Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du lundi, 10 juillet 2017.
Subventions: Overload On State Resources

#Actualités #Economie
AMINDEH Blaise ATABONG

In addition to subventions the State grants to the private sector; education, politics, religion, culture and so on, it doles out huge amounts to administrative public establishments

Each year, administrative public establishments in the country benefit from tens and hundreds of millions of FCFA as subventions from the State of Cameroon. And considering that such structures have financial autonomy, the amount of some of such subventions only go to the structures as a formality, and not necessarily as an essential package for their functioning. It should be stated that Law No. 99-16 of December 22, 1999, defines an administrative public establishment as any corporate body governed by public law having financial autonomy and legal personality to which the State or a regional or local authority has allocated property to be used to carry out a general interest mission or provide a service.
Presently, there are tens of administrative public establishment in the country which receive annual subventions from the State, amongst them the Public Contract Regulatory Agency (ARMP), the Standards and Quality Control Agency (ANOR), the Special Council Support Fund For Mutual Assistance (FEICOM), and the Local Materials Promotion Authority (MIPROMALO). The subventions these administrative public establishments and others receive, considering the recent economic downturn, is putting so much pressure on the national income, though beneficiaries always clamour for an increase in subsidies. In 2017, the State allocated FCFA 2.3 billion as subvention to the private education sector alone. An additional FCFA 2 billion special subsidy was again granted by the President of the Republic for the current financial year after some agitations, making a total package for the private education sector for 2017 moving up to FCFA 4.3 billion.
According to experts, huge subventions to administrative public establishments do not augur well for a country which seeks to ensure that it meets its objectives of economic growth as well as inclusive and sustainable development. More disturbing is the fact that officials of some of the administrative public establishments who are charged with the judicious management of the State subventions are usually found wanting. Successive reports of the Supreme State Audit Office, the Audit Bench of the Supreme Court as well as related structures have often found such officials with management errors.
Complexe scolaire du palais de l’UnitĂ©: Vacances bien mĂ©ritĂ©es

#Actualités
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Des rĂ©sultats Ă©logieux prĂ©sentĂ©s lors de la cĂ©rĂ©monie de fin d’annĂ©e vendredi en prĂ©sence de la premiĂšre dame et marraine, Chantal Biya

100% de rĂ©ussite au Certificat d’études primaires (CEP), prĂšs de 90% de succĂšs aux concours d’entrĂ©e en 6e et en premiĂšre annĂ©e et quasiment 100% des Ă©lĂšves des classes intermĂ©diaires qui sont admis en division supĂ©rieure. Tel est le bilan de l’annĂ©e scolaire 2016-2017 au complexe scolaire les Coccinelles du palais de l’UnitĂ©. Un bilan dressĂ© vendredi dernier, 7 juillet par le directeur, Guillaume Mpouenanga. C’était Ă  l’occasion de la cĂ©rĂ©monie marquant la fin d’annĂ©e, prĂ©sidĂ©e par Madame Chantal Biya, premiĂšre dame du Cameroun, par ailleurs fondatrice et marraine du complexe. Et comme les enfants ont bien travaillĂ©, le cƓur Ă©tait donc Ă  la fĂȘte vendredi dans l’enceinte de l’établissement scolaire.
Les Ă©lĂšves, vĂȘtus aux couleurs vert-rouge-jaune du Cameroun, sous des vestes blanches, ont offert des prestations scĂ©niques diverses et variĂ©es (chants, danses, sketches, rĂ©cits) Ă  leurs parents et invitĂ©s parmi lesquels des membres du gouvernement. Pendant prĂšs de deux heures, les pensionnaires du complexe Les Coccinelles ont magnifiĂ© le vivre-ensemble dans un Cameroun uni dans sa diversitĂ©. Et ils l’ont fait savoir en français, en anglais et dans plusieurs langues nationales reprĂ©sentant les dix rĂ©gions du pays. Dans les prĂ©sentations, on a Ă©galement pu constater des notes de sensibilisation Ă  la tolĂ©rance comme dans le rĂ©cit intitulĂ© « Tu es mon frĂšre, tu es ma sƓur ». Un clin d’Ɠil a aussi Ă©tĂ© fait aux acteurs du monde rural qui, sous le soleil et sous la pluie, continuent de travailler avec des outils rudimentaires pour nourrir les citoyens, sans aucune distinction. Un appel Ă  l’agriculture de seconde gĂ©nĂ©ration, en filigrane
 Le tout sous les encouragements de leur marraine, Chantal Biya, dans sa lĂ©gendaire bonne humeur communicative. Et les Ă©lĂšves, mĂȘme ceux issus des onze premiĂšres promotions de l’école, prĂ©sents Ă  cette cĂ©rĂ©monie, n’ont eu de cesse de lui dire merci pour son action en faveur de leur Ă©ducation.
Toutefois, les pensionnaires des Coccinelles n’ont pas Ă©tĂ© les seuls Ă  assurer la bonne ambiance en ce jour de fĂȘte. Quelques artistes de renom (Tenor, Safaria) et en herbe (Petit Prince Das love) ont mis le show. D’ailleurs, le petit garçon d’à peine huit ans, auteur d’une chanson assez enlevĂ©e en l’honneur de la premiĂšre dame, a tenu le pari de garder cette derniĂšre debout durant toute sa prestation. C’est dans cette position et avec toute l’assistance, sur un air revisitĂ© d’AndrĂ© Marie Talla (Tenons-nous la main), que la phase d’animation a cĂ©dĂ© la place Ă  la remise des prix. Madame Chantal Biya a ensuite fait le tour des salles de classe pour visiter les travaux de ses filleuls et souhaitĂ© bonnes vacances Ă  chacun.
Complexe scolaire du palais de l’UnitĂ©: Vacances bien mĂ©ritĂ©es.
Couverture santé universelle: 182 maladies pour le lancement

#Actualités #Société
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le panier des soins de base validĂ© vendredi au cours d’une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e par le ministre de la SantĂ© publique

AIl a fallu plus de trois heures pour valider les 182 maladies contenues dans le panier de soins de base par le ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda et tous ses partenaires le 7 juillet dernier Ă  YaoundĂ©. Celui-ci couvre les paquets d’activitĂ©s communautaires, minimum et complĂ©mentaire au niveau du district de santĂ©. Un consensus des experts qui rentre dans le rĂ©gime de base que le Cameroun veut mettre en place avec le dĂ©but de la couverture santĂ© universelle (CSU). Au cours de cette cĂ©rĂ©monie de validation, le Pr Samuel KinguĂ© a restituĂ© les travaux de cette Ă©tude sur l’ensemble des soins, prĂ©ventifs et curatifs, des mĂ©dicaments et des dispositifs mĂ©dicaux considĂ©rĂ©s comme fondamentaux et prioritaires et dont la prise en charge collective sera garantie par la CSU. Pour ce qui est des activitĂ©s de santĂ© communautaire pour la CSU, on y retrouve la promotion de la santĂ©, la prĂ©vention de la maladie, la prise en charge des cas et la gouvernance et pilotage stratĂ©gique/ renforcement du systĂšme de santĂ©.
Pour ce qui est des conditions prioritaires qui entrent dans le paquet minimum et paquet complĂ©mentaire d’activitĂ©s, la liste retenue en mĂ©decine interne concerne les spĂ©cialitĂ©s suivantes : cardiologie, pneumologie, hĂ©pato-gastroentĂ©rologie, nĂ©phrologie, neurologie, rhumatologie, endocrinologie, les maladies infectieuses, psychiatrie, oncologie et hĂ©matologie, et dermatologie. La liste des maladies retenues en pĂ©diatrie est constituĂ©e entre autres de la nĂ©onatologie, cardiologie et pneumologie pĂ©diatrique, accidents domestiques et sĂ©vices et la santĂ© de l’adolescent. En gynĂ©cologie-obstĂ©trique, ont Ă©tĂ© pris en compte les affections du sein, les affections inflammatoires des organes pelviens et non inflammatoires de l’appareil gĂ©nital de la femme, l’obstĂ©trique. Tout comme en chirurgie on retrouve l’urologie, les chirurgies cardiaque, pĂ©diatrique, plastique et rĂ©paratrice, thoracique, vasculaire, neurochirurgie et traumatologie/ orthopĂ©die. Les maladies retenues en ophtalmologie-ORL tout comme celles de l’odonto-stomatologie ne sont pas en reste. « Nous avons validĂ© cette Ă©tape. La quantification de ce qui est fait avec ce paquet de soins pour que dans deux ou trois mois, nous puissions chiffrer sa mise en Ɠuvre avant de s’engager dans la gouvernance », a expliquĂ© le MinsantĂ©.
Au total, 40% de soins sont rĂ©servĂ©s Ă  la mĂšre et Ă  l’enfant et 60 % au reste de la population. Une avancĂ©e saluĂ©e par Martina Baye, coordonnateur du programme de lutte contre la mortalitĂ© maternelle et infanto juvĂ©nile. « Je suis la plus heureuse. Avec ce systĂšme, les femmes pourront payer leurs soins en cotisant dans la CSU », confie-t-elle. Puisque ce sont 4000 Ă  5000 femmes qui meurent par an faute de moyens financiers.
Union africaine: belle moisson camerounaise

#Politique
Jean Francis BELIBI

Les travaux de la 29e ConfĂ©rence des chefs d’Etat et de gouvernement se sont achevĂ©s le 4 juillet dernier en prĂ©sence du PM, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat.

Exit donc la 29e ConfĂ©rence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Les travaux se sont achevĂ©s Ă  Addis-Abeba le 4 juillet dernier en prĂ©sence de nombreux dĂ©cideurs du continent, dont le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang qui y reprĂ©sentait personnellement le chef de l’Etat. Une rencontre qui s’est donc achevĂ©e sous d’heureux auspices pour le Cameroun avec l’élection le 30 juin dernier au poste de commissaire chargĂ©e des ressources humaines, de la science et de la technologie au sein de la Commission de l’Union africaine du Pr. Sarah Mbi Enow Anyang Agbor, jusque-lĂ  vice-recteur de l’universitĂ© de Bamenda. Egalement Ă©voquĂ©e au cours de ces travaux, la question de la quasi dĂ©pendance de la Commission de l’Union africaine vis-Ă -vis des financements extĂ©rieurs, le faible niveau d’implĂ©mentation des dĂ©cisions des chefs d’Etat et de gouvernement. Ce qui a poussĂ© les responsables du continent Ă  engager une rĂ©forme de cette institution.
Nécrologie: Jean Atangan Ottou, inhumé

#Sports
Steve LIBAM

L’ancien entraĂźneur et gardien de but des Lions indomptables a Ă©tĂ© conduit Ă  sa derniĂšre demeure samedi dernier Ă  Mbankomo.

DĂ©cĂ©dĂ© le 19 juin dernier, Jean Atangana Ottou, ancien entraĂźneur et gardien de but des Lions indomptables, a Ă©tĂ© conduit Ă  sa derniĂšre demeure samedi dernier Ă  Mbankomo dans la rĂ©gion du Centre. Ancien sociĂ©taire de Canon, Lion et Diamant de YaoundĂ©, de CaĂŻman de Douala et de Prison de BuĂ©a, il Ă©tait par ailleurs chef traditionnel de 3e degrĂ© Ă  Mbankomo. Les plus jeunes n’ont probablement pas connu ce footballeur nĂ© en 1941. Ses coĂ©quipiers au sein des clubs qu’il a frĂ©quentĂ©s et des Lions indomptables Ă©taient des joueurs comme Jean-Pierre Tokoto, Mbappe Leppe, etc. Nous sommes lĂ  dans les annĂ©es 1960-1970.
Gardien de but, Jean Atangana Ottou alias « Remetter » Ă©tait le dernier rempart du Cameroun lors de la coupe d’Afrique des nations 1970 au Soudan, la premiĂšre de l’histoire de la sĂ©lection nationale. Il a d’ailleurs Ă©tĂ© titulaire dans les buts durant de nombreuses annĂ©es. AprĂšs sa carriĂšre de joueur, Jean Atangana Ottou s’est reconverti comme entraĂźneur. Il a notamment Ă©tĂ© l’adjoint de Peter Schnittger, le sĂ©lectionneur national lors de la CAN 1972 qui s’est dĂ©roulĂ©e au Cameroun et celui de Branko Zuti? lors de la qualification du Cameroun pour la premiĂšre fois Ă  une phase finale de la Coupe du monde 1982 en Espagne. Ce qui lui a permis d’obtenir entre autres, comme distinction honorifique, la mĂ©daille du MĂ©rite sportif de 2e classe en 1972.
Réforme de l'UA: une exigence panafricaine

#International
Paul EBOA

Commentaire.

La rĂ©forme de l’Union africaine (UA) prend corps. En lieu et place d’un prĂ©sident Ă©lu pour un an d’exercice, l’organisation panafricaine sera dĂ©sormais gĂ©rĂ©e par trois dirigeants : le prĂ©sident en exercice, son prĂ©dĂ©cesseur et son successeur. Ces postes sont actuellement occupĂ©s par le prĂ©sident guinĂ©en, Alpha CondĂ©, le chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby et son homologue rwandais, Paul Kagame, par ailleurs prĂ©sident du comitĂ© des rĂ©formes de l’organisation continentale.
Si certains trouvent cet attelage lourd, les dirigeants africains estiment, par contre, que les compĂ©tences prĂ©sidentielles impulsent une nouvelle dynamique au fonctionnement de l’organisation panafricaine en quĂȘte d’efficacitĂ©. Le trio des chefs d’Etat n’influe guĂšre sur les missions du prĂ©sident de la commission. Au contraire, il a vocation Ă  optimiser sa gouvernance. C’est la raison pour laquelle l’unitĂ© de la mise en Ɠuvre au quotidien des rĂ©formes est placĂ©e sous la responsabilitĂ© du prĂ©sident de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat.
Autant les Africains attendent de nouvelles mutations, autant ils souhaitent que celles qui ont Ă©tĂ© adoptĂ©es soient effectivement mises en Ɠuvre. Il s’agit notamment du principe de l’adoption d’une taxe de 0,2 % sur les importations. L’opportunitĂ© de l’application de cette taxe censĂ©e gĂ©nĂ©rer 720 milliards de francs par an dans les caisses de l’UA a Ă©tĂ© longtemps dĂ©battue par les dirigeants africains. Sachant pertinemment que la bouffĂ©e d’oxygĂšne est destinĂ©e Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance financiĂšre de l’organisation continentale, ceux-ci ont adoptĂ© le principe de la taxe sur les importations au sommet de Kigali en juillet 2016. Par la suite, le parlement rwandais a votĂ© une loi rendant effective son application. Une vingtaine de pays a suivi le chemin tracĂ© par le Rwanda. D’autres ne se sont pas encore impliquĂ©s. Toujours est-il que la majoritĂ© des dirigeants africains tient Ă  l’application de la taxe sur les importations et Ă  la concrĂ©tisation des autres rĂ©formes. Il s’agit d’une exigence panafricaine et d’un devoir collectif.
G20: Bilan mitigé à Hambourg

#International
Simon Pierre ETOUNDI

La rencontre n’a pas tenu ses promesses et des heurts ont perturbĂ© l’évĂ©nement.

Les dirigeants du G20 n’ont pas chantĂ© la mĂȘme chanson Ă  Hambourg en Allemagne oĂč ils se sont retrouvĂ©s samedi dernier. Les observateurs y ont mĂȘme dĂ©celĂ© un air de cacophonie, tant les divergences de vue Ă©taient nombreuses entre les participants. Il n’y a guĂšre que la lutte contre le financement du terrorisme qui a fait l’unanimitĂ©. A ce propos, les membres du G20 sont d’accord pour mettre en avant le rĂŽle du Groupe d’action financiĂšre (Gafi), un organisme intergouvernemental créé en 1989, qui publie des recommandations rĂ©guliĂšres pour ses trente-sept membres sur les maniĂšres de lutter contre la criminalitĂ© financiĂšre et le financement du terrorisme. Pour le reste, on a surfĂ© entre dĂ©saccords, incertitudes et incomprĂ©hensions.
Les membres du G20 ne sont pas parvenus Ă  trouver une rĂ©ponse globale sur des sujets chauds comme le protectionnisme, les migrations, les changements climatiques et les conflits armĂ©s en Syrie et en Ukraine ou encore sur la menace nuclĂ©aire nord-corĂ©enne. Ainsi, en matiĂšre commerciale, les Etats-Unis ont acceptĂ© de se rallier Ă  une condamnation du « protectionnisme ». Mais le G20 a fait Ă©galement des concessions aux AmĂ©ricains. Il condamne Ă  la fois le protectionnisme tout en autorisant des mesures nationales de protection. Cette disposition, d’aprĂšs de nombreux observateurs, est potentiellement source de conflits dans l’avenir.
La question du climat a Ă©galement cristallisĂ© les Ă©changes Ă  Hambourg. Et lĂ  Ă©galement, aucune ligne claire ne se dĂ©gage. Des sources de tensions demeurent. Pourtant, si le communiquĂ© final du sommet souligne l'isolement des Etats-Unis sur ce sujet, les 19 autres pays considĂ©rant l'accord de Paris comme « irrĂ©versible », la Turquie quant Ă  elle a menacĂ© d’en sortir. Par ailleurs, les Etats Unis ont obtenu le feu vert des membres du G20 pour mener une politique visant Ă  aider d'autres pays Ă  « avoir accĂšs et Ă  utiliser des Ă©nergies fossiles ». Cette mesure est pourtant contraire des positions de l’ONU qui prĂ©conise une Ă©conomie moins gourmande en carbone.
En dehors des salles de rĂ©union, le sommet a Ă©galement Ă©tĂ© tendu. Pendant plusieurs jours, des affrontements opposant la police Ă  des manifestants ont fait des dizaines de blessĂ©s. Dimanche matin, aprĂšs la fin du sommet, de nombreux heurts ont Ă©clatĂ©. Des manifestants ont incendiĂ© des vĂ©hicules avant d'ĂȘtre repoussĂ©s par la police, Ă  coups de gaz lacrymogĂšne et de canons Ă  eau.
Cameroon Tribune du mercredi, 12 juillet 2017.
Eau et électricité: halte au gaspillage !

Josy MAUGER

Les administrations publiques accumulent des impayés à cause des factures qui sont généralement trop élevées du fait des mauvais comportements

Il n’est pas rare de voir un week-end, les lumiĂšres des bureaux d’une administration publique allumĂ©es alors qu’aucun de leurs occupants n’est en place. Le personnel n’a pas souvent le reflexe d’éteindre aprĂšs lui. Idem pour la gestion de la climatisation de mĂȘme que les ordinateurs, que certains agents ne pensent pas souvent Ă  Ă©teindre aprĂšs eux. RĂ©sultat, les factures d’électricitĂ© de bon nombre d’administrations restent Ă©levĂ©es.
C’est le mĂȘme constat au sujet de l’utilisation de l’eau dans ces administrations publiques. Pour celles qui fonctionnent encore avec des anciens robinets, on constate souvent un laisser-aller. Notamment l’eau qui coule des robinets toute une journĂ©e. Pire encore, le week-end il y en a qui apportent des bidons et autres citernes pour puiser de l’eau pour leurs domiciles, sous le prĂ©texte que leurs quartiers respectifs sont mal desservis. Les cas des fuites d’eau dont on ne s’occupe pas sont lĂ©gion. Tous ces abus ont pour consĂ©quence de gonfler les factures. MĂȘme si le directeur des affaires gĂ©nĂ©rales d’un ministĂšre dit le contraire. Selon lui, des efforts sont faits au jour le jour pour amener les employĂ©s Ă  tout Ă©teindre derriĂšre eux. « En rĂ©alitĂ©, le niveau de facture d'eau et d'Ă©lectricitĂ© est stable dans la majoritĂ© des administrations », explique-t-il. Mais les vieilles habitudes ont la peau dure et la sensibilisation se poursuit. Une autre source indique que, dans son ministĂšre, la hiĂ©rarchie a donnĂ© des instructions fermes qui sont rĂ©percutĂ©es dans tous les dĂ©membrements. Notamment les dĂ©lĂ©gations rĂ©gionales et dĂ©partementales. Ces notes indiquent de refermer tous les robinets Ă  la fin du service. Signaler si un robinet est dĂ©fectueux et le faire rĂ©parer afin d'Ă©viter les fuites d'eau.
Dans les couloirs d’une autre administration, un agent indique que chaque rĂ©gion et dĂ©partement est contraint d'envoyer ses factures Ă  l'administration centrale, oĂč une ligne est prĂ©vue pour ces dĂ©penses. Justement pour ce qui est du payement des factures, beaucoup d’administrations peinent Ă  rĂ©gler la dette. A la CDE par exemple, un responsable revĂšle que l’administration publique accumule des impayĂ©s de prĂšs de 2 milliards de F pour 7 mois d’arriĂ©rĂ©s. C’est le mĂȘme constat Ă  Eneo oĂč les factures ne sont pas payĂ©es rĂ©guliĂšrement.
Parité franc CFA-euro: pas de dévaluation en vue

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Face Ă  la presse hier Ă  YaoundĂ©, le gouverneur de la BEAC assure que la conjoncture Ă©conomique actuelle dans la zone CEMAC n’appelle pas un tel scĂ©nario.

Une analyse comparative des situations Ă©conomiques prĂ©valant Ă  la fin de l’annĂ©e 1993, avant la dĂ©valuation de janvier 1994, et en 2017 montre que l’Afrique centrale n’est pas au bord du prĂ©cipice. Une fois ceci prĂ©sentĂ©, Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), affirme que « les rumeurs sur une dĂ©valuation du franc CFA sont rĂ©currentes et infondĂ©es ». C’était hier Ă  YaoundĂ©, au cours d’une confĂ©rence de presse, au terme d’une session ordinaire du ComitĂ© de politique monĂ©taire. Et le gouverneur, dans un exposĂ© a donnĂ© quelques chiffres pour appuyer son affirmation. « En 1993, le taux de croissance Ă©tait de -0,3 % dans la zone, alors que les prĂ©visions de 2017 sont de 0,4%. Le taux d’investissement se situerait Ă  23,5% contre 18,8% du PIB avant la dĂ©valuation. Le dĂ©ficit budgĂ©taire, base engagements hors dons, s’établirait en 2017 Ă  3,5% contre 9,7% du PIB en 1993 », a indiquĂ© Abbas Mahamat Tolli.
Le gouverneur poursuit ses comparaisons avec le taux de couverture extĂ©rieure de la monnaie probablement stabilisĂ© en 2017 autour de 60%, contre 14,8% avant la dĂ©valuation de 1994. Ce qui donne en valeur absolue, une rĂ©serve officielle Ă©quivalant Ă  2 800 milliards de F, reprĂ©sentant 2,1 mois d’importation de biens et services actuellement. Bien mieux que les 165 milliards de 1993, qui couvraient Ă  peine un mois d’importations. Dans la mĂȘme veine, le compte d’opĂ©ration de la BEAC auprĂšs du TrĂ©sor français serait excĂ©dentaire de 2 600 milliards de F alors qu’à fin 1993, il Ă©tait dĂ©ficitaire de 78,6 milliards de F.
Le gouverneur, qu’entouraient spĂ©cialement pour la circonstance tous les membres du ComitĂ© de politique monĂ©taire, a tout de mĂȘme reconnu que la conjoncture Ă©conomique et financiĂšre reste difficile, avec une dĂ©cĂ©lĂ©ration de la croissance depuis 2014. Toutefois, il a relevĂ© que les mesures correctives engagĂ©es commencent Ă  porter des fruits. Il s’agit notamment des ajustement budgĂ©taires engagĂ©s par chaque pays de la CommunautĂ©, qui ont permis de rĂ©duire les dĂ©penses publiques de prĂšs de 7000 milliards en 2014, Ă  prĂšs de 3000 milliards en 2017. Il s’agit aussi du Programme de rĂ©formes Ă©conomiques et financiĂšres qui a servi de cadre de nĂ©gociations avec le FMI. Des nĂ©gociations aujourd’hui bouclĂ©es avec quatre des six pays de la CEMAC. Et Abbas Mahamat Tolli de rappeler que ces accords ouvrent des perspectives favorables en matiĂšre de mobilisation de ressources extĂ©rieures auprĂšs des bailleurs de fonds internationaux. « Sur la base de tout ce qui prĂ©cĂšde, aucun facteur objectif ne plaide aujourd’hui en faveur d’un ajustement monĂ©taire dans la CEMAC », a conclu le gouverneur de la BEAC.
Processus électoral: une mission des Nations unies au Cameroun

Olivier LAMISSA KAIKAI

L’équipe invitĂ©e par Elecam, a Ă©changĂ© avec le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale lundi soir

«Nous sommes une dĂ©lĂ©gation venue du siĂšge des Nations unies, particuliĂšrement du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral. Nous sommes accompagnĂ©s par d’autres collĂšgues basĂ©s sur le terrain pour une mission exploratoire, suite Ă  une demande formulĂ©e par le prĂ©sident d’Elections Cameroon (ELECAM) ». PrĂ©cision faite d’entrĂ©e de jeu lundi en dĂ©but de soirĂ©e par le conseiller Ă©lectoral et politique Ă  la division de l’assistance Ă©lectorale au dĂ©partement des affaires politiques des Nations unies. A la tĂȘte d’une Ă©quipe de quatre personnalitĂ©s comprenant Ă©galement le reprĂ©sentant rĂ©sident par intĂ©rim du SystĂšme des Nations unies au Cameroun, Jean Victor Bouri, le chef de la dĂ©lĂ©gation onusienne, Akinyemi Adegbola n’a pas voulu en dire plus sur cette mission qu’il a entamĂ©e au Cameroun, encore moins sur l’objet des discussions qui auront durĂ© prĂšs d’une heure avec le TrĂšs honorable Cavaye YeguiĂ© Djibril, prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale.
Tout juste a-t-il tenu Ă  prĂ©ciser que la mission qu’il conduit a jugĂ© nĂ©cessaire de rencontrer les personnalitĂ©s camerounaises et mĂȘmes les partis politiques, dans le cadre de cette visite au Cameroun. Il convient dĂ©jĂ  de dire que la coopĂ©ration entre Elections Cameroon et le systĂšme des Nations unies n’est pas nouvelle. Il faut pour cela rappeler que c’est en 2010 que le Programme des Nations unies pour le dĂ©veloppement (PNUD) a dĂ©veloppĂ© et transfĂ©rĂ© Ă  l’organe en charge de la gestion du processus Ă©lectoral et rĂ©fĂ©rendaire, le logiciel de gestion et de traitement informatique des donnĂ©es Ă©lectorales (SIGCE-SystĂšme d’information et de gestion cartographique des Ă©lections). Celui-ci permet notamment la saisie informatique des donnĂ©es dans la phase des inscriptions sur les listes Ă©lectorales, la consolidation du fichier Ă©lectoral en procĂ©dant notamment Ă  son toilettage avant la publication des listes Ă©lectorales provisoires.
Université de Ngaoundéré: la citadelle du savoir

#Regions
Brice MBEZE

Créée en 1993, l’institution compte, Ă  ce jour, une dizaine d’établissements, qui encadrent environ 35.000 Ă©tudiants



L’une des spĂ©cificitĂ©s de l’arrondissement de NgaoundĂ©rĂ© III, c’est qu’il abrite l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©. SituĂ©e sur la nationale N°1, Ă  la sortie nord de NgaoundĂ©rĂ©, cette universitĂ© est nĂ©e en 1993. BĂąti sur une superficie de 1475 hectares, ce creuset du savoir compte aujourd’hui 10 Ă©tablissements, dont cinq grandes Ă©coles. Il y a l’Ecole nationale supĂ©rieure des sciences agro-industrielles (ENSAI), l’Institut universitaire de technologie (IUT), l’Ecole des sciences de mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire (ESMV), l’Ecole de gĂ©ologie et d’exploitation miniĂšre (EGEM), qui est dĂ©localisĂ©e Ă  Meiganga dans le MbĂ©rĂ© et l’Ecole de gĂ©nie-chimique, la derniĂšre-nĂ©e. GrĂące Ă  ces Ă©coles, l’universitĂ© forme des ingĂ©nieurs et des techniciens prĂȘts pour le marchĂ© de l’emploi.
A cĂŽtĂ© des grandes Ă©coles, fonctionnent autant de facultĂ©s. On recense ainsi la facultĂ© des Arts, Lettres et Sciences humaines (FALSH), la facultĂ© des Sciences (FS), la facultĂ© des Sciences Ă©conomiques et de Gestion (FASEG), la facultĂ© des Sciences de l’éducation et la facultĂ© des Sciences juridiques et politiques (FSJP). Cette derniĂšre facultĂ© a depuis 2016 un dĂ©membrement Ă  Garoua, rĂ©gion du Nord. La deuxiĂšme universitĂ© au classement 2016 des institutions d’Etat, a vu son effectif dĂ©cupler, ces derniĂšres annĂ©es. 368 enseignants distillent les savoirs, chacun dans son domaine aux 35000 Ă©tudiants rĂ©guliĂšrement inscrits. Parmi ces Ă©tudiants, 6000 environ sont Ă©trangers pour une majoritĂ© tchadienne. LogĂ©e au quartier Dang, Ă  15 kilomĂštres de la ville, cette institution a, en partie, favorisĂ© la crĂ©ation de l’arrondissement de NgaoundĂ©rĂ© IIIĂšme, en 2007. « Recevant davantage d’étudiants, il Ă©tait impĂ©ratif de doter cette localitĂ© d’une administration et d’une municipalitĂ©, pour mieux rĂ©guler les activitĂ©s qui se sont dĂ©veloppĂ©es autour du campus. », souligne Abbo Mohamadou, natif de Dang. Depuis le 05 juillet dernier, le Pr Florence Uphie Chinje, Ă©pouse Melo, a pris les rĂȘnes de cette universitĂ©. Elle remplace le Pr Paul Henri Amvam Zollo, qui y a passĂ© quatorze ans comme recteur.
Sénégal: le come-back de Wade

#International
Sainclair MEZING

L’ancien prĂ©sident a regagnĂ© le pays lundi pour prendre part aux Ă©lections lĂ©gislatives du 30 juillet prochain.

AnnoncĂ© depuis des jours, Abdoulaye Wade a finalement regagnĂ© Dakar, la capitale sĂ©nĂ©galaise, lundi en soirĂ©e en compagnie de Viviane, son Ă©pouse, et de certains proches. L’ancien prĂ©sident sĂ©nĂ©galais revenait ainsi de son exil parisien oĂč il vit depuis sa dĂ©faite Ă  la prĂ©sidentielle de 2012. A 91 ans, « Gorgui », le vieux en langue wolof, comme l’appellent affectueusement ses partisans, ne retourne pas au pays pour se croiser les bras, mais pour rentrer Ă  nouveau dans l’arĂšne politique. Il souhaite ainsi conduire « Manko Wattu SĂ©nĂ©gal », la liste nationale de la coalition d’opposition, aux Ă©lections lĂ©gislatives du 30 juillet prochain. Celle-ci regroupe le Parti dĂ©mocratique sĂ©nĂ©galais (PDS) et ses principaux alliĂ©s. Son agenda prĂ©voit, pendant prĂšs de trois semaines d’activitĂ© politique intense, plusieurs meetings aussi bien Ă  Dakar que dans d’autres grandes villes du pays. Il est ainsi attendu Ă  Touba et Tivaouane, deux citĂ©s saintes des confrĂ©ries mouride et tidiane.
Quelque temps seulement aprĂšs sa descente d’avion Ă  l’aĂ©roport LĂ©opold SĂ©dar Senghor, Abdoulaye Wade s’est adressĂ© Ă  ses partisans et sympathisants. La virulence dans le propos et la critique acerbe Ă  l’endroit de son successeur ont laissĂ© transparaĂźtre la tournure que pourrait prendre la campagne. Il a dĂ©clarĂ© avoir acceptĂ© conduire l’une des deux listes de l’opposition pour « redresser » ce qu’il appelle un SĂ©nĂ©gal en Ă©tat de « dĂ©liquescence ». «J’ai entendu le message que le SĂ©nĂ©gal va mal. Cette souffrance me fait mal, trĂšs mal. Ma famille politique s’est associĂ©e avec d’autres partis avec un objectif : faire partir Macky Sall », a-t-il lancĂ©.
Mais, au-delĂ  du faste et de la grande mobilisation que ce retour a suscitĂ©, ce n’est pas la grande sĂ©rĂ©nitĂ© dans les rangs du PDS. Cette formation politique connaĂźt des fissures internes avec des jeunes loups aux dents bien longues qui ne voient pas d’un bon Ɠil le retour du « vieux ».
Fédérations sportives: on reparle des élections

#Sports
AngĂšle BEPEDE

Le ministre des Sports et de l’Education physique a installĂ© lundi dernier un comitĂ© technique de rĂ©forme.

Haro sur l’amateurisme, la corruption et l’ignorance des textes. Voici le comitĂ© technique de rĂ©forme des fĂ©dĂ©rations sportives civiles nationales. InstallĂ© le 10 juillet dernier au palais des Sports de YaoundĂ© par le ministre des Sports et de l’Education physique, Bidoung Mkpatt, l’organe vient mettre fin au statu quo ambiant. Cette installation vient-elle dĂ©clencher le processus de renouvellement des organes dirigeants des fĂ©dĂ©rations ? Oui, Ă  en croire le Minsep. Depuis l’an dernier, le mandat des dirigeants fĂ©dĂ©raux a expirĂ©. Pour cause d’organisation de la coupe d’Afrique des nations de football fĂ©minin au Cameroun, le processus n’a pu se tenir. Les prĂ©sidents tombaient donc dans le statut de l’illĂ©galitĂ©. Et le 15 fĂ©vrier dernier, au cours d’une rĂ©union avec ces dirigeants-lĂ , le Minsep reportait, sans dĂ©lai, le processus de renouvellement des dirigeants des fĂ©dĂ©rations.
AprĂšs des consultations, les problĂšmes qui se posent au sein de ces associations sportives sont l’exclusion des membres Ă©lus, les problĂšmes de gestion financiĂšre et ceux liĂ©s Ă  la non-acceptation de certaines ligues, apprend-on du directeur des normes et du suivi des organisations sportives au Minsep, Lucien Nanga. Avec quatre vice-prĂ©sidents, autant de rapporteurs et six membres, le comitĂ© devra examiner tous les contentieux existants dans chacune des fĂ©dĂ©rations et proposer des solutions. Ils devront aussi arrimer les textes organiques des associations Ă  la loi de 2011, portant organisation et promotion des activitĂ©s physiques et sportives. Le point sur les ligues fonctionnelles par fĂ©dĂ©ration est attendu

Le travail a dĂ©butĂ© hier et ce, jusqu’à samedi 15 juillet. Des reprĂ©sentants de 45 fĂ©dĂ©rations seront entendus au stade Omnisports de YaoundĂ© lors des sĂ©ances de travail. Mais les problĂšmes ne concernent pas toutes les fĂ©dĂ©rations. « Nous allons recevoir toutes les tendances et Ă©valuer plaintes et complaintes », assure Lucien Nanga. Le Minsep, lui, souhaite une nouvelle Ăšre marquĂ©e par la recherche de la cohĂ©sion et la performance.