Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mercredi, 20 avril 2016.
Paul Biya reçoit Samantha Power

Monda Bakoa
National - Politique

Une forte dĂ©lĂ©gation accompagnait, mardi au palais de l’UnitĂ©, l'ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’Onu, Elle comprenait des responsables du dĂ©partement d’Etat amĂ©ricain et l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Michael Stephen Hoza. L’entretien entre le prĂ©sident et son hĂŽte a durĂ© prĂšs de deux heures d’horloge.
Face Ă  la presse, l’invitĂ©e du chef de l’Etat a Ă©voquĂ© l’existence de liens solides entre le Cameroun et les Etats-Unis. Les voies et moyens permettant de les renforcer ont Ă©tĂ© explorĂ©s. Au plan sĂ©curitaire notamment oĂč Washington est dĂ©jĂ  engagĂ© aux cĂŽtĂ©s de notre pays contre Boko Haram, Samantha Power a Ă©voquĂ© la vision de son pays dans la conduite de cette guerre pour que la Cameroun bĂ©nĂ©ficie durablement du soutien des Etats-Unis. A son avis, l’intervention militaire Ă  elle seule ne pourrait pas permettre de venir dĂ©finitivement Ă  bout de Boko Haram. Il faudrait travailler en Ă©quipe dans la sous-rĂ©gion pour vaincre l’insĂ©curitĂ©. Etant entendu qu’un pays tout seul ne pourrait y parvenir. D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’une mutualisation des efforts. Cette vision rencontre celle du chef de l’Etat. Celui-ci dĂ©clarait en effet, le 8 janvier 2015, face au corps diplomatique accrĂ©ditĂ© Ă  YaoundĂ© : « A menace globale, riposte globale. Telle devrait ĂȘtre la rĂ©ponse de la communautĂ© internationale et notamment de l’Union africaine et de nos organisations rĂ©gionales. »
L’ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’Onu insiste par ailleurs pour que les diffĂ©rents partenaires Ă©voluant sur le terrain de lutte contre l’insĂ©curitĂ© respectent les droits de l’homme. Son pays tient aussi Ă  ce que les populations vivant dans les zones affectĂ©es ne se sentent pas dĂ©laissĂ©es par le gouvernement. Les personnes dĂ©placĂ©es Ă  cause des exactions des terroristes devront, dans cette optique, bĂ©nĂ©ficier de toutes les attentions des autoritĂ©s locales.
Harmonie
Il est nĂ©cessaire que la sociĂ©tĂ© civile soit partie prenante dans cette lutte contre le terrorisme, selon l’hĂŽte du chef de l’Etat. Se fĂ©licitant de ce que la sociĂ©tĂ© civile est active au Cameroun, Ă  travers un nombre d’important d’Ong, d’associations et de syndicats, elle encourage un dialogue permanent avec les politiques et le gouvernement, comme voie incontournable pour qu’il y ait une harmonie dans le pays. Elle a Ă©galement Ă©changĂ© avec son hĂŽte sur la promotion d’une culture de libertĂ©s : libertĂ© de presse et libertĂ© d’expression, pour les « voix des Camerounais soient entendues ». Samantha Power dĂ©clare que le chef de l’Etat s’est montrĂ© ouvert par rapport Ă  toutes ces propositions.
Les changements climatiques ont Ă©tĂ© Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©s pendant l’audience. L’ambassadrice des Etats-Unis Ă  l’Onu constate que le chef de l’Etat est prĂ©occupĂ© par ces cours d’eau qu’il voit tarir, le Lac Tchad qui ne cesse de se dessĂ©cher, le dĂ©sert qui avance et par tous les autres effets des changements climatiques sur l’écologie et l’économie de la sous-rĂ©gion. Elle annonce la signature d’un accord, jeudi Ă  New-York au siĂšge des Nations unies, sur la question, le Cameroun y ayant dĂ©lĂ©guĂ© son ministĂšre des Relations extĂ©rieures. Avec l’espoir qu’aprĂšs les engagements pris par les Etats, l’an dernier Ă  Paris, lors du sommet sur le climat, cet accord soit mis rapidement en Ɠuvre.
Le chef de l’Eta a Ă©levĂ© son hĂŽte Ă  la dignitĂ© de Grand officier de l’ordre de la Valeur. L’audience s’est achevĂ©e par un Ă©change de cadeaux. Samantha Power a Ă©tĂ© accueillie Ă  son arrivĂ©e sur le perron du palais, sur tapis rouge, par le directeur du Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Martin Belinga Eboutou.
Pau Biya reçoit Samantha POWER.
Les infrastructures font défaut pour les Sports aux examens

Assiatou NGAPOUT M.
National - Société

Dans de nombreux centres d’examen, le matĂ©riel est dĂ©suet et expose ainsi les candidats Ă  de nombreuses blessures et autres contusions.
Au stade du lycĂ©e de la CitĂ© verte Ă  YaoundĂ© ce mardi matin, tous les regards sont portĂ©s sur les candidats qui affrontent les Ă©preuves physiques et sportives du probatoire pour le compte des examens officiels de l’enseignement secondaire de l’annĂ©e 2016. Sur ce site sinueux, attaquĂ© par l’érosion et envahi par des rochers Ă  certains endroits, les Ă©quipements sont disposĂ©s selon les disciplines. L’aire de lancer de poids est dessinĂ©e apparemment avec de la peinture blanche. Des matelas ayant perdu de leur souplesse sont entreposĂ©s de l’autre cĂŽtĂ© pour l’épreuve de gymnastique. Un peu plus loin, deux candidats tiennent Ă  une distance bien dĂ©terminĂ©e deux barres sur les quelles est attachĂ© un fil de couleur noire. Juste Ă  cĂŽtĂ©, deux mousses sont juxtaposĂ©es au sol pour le saut en hauteur. Pour cette derniĂšre discipline, les candidats essayent tant bien que mal de ne pas rater la mousse Ă  l’atterrissage, mais c’est peine perdue. Beaucoup se retrouvent au sol et bonjour les Ă©gratignures et contusions.
Idem pour l’épreuve de gymnastique oĂč les candidats manquent difficilement de mordre la poussiĂšre. « On a dĂ» bloquer la circulation au niveau de la route qui mĂšne vers la pharmacie de la CitĂ© verte pour ce qui est de la course de vitesse. Car ce stade ne mesure que 70 mĂštres. Les filles doivent courir sur une distance de 80 mĂštres et les garçons sur 100 mĂštres. On ne peut pas faire autrement, vu qu’on n’utilise que le matĂ©riel de l’établissement et si ce dernier est dĂ©pourvu d’équipements, les candidats sont obligĂ©s de compĂ©tir Ă  mĂȘme le sol », confie Salvador Iyambe Sakwe, coordonateur des Ă©preuves physiques et sportives du probatoire au lycĂ©e de la CitĂ© verte.
Ambiance similaire au lycĂ©e de Tsinga, avec les mĂȘmes types d’infrastructures vieillottes. Bien que le terrain soit couvert de boue, par endroits, le chef de service des sports scolaires dudit lycĂ©e, Carole Ambatta, se rĂ©jouit : « On a eu de la chance : il n’a pas plu aujourd’hui, ça allait ĂȘtre pire. C’est vrai que l’espace n’est pas rĂ©glementaire, mais nous traçons des aires qui rĂ©pondent Ă  la norme afin de faire composer les candidats. On dĂ©nombre souvent plus de cas de blessures dans les Ă©preuves de la course de vitesse et du saut en hauteur. Ceci Ă  cause du matĂ©riel archaĂŻque. La mousse utilisĂ©e n’est pas adĂ©quate. Au lieu d’une mousse d’un mĂštre d’épaisseur, on utilise actuellement celle de 60 centimĂštres. On est obligĂ© de faire avec. Les cas de blessures sont aussitĂŽt emmenĂ©s Ă  l’infirmerie. »
La construction d’un pont en vue entre le Cameroun et le Nigera

Josy MAUGER
National - Economie

Réalisé sur le Mayo-Tiel dans le Nord, le projet va promouvoir les relations bilatérales. Une premiÚre rencontre des experts des deux pays se tient depuis mardi à Yaoundé.
Densifier l’intĂ©gration entre le Cameroun et le NigĂ©ria en gĂ©nĂ©ral et en particulier au niveau des localitĂ©s de Demsa au Cameroun et Belel au NigĂ©ria. Tel est le principal objectif du projet de construction d’un pont frontal sur le Mayo-Tiel dans le Nord-Cameroun, ainsi que des ouvrages connexes entre ces deux localitĂ©s. La premiĂšre rĂ©union des experts des deux pays qui se tient depuis hier Ă  YaoundĂ© a pour but de conduire le processus de mise en Ɠuvre dudit projet. Selon le directeur gĂ©nĂ©ral de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire du ministĂšre en charge de l’Economie, Janvier Oum Elouma, conduisant ces travaux, le projet de construction d’un pont sur le Mayo-Tiel est la matĂ©rialisation de la dĂ©cision prise par les deux chefs d’Etat camerounais et nigĂ©rian au cours de la visite officielle du prĂ©sident Muhammadu Buhari au Cameroun en juillet 2015. Les deux chefs d’Etat avaient alors dĂ©cidĂ© d’accĂ©lĂ©rer les Ă©tudes de faisabilitĂ© en vue de la construction d’un pont sur le Mayo-Tiel, d’une part, et de la route Gambarou-Ngala-Kousseri, d’autre part dans l’optique d’une meilleure fluiditĂ© du trafic entre les deux pays.
Pour sa part, Habib Habu, chef de dĂ©lĂ©gation des experts nigĂ©rians, a indiquĂ© que ce projet Ă©tait une opportunitĂ© significative. Selon lui, les deux pays ont initiĂ© ce projet afin d’élargir d’autres pistes de collaboration, promouvoir la paix, la coexistence pacifique et offrir une voie pour de meilleures relations sociopolitiques et Ă©conomiques. Il sera donc question, lors de cette rencontre, que les experts examinent et valident le projet de mĂ©morandum d’entente devant encadrer les modalitĂ©s de collaboration entre les deux pays.
Plus besoin de changer de numĂ©ro pour migrer d’un opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonque Ă  l’autre

Félicité BAHANE N.
National - Economie

Signature mardi Ă  YaoundĂ© du contrat de mise en Ɠuvre de la portabilitĂ© au Cameroun entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs du secteur.

Ce n’est pas de gaitĂ© de cƓur que tous les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie mobile ont signĂ© le contrat d’hier avec Huawei technologies. Laquelle porte sur la mise en Ɠuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. La portabilitĂ© Ă©tant la possibilitĂ© pour un abonnĂ© d’utiliser le mĂȘme numĂ©ro d’abonnement, indĂ©pendamment de l’opĂ©rateur ou de l’exploitant du rĂ©seau auquel il est abonnĂ©, et mĂȘme dans le cas oĂč il change d’opĂ©rateur ou d’exploitant. Selon François Kamgam, conseiller technique N°3 Ă  l’Agence de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications (ART), « la portabilitĂ© va offrir de nombreux avantages aux abonnĂ©s, en ce sens qu’il augmente la marge et le degrĂ© de libertĂ©. Aujourd’hui, vous avez la libertĂ© de vous abonner chez un opĂ©rateur mais une fois chez lui, il n’est pas facile de partir parce que vous vous demandez comment vous aller informer tous vos correspondants du changement de numĂ©ro. A l’instant oĂč la portabilitĂ© sera implantĂ©e, l’abonnĂ© n’aura plus ce souci-lĂ . Il pourra partir d’un opĂ©rateur Ă  un autre en gardant le mĂȘme numĂ©ro », assure le conseiller technique, par ailleurs prĂ©sident de la commission de mise en Ɠuvre de la portabilitĂ© au Cameroun. Cette source indique que mĂȘme sur le plan Ă©conomique, les avantages sont multiples. Le marchĂ© ainsi signĂ© hier entre Huawei technologies et les opĂ©rateurs a un dĂ©lai de livraison de sept mois. Si tout est fait dans les temps, la portabilitĂ© sera effective d’ici novembre 2016.
Si Ă  MTN et Ă  Viettel (Nexttel), l’on a optĂ© pour saluer cette initiative de l’ART, prĂ©cisant que la portabilitĂ© sera garant d’une concurrence saine et dynamique entre opĂ©rateurs, cĂŽtĂ© Orange, l’on n’a pas fait dans la langue de bois « Il s’agit effectivement d’un instrument Ă  saluer mais dont la mise en Ɠuvre ne sera pas simple. Surtout que la base de donnĂ©es Ă  construire va quand mĂȘme coĂ»ter 1,5 milliard de F aux opĂ©rateurs », souligne Elisabeth Medou Badang, directeur gĂ©nĂ©ral d’Orange Cameroun.
DĂšs aujourd’hui, pendant que Huawei sera en train d’installer la base de donnĂ©es centralisĂ©e pour la portabilitĂ©, l’ART sera engagĂ©e Ă  informer et sensibiliser les consommateurs sur le changement Ă  venir. De mĂȘme, il y a des clauses sur la qualitĂ© de service et les pĂ©nalitĂ©s en cas de manquements Ă  rĂ©diger. Car, avec la signature d’hier, les opĂ©rateurs s’engagent Ă  rĂ©pondre des dysfonctionnements dans le cadre de la portabilitĂ© et l’ART devra appliquer les sanctions.
Carte de presse: le dĂ©fi de l’assainissement

Yvette MBASSI-BIKELE
Rédaction - Dossier

Les « journalistes du Hilton », ces pseudos professionnels qui n’exercent nulle part et sont de tous les sĂ©minaires, n’ont qu’à bien se tenir. DĂšs la sortie des premiĂšres cartes de presse annoncĂ©e pour les prochains jours, il faudra dĂ©sormais montrer patte blanche pour couvrir un Ă©vĂ©nement officiel ou obtenir une interview d’une personnalitĂ©. C’est que le processus enclenchĂ© en novembre 2015 par la Commission de dĂ©livrance de la carte de presse, mĂȘme s’il tarde Ă  « accoucher » de ses premiers documents, a pour objectif principal d’assainir le milieu. Il s’agit concrĂštement de sĂ©parer le bon grain de l’ivraie, dans tous les corps de mĂ©tier de la presse. Imposteurs et autres usurpateurs qui prennent rĂ©guliĂšrement les personnalitĂ©s en otage lors de cĂ©rĂ©monies officielles, pour le « gombo », Ă©cornant au passage l’image de toute une profession devraient ĂȘtre mis hors d’état de nuire par la carte de presse.
Et alors mĂȘme que les attentes que nourrissent les professionnels relativement Ă  ce document sont grandes, le chemin semble long pour y arriver. C’est que deux prorogations aprĂšs la date-limite initiale de dĂ©pĂŽt des dossiers, fixĂ©e au 28 fĂ©vrier 2016, puis au 20 mars suivant, la Commission dĂ©diĂ©e n’est guĂšre plus avancĂ©e. Curieusement, les professionnels des mĂ©dias ne sont pas nombreux Ă  le solliciter. Et ce, malgrĂ© la descente sur le terrain du prĂ©sident de la Commission, SĂ©verin Tchounkeu, qui a rĂ©cemment fait le tour des entreprises de presse, sensibilisant les patrons et leurs employĂ©s Ă  adhĂ©rer au processus. C’est clair : celui-ci coince aux entournures. Et pour de nombreuses raisons.
Au premier rang de celles-ci, le peu de visibilitĂ© des gains que pourrait procurer ce qui se veut ĂȘtre un prĂ©cieux sĂ©same. Selon ses promoteurs, en l’absence de ce document, un acteur des mĂ©dias ne devrait pas avoir accĂšs aux sites des Ă©vĂ©nements officiels et Ă  l’information. « A la pratique, cela paraĂźt biscornu quand on sait qu’il y a des hommes et des femmes des mĂ©dias dont le nom Ă  lui seul constitue une carte de presse Ă  l’efficacitĂ© prouvĂ©e. Ils ouvrent Ă  eux-mĂȘmes et Ă  d’autres bien des portes, grĂące Ă  un carnet d’adresses fourni. Il y a aussi que des informations de premiĂšre main, parfois classĂ©es confidentielles, leur sont livrĂ©es Ă  domicile sans effort. Comment convaincre de telles personnes de se soumettre au processus ? » s’interroge un jeune journaliste frais Ă©moulu de l’Ecole SupĂ©rieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (Esstic).
Le processus est analysĂ© diffĂ©remment selon que l’on Ă©volue dans le secteur des mĂ©dias privĂ©s ou publics. « De nombreux acteurs du secteur privĂ© le perçoivent comme une stratĂ©gie pour les Ă©carter. La Commission sait bien que beaucoup parmi nous Ă©voluent sans contrat, ni immatriculation Ă  la Cnps. Elle aurait dĂ» en tenir compte en Ă©tablissant la liste des piĂšces nĂ©cessaires Ă  la constitution du dossier de demande de la carte de presse. Et puis, il y a aussi parmi nous des gens bien qualifiĂ©s et expĂ©rimentĂ©s qui ne sont pas passĂ©s par une Ă©cole de formation et ne disposent donc pas de diplĂŽme. Va-t-on les jeter pour un parchemin et sacrifier le savoir-faire ? », se demande un journaliste, cadre dans un hebdomadaire privĂ© paraissant Ă  YaoundĂ©. L’on avait pourtant cru que les avantages de cette piĂšce et les conditions d’obtention, de tout temps inscrits parmi les combats des mĂ©dias camerounais, Ă©taient suffisants pour convaincre.
Illustruation d'interview.
Health:Revamped Safe Motherhood Project Launched

CHOVES Loh, NUMH Rogers (Intern)
National - Société

The Cameroon Baptist Convention Health Services intend to scale up the prevention of mother-to-child transmission of HIV by strengthening local dialogue structures.
The Health Services of the Cameroon Baptist Convention, CBC, have launched a new safe motherhood initiative. The Capacity Initiative Project, LCI, is aimed at giving people in the North West, South West, Centre and Littoral Regions access and opportunities to participate in a robust healthcare delivery system by preventing HIV transmission.
The launch took place on April 14, 2016, in Bamenda, chaired by North West Governor, Adolphe Lele Lafrique, in the presence of the Director of CBC Health Services, Prof. Tih Pius Muffih. The project was conceived by the CBC Health Services and is funded by United States of America’s Centre for Disease Control and Prevention, CDC, with the technical support of US-based Family Health Initiative 360. Focus will be on healthcare delivery, especially for mothers and children. The revamped project targets the 10 Health Districts of Bafut, Tubah, Benakuma, Mbengwi and Ako in the North West Region; and Konye, Bangem, Ekondo Titi, Eyumojock and Wabane in the South West Region.
The Prevention of Mother to Child Transmission, PMTCT, project, has as objective to ensure that no child is born with HIV. It is an essential step to ensuring an AIDS-free generation. The PMTCT initiative provides drugs, counseling and psychological support to enable pregnant and nursing mothers safeguard their babies against the HIV virus. Project activities include the development of success metrics to document functional dialogue structures from health areas to the regional level by December 2016, and support regional health authorities in ensuring regular dialogue. Revamped dialogue structures are expected to promote, support and follow up health interventions in ways that guarantee optimal outcomes and sustainability.
The CBC Health Services explained that the project was prompted by weak community support and participation in health activities in line with the country’s policy on the reorientation of primary healthcare. According to Prof. Tih, the project stimulates local partnership and collaboration between dialogue structures, councils and other key stakeholders, to increase healthcare support. Since 2011, the CBC Health Services have helped in improving access to health services, staff knowledge/skills, ensuring a systematic drop in HIV transmission from positive mothers to their babies, and a reduction in HIV infection in general.
CrĂ©ation de valeur ajoutĂ©e: l’ameublement de luxe sort du bois

Marilyne NGAMBO TCHOFO
Rédaction - Dossier

Bon nombre de privĂ©s s’investissent dans la transformation de cette matiĂšre premiĂšre, malgrĂ© la farouche concurrence Ă©trangĂšre.
La matiĂšre premiĂšre est camerounaise, l’expertise aussi. EbĂšne, bossĂ©, iroko, moabi, bĂ©tĂ©, landa, movingui, acajou, voilĂ  quelques essences nationales mises Ă  contribution dans la confection du mobilier de luxe (salons, parquets, lits, salles Ă  manger
). La crĂ©ation de meubles de luxe se diversifie, du moins, les locaux montrent qu’ils en ont le potentiel. Car, c’est pour se dĂ©faire de la domination des meubles importĂ©s sur le marchĂ© camerounais que Jacques Ngassi, promoteur de la SociĂ©tĂ© industrielle d’ameublement (SIAM), s’est lancĂ© dans l’activitĂ© il y a une bonne trentaine d’annĂ©es, en 1984. Fort de l’expĂ©rience qu’il a glanĂ©e Ă  travers ses diffĂ©rents voyages, le promoteur affirme : « J’étais attirĂ© par la qualitĂ© des produits que je voyais lors de mes dĂ©placements. J’ai dĂ©cidĂ© d’investir dans la fabrication et la distribution locale des meubles haut de gamme pour permettre aux Camerounais de bĂ©nĂ©ficier de la qualitĂ© de ces mobiliers ». Le promoteur n’a qu’une idĂ©e en tĂȘte : arracher des parts de marchĂ© aux importations dans le secteur. Il y investit 50 millions de F et quelque temps aprĂšs, atteint un chiffre d’affaires de prĂšs de 120 millions de F. Seulement, pour avoir accĂšs Ă  ces meubles du cru, il faut y mettre le prix et compter entre 400 000 et deux millions de F pour une salle Ă  manger simple. Un lit dit stylĂ© Ă  base de bubinga, d’ébĂšne ou d’Omengue varie entre 500 000 et 800 000 F, voire plus selon les essences. Raison pour laquelle son portefeuille de clients a longtemps comptĂ© des acheteurs tels que des agences de coopĂ©ration, des ambassades et mĂȘme des banques.
Seulement, depuis 2008, la sociĂ©tĂ© enregistre une baisse des commandes, laquelle a donnĂ© lieu Ă  de nombreux licenciements. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires a chutĂ© de moitiĂ©. « La conjoncture n’est pas bonne. La concurrence est devenue rude pour nous qui faisons dans la qualitĂ©. La clientĂšle n’est plus lĂ . Tout le monde va dĂ©sormais s’approvisionner Ă  DubaĂŻ ou en Chine », regrette le promoteur. C’est que, dit-il, la SIAM propose une porte Ă  200 000 F alors que des opĂ©rateurs de DubaĂŻ en commercialisent Ă  moitiĂ© prix. De plus, « les opĂ©rateurs se lancent davantage dans le travail de l’aluminium. Les portes en bois se rarĂ©fient », souligne Jacques Ngassi. Mais, pour que la flamme pour la menuiserie demeure malgrĂ© la conjoncture, quelques instituts proposent des formations, dont le Complexe scolaire et professionnel catholique Don Bosco. Le Centre compte une quarantaine d’apprenants en menuiserie et comporte deux niveaux d’apprentissage dont un basĂ© sur le perfectionnement de diplĂŽmĂ©s en la matiĂšre. La formation, selon Alain Mbome, chef du dĂ©partement de la formation professionnelle, est orientĂ©e vers l’auto-emploi et permet aux apprenants d’effectuer des finitions de meubles avec panache.
Production des jus de fruits: l’expĂ©rience des sƓurs de Marza

Brice MBEZE & Alain MAZDA
Rédaction - Dossier

Des religieuses s’investissent dans ce secteur Ă  une dizaine de kilomĂštres du centre-ville de NgaoundĂ©rĂ©.
Sur les hauteurs du mont Marza, un quartier pĂ©riphĂ©rique de NgaoundĂ©rĂ© se dĂ©roule depuis 2013 une activitĂ© qui est loin d’ĂȘtre banale. Les missionnaires de l’Eglise catholique ont implantĂ© un Centre de formation professionnelle agropastorale et informatique (CEFAPI). En 2013, en partenariat avec le Fonds National de l’Emploi (FNE), agence de l’Adamaoua, le Centre expĂ©rimente un module de formation qui porte aujourd’hui ses fruits. C’est le programme de transformation des produits agroalimentaires. A ce jour, les 17 candidats qui ont bravĂ© avec succĂšs la formation d’un an s’investissent, chacun Ă  sa maniĂšre, pour produire des jus naturels de fruits, de la confiture et du sirop ou encore du lait de soja. Ils sont implantĂ©s Ă  leur propre compte. Ils fabriquent ainsi des jus naturels Ă  base du gingembre, du tamarin, de l’ail, ou encore de la confiture de tomate. Une expĂ©rience que la SƓur Nicole Nsohmbo Mawazo a Ă©largie Ă  la confection du fromage. « Nous perpĂ©tuons l’idĂ©e de Mgr Yves Plumey de regrettĂ©e mĂ©moire du temps oĂč il Ă©tait en activitĂ© Ă  NgaoundĂ©rĂ©. Il a plantĂ© les premiers arbres fruitiers ici mĂȘme alors qu’il n’y avait aucune activitĂ© humaine », prĂ©cise celle qui a la responsabilitĂ© du Centre qui porte le nom de Mgr Yves Pumey.
Actuellement, cette activitĂ© qui n’a encore pas pris sa vitesse de croisiĂšre reste assez mĂ©connue des populations. Cependant, les produits que confectionnent les pensionnaires du CEFAPI sont uniques par leur qualitĂ© et leur goĂ»t. « La qualitĂ© y est, puisque mĂȘme nous autres musulmans, n’hĂ©sitons pas Ă  consommer ces jus et confitures faits Ă  base des fruits locaux », confie Moussa Nana, habitant non loin du Centre catholique de Marza. Au petit marchĂ© de NgaoundĂ©rĂ© oĂč vient de s’installer Hamadou Issouffa, l’un des anciens pensionnaires du centre, les affaires ne sont pas non plus au ralenti. Seulement, il travaille avec des outils rudimentaires. Et de ce fait, il n’arrive pas Ă  satisfaire les besoins d’une clientĂšle plus exigeante. La plupart de ses camarades ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© de ce module de formation spĂ©cifique n’habitent plus la ville de NgaoundĂ©rĂ©. Hamadou Issouffa rappelle Ă  qui veut l’entendre l’expĂ©rience gagnante de son « promo » qui est parti au Tchad. Maintenant, il a commencĂ© Ă  faire de la confiture des dattes et a aussitĂŽt trouvĂ© des partenaires italiens. A NgaoundĂ©rĂ©, il existe une autre structure similaire. C’est l’UnitĂ© polyvalente de transformation des aliments de base (Uptab), adossĂ©e au ministĂšre de la Promotion de la Femme et de la Famille. L’établissement dirigĂ© par Marie AbĂ© encadre les jeunes filles et les femmes. Il est spĂ©cialisĂ© dans la production et la transformation des fruits. Mais, les mĂ©thodes de travail restent encore Ă  parfaire.
MĂ©decine traditionnelle et naturelle: les praticiens en quĂȘte de reconnaissance

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Les membres de la Fenacam souhaitent l’organisation des Ă©tats gĂ©nĂ©raux de ce secteur d’activitĂ©s.
Emile Toukam, AndrĂ© Waka et Ferdinand Nyeck Liport, membres de la FĂ©dĂ©ration des praticiens de la mĂ©decine naturelle et traditionnelle du Cameroun (Fenacam), ont donnĂ© de la voix la semaine derniĂšre, lors d’une confĂ©rence de presse Ă  Akwa. L’échange entre les hommes de mĂ©dias et les naturopathes a tournĂ© autour de trois points : l’évolution des activitĂ©s de cette association, le rapport sur le travail d’assainissement du secteur des tradi-thĂ©rapeutes et l’état actuel de l’environnement de la santĂ© et de la mĂ©decine au Cameroun.
Il ressort que pour le moment, l’assainissement de cette activitĂ© est en train de se faire petit Ă  petit. Au fil des annĂ©es et malgrĂ© les obstacles rencontrĂ©s ça et lĂ , la mĂ©decine naturelle et traditionnelle s’intĂšgre dans le quotidien des camerounais. Pour le prĂ©sident de cette association Ferdinand Nyeck Liport, il est nĂ©cessaire d’organiser les Ă©tats gĂ©nĂ©raux de la santĂ©. D’un cĂŽtĂ© « la santĂ© europĂ©enne » et de l’autre « la santĂ© traditionnelle ».
Ces Ă©tats gĂ©nĂ©raux seront l’occasion de faire un Ă©tat des lieux, question de savoir ce qui se fait rĂ©ellement dans les hĂŽpitaux et chez les tradi-thĂ©rapeutes. D’autre part, mener des enquĂȘtes auprĂšs des malades s’ils ont trouvĂ© satisfaction aprĂšs traitement par l’une de ces mĂ©decines. Et Ă  la Fenacam, on insiste : il y a des charlatans autant chez les mĂ©decins des hĂŽpitaux conventionnels que les naturopathes.
Les enjeux de la Conférence économique de Yaoundé

ESSAMA ESSOMBA

YaoundĂ© accueille les 17 et 18 mai prochains, une ConfĂ©rence Ă©conomique internationale dont le thĂšme- « Investir au Cameroun, terre d’attractivitĂ©s »- est significatif de la place prĂ©pondĂ©rante de la rĂ©flexion et de l’action visant Ă  booster la croissance Ă©conomique et partant le dĂ©veloppement du Cameroun. L’importance que les autoritĂ©s nationales accordent Ă  cette initiative est relevĂ©e : la ConfĂ©rence Ă©conomique de YaoundĂ© est placĂ©e sous le haut patronage du prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya. Les enjeux de cet Ă©vĂšnement inĂ©dit sont considĂ©rables.
Les organisateurs de la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ© la prĂ©sente comme « une occasion unique d’échanges constructifs entre les acteurs politiques, Ă©conomiques et financiers de premier rang, nationaux et internationaux, autour de la rĂ©alisation de grands projets structurants pour l’avenir du pays ». Aux cĂŽtĂ©s des personnalitĂ©s camerounaises, membres du gouvernement, dirigeants d’entreprises des secteurs public et privĂ©, vont se retrouver des industriels, des entrepreneurs des institutionnels et des financiers venus d’Afrique et d’autres sphĂšres du monde, intĂ©ressĂ©s par le Cameroun. Des invitĂ©s de marque, dont l’expĂ©rience et l’expertise sont avĂ©rĂ©es, prendront aussi la parole Ă  cette occasion. Il s’agit de Manuel Barroso, prĂ©sident de la commission europĂ©enne de 2004 Ă  2014 ; de Chung UN-CHAN, docteur en Ă©conomie et Premier ministre de la RĂ©publique de CorĂ©e de 2009 Ă  2010 ; de Donald Kaberuka, prĂ©sident de la Banque africaine de dĂ©veloppement de 2005 Ă  2015 ; de Pascal Lamy, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Organisation internationale du commerce de 2005 Ă  2013. C’est le rendez-vous de l’exposition et de la dĂ©couverte du Cameroun, des richesses, des opportunitĂ©s de notre pays. En scrutant la situation de l’économie camerounaise, les rĂ©formes entreprises pour amĂ©liorer le climat des affaires, les obstacles Ă  surmonter, les projets structurants en cours de rĂ©alisation ou en projet dans des secteurs variĂ©s, les participants se pencheront sur l’avenir, dans la perspective de la vision 2035, celle d’un pays en quĂȘte d’émergence Ă  cet horizon-lĂ .
La réflexion sera orchestrée autour des tables-rondes, sur la présentation du Cameroun, le partage des expériences, les perspectives de croissance du Cameroun, le rÎle du secteur privé dans le développement de notre pays. Les contacts entre investisseurs et autres acteurs opérationnels donneront lieu à des présentations de projets discutés en ateliers. Dans ce sillage peuvent se nouer des contacts espérés fructueux.
Les attentes sont donc fortes, compte tenu des personnalitĂ©s participantes et du cap qui est fixĂ© dans la quĂȘte des solutions pragmatiques pour le dĂ©veloppement Ă©conomique du Cameroun. C’est Ă  dessein que les organisateurs soulignent que la ConfĂ©rence Ă©conomique internationale de YaoundĂ© s’inscrit plus largement dans la vision 2035, feuille de route Ă  suivre pour que le Cameroun gĂ©nĂšre une croissance Ă©conomique durable et atteigne l’émergence.
La stratégie nationale de l'Education en 2016-2030 en discussion

Elise ZIEMINE
National - Société

C’est le fil conducteur des assises de la Commission nationale du Cameroun pour l’Unesco prĂ©sidĂ©es lundi Ă  YaoundĂ© par le Minedub, Youssouf Adjidja Alim.

Une journĂ©e pour s’approprier la stratĂ©gie qui guidera le secteur de l’éducation du Cameroun d’ici 2030. Tel est l’objectif visĂ© par le forum national prĂ©sidĂ© lundi Ă  YaoundĂ©, par Youssouf Adjidja Alim, ministre de l’Education de base et prĂ©sidente de la Commission nationale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour le Cameroun. Le problĂšme, c’est que l’ancien plan d’action de l’éducation de l’Unesco entamĂ© dans les annĂ©es 2000 est entrĂ© en gare en 2015. Il avait six objectifs et visait en gros « l’Education pour tous (EPT) ». « Certains objectifs visĂ©s ont Ă©tĂ© atteints au Cameroun et d’autres pas. En termes de taux de scolarisation, nous avons dĂ©passĂ© les 100%. Nous sommes Ă  115%. C’est en ce qui concerne l’achĂšvement du cycle primaire que nous sommes encore Ă  75%. C’est dire qu’il y a encore du travail », reconnaĂźt Sally Maigara, directeur du suivi, de l’enseignement privĂ© de base au ministĂšre de l’Education de base.
Ajoutant que lors des annĂ©es antĂ©rieures, un accent avait Ă©galement Ă©tĂ© mis sur l’éducation de la jeune fille. « Plusieurs programmes ont Ă©tĂ© mis en Ɠuvre au Cameroun : un pour l’accĂ©lĂ©ration de l’éduction de la jeune fille, un autre pour les encourager Ă  faire des Ă©tudes scientifiques, puis un troisiĂšme pour le soutien de la jeune fille en zone rurale, entre autres », explique-il. Rendu en cette annĂ©e 2016, l’Unesco a mis en Ɠuvre un autre cadre d’action de l’éducation. Les assises de YaoundĂ© visaient ainsi Ă  permettre Ă  chaque acteur du secteur de l’éducation de s’en approprier. Car, il revient Ă  chaque pays-membre de l’Unesco, d’adapter les objectifs visĂ©s au contexte national. En ouvrant cette rencontre, le Minedub, Youssouf Adjidja Alim a indiquĂ© qu’il sera question au Cameroun comme cela a toujours Ă©tĂ© le cas, d’offrir Ă  tous les enfants une Ă©ducation inclusive, Ă©quitable et de qualitĂ©.
Hemophilia:When Blood Does Not Clot!

Brenda Y NCHEWNANG-NGASSA
National - Société

It is a genetic disorder quite expensive to be managed by many Cameroonians.
As the world commemorated World Hemophilia Day on April 17, 2016, medical experts say it is necessary to continuously sensitise the population on this rare hereditary health illness in which blood does not clot normally since it lacks sufficient blood-clotting proteins. A Hematologist, Dr Claude Tayou, at the Yaounde University Teaching Hospital says people with haemophilia lack blood clotting protein due to chromosome abnormality. As such, this can lead to spontaneous bleeding, as well as bleeding following injuries or surgery. This is a disease that is usually transmitted from the mother to the son. Statistics show that about 2000 Cameroonians are suffering from haemophilia.
Prolonged bleeding after circumcision may be the first indication of hemophilia in a baby boy. In boys who are not circumcised, easy bruising when the child becomes more mobile may lead to the diagnosis as such a bruise may lead to heavy bleeding that cannot be stopped. However, Dr Tayou says early diagnosis through certain techniques when the child is still in the womb can indicate if the child could suffer from hemophilia. According to Dr Tayou, such techniques, which are possible to carry out after 18 weeks of pregnancy, are not available for everybody in the society.
The only way to prevent hemophilia is by knowing families that have the disease as well as avoiding marriage between hemophilia patients. Dr Tayou stresses that it is better for women who are carriers of hemophilia to avoid families with the disease because there is great chance of them having a child with hemophilia. Once a patient, it is advisable for such a person to avoid situations that will cause bleeding, avoid intramuscular injections and avoid certain surgeries. When trauma is reduced, bleeding is also avoided. However, health workers say such patients can bleed even without traumatism and when this occurs, it is necessary to apply the deficient protein which is available through regents and drugs. This is a treatment that can be taken for at least three days before bleeding can stop.
Dr Claude Tayou said the drug is quite expensive and an average Cameroonian cannot afford. According to him a child weighing 10kgs needs drugs worth FCFA 200, 000 per day as for adults’ treatment per day could rise to FCFA one million. The Hemophilia treatment centre at the Yaounde University Teaching Hospital is supported by the World Federation of Hemophilia for training of staff and provision of drugs. Dr Tayou says only haemophilia patients registered at the Cameroon’s Association of Hemophilia can be consulted, diagnosed and treated free of charge at the centre due to collaborations with foreign partners. Families are advised to check for members that bleed abnormally and bring to the Yaounde University Teaching Hospital for further diagnose.
Curbing Child Road Accident Injuries

Christopher JATOR
National - Société

A conference by a local charity, CADVA, will raise awareness on adequate road safety regulations.
Cameroon, like other countries, loses many lives to road accidents. In 2008, 100 Billion FCFA was lost to road accidents. Some 200 Billion FCFA was projected to be lost in 2015, with some 7,000 people estimated to be wounded and disabled. About 12 people are victims of road accidents each day, averaging 4,700 victims nationwide every year since 2010.
The World Bank statistics were revealed during a recent seminar by the safety coalition, Coaliroute, in Douala. A considerable portion of those dying or injured in road accidents are children. With limited infrastructure, children work, play or live on the road. Such exposure, along with other risk factors inherent in childhood, makes them particularly vulnerable in traffic.
Some children are accident victims as pedestrians, cyclists, motorcyclists and vehicle passengers, because roads are rarely constructed with consideration for their needs. It is for reason that the Cameroon Association for the Defence of Victims of Accident, CADVA, will hold a one-day road injury prevention conference at Government Bilingual Grammar School, Molyko-Buea, in the South West Region on May 21, 2016. The goal is to raise awareness among public and para-public authorities on the necessity of adequate road safety policies and regulations that help reduce children road deaths and injuries in the country.
With theme, “Children and the Road,” the CADVA event will hold through school road safety club initiatives. The aim is to better inform and educate children on road risks as well as raise public authorities and policy-makers awareness on the necessity for adequate road safety regulations that protect children in Cameroon in particular and the Central African Sub-region in general. There will be a sketch on safe kids’ lives on the road by students and an interactive workshop on child road injury prevention strategies.
Bamenda:‘Kola Coffee’ Begging For Industrial Production

CHOVES LOH, Numh Rogers (Intern)
National - Société

The ambition of the North West Cooperative Association (NWCA) to excel in collection, processing and marketing of coffee is not helped by ageing or obsolete transformation equipment.
The fifty year-old North West Cooperative Association, (NWCA) has survived heights and depths of all that has rocked the business of coffee production, processing and marketing in recent times. The organization which takes credit as the hope of coffee farmers in the North West Region went the extra mile in 1980 when they engaged the transformation process of roasting the crop into Arabica ground coffee for farmers to enjoy the sweat of their labour. Six years ago, their decision to transform and brand it as “Kola Coffee” for the market became a major plus and a new experience in efforts to emerge as a leading coffee farmers’ organization. It was against this back drop that the NWCA acquired a coffee Roaster in 1980.
On-the- spot at their Mile 3-Nkwen head office; the organization’s Roaster; Achu Frederick told Cameroon Tribune that the obsolete equipment with a capacity of 60kg per hour can no more turn full circle. Worse still; there is no assurance of ready parts for the machine whose low efficiency and output does not help matters since it was bought from a third party 36 years ago. That is perhaps; why quantities of refined Kola Coffee produced is insignificant (four cartoons of 96 packets per week).
The General Manager of the NWCA, Waindim Timothy Ntam and Marketing Manager, Fonguh Peter explained that, while the cooperative works to make things happen, the channel of distribution for now remains domestic with Kola Coffee served mainly in coffee Kiosks and super markets in Bamenda. Their commitment to produce commercial quantities is not helped by the aging equipment especially as packaging is manual for the product that is acclaimed by virtually all for its flavour as natural from the farm to the cup. From the look of things, the product, derived from organic Arabica coffee beans, is a new experience in Cameroon.
Speed brakes staring the NWCA on the face have however, not succeeded to take away its credibility in handling the produce of about 35000 coffee farmers assembled in some 43 cooperative produce market societies where preliminary quality controls are carried out after collection. The crop is later hauled from parch to green beans at the level of existing 12 Secondary Cooperative Unions. At this level, quality controls also feature for humidity, picked, graded and bagged into vegetable oil treated bags for export. Coffee destined for export at this level also undergoes final quality controls to check humidity, check out foreign particles and do cup tasting to ascertain quality before export. Meanwhile, coffee not meant for export is thus, sent to the NWCA for roasting.
Forwarded from Cameroon Tribune
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