Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du vendredi, 19 août 2016.
Peines alternatives: Place Ă  la phase pratique

Jean Francis BELIBI

A l’ouverture de la rĂ©union des chefs des Cours d’appel, Laurent Esso a indiquĂ© le souci des pouvoirs publics de rĂ©duire la surpopulation carcĂ©rale.

Les dĂ©bats se sont trĂšs vite ouverts hier dans la salle de confĂ©rences du ministĂšre de la Justice entre le chef de ce dĂ©partement ministĂ©riel, le ministre d’Etat Laurent Esso, la vingtaine de chefs de Cours d’appel, les responsables des autres juridictions. En ouvrant les travaux de la rĂ©union annuelle des chefs de Cours d’appel et des dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©gionaux de l’administration pĂ©nitentiaire, le Garde des Sceaux s’est fĂ©licitĂ© de ce que cette rencontre intervient au lendemain de la promulgation par le prĂ©sident de la RĂ©publique de la loi portant Code pĂ©nal et du dĂ©cret portant partie rĂšglementaire du Code pĂ©nal dĂ©finissant les contraventions. En effet, la promulgation de ces textes survient alors qu’avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© engagĂ©e par la Chancellerie, la rĂ©flexion sur la surpopulation carcĂ©rale au Cameroun et les moyens d’y faire face. On pouvait donc comprendre la satisfaction de Laurent Esso lorsqu’il a relevĂ© les innovations contenues dans la loi du 12 juillet dernier, elle qui institue des peines alternatives Ă  l’emprisonnement et Ă  l’amende pour des dĂ©lits passibles d’un emprisonnement infĂ©rieur Ă  deux ans ou d’une peine d’amende.

« L’adoption de ces peines alternatives traduit le souci des pouvoirs publics camerounais de rĂ©duire, autant que possible, le prononcĂ© des courtes peines d’emprisonnement ou des peines d’amende susceptibles, elles aussi, d’entraĂźner de courts sĂ©jours en prison suite Ă  la pratique de la contrainte par corps consĂ©cutive au non-paiement des amendes par les prĂ©venus condamnĂ©s Ă  cette peine Â». L’application des peines alternatives apparaĂźt d’autant plus opportune pour Laurent Esso qu’il « n’est pas certain que les courts sĂ©jours en prison contribuent efficacement Ă  la resocialisation des prĂ©venus Â». L’autre problĂšme que devraient permettre de rĂ©soudre les peines alternatives est celui de la surpopulation carcĂ©rale, mĂȘme si le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux a soulignĂ© que l’autre solution prĂ©vue par les pouvoirs publics pour faire face Ă  ce problĂšme est l’augmentation de la capacitĂ© d’accueil dans certains de nos pĂ©nitenciers.

Autre centre d’intĂ©rĂȘt de la rĂ©union, l’état de salubritĂ© des palais de justice et l’environnement de travail. Les travaux, qui s’achĂšvent ce jour, se dĂ©roulent en prĂ©sence du premier prĂ©sident de la Cour suprĂȘme, Daniel Mekobe Sone et du procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs ladite Cour, Luc Ndjodo.
Le barrage de Lom Pangar est prĂȘt

Olivier LAMISSA KAIKAI

Le remplissage de la retenue est lancĂ© depuis le 17 aoĂ»t. Sur le site, prĂšs de 300 ouvriers s’activent Ă  boucler les travaux de finition.

Il rĂšgne comme une ambiance de fin de chantier Ă  Lom Pangar. Bien entendu en ce qui concerne le volet de la construction du barrage de la retenue d’eau. Et pour cause ! Comme annoncĂ©e par la direction gĂ©nĂ©rale de l’entreprise EDC, maĂźtre d’ouvrage de ce gigantesque projet, la mise en eau dĂ©finitive de ce barrage est effective depuis le 17 aoĂ»t 2016. En des termes plus simples, le remplissage de six milliards de mĂštres cubes d’eau dans la retenue, la capacitĂ© maximale du barrage, est techniquement lancĂ©e. Et du coup, ce n’est plus la grande affluence sur les divers chantiers. Le nombre d’ouvriers a considĂ©rablement diminuĂ©. « Les travaux qui restent, exigent une trĂšs haute technicitĂ©. On n’a plus besoin d’un grand nombre d’ouvriers. C’est l’affaire des ingĂ©nieurs et des techniciens », prĂ©cise ThĂ©odore Nsangou. En effet, le DG de EDC s’est rendu sur le terrain, pour s’assurer des derniers rĂ©glages, avant d’autoriser cette mise en eau dĂ©finitive. Comme en septembre 2015 lors de la mise en eau partielle, l’opĂ©ration est Ă©galement une rĂ©ussite.
Mais si le remplissage du barrage est lancĂ© que font alors ceux qui sont actuellement retenus sur le site ? C’est Ă  la derniĂšre Ă©tape du barrage dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© Ă  97%. Seuls les travaux de finition du barrage occupent les 300 ouvriers sur le site. Actuellement, les travaux se concentrent au pied du barrage en aval pour la rĂ©alisation de la prĂ©fosse d’érosion, la construction du seuil de rĂ©-oxygĂ©nation. Il s’agit de deux ouvrages essentiels qui permettront de renforcer la capacitĂ© du barrage et d’assurer la qualitĂ© de l’eau. En revanche, les travaux sont terminĂ©s sur l’ensemble des ouvrages qui permettent le stockage, la restitution des eaux du barrage, puis la rĂ©gularisation du fleuve Sanaga. Le directeur gĂ©nĂ©ral de CWE, Monsieur Zi, indique que les travaux avancent normalement, selon le planning fixĂ©. Les maĂźtres d’Ɠuvre et d’ouvrage, toujours prĂ©sents sur le site, soutiennent que les aspects techniques, environnementaux et sĂ©curitaires sont totalement maĂźtrisĂ©s.
C’est donc en toute logique qu’on n’observe plus la grande affluence sur le site. L’on se rappelle que lorsque les travaux battaient leur plein, l’on dĂ©nombrait plus de 1000 ouvriers Camerounais et plus de 400 Chinois, mobilisĂ©s Ă  Lom Pangar sur les divers chantiers de ce barrage dont la pose de la premiĂšre pierre a Ă©tĂ© officiellement rĂ©alisĂ©e par le chef de l’Etat, Paul Biya, le 3 aoĂ»t 2012. La dĂ©mobilisation des ouvriers est progressive et visible. Toutefois, des moments difficiles ont jalonnĂ© la vie de ce projet, particuliĂšrement marquĂ© par des menaces de grĂšve, des grĂšves courtes ou prolongĂ©es. Des moments critiques aussi, au plan technique, lorsque la dĂ©rivation provisoire a rencontrĂ© des problĂšmes gĂ©ologiques. Tout cela relĂšve dĂ©sormais du passĂ©. Le Cameroun tient son plus grand barrage de retenue d’eau.
Ces embouteillages qui étouffent Douala

Jean Baptiste KETCHATENG

Zoom sur les trois principaux points d’engorgement de la capitale Ă©conomique.

Mboppi: le marché-ralentisseur
Le nƓud de Mboppi est l’un des plus redoutĂ©s par les automobilistes de la capitale des affaires. C’est justement Ă  cause des Ă©changes Ă©conomiques que le lieu est devenu cĂ©lĂšbre pour ses embouteillages. L’un des plus grands marchĂ©s du Cameroun est Ă©tabli ici, en dehors de toute planification. « Il s’agit d’une infrastructure qui n’a pas Ă©tĂ© prĂ©vue lĂ .
La grande voie qui passe au devant est largement suffisante pour absorber la circulation si le marchĂ© ne s’y trouve pas. C’est par la force des choses qu’il s’est fait et la situation s’est aggravĂ©e avec la migration de l’entrĂ©e du marchĂ© qui est partie d’une voie secondaire vers le boulevard », regrette M. Nougang.
« Feu rouge » Bessengue: les ßlots superflus
Le carrefour de Bessengue, qui sĂ©pare Deido de New Deido, au croisement des boulevards de la RĂ©unification et de la RĂ©publique, a Ă©tĂ© redimensionnĂ© il y a une dizaine d’annĂ©es. Il s’agit d’un croisement de voies pour ceux qui entrent Ă  Douala en venant de Bonaberi, rejoignent le sud de la ville en partant de la banlieue nord, et surtout la zone industrielle de Bassa en provenance du port.
Les feux de rĂ©gulation n’empĂȘchent pas les embouteillages de s’y former rĂ©guliĂšrement. La cause est, d’aprĂšs notre expert, la prĂ©sence d’« Ăźlots » autour du rond-point. Ils en ajoutent aux manƓuvres au lieu de les rĂ©duire.
Ndokoti: le conflit démultiplié
C’est la zone de conflit dans la circulation la plus spectaculaire. Pour le seul « Tunnel Ndokoti», l’on compte dix-sept possibilitĂ©s de conflit entre ceux qui veulent traverser l’intersection, retourner sur leurs pas vers Dakar, bifurquer pour rejoindre la zone industrielle voisine ou virer Ă  droite pour passer devant la gare ferroviaire, et ceux qui descendent la pente avec autant de possibilitĂ©s ; tout comme les automobilistes venant de Nyalla, Logbaba, etc. Hormis ces deux petits carrefours, le grand Ndokoti plus haut demeure en proie aux demi-tours sur la route, Ă  l’encombrement des motos-taxis

Rendez-vous de l'imagination Ă  FESCARHY 2016

Monica NKODO

Caricaturistes et illustrateurs Ɠuvrent pour la paix Ă  l’occasion de cette 17e Ă©dition lancĂ©e jeudi Ă  YaoundĂ©.

Didier KassaĂŻ, caricaturiste centrafricain, est au Cameroun comme Ă  la maison. Cette 17e Ă©dition du Festival de la caricature et de l’humour de YaoundĂ© (FESCARHY) a pour thĂšme : « Je dessine la paix ». Un sujet sur lequel la pointe de son crayon s’use tant de fois. Parler de paix. Pour cet exercice, il est assez rĂŽdĂ©. Lui chrĂ©tien, sa femme musulmane, Didier KassaĂŻ vit personnellement les conflits inter-religieux qui ont secouĂ© son pays. Il sait mieux que quiconque comment se servir d’illustrations pour inciter Ă  la paix. « Le caricaturiste a la responsabilitĂ© de toucher la population sur des questions sensibles. Nous vĂ©hiculons pas mal de messages. L’Afrique centrale, traverse en ce moment beaucoup de crises. Nous devons utiliser notre crayon pour dĂ©noncer les exactions, la violence, les abus. Mais aussi pour sensibiliser sur l’importance de la paix », clame Didier KassaĂŻ.
La paix. Notion compliquĂ©e Ă  dĂ©finir ne semble pas pourtant si difficile Ă  dissĂ©quer ici, Place de l’IndĂ©pendance Ă  l’HĂŽtel de ville, que LĂ©ontine Babeni, directrice du FESCARHY, choisit comme siĂšge des activitĂ©s du festival cette annĂ©e. Depuis hier, et ceci jusqu’à ce samedi 20 aoĂ»t, chaque dessinateur a le droit de mettre son imagination au service de la paix. La sensibilitĂ© de tous s’exerce avec acuitĂ©. La colombe, de son blanc Ă©clatant, est le symbole le plus rĂ©current. Sur les toiles de l’exposition « Le vivre en paix ensemble », la thĂ©matique du FESCARHY prend assez bien. De quoi rĂ©jouir JoĂ«l Eboueme, illustrateur pour enfants, et commissaire de l’expo. « Nous avons mis l’accent sur de grands panneaux, afin que ces derniers attirent l’attention sur le message que nous voulons passer », dit-il, celui de la paix bien sĂ»r.
Malyk, l’un des caricaturistes aux origines du festival, propose un de ses grands panneaux, avec les lettres « p-a-i-x » bĂąties en pierre par des citoyens de diverses catĂ©gories. Dans les ateliers de l’opĂ©ration « Le crayon de D’jino », les jeunes enfants sont aussi appelĂ©s Ă  se joindre Ă  cette lutte pacifique pour la libertĂ©. Sous la conduite de formateurs comme LoĂŻc Ebah, 22 ans et Thommy Demlabing, 26 ans, (dessinateurs eux-mĂȘmes pĂ©tris au Crayon de D’jino), les amateurs de dessin trouvent une place de choix, et font leurs croquis de la paix sans complexe. Car au FESCARHY, on dĂ©pose les armes, pour brandir bien haut les crayons. Nombre d’articulations sont prĂ©vues jusqu’à demain. A dĂ©couvrir Ă  la Place de l’IndĂ©pendance.
Lawn tennis: Mamo et Ntouba tiennent la coupe

AngĂšle BEPEDE

Ils ont remportĂ© les finales dames et messieurs Ă  l’issue d’un tournoi relevĂ© Ă  YaoundĂ©.

Quand on s’appelle Linda Eloundou et que l’on tombe en finale de la coupe du Cameroun contre Flore Mamo, ce n’est pas facile. L’une des jumelles Eloundou a Ă©tĂ© battue au Tie-break samedi dernier en finale de la coupe du Cameroun de lawn-tennis chez les dames par Flore Mamo. « J’avais la pression et envie de venger ma sƓur qu’elle avait battue. Je n’ai pas pu appliquer les consignes de mon entraĂźneur. Je regrette. En plus, elle non plus n’a pas pu faire grand chose ». Flore Mamo s’est contentĂ©e de coups droits et revers pour briser le rĂȘve de son adversaire. C’est donc dix. Cela fait donc dix trophĂ©es de coupe dĂ©tenus par Flore Mamo. « J’ai gagnĂ© ma premiĂšre coupe Ă  11 ans en 2001. Je n’ai saluĂ© le chef de l’Etat qu’une fois, j’espĂšre le faire cette annĂ©e ». Aujourd’hui, elle est aux anges : « Je suis passĂ©e par tellement d’épreuves cette annĂ©e sur le plan sportif, familial, financier, scolaire. J’ai bien cru que j’allais craquer. Ce trophĂ©e est une bouffĂ©e », dĂ©crit-elle.
Chez les messieurs, aprĂšs une demi-finale difficile, Blaise Nkwenti, tenant du titre, a Ă©tĂ© lui aussi renversĂ© au Tie-break par Augustin Ntouba. Pour dĂ©crocher sa cinquiĂšme Ă©toile, Augustin Ntouba a su se reprendre dans les moments de doute : « l’an dernier, il m’a Ă©liminĂ©. J’ai dĂ©cidĂ© de prendre ma revanche. J’y suis parvenu grĂące au mental et Ă  la tactique». Mais le perdant peut se consoler puisqu’il vient de dĂ©crocher un contrat de deux ans Ă  DubaĂŻ. Dans une acadĂ©mie, il aura la possibilitĂ© de se frayer un chemin et tenter une place au classement ATP.
Lom Pangar devrait apporter 170 MGW de plus à Edéa et Song Loulou

Olivier LAMISSA KAIKAI

Le barrage de Lom Pangar va permettre de rĂ©gulariser le dĂ©bit du fleuve Sanaga lors de l’étiage et renforcer la capacitĂ© de production des barrages d’EdĂ©a et de Song Loulou.

La raison d’ĂȘtre de la retenue de Lom Pangar est l’augmentation de la capacitĂ© de production d’électricitĂ© des barrages d’EdĂ©a et de Song Loulou et la rĂ©duction des fluctuations saisonniĂšres de dĂ©bit du fleuve Sanaga. En clair, Lom Pangar vise l’amĂ©lioration de l’accĂšs Ă  l’électricitĂ© dans le RĂ©seau interconnectĂ© Sud (RIS), en proie aux dĂ©lestages importants lors de l’étiage. Et la mise en eau partielle de ce barrage qui s’est bien dĂ©roulĂ©e en septembre 2015 a permis de rĂ©duire de maniĂšre considĂ©rable les effets pervers de ce dĂ©ficit d’énergie, en contribuant Ă  la capacitĂ© de production d’Edea et Song Loulou Ă  hauteur de 70 mĂ©gawatts (MW). Maintenant que le barrage est prĂȘt pour le remplissage de six milliards de mĂštres cube d’eau, sa capacitĂ© maximale de mise en service, les prĂ©visions indiquent qu’il est attendu l’augmentation de la capacitĂ© de production de 170 MW dans les deux barrages ciblĂ©s sur la Sanaga.
A l’heure actuelle, le niveau de remplissage du barrage est de l’ordre de deux milliards de mĂštres cubes d’eau. Ce qui correspond Ă  un plan d’eau de plus de 250 kmÂČ de surface entre le Lom et le Pangar, deux fleuves qui alimentent le barrage. Cet espace sera de 540 kmÂČ lorsque le volume d’eau sera de six milliards. Les responsables expliquent que la variable mĂ©tĂ©orologique, Ă  rendre en compte, conditionne les donnĂ©es pluviomĂ©triques dans la zone et que seule une pluviomĂ©trie abondante permettra d’atteindre le cap des six milliards projetĂ©s. Le taux de remplissage actuel doit connaĂźtre sa vitesse de croisiĂšre aux mois de septembre, octobre et novembre. Et que les signaux sont au vert. Ce barrage permettra, Ă  sa mise en service lors de l’étiage, de porter le dĂ©bit de la Sanaga de 640 Ă  prĂšs de 1040 m 3/s, de façon Ă  saturer le dĂ©bit des ouvrages de production d’électricitĂ© existant sur le fleuve.
Si la premiĂšre composante de ce barrage tire Ă  sa fin, Lom Pangar met Ă  prĂ©sent les bouchĂ©es doubles pour rĂ©aliser l’usine de pied de 30 MW destinĂ©s Ă  desservir 150 villages de la rĂ©gion de l’Est et construire la ligne haute tension de 90 kilovolts de Lom Pangar Ă  Bertoua, longue de 120 kilomĂštres. Pour ces aspects, l’on enregistre des avancĂ©es avec le choix de l’entreprise chinoise China Camc Engineering Co Limited, pour l’usine de pied Ă©valuĂ©e Ă  30 milliards. Alors que la ligne de transport est attribuĂ©e au groupement français CEGELEC pour une enveloppe de neuf milliards. Quand on sait que le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique pendant la pĂ©riode de l’étiage se situe autour de 100 MW dans le RIS, Lom Pangar est une rĂ©ponse appropriĂ©e. Et l’autre point positif de cet ouvrage est que l’Etat peut poursuivre sereinement sa politique Ă©nergĂ©tique en dĂ©veloppant de nouveaux ouvrages sur le bassin versant de la Sanaga. Le projet Nachtigal dont le dĂ©but des travaux est imminent en est une illustration : sur plus de 400 MW attendus, l’apport de Lom Pangar sera de l’ordre de 200 MW.
Bakassi Reconstruction: FCFA 30.7 Billion Spent On Projects

George MBELLA

The 19th Session of the Bakassi Projects Follow-Up Committee held in the Prime Minister’s Office yesterday August 18, 2016.

Three years after the establishment of Cameroon’s total sovereignty over the Bakassi Peninisula following the June 12, 2006 Greentree Accord, satisfaction is felt in government circles for the effective implementation of social, economic, security and administrative projects in the zone handed over by the Federal Republic of Nigeria after the October 10, 2002 International Court of Justice ruling.

If in 2015, it was announced that over FCFA 30 billion had been invested in the area since 2008, more investments worth over FCFA 722 million have since been added in 2016. While chairing the 19th Session of the Coordination and Follow-up Committee for the Implementation of Priority Projects in the Bakassi Zone, yesterday, August 18, 2016, the committee’s Chairperson and Special Adviser to the Prime Minister, Bertha Ndoh Bakata, declared that much indeed had been accomplished through the yearly Public Investment Budget and the FCFA 5.6 billion Special Mini Development Programme.

A run-down of the projects executed indicates the construction of rest houses, classrooms, youth centres, fishermen’s houses, health structures, customs posts, roads and community halls, amongst others, in localities such as Isangele, Akwa, Idabato, Mbengmong, New Beach and Kombo-Abedimo. “The Prime Minister authorised the trip of a team of five to the area in April 2016 to identify emergency projects which a Douala-based company and Canadian investors are interested in executing,” disclosed Bertha Ndoh Bakata. After urging participants to address persistent problems such as insufficient potable water, electricity, telecommunication and roads, she called for more commitment by ministries in the implementation of the projects and the early disbursement of earmarked funds, especially as the long rainy season acts as a major impediment.
Le Cameroun aux J.O: Peut mieux faire

Jean-Marie NZEKOUE, envoyé spécial à Rio

A la veille de la clÎture des J.O, le bilan du Cameroun est trÚs maigre : aucune médaille au compteur.

Boxe : Le rĂȘve brisĂ© de Seyi

L’équipe camerounaise de boxe Ă  Rio Ă©tait composĂ© de quatre athlĂštes : Wilfried Seyi Ntsengue (-75kg), -Simplice Fotsala (- 49kg), SmaĂŻla Mahaman (-64kg) et Hassan Ndam Njikam (- 81kg). On voyait quelques-uns sur les traces de Joseph Bessala ou de Ndongo Ebanga. C’était trop leur demander car trois d’entre eux ont Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s dĂšs la phase des qualifications : Fotsala, Smaila et Ndam Njikam. Ce dernier aura Ă©tĂ© la principale dĂ©ception en boxe. L’ancien champion français qui a retrouvĂ© la mĂšre-patrie sur le tard avait impressionnĂ© les observateurs lors des qualifications aux J.O. Celui qui apparaissait comme l’une des meilleures chances de mĂ©dailles a chutĂ© d’entrĂ©e face au BrĂ©silien Michel Borges, Ă©liminĂ© Ă  son tour aux 1/4 de finale. La mince satisfaction en boxe a Ă©tĂ© apportĂ©e par Wilfried Seyi. Sans trembler, le porte-Ă©tendard de la Cameroon olympic Team Ă  Rio s’est qualifiĂ© pour les 1/8 de finales avant de plier l’échine par la suite. MalgrĂ© cette dĂ©faite, sa marge de progression est grande, compte tenu de sa jeunesse. A Rio, les boxeurs camerounais auront appris que l’intelligence et l’application valent autant, sinon plus que la force brute.

Lancer du poids: Dongmo dans le Top 10 mondial

Pour une athlĂšte qualifiĂ©e pour les J.O Ă  la derniĂšre minute, la performance d’Auriol Dongmo Ă  Rio mĂ©rite d’ĂȘtre saluĂ©e. Certes, l’unique Camerounaise au lancer du poids n’est pas montĂ©e sur le podium mais les progrĂšs accomplis en cours de compĂ©tition sont significatifs. Elle a dĂ©marrĂ© difficilement les qualifications, terminant Ă  la 12Ăš place avec un jet de 16.99 mĂštres, loin de la performance de Valerie Adams (19.74m), la mĂ©daillĂ©e d’or olympique. Mais au fil de la compĂ©tition, elle a progressĂ© rĂ©guliĂšrement pour se hisser finalement en finale. Sur 36 concurrentes, elle a finalement terminĂ© Ă  la 10Ăš position au classement gĂ©nĂ©ral, avec 17.92 mĂštres. Par la mĂȘme occasion, la Camerounaise a battu son record personnel ainsi que le record d’Afrique au lancer du poids. De quoi envisager l’avenir avec confiance.

Volleyball: Du bon et beaucoup de déchets

Seul reprĂ©sentant en sport collectif, le volleyball fĂ©minin avait beaucoup de choses Ă  prouver Ă  Rio. D’abord dĂ©fendre leur rang de meilleure Ă©quipe africaine et ensuite, enrichir leur palmarĂšs international encore maigre. Les Camerounaises ont certes perdu toutes les rencontres disputĂ©es, parfois sur un score sĂ©vĂšre (3-0). Mais dans la rĂ©alitĂ©, ces rĂ©sultats ne reflĂštent pas toujours leur niveau rĂ©el. Au premier match par exemple, les Lionnes ont bousculĂ© sĂ©rieusement le BrĂ©sil et ne se sont inclinĂ©es que sur les erreurs de dĂ©concentration.

Le match de rĂ©fĂ©rence de Nana Tchoundjang et ses coĂ©quipiĂšres a Ă©tĂ© contre l’Argentine. Elles ont certes perdu, mais en remportant leurs deux premiers sets dans l’histoire des Jeux olympiques. Les Lionnes du volley n’ont donc pas enregistrĂ© le moindre point Ă  Rio. Il est vrai qu’elles n’ont pas Ă©tĂ© aidĂ©es par le tirage du sort qui les classait dans un groupe constituĂ© des meilleures Ă©quipes mondiales (BrĂ©sil, Russie, Argentine
). Ce qui est sĂ»r, c’est qu’elles ont beaucoup appris de leurs erreurs. Les leçons tirĂ©es pourront leur ĂȘtre bĂ©nĂ©fiques pour renforcer leur domination sur le volleyball africain en se rapprochant du niveau mondial.
Le Cameroun aux J.O: Peut mieux faire

Jean-Marie NZEKOUE, envoyé spécial à Rio

A la veille de la clÎture des J.O, le bilan du Cameroun est trÚs maigre : aucune médaille au compteur.

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Judo: Encore du métier

Unique reprĂ©sente du judo camerounais Ă  Rio, Hortense Mballa Atangana (-78kg) comptait faire mieux que la deuxiĂšme place obtenue au tournoi qualificatif de YaoundĂ©. Avec son expĂ©rience de la haute compĂ©tition, la double championne d’Afrique semblait disposer de solides arguments pour accomplir son rĂȘve. Sur le tatami de l’Arena Carioca, celle qui figurait jusque-lĂ  au 14e rang mondial de sa catĂ©gorie, n’a pas fait le poids, Ă©liminĂ©e dĂšs l’étape des 16Ăš de finales par la Polonaise Daria Pogorzelec. Visiblement, il faut encore beaucoup de travail pour espĂ©rer cĂŽtoyer les meilleures mondiales.
La paix des braves

Paul EBOA

Le Mozambique palpe les fruits du dialogue. Le gouvernement et la RĂ©sistance nationale du Mozambique (RENAMO), le principal parti d’opposition, ont signĂ© mercrediun premier accord relatif au partage du pouvoir au niveau rĂ©gional dans le cadre des nĂ©gociations de paix qui se tiennent dans la capitale, Maputo. En acceptant de signer cet accord sous la direction du prĂ©sident de la RĂ©publicaine mozambicaine, Filipe Nyusi, le gouvernement accĂšde Ă  une revendication de l’ancienne rĂ©bellion qui contestait le rĂ©sultat des Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives d’octobre 2014, Ă©lections remportĂ©es par le Front de libĂ©ration du Mozambique (FRELIMO), le parti au pouvoir depuis l’indĂ©pendance du pays en 1975. Estimant avoir remportĂ© les Ă©lections dans 6 des 11 provinces mozambicaines, la RENAMO demandait Ă  ĂȘtre « rĂ©habilitĂ©e dans ses droits ».
Les deux parties ont conçu un paquet lĂ©gislatif comprenant une rĂ©vision constitutionnelle permettant une plus grande dĂ©centralisation. Ce paquet lĂ©gislatif sera soumis Ă  l’AssemblĂ©e nationale en novembre prochain. Entre-temps, des gouverneurs de provinces issus de la RENAMO seront provisoirement nommĂ©s.
Plus qu’un accord ordinaire, le gouvernement et la RENAMO ont, en rĂ©alitĂ©, optĂ© pour la paix des braves grĂące Ă  la mĂ©diation de l’Eglise catholique qui, redoutant la reprise des combats, s’est fortement investie pour rapprocher les positions du FRELIMO et de la RENAMO. On sait que les positions des deux camps Ă©taient rigides. Cette rigiditĂ© n’augurait pas du tout des lendemains de paix. Il suffit de relever que de 1976 Ă  1992, les deux parties se sont affrontĂ©es au cours d’une guerre civile qui s’est soldĂ©e par un million de morts. Depuis 2013, le Mozambique Ă©tait de nouveau plongĂ© dans une pĂ©riode d’instabilitĂ© puisque le principal parti d’opposition avait dĂ©cidĂ© de reprendre les armes pour revendiquer le partage du pouvoir. Ces derniers mois, ce parti ne faisait plus mystĂšre de son dĂ©sir de gouverner la moitiĂ© du pays au besoin par la force.
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Cameroon Tribune du mercredi, 24 août 2016.
Transport urbain de masse à Yaoundé: Un nouvel opérateur arrive

Grégoire DJARMAILA

La compagnie portugaise Irmaos Mota Construçao de Carroçarias SA va lancer ses activités dans la capitale camerounaise avant la CAN féminine 2016.

Le calvaire des habitants et visiteurs de la ville de YaoundĂ© pour la mobilitĂ© urbaine va bientĂŽt relever d’un triste souvenir. L’opĂ©rateur portugais Irmaos Mota Construçao de Carroçarias S.A vient d’ĂȘtre dĂ©signĂ© adjudicataire du contrat de partenariat « pour le financement, la fourniture et l’exploitation d’un systĂšme de transport urbain de masse par bus dans la ville de YaoundĂ© pendant la CAN fĂ©minine 2016 et au-delĂ  ». Le communiquĂ© du Premier ministre paru dans l’édition CT de vendredi dernier sera matĂ©rialisĂ© incessamment par la signature de la convention y affĂ©rente entre l’Etat du Cameroun, la CommunautĂ© urbaine de YaoundĂ© et la compagnie portugaise.

Ce concessionnaire pour le transport urbain de masse dans la capitale camerounaise a Ă©tĂ© retenu au terme d’un appel d’offres ayant mis en concurrence des sociĂ©tĂ©s Ă©trangĂšres Ă  la rĂ©putation Ă©tablie venant des pays comme le BrĂ©sil, l’Italie et l’Egypte. Irmaos Mota Construçao de Carroçarias S.A est un constructeur portugais des bus. Pour ĂȘtre plus prĂ©cis, c’est un carrossier qui monte des bus Ă  partir des moteurs et des chĂąssis de marque Mercedez. Des informations puisĂ©es Ă  bonne source le prĂ©sentent comme une entreprise qui a pignon sur rue en Europe. C’est elle qui fournit, par exemple, des bus dans plusieurs pays europĂ©ens voisins au Portugal et assure actuellement le transport urbain dans la ville portugaise de Lisbonne. En Afrique, l’entreprise opĂšre dans la plupart des pays lusophones comme l’Angola et le Mozambique. Son savoir-faire, dit-on, allie « la sĂ©curitĂ©, la fiabilitĂ©, l’efficacitĂ© et le confort ».

Dans la capitale politique camerounaise, l’opĂ©rateur portugais aura pour mission de mobiliser les financements ainsi qu’un important parc-automobile et surtout exploiter un systĂšme de transport urbain de masse. Il s’agit de permettre aux citadins et visiteurs de la ville d’aller d’un point Ă  l’autre dans des bus modernes et robustes, rĂ©pondant aux standards internationaux en la matiĂšre. Comme on a pu le constater, l’organisation par le Cameroun CAN fĂ©minine 2016 a servi de prĂ©texte Ă  la rĂ©activation d’un systĂšme de transport urbain de masse Ă  YaoundĂ©.

Mais au ministĂšre des Transports, l’on souligne que ce systĂšme qui doit ĂȘtre opĂ©rationnalisĂ© avant cet important Ă©vĂ©nement sportif va se pĂ©renniser. Irmaos Mota Construçao de Carroçarias SA va desservir les lignes existantes dont les modalitĂ©s pratiques seront arrĂȘtĂ©es d’accord-parties avec la CommunautĂ© urbaine. Elle ne viendra pas se substituer aux autres modes de transport dans la ville. Sa force de pĂ©nĂ©tration dĂ©pendra, bien entendu, des travaux de densification de la voirie urbaine de YaoundĂ©. Bon Ă  savoir, dans le cadre de la CAN fĂ©minine, le nouvel opĂ©rateur mettra Ă©galement en place un dispositif ponctuel pour assurer un service de transport urbain dans les villes qui vont accueillir les Ă©quipes.
Lutte contre Boko Haram: Le soutien du Venezuela

Jean Francis BELIBI

Porteur d’un pli fermĂ© destinĂ© au prĂ©sident Paul Biya, l’ambassadeur Cartaya Laya, a Ă©tĂ© reçu hier par le PM, Philemon Yang.

L’entretien entre le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang et Daniel JosuĂ© Cartaya Laya, ambassadeur du Venezuela au Cameroun avec rĂ©sidence Ă  Malabo en GuinĂ©e Ă©quatoriale a durĂ© environ une trentaine de minutes. Le temps pour l’émissaire de ce pays situĂ© dans la partie septentrionale de l’AmĂ©rique du Sud de remettre un pli fermĂ© du prĂ©sident Nicolas Maduro destinĂ© Ă  son homologue camerounais Paul Biya et d’aborder des sujets d’intĂ©rĂȘt commun. « Le Cameroun et le Venezuela ont des relations trĂšs historiques », a indiquĂ© l’hĂŽte du Premier ministre, chef du gouvernement. S’il s’est refusĂ© de dĂ©voiler le contenu du message dont il Ă©tait porteur, on sait nĂ©anmoins que le Cameroun et le Venezuela sont membres d’un certain nombre d’organisations internationales dont le Mouvement des non-alignĂ©s qui tiendra son prochain sommet Ă  Caracas, la capitale du Venezuela le mois prochain.

Occasion Ă©galement pour S.E. Cartaya Laya d’apporter l’appui de son pays au Cameroun dans le cadre de la lutte qu’il mĂšne contre la secte islamiste Boko Haram. « Notre gouvernement condamne avec la derniĂšre Ă©nergie, les attaques perpĂ©trĂ©es depuis longtemps contre le peuple camerounais par la secte islamiste Boko Haram. Nous condamnons la violence sous toutes ses formes, car elle est l’arme de ceux qui n’ont pas la raison ». Pour le diplomate vĂ©nĂ©zuĂ©lien, le recours Ă  la violence est une façon de renoncer Ă  la vĂ©ritĂ©. « Ce qui explique que depuis le Venezuela, nous condamnons ces attaques ». L’émissaire de Caracas a, par ailleurs, dit la disponibilitĂ© de son pays Ă  accroĂźtre sa coopĂ©ration avec la plupart des pays du continent. Le Venezuela, en rappel, est l’un des premiers producteurs au monde de pĂ©trole dont les rĂ©serves sont estimĂ©es parmi les plus importantes de la planĂšte.