territoire national contre les assauts de la secte terroriste.
Les militaires tchadiens ont, pour leur part, menĂ©, dans le cadre d’un accord avec le Nigeria, des incursions dans ce pays, libĂ©rant au passage des positions et des villes occupĂ©es par Boko Haram. Le contingent tchadien s’était retirĂ© du Cameroun avec l’opĂ©rationnalisation de la Force multinationale mixte, notamment son secteur N° 1 basĂ© Ă  Mora. Depuis lors, celle-ci coopĂšre Ă©troitement avec les forces nationales des OpĂ©rations Alpha et Emergence 4, de mĂȘme qu’avec l’armĂ©e nigĂ©riane pour ratisser de l’autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre.
CFA Franc Convertibility In Africa At Stake

Victorine BIY NFOR
National - Economie

The current status quo slows down industrialisation in countries of the Central and West Africa.
It might sound funny to many, yet it is true. Doing business in countries of Central and West whose currency is all pegged to the EURO remains incompatible when it comes to the use of the CFA Franc. Both zones, more than 50 years after independence still carry out trade transactions in a currency that is not convertible from one country of the sub region to the other.
It bits the imagination of many, when the same CFA Franc used in Cameroon in Central Africa for the example, suffers from devaluation while in other CFA used in West African countries like Cîte D’Ivoire was not. The exchange rate system of the CFA Franc in the Central Africa Sub-region is different from that of West Africa.
A situation that does not favour rapid economic growth and capital flows among countries using the same currency. Convertibility of the CFA Franc is therefore desirable to achieve a higher rate of economic growth, improve the balance of payment situation and thereby improve the living standards through greater trade and capital flows within African nations of the Franc zone. There is no gainsaying that at the time countries of the Franc Zone stand to reap more benefits when the currency is convertible.
With convertibility, profitability of exports increases because market foreign exchange rate is higher than the previous officially fixed exchange rate. And this is where both economies zones stand to gain. CFA Franc convertibility provides greater incentatives to send remittances of foreign exchange by workers of countries of Central and West Africa living abroad and makes illegal payments and smuggling less attractive.
Not abiding by this and more, Economists like Dr Ernest L. Molua, strongly hold that in the current status quo, the CFA franc benefits the French more than African States. He pointed out that 3,000 billion Euros of African money was in the French treasury, and the 15 African States using the CFA Franc are clients to the treasury, which means that this money could do more to African Economies if they had immediate control and could command its use at short-notice.“But this is not the case. The bureaucracy involved in accessing this money, implies it is more like confiscated money”, he stated.
After meeting in France in october 2015, Finance Ministers of the Franc Zone with governors of central banks converge in Yaounde from April 8 to 9, 2016, to discuss the financial health of their economies. The Governor of the Bank of Central African States, Lucas Abaga Nchama disclosed during the Monetary Policy Commitee in Yaounde on April 6 that the Yaounde confab will serve as a platform to pry into the issue with the Development bank of Central African States BDEAC.
Positive Balance Sheet At The Senate

Roland MBONTEH
National - Politique

Deliberations wrapped up in Yaounde on Friday April 8, 2016 with a plenary sitting chaired by Senate President, Marcel Niat Njifenji.
The First Ordinary Session of Parliament for the 2016 Legislative year is now history. Deliberations were closed last Friday April 8, 2016, in Yaounde during a plenary sitting chaired by the Senate President, Marcel Niat Njifenji, in the presence of the Speaker of the National Assembly, Cavaye Yeguie Djibril, Prime Minister, Head of government, Philemon Yang, the President of the Supreme Court, Daniel Sone Mekobe, cabinet ministers and members of the diplomatic corps.
Speaking during the plenary, Marcel Niat Njifenji presented the balance sheet of the 30-day long session recalling that six laws were adopted which he said will contribute in improving the living standards of the people and the economic environment. He mentioned the law on tourist and leisure activities, the law governing economic zones, the law regulating external trade as well as that to authorise the President of the Republic to ratify the Agreement on Trade Facilitation concluded under the aegis of World Trade Organisation (WTO).
These laws, he added, will stimulate economic growth and create jobs if well implemented. The Senate President thus exhorted government and economic operators to make maximum use of legal instruments so as to meet up with government objective of emergence.
Apart from the adoption of laws and oral questions to cabinet ministers, the Senate President equally reviewed extra-parliamentary activities carried out during the course of the session such as training seminars, diplomatic actions notably the audiences he granted to the visiting Kuwaiti Parliamentary Delegation and the Regional Delegation of the International Red Cross amongst others. These activities, he stated, offers the platform for experience sharing on issues concerning development, gender, climate change, refugee crisis as well as the fight against terrorism.
While urging Senators to intensify contacts with the local populations in order to better understand their preoccupations and expectations from the public authorities, Marcel Niat Njifenji called on the population to be vigilant as they support the defence forces in the fight against the barbaric sect, Boko Haram in order to guarantee peace and security in the country. He hailed the defence and security forces for successes recorded in the war against the terrorist group. The session was crowned with the decoration of Senator Djakaou Julienne from the Far North Region with a medal of National Order of Valour.
Paul Biya reçoit Michel Sapin

NKENDEM FORBINAKE
National - Politique

AprÚs l'audience avec le président Biya, le ministre français des Finances et des Comptes publics a répondu aux questions de la presse. Au menu: la coopération entre la France et le Cameroun, et l'avenir du franc CFA

Vous venez d'ĂȘtre reçu en audience par le prĂ©sident Paul Biya, pouvons-nous avoir une idĂ©e du contenu de votre entretien?
Le président de la République m'a fait l'honneur de me recevoir. Je suis là pour participer avec les autres ministres des Finances à la réunion des ministres de la zone Franc. C'est une réunion de travail trÚs importante et nous nous retrouvons deux fois par an, une fois à Paris et une fois en Afrique. Et j'avais souhaité porter quelques messages de la part du président de la République française au président camerounais, concernant d'abord notre reconnaissance pour l'engagement du peuple camerounais contre le terrorisme. Nous avons dit toute notre solidarité et notre coopération aussi dans cette lutte contre le terrorisme. J'ai souhaité aussi porter un message de coopération renforcée bien sûr avec la France, et nous allons signer un nouvel accord de coopération dans le cadre du C2D, avec le ministre des Finances camerounais. Des dettes qui sont converties en programmes de financements qui vont justement financer des programmes trÚs utiles pour les populations, sur l'ensemble du Cameroun. J'ai souhaité aussi dire combien nous étions attentifs à la situation de l'ensemble de la zone face à ce double choc, le choc sécuritaire et celui qui tient à la chute des valeurs des matiÚres premiÚres. Et donc pour certains pays, de leur exploitation. Une attention particuliÚre pour ces pays, la France est là pour les accompagner, pour trouver des solutions qui permettent de passer ce mauvais moment et rebondir ensuite pour retrouver la croissance nécessaire qui permet le développement économique et social.
Vous arrivez au Cameroun au moment oĂč la question de l'avenir de la zone franc fait dĂ©bat au sein de l'opinion. Quel est votre avis sur la question?
J'ai Ă©tĂ© ministre des Finances il y a de cela quelques annĂ©es, en 1992 prĂ©cisĂ©ment et les questions Ă©taient les mĂȘmes. Donc, nous avons cette capacitĂ© Ă  travailler ensemble mais je vais le rĂ©sumer trĂšs simplement. La zone Franc est une zone des Africains, pour les Africains, dĂ©cidĂ©e par les Africains. La France est lĂ  pour accompagner. La France est lĂ , comme vous le savez, pour garantir la stabilitĂ© de la monnaie. Que nous nous engagerons Ă  faire en sorte que cette monnaie reste stable par rapport Ă  d'autres monnaies et cette stabilitĂ© est quelle chose de trĂšs utile aux pays concernĂ©s. Mais, c'est la dĂ©cision des pays africains qui s'impose, pas celle de la France. S'il y'a une volontĂ© de voir Ă©voluer cette zone, cela doit venir de la volontĂ© des pays africains eux-mĂȘmes et de leurs responsables. Et j'ai toujours montrĂ© ma trĂšs grande disponibilitĂ©, s'il y a des propositions d'Ă©volution dans telle ou telle direction de la part de tel ou tel dirigeant. Je suis Ă  l'Ă©coute, nous sommes tous ensemble Ă  l'Ă©coute des Africains. Je le repĂšte, cette zone est une zone pour les Africains, pour leur permettre un meilleur dĂ©veloppement Ă©conomique et social. C'est leur souverainetĂ© qui s'impose et en aucun cas, Ă©videmment, une volontĂ© qui viendrait d'ailleurs.
D'aucuns s'étonnent également au sein de l'opinion du montant anormalement élevé des réserves des pays de la zone Franc dans le Trésor français...
Paul Biya reçoit Michel Sapin

NKENDEM FORBINAKE
National - Politique

... C'est aussi une question qui revient depuis trĂšs longtemps. Vous savez que ces dĂ©pĂŽts, l'argent des pays concernĂ©s qui continue Ă  ĂȘtre versĂ©, sont la contrepartie de la garantie de la valeur de la monnaie. La France est prĂȘte Ă  intervenir, y compris sur fonds propres, pour garantir cette valeur. La contrepartie et une partie des dĂ©pĂŽts se retrouvent auprĂšs de la Banque de France. LĂ  encore, c'est vraiment pour permettre aux pays d'avoir de la stabilitĂ©. Pour permettre Ă  ces pays de se dĂ©velopper en ce moment, pour leur permettre de faire face aux difficultĂ©s. Et nous avons un dispositif qui est, avant tout, tournĂ© vers l'intĂ©rĂȘt des peuples concernĂ©s.
Propos recueillis par N. FORBINAKE