Brexit, choc pĂ©trolier, repli des matiĂšres premiĂšresâŠ: la Cemac optimiste, mais en alerte
Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie
Les ajustements opérés par les Etats de la sous-région devraient permettre à la zone de continuer à maintenir le cap sans avoir à dévaluer sa monnaie.
Pas de conclusions hĂątives sur lâimpact de la sortie du Royaume-Uni de lâUnion europĂ©enne (Brexit) sur la croissance dans la zone monĂ©taire Cemac. Les consĂ©quences sont pour le gouverneur de la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC) certaines, mais il faut encore attendre de pouvoir les apprĂ©cier. Lucas Abaga Nchama a prĂ©sidĂ© le 12 juillet dernier Ă YaoundĂ©, la deuxiĂšme session ordinaire du ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la BEAC. Un peu plus de deux semaines aprĂšs le vote des Britanniques en faveur dâune sortie de lâUE, le 23 juin dernier, le sujet Ă©tait Ă lâordre du jour des travaux. A ce propos, le CPM note que le Brexit, pourrait aggraver les perspectives Ă©conomiques mondiales.
La Banque centrale reste toutefois, selon les propos du gouverneur, « vigilante » et « attentive » Ă ce qui va se passer. « Est-ce quâil y aura une crise au niveau de lâEurope, je ne crois pas. Si la Grande-Bretagne Ă©tait dans la zone euro, on se serait prĂ©occupĂ©s, mais cela nâest pas le cas. Donc, pour la monnaie que nous gĂ©rons (F CFA, Ndlr), nous nâavons pas de soucis Ă nous faire. Je prĂ©fĂšre rester prudent, attentif et attendre ce qui va se passer et mieux apprĂ©cier les consĂ©quences Ă©ventuelles de cette sortie », a expliquĂ© le prĂ©sident du CPM.
La BEAC ne va pas non plus dĂ©valuer le F CFA. ConfrontĂ©e comme les six Etats-membres de la Cemac Ă la baisse persistante des cours du baril de pĂ©trole sur le marchĂ© mondial, la Banque centrale du Nigeria a procĂ©dĂ© il y a quelques jours Ă la dĂ©valuation du Naira, effective depuis le 20 juin dernier. Ce choc pĂ©trolier reste dâailleurs la principale cause du ralentissement de lâactivitĂ© Ă©conomique dans la sous-rĂ©gion. La croissance dans la zone Cemac en 2016 est dĂ©sormais projetĂ©e Ă 1,7%, contre 2,5% en 2015. Lâinflation, elle, devrait augmenter, mais restera, selon les prĂ©visions, contenue autour de la norme communautaire de 3,0% contre 2,4% lâannĂ©e derniĂšre.
Pour faire face Ă la crise qui perdure, la BEAC reste confiante quant Ă la portĂ©e des ajustements opĂ©rĂ©s par les Etats. Notamment la baisse des dĂ©penses dâinvestissement pour la construction des infrastructures qui va entraĂźner une rĂ©duction des achats des biens dâĂ©quipement par les entreprises. Les rĂ©serves de change qui restent importantes, seront donc moins sollicitĂ©es, laissant ainsi une marge plus rassurante permettant de tenir.
Josiane TCHAKOUNTE
Afrique - Economie
Les ajustements opérés par les Etats de la sous-région devraient permettre à la zone de continuer à maintenir le cap sans avoir à dévaluer sa monnaie.
Pas de conclusions hĂątives sur lâimpact de la sortie du Royaume-Uni de lâUnion europĂ©enne (Brexit) sur la croissance dans la zone monĂ©taire Cemac. Les consĂ©quences sont pour le gouverneur de la Banque des Etats de lâAfrique centrale (BEAC) certaines, mais il faut encore attendre de pouvoir les apprĂ©cier. Lucas Abaga Nchama a prĂ©sidĂ© le 12 juillet dernier Ă YaoundĂ©, la deuxiĂšme session ordinaire du ComitĂ© de politique monĂ©taire (CPM) de la BEAC. Un peu plus de deux semaines aprĂšs le vote des Britanniques en faveur dâune sortie de lâUE, le 23 juin dernier, le sujet Ă©tait Ă lâordre du jour des travaux. A ce propos, le CPM note que le Brexit, pourrait aggraver les perspectives Ă©conomiques mondiales.
La Banque centrale reste toutefois, selon les propos du gouverneur, « vigilante » et « attentive » Ă ce qui va se passer. « Est-ce quâil y aura une crise au niveau de lâEurope, je ne crois pas. Si la Grande-Bretagne Ă©tait dans la zone euro, on se serait prĂ©occupĂ©s, mais cela nâest pas le cas. Donc, pour la monnaie que nous gĂ©rons (F CFA, Ndlr), nous nâavons pas de soucis Ă nous faire. Je prĂ©fĂšre rester prudent, attentif et attendre ce qui va se passer et mieux apprĂ©cier les consĂ©quences Ă©ventuelles de cette sortie », a expliquĂ© le prĂ©sident du CPM.
La BEAC ne va pas non plus dĂ©valuer le F CFA. ConfrontĂ©e comme les six Etats-membres de la Cemac Ă la baisse persistante des cours du baril de pĂ©trole sur le marchĂ© mondial, la Banque centrale du Nigeria a procĂ©dĂ© il y a quelques jours Ă la dĂ©valuation du Naira, effective depuis le 20 juin dernier. Ce choc pĂ©trolier reste dâailleurs la principale cause du ralentissement de lâactivitĂ© Ă©conomique dans la sous-rĂ©gion. La croissance dans la zone Cemac en 2016 est dĂ©sormais projetĂ©e Ă 1,7%, contre 2,5% en 2015. Lâinflation, elle, devrait augmenter, mais restera, selon les prĂ©visions, contenue autour de la norme communautaire de 3,0% contre 2,4% lâannĂ©e derniĂšre.
Pour faire face Ă la crise qui perdure, la BEAC reste confiante quant Ă la portĂ©e des ajustements opĂ©rĂ©s par les Etats. Notamment la baisse des dĂ©penses dâinvestissement pour la construction des infrastructures qui va entraĂźner une rĂ©duction des achats des biens dâĂ©quipement par les entreprises. Les rĂ©serves de change qui restent importantes, seront donc moins sollicitĂ©es, laissant ainsi une marge plus rassurante permettant de tenir.
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Brexit, choc pĂ©trolier, repli des matiĂšres premiĂšresâŠ: la Cemac optimiste, mais en alerte
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Guerre contre Boko Haram: encore un rapport biaisé
Grégoire DJARMAILA
Rédaction - Dossier
Le dernier rapport de lâONG Amnesty international prĂ©sentĂ© jeudi est un nouvel acharnement contre le Cameroun pourtant agressĂ©.
Amnesty International revient Ă la charge. Dans un rapport intitulĂ© « Bonne cause, mauvais moyensâŠÂ», lâorganisation accuse les autoritĂ©s civiles et les forces de dĂ©fense camerounaises de se livrer à « des violations des droits humains gĂ©nĂ©ralisĂ©es contre les civils » dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord du pays. Ce fameux document qui reconnait pourtant la bien-pensance de lâoffensive militaire camerounaise contre la secte Boko Haram, fait Ă©tat des « arrestations arbitraires, des tortures et des disparitions forcĂ©es ». Plus loin, lâorganisation relĂšve que «âŠ.. des morts en dĂ©tention sont signalĂ©es chaque semaine dans les prisons surpeuplĂ©es du pays » et demande au gouvernement camerounais dâagir de toute urgence « sâil veut tenir la promesse quâil avait faite de respecter les droits humains dans son combat contre Boko Haram.».
Comme elle lâa fait lors de ses prĂ©cĂ©dentes sorties, Amnesty International reste arc-boutĂ©e sur sa logique consistant Ă dĂ©cerner une fois de plus un permis de tuer aux terroristes et dĂ©nier au Cameroun le droit de se dĂ©fendre. Et comme par hasard, cet autre rapport est publiĂ© quelques semaines seulement aprĂšs quâun attentat-suicide perpĂ©trĂ© Ă Djakana, prĂšs de Limani, a fait 11 morts et oĂč la rĂ©action de compassion de lâOng se fait encore attendre. Tout porte donc Ă croire que lâorganisation reste trĂšs sĂ©lective dans son apprĂ©ciation de violation de droits humains. Faut-il rappeler que la guerre que mĂšne lâarmĂ©e du Cameroun Ă un groupe terroriste est une guerre asymĂ©trique oĂč lâennemi Ă©volue Ă visage couvert et utilise des moyens non conventionnels comme les bombes humaines et les mines anti-personnel. MalgrĂ© cette asymĂ©trie dans les attaques des djihadistes, les forces de dĂ©fense camerounaises, dont le savoir-faire et le savoir-ĂȘtre sont trĂšs souvent citĂ©s en exemple dans les opĂ©rations de maintien de la paix, observent scrupuleusement les conventions internationales en matiĂšre des conflits armĂ©s notamment les droits et obligations des belligĂ©rants contenus dans le Droit international humanitaire. Il ne saurait dâailleurs en ĂȘtre autrement quand on sait que dans toutes les Ă©coles de formation des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, les « droits de lâHomme » constituent un module de base. Bien plus, au sein des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© engagĂ©es au front, la rĂšgle dâor est connue : « un terroriste capturĂ© vivant est mille fois plus important quâun terroriste tuĂ© ». Aujourdâhui, les combattants de la secte interpellĂ©s au cours des opĂ©rations militaires ou lors des patrouilles sont mis systĂ©matiquement Ă la disposition de la justice. Les tribunaux militaires de Maroua, de Garoua et de YaoundĂ©, composĂ©s en grande partie des magistrats civils, tiennent rĂ©guliĂšrement des audiences parfois ouvertes au public. Les prĂ©venus ont droit Ă une assistance judicaire et disposent de toutes les voies de recours quâoffre le droit positif camerounais.
Ce rapport qui reste trĂšs sympathique pour la secte terroriste Boko Haram vient enfoncer une porte entrouverte. Le gouvernement camerounais lui-mĂȘme Ă travers le ministĂšre de la Justice publie tous les ans un rapport sur la situation des droits de lâhomme au Cameroun en mettant en relief la situation de la surpopulation carcĂ©rale. Sur le terrain, les hauts responsables en charge des questions de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© instruisent rĂ©guliĂšrement des enquĂȘtes sur les exactions dont se rendent coupables certains Ă©lĂ©ments engagĂ©s au front. Les sanctions des Ă©carts de comportement mĂȘme si elles ne sont pas toutes mĂ©diatisĂ©es sont lourdes de consĂ©quences pour les coupables.
Grégoire DJARMAILA
Rédaction - Dossier
Le dernier rapport de lâONG Amnesty international prĂ©sentĂ© jeudi est un nouvel acharnement contre le Cameroun pourtant agressĂ©.
Amnesty International revient Ă la charge. Dans un rapport intitulĂ© « Bonne cause, mauvais moyensâŠÂ», lâorganisation accuse les autoritĂ©s civiles et les forces de dĂ©fense camerounaises de se livrer à « des violations des droits humains gĂ©nĂ©ralisĂ©es contre les civils » dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord du pays. Ce fameux document qui reconnait pourtant la bien-pensance de lâoffensive militaire camerounaise contre la secte Boko Haram, fait Ă©tat des « arrestations arbitraires, des tortures et des disparitions forcĂ©es ». Plus loin, lâorganisation relĂšve que «âŠ.. des morts en dĂ©tention sont signalĂ©es chaque semaine dans les prisons surpeuplĂ©es du pays » et demande au gouvernement camerounais dâagir de toute urgence « sâil veut tenir la promesse quâil avait faite de respecter les droits humains dans son combat contre Boko Haram.».
Comme elle lâa fait lors de ses prĂ©cĂ©dentes sorties, Amnesty International reste arc-boutĂ©e sur sa logique consistant Ă dĂ©cerner une fois de plus un permis de tuer aux terroristes et dĂ©nier au Cameroun le droit de se dĂ©fendre. Et comme par hasard, cet autre rapport est publiĂ© quelques semaines seulement aprĂšs quâun attentat-suicide perpĂ©trĂ© Ă Djakana, prĂšs de Limani, a fait 11 morts et oĂč la rĂ©action de compassion de lâOng se fait encore attendre. Tout porte donc Ă croire que lâorganisation reste trĂšs sĂ©lective dans son apprĂ©ciation de violation de droits humains. Faut-il rappeler que la guerre que mĂšne lâarmĂ©e du Cameroun Ă un groupe terroriste est une guerre asymĂ©trique oĂč lâennemi Ă©volue Ă visage couvert et utilise des moyens non conventionnels comme les bombes humaines et les mines anti-personnel. MalgrĂ© cette asymĂ©trie dans les attaques des djihadistes, les forces de dĂ©fense camerounaises, dont le savoir-faire et le savoir-ĂȘtre sont trĂšs souvent citĂ©s en exemple dans les opĂ©rations de maintien de la paix, observent scrupuleusement les conventions internationales en matiĂšre des conflits armĂ©s notamment les droits et obligations des belligĂ©rants contenus dans le Droit international humanitaire. Il ne saurait dâailleurs en ĂȘtre autrement quand on sait que dans toutes les Ă©coles de formation des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, les « droits de lâHomme » constituent un module de base. Bien plus, au sein des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© engagĂ©es au front, la rĂšgle dâor est connue : « un terroriste capturĂ© vivant est mille fois plus important quâun terroriste tuĂ© ». Aujourdâhui, les combattants de la secte interpellĂ©s au cours des opĂ©rations militaires ou lors des patrouilles sont mis systĂ©matiquement Ă la disposition de la justice. Les tribunaux militaires de Maroua, de Garoua et de YaoundĂ©, composĂ©s en grande partie des magistrats civils, tiennent rĂ©guliĂšrement des audiences parfois ouvertes au public. Les prĂ©venus ont droit Ă une assistance judicaire et disposent de toutes les voies de recours quâoffre le droit positif camerounais.
Ce rapport qui reste trĂšs sympathique pour la secte terroriste Boko Haram vient enfoncer une porte entrouverte. Le gouvernement camerounais lui-mĂȘme Ă travers le ministĂšre de la Justice publie tous les ans un rapport sur la situation des droits de lâhomme au Cameroun en mettant en relief la situation de la surpopulation carcĂ©rale. Sur le terrain, les hauts responsables en charge des questions de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© instruisent rĂ©guliĂšrement des enquĂȘtes sur les exactions dont se rendent coupables certains Ă©lĂ©ments engagĂ©s au front. Les sanctions des Ă©carts de comportement mĂȘme si elles ne sont pas toutes mĂ©diatisĂ©es sont lourdes de consĂ©quences pour les coupables.
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Guerre contre Boko Haram: encore un rapport biaisé
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En attendant le rapport sur les exactions de Boko HaramâŠ
Yves ATANGA
De deux choses, lâune : soit les organisations internationales de dĂ©fense des Droits de lâHomme et leurs enquĂȘteurs chevronnĂ©s ont trop peur dâaller mettre le nez dans les poubelles des terroristes ; soit ils ont dĂ©cidĂ© de taire volontairement les horreurs de Boko Haram et sâacharner sur leur « moins cher », comme on dit communĂ©ment chez nous. Dans les deux cas, il est difficile de comprendre comment une organisation aussi « reconnue », rĂ©ussit, sans gĂȘne, sans recul, Ă mettre sur le mĂȘme pied dâĂ©galitĂ©, agresseur et victime, en prĂ©sentant la victime comme le bourreau.
Dâaccord, il est lĂ©gitime dâĂȘtre effrayĂ© par la perspective de sâaventurer sur les terres de la ligne de front avec pour seule protection, un badge « Amnesty International ». EnquĂȘter en zone de guerre nâest pas aisĂ©, on lâaccorde. Mais les exactions de la secte islamiste Boko Haram sont tout ce quâil y a de plus spectaculaire. Donc, pas besoin de loupe pour voir les dĂ©gĂąts de cette Ćuvre dâobscurantisme. Le retentissement des attaques et des attentats Ă la bombe humaine en fait rĂ©guliĂšrement un sujet de prĂ©dilection dans les mĂ©dias. Les images de scĂšnes de torture sont diffuĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux par des membres de Boko Haram, pour marquer les esprits et semer la peur ; Les morts par dizaines dans les morgues et casernes, les blessĂ©s dans les hĂŽpitaux de lâExtrĂȘme-Nord ; les prĂšs de 300.000 rĂ©fugiĂ©s et dĂ©placĂ©s Ă la charge du Cameroun ; les Ă©coles abandonnĂ©es, les villages dĂ©sertĂ©s, la menace constante de la famineâŠ
Curieusement, tout cela semble Ă©chapper Ă nos objecteurs de conscience, qui viennent une fois de plus de dĂ©barquer, triomphalement avec sous lâaisselle, un autre rapport accablant sur le Cameroun. Ils ont couru dans un hĂŽtel de la place, battre le rappel des mĂ©dias, oubliant peut-ĂȘtre de se rendre au tribunal militaire de YaoundĂ©, oĂč se tient depuis quelques semaines, un procĂšs de prĂ©sumĂ©s terroristes. Un procĂšs en bonne et due forme, ouvert au public. Preuve que le Cameroun nâa rien Ă cacher dans cette guerre qui lui a Ă©tĂ© imposĂ©e alors que le pays sâengageait dans son ambitieux chantier de relance de la croissance. Cet ennemi barbare Ă souhait a visiblement les faveurs des dĂ©fenseurs des droits de lâHomme. Câest sa chance. Faut-il alors que nous devenions tous terroristes pour espĂ©rer ĂȘtre dĂ©fendus par Amnesty International ?
Yves ATANGA
De deux choses, lâune : soit les organisations internationales de dĂ©fense des Droits de lâHomme et leurs enquĂȘteurs chevronnĂ©s ont trop peur dâaller mettre le nez dans les poubelles des terroristes ; soit ils ont dĂ©cidĂ© de taire volontairement les horreurs de Boko Haram et sâacharner sur leur « moins cher », comme on dit communĂ©ment chez nous. Dans les deux cas, il est difficile de comprendre comment une organisation aussi « reconnue », rĂ©ussit, sans gĂȘne, sans recul, Ă mettre sur le mĂȘme pied dâĂ©galitĂ©, agresseur et victime, en prĂ©sentant la victime comme le bourreau.
Dâaccord, il est lĂ©gitime dâĂȘtre effrayĂ© par la perspective de sâaventurer sur les terres de la ligne de front avec pour seule protection, un badge « Amnesty International ». EnquĂȘter en zone de guerre nâest pas aisĂ©, on lâaccorde. Mais les exactions de la secte islamiste Boko Haram sont tout ce quâil y a de plus spectaculaire. Donc, pas besoin de loupe pour voir les dĂ©gĂąts de cette Ćuvre dâobscurantisme. Le retentissement des attaques et des attentats Ă la bombe humaine en fait rĂ©guliĂšrement un sujet de prĂ©dilection dans les mĂ©dias. Les images de scĂšnes de torture sont diffuĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux par des membres de Boko Haram, pour marquer les esprits et semer la peur ; Les morts par dizaines dans les morgues et casernes, les blessĂ©s dans les hĂŽpitaux de lâExtrĂȘme-Nord ; les prĂšs de 300.000 rĂ©fugiĂ©s et dĂ©placĂ©s Ă la charge du Cameroun ; les Ă©coles abandonnĂ©es, les villages dĂ©sertĂ©s, la menace constante de la famineâŠ
Curieusement, tout cela semble Ă©chapper Ă nos objecteurs de conscience, qui viennent une fois de plus de dĂ©barquer, triomphalement avec sous lâaisselle, un autre rapport accablant sur le Cameroun. Ils ont couru dans un hĂŽtel de la place, battre le rappel des mĂ©dias, oubliant peut-ĂȘtre de se rendre au tribunal militaire de YaoundĂ©, oĂč se tient depuis quelques semaines, un procĂšs de prĂ©sumĂ©s terroristes. Un procĂšs en bonne et due forme, ouvert au public. Preuve que le Cameroun nâa rien Ă cacher dans cette guerre qui lui a Ă©tĂ© imposĂ©e alors que le pays sâengageait dans son ambitieux chantier de relance de la croissance. Cet ennemi barbare Ă souhait a visiblement les faveurs des dĂ©fenseurs des droits de lâHomme. Câest sa chance. Faut-il alors que nous devenions tous terroristes pour espĂ©rer ĂȘtre dĂ©fendus par Amnesty International ?
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En attendant le rapport sur les exactions de Boko HaramâŠ
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CAN Féminine: le PM sur les chantiers
Josiane R. MATIA
National - Politique
Philemon Yang a apprĂ©ciĂ© lâĂ©volution des travaux sur les sites de YaoundĂ© qui nĂ©cessitent un grand coup dâaccĂ©lĂ©rateur.
AccĂ©lĂ©rer les travaux. Câest la principale recommandation du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, aprĂšs la visite des chantiers de construction et de rĂ©habilitation des infrastructures sportives de YaoundĂ© jeudi en dĂ©but dâaprĂšs-midi. Une visite menĂ©e au pas de course par le chef du gouvernement qui veut clairement faire comprendre Ă tout le monde quâil nâya plus une minute Ă perdre. A ses cĂŽtĂ©s, plusieurs ministres et membres du comitĂ© dâorganisation de la coupe dâAfrique des nations de football fĂ©minin que le Cameroun accueille dans quatre mois. Et il y a encore du boulot.
Au stade militaire, les travaux Ă©voluent plutĂŽt bien. Les responsables du site avancent un taux dâexĂ©cution de 87%. La pelouse pointe son nez mais par endroits, « il faut ressemer. Il nây a pas eu assez de pluies et câest ce qui a causĂ© le retard Ă ce niveau, surtout que la bĂąche Ă eau nâest pas encore achevĂ©e », explique un technicien. La pose des pavĂ©s aux alentours de lâaire de jeu est annoncĂ©e pour les prochains jours. En gros, les quatre entreprises en charge du site doivent dĂ©sormais sâassurer de la bonne croissance du gazon, finaliser les tribunes et autres boutiques et amĂ©nager la route tout autour de lâinfrastructure qui servira de terrain dâentraĂźnement.
Au stade Omnisports, un Ă©chafaudage gigantesque est visible. « Câest pour le travail dâĂ©tanchĂ©itĂ©, afin de protĂ©ger la dalle au niveau des tribunes dâhonneur», explique un ouvrier. La pose des 40 000 siĂšges grand public sera achevĂ©e dâici fin juillet tandis que celles dites VIP seront installĂ©es dâici fin septembre au plus tard. Sur le terrain, une jolie pelouse verte est visible alors que la piste dâathlĂ©tisme tarde Ă se dessiner. Au niveau des stades annexes 1 et 2, le spectacle est moins rĂ©jouissant. On vient Ă peine de planter la pelouse et on est en pleine construction des fondations pour lâune des tribunes. Impossible que les travaux, Ă©valuĂ©s 53%, soient achevĂ©s dâici aoĂ»t. Les entreprises ont toutefois rassurĂ© le gouvernement : tout sera prĂȘt dâici octobre prochain. Mais il faudra Ă©galement convaincre la mission dâinspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football annoncĂ©e au Cameroun du 25 au 31 juillet prochain. En attendant, le PM poursuivra la visite des chantiers lundi Ă LimbĂ©, lâautre ville hĂŽte de la CAN 2016.
Josiane R. MATIA
National - Politique
Philemon Yang a apprĂ©ciĂ© lâĂ©volution des travaux sur les sites de YaoundĂ© qui nĂ©cessitent un grand coup dâaccĂ©lĂ©rateur.
AccĂ©lĂ©rer les travaux. Câest la principale recommandation du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, aprĂšs la visite des chantiers de construction et de rĂ©habilitation des infrastructures sportives de YaoundĂ© jeudi en dĂ©but dâaprĂšs-midi. Une visite menĂ©e au pas de course par le chef du gouvernement qui veut clairement faire comprendre Ă tout le monde quâil nâya plus une minute Ă perdre. A ses cĂŽtĂ©s, plusieurs ministres et membres du comitĂ© dâorganisation de la coupe dâAfrique des nations de football fĂ©minin que le Cameroun accueille dans quatre mois. Et il y a encore du boulot.
Au stade militaire, les travaux Ă©voluent plutĂŽt bien. Les responsables du site avancent un taux dâexĂ©cution de 87%. La pelouse pointe son nez mais par endroits, « il faut ressemer. Il nây a pas eu assez de pluies et câest ce qui a causĂ© le retard Ă ce niveau, surtout que la bĂąche Ă eau nâest pas encore achevĂ©e », explique un technicien. La pose des pavĂ©s aux alentours de lâaire de jeu est annoncĂ©e pour les prochains jours. En gros, les quatre entreprises en charge du site doivent dĂ©sormais sâassurer de la bonne croissance du gazon, finaliser les tribunes et autres boutiques et amĂ©nager la route tout autour de lâinfrastructure qui servira de terrain dâentraĂźnement.
Au stade Omnisports, un Ă©chafaudage gigantesque est visible. « Câest pour le travail dâĂ©tanchĂ©itĂ©, afin de protĂ©ger la dalle au niveau des tribunes dâhonneur», explique un ouvrier. La pose des 40 000 siĂšges grand public sera achevĂ©e dâici fin juillet tandis que celles dites VIP seront installĂ©es dâici fin septembre au plus tard. Sur le terrain, une jolie pelouse verte est visible alors que la piste dâathlĂ©tisme tarde Ă se dessiner. Au niveau des stades annexes 1 et 2, le spectacle est moins rĂ©jouissant. On vient Ă peine de planter la pelouse et on est en pleine construction des fondations pour lâune des tribunes. Impossible que les travaux, Ă©valuĂ©s 53%, soient achevĂ©s dâici aoĂ»t. Les entreprises ont toutefois rassurĂ© le gouvernement : tout sera prĂȘt dâici octobre prochain. Mais il faudra Ă©galement convaincre la mission dâinspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football annoncĂ©e au Cameroun du 25 au 31 juillet prochain. En attendant, le PM poursuivra la visite des chantiers lundi Ă LimbĂ©, lâautre ville hĂŽte de la CAN 2016.
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CAN Féminine: le PM sur les chantiers
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Port autonome de Kribi: le groupe Necotrans prĂȘt
Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique
Son PDG, GrĂ©gory QuĂ©rel, reçu jeudi Ă YaoundĂ© par le ministre, SGPR, Ferdinand Ngoh Ngoh, au nom du chef de lâEtat.
Au lendemain du dĂ©cret prĂ©sidentiel du 29 juin 2016 portant rĂ©organisation du Port autonome de Kribi (PAK), le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, a reçu jeudi Ă YaoundĂ©, au nom du chef de lâEtat Paul Biya, le prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral (PDG) du groupe français Necotrans, GrĂ©gory QuĂ©rel, quâaccompagnait Henri Pierre Maurrain, directeur rĂ©gional Cameroun, Tchad et RCA du groupe. Il sâagit du groupe qui, avec le consortium Kribi Port Multi Operators (KPMO) regroupant neuf opĂ©rateurs camerounais (transitaires, manutentionnaires, agents maritimes), avaient Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s en septembre 2015 par les autoritĂ©s camerounaises comme adjudicataires du contrat de partenariat pour lâexploitation et la maintenance du terminal polyvalent du Port en eau profonde de Kribi.
Hier au sortir de lâaudience qui a durĂ© une trentaine de minutes, GrĂ©gory QuĂ©rel a dĂ©clarĂ© Ă la presse que son groupe « est venu faire le point de la situation mais surtout conforter la puissance publique sur le fait que Necotrans, ainsi que ses partenaires camerounais, Ă©taient tout Ă fait disposĂ©s Ă aller encore plus vite vers la rĂ©alisation de ce port ».
InvitĂ© Ă indiquer la date de dĂ©marrage des activitĂ©s dâexploitation du terminal polyvalent du PAK, GrĂ©gory QuĂ©rel a affirmĂ© quâaprĂšs lâadjudication en septembre 2015, « il sâen est suivie une phase de nĂ©gociations sur les problĂ©matiques opĂ©rationnelles, financiĂšres et juridiques, laquelle phase est maintenant quasi finalisĂ©e ». Aujourdâhui, a-t-il poursuivi, « câest important de la part du partenaire privĂ© de vous dire que nous sommes prĂȘts Ă opĂ©rer, mais Ă©galement, nous attendions quelques signes forts de lâEtat qui sont intervenus, puisque le Port autonome de Kribi a Ă©tĂ© créé. Le dĂ©cret est sorti et maintenant, ce quâon attend, câest la nomination des organes sociaux ». Ensuite, il sera question, dâaprĂšs notre interlocuteur, de faire fonctionner le port avec les autres administrations, la douane et les autres services.
Sâexprimant enfin sur le cahier de charges, le PDG du groupe Necotrans a soulignĂ© quâil a Ă©tĂ© nĂ©gociĂ© avec les autoritĂ©s. Il a prĂ©cisĂ© quâen termes dâexploitation, on est aujourdâhui sur un seul linĂ©aire de quai au terminal polyvalent du PAK
Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique
Son PDG, GrĂ©gory QuĂ©rel, reçu jeudi Ă YaoundĂ© par le ministre, SGPR, Ferdinand Ngoh Ngoh, au nom du chef de lâEtat.
Au lendemain du dĂ©cret prĂ©sidentiel du 29 juin 2016 portant rĂ©organisation du Port autonome de Kribi (PAK), le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, a reçu jeudi Ă YaoundĂ©, au nom du chef de lâEtat Paul Biya, le prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral (PDG) du groupe français Necotrans, GrĂ©gory QuĂ©rel, quâaccompagnait Henri Pierre Maurrain, directeur rĂ©gional Cameroun, Tchad et RCA du groupe. Il sâagit du groupe qui, avec le consortium Kribi Port Multi Operators (KPMO) regroupant neuf opĂ©rateurs camerounais (transitaires, manutentionnaires, agents maritimes), avaient Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s en septembre 2015 par les autoritĂ©s camerounaises comme adjudicataires du contrat de partenariat pour lâexploitation et la maintenance du terminal polyvalent du Port en eau profonde de Kribi.
Hier au sortir de lâaudience qui a durĂ© une trentaine de minutes, GrĂ©gory QuĂ©rel a dĂ©clarĂ© Ă la presse que son groupe « est venu faire le point de la situation mais surtout conforter la puissance publique sur le fait que Necotrans, ainsi que ses partenaires camerounais, Ă©taient tout Ă fait disposĂ©s Ă aller encore plus vite vers la rĂ©alisation de ce port ».
InvitĂ© Ă indiquer la date de dĂ©marrage des activitĂ©s dâexploitation du terminal polyvalent du PAK, GrĂ©gory QuĂ©rel a affirmĂ© quâaprĂšs lâadjudication en septembre 2015, « il sâen est suivie une phase de nĂ©gociations sur les problĂ©matiques opĂ©rationnelles, financiĂšres et juridiques, laquelle phase est maintenant quasi finalisĂ©e ». Aujourdâhui, a-t-il poursuivi, « câest important de la part du partenaire privĂ© de vous dire que nous sommes prĂȘts Ă opĂ©rer, mais Ă©galement, nous attendions quelques signes forts de lâEtat qui sont intervenus, puisque le Port autonome de Kribi a Ă©tĂ© créé. Le dĂ©cret est sorti et maintenant, ce quâon attend, câest la nomination des organes sociaux ». Ensuite, il sera question, dâaprĂšs notre interlocuteur, de faire fonctionner le port avec les autres administrations, la douane et les autres services.
Sâexprimant enfin sur le cahier de charges, le PDG du groupe Necotrans a soulignĂ© quâil a Ă©tĂ© nĂ©gociĂ© avec les autoritĂ©s. Il a prĂ©cisĂ© quâen termes dâexploitation, on est aujourdâhui sur un seul linĂ©aire de quai au terminal polyvalent du PAK
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Port autonome de Kribi: le groupe Necotrans prĂȘt
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Affaire Mendo Ze: place au contre-interrogatoire
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
TCSLe tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou Ă©tait face aux avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah mercredi dernier au TCS.
Câest finalement mercredi dernier que le contre-interrogatoire (Cross-examination) du tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou HonorĂ©, cadre dâadministration en service au ministĂšre des Finances, par les avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah a eu lieu au Tribunal criminel spĂ©cial (TCS). Avant dâentrer dans le vif du sujet, son conseil Me Mong a tenu Ă justifier lâabsence de son client Ă lâaudience de la veille pour non extraction.
Au cours de ce contre-interrogatoire, Me Mong, lâun des conseils de lâaccusĂ© a fait savoir que les piĂšces produites par le ministĂšre public Ă lâaudience du 19 juin dernier nâĂ©taient pas certifiĂ©es par lâautoritĂ© compĂ©tente. « Est-ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© du conseil supĂ©rieur de lâEtat a le droit de signer un protocole dâaccord entre le Minfi et la CRTV. Câest une faute de jurisprudence ? Quel sort est rĂ©servĂ© Ă ces piĂšces certifiĂ©es par lâautoritĂ© manifestement incompĂ©tente ? », a-t-il questionnĂ©. Face Ă ces questions, lâavocat gĂ©nĂ©ral, AndrĂ© Tchoussi a tranchĂ© net sur cette polĂ©mique. « Ce dĂ©bat nâa pas lieu dâĂȘtre. Lesdites piĂšces ont Ă©tĂ© admises au dossier comme piĂšces Ă conviction. Les annexes sont des piĂšces produites au soutien de ce qui est un rapport dressĂ© par les collaborateurs du Consupe. » A sa suite, le prĂ©sident Yap Abdou a convenu que ces documents ont Ă©tĂ© pris globalement et que le tribunal pourra y revenir sur certains aspects pris en dĂ©tail dans la mesure oĂč certains ont fait lâobjet des dĂ©bats.
Ainsi, HonorĂ© Mbang Ouboukou a Ă©tĂ© entre autres interrogĂ© sur la date de signature du protocole dâaccord entre la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts et la CRTV, le montant des fonds reversĂ©s Ă la CRTV Ă la DGI, lâutilisation des frais dâassiette de recouvrement. Des thĂšmes qui ont contribuĂ© Ă la suspension tardive de lâaudience au-delĂ de 18h. Elle sera reprise les 27 et 28 juillet pour continuer la cross-examination du tĂ©moin par lâaccusĂ© et ses avocats.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
TCSLe tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou Ă©tait face aux avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah mercredi dernier au TCS.
Câest finalement mercredi dernier que le contre-interrogatoire (Cross-examination) du tĂ©moin de lâaccusation, HonorĂ© Mbang Ouboukou HonorĂ©, cadre dâadministration en service au ministĂšre des Finances, par les avocats de lâaccusĂ© Polycarpe Abah Abah a eu lieu au Tribunal criminel spĂ©cial (TCS). Avant dâentrer dans le vif du sujet, son conseil Me Mong a tenu Ă justifier lâabsence de son client Ă lâaudience de la veille pour non extraction.
Au cours de ce contre-interrogatoire, Me Mong, lâun des conseils de lâaccusĂ© a fait savoir que les piĂšces produites par le ministĂšre public Ă lâaudience du 19 juin dernier nâĂ©taient pas certifiĂ©es par lâautoritĂ© compĂ©tente. « Est-ce que le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă la prĂ©sidence chargĂ© du conseil supĂ©rieur de lâEtat a le droit de signer un protocole dâaccord entre le Minfi et la CRTV. Câest une faute de jurisprudence ? Quel sort est rĂ©servĂ© Ă ces piĂšces certifiĂ©es par lâautoritĂ© manifestement incompĂ©tente ? », a-t-il questionnĂ©. Face Ă ces questions, lâavocat gĂ©nĂ©ral, AndrĂ© Tchoussi a tranchĂ© net sur cette polĂ©mique. « Ce dĂ©bat nâa pas lieu dâĂȘtre. Lesdites piĂšces ont Ă©tĂ© admises au dossier comme piĂšces Ă conviction. Les annexes sont des piĂšces produites au soutien de ce qui est un rapport dressĂ© par les collaborateurs du Consupe. » A sa suite, le prĂ©sident Yap Abdou a convenu que ces documents ont Ă©tĂ© pris globalement et que le tribunal pourra y revenir sur certains aspects pris en dĂ©tail dans la mesure oĂč certains ont fait lâobjet des dĂ©bats.
Ainsi, HonorĂ© Mbang Ouboukou a Ă©tĂ© entre autres interrogĂ© sur la date de signature du protocole dâaccord entre la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts et la CRTV, le montant des fonds reversĂ©s Ă la CRTV Ă la DGI, lâutilisation des frais dâassiette de recouvrement. Des thĂšmes qui ont contribuĂ© Ă la suspension tardive de lâaudience au-delĂ de 18h. Elle sera reprise les 27 et 28 juillet pour continuer la cross-examination du tĂ©moin par lâaccusĂ© et ses avocats.
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Affaire Mendo Ze: place au contre-interrogatoire
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Autoroute Yaoundé-Nsimalen: ça se dessine !
Félicité BAHANE N.
National - Economie
MalgrĂ© les lenteurs dans la libĂ©ration des emprises, le maĂźtre dâouvrage et lâentreprise arrivent Ă anticiper sur certains travaux.
Le neuviĂšme et dernier marĂ©cage identifiĂ© sur le tracĂ© de lâautoroute YaoundĂ©-Nsimalen est en cours de traitement au quartier Ahala. Câest dâailleurs, lĂ le point de jonction de la section rase campagne (10,8 km en travaux) et la section urbaine (10 km en Ă©tudes) de ce vaste projet gouvernemental. Les habitants dâAhala, (tout comme ceux de Meyo, localitĂ© prĂ©cĂ©dente), victimes dâexpropriation dans le cadre de ce chantier nâont pas encore perçu les indemnitĂ©s pour leurs biens Ă dĂ©truire. Ils nâont donc pas encore libĂ©rĂ© les emprises. NĂ©anmoins, les engins de la China Communications Construction Company Limited (CCCC) tournent dĂ©jĂ au milieu des habitations. Dans le principe pourtant, les travaux ne doivent pas commencer sans que les indemnitĂ©s aient Ă©tĂ© payĂ©es et les populations dĂ©guerpies. Mais, compte tenu des disponibilitĂ©s budgĂ©taires et des lenteurs dans le processus dâindemnisation, « nous avons obtenu lâaccord du chef de village pour commencer Ă traiter au moins le marĂ©cage qui relĂšve du domaine privĂ© de lâEtat et dont la purge et le remblai nĂ©cessitent beaucoup de temps », explique Armand Romuald Ndjiba Bami, directeur des opĂ©rations urbaines au ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain (MINHDU), maĂźtre dâouvrage.
Sur les six premiers kilomĂštres, entre Nsimalen et Minkan, la plateforme autoroutiĂšre (30 m avec 2 fois 3 voies) est dĂ©jĂ en place. Il ne reste plus que le bitume et les caniveaux. Par endroits, lâon est soit en train dâachever la construction de dalots de drainage des eaux souterraines, soit en train de traiter les zones rocheuses ou marĂ©cageuses de maniĂšre Ă les uniformiser avec la plateforme. Dans lâensemble, il est prĂ©vu neuf dalots, trois Ă©changeurs (Nsimalen, Meyo et Ahala), trois ponts et trois passages supĂ©rieurs (PS) piĂ©tonnes, visant Ă relier les villages traversĂ©s au-dessus de lâautoroute.
Sur le chantier mercredi dernier, les Ă©quipes du MINHDU ont pu constater quâau niveau du carrefour Nsimalen, lâentreprise est dĂ©jĂ en train de construire les pieux pour la rĂ©alisation du premier Ă©changeur devant survoler lâaxe allant vers Mbalmayo. Il y a 84 pieux Ă couler ici et lâon nâen est encore quâau sept premiers. ParallĂšlement, sur les cinq premiers kilomĂštres, le maĂźtre dâouvrage recommande le dĂ©marrage des fouilles pour la pose des caniveaux. Sur la suite, jusquâau PK8, les indemnisations ont Ă©tĂ© payĂ©es deux semaines plutĂŽt et les travaux de dĂ©blayage ont immĂ©diatement dĂ©butĂ© sur les sites inhabitĂ©s. Et lorsque les riverains du PK 8 au PK 10,8 percevront leur dĂ», les travaux devont sâaccĂ©lĂ©rer, car les marĂ©cages auront Ă©tĂ© traitĂ©s par anticipation.
Félicité BAHANE N.
National - Economie
MalgrĂ© les lenteurs dans la libĂ©ration des emprises, le maĂźtre dâouvrage et lâentreprise arrivent Ă anticiper sur certains travaux.
Le neuviĂšme et dernier marĂ©cage identifiĂ© sur le tracĂ© de lâautoroute YaoundĂ©-Nsimalen est en cours de traitement au quartier Ahala. Câest dâailleurs, lĂ le point de jonction de la section rase campagne (10,8 km en travaux) et la section urbaine (10 km en Ă©tudes) de ce vaste projet gouvernemental. Les habitants dâAhala, (tout comme ceux de Meyo, localitĂ© prĂ©cĂ©dente), victimes dâexpropriation dans le cadre de ce chantier nâont pas encore perçu les indemnitĂ©s pour leurs biens Ă dĂ©truire. Ils nâont donc pas encore libĂ©rĂ© les emprises. NĂ©anmoins, les engins de la China Communications Construction Company Limited (CCCC) tournent dĂ©jĂ au milieu des habitations. Dans le principe pourtant, les travaux ne doivent pas commencer sans que les indemnitĂ©s aient Ă©tĂ© payĂ©es et les populations dĂ©guerpies. Mais, compte tenu des disponibilitĂ©s budgĂ©taires et des lenteurs dans le processus dâindemnisation, « nous avons obtenu lâaccord du chef de village pour commencer Ă traiter au moins le marĂ©cage qui relĂšve du domaine privĂ© de lâEtat et dont la purge et le remblai nĂ©cessitent beaucoup de temps », explique Armand Romuald Ndjiba Bami, directeur des opĂ©rations urbaines au ministĂšre de lâHabitat et du DĂ©veloppement urbain (MINHDU), maĂźtre dâouvrage.
Sur les six premiers kilomĂštres, entre Nsimalen et Minkan, la plateforme autoroutiĂšre (30 m avec 2 fois 3 voies) est dĂ©jĂ en place. Il ne reste plus que le bitume et les caniveaux. Par endroits, lâon est soit en train dâachever la construction de dalots de drainage des eaux souterraines, soit en train de traiter les zones rocheuses ou marĂ©cageuses de maniĂšre Ă les uniformiser avec la plateforme. Dans lâensemble, il est prĂ©vu neuf dalots, trois Ă©changeurs (Nsimalen, Meyo et Ahala), trois ponts et trois passages supĂ©rieurs (PS) piĂ©tonnes, visant Ă relier les villages traversĂ©s au-dessus de lâautoroute.
Sur le chantier mercredi dernier, les Ă©quipes du MINHDU ont pu constater quâau niveau du carrefour Nsimalen, lâentreprise est dĂ©jĂ en train de construire les pieux pour la rĂ©alisation du premier Ă©changeur devant survoler lâaxe allant vers Mbalmayo. Il y a 84 pieux Ă couler ici et lâon nâen est encore quâau sept premiers. ParallĂšlement, sur les cinq premiers kilomĂštres, le maĂźtre dâouvrage recommande le dĂ©marrage des fouilles pour la pose des caniveaux. Sur la suite, jusquâau PK8, les indemnisations ont Ă©tĂ© payĂ©es deux semaines plutĂŽt et les travaux de dĂ©blayage ont immĂ©diatement dĂ©butĂ© sur les sites inhabitĂ©s. Et lorsque les riverains du PK 8 au PK 10,8 percevront leur dĂ», les travaux devont sâaccĂ©lĂ©rer, car les marĂ©cages auront Ă©tĂ© traitĂ©s par anticipation.
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Autoroute Yaoundé-Nsimalen: ça se dessine !
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Bac, probatoire: les correcteurs passent Ă la caisse
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
La prise en charge par lâOffice du BaccalaurĂ©at du Cameroun est effective depuis jeudi
Des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. VoilĂ qui donne du sourire aux correcteurs des examens probatoire et baccalaurĂ©at, session 2016. Depuis jeudi, ils passent Ă la caisse pour entrer en possession de leur dĂ». « Nous avons commencĂ© Ă payer depuis ce matin Ă 8h (Ndlr ; hier). Nous avons dĂ©jĂ reçu plus dâune cinquantaine de correcteurs et nous continuons Ă les recevoir au fur et Ă mesure », explique Charles Baba, chef de secrĂ©tariat du BaccalaurĂ©at au lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc de YaoundĂ©. Tout Ă cĂŽtĂ© de lui, Joseph Mbida, professeur de français dans le mĂȘme Ă©tablissement confirme : « Je viens de percevoir effectivement mon argent et je suis soulagĂ© mĂȘme si cela arrive avec un peu de retard ». Au lycĂ©e bilingue dâEkounou, lâambiance est la mĂȘme. David Ndongo Ndongo, billeteur ad hoc, par ailleurs proviseur coordonne le dispatching des fonds dans les diffĂ©rents dĂ©partements de son ressort (Nyong-et-Mfoumou, Nyong-et-KellĂ©, Mefou-et-Akono et Mefou-et-Afamba). « Les payements sont effectifs depuis ce matin et nous dĂ©sintĂ©ressons les sous-chefs de centres afin quâils reversent les montants Ă qui de droit », ajoute-t-il. La preuve, David Bom II, chef de sous-centre du lycĂ©e bilingue de Mbankomo sâattĂšle Ă remplir les formalitĂ©s de perception.
A lâOffice du BaccalaurĂ©at, le directeur Zacharie Mbatsogo dans une dĂ©claration Ă la presse affirme : « Le dĂ©blocage des fonds nĂ©cessaires Ă la prise en charge des correcteurs et des intervenants aux dĂ©libĂ©rations a Ă©tĂ© faite le 7 juillet dernier par la paierie gĂ©nĂ©rale du TrĂ©sor public. Ce dĂ©blocage a donc Ă©tĂ© fait bien avant le fameux article du 12 juillet. Ces fonds dâun montant global dâ1milliard 170 millions 864 596 F sont disponibles depuis hier (Ndlr : mercredi) dans les comptes des billeteurs ad hoc dĂ©signĂ©s pour les opĂ©rations de payement de nos milliers dâintervenants Ă travers le pays. Les payements sont effectifs ». Comme quoi, tout est bien qui finit bien.
SorĂšle GUEBEDIANG Ă BESSONG
National - Société
La prise en charge par lâOffice du BaccalaurĂ©at du Cameroun est effective depuis jeudi
Des espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. VoilĂ qui donne du sourire aux correcteurs des examens probatoire et baccalaurĂ©at, session 2016. Depuis jeudi, ils passent Ă la caisse pour entrer en possession de leur dĂ». « Nous avons commencĂ© Ă payer depuis ce matin Ă 8h (Ndlr ; hier). Nous avons dĂ©jĂ reçu plus dâune cinquantaine de correcteurs et nous continuons Ă les recevoir au fur et Ă mesure », explique Charles Baba, chef de secrĂ©tariat du BaccalaurĂ©at au lycĂ©e gĂ©nĂ©ral Leclerc de YaoundĂ©. Tout Ă cĂŽtĂ© de lui, Joseph Mbida, professeur de français dans le mĂȘme Ă©tablissement confirme : « Je viens de percevoir effectivement mon argent et je suis soulagĂ© mĂȘme si cela arrive avec un peu de retard ». Au lycĂ©e bilingue dâEkounou, lâambiance est la mĂȘme. David Ndongo Ndongo, billeteur ad hoc, par ailleurs proviseur coordonne le dispatching des fonds dans les diffĂ©rents dĂ©partements de son ressort (Nyong-et-Mfoumou, Nyong-et-KellĂ©, Mefou-et-Akono et Mefou-et-Afamba). « Les payements sont effectifs depuis ce matin et nous dĂ©sintĂ©ressons les sous-chefs de centres afin quâils reversent les montants Ă qui de droit », ajoute-t-il. La preuve, David Bom II, chef de sous-centre du lycĂ©e bilingue de Mbankomo sâattĂšle Ă remplir les formalitĂ©s de perception.
A lâOffice du BaccalaurĂ©at, le directeur Zacharie Mbatsogo dans une dĂ©claration Ă la presse affirme : « Le dĂ©blocage des fonds nĂ©cessaires Ă la prise en charge des correcteurs et des intervenants aux dĂ©libĂ©rations a Ă©tĂ© faite le 7 juillet dernier par la paierie gĂ©nĂ©rale du TrĂ©sor public. Ce dĂ©blocage a donc Ă©tĂ© fait bien avant le fameux article du 12 juillet. Ces fonds dâun montant global dâ1milliard 170 millions 864 596 F sont disponibles depuis hier (Ndlr : mercredi) dans les comptes des billeteurs ad hoc dĂ©signĂ©s pour les opĂ©rations de payement de nos milliers dâintervenants Ă travers le pays. Les payements sont effectifs ». Comme quoi, tout est bien qui finit bien.
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Bac, probatoire: les correcteurs passent Ă la caisse
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Industrie: le textile file du mauvais coton
Rita DIBA
Régions - Littoral
LâĂ©tat des lieux de la filiĂšre Ă©tait au cĆur des Ă©changes entre le Fne et les acteurs du secteur.
« De 80 Ă 90, lâimpact de cette filiĂšre Ă©tait de 14% sur le Pib camerounais hors pĂ©trole. A ce jour, nous sommes Ă moins dâ1%. » Ainsi est rĂ©sumĂ©e la dĂ©gringolade de la filiĂšre textile par Olivier Moukomou, prĂ©sident de lâInterprofession coton textile confection (Icotec). CâĂ©tait ce mardi 12 juillet 2016 Ă Douala lors dâune rĂ©union sectorielle entre le Fonds national de lâEmploi (Fne) et les entreprises du secteur du textile et du vĂȘtement. Une rencontre qui est partie dâun constat, rappelĂ© par Annette Amara, directeur rĂ©gional adjoint du Fne pour le Littoral : « Nous nous sommes rendus compte, pour la plupart des demandes que nous avons, que les entreprises du textile ne sont pas toujours satisfaites des profils que nous mettons Ă leur disposition. »
Mais au-delĂ de la rĂ©flexion sur les ressources humaines, leur formation et leur adĂ©quation aux besoins actuels du marchĂ©, il a principalement Ă©tĂ© question de la santĂ© mĂȘme du secteur. PlutĂŽt mauvaise dans lâensemble, dans un contexte de mondialisation des marchĂ©s et de concurrence des pays Ă faible coĂ»t de production avec lâinvasion des produits sino-corĂ©ens dĂ» Ă la libĂ©ralisation du secteur. DâoĂč le thĂšme des Ă©changes : « Lâindustrie du textile et du vĂȘtement camerounais face aux dĂ©fis de la compĂ©titivitĂ© ». Et diverses enquĂȘtes ont montrĂ© que les entreprises locales nâarrivent pas Ă y faire face.
Pour prendre seulement lâexemple de la CotonniĂšre industrielle du Cameroun (Cicam), elle nâoccupe que 2% du marchĂ© du textile au pays. Autre exemple, quâon peut trouver dans les termes de rĂ©fĂ©rence du Fne, « le coton produit par le Cameroun est reconnu pour sa trĂšs bonne qualitĂ©. Lâessentiel de la production, plus de 98%, dâaprĂšs une Ă©tude de lâoffre et de la demande sur les textiles et lâhabillement, est exportĂ© vers les marchĂ©s occidentaux et dâAsie orientale dont la Chine qui en est le premier producteur mondial. Seul 1,8% de la production est transformĂ© localement. »
Ce manque de compĂ©titivitĂ© sâexplique par plusieurs facteurs, de lâavis du Dr Joseph Ekorong Ă MoutĂ©, secrĂ©taire permanent de lâIcotec : la difficultĂ© des acteurs du secteur Ă produire la qualitĂ© et la quantitĂ© des produits correspondant aux besoins de la population camerounaise, des prix relativement Ă©levĂ©s pour des produits bas de gamme, des unitĂ©s industrielles pas Ă la pointe, un niveau dâimposition des sociĂ©tĂ©s Ă©levĂ©, un tissu de Pme relativement faible, lâinsuffisance dâinfrastructures de base comme lâĂ©nergie, primordiale pour lâindustrialisation, etc. Et pour tout cela, les acteurs du secteur textile appellent lâEtat au secours.
Rita DIBA
Régions - Littoral
LâĂ©tat des lieux de la filiĂšre Ă©tait au cĆur des Ă©changes entre le Fne et les acteurs du secteur.
« De 80 Ă 90, lâimpact de cette filiĂšre Ă©tait de 14% sur le Pib camerounais hors pĂ©trole. A ce jour, nous sommes Ă moins dâ1%. » Ainsi est rĂ©sumĂ©e la dĂ©gringolade de la filiĂšre textile par Olivier Moukomou, prĂ©sident de lâInterprofession coton textile confection (Icotec). CâĂ©tait ce mardi 12 juillet 2016 Ă Douala lors dâune rĂ©union sectorielle entre le Fonds national de lâEmploi (Fne) et les entreprises du secteur du textile et du vĂȘtement. Une rencontre qui est partie dâun constat, rappelĂ© par Annette Amara, directeur rĂ©gional adjoint du Fne pour le Littoral : « Nous nous sommes rendus compte, pour la plupart des demandes que nous avons, que les entreprises du textile ne sont pas toujours satisfaites des profils que nous mettons Ă leur disposition. »
Mais au-delĂ de la rĂ©flexion sur les ressources humaines, leur formation et leur adĂ©quation aux besoins actuels du marchĂ©, il a principalement Ă©tĂ© question de la santĂ© mĂȘme du secteur. PlutĂŽt mauvaise dans lâensemble, dans un contexte de mondialisation des marchĂ©s et de concurrence des pays Ă faible coĂ»t de production avec lâinvasion des produits sino-corĂ©ens dĂ» Ă la libĂ©ralisation du secteur. DâoĂč le thĂšme des Ă©changes : « Lâindustrie du textile et du vĂȘtement camerounais face aux dĂ©fis de la compĂ©titivitĂ© ». Et diverses enquĂȘtes ont montrĂ© que les entreprises locales nâarrivent pas Ă y faire face.
Pour prendre seulement lâexemple de la CotonniĂšre industrielle du Cameroun (Cicam), elle nâoccupe que 2% du marchĂ© du textile au pays. Autre exemple, quâon peut trouver dans les termes de rĂ©fĂ©rence du Fne, « le coton produit par le Cameroun est reconnu pour sa trĂšs bonne qualitĂ©. Lâessentiel de la production, plus de 98%, dâaprĂšs une Ă©tude de lâoffre et de la demande sur les textiles et lâhabillement, est exportĂ© vers les marchĂ©s occidentaux et dâAsie orientale dont la Chine qui en est le premier producteur mondial. Seul 1,8% de la production est transformĂ© localement. »
Ce manque de compĂ©titivitĂ© sâexplique par plusieurs facteurs, de lâavis du Dr Joseph Ekorong Ă MoutĂ©, secrĂ©taire permanent de lâIcotec : la difficultĂ© des acteurs du secteur Ă produire la qualitĂ© et la quantitĂ© des produits correspondant aux besoins de la population camerounaise, des prix relativement Ă©levĂ©s pour des produits bas de gamme, des unitĂ©s industrielles pas Ă la pointe, un niveau dâimposition des sociĂ©tĂ©s Ă©levĂ©, un tissu de Pme relativement faible, lâinsuffisance dâinfrastructures de base comme lâĂ©nergie, primordiale pour lâindustrialisation, etc. Et pour tout cela, les acteurs du secteur textile appellent lâEtat au secours.
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Industrie: le textile file du mauvais coton
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ObsÚques de Anne Marie Nzié: un hommage musical en vue
Monica NKODO
National - Culture
Le ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) organise « Lâultime hommage Ă La voix dâor ». Il aura lieu le jeudi 21 juillet prochain, aprĂšs la levĂ©e de corps de Anne Marie NziĂ© dĂšs 15h Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, suivie de la procession au palais des Sports (via le MusĂ©e national). A 19h, une grande veillĂ©e culturelle aura lieu au palais des Sports. De nombreux artistes sont prĂ©vus. Entre autres, Eko Roosevelt, Rachel Tchoungui, Ze Bella, Annie Anzouer, Ange Ebogo, Locko, Donny Elwood, Ruben Binam, Kareyce Fotso, Macase, Krotal, etc.
Monica NKODO
National - Culture
Le ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) organise « Lâultime hommage Ă La voix dâor ». Il aura lieu le jeudi 21 juillet prochain, aprĂšs la levĂ©e de corps de Anne Marie NziĂ© dĂšs 15h Ă lâHĂŽpital central de YaoundĂ©, suivie de la procession au palais des Sports (via le MusĂ©e national). A 19h, une grande veillĂ©e culturelle aura lieu au palais des Sports. De nombreux artistes sont prĂ©vus. Entre autres, Eko Roosevelt, Rachel Tchoungui, Ze Bella, Annie Anzouer, Ange Ebogo, Locko, Donny Elwood, Ruben Binam, Kareyce Fotso, Macase, Krotal, etc.
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ObsÚques de Anne Marie Nzié: un hommage musical en vue
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Ecrans Noirs: câest parti pour la 20e
Monica NKODO
National - Culture
LâĂ©dition 2016 de ce festival de cinĂ©ma international sâouvre vendredi soir au palais des CongrĂšs Ă YaoundĂ© avec une projection.
La tradition, encore et toujours. Vendredi soir au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©, la 20e Ă©dition du festival Ecrans Noirs sâouvre avec la montĂ©e des marches, et un film dâouverture en prime. Pour Bassek ba Kobhio, prĂ©sident de lâAssociation Ecrans Noirs, cette Ă©dition 2016 nâest pas comme les autres. Dâabord parce que ce nombre rond symbolise la longĂ©vitĂ© dâun festival dans un univers du cinĂ©ma camerounais pas trĂšs gĂątĂ© sur le plan Ă©conomique, mais surtout parce que depuis le 28 avril 2016, un dĂ©cret signĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique fait des Ecrans Noirs une association dâutilitĂ© publique. De quoi donner un parfum spĂ©cial Ă lâĂ©vĂ©nement, avec pour thĂšme « Festivals et promotion du cinĂ©ma ». Des ateliers de formation, rencontres entre experts du 7e art se dessinent comme les grandes lignes du festival. Du 15 au 23 juillet prochain, les cinĂ©philes camerounais auront rendez-vous avec des films locaux et des productions internationales.
La Salle Sita Bella, le Centre Culturel camerounais et les Instituts français du Cameroun Ă YaoundĂ©, et lâInstitut Goethe, vont assurer les projections. « Les 20 films des 20 ans » rubrique créée pour ce festival, fera remonter quelques souvenirs en mĂ©moire. Des longs mĂ©trages ayant gravĂ© leurs marques dans lâhistoire des Ecrans Noirs seront projetĂ©s de nouveau pour le plaisir des cinĂ©philes. Parmi eux, « Les saignantes » de Jean Pierre Bekolo, « Mobutu, roi du ZaĂŻre » de Thierry Michel (Belgique), mais aussi « PiĂšces dâidentitĂ© » de Nweze Ngangura (RDC).
Les rĂ©alisateurs camerounais ont la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs Ćuvres, dans le cadre dâune compĂ©tition qui leur est consacrĂ©e. Six longs mĂ©trages, huit courts mĂ©trages et six films-documentaires sont Ă prĂ©senter. Des films camerounais comme« Kiss of death » de Derick Musing et « Laraâs Song » de LT Njeck figurent aussi dans la compĂ©tition des films dâAfrique centrale. Hommage sera Ă©galement rendu Ă des rĂ©alisateurs cĂ©lĂšbres du 7e art africain. Sembene Ousmane (SĂ©nĂ©gal), Tahar Cheriaa (Tunisie), Philippe Mory (France/Gabon) et Lorenzo Biahou (Cameroun) seront ainsi honorĂ©s tout au long du festival. A dĂ©couvrir, des longs mĂ©trages internationaux et la programmation hors-compĂ©tition, tout aussi intĂ©ressante. En tout 58 films en compĂ©tition et 24 hors-compĂ©tition.
Monica NKODO
National - Culture
LâĂ©dition 2016 de ce festival de cinĂ©ma international sâouvre vendredi soir au palais des CongrĂšs Ă YaoundĂ© avec une projection.
La tradition, encore et toujours. Vendredi soir au palais des CongrĂšs de YaoundĂ©, la 20e Ă©dition du festival Ecrans Noirs sâouvre avec la montĂ©e des marches, et un film dâouverture en prime. Pour Bassek ba Kobhio, prĂ©sident de lâAssociation Ecrans Noirs, cette Ă©dition 2016 nâest pas comme les autres. Dâabord parce que ce nombre rond symbolise la longĂ©vitĂ© dâun festival dans un univers du cinĂ©ma camerounais pas trĂšs gĂątĂ© sur le plan Ă©conomique, mais surtout parce que depuis le 28 avril 2016, un dĂ©cret signĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique fait des Ecrans Noirs une association dâutilitĂ© publique. De quoi donner un parfum spĂ©cial Ă lâĂ©vĂ©nement, avec pour thĂšme « Festivals et promotion du cinĂ©ma ». Des ateliers de formation, rencontres entre experts du 7e art se dessinent comme les grandes lignes du festival. Du 15 au 23 juillet prochain, les cinĂ©philes camerounais auront rendez-vous avec des films locaux et des productions internationales.
La Salle Sita Bella, le Centre Culturel camerounais et les Instituts français du Cameroun Ă YaoundĂ©, et lâInstitut Goethe, vont assurer les projections. « Les 20 films des 20 ans » rubrique créée pour ce festival, fera remonter quelques souvenirs en mĂ©moire. Des longs mĂ©trages ayant gravĂ© leurs marques dans lâhistoire des Ecrans Noirs seront projetĂ©s de nouveau pour le plaisir des cinĂ©philes. Parmi eux, « Les saignantes » de Jean Pierre Bekolo, « Mobutu, roi du ZaĂŻre » de Thierry Michel (Belgique), mais aussi « PiĂšces dâidentitĂ© » de Nweze Ngangura (RDC).
Les rĂ©alisateurs camerounais ont la possibilitĂ© de prĂ©senter leurs Ćuvres, dans le cadre dâune compĂ©tition qui leur est consacrĂ©e. Six longs mĂ©trages, huit courts mĂ©trages et six films-documentaires sont Ă prĂ©senter. Des films camerounais comme« Kiss of death » de Derick Musing et « Laraâs Song » de LT Njeck figurent aussi dans la compĂ©tition des films dâAfrique centrale. Hommage sera Ă©galement rendu Ă des rĂ©alisateurs cĂ©lĂšbres du 7e art africain. Sembene Ousmane (SĂ©nĂ©gal), Tahar Cheriaa (Tunisie), Philippe Mory (France/Gabon) et Lorenzo Biahou (Cameroun) seront ainsi honorĂ©s tout au long du festival. A dĂ©couvrir, des longs mĂ©trages internationaux et la programmation hors-compĂ©tition, tout aussi intĂ©ressante. En tout 58 films en compĂ©tition et 24 hors-compĂ©tition.
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Ecrans Noirs: câest parti pour la 20e
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Les otages de Lagdo libérés
National - Politique
Le communiqué du ministre Secrétaire général de la présidence de la République parvenu à CT.
Le président de la République, Son Excellence Paul Biya, annonce la libération ce jour, 17 juillet 2016, de M. Mama Abakaï, maire de Lagdo, et de ses dix autres compagnons d'infortune, enlevés dans la nuit du 19 au 20 mars 2015 dans les localités de Gbabio et de Yokossiré, région de l'Est, par un groupe armé centrafricain. .
Ces dĂ©sormais ex-otages ont regagnĂ© le territoire camerounais et sont actuellement conduits vers une formation hospitaliĂšre pour une Ă©valuation de leur Ă©tat de santĂ©. Ils y retrouveront deux autres de leurs compagnons prĂ©cĂ©demment libĂ©rĂ©s le 11 juillet 2016. Le prĂ©sident de la RĂ©publique regrette profondĂ©ment le dĂ©cĂšs, durant leur captivitĂ©, de Monsieur Youssoufa et de Mme Nene Jacqueline, survenu respectivement en janvier 2016 et le 11 juillet 2016. Le chef de lâEtat adresse ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es Ă leurs familles et les assure que ce crime ne restera pas impuni.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique fĂ©licite chaleureusement les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises et remercie sincĂšrement tous ceux qui ont de prĂšs ou de loin ĆuvrĂ© pour cet heureux dĂ©nouement.
Son Excellence Paul Biya rĂ©affirme sa dĂ©termination Ă Ćuvrer inlassablement pour que le Cameroun demeure une terre de paix et de stabilitĂ©, et demande aux populations de continuer Ă vaquer tranquillement Ă leurs occupations.
Yaoundé, le 17 juillet 2016
Le ministre, secrétaire général de la présidence de la République,
(Ă©) Ferdinand NGOH NGOH
National - Politique
Le communiqué du ministre Secrétaire général de la présidence de la République parvenu à CT.
Le président de la République, Son Excellence Paul Biya, annonce la libération ce jour, 17 juillet 2016, de M. Mama Abakaï, maire de Lagdo, et de ses dix autres compagnons d'infortune, enlevés dans la nuit du 19 au 20 mars 2015 dans les localités de Gbabio et de Yokossiré, région de l'Est, par un groupe armé centrafricain. .
Ces dĂ©sormais ex-otages ont regagnĂ© le territoire camerounais et sont actuellement conduits vers une formation hospitaliĂšre pour une Ă©valuation de leur Ă©tat de santĂ©. Ils y retrouveront deux autres de leurs compagnons prĂ©cĂ©demment libĂ©rĂ©s le 11 juillet 2016. Le prĂ©sident de la RĂ©publique regrette profondĂ©ment le dĂ©cĂšs, durant leur captivitĂ©, de Monsieur Youssoufa et de Mme Nene Jacqueline, survenu respectivement en janvier 2016 et le 11 juillet 2016. Le chef de lâEtat adresse ses condolĂ©ances les plus attristĂ©es Ă leurs familles et les assure que ce crime ne restera pas impuni.
Le prĂ©sident de la RĂ©publique fĂ©licite chaleureusement les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises et remercie sincĂšrement tous ceux qui ont de prĂšs ou de loin ĆuvrĂ© pour cet heureux dĂ©nouement.
Son Excellence Paul Biya rĂ©affirme sa dĂ©termination Ă Ćuvrer inlassablement pour que le Cameroun demeure une terre de paix et de stabilitĂ©, et demande aux populations de continuer Ă vaquer tranquillement Ă leurs occupations.
Yaoundé, le 17 juillet 2016
Le ministre, secrétaire général de la présidence de la République,
(Ă©) Ferdinand NGOH NGOH
Rapport dâAmnesty International: classe politique et sociĂ©tĂ© civile condamnent
Rousseau-Joël FOUTE
Rédaction - Dossier
Le Rapport publié jeudi dernier à Yaoundé suscite une désapprobation générale.
Les acteurs politiques et ceux de la sociĂ©tĂ© civile nâont pas attendu trĂšs longtemps pour dĂ©noncer avec vĂ©hĂ©mence un autre parti pris dâAmnesty International dans le regard partisan que cette ONG porte sur la guerre quâimpose au Cameroun les agressions barbares de Boko Haram dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Lâambiance tendue entre les panĂ©listes et les journalistes pendant la prĂ©sentation du Rapport, le 14 juillet 2016 Ă YaoundĂ©, en dit dâailleurs long sur la rĂ©action de rejet suscitĂ©e par le document intitulĂ© : « Bonne cause, mauvais moyens : atteintes aux droits humains et Ă la justice dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au Cameroun ».
A la vĂ©ritĂ©, les journalistes et les personnalitĂ©s prĂ©sents Ă la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă cet effet ne sont pas passĂ©s par quatre chemins pour dĂ©clarer que les supposĂ©es « violations des droits humains gĂ©nĂ©ralisĂ©es » que dĂ©nonce Amnesty international dans son Rapport en les imputant aux forces de dĂ©fense et aux autoritĂ©s camerounaises, sont, dâaprĂšs un journaliste, « insupportables car on ne peut pas dĂ©fendre des terroristes sans foi ni loi qui tuent des Camerounais comme du bĂ©tail ».
Par la suite, les leaders politiques et dâautres observateurs avertis ayant pris connaissance du Rapport sâinterrogent sur les motivations profondes de cette ONG qui se borne, Ă chaque fois, Ă nâobserver que le comportement de nos forces de dĂ©fense engagĂ©es au front ainsi que le traitement subi par des prĂ©venus rĂ©guliĂšrement traduits en justice pour rĂ©pondre des faits qui leur sont reprochĂ©s en vertu de la loi anti-terroriste en vigueur. Et puis, y a-t-il eu, Ă travers lâhistoire, une « guerre propre » sans dĂ©gĂąts collatĂ©raux ? Le Cameroun doit-il se laisser lĂąchement agresser sans se dĂ©fendre et au nom de quelle loi?
Autre question : quâattend Amnesty International qui en a pourtant les moyens, pour produire un Rapport spĂ©cifique, bien fouillĂ© et bien documentĂ© sur les exactions de Boko Haram et les consĂ©quences des attaques dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord ? Cette ONG se prĂ©occupe-t-elle du poids que fait peser le financement de la guerre sur le TrĂ©sor public et lâĂ©conomie camerounaise, alors que le gouvernement a besoin dâargent pour rĂ©aliser de nombreux projets destinĂ©s Ă amĂ©liorer les conditions de vie des populations et booster la croissance ? Pourquoi Amnesty International sâenferme-t-elle dans sa logique consistant Ă dĂ©cerner sans vergogne un permis de tuer aux adeptes de Boko Haram, un groupe que le Think-tank « Institute for Economics and Peace » qualifie dâ« organisation terroriste la plus meurtriĂšre du monde » ? Peut-on savoir pourquoi les milliers de personnes tuĂ©es au Cameroun et les 170 000 dĂ©placĂ©s du fait des agressions des terroristes ne mĂ©ritent pas lâattention des enquĂȘteurs dâAmnesty International ? Cette ONG au jeu trouble aurait-elle un agenda cachĂ© que nâarrangerait certainement pas les multiples revers subis par le groupe djihadiste Boko Haram aujourdâhui trĂšs affaibli ?
Rousseau-Joël FOUTE
Rédaction - Dossier
Le Rapport publié jeudi dernier à Yaoundé suscite une désapprobation générale.
Les acteurs politiques et ceux de la sociĂ©tĂ© civile nâont pas attendu trĂšs longtemps pour dĂ©noncer avec vĂ©hĂ©mence un autre parti pris dâAmnesty International dans le regard partisan que cette ONG porte sur la guerre quâimpose au Cameroun les agressions barbares de Boko Haram dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord. Lâambiance tendue entre les panĂ©listes et les journalistes pendant la prĂ©sentation du Rapport, le 14 juillet 2016 Ă YaoundĂ©, en dit dâailleurs long sur la rĂ©action de rejet suscitĂ©e par le document intitulĂ© : « Bonne cause, mauvais moyens : atteintes aux droits humains et Ă la justice dans le cadre de la lutte contre Boko Haram au Cameroun ».
A la vĂ©ritĂ©, les journalistes et les personnalitĂ©s prĂ©sents Ă la cĂ©rĂ©monie organisĂ©e Ă cet effet ne sont pas passĂ©s par quatre chemins pour dĂ©clarer que les supposĂ©es « violations des droits humains gĂ©nĂ©ralisĂ©es » que dĂ©nonce Amnesty international dans son Rapport en les imputant aux forces de dĂ©fense et aux autoritĂ©s camerounaises, sont, dâaprĂšs un journaliste, « insupportables car on ne peut pas dĂ©fendre des terroristes sans foi ni loi qui tuent des Camerounais comme du bĂ©tail ».
Par la suite, les leaders politiques et dâautres observateurs avertis ayant pris connaissance du Rapport sâinterrogent sur les motivations profondes de cette ONG qui se borne, Ă chaque fois, Ă nâobserver que le comportement de nos forces de dĂ©fense engagĂ©es au front ainsi que le traitement subi par des prĂ©venus rĂ©guliĂšrement traduits en justice pour rĂ©pondre des faits qui leur sont reprochĂ©s en vertu de la loi anti-terroriste en vigueur. Et puis, y a-t-il eu, Ă travers lâhistoire, une « guerre propre » sans dĂ©gĂąts collatĂ©raux ? Le Cameroun doit-il se laisser lĂąchement agresser sans se dĂ©fendre et au nom de quelle loi?
Autre question : quâattend Amnesty International qui en a pourtant les moyens, pour produire un Rapport spĂ©cifique, bien fouillĂ© et bien documentĂ© sur les exactions de Boko Haram et les consĂ©quences des attaques dans la rĂ©gion de lâExtrĂȘme-Nord ? Cette ONG se prĂ©occupe-t-elle du poids que fait peser le financement de la guerre sur le TrĂ©sor public et lâĂ©conomie camerounaise, alors que le gouvernement a besoin dâargent pour rĂ©aliser de nombreux projets destinĂ©s Ă amĂ©liorer les conditions de vie des populations et booster la croissance ? Pourquoi Amnesty International sâenferme-t-elle dans sa logique consistant Ă dĂ©cerner sans vergogne un permis de tuer aux adeptes de Boko Haram, un groupe que le Think-tank « Institute for Economics and Peace » qualifie dâ« organisation terroriste la plus meurtriĂšre du monde » ? Peut-on savoir pourquoi les milliers de personnes tuĂ©es au Cameroun et les 170 000 dĂ©placĂ©s du fait des agressions des terroristes ne mĂ©ritent pas lâattention des enquĂȘteurs dâAmnesty International ? Cette ONG au jeu trouble aurait-elle un agenda cachĂ© que nâarrangerait certainement pas les multiples revers subis par le groupe djihadiste Boko Haram aujourdâhui trĂšs affaibli ?
SĂ©curitĂ© Ă lâEst: il faut redoubler de vigilance
MESSI BALLA
Rédaction - Dossier
Recommandations du gouverneur, GrĂ©goire Mvongo au terme dâune rĂ©cente concertation sĂ©curitaire Ă Yokadouma.
"Nous devons rester vigilants ». Ce sont les mots utilisĂ©s par le gouverneur de la rĂ©gion de lâEst, GrĂ©goire Mvongo, mardi, 12 juillet 2016 Ă la clĂŽture de la rĂ©union de coordination administrative Ă Yokadouma, chef-lieu du dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko. Une prise de parole devant les quatre prĂ©fets de la rĂ©gion (Boumba-et-Ngoko, Kadey, Haut-Nyong et Lom-et-Djerem), les responsables des services de sĂ©curitĂ© et des administrations dĂ©concentrĂ©es de lâEtat, qui rĂ©vĂšle le haut niveau de prĂ©occupation quant aux effets nĂ©fastes de la rĂ©surgence de lâinsĂ©curitĂ© en RCA sur le Cameroun. Et en particulier sur les populations de la rĂ©gion de lâEst.
Elles frĂŽlaient les 800 000 habitants, il y a trois ans. A prĂ©sent, câest environ un million de personnes qui sont installĂ©es dans la rĂ©gion depuis lâarrivĂ©e de prĂšs de 200 000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains (selon les derniers chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s) et leur dissĂ©mination dans trois des quatre dĂ©partements de la rĂ©gion. « Si du point de vue militaire, le dĂ©ploiement par le prĂ©sident Paul Biya de diverses forces armĂ©es et de police dans tous les points nĂ©vralgiques a fait reculer les incursions des bandes rebelles dans la rĂ©gion, lâangoisse est maintenant au niveau socio-Ă©conomique », souligne un officier de renseignement.
« LâEst est dĂ©sormais importateur du manioc, principal aliment dans la rĂ©gion et dont elle Ă©tait encore exportatrice il y a trois ans », rĂ©vĂšle le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâagriculture dans son rapport. « Certains rĂ©fugiĂ©s Ă©tant entrĂ©s sur le territoire avec leur troupeau, les pĂąturages de lâEst sont devenus surexploitĂ©s. Au point oĂč malgrĂ© les graves risques qui pĂšsent sur leur sĂ©curitĂ©, des Ă©leveurs camerounais sont obligĂ©s dâaller chercher pĂąturages en RCA », regrette le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales. « La circulation de plus en plus accrue des armes de guerre entraĂźne une grandissante insĂ©curitĂ© dans les aires protĂ©gĂ©es et zone de chasse (cas des six agresseurs cagoulĂ©s armĂ©s de Kalachnikov rĂ©cemment en contact avec les Ă©co-gardes du parc national de Lobeke). Attaque d'une Ă©quipe du safari Faro West par des braconniers centrafricains. Incendie de la zone de chasse 36 par les braconniers centrafricains», rapporte aussi Eitel Pandong, nouveau dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des ForĂȘts et de la Faune pour lâEst.
Et si lâon ajoute Ă cela le fait que « dans 80% des cas de demandes de rançon, les rĂ©fugiĂ©s sont impliquĂ©s soit en qualitĂ© dâauteur ou dâotage », Ă en croire le gouverneur Mvongo, il faut admettre que la situation est plus que prĂ©occupante sur le terrain. Ce dâautant plus quâon est encore loin dâun vaste mouvement de retours volontaires et que des moyens continuent de manquer au HCR pour faire face Ă cette troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive dâurgence humanitaire. DâaprĂšs Baseme Kulimushi, chef de la sous-dĂ©lĂ©gation HCR Bertoua, lâagence onusienne a lancĂ© en dĂ©but dâannĂ©e un appel de fonds de 55 millions de dollars, elle nâa jusquâici reçu que 18 millions de dollars. Cela entraĂźne Ă©videmment des consĂ©quences sur la poursuite de certains projets sur le terrain. DâoĂč lâappel de GrĂ©goire Mvongo Ă ce quâun programme post-conflit soit envisagĂ© pour lâEst. Dans la mesure oĂč des « donnĂ©es objectives » laissent penser que ces rĂ©fugiĂ©s seront encore lĂ pour un certain temps et qui, il va falloir trouver une solution afin de limiter les effets nĂ©fastes de leur prĂ©sence sur le quotidien des populations.
MESSI BALLA
Rédaction - Dossier
Recommandations du gouverneur, GrĂ©goire Mvongo au terme dâune rĂ©cente concertation sĂ©curitaire Ă Yokadouma.
"Nous devons rester vigilants ». Ce sont les mots utilisĂ©s par le gouverneur de la rĂ©gion de lâEst, GrĂ©goire Mvongo, mardi, 12 juillet 2016 Ă la clĂŽture de la rĂ©union de coordination administrative Ă Yokadouma, chef-lieu du dĂ©partement de la Boumba-et-Ngoko. Une prise de parole devant les quatre prĂ©fets de la rĂ©gion (Boumba-et-Ngoko, Kadey, Haut-Nyong et Lom-et-Djerem), les responsables des services de sĂ©curitĂ© et des administrations dĂ©concentrĂ©es de lâEtat, qui rĂ©vĂšle le haut niveau de prĂ©occupation quant aux effets nĂ©fastes de la rĂ©surgence de lâinsĂ©curitĂ© en RCA sur le Cameroun. Et en particulier sur les populations de la rĂ©gion de lâEst.
Elles frĂŽlaient les 800 000 habitants, il y a trois ans. A prĂ©sent, câest environ un million de personnes qui sont installĂ©es dans la rĂ©gion depuis lâarrivĂ©e de prĂšs de 200 000 rĂ©fugiĂ©s centrafricains (selon les derniers chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s) et leur dissĂ©mination dans trois des quatre dĂ©partements de la rĂ©gion. « Si du point de vue militaire, le dĂ©ploiement par le prĂ©sident Paul Biya de diverses forces armĂ©es et de police dans tous les points nĂ©vralgiques a fait reculer les incursions des bandes rebelles dans la rĂ©gion, lâangoisse est maintenant au niveau socio-Ă©conomique », souligne un officier de renseignement.
« LâEst est dĂ©sormais importateur du manioc, principal aliment dans la rĂ©gion et dont elle Ă©tait encore exportatrice il y a trois ans », rĂ©vĂšle le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâagriculture dans son rapport. « Certains rĂ©fugiĂ©s Ă©tant entrĂ©s sur le territoire avec leur troupeau, les pĂąturages de lâEst sont devenus surexploitĂ©s. Au point oĂč malgrĂ© les graves risques qui pĂšsent sur leur sĂ©curitĂ©, des Ă©leveurs camerounais sont obligĂ©s dâaller chercher pĂąturages en RCA », regrette le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de lâElevage, des PĂȘches et des Industries animales. « La circulation de plus en plus accrue des armes de guerre entraĂźne une grandissante insĂ©curitĂ© dans les aires protĂ©gĂ©es et zone de chasse (cas des six agresseurs cagoulĂ©s armĂ©s de Kalachnikov rĂ©cemment en contact avec les Ă©co-gardes du parc national de Lobeke). Attaque d'une Ă©quipe du safari Faro West par des braconniers centrafricains. Incendie de la zone de chasse 36 par les braconniers centrafricains», rapporte aussi Eitel Pandong, nouveau dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des ForĂȘts et de la Faune pour lâEst.
Et si lâon ajoute Ă cela le fait que « dans 80% des cas de demandes de rançon, les rĂ©fugiĂ©s sont impliquĂ©s soit en qualitĂ© dâauteur ou dâotage », Ă en croire le gouverneur Mvongo, il faut admettre que la situation est plus que prĂ©occupante sur le terrain. Ce dâautant plus quâon est encore loin dâun vaste mouvement de retours volontaires et que des moyens continuent de manquer au HCR pour faire face Ă cette troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive dâurgence humanitaire. DâaprĂšs Baseme Kulimushi, chef de la sous-dĂ©lĂ©gation HCR Bertoua, lâagence onusienne a lancĂ© en dĂ©but dâannĂ©e un appel de fonds de 55 millions de dollars, elle nâa jusquâici reçu que 18 millions de dollars. Cela entraĂźne Ă©videmment des consĂ©quences sur la poursuite de certains projets sur le terrain. DâoĂč lâappel de GrĂ©goire Mvongo Ă ce quâun programme post-conflit soit envisagĂ© pour lâEst. Dans la mesure oĂč des « donnĂ©es objectives » laissent penser que ces rĂ©fugiĂ©s seront encore lĂ pour un certain temps et qui, il va falloir trouver une solution afin de limiter les effets nĂ©fastes de leur prĂ©sence sur le quotidien des populations.
ImpÎts: 890 milliards de F mobilisés
Eric ELOUGA
National - Economie
Le bilan du premier semestre 2016 a Ă©tĂ© dressĂ© lors dâune rĂ©union de coordination tenue vendredi Ă Garoua.
La rĂ©union mensuelle de coordination des services centraux et extĂ©rieurs de la Direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts, tenue vendredi dernier Ă Garoua, Ă©tait triplement particuliĂšre. Dâabord, parce quâintervenant aprĂšs la fin du premier semestre 2016, elle a permis de faire le bilan Ă mi-parcours des performances de lâadministration fiscale. Ensuite, parce que pour la premiĂšre fois en dehors de YaoundĂ© et Douala, elle a Ă©tĂ© lâoccasion de lancer la rĂ©forme de la dĂ©claration prĂ©-remplie de la taxe fonciĂšre. Et enfin, parce que comme le soulignera le gouverneur du Nord en ouvrant les travaux, elle intervenait Ă quelques jours de lâentrĂ©e en vigueur des APE au Cameroun. Ce qui permettra Ă Jean Abate Ediâi de souligner Ă grands traits que la levĂ©e de certaines barriĂšres douaniĂšres Ă partir du 4 aoĂ»t prochain, va rendre le rĂŽle de la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts encore plus important, dans le maintien Ă un niveau convenable des recettes de lâEtat, et mĂȘme dans la protection du tissu Ă©conomique national.
Sâagissant des recouvrements pour le compte du premier semestre 2016, ils ont Ă©tĂ©, comme depuis deux exercices maintenant, supĂ©rieurs aux prĂ©visions. Avec 890 milliards de F mobilisĂ©s, dont 857 milliards de F de recettes fiscales non-pĂ©troliĂšres, sur 815 attendues. Ce qui reprĂ©sente un taux de rĂ©alisation de 105%, et une progression de 3,2 % par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode lâan dernier. A prĂ©ciser, la rĂ©gion-hĂŽte du Nord a contribuĂ© pour prĂšs de trois milliards de F Ă ces chiffres. Et, autre indicateur que les voyants sont au vert, la DGI a annoncĂ© durant le mĂȘme premier semestre, plus de 102 milliards de F collectĂ©s au profit des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et certains Ă©tablissements publics.
En rappelant le contexte dans lequel ces performances ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, Ă savoir une poursuite de la baisse des recettes du pĂ©trole, le directeur gĂ©nĂ©ral des ImpĂŽts, Modeste Mopa Fatoing, a indiquĂ© quâelles sont le fruit de lâensemble des rĂ©formes et mesures engagĂ©es depuis deux ans maintenant par lâadministration fiscale, sous lâimpulsion du ministre des Finances. Entre autres, le renforcement du dialogue avec les contribuables, lâamĂ©lioration de la gestion du risque, la dĂ©matĂ©rialisation de certaines procĂ©dures ou encore les nouvelles dispositions introduites dans la loi des finances 2016 pour Ă©largir lâassiette de recouvrement. Forts de tout cela, les services de la DGI ont Ă©tĂ© engagĂ©s Ă intensifier leurs efforts pour maintenir ce cap etr dĂ©passer lâobjectif 2016 qui est de 1715 milliards de F.
Eric ELOUGA
National - Economie
Le bilan du premier semestre 2016 a Ă©tĂ© dressĂ© lors dâune rĂ©union de coordination tenue vendredi Ă Garoua.
La rĂ©union mensuelle de coordination des services centraux et extĂ©rieurs de la Direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts, tenue vendredi dernier Ă Garoua, Ă©tait triplement particuliĂšre. Dâabord, parce quâintervenant aprĂšs la fin du premier semestre 2016, elle a permis de faire le bilan Ă mi-parcours des performances de lâadministration fiscale. Ensuite, parce que pour la premiĂšre fois en dehors de YaoundĂ© et Douala, elle a Ă©tĂ© lâoccasion de lancer la rĂ©forme de la dĂ©claration prĂ©-remplie de la taxe fonciĂšre. Et enfin, parce que comme le soulignera le gouverneur du Nord en ouvrant les travaux, elle intervenait Ă quelques jours de lâentrĂ©e en vigueur des APE au Cameroun. Ce qui permettra Ă Jean Abate Ediâi de souligner Ă grands traits que la levĂ©e de certaines barriĂšres douaniĂšres Ă partir du 4 aoĂ»t prochain, va rendre le rĂŽle de la direction gĂ©nĂ©rale des impĂŽts encore plus important, dans le maintien Ă un niveau convenable des recettes de lâEtat, et mĂȘme dans la protection du tissu Ă©conomique national.
Sâagissant des recouvrements pour le compte du premier semestre 2016, ils ont Ă©tĂ©, comme depuis deux exercices maintenant, supĂ©rieurs aux prĂ©visions. Avec 890 milliards de F mobilisĂ©s, dont 857 milliards de F de recettes fiscales non-pĂ©troliĂšres, sur 815 attendues. Ce qui reprĂ©sente un taux de rĂ©alisation de 105%, et une progression de 3,2 % par rapport Ă la mĂȘme pĂ©riode lâan dernier. A prĂ©ciser, la rĂ©gion-hĂŽte du Nord a contribuĂ© pour prĂšs de trois milliards de F Ă ces chiffres. Et, autre indicateur que les voyants sont au vert, la DGI a annoncĂ© durant le mĂȘme premier semestre, plus de 102 milliards de F collectĂ©s au profit des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es et certains Ă©tablissements publics.
En rappelant le contexte dans lequel ces performances ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es, Ă savoir une poursuite de la baisse des recettes du pĂ©trole, le directeur gĂ©nĂ©ral des ImpĂŽts, Modeste Mopa Fatoing, a indiquĂ© quâelles sont le fruit de lâensemble des rĂ©formes et mesures engagĂ©es depuis deux ans maintenant par lâadministration fiscale, sous lâimpulsion du ministre des Finances. Entre autres, le renforcement du dialogue avec les contribuables, lâamĂ©lioration de la gestion du risque, la dĂ©matĂ©rialisation de certaines procĂ©dures ou encore les nouvelles dispositions introduites dans la loi des finances 2016 pour Ă©largir lâassiette de recouvrement. Forts de tout cela, les services de la DGI ont Ă©tĂ© engagĂ©s Ă intensifier leurs efforts pour maintenir ce cap etr dĂ©passer lâobjectif 2016 qui est de 1715 milliards de F.
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