Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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Nécrologie: Anne Marie Nzié sera inhumée samedi

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Société

Le chef de l’Etat sera reprĂ©sentĂ© aux obsĂšques de la cĂ©lĂšbre artiste, Voix d’Or du Cameroun.
Le programme des obsĂšques d’Anne Marie NziĂ©, diva de la musique camerounaise dĂ©cĂ©dĂ©e le 24 mai dernier Ă  YaoundĂ©, est dĂ©sormais connu. Il prĂ©voit la levĂ©e de sa dĂ©pouille mortelle et la mise en biĂšre jeudi 21 juillet, Ă  15h, Ă  la morgue de l’hĂŽpital central. Suivra une procession vers le palais des Sports oĂč une veillĂ©e culturelle en hommage Ă  la disparue se tiendra dĂšs 19h, le mĂȘme jour. Vendredi 22 juillet, le cortĂšge funĂšbre en partance pour Bibia, par Lolodorf, sa terre natale, fera escale au domicile de la dĂ©funte au quartier CitĂ© verte. L’église EPC de Bibia abritera l’ultime veillĂ©e funĂšbre de 20h jusqu’à l’aube. Des tĂ©moignages et diverses animations y sont prĂ©vus. L’artiste sera inhumĂ©e Ă  13h, samedi 23 juillet, au terme de cĂ©rĂ©monies officielles prĂ©sidĂ©es par le reprĂ©sentant du chef de l’Etat. DĂ©jĂ , des cĂ©rĂ©monies de recueillement marquĂ©es par des cultes et animations des chorales ont lieu, au quotidien, au domicile de la dĂ©funte depuis le lundi 18 juillet dernier.
Fautes de gestion: les recommandations de la Chambre des comptes

Jean Marie NZEKOUE
National - Politique

Le 9e rapport de la juridiction financiÚre présenté lundi préconise la sincérité des soldes budgétaires et la réduction des déficits des comptables publics.
ConsidĂ©rĂ©e comme un maillon essentiel dans le dispositif de protection de la fortune publique, la Chambre des comptes de la Cour SuprĂȘme se fait le devoir de produire chaque annĂ©e un rapport exposant le rĂ©sultat gĂ©nĂ©ral de ses travaux et les observations qu’elle juge utiles en vue de la rĂ©forme, de l’amĂ©lioration des comptes et de la discipline des comptables.
Intervenant dix ans aprĂšs la crĂ©ation de l’auguste juridiction, ce 9e rapport annuel se veut un outil d’information et de pĂ©dagogie en ce sens qu’il met en exergue, de maniĂšre synthĂ©tique, les travaux les plus marquants et les faits qu’il convient de porter Ă  l’attention du public. PubliĂ© dans les versions française et anglaise, le dernier rapport en date foisonne de faits et chiffres dont l’interprĂ©tation permet de mieux Ă©clairer les principales institutions de la RĂ©publique et l’opinion en gĂ©nĂ©ral sur l’importance de la gestion des comptes publics. Le document, tel que prĂ©sentĂ©, comporte quatre parties. La premiĂšre consacrĂ©e aux activitĂ©s de gestion de la Chambre en 2014, fait le point sur la gestion des ressources humaines, financiĂšres et matĂ©rielles. La deuxiĂšme partie traite de l’exĂ©cution des missions des contrĂŽles juridictionnel et administratif, de conseil et d’assistance aux pouvoirs publics. La troisiĂšme partie porte sur les actes de la Chambre. Les recommandations dĂ©coulant de ses travaux au cours de l’exercice constituent l’essentiel de la quatriĂšme partie.
S’agissant des activitĂ©s de gestion, le fait majeur reste la diminution de l’effectif des assistants de vĂ©rification, malgrĂ© des efforts en matiĂšre d’encadrement et de renforcement des capacitĂ©s.
Comme au cours des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, la Chambre s’est acquittĂ©e de ses missions juridictionnelles et extra-juridictionnelles, notamment en ce qui concerne la production des comptes de gestion des comptables publics de l’Etat et des collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, la production de 230 rapports d’instruction. La publication de quelques actes dĂ©finitifs pris par la Chambre fait par exemple mention d’un arrĂȘt de dĂ©bet d’une somme de 49 988 385 francs Ă  la charge de l’agent comptable de l’Agence de l’électrification rurale. Deux rapports d’observations dĂ©finitives portent sur plusieurs fautes de gestion relevĂ©es dans les exercices 2004 et 2005 de la MAETUR et de la SIC. Au chapitre des recommandations, le rapport prĂ©conise, entre autres, la « sincĂ©ritĂ© des soldes budgĂ©taires », la relecture de certains textes rĂ©gissant le contrĂŽle et le jugement des comptes, la rĂ©duction significative des piĂšces justificatives de dĂ©penses, l’accĂ©lĂ©ration de la mise en Ɠuvre de la comptabilitĂ© patrimoniale en vue de l’échĂ©ance 2019, un meilleur encadrement des dĂ©penses effectuĂ©es en avance de trĂ©sorerie, , l’inscription automatique du matricule dans les actes de nomination, une meilleure prise en compte des dĂ©ficits comptables par les comptables principaux en vue de leur transformation en dĂ©bets administratifs en cas de relances infructueuses des auteurs
Barrage de Lom Pangar: la sérénité est de retour

Assiatou NGAPOUT M
National - Société

Le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale s’est entretenu lundi dernier avec le personnel et leur employeur pour et le prĂ©avis de grĂšve a Ă©tĂ© levĂ©.
Tout est bien qui finit bien. « Nous remercions le ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale, qui a pris en compte nos revendications et annonçons la levĂ©e du prĂ©avis de grĂšve du personnel du barrage de Lom Pangar annoncĂ©e pour le 21 juillet prochain ». Ces propos de Bertille Kelbete, porte-parole des dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel du barrage de Lom Pangar, a suscitĂ© des salves d’applaudissements dans la salle, au cours de la rĂ©union prĂ©sidĂ©e lundi dernier sur le site par GrĂ©goire Owona, ministre du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale (MINTSS). Y prenaient part les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, les responsables de l’entreprise chinoise, la China Water Engeneering (CWE), qui rĂ©alise l’infrastructure Ă©nergĂ©tique du barrage et emploie 470 ouvriers et ainsi que ThĂ©odore Nsangou, directeur gĂ©nĂ©ral de Electricity Development Corporation (EDC, maĂźtre d’ouvrage).
C’est que, rendus Ă  quatre mois de la fin des travaux, les ouvriers s’insurgeant contre leurs conditions de vie et de travail sur le site, avaient engagĂ© un prĂ©avis de grĂšve pour rentrer dans leurs droits, disent-ils. 11 revendications ont ainsi Ă©tĂ© portĂ©es Ă  la connaissance du ministre GrĂ©ogoire Owona : le non-reversement des cotisations des employĂ©s Ă  la CNPS, le non-respect des visites mĂ©dicales prĂ©ventives, les logements non-conformes, la non subvention des repas, l’indemnitĂ© des risques et salissures, le transport des ouvriers malades vers un centre de santĂ© adĂ©quat, entre autres.
Des solutions sont dĂ©jĂ  trouvĂ©es pour certaines des revendications. Au niveau de la CNPS notamment, avec le payement effectif des prestations sociales (allocations familiales, indemnisations des accidents de travail, prise en charge des maladies professionnelles) depuis le 13 juillet dernier. « Pour ce qui est des visites mĂ©dicales, le ministre a Ă©tĂ© trĂšs clair : il a exigĂ© de notre employeur qu’il les programme dĂšs demain (NDLR, hier mardi). Et pour ce qui est du transport, nous avons rencontrĂ© beaucoup de difficultĂ©s dans le cadre de l’évacuation des malades et le ministre a Ă©galement demandĂ© que ce problĂšme soit rapidement rĂ©solu, car les cas de maladies doivent ĂȘtre pris en extrĂȘme urgence », a expliquĂ© Bertille Kelbete. AprĂšs cette concertation, GrĂ©goire Owona a appelĂ© les employĂ©s Ă  la sĂ©rĂ©nitĂ©. Car, d’aprĂšs lui, il n’est pas question qu’il y ait un retard des travaux sur ce chantier majeur et essentiel tant pour le chef de l’Etat que pour tous les Camerounais. Il devrait s’achever en fin novembre 2016. Et pour s’assurer que tout a Ă©tĂ© rĂ©glĂ© avec le personnel, le MINTSS a promis d’y revenir Ă  la fin du mois de septembre prochain.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©action du RDPC

Malobe Eugénie
National - Politique

Le communiqué de presse du Comité central parvenu à CT.
Le Secrétaire Général du Comité Central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, Monsieur Jean NKUETE, communique :
Alors que les forces de dĂ©fense camerounaises luttent vaillamment, efficacement et dans le respect du droit humanitaire contre la secte terroriste Boko Haram au sein d’une coalition militaire internationale, elles sont faussement accusĂ©es par l’organisation Amnesty international, dans un Ă©niĂšme rapport mensonger sur le Cameroun, de commettre des exactions et de fouler aux pieds les droits de l’homme dans le cadre de la guerre. La prĂ©sentation erronĂ©e et partisane ainsi faite de la situation sur le front des hostilitĂ©s contre Boko Haram suscite la forte rĂ©probation des militantes et des militants du RDPC et plus gĂ©nĂ©ralement l’indignation justifiĂ©e de l’ensemble de l’opinion nationale et de nos compatriotes. Il est clair qu’à travers ce prĂ©tendu rapport, Amnesty international se pose ostensiblement en avocat d’un groupe terroriste mondialement connu pour ses atrocitĂ©s aveugles ayant fait solennellement allĂ©geance au groupe de l’Etat Islamique qui au contraire ne respecte aucun droit de l’homme.
Le Rassemblement DĂ©mocratique du Peuple Camerounais une fois de plus s’incline respectueusement devant la mĂ©moire des victimes du terrorisme de Boko Haram, dĂ©nonce et condamne avec la derniĂšre Ă©nergie les allĂ©gations fallacieuses de Amnesty International, qui relĂšvent de manƓuvres rĂ©currentes visant Ă  saper le moral de nos forces de dĂ©fense, Ă  dĂ©crĂ©dibiliser le noble combat qu’elles mĂšnent au prix de lourds sacrifices humains pour Ă©radiquer la gangrĂšne terroriste dans la sous-rĂ©gion, et in fine Ă  dĂ©stabiliser les institutions de la RĂ©publique.
Le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central rappelle que les forces de dĂ©fense camerounaises sont composĂ©es d’hommes et de femmes dont la foi rĂ©publicaine, le sens de l’honneur et l’intĂ©gritĂ© morale sont unanimement reconnus. Son Excellence Paul BIYA, PrĂ©sident de la RĂ©publique, Chef SuprĂȘme des ArmĂ©es, humaniste respectĂ© et Ă©coutĂ©s sur la scĂšne internationale, fervent artisan de la paix, veille attentivement Ă  l’encadrement et au professionnalisme des forces de dĂ©fense camerounaises dans le respect de l’Etat de droit.
Face Ă  ces accusations dĂ©nuĂ©es de tout fondement portĂ©es contre les Forces de DĂ©fense nationales, le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du ComitĂ© Central du RDPC rĂ©itĂšre ses appels Ă  la vigilance, Ă  l’unitĂ©, Ă  la solidaritĂ©, Ă  l’étroite collaboration avec les forces de maintien de l’ordre et les autoritĂ©s administratives et surtout Ă  l’appui sans faille au Chef de l’Etat, PrĂ©sident National, lancĂ©s lors de ses rĂ©centes visites de travail dans les chefs-lieux de rĂ©gion. Il invite tout particuliĂšrement les Chefs des DĂ©lĂ©gations Permanentes RĂ©gionales et DĂ©partementales du ComitĂ© Central, ainsi que les PrĂ©sidentes et PrĂ©sidents des Sections RDPC Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’étranger, Ă  prendre les mesures appropriĂ©es pour une bonne information des militantes et des militants ainsi que des populations sur la situation sur le front de guerre contre Boko Haram.
Enfin, il appelle la grande famille du RDPC et tous nos compatriotes Ă  renforcer leur soutien vis-Ă -vis des forces de dĂ©fense et des populations des rĂ©gions en proie Ă  la guerre et Ă  intensifier leur collaboration avec elles pour que la salutaire lutte menĂ©e Ă©paule contre Ă©paule conduise notre pays Ă  la victoire rapide et dĂ©finitive, et libĂšre la marche accĂ©lĂ©rĂ©e et assurĂ©e du Cameroun vers son expansion Ă©conomique et le plein Ă©panouissement de son vaillant peuple sous la haute conduite du Chef de l’Etat, PrĂ©sident National du RDPC, Son Excellence Paul BIYA.
Mbouda: le nouveau commissaire en poste

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

Le commissaire de police Jean Didier Mve Olo, a été installé dans ses fonctions le 13 juillet dernier.

Il n’y aura pas de round d’observation pour le commissaire de police Jean Didier Mve Olo. A peine installĂ© dans ses fonctions le 13 juillet par le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de la SĂ»retĂ© nationale pour l’Ouest, le commissaire divisionnaire Simon Zimbi Mbankwene, le tout nouveau commissaire de sĂ©curitĂ© publique de la ville de Mbouda a une feuille de route toute tracĂ©e. « Il doit continuer Ă  assurer les missions rĂ©galiennes de la police dans sa zone de commandement », souligne sa hiĂ©rarchie.
Le nouveau promu qui aura 33 ans le 24 juillet prochain, est sorti de l’Ecole nationale supĂ©rieure de police (ENSP) de YaoundĂ© en 2013. AprĂšs son stage d’imprĂ©gnation effectuĂ© Ă  Bamenda en 2014, il est affectĂ© Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale de la SuretĂ© de l’Ouest. En 2015, il est redĂ©ployĂ© Ă  la division rĂ©gionale de la Police judiciaire, en complĂ©ment d’effectif. Depuis fĂ©vrier 2016, il assurait l’intĂ©rim de l’adjoint au commissaire central de Bafoussam, admis en stage Ă  YaoundĂ©.
A peine installĂ©, le commissaire de police Mve Olo a comme prioritĂ© la restauration de la confiance des populations de Mbouda vis-Ă -vis de la police. « Leur sĂ©curitĂ© constitue notre prĂ©occupation permanente », argue-t-il. Mve Olo remplace Ă  ce poste l’officier de police principal Pierre Mezepo, suspectĂ© pour le meurtre de l’entrepreneur dĂ©nommĂ© Joseph Talla, dans la matinĂ©e du 9 juillet dernier. Pierre Mezepo assurait l’intĂ©rim de son prĂ©dĂ©cesseur, le commissaire de police principal Pierre Tamo, depuis le 8 septembre 2015. Ce dernier avait Ă©tĂ© suspendu pour avoir commis un acte qui porte atteinte Ă  la considĂ©ration du corps de la police.
Union africaine: Commission cherche président

Sainclair MEZING
Afrique - Politique

Aucune des trois candidatures prĂ©sentĂ©es pour succĂ©der Ă  Nkosazana Dlamini-Zuma n’a pu prospĂ©rer, faute de majoritĂ©.
Les chefs d’Etat et de gouvernement africains se sont sĂ©parĂ©s lundi dernier Ă  Kigali, au Rwanda, au terme de deux jours de travaux sans parvenir Ă  trouver un successeur Ă  Nkosazana Dlamini-Zuma, la prĂ©sidente de la Commission africaine, arrivĂ©e en fin de mandat.
Rendez-vous a donc Ă©tĂ© pris en janvier 2017, lors du 28e sommet de l’Union africaine prĂ©vu Ă  Addis-Abeba en Ethiopie. Les candidatures de l’Ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe, envoyĂ©e spĂ©ciale de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour la lutte contre le sida, d’Agapito Mba Mokuy, ministre Ă©quato-guinĂ©en des Affaires Ă©trangĂšres, et de Pelonomi Venson-Moitoi, son homologue botswanais, n’ont pu obtenir la majoritĂ© des 2/3 des suffrages. MĂȘme la ministre botswanaise des Affaires Ă©trangĂšres dont la candidature a pu prospĂ©rer jusqu’au dernier tour d’un vote Ă  huis clos, aprĂšs un interminable bras de fer entre dirigeants africains, se verra d’ailleurs Ă©cartĂ©e avec 23 voix pour contre 28 abstentions.
Ce report Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©visible. Bien des semaines avant le rendez-vous de Kigali, la CommunautĂ© Ă©conomique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Ă  travers une note verbale, en avait fait la demande, afin de permettre la dĂ©claration de nouvelles candidatures. Au cours du huis clos de dimanche dernier, la prĂ©sidente du Liberia, Ellen Johson Sirleaf, soutenue par certains de ses pairs de la sous-rĂ©gion, a clairement exprimĂ© ce vƓu. Les noms de Jakaya Kikwete, ancien prĂ©sident tanzanien, d’Abdoulaye Bathily, ancien ministre sĂ©nĂ©galais des Affaires Ă©trangĂšres et reprĂ©sentant spĂ©cial de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour l'Afrique centrale et celui de Carlos Lopez, secrĂ©taire exĂ©cutif de la Commission Ă©conomique de l'ONU pour l'Afrique, sont avancĂ©s comme potentiels nouveaux candidats au poste.
Projet Nachtigal: on pense Ă  la gestion environnementale

Marilyne NGAMBO TCHOFO
National - Economie

Les plans environnementaux et sociaux du projet prĂ©sentĂ©s lors d’un atelier mardi Ă  YaoundĂ©.
On en sait un peu plus sur ce qui adviendra des riverains de la Sanaga dans le Centre pendant la mise en Ɠuvre de la centrale hydro-Ă©lectrique de Nachtigal. Il est prĂ©vu le dĂ©dommagement des populations dont les terres agricoles seront destinĂ©es au projet sur la base d’études ou d’inventaires rĂ©alisĂ©s au cours des 18 derniers mois. La compensation se fera financiĂšrement ou par octroi des terres de remplacement pour la poursuite des activitĂ©s agricoles. Les exploitants de sable dans la Sanaga seront Ă©galement accompagnĂ©s tout au long du projet par un emploi dans une nouvelle carriĂšre de sable qui sera mise en Ɠuvre dans le barrage ou par une conversion dans de nouvelles activitĂ©s.
L’atelier de prĂ©sentation des plans environnementaux et sociaux du projet Nachtigal hier a permis d’y voir plus clair dans la prise en charge des populations qui seront impactĂ©es par les travaux de construction.
Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Eau et de l’Energie, Manaouda Malachie, « des Ă©tudes montrent que le futur amĂ©nagement aura des impacts environnementaux et sociĂ©taux limitĂ©s, que les partenaires s’attacheront Ă  compenser ». En effet, les surfaces cultivĂ©es impactĂ©es sont de 42 ha pour la zone de barrage et de 120 hectares pour la ligne haute tension. Seuls cinq mĂ©nages seront Ă  rĂ©installer sur l’ensemble de la zone dĂ©clarĂ©e d’utilitĂ© publique. La mise en Ɠuvre de ces plans dĂ©butera en septembre 2016, selon le directeur gĂ©nĂ©ral de la Nachtigal Hydro Power Company, Olivier Flambard. Des comitĂ©s de suivi seront organisĂ©s et des partenaires seront recrutĂ©s pour la formation des acteurs locaux dans leurs futurs emplois.
Ces grands hommes

Yvette MBASSI-BIKELE
National - Culture

Le recueil de poÚmes de William Omer rend un vibrant hommage à des marquantes de notre époque.
Pour le commun des mortels, William Omer est un prĂȘtre passionnĂ© des beaux-arts depuis sa tendre enfance. Dans son entourage, il reste connu pour ses expĂ©riences dans le chant et la danse. Pourtant, il exerce aussi ses talents dans l’écriture. La preuve, ce recueil de poĂšmes paru aux Ă©ditions l’Harmattan en 2015. Avec « Le cahier des Ă©loges, lettres et illuminations », le jeune poĂšte cĂ©lĂšbre dame nature, mais aussi et surtout de grands hommes. De pouvoir et des arts notamment. De Nelson Mandela Ă  Were Were Liking, en passant par Paul Biya, Douala Manga Bell, Samory TourĂ©, Salomon Tandeng Muna, SembĂšne Ousmane, AngĂ©lique Kidjo, Bob Marley, Michael Jackson
Quelques Lions indomptables, version football, se retrouvent dans ce panthĂ©on. L’on y dĂ©couvre aussi un certain Nana AndrĂ©, « matricule n°5 de la gendarmerie nationale », artisan de la construction du camp Mboppi Ă  Douala.
L’auteur a pris soin de noter les dates et heures de rĂ©daction de ses poĂšmes. Les plus anciens remontent Ă  2010. D’autres datent de 2015, quelques mois avant la publication du recueil. 1h09, 21h27, 11h29, 17h43, 4h15, 8h01
 Le poĂšte Ă©crit Ă  toute heure, de jour comme de nuit, partout et en tout lieu. On le sent dĂ©mangĂ© par cette envie de cĂ©lĂ©brer les hĂ©ros. « Chanson funĂšbre en mĂ©moire du guerrier de Bakassi » par exemple a Ă©tĂ© rĂ©digĂ© le 28 dĂ©cembre 2010 Ă  6h33. Certainement aprĂšs l’écoute des informations matinales ayant rapportĂ© le dĂ©cĂšs de ce vaillant patriote tombĂ© les armes Ă  la main. « Gloire Ă  toi valeureux soldat, la face camarde du spectre t’a accueilli Ă  Bakassi, voici, les plus tristes psalmodies, en guise de profession de foi, pour toi brave soldat », dĂ©clame l’auteur.
Le reste de l’ouvrage se dĂ©cline en lettres. A la communautĂ© nationale, LĂ©opold II, roi de Belgique, sa mĂšre, son pĂšre
 Les illuminations, espĂšces d’odes Ă  la femme noire et Ă  la beautĂ© de la nature, entre autres, complĂštent l’ensemble.
Cameroon Tribune du jeudi, 21 juillet 2016.
Pourquoi des incompréhensions sur les Liberté de réunions et de manifestations

Rousseau-Joël FOUTE
National - Politique

L’interprĂ©tation par les autoritĂ©s administratives des dispositions lĂ©gales y relatives est diversement apprĂ©ciĂ©e. Le MINATD leur a prescrit la conduite Ă  tenir.
Parmi les exposĂ©s au menu de la premiĂšre ConfĂ©rence semestrielle des gouverneurs de rĂ©gion au titre de l’annĂ©e 2016, il y en a un qui est digne d’intĂ©rĂȘt. Il s’agit de l’exposĂ© conjoint du chef de la division des affaires juridiques et du directeur des affaires politiques au ministĂšre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), sur « l’application des dispositions lĂ©gales rĂ©gissant la libertĂ© de rĂ©unions, la libertĂ© de manifestations publiques et la libertĂ© de culte au Cameroun ». Les questions abordĂ©es, notamment les deux premiĂšres, retiennent d’autant plus l’attention que ces derniers mois, Ă  la faveur d’une actualitĂ© sociale et politique plus ou moins animĂ©e, l’interdiction par les autoritĂ©s administratives de plusieurs rĂ©unions ou manifestations publiques a suscitĂ© ici et lĂ  des rĂ©actions de dĂ©sapprobation de la part de certains acteurs politiques de l’opposition et de ceux de la sociĂ©tĂ© civile. En tout cas, on a relevĂ© des incomprĂ©hensions sur les motivations profondes et les intentions qui se cacheraient derriĂšre quelques dĂ©cisions prises par les dĂ©tenteurs de la puissance publique. Evoquant cette problĂ©matique relative Ă  la consolidation de l’Etat de droit en rapport avec les libertĂ©s publiques, le ministre RenĂ© Emmanuel Sadi, Ă  l’ouverture des travaux avant-hier Ă  YaoundĂ©, a dĂ©clarĂ© que l’Etat de droit doit contribuer Ă  l’encadrement de l’expression et de la promotion des libertĂ©s fondamentales des citoyens, libertĂ©s d’opinion, d’expression, d’association ou de rĂ©union. D’aprĂšs lui, ces libertĂ©s, « consacrĂ©es par notre Constitution, doivent ĂȘtre garanties, sans prĂ©judice bien sĂ»r de l’ordre public, des bonnes mƓurs et d’autres contingences de la vie sociale et de l’environnement sociĂ©tal. Il revient dĂšs lors, a-t-il suggĂ©rĂ©, « Ă  l’autoritĂ© administrative d’y veiller avec le plus grand soin, tout comme il lui revient de veiller au respect de la lĂ©galitĂ© dans la prise des dĂ©cisions administratives, notamment dans le contexte actuel marquĂ© par l’avĂšnement des tribunaux administratifs implantĂ©s dans les chefs-lieux de rĂ©gion ». Le MINATD a relevĂ© pour s’en fĂ©liciter l’abondance du contentieux devant ces juridictions administratives, contentieux impliquant parfois les autoritĂ©s administratives, ce qui, Ă  ses yeux, « constitue une preuve irrĂ©futable de la consolidation de l’Etat de droit au Cameroun, de mĂȘme qu’elle se veut une interpellation forte pour un respect accru par l’administration des exigences du droit ». Toutefois, a-t-il nuancĂ©, « l’impĂ©ratif du respect des exigences du droit n’est pas compatible avec la nĂ©cessaire prĂ©servation de la puissance publique ». Celle-ci, a-t-il prĂ©cisĂ©, « n’est ni une puissance illimitĂ©e, encore moins une puissance absolue, mais bien une puissance encadrĂ©e par le droit et mise au service de l’Etat dans l’intĂ©rĂȘt des citoyens-usagers et pour le progrĂšs socio-Ă©conomique et le dĂ©veloppement du Cameroun ». Conclusion du MINATD, « il revient Ă  l’autoritĂ© administrative de se soumettre au droit et de savoir concilier Ă  chaque fois, dans l’exercice de ses fonctions, les exigences d’ordre sĂ©curitaire avec celles relatives Ă  l’expression et Ă  la promotion des libertĂ©s inhĂ©rentes Ă  l’Etat de droit, autant d’acquis prĂ©cieux du Renouveau qu’il convient de garantir et de prĂ©server ».
Des initiatives qui font école dans l'Amélioration des soins de santé

Carine TSIELE
National - Société

Le financement basé sur la performance donne déjà de bons résultats dans différents hÎpitaux du pays.
L’hĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique de YaoundĂ© (Hgopy), sis au quartier Ngousso, a accueilli mardi dernier une Ă©quipe multimĂ©dia de la Banque mondiale dans le cadre de la rĂ©alisation d’un documentaire et d’un reportage sur son systĂšme de fonctionnement. Lequel est axĂ©, depuis deux ans, sur le financement basĂ© sur la performance (PBF). Le principe consiste Ă  ajouter des bonus sur les salaires des personnels en fonction de leur rendement au cours d’une pĂ©riode donnĂ©e.
ConcrĂštement, les responsables de l’hĂŽpital ont signĂ© des contrats de performance avec tous leurs services, administratifs y compris, pour amĂ©liorer l’état de santĂ© des populations par des offres de soins accessibles, Ă©quitables et de qualitĂ©. En quelques mois, le taux de mortalitĂ© maternelle, par exemple, est passĂ© de 147,87/100.000 en 2015 Ă  71,07/100.000 en 2016. Et le taux de frĂ©quentation de l’hĂŽpital ainsi que le taux d’occupation dans les services d’hospitalisation a doublĂ©, explique le Pr Angwafo III, le directeur. « Le systĂšme PBF a apportĂ© un changement radical dans le service. Les mentalitĂ©s du personnel et leur maniĂšre de travailler ont positivement Ă©voluĂ©. Surtout qu’il y a des moyens d’accompagnement. Mieux on accomplit son travail, mieux on est rĂ©munĂ©rĂ©. Du coup, tout le monde est motivĂ©. Puis, les patients sont satisfaits et viennent sans hĂ©siter. Dans notre service, par exemple, les recettes ont presque triplĂ©es, avec cette augmentation du taux de frĂ©quentation», explique le Pr. Odile Zeh, chef du service radiologie.
La mise en Ɠuvre du PBF ne se limite pas seulement Ă  l’hĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique. Les contrats de performance ont Ă©tĂ© signĂ©s avec 472 formations sanitaires nationales (12% des Ă©tablissements de santĂ©) couvrant environ 15% de la population. Dans le systĂšme de financement basĂ© sur la performance, il appartient Ă  chaque structure de santĂ© de mettre en Ɠuvre des stratĂ©gies novatrices pour servir plus de patients et ce dans le respect des normes. Ces stratĂ©gies sont variĂ©es allant de l'amĂ©lioration de l'accueil, de l'Ă©tat des infrastructures, de l'Ă©quipement, de la motivation du personnel, jusqu'Ă  la rĂ©vision Ă  la baisse des tarifs de soins. Le conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvĂ© le 3 mai 2016 un nouveau projet d’un montant de 127 millions de dollars (environ 13 milliards Frs) pour financer la gĂ©nĂ©ralisation de cette approche Ă  l’échelle nationale.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

Mesdames, Messieurs les Journalistes,
L’organisation non gouvernementale Amnesty International a, comme vous le savez, rendu public il y a quelques jours, trĂšs exactement en date du 14 juillet 2016, un rapport sur la problĂ©matique du respect des droits humains dans la lutte que notre pays mĂšne contre l’organisation terroriste Boko Haram.
Ce rapport, vous le savez aussi, intervient aprĂšs le prĂ©cĂ©dent du mĂȘme genre commis en septembre 2015, soit il y a Ă  peine dix mois seulement.
Comme chacun aura pu s’en rendre compte, le rapport 2016 d’Amnesty International ressemble point pour point, en ce qui concerne en tout cas les accusations portĂ©es contre notre pays, Ă  son Ă©dition de 2015.
En effet, pour le dire de maniĂšre gĂ©nĂ©rique, le Cameroun est accusĂ© par Amnesty International de fouler aux pieds les rĂšgles les plus Ă©lĂ©mentaires en matiĂšre de respect du droit international humanitaire et des droits humains, dans le combat qu’il mĂšne contre l’organisation terroriste Boko Haram.
Et comme Ă  l’accoutumĂ©e, Amnesty International, dans une vĂ©ritable posture de procureur contre la cause du Cameroun, prĂ©fĂšre ne faire aucun cas des exactions commises par un agresseur pourtant parfaitement connu, dans une situation dans laquelle notre pays n’a ni initiative de belligĂ©rance, ni responsabilitĂ© de violence.
Mais parlons d’abord, si vous le voulez bien, de ce dont Amnesty International nous accable.
Tout y passe ou presque, depuis ce que Amnesty International considĂšre comme des violations des droits humains perpĂ©trĂ©es par les Forces de DĂ©fense camerounaises, faites d’arrestations arbitraires, de disparitions forcĂ©es, d’interrogatoires musclĂ©s et mĂȘme d’exĂ©cutions sommaires, y compris sur des personnes en dĂ©tention, jusqu’à l’irrĂ©gularitĂ© des procĂ©dures judiciaires, le caractĂšre inique et contraire aux droits humains de la lĂ©gislation anti-terroriste applicable au Cameroun, ou encore la non accessibilitĂ© des organisations de dĂ©fense des droits de l’Homme aux personnes suspectĂ©es, les conditions de dĂ©tention en milieu carcĂ©ral, le mutisme des autoritĂ©s face aux questionnements des organisations de protection des droits de l’Homme.
La premiĂšre curiositĂ© de ces rapports d’Amnesty International qui, comme je le disais tantĂŽt, se suivent et se ressemblent tous, rĂ©side, comme chacun de nous peut malheureusement s’en rendre compte, dans la gravitĂ© des accusations profĂ©rĂ©es contre le Cameroun, qui pourtant est un État organisĂ©, faisant face Ă  un impitoyable agresseur, habitĂ© par une idĂ©ologie aussi barbare que criminelle, et n’ayant que faire de la moindre valeur humaine qui soit.
En effet, sans qu’il soit possible d’en connaĂźtre la cause, notre pays subit depuis quelques annĂ©es de la part de Boko Haram, de graves exactions dirigĂ©es contre ses biens et ses populations.
Ces agressions Ă  rĂ©pĂ©tition continuent jusqu’à l’heure actuelle d’impacter nĂ©gativement l’économie nationale, de dĂ©structurer notre tissu social et d’affecter le moral et la quiĂ©tude de ceux qui, sur notre territoire, vivent dans les zones les plus exposĂ©es aux combats.
Je voudrais Ă  ce sujet rĂ©sumer Ă  votre intention, un bilan que j’avais dĂ©jĂ  communiquĂ© au mois de janvier dernier, sur les dommages causĂ©s par Boko Haram contre notre pays et au dĂ©triment de nos populations.
Ainsi, tout au dĂ©but de l’annĂ©e 2016 et en deux semaines seulement, le Cameroun avait dĂ©jĂ  essuyĂ© 15 attaques terroristes.
De 2013 Ă  2015, le recensement des actes d’enlĂšvements de personnes, y compris des enfants, organisĂ©s par Boko Haram sur notre territoire faisait ressortir 18 enlĂšvements de personnes.
En 2014, 37 attaques Boko Haram ont été perpétrées contre les unités des Forces de Défense camerounaises et 23 en 2015.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

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Toujours en 2015, 21 attaques ont visé les comités de vigilance.
Sur la mĂȘme annĂ©e, 28 attentats-kamikazes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s. Quant aux populations civiles, elles ont subi 66 attaques et exactions diverses de la part de Boko Haram en 2014, 116 en 2015.
Depuis 2013 jusqu’au dĂ©but de l’annĂ©e 2016, on aura dĂ©nombrĂ© dans la rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord du Cameroun, 315 incursions des terroristes Boko Haram, 12 accidents sur mines et 32 attentats-suicide du fait de ces mĂȘmes criminels.
Au total et Ă  cette pĂ©riode de l’annĂ©e en cours, c’est-Ă -dire au mois de janvier 2016, 1 098 civils camerounais, 67 de nos militaires et 03 de nos policiers ont, Ă  ce jour, perdu la vie Ă  la suite des agressions barbares dirigĂ©es contre notre pays par le groupe terroriste Boko Haram.
Ce bilan n’a cessĂ© de s’accroĂźtre, incluant d’autres attaques kamikazes, des embuscades contre nos Forces de DĂ©fense, des razzias et pillages sur nos populations, des attaques contre des postes militaires au cours desquelles de nombreuses pertes ont Ă©tĂ© enregistrĂ©es, y compris la mort de nos valeureux soldats, dont au moins un officier supĂ©rieur.
Tout ceci n’a jamais Ă©tĂ© suffisant pour Ă©mouvoir Amnesty International qui, au contraire, a poursuivi en l’accentuant, son acharnement contre les Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© camerounaises.
Sans doute que Amnesty International aurait prĂ©fĂ©rĂ© que le Cameroun demeurĂąt inerte face Ă  une telle agression et impassible face aux affres subies par nos populations et notre ArmĂ©e. Sans doute aurions-nous alors mĂ©ritĂ© le salut et le satisfecit de cette organisation, pourtant parĂ©e d’une vocation Ă  dĂ©fendre les droits humains.
Pour Amnesty International, le seul et unique crime commis par le Gouvernement camerounais aura donc Ă©tĂ© de dĂ©fendre l’intĂ©gritĂ© de son territoire et de protĂ©ger les biens et les personnes vivant sur son sol.
Malheureusement pour Amnesty International, ni le peuple camerounais, ni la communauté internationale ne pouvaient la suivre dans un tel dessein.
Le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État et Chef des ArmĂ©es, a donc engagĂ© notre nation dans une riposte multiforme, pour apporter une rĂ©ponse appropriĂ©e Ă  l’agression dont le Cameroun faisait l’objet.
Au plan militaire, nos vaillantes Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ© ont, huit mois durant et seules sur le front de guerre, prĂ©servĂ© l’intĂ©gritĂ© de notre territoire national.
La communauté internationale a rejoint le Cameroun dans ce combat par des interventions variées, tantÎt militaires, tantÎt logistiques, tantÎt stratégiques.
Au plan militaire et de concert avec les autres États de la ligne de front, que ce soit dans le cadre de la Force Multinationale Mixte ou de la coopĂ©ration bilatĂ©rale avec les armĂ©es voisines et particuliĂšrement avec celle du NigĂ©ria, les dispositifs de dĂ©fense et de proactivitĂ© mis en place portent aujourd’hui leurs fruits.
Boko Haram, quoiqu’ayant conservĂ© une capacitĂ© de nuisance certaine, est dĂ©sormais poussĂ© dans ses derniers retranchements et vit Ă  coup sĂ»r les derniers instants de son existence morbide.
Ce faisant, aucune exaction, de quelque nature que ce soit, n’est tolĂ©rĂ©e au sein de nos propres Forces de DĂ©fense et de SĂ©curitĂ©, dans les diffĂ©rentes actions qu’elles mĂšnent au plan opĂ©rationnel.
Le principe est donc celui du strict respect du droit international humanitaire et des droits humains, auxquels notre Armée et nos Forces de Sécurité sont du reste formées, avec rigueur et intransigeance.
Et lorsque malgrĂ© tout, des Ă©carts viennent Ă  ĂȘtre observĂ©s, ils sont punis avec objectivitĂ© et sans complaisance aucune, dĂšs lors qu’ils sont avĂ©rĂ©s.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

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Au plan juridique, le Cameroun s’est dotĂ© d’une lĂ©gislation portant rĂ©pression des actes terroristes pour juger de tels actes dans un cadre appropriĂ© et en conformitĂ© avec les engagements internationaux pris par notre pays.
Le respect des droits humains et des principes édictés par les différentes organisations internationales à ce sujet, constitue des contraintes incontournables de la légitimité des actions que le Cameroun mÚne contre le fléau du terrorisme.
La parfaite observance de ces principes par notre pays a d’ailleurs Ă©tĂ© relevĂ© et ceci de façon formelle, par le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu rĂ©uni en sa session du 01er avril 2015 GenĂšve.
Au cours de ces assises en effet, le Conseil des Droits de l’Homme a rĂ©affirmĂ© au Cameroun l’apprĂ©ciation du SystĂšme des Nations Unies pour les actions menĂ©es par notre pays Ă  cet Ă©gard.
Appelant Ă  une plus grande solidaritĂ© internationale, le Conseil des Droits de l’Homme a en dĂ©finitive adressĂ© ses vives fĂ©licitations au Cameroun pour les efforts menĂ©s, en mĂȘme temps que tous les autres pays affectĂ©s par les exactions de Boko Haram, pour une Ă©radication dĂ©finitive de ce flĂ©au.
Je voudrais saisir l’occasion de la prĂ©sente mise au point pour rappeler, Ă  l’intention d’Amnesty International et de tous ceux qui, comme elle, ont la noble prĂ©tention de dĂ©fendre les droits humains, ce que le droit international retient du concept du terrorisme. Le droit international dĂ©finit en effet le terrorisme comme « toute action 
 qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles Ă  des civils ou Ă  des non-combattants, lorsque le but d'un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d'intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale Ă  prendre une quelconque mesure ou Ă  s'en abstenir ».

Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Il est donc Ă©tabli et cela conformĂ©ment au droit international, que les actes de terrorisme ne sauraient ĂȘtre assimilĂ©s Ă  des actes de guerre au sens conventionnel du terme. Le terrorisme consiste dans ce sens, en l’emploi de la terreur Ă  des fins diverses, dont essentiellement crapuleuses, comme c’est malheureusement le cas de Boko Haram.
À Amnesty International, nous disons donc que l’agression dont le Cameroun est aujourd’hui victime de la part de Boko Haram ne relĂšve pas d’une guerre conventionnelle pour laquelle il existe un cadre juridique prĂ©cis au niveau international.
Boko Haram n’est pas un acteur du droit international mais bien une organisation terroriste par essence. Il ne saurait donc bĂ©nĂ©ficier de l’application d’un tel cadre juridique face Ă  un État organisĂ© tel que le Cameroun.
De la mĂȘme façon, le contexte de la lutte contre le terrorisme impose par lui-mĂȘme des spĂ©cificitĂ©s dans la conduite d’une telle lutte, qui ne sauraient s’identifier Ă  des situations de conflit conventionnel.
Au plan humanitaire, il est tout aussi important de relever que le Cameroun abrite Ă  l’heure actuelle des centaines de milliers de rĂ©fugiĂ©s, qui ont dĂ» fuir leurs pays respectifs pour trouver asile et protection sur nos terres. Cet afflux de rĂ©fugiĂ©s tĂ©moigne justement de la confiance que ces populations ont dans la capacitĂ© du Cameroun Ă  leur offrir toute la protection qu’elles recherchent.
Les visites effectuĂ©es par les organisations internationales, qu’elles soient intergouvernementales ou non, attestent Ă  suffisance du caractĂšre exemplaire de l’action menĂ©e par notre pays en matiĂšre humanitaire, et ceci, malgrĂ© le peu de moyens dont il dispose.
Rapport d’Amnesty International: la rĂ©ponse du gouvernement

Malobe Eugénie
National - Politique

Le propos liminaire de la conférence de presse donnée mercredi à Yaoundé par le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary

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Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Sans doute qu’Amnesty International se sera rendu Ă  l’évidence, du dĂ©phasage de son rapport, face aux rĂ©alitĂ©s du terrain qui le mettent manifestement en porte-Ă -faux avec les faits. EspĂ©rons seulement que les auteurs de ce rapport auront ainsi pris toute la mesure du rejet consensuel dont ledit rapport fait actuellement l’objet de la part de l’ensemble de la communautĂ© nationale, tous segments et toutes obĂ©diences confondus.
Nous prĂ©fĂ©rons penser que cette autre mĂ©prise d’Amnesty International ne tiendrait qu’aux insuffisances mĂ©thodologiques de son observation et de l’analyse de la situation.
Au cas contraire, nous nous interrogerions sur ses motivations rĂ©elles et son agenda occulte, tant les portes du Gouvernement lui ont toujours Ă©tĂ© ouvertes, de mĂȘme que celles des diffĂ©rents sites et terrains sur lesquels se dĂ©roulent les opĂ©rations auxquelles elle s’intĂ©resse.
Nous savons aussi que dans le concert des nations, le Cameroun ne compte pas que des amis et que certains parmi ses pourfendeurs, prĂ©fĂšreraient plutĂŽt le voir en situation d’inconfort. Las d’attendre une telle Ă©chĂ©ance, qui pour eux tarderait Ă  venir, ceux-lĂ  verraient peut-ĂȘtre au pĂ©ril terroriste, un moyen commode de voir leur vƓu exaucĂ©.
À ceux-lĂ , nous disons simplement ceci : le Cameroun est et demeurera debout, uni derriĂšre son Chef, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État, Chef des ArmĂ©es.
Jamais l’engagement du peuple camerounais pour ses valeurs de paix, d’unitĂ© et de solidaritĂ© nationales ne pliera sous le poids des sirĂšnes de la dĂ©stabilisation et de la dĂ©mobilisation.
Le peuple camerounais continuera, mieux que par le passĂ©, Ă  avancer dignement et opiniĂątrement dans la voie tracĂ©e par le Chef de l’État, vers son objectif d’émergence.

Je vous remercie de votre aimable attention. »
Anne-Marie Nzié: le temps des adieux

Monica NKODO
National - Culture

Artistes, fans, famille, amis, se prĂ©parent Ă  dire au revoir Ă  l’icĂŽne Ă  travers une sĂ©rie d’activitĂ©s autour de la chanson.
La banderole a le don de capter les regards curieux. Ou plutĂŽt les regards attendris des passants qui s’arrĂȘtent devant la façade avant du MusĂ©e National Ă  YaoundĂ©. Le message aussi les interpelle : « La voix d’or du Cameroun sur la voie de l’éternitĂ© ». En plus d’annoncer le programme des obsĂšques d’Anne Marie NziĂ©, l’affiche renseigne sur une grande veillĂ©e culturelle au palais des Sports ce jeudi soir dĂšs 19h.
L’entrĂ©e est gratuite. « C’est une bonne initiative. Papa Wemba a eu droit Ă  des obsĂšques dignes de son rang dans son pays. Anne Marie NziĂ© aussi mĂ©rite un deuil national, et je crois que tous ses fans doivent aller au palais des Sports. En tout cas, moi j’y serai », affirme un fonctionnaire avec conviction. « Elle doit partir comme elle a vĂ©cu, c’est-Ă -dire en chanson. Pour moi, il n’y a pas plus beau », reprend une dame. Au moins sur ce point, tout le monde est d’accord. Il n’y a rien de plus symbolique qu’un show gĂ©ant pour saluer la mĂ©moire de la cĂ©lĂšbre chanteuse. C’est dans cet Ă©lan que le ministĂšre des Arts et de la Culture (MINAC) organise une sĂ©rie d’évĂ©nements avec pour thĂšme « L’ultime hommage Ă  La voix d’or ». Place donc au spectacle en son honneur, aprĂšs la levĂ©e de corps dĂšs 15h Ă  l’HĂŽpital central de YaoundĂ©, suivie de la procession au palais des Sports avec un arrĂȘt au MusĂ©e national. Cette procession, selon les organisateurs, sera menĂ©e par un millier de choristes, de groupes de balafons, de fanfares, un millier d’artistes etc.
De nombreux musiciens, contemporains de l’icĂŽne ou membres de la gĂ©nĂ©ration actuelle, vont assurer l’animation. Entre autres, Eko Roosevelt, Ekambi Brillant, Ottou Marcelin, Rachel Tchoungui, Ze Bella, Annie Anzouer, Ange Ebogo, Donny Elwood, Nkotti François, Salle John, Greg Belobo, Ruben Binam, Macase, Krotal, Locko. Le ministre des Arts et de la Culture, Narcisse Mouelle Kombi, reprĂ©sentant personnel du prĂ©sident de la RĂ©publique pendant les cĂ©rĂ©monies liĂ©es aux obsĂšques d’Anne Marie NziĂ©, invite le public Ă  assister en grand nombre Ă  cette soirĂ©e culturelle, pour dire au revoir Ă  la « Voix d’or » du Cameroun en musique, cet univers qu’elle aimait tendrement. D’autres activitĂ©s sont Ă©galement menĂ©es Ă  cĂŽtĂ© de celles du MINAC. Hier, par ailleurs, une soirĂ©e au cabaret « Le Bois d’ébĂšne » avait rassemblĂ© artistes et fans. Le 23 juillet Ă  Bibia par Lolodorf, Anne Marie NziĂ© sera inhumĂ©e.
Environnement: le Cameroun mieux outillé

Mireille ONANA MEBENGA
Régions - Littoral

Un site Web et une plateforme viennent d’ĂȘtre lancĂ©s Ă  Douala Ă  cette fin.
Le Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du DĂ©veloppement durable (Minepded), Hele Pierre, a rĂ©cemment lancĂ© la plateforme d’échange d’informations environnementales et le site Web du Fonds pour l’Environnement mondial (Fem-Cameroun). Ces nouveaux outils doivent permettre d’amĂ©liorer la capacitĂ© de notre pays Ă  rĂ©pondre efficacement Ă  ses engagements internationaux en matiĂšre d’environnement.
Rappelons que le Cameroun a ratifié un certain nombre de conventions internationales dans ce domaine, notamment la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, la Convention sur la diversité biologique, la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants etc.
Pour le ministre Hele Pierre, le lancement de la plateforme d’échange d’informations environnementales et du site est une chose importante. « Dans le principe 10 de la DĂ©claration de Rio, il est dit que pour les questions environnementales, les personnes physiques et morales qui sont concernĂ©es par les dĂ©cisions que nous prenons doivent ĂȘtres informĂ©es et impliquĂ©es. Il est donc important de mettre Ă  la disposition du grand public des informations environnementales », a dĂ©clarĂ© le Minepded. « A travers ces outils de communication, il est question de commencer Ă  Ă©duquer les parties prenantes, faire participer les populations Ă  la chose environnementale, renforcer les capacitĂ©s pour que les gens puissent s’approprier les problĂšmes environnementaux », a-t-il poursuivi.
Pour Thierry De-Olivieira, responsable aux Nations unies, « c’est un nouveau tournant dans le reporting environnemental pour le Cameroun, un site Web opĂ©rationnel qui rĂ©pond aux normes internationales ».
Jeux olympiques: place aux échauffements

AngĂšle BEPEDE
National - Sport

Les athlÚtes camerounais qualifiés pour Rio ont poursuivi leur préparation entre le Cameroun et des pays étrangers.
Six disciplines, 24 athlĂštes et des fortunes diverses dans la prĂ©paration. La sĂ©lection nationale de volley-ball dames, seul sport collectif qualifiĂ© pour Les Jeux olympiques de Rio (5 au 21 aoĂ»t), poursuit sa prĂ©paration au BrĂ©sil. Le week-end dernier, les Lionnes ont disputĂ© et perdu deux autres rencontres amicales contre la sĂ©lection des moins de 23 ans dames du BrĂ©sil. Les volleyeuses sont au BrĂ©sil depuis le 1er juin dernier. Avant de s’y rendre, la sĂ©lection a passĂ© une mise au vert d’un mois Ă  YaoundĂ©. Entre Sao Paulo et l’Espagne, l’équipe a eu droit Ă  une sĂ©rie de rencontres amicales contre des clubs locaux brĂ©siliens et la sĂ©lection nationale d’Espagne (18 au 20 juin). Les Camerounaises joueront dans la poule A avec le pays6hĂŽte et tenant du titre, la Russie, le Japon, la CorĂ©e du Sud et l’Argentine.
YaoundĂ© n’est pas ce qu’ils ont souhaitĂ©E. Mais ArchangĂ©line Fouodjio (69 kg) et Petit David Mikoumba (94kg), les deux haltĂ©rophiles camerounais de Rio de Janeiro, vont mettre les atouts locaux en avant. En stage bien avant le Tournoi qualificatif olympique de YaoundĂ© en mai dernier, ils n’ont pas eu de rĂ©pit. Le jeune homme, rĂ©sident Ă  Douala, n’a pas vu cette ville depuis ce temps. Travail acharnĂ© chaque jour, des pauses pour rĂ©cupĂ©rer, mais la tĂȘte toujours dans l’entraĂźnement. Avec leurs entraĂźneurs, ils bĂ©nĂ©ficient de deux sĂ©ances quotidiennes. On alterne entre technique et musculature. « Je ne vais pas Ă  Rio comme un enfant se rendant Ă  la foire. Je n’y vais pas pour les photos. J’y vais pour battre des records, entrer dans l’histoire », gueule Petit David Mikoumba. L’expĂ©rience acquise lors des compĂ©titions d’envergure lui a permis de vite grandir.
En athlĂ©tisme, Auriole Dongmo (lancer de poids) sort d’un meeting au Maroc. QualifiĂ©e pour la compĂ©tition Ă  l’issue de la coupe du Cameroun, la championne d’Afrique vient de passer un week-end au Maroc oĂč elle voulait amĂ©liorer son jet (17,76 m). C’est Ă  YaoundĂ© qu’elle opĂšre les derniers ajustements. Son passage au Centre international d’athlĂ©tisme de Dakar au SĂ©nĂ©gal lui a permis de gagner en maturitĂ©. Sandrine Mbumi ? quant Ă  elle, achĂšve des essais Ă  YaoundĂ© avant le grand dĂ©part. Ce n’est pas la prĂ©paration rĂȘvĂ©e mais, avec son entraĂźneur, Patrice Kinang, on fait avec les moyens du bord.
Les boxeurs, Simplice Fotsala (49 kg), Smaila Mahaman (64 kg) et Wilfried Seyi (75 kg, porte Ă©tendard), exceptĂ© Hassan Ndam Njikam (89kg), ont eu une prĂ©paration en Ukraine aprĂšs plusieurs semaines de dur labeur au Camp de l’UnitĂ© Ă  YaoundĂ©. Entre tournois et entraĂźnements, on varie depuis le mois de juin. Seront-ils lĂ  pour le dĂ©part de la dĂ©lĂ©gation camerounaise samedi ou iront-ils directement ? A la FĂ©dĂ©ration camerounaise de boxe, Bertrand Magloire Mendouga annonçait pour hier soir, l’arrivĂ©e du triptyque. Vanessa Hortense Mballa Atangana, seule judoka se prĂ©parait en France bien avant sa qualification. En lutte, Rebecca Muambo (48 kg) et Ali Annabel Laure (75kg) sont dans un camp respectivement au SĂ©nĂ©gal et en CĂŽte d’Ivoire. Seule Emilienne Tialo Essombe (53 kg) est restĂ©e au Cameroun. L’arrivĂ©e de certains athlĂšteS est confirmĂ©e pour ce jour avant le grand dĂ©part.
Bafoussam: une trafiquante des produits de la faune interpellé

Gibrile KENFACK TSABDO
Régions - Ouest

La cargaison en provenance de l’Adamaoua Ă©tait en transit pour LimbĂ©, dans le Sud-Ouest.
Mispa Ngoh Mbone, mĂ©nagĂšre ĂągĂ©e de 46 ans et domiciliĂ©e Ă  LimbĂ© dans la rĂ©gion du Sud-Ouest, a Ă©tĂ© interpellĂ©e le 5 juillet dernier, en possession d’un stock important de produits fauniques. Selon les informations fournies par Jean-Claude Tiague, chef de la brigade rĂ©gionale des Eaux et ForĂȘts de l’Ouest, il s’agit de 12 cĂ©phalophes SP, 32 babouins, une civette, deux athĂ©rures, deux aulacodes, tous entiers, un pangolin vivant pesant environ deux kilogrammes et deux gigots d’antilope SPP. Une masse totale de 90kg en somme.
Le butin a Ă©tĂ© interceptĂ© au lieu dit SPC Bafoussam, autour de 23h30mn. La viande Ă©tait Ă  bord d’un bus de transport de l’agence Butsis Voyage immatriculĂ© LT 6929 T. Entendue sur procĂšs-verbal Ă  la dĂ©lĂ©gation rĂ©gionale des Eaux et ForĂȘts, la contrevenante a Ă©tĂ© convaincue des faits de transport et dĂ©tention frauduleuse de viande de brousse. Ce dĂ©lit, prĂ©cise notre source, est rĂ©primĂ© par les articles 64, 101 et 155 de la loi du 20 janvier 1994 portant rĂ©gime des forĂȘts, de la faune et de la pĂȘche.
Lors de son exploitation, Ngoh Mbone a dĂ©clarĂ© avoir achetĂ© la viande de brousse auprĂšs des individus venant des villages environnants. Elle dit ĂȘtre victime de son ignorance en matiĂšre de lĂ©gislation faunique, et avoue que c’est la premiĂšre fois qu’elle mĂšne une telle activitĂ©. Les produits saisis ont Ă©tĂ© vendus aux enchĂšres publiques le 6 juillet dernier. Le procĂšs-verbal a Ă©tĂ© transmis au procureur de la RĂ©publique, pour la suite de la procĂ©dure.
Encadrement des rĂ©fugiĂ©s: l’appui du HCR au gouvernement

Azize MBOHOU
National - Politique

Un don de matĂ©riel roulant, d’outils informatiques et de communications rĂ©ceptionnĂ©e mercredi Ă  YaoundĂ© par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation.
Le ComitĂ© interministĂ©riel ad hoc chargĂ© de la gestion des situations d’urgence concernant les rĂ©fugiĂ©s au Cameroun, prĂ©sidĂ© par le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation (MINATD), RenĂ© Emmanuel Sadi, a reçu un appui du Haut-commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s, reprĂ©sentation du Cameroun. Le HCR a en effet remis mercredi au MINATD, un lot de neuf motos, 10 ordinateurs avec imprimantes et des tĂ©lĂ©phones mobiles avec abonnement internet.
D’aprĂšs le reprĂ©sentant-rĂ©sident du HCR-Cameroun, Khassim Diagne, ce matĂ©riel est destinĂ© aux administrations des sites logĂ©s dans les arrondissements de Garoua-BoulaĂŻ, Kette, Kentzou, Yokadouma, Meiganga, TcholirĂ© et Touboro. Ces unitĂ©s administratives sont logĂ©es dans les rĂ©gions de l’Est, de l’Adamaoua et de l’ExtrĂȘme-Nord. Par ailleurs, au niveau de YaoundĂ©, le HCR-Cameroun a pensĂ© au secrĂ©tariat technique du ComitĂ© ad hoc, Ă  savoir la direction de la Protection civile. Cette structure a reçu un ordinateur et une imprimante. Il est question, par cet appui, de mieux sillonner les camps de rĂ©fugiĂ©s et les zones oĂč ces derniers et autres demandeurs d’asile sont concentrĂ©s, afin de collecter et de transmettre des donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  leur prise en charge efficiente.
Au nom du ComitĂ© ad hoc, le MINATD a dit ĂȘtre sensible aux actes concrets rĂ©guliĂšrement posĂ©s par le HCR, depuis le dĂ©clenchement de la crise. RenĂ© Emmanuel Sadi salue ces « dispositions favorables, en vue d’un accompagnement plus grand et plus pragmatique du Cameroun dans la gestion d’un flux massif de prĂšs de 350 000 rĂ©fugiĂ©s ». Le geste du HCR qui, du reste, vient en appui Ă  tout le dĂ©ploiement organisĂ© par le gouvernement camerounais depuis le dĂ©clenchement de la crise sociopolitique en RĂ©publique centrafricaine et la recrudescence des affres de Boko Haram au NigĂ©ria.