Cameroon Tribune
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ƒcumĂ©nisme et dialogue interreligieux: les Ă©vĂȘques d’Afrique centrale en communion

#Societe
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Une messe pontificale cĂ©lĂ©brĂ©e hier Ă  YaoundĂ© en prĂ©sence du reprĂ©sentant du chef de l’Etat, RenĂ© Emmanuel Sadi.

C’est par la cĂ©lĂ©bration d’une messe pontificale solennelle que les Ă©vĂȘques d’Afrique centrale rĂ©unis Ă  YaoundĂ© depuis le 8 juillet dernier dans le cadre de la 11e assemblĂ©e plĂ©niĂšre de l’Association des confĂ©rences Ă©piscopales de la rĂ©gion Afrique centrale (ACERAC) ont achevĂ© leurs travaux. C’était en la basilique Marie-Reine des apĂŽtres de MvolyĂ©, en prĂ©sence du Nonce apostolique au Cameroun et en GuinĂ©e Ă©quatoriale, Mgr Piero Pioppo, du reprĂ©sentant du chef de l’Etat, RenĂ© Emmanuel Sadi, qu’accompagnaient d’autres membres du gouvernement. Des priĂšres et des chants ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s par le peuple de Dieu en faveur du dialogue entre les chrĂ©tiens au sein de l’Eglise, entre l’Eglise et les confessions chrĂ©tiennes, l’Eglise et les autres religions. Dans son mot introductif, Mgr Samuel Kleda, prĂ©sident sortant de l’ACERAC, a rappelĂ© que la religion est un facteur qui nous permet de vivre en paix et que certains ne devraient pas commettre des crimes, des injustices et semer la haine au nom de la religion. Ceci parce que le Dieu en qui tout le monde croit est un Dieu de paix et d’amour.

A sa suite, le cĂ©lĂ©brant principal, Mgr Miguel Ange Nguema, archevĂȘque de Malabo en GuinĂ©e Ă©quatoriale, prĂ©sident entrant de l’ACERAC, dans son homĂ©lie tirĂ© des textes liturgiques de ce dimanche, notamment de l’évangile de Saint Mathieu, s’est appesanti sur la parabole du semeur. Un semeur qui a jetĂ© la graine dans un champ et qui a rĂ©coltĂ© des fruits variĂ©s en fonction des terres sur lesquelles elle est tombĂ©e. Ce contexte biblique traduit la rĂ©alitĂ© quotidienne de la foi des chrĂ©tiens d’aujourd’hui. « JĂ©sus s’identifie au semeur de la graine. Il l’éparpille et la qualitĂ© des fruits dĂ©pend de la qualitĂ© du sol. La semence de la parole de Dieu jetĂ©e il y a 2000 ans est une rĂ©alitĂ© prometteuse dans nos cƓurs », a-t-il insistĂ©. Il a invitĂ© chacun Ă  se poser la question de savoir : quelle genre de terre sommes-nous ou voulons-nous ĂȘtre ? Et de conclure : « La semence du semeur continue de tomber dans les champs de diffĂ©rents peuples de l’Afrique centrale. Soyons des artisans du dialogue ».

Ainsi, dans leur message lu par Mgr Samuel Kleda, les Ă©vĂȘques de l’Afrique centrale, en communion face aux exigences du dialogue envisagent entre autres, d’intensifier l’éducation au pluralisme religieux pour lutter contre l’ignorance, de crĂ©er des structures de dialogue au niveau de chaque diocĂšse, de chaque pays et de la sous-rĂ©gion. Ils exhortent par ailleurs la famille de Dieu de l’Afrique centrale Ă  tout mettre en Ɠuvre pour prĂ©server la paix et le dialogue. Ceci en vue de promouvoir une croissance mutuelle et une sociĂ©tĂ© paisible, sous la protection maternelle de la Sainte Vierge Marie. C’est par une bĂ©nĂ©diction pontificale signe de l’envoi en mission que le flambeau de la prĂ©sidence de l’ACERAC a Ă©tĂ© passĂ© Ă  Mgr Miguel Ange Nguema pour trois ans.

Ils ont dit

Mgr Jean Vincent Ondo: « Une rencontre de fraternité »
EĂ©vĂȘque d’Oyem, Gabon

« Nous avons vĂ©cu une rencontre de fraternitĂ© et de partage d’expĂ©riences. Au niveau de l’Afrique centrale avec plusieurs cultures, plusieurs peuples, mais nous nous sommes retrouvĂ©s au nom de JĂ©sus Christ qui nous donne un message d’amour Ă  vivre entre nous et Ă  partager avec les autres. Nous repartons avec un cƓur en joie grĂące Ă  l’hospitalitĂ© de nos confrĂšres, mais surtout de la population toute entiĂšre. Il s’agit des barriĂšres inutiles mais si l’homme essaye de mettre le dialogue au cƓur de tout, on va se rendre compte qu’elles vont tomber. Le message est fort, ne pas avoir peur de l’autre, ne pas avoir peur d’aller Ă  sa rencontre et de dĂ©couvrir en lui ce qu’il y a de positif. Pour que nous puissions vivre ensemble ».
ƒcumĂ©nisme et dialogue interreligieux: les Ă©vĂȘques d’Afrique centrale en communion

#Societe
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

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Mgr Bienvenu Manamika, diocÚse de Dolisie: « Non à la phagocytose des religions »
Congo-Brazzaville.

« Nous voulons aller vers l’éradication de l’extrĂ©misme pour le bien de la sous-rĂ©gion et pourquoi pas celui de toute l’Afrique. Nous restons unis pour dire non Ă  ce flĂ©au. Cela passe par le respect des uns et des autres. Il n’y a que l’amour et le respect de l’altĂ©ritĂ© de la diffĂ©rence qui montrent que nous sommes les tĂ©moins de Dieu. Nous disons non Ă  la phagocytose des religions, Ă  tout le mal distillĂ© aujourd’hui par Boko Haram, et disons oui Ă  l’unitĂ© au nom de Dieu, Ă  la rĂ©conciliation, Ă  la justice au nom de Dieu. Bref, nous disons non Ă  la pagaille. Nous sommes sur de bons rails mais le problĂšme ce sont les terreaux, les qualitĂ©s des cƓurs ».

Mgr Samuel Kleda, archevĂȘque de Douala: « Nous devons tous nous sentir comme des frĂšres »
Président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun.

« Compte tenu des expĂ©riences vĂ©cues, nous nous sommes engagĂ©s Ă  prendre au sĂ©rieux ce chemin de dialogue qui est un chemin d’amour, de vĂ©ritĂ©, de paix. A partir de lĂ , chacun de nous devra s’engager Ă  s’ouvrir Ă  l’autre parce que quand nous voyons une autre personne, c’est la mĂ©fiance qui domine au lieu de la regarder comme un frĂšre. C’est l’expĂ©rience que nous faisons chaque jour. Il faudrait qu’on mette en place des structures qui permettent aux gens de prendre conscience qu’il est nĂ©cessaire de dialoguer. Cela est trĂšs important. Qu’on soit musulman, protestant ou adepte de la religion traditionnelle, nous devons tous nous sentir comme des frĂšres ».
C2D: 90 milliards pour deux programmes

Josy MAUGER

Des contrats d’affectation signĂ©s vendredi Ă  YaoundĂ© entre le Minepat et l’Agence française de dDĂ©veloppement.

Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze a procĂ©dĂ© vendredi dernier Ă  YaoundĂ© Ă  la signature de deux contrats d’affectation dans le cadre du troisiĂšme Contrat dĂ©sendettement et dĂ©veloppement (C2D) avec l’Agence française de dĂ©veloppement (AFD) celle-ci Ă©tait reprĂ©sentĂ©e par son directeur, Christian Yoka. Lesdites conventions, d’un montant global de 135 millions d’Euros soit environ 90 milliards de F, sont prĂ©vus d’une part pour le financement complĂ©mentaire de la troisiĂšme phase du programme de consolidation et de pĂ©rennisation du dispositif de formation et d’insertion agropastoral et halieutique (PCP-Afop). Il est financĂ© Ă  hauteur de 40 millions d’Euros correspondant Ă  26,5 milliards de F. l’autre bĂ©nĂ©ficiaire c’est le Conseil agropastoral (PCP-Acefa) Ă  qui le montant de 95 millions d’Eeuros soit environ 62,5 milliards de F est dĂ©volu.

Au cours de cette cĂ©rĂ©monie qui a Ă©galement rĂ©uni les deux ministres en charge de l’Agriculture et de l’Elevage ainsi que l’ambassadeur de France au Cameroun, Louis Paul Motaze a soulignĂ© la satisfaction du prĂ©sident de la RĂ©publique pour la qualitĂ© de ces deux interventions. Selon lui, elles placeront de façon irrĂ©versible le Cameroun dans la dynamique de l’amĂ©lioration durable de la production agropastorale Ă  l’horizon 2035.

Il est Ă  noter que ces interventions intĂšgrent Ă©galement les objectifs et prioritĂ©s de dĂ©veloppement Ă  travers la promotion de l’auto-emploi des jeunes et la croissance inclusive et durable des territoires ruraux au Cameroun.

Pour ce qui est du programme Afop, les deux premiĂšres phases ont notamment contribuĂ© Ă  la rĂ©novation de 75 centres de formation et de 26 Ă©coles dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des pĂȘches. PrĂšs de 2930 jeunes ont Ă©tĂ© formĂ©s et 2110 d’entre eux insĂ©rĂ©s Ă  travers le financement de leurs microprojets. Cette phase de consolidation du programme consistera Ă  former les jeunes, finaliser la rĂ©novation par le perfectionnement du dispositif de formation-insertion. Le coĂ»t total du programme est de 38 milliards de F. Il sera pris en charge de maniĂšre dĂ©gressive par le C2D, Ă  hauteur de 26,5 milliards de F. La contribution de l’Etat s’élĂšve Ă  11 milliards de F. Concernant le programme Acefa, il est question entre autres, d’amĂ©liorer la gestion technique et Ă©conomique des exploitations agricoles et les capacitĂ©s organisationnelles des producteurs. Le coĂ»t de cette troisiĂšme phase est de 93 milliards de F dont 62,5 milliards de F supportĂ©s par l’AFD et 31 milliards de F allouĂ©s par l’Etat camerounais.
CoopĂ©ration Cameroun-BAD: c’est du concret

Azize MBOHOU

Akinwumi A. Adesina prĂ©sident de la Banque africaine de DĂ©veloppement a Ă©tĂ© accueilli hier Ă  l’aĂ©roport de YaoundĂ©-Nsimalen par le Premier ministre, chef du gouvernement.

En sa qualitĂ© de 8e prĂ©sident du Groupe de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), le NigĂ©rian Akinwumi Ayodeji Adesina a entamĂ© depuis hier sa premiĂšre visite officielle au Cameroun. L’hĂŽte du chef de l’Etat a Ă©tĂ© accueilli Ă  1h30, dans la nuit de samedi Ă  dimanche, Ă  l’aĂ©roport international de YaoundĂ©-Nsimalen, par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang. C’est Ă  bord d’un vol commercial de la compagnie aĂ©rienne Air CĂŽte d’Ivoire que le prĂ©sident de la BAD est arrivĂ© Ă  YaoundĂ©. AprĂšs l’atterrissage, Philemon Yang et Akinwumi A. Adesina ont fait escale au salon VIP de l’aĂ©roport. C’était en prĂ©sence du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze.

Au cours de cette brĂšve Ă©tape, le prĂ©sident du Groupe de la BAD n’a pas cachĂ© le plaisir qu’il Ă©prouve en rĂ©pondant Ă  l’invitation du prĂ©sident Paul Biya. Pour lui, le Cameroun et la BAD qui entretiennent des liens de partenariat depuis 1972, sont engagĂ©s dans plusieurs chantiers de dĂ©veloppement. C’est dans ce contexte qu’Akinwumi A. Adesina effectue sa premiĂšre visite au Cameroun, question de revisiter les grands axes de cette coopĂ©ration fructueuse. Dans cette optique, il a par exemple visitĂ© hier le projet hydroĂ©lectrique de Lom Pangar Ă  l’Est et a procĂ©dĂ© Ă  la pose de la premiĂšre pierre de l’usine de pied de cette infrastructure Ă©nergĂ©tique.

Ancien ministre de l’Agriculture du Nigeria, Akinwumi A. Adesina a pris fonction Ă  la tĂȘte de la BAD le 1er septembre 2015. Sa vision depuis lors est d’aider Ă  bĂątir une nouvelle Afrique caractĂ©risĂ©e par une croissance durable et partagĂ©e dans la prospĂ©ritĂ©, une Afrique unie, en paix et en sĂ©curitĂ©, intĂ©grĂ©e sur le plan rĂ©gional et compĂ©titive sur le plan mondial; un continent d’espoir, d’opportunitĂ©s et de libertĂ©, oĂč la prospĂ©ritĂ© est partagĂ©e par tous. Une Afrique ouverte au monde, dont les Africains sont fiers. Pour lui, cette Ă©mergence passe par la reconnaissance et l’apprĂ©ciation des acquis remarquables que nous avons rĂ©alisĂ©s dans le passĂ©, engager une rĂ©flexion critique sur les nouveaux dĂ©fis Ă  relever Ă  l’avenir et rĂ©orienter notre dĂ©marche stratĂ©gique. Et la BAD, principale institution de financement du dĂ©veloppement en Afrique, a un rĂŽle majeur Ă  jouer dans cette aventure de transformation.

Akinwumi Ayodeji Adesina: « Le Cameroun est trÚs important pour la BAD »
Président du Groupe de la Banque africaine de développement.

« Je suis heureux d’ĂȘtre au Cameroun, pour ces jours de travail. Je connais trĂšs bien ce pays. J’ai Ă©tĂ© honorĂ© par l’invitation du chef de l’Etat et l’accueil rĂ©servĂ© par le Premier ministre, chef du gouvernement. Le Cameroun est mon pays. J’y suis trĂšs Ă  l’aise. C’est un pays trĂšs important pour la Banque africaine de dĂ©veloppement. Notre institution travaille avec le Cameroun depuis 1972. Donc, c’est un bon mariage qui dure depuis longtemps. Nous avons beaucoup de projets en cours dans ce pays, notamment dans le domaine de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures routiĂšres, etc. Nous sommes donc venus Ă©changer avec le prĂ©sident de le RĂ©publique, renforcer les liens de coopĂ©ration entre la BAD et le gouvernement du Cameroun. Je suis vraiment trĂšs honorĂ©, pour ce premier sĂ©jour que j’effectue au Cameroun. »
Ecrans Noirs : à toute épreuve

Monika NKODO

Le festival de cinĂ©ma arrivĂ© Ă  sa 21e Ă©dition s’est ouvert le 15 juillet dernier Ă  YaoundĂ©.

20 ans d’Ecrans Noirs. Un dĂ©fi relevĂ© par Bassek ba Kobhio, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du festival et son Ă©quipe. La longĂ©vitĂ© de ce grand rendez-vous du 7e art camerounais et international a concentrĂ© les attentions des diffĂ©rents intervenants de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture le 15 juillet dernier au palais des CongrĂšs Ă  YaoundĂ©. Le film de deux dĂ©cennies riches en rebondissements, aventures et autres difficultĂ©s a Ă©tĂ© dĂ©roulĂ© face au public du palais des CongrĂšs. Ecrans Noirs, hĂ©ritage d’une rencontre instructive et porteuse entre Bassek ba Kobhio et la lĂ©gende Sembene Ousmane (SĂ©nĂ©gal), fait la fiertĂ© du cinĂ©aste camerounais, promoteur du projet. 20 ans plus tard, le festival est toujours en vie, et les organisateurs tiennent Ă  saluer tous ceux qui les ont soutenus dans leur longue marche. Au premier rang des partenaires des Ecrans Noirs, TV5Monde Afrique. Yves Bigot, directeur gĂ©nĂ©ral de TV5Monde, a donnĂ© l’assurance d’une continuitĂ© dans la collaboration. « Oui, nous soutiendrons votre festival de longues annĂ©es encore », a-t-il affirmĂ©.

Le gouvernement camerounais, Ă  travers Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat Ă  cette cĂ©rĂ©monie d’ouverture, a dit sa reconnaissance pour les Ecrans Noirs, « dont la crĂ©dibilitĂ© s’affermit d’annĂ©e en annĂ©e ». Promotion du cinĂ©ma, mais aussi valorisation des figures du 7e art camerounais et africain. C’est l’un des leitmotivs avouĂ©s de l’Association Ecrans Noirs. Dans ce sillage, un hommage a Ă©tĂ© rendu Ă  Arthur Si Bita, le rĂ©alisateur camerounais disparu le 12 novembre 2016. « Il n’a cessĂ© de nous accompagner dans nos diffĂ©rentes ambitions, de par ses conseils et sa prĂ©sence », a reconnu Bassek ba Kobhio. Le Festival panafricain du cinĂ©ma et de l’audiovisuel de Ouagadougou (Fespaco) a lui aussi Ă©tĂ© honorĂ©. L’Ecran d’honneur « Prix Charles Mensah » a Ă©tĂ© remis par le Minac et le ministre GrĂ©goire Owona, PCA des Ecrans Noirs, au dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du Fespaco, Ardiouma Soma, pour la mise en valeur du cinĂ©ma africain. L’aura de cet Ă©vĂ©nement phare au Burkina Faso, a enveloppĂ© cette cĂ©rĂ©monie, avec la projection de « FĂ©licitĂ© » du SĂ©nĂ©galais Alain Gomis, Etalon d’or du dernier Fespaco.

La 21e Ă©dition des Ecrans Noirs se dĂ©roulera jusqu’au 23 juillet prochain Ă  YaoundĂ© et Ă  Douala (une grande premiĂšre pour la capitale Ă©conomique) avec en fond, un hommage au rĂ©alisateur gabonais Philippe Mory, lui aussi de regrettĂ©e mĂ©moire. Ecrans Noirs 2017, c’est plus de 90 films (longs et courts mĂ©trages, documentaires) projetĂ©s dans des salles comme Sita Bella, le Goethe Institut, le Centre culturel camerounais, le MusĂ©e national et la Fondation Tandeng Muna Ă  YaoundĂ©. Le public est d’ailleurs vivement invitĂ© Ă  s’y rendre pour apprĂ©cier la programmation. Ces 21e Ecrans Noirs, c’est aussi le premier MarchĂ© international du film d’Afrique centrale, du 17 au 20 juillet prochain Ă  l’HĂŽtel la Falaise de YaoundĂ©, et un colloque du 19 au 20 juillet au MusĂ©e national avec pour thĂšme : « La contribution du cinĂ©ma et de l’audiovisuel au dĂ©veloppement Ă©conomique et socio-culturel ».
Forces de défense: les nouveaux généraux parés

Jean Francis BELIBI

Ils ont reçu leurs attributs au cours d’une cĂ©rĂ©monie prĂ©sidĂ©e samedi dernier par le MINDEF, Joseph Beti Assomo.

Cour d’honneur de la Brigade du Quartier gĂ©nĂ©ral samedi dernier, il est un peu plus de 10h. La voix puissante et forte du colonel Laurent Amang, directeur adjoint du GĂ©nie militaire et commandant des troupes se fait entendre : « Officiers gĂ©nĂ©raux promus et porte-fanions, portez-vous Ă  l’emplacement des cĂ©rĂ©monies ». Les « onze » de la cuvĂ©e du 29 juin dernier quittent la tribune oĂč ils sont installĂ©s, avec en tĂȘte les six de la gendarmerie nationale, les quatre de l’armĂ©e de terre et celui de l’armĂ©e de l’air. Chacun a Ă  ses cĂŽtĂ©s, un jeune officier. Il s’agit des porte-fanions. Suit la lecture du dĂ©cret prĂ©sidentiel qui fait de ces hommes, des officiers gĂ©nĂ©raux de nos forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Puis le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense est invitĂ© Ă  descendre de la tribune pour la remise des attributs. Les uns aprĂšs les autres, ils reçoivent d’abord les Ă©paulettes avec les deux Ă©toiles en or, le chapeau qui porte les mĂȘmes insignes puis le fanion que chacun remet Ă  son porte-fanion. Une quinzaine de minutes viennent de s’écouler, le tout ponctuĂ© des cris et des youyous des familles trĂšs nombreuses ce matin.

A la fin, Joseph Beti Assomo regagne la tribune officielle dans laquelle se trouvent la quasi-totalitĂ© des membres du gouvernement, ceux du corps diplomatique, le gratin de la hiĂ©rarchie militaire et les attachĂ©s de dĂ©fense affectĂ©s au Cameroun. Puis la voix du colonel Amang se fait Ă  nouveau entendre. Moins puissante cette fois. Normal, bien que commandant des troupes pour cette cĂ©rĂ©monie de remise des attributs aux nouveaux officiers gĂ©nĂ©raux, il s’adresse dĂ©sormais Ă  des supĂ©rieurs : « Officiers gĂ©nĂ©raux rĂ©cipiendaires et porte-fanions, regagnez la tribune ». Le pas solennel et sous les applaudissements des personnalitĂ©s prĂ©sentes et les cris des membres des familles, ils regagnent la tribune officielle. Les forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© camerounaises viennent de s’enrichir de onze nouveaux officiers gĂ©nĂ©raux. L’assistance aura ensuite droit Ă  un carrousel exĂ©cutĂ© par la musique principale des armĂ©es. Le dĂ©filĂ© militaire et une photo souvenir viendront clĂŽturer une cĂ©rĂ©monie riche en couleurs et en sons.

Ils ont dit

Brigadier General Pierre Louba Zal: “It is A Marvelous Day”
“I will like to once more take this opportunity to thank God because without God nothing is possible. Secondly, I will like to thank the Head of State, Commander-in-Chief of the Armed forces for this mark of trust confided in me. I cannot forget to thank the Secretary of State in charge of the National Gendarmerie and my collaborators. I want to say that it is a marvelous day.”

Général de brigade Jules César Essoh: « Un double sentiment de satisfaction »
« C’est un double sentiment de satisfaction qui m’anime. Je voudrais pour cela remercier le Seigneur et dire toute ma gratitude au chef de l’Etat, chef des armĂ©es. Je n’oublie pas ma hiĂ©rarchie. Je perçois cette promotion comme une invite Ă  plus d’ardeur et Ă  plus d’abnĂ©gation dans le travail qui est le mien. »

GĂ©nĂ©ral de brigade Housseini Djibo: « Je redis toute ma dĂ©termination Ă  aller de l’avant »
« Je redis toute ma dĂ©termination Ă  aller de l’avant, au regard de la mobilisation exceptionnelle des populations. Je voudrais remercier le chef de l’Etat pour cette grande dĂ©cision qu’il a prise. Nous lui promettons plus de loyalisme, de fidĂ©litĂ© aux institutions. Plus de dynamisme aussi. Nous allons rĂ©solument nous mettre au travail pour rĂ©pondre aux attentes du haut-commandement. Je vais m’impliquer pour donner le meilleur de moi, pour renforcer la discipline dans nos rangs. »
Forces de défense: les nouveaux généraux parés

Jean Francis BELIBI

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Brigadier General Ekongwese Divine Nnoko: “I Feel Honoured”
“It is a very wonderful day to me. This is a very special day to me. The Head of State has given me a very high distinction. I feel honoured. It is an event in my life that can never be forgotten. What a surprise to have this wonderful distinction to the grade of a Brigadier General when I was almost going on retirement. I have to thank the Head of State very much after glorifying God. I thank my civilian hierarchy; the Minister Delegate at the Presidency in charge of Defence, the Secretary State in charge of the National Gendarmerie and all my military hierarchy.”

Général de brigade Elias Toungue: « Un sentiment de satisfaction »
« C’est un sentiment de satisfaction et de grande redevance vis-Ă -vis du Bon Dieu qui a inspirĂ© le chef de l’Etat, chef des armĂ©es, pour qu’il me mette parmi les promus de ce jour. Pour cela, je lui suis grandement reconnaissant. Je remercie le prĂ©sident de la RĂ©publique et la chaĂźne hiĂ©rarchique, Ă  savoir le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, le secrĂ©taire d’Etat Ă  la DĂ©fense chargĂ© de la gendarmerie. Ils sont nos premiers utilisateurs et nous ont proposĂ© Ă  cette haute charge ».

GĂ©nĂ©ral de brigade AndrĂ© Patrice Bitote: « Un engagement Ă  servir avec plus d’honneur »
« J’éprouve un double sentiment de gratitude et de joie. Gratitude au TrĂšs haut qui a permis cette Ă©lĂ©vation et au chef de l’Etat pour sa trĂšs haute confiance. Joie parce que c’est une promotion. Maintenant je ressens le poids des responsabilitĂ©s et je m’engage vis-Ă -vis de ma hiĂ©rarchie Ă  servir avec un surcroĂźt d’honneur et de fidĂ©litĂ© ».

GĂ©nĂ©ral de brigade Donatien Melingui Nouma: « J’ai dĂ©jĂ  la tĂȘte au travail »
« Je suis Ă©mu et je remercie le haut commandement pour cette marque de confiance. Ces moments sont formidables. C’est un grand jour de cĂ©lĂ©bration. Voir cette foule venue nous ovationner, prouve que les attentes sont fortes. AprĂšs cette communion, j’ai dĂ©jĂ  la tĂȘte tournĂ©e au travail qui m’attend. J’attends de prendre service cette semaine pour me mettre rĂ©solument au travail ».

GĂ©nĂ©ral de brigade Joseph Nouma: « Je pense aux hommes avec qui j’ai travaillĂ© »
« Je suis simplement heureux d’avoir reçu ces Ă©paulettes. Ma gratitude va au chef de l’Etat, chef des armĂ©es. Ma trĂšs vive reconnaissance envers les militaires avec qui j’ai travaillĂ© depuis le dĂ©but de ma carriĂšre. Certains y ont laissĂ© leurs vies je remercie Ă©galement ma famille et les familles de tous les militaires engagĂ©s dans le cadre de notre service. Maintenant je me tiens prĂȘt Ă  rĂ©soudre les missions qui me sont confiĂ©es Ă  la tĂȘte de la 11e Brigade d’infanterie motorisĂ©e ».

GĂ©nĂ©ral de brigade Assoualai Blama: « Ma gratitude au chef de l’Etat »
« Je suis Ă©mu de voir autant de monde autour de moi, de voir autant de choses qui se rĂ©alisent. SincĂšrement, c’est de l’émotion. Je rends grĂące au Tout puissant. Je remercie trĂšs sincĂšrement le chef de l’Etat, chef des armĂ©es pour le choix portĂ© sur ma modeste personne. Je pense Ă©galement Ă  toute ma hiĂ©rarchie et tous ceux qui ont fait le dĂ©placement du Quartier gĂ©nĂ©ral ce jour pour nous encourager ».

Général de brigade Agha Robinson Ndong: « Que cet évÚnement nous réunisse »
« C’est un sentiment de remerciement et une invite Ă  plus d’ardeur au travail. Je rends grĂące au Seigneur et remercie le chef de l’Etat, chef des armĂ©es. Par ailleurs, j’invite mes collĂšgues et collaborateurs Ă  travailler avec ardeur et dĂ©vouement. Je voudrais profiter de cette occasion pour dire un mot aux populations du Nord-Ouest. Je souhaite que cet Ă©vĂšnement nous permette de nous rĂ©unir, afin de trouver dĂ©finitivement des solutions durables Ă  nos problĂšmes. »
Forces de défense: les nouveaux généraux parés

Jean Francis BELIBI

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Général de brigade aérienne BÚde Benoßt Eba Eba: « Joie et remerciements »
« En ce moment, je ne peux qu’exprimer ma joie et des remerciements Ă  tous ceux qui ont permis que cela se rĂ©alise. Je remercie le TrĂšs haut et je dis toute ma gratitude au prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es et Ă  tous mes supĂ©rieurs qui m’ont permis d’accĂ©der Ă  ce grade».
FĂȘte du 14 juillet : l’amitiĂ© franco-camerounaise cĂ©lĂ©brĂ©e

#International
Simon Pierre ETOUNDI

Vendredi dernier, Ă  l’occasion de la fĂȘte nationale française, la coopĂ©ration sans tĂąche entre la France et le Cameroun a Ă©tĂ© mise en avant.

C’était une journĂ©e « portes-ouvertes » vendredi dernier Ă  la RĂ©sidence de France Ă  YaoundĂ©. A l’occasion de la cĂ©lĂ©bration du 228e anniversaire de la prise de la Bastille qui marque la fĂȘte nationale de la France,l’ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a conviĂ© la communautĂ© française vivant au Cameroun ainsi que les amis de la France. Au cƓur de l’ambiance festive qui a prĂ©valu au cours de la soirĂ©e, Gilles Thibault a rappelĂ© Ă  l’ensemble de ses convives, le sens de l’amitiĂ© franco-camerounaise. Pour lui, « l’histoire n’est pas un rĂ©pertoire de fatalitĂ©s, et que le dĂ©veloppement et le progrĂšs sont possibles partout, et pour tous. C’est prĂ©cisĂ©ment parce que le Cameroun et la France partagent les mĂȘmes valeurs, les mĂȘmes convictions, que nous faisons tant ensemble, dans le cadre de cette relation partenariale, dĂ©complexĂ©e et apaisĂ©e ».

Le diplomate français a exprimĂ© toute sa fiertĂ© au nom de la France de compter le Cameroun parmi ses amis. Dans un environnement tourmentĂ© par des violences en tous genres, « je remercie le Cameroun de ce qu’il apporte Ă  mes compatriotes, aux expatriĂ©s et aux pays voisins », a dĂ©clarĂ© l’ambassadeur français. Gilles Thibault a notamment mis en avant le rĂŽle majeur jouĂ© par le Cameroun sous l’autoritĂ© du prĂ©sident Paul Biya, dans la lutte contre le terrorisme et Boko Haram. Dans cette lutte, la France et le Cameroun se tiennent l’un Ă  cĂŽtĂ© de l’autre. Le diplomate français a en outre Ă©voquĂ© les relations Ă©conomiques et de partenariat qui existent entre les deux pays. « Les actions que nous menons en commun sont innombrables, notamment grĂące au contrat de dĂ©sendettement et de dĂ©veloppement, qui fĂȘte ses dix ans cette annĂ©e », a dĂ©clarĂ© Gilles Thibault. La cĂ©lĂ©bration de la fĂȘte nationale française Ă  la RĂ©sidence de France s’est dĂ©roulĂ©e en prĂ©sence du ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, reprĂ©sentant personnel, du chef de l’Etat, Paul Biya.
Coup d’Etat manquĂ© du 15 juillet 2016 : la Turquie s’en souvient

#International
Sainclair MEZING

L’ambassade turque au Cameroun a commĂ©morĂ© le premier anniversaire de ces Ă©vĂ©nements qui ont failli emporter le rĂ©gime de Recep Tayyip Erdogan.

L’ambassade de Turquie au Cameroun a organisĂ© samedi dernier Ă  YaoundĂ© des manifestations marquant le premier anniversaire du putsch manquĂ©, contre le rĂ©gime de Recep Tayipp Erdogan. BaptisĂ©e «JournĂ©e de la dĂ©mocratie et de l’unitĂ© nationale» par les autoritĂ©s turques, la journĂ©e du 15 juillet dernier Ă©tait organisĂ©e, selon elles, pour «honorer l’ñme des martyrs contre les traitres» de l’organisation terroriste de Fetullah GĂŒlen (FETO), prĂ©sentĂ©s comme auteurs du putsch manquĂ©. Le gouvernement turc a dĂ©cidĂ© qu’il en sera ainsi chaque annĂ©e, aussi bien sur l’étendue du territoire turc qu’à travers ses reprĂ©sentations diplomatiques de part le monde. A YaoundĂ©, Murat Ulku, ambassadeur de Turquie au Cameroun, a rassemblĂ© autour de lui les ressortissants turcs pour commĂ©morer ce premier anniversaire.

En prĂ©lude Ă  cette commĂ©moration, le chef de la mission diplomatique turque Ă©tait la veille face Ă  la presse. A l’occasion, Murat Ulku est revenu sur ces Ă©vĂ©nements tragiques qui, selon un bilan officiel, ont coĂ»tĂ© la vie Ă  250 personnes et blessĂ© plus de 2.000 autres. «Les putschistes ont utilisĂ© des avions de chasse pour bombarder le parlement, la prĂ©sidence, le quartier gĂ©nĂ©ral de l’organisation nationale du renseignement, le quartier gĂ©nĂ©ral des forces spĂ©ciales, dans le but d’asservir la rĂ©sistance contre eux. Ils ont tentĂ© d’assassiner le prĂ©sident et le Premier ministre», a affirmĂ© le diplomate. «78 procĂšs sont en cours dans 23 provinces diffĂ©rentes contre lesdites personnes. A ce jour, plus de 300 Ă©tablissements fermĂ©s ont Ă©tĂ© rouverts. Plus de 30.000 fonctionnaires ont Ă©tĂ© rĂ©intĂ©grĂ©s par les conseils d'administration d'examen. Nous continuons Ă©galement notre coopĂ©ration dans un esprit de dialogue constructif avec les mĂ©canismes internationaux pertinents, y compris le Conseil de l'Europe, l'ONU et l'OSCE», a ajoutĂ© Murat Ulku.
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Cameroon Tribune du mardi, 18 juillet 2017.
Coopération Cameroun - BAD: un avenir radieux

Jean Francis BELIBI

Les Ă©changes avec l’institution financiĂšre internationale Ă©taient au centre de l’audience accordĂ©e hier par le chef de l’Etat Ă  Akinwumi Adesina.

C’est un accueil digne des hĂŽtes de marque que le Palais de l’UnitĂ© a rĂ©servĂ© hier au Dr Akinwumi Adesina, prĂ©sident du Groupe de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD). Jets d’eau, tapis rouge avec un piquet d’une dizaine d’élĂ©ments du Groupement d’honneur de la Garde prĂ©sidentielle sabres au clair, souhaits de bienvenue Ă  l’entrĂ©e de l’édifice par le directeur du Cabinet civil, Martin Belinga Eboutou. Puis au final, une Ă©lĂ©vation, par le prĂ©sident de la RĂ©publique, qui le recevait au troisiĂšme jour de sa visite officielle au Cameroun, Ă  la dignitĂ© de Grand officier de l’Ordre national de la valeur et la remise d’un cadeau Ă  la symbolique trĂšs forte : un cavalier Ă  cheval. Autant d’attentions qui n’ont pas laissĂ© insensible le prĂ©sident de la BAD. « Je suis trĂšs Ă©mu et je suis trĂšs encouragĂ© par ce que le prĂ©sident m’a dit en me donnant ce cadeau : « Vous ĂȘtes un homme qui fait les choses trĂšs vite pour l’Afrique. Continuez Ă  la tĂȘte de la BAD Ă  Ɠuvrer pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance du continent » » a dĂ©clarĂ© l’hĂŽte du Cameroun. Entre les deux personnalitĂ©s hier au Palais de l’UnitĂ©, il aura effectivement beaucoup Ă©tĂ© question de la croissance Ă©conomique au Cameroun et sur le continent. Le Dr Adesina a soulignĂ© le rĂŽle majeur qui est celui du pays qui l’accueille : « Le Cameroun est un pays trĂšs important pour la BAD. Nous avons commencĂ© Ă  travailler avec lui en tant que partenaire depuis 1972 » a-t-il relevĂ©.

Ainsi donc, depuis 45 ans, les investissements de la banque au Cameroun sont de l’ordre de 2,5 milliards de dollars, soit environ 1 100 milliards de F a soulignĂ© le prĂ©sident du Groupe de la BAD, qui a par ailleurs indiquĂ© avoir discutĂ© avec le chef de l’État des projets que cette institution finance dans notre pays. Soit 22 au total. « Je lui ai exprimĂ© ma satisfaction pour son leadership en Afrique, je ne l’ai pas seulement fait aujourd’hui, mais depuis longtemps ». Le prĂ©sident du Groupe de la BAD n’a par ailleurs pas manquĂ© de dire Ă  son hĂŽte sa satisfaction pour le rĂŽle « trĂšs important qu’il a jouĂ© dans la stabilitĂ© macroĂ©conomique de la CEMAC avec la rĂ©union qu’il a organisĂ©e en dĂ©cembre dernier ». Sur ce point, le Dr Adesina s’est fĂ©licitĂ© du niveau de croissance de l’économie camerounaise. « Les temps sont durs, mais il ne faut pas oublier que le Cameroun a un taux de croissance de 4,7%. J’ai l’habitude de dire que si vous nagez et vous avez la tĂȘte hors de l’eau, c’est trĂšs bien dans une pĂ©riode difficile », s’est-il fĂ©licitĂ©. Il a relevĂ© que le secteur Ă©nergĂ©tique, dans lequel l’institution qu’il dirige intervient au Cameroun Ă  travers le projet Lom Pangar et le financement annoncĂ© de la BAD Ă  hauteur de 150 millions de dollars, soit plus de 75 milliards de F, pour le projet Nachtigal et les potentialitĂ©s du secteur agricole devraient constituer les leviers de l’économie camerounaise. Autre point de satisfaction du Dr Adesina, le leadership du prĂ©sident Paul Biya en matiĂšre de stabilisation sĂ©curitaire qui permet de faire face Ă  la nĂ©buleuse Boko Haram et Ɠuvre pour un retour Ă  la stabilitĂ© en RĂ©publique centrafricaine. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze, par ailleurs gouverneur pour le Cameroun auprĂšs de cette institution, assistait Ă  l’entretien.
Bac technique: place Ă  la pratique

Alfred MVOGO BIYECK

AprĂšs les rĂ©sultats des admissibilitĂ©s, les Ă©preuves pratiques dĂ©marrent ce matin sur l’ensemble du territoire national.

Les Ă©preuves pratiques du baccalaurĂ©at technique dĂ©butent ce matin sur l’ensemble du territoire. L’heure Ă©tait donc encore hier aux derniers prĂ©paratifs, pour que tout se passe pour le mieux. C’était le cas au lycĂ©e technique de Nsam Ă  YaoundĂ©, qui sans grouiller de monde, s’attelait Ă  peaufiner l’accueil des candidats pour qu’ils composent dans les meilleures conditions possibles.

Gertrude Mbiama Efoudou, proviseur du lycĂ©e de Nsam, est au four et au moulin. En milieu de journĂ©e hier, elle revenait de Nlongkak, un site dĂ©localisĂ© du lycĂ©e de Nsam. Sans protocole ni fioriture, elle nous reçoit et nous accompagne pour le tour du propriĂ©taire. Le site du lycĂ©e de Nsam accueille ce jour 57 candidats aux Ă©preuves pratiques des bacs techniques, mĂ©tier du bois (22 candidats), gĂ©nie civil F4 (35 candidats) et gĂ©nie Ă©lectrique (F3) Ă  Nlongkak. Dans le grand hall Ă  Nsam, le dispositif est dĂ©jĂ  prĂȘt. On peut voir sur chaque table, des morceaux de planches, contre plaquĂ©s et autres matĂ©riels de menuiserie. Chacun des candidats devra ce jour, montrer toutes ses capacitĂ©s. Une machine industrielle est Ă©galement lĂ . LustrĂ©e, elle est aux petits soins d’un employĂ© pour qu’aucun ratĂ© ne survienne. De l’autre cĂŽtĂ© du hangar, les tables sont disposĂ©es pour les candidats de F4 en gĂ©nie civil. LĂ  aussi, les kits sont apprĂȘtĂ©s.

CĂŽtĂ© administration, « les chargĂ©s de mission sont dĂ©jĂ  arrivĂ©s, et la majoritĂ© des examinateurs aussi, pour que les Ă©preuves se dĂ©roulent dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. La haute hiĂ©rarchie a pris toutes les dispositions pour que tout se passe pour le mieux, chacun de ce cĂŽtĂ©-lĂ , sait exactement ce qu’il a Ă  faire », clame avec une assurance jamais dĂ©mentie depuis le dĂ©but de notre entretien, Gertrude Mbiama Efoudou. A ses cĂŽtĂ©s, un collaborateur l’interpelle pour lui annoncer l’arrivĂ©e d’un usager venu pour une information. Sourire aux lĂšvres, elle va au devant de lui, avant de revenir reprendre notre conversation. Et ce sera ainsi pendant tout notre sĂ©jour au lycĂ©e technique de Nsam. Nous ne pouvions alors, au moment de partir, que souhaiter bonne chance Ă  madame le proviseur, qui sans composer, en a bien besoin, pour faire en sorte que les Ă©preuves pratiques du baccalaurĂ©at technique connaissent, sur le plan organisationnel, un succĂšs retentissant.
EIFORCES: Brigadier-General Essoh Takes Command

Emmanuel KENDEMEH

Defence Minister Joseph Beti Assomo on July 17, 2017 commissioned the general as the new Director General of the International School for Security Forces (EIFORCES).

Brigadier-General Essoh Jules-CĂ©sar, just days after taking his attributes and insignia as a new full senior military officer in the Cameroon’s defence forces last Saturday, July 15, 2017, is from Monday July 17, 2017 commanding the International School for Security Forces (EIFORCES) as the new Director General.

This follows his commissioning into service at EIFORCES campus at Awae on the Yaounde-Bertoua road in a ceremony presided at by the Minister Delegate at the Presidency in charge of Defence, Joseph Beti Assomo, who is also the chairman of the Board of Directors of the school. President Paul Biya, Commander-in-Chief of the Armed forces promoted Essoh Jules-César to the rank of Brigadier-General on June 29, 2017 and in another decree the same day appointed him the new Director General of EIFORCES. He takes over from Brigadier-General Mohamadou Hamadicko who died on the night of July 30-31, 2014. Since then and till Monday, July 17, 2017, EIFORCES was administered by the Deputy Director General, Dr Police Commissioner Cécile Oyono who received the praised of the Defence Minister for the taking the school to higher heights. The Head of State also recognized the hard work of Cécile Oyono by decorating her with the medal of Grand Cordon of the Cameroon National order of Merit for during her reign the EIFORCES gained the status of the specialized United Nations Centre to train officers who will prepare police units prior to any deployment for UN peacekeeping missions.

Defence Minister and Board Chair of EIFORCES, Beti Assomo used the commissioning ceremony to instruct the new Director General to keep the flag of the school flying higher by concentrating on the training of security, military and civilian officers for peacekeeping missions. The instructions were in line with the missions of the school which are: to train, recycle, perfect constituted Gendarmerie and Police units; civilian and military experts; commanders of constituted police units for peacekeeping operations, as well as senior officers to master and conceive for security missions both at the domestic level and an in peacekeeping operations. The Minister expressed hopes that Brigadier-General Essoh, the son of Mungo Division, has the experience and expertise required for the job. He promised the new Director General of EIFORCES support of hierarchy and that of his collaborators.
Brighter Prospects In Cameroon-AfDB Ties

#Presidential
Godlove BAINKONG

President Paul Biya and the visiting Dr. Akinwumi A. Adesina in a State House audience yesterday examined ways of deepening the already fruitful win-win partnership.

Relations between Cameroon and the African Development Bank Group (AfDB) that date as far back as 1972 are expected to move to another level following commitments taken at the highest levels between the two parties. President Paul Biya and the visiting AfDB Group President, Dr. Akinwumi A. Adesina yesterday July 17, 2017 in a State House audience discussed ways of deepening the already fruitful ties for their mutual benefits.

Speaking to the press after the over one-hour discussions with the Head of State, Dr Akinwumi A. Adesina saluted Cameroon’s multi-dimensional efforts in surmounting numerous challenges. “I came here basically to express my appreciation for his leadership in Africa for a long time and secondly for the CEMAC sub-region which has helped a lot for the stabilisation of the macro-economic situation otherwise we would have seen the devaluation of the CFA Franc. I equally thanked him for the issue of security because there cannot be any economic development unless there is peace and security,” the AfDB President said. The Nigerian-born also used the State House audience to “congratulate President Paul Biya for the great job his government is doing with regards to the economy. Economic growth rate has gone down from about 5.9 per cent in 2015 to 4.7 per cent now but if you are a good swimmer and you put your head above water, you are doing well in a tough economic environment.” He said the audience gave him the opportunity to encourage President Biya to continue with the efforts of macro-economic stabilisation and also in diversifying the economy.

What Projections?

The AfDB, Dr Akinwumi A. Adesina disclosed, has been in Cameroon since 1972 and has invested about 2.5 billion dollars since that time. “Currently, we have investments of about 1.5 billion dollars for about 22 projects in the country. With the President, I discussed quite a wide-range of issues which go from energy as part of the plans for the acceleration of the development of Cameroon. President Biya has his plans in terms of energy,” he observed. Besides Lom-Pangar wherein the AfDB is already investing FCFA 35 billion, Dr Akinwumi Adesina said the bank is also into the Natchtigal project. He told the President the AfDB will invest 150 million dollars. “We also discussed quite much on agriculture. You know this country is quite rich in a terms of agriculture potentials. If you throw up anything, before it hits the ground here it can grow. So, this country should be a huge breadbasket. We discussed how we can provide more support to make agriculture a business here, with agro-industrialisation being the core of it,” he said.

Regional integration was also on the menu as the bank is investing quite a lot of funds in transport corridors. “We are funding the roads to link Cameroon to Nigeria via Enugu and so on, the route linking Cameroon to Chad and also the road linking Cameroon to Congo. So, these are all very important projects that the Head of State is highly supportive of,” the AfDB President disclosed.

Cameroon’s legendary hospitality showcased the august guest on arrival when he was welcomed at the entrance of Unity Palace by the Minister, Director of Civil Cabinet at the Presidency of the Republic Martin Belinga Eboutou was also confirmed at the end as President Paul Biya decorated Akinwumi A. Adesina with a Medal of Grand Officer of the Order of Valour. While the Head of State was accompanied in the audience by the Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze, who doubles as Governor of AfDB for Cameroon, Dr Akinwumi A. Adesina came along with the bank’s Resident Representative in Cameroon, Racine Kane among others.
CAN 2019: le stade d’Olembe sera prĂȘt

#Sports
Steve LIBAM

C’est l’assurance donnĂ©e par l’entreprise Piccini, en charge des travaux, lors d’une confĂ©rence de presse hier Ă  l’ambassade d’Italie Ă  YaoundĂ©.

Une leçon de pĂ©dagogie. C’est la dĂ©marche employĂ©e hier au cours d’une confĂ©rence de presse par les responsables du projet de construction du complexe sportif d’OlembĂ©. Dans le rĂŽle des enseignants, Samuela Isopi, ambassadeur d’Italie au Cameroun. A ses cĂŽtĂ©s, quelques responsables de l’entreprise Piccini, en charge des travaux. Fortuitement, l’exercice arrive dans un contexte oĂč des informations, souvent inexactes, ont circulĂ© dans la presse, au sujet de l’organisation par le Cameroun de la coupe d’Afrique des nations 2019. Occasion rĂȘvĂ©e pour la partie italienne d’apporter quelques Ă©claircissements au sujet du stade d’OlembĂ©. La sociĂ©tĂ© Piccini aurait-elle des problĂšmes judiciaires qui handicaperaient les travaux du stade ? « Des informations totalement fausses », dĂ©clare Samuela Isopi.

Le matĂ©riau utilisĂ© pour la construction serait-il provisoire ? « C’est un stade construit avec les techniques modernes. Le matĂ©riau prĂ©fabriquĂ© ne signifie pas qu’il est provisoire ». En clair, le stade ne sera pas montĂ© puis dĂ©montĂ© comme l’a laissĂ© croire une certaine opinion. L’on apprend mĂȘme que l’utilisation de matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s ne serait gage d’une meilleure qualitĂ© que si le bĂ©ton est coulĂ© sur place. « La prĂ©fabrication a des avantages pour la durabilitĂ© de la construction. C’est aussi un gain de temps », prĂ©cise Marc Debandt, directeur du projet. Avec les techniques modernes, le temps oĂč tout se faisait sur le site de construction, avec les ballets de camions chargĂ©s de sable, gravier
semble rĂ©volu.

L’entreprise Piccini serait-elle inexpĂ©rimentĂ©e pour ce type de travaux ? Faux, rĂ©torque encore Eloy Suarez, architecte du projet. Et l’ingĂ©nieur de lister quelques faits d’armes de Piccini : le stade olympique d’AthĂšnes, le stade de la Juventus de Turin (club de premiĂšre division italienne de football), le stade olympique de Rome (construit Ă  l’occasion du Mondial 1990), « en seize mois ». Reste la question des dĂ©lais. Seront-ils tenus ? Oui, affirme-t-on du cĂŽtĂ© de l’entreprise italienne. Du moins, pour ce qui est nĂ©cessaire pour la CAN 2019. Car le projet n’a pas Ă©tĂ© modifiĂ©. Le reste du complexe sportif (piscine olympique, gymnase
) sera achevĂ© aprĂšs la compĂ©tition et livrĂ© « avant fin 2019 ».

Le premier bateau est attendu au port de Kribi en septembre prochain avec les premiers matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s. Deux navires ont Ă©tĂ© affrĂ©tĂ©s par Piccini pour effectuer la navette entre le Cameroun et l’Italie. MalgrĂ© certaines difficultĂ©s lors de sa mise en place, le chantier semble dĂ©finitivement lancĂ©. Difficile cependant, Ă  ce stade des travaux, de donner un taux de rĂ©alisation prĂ©cis, compte tenu de cette technique particuliĂšre. « Il faut environ 50.000 tonnes de matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s pour le stade. Le premier navire en apporte environ 9500», concĂšde Gabriel Ngaha, chargĂ© de mission auprĂšs du projet.

Réactions

Samuela Isopi: « Nous n’avons rien Ă  cacher»
Ambassadeur d’Italie au Cameroun.

« Nous avons lu des informations dans la presse sur le projet de construction du complexe sportif d’OlembĂ© qui, malheureusement, ne sont pas fondĂ©es. Ce point de presse Ă©tait prĂ©vu depuis quelques mois dĂ©jĂ . Nous voulons partager avec les mĂ©dias et le public, l’histoire et l’évolution d’un projet qui appartient Ă  tous les Camerounais. Nous n’avons rien Ă  cacher. Nous sommes derriĂšre ce projet et nous allons continuer de l’ĂȘtre. L’objectif est d’aider le Cameroun Ă  abriter la CAN 2019, mais aussi permettre Ă  la ville de YaoundĂ© d’avoir un espace sportif, social et urbain Ă  la disposition de tous aprĂšs la CAN ».
CAN 2019: le stade d’Olembe sera prĂȘt

#Sports
Steve LIBAM

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Marc Debandt: « Le stade sera prĂȘt pour la derniĂšre inspection de la CAF»
Directeur du projet du stade d’Olembe.

« Le stade sera prĂȘt pour la derniĂšre inspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football. Nous avons identifiĂ© les prioritĂ©s pour les Ă©lĂ©ments essentiels. Pour des Ă©lĂ©ments non essentiels comme le centre commercial et l’hĂŽtel, des travaux de finition se poursuivront jusqu’en dĂ©cembre 2019. Il ne s’agit pas d’un projet conventionnel. Les risques ne sont pas au plan technique oĂč tout est maĂźtrisĂ©, mais sur le plan de la logistique. VoilĂ  pourquoi la prĂ©paration est le mot-clĂ©. Les matĂ©riaux prĂ©fabriquĂ©s sont en train d’ĂȘtre montĂ©s en Italie en ce moment. Le premier bateau arrive en septembre prochain. Vous serez Ă©tonnĂ©s de la vitesse des travaux ».

Eloy Suarez: « MatĂ©riel prĂ©fabriquĂ© n’est pas synonyme de provisoire »
Architecte du projet de construction du stade d’OlembĂ©.

« Le stade d’OlembĂ© sera construit avec la technologie la plus rĂ©cente pour ce genre d’ouvrage. Le matĂ©riel prĂ©fabriquĂ© n’est pas synonyme de matĂ©riel provisoire. Le rĂ©sultat final sera identique, voire meilleur que si le bĂ©ton avait Ă©tĂ© coulĂ© sur place. La seule diffĂ©rence est qu’il est fabriquĂ© en Italie. Avec ce matĂ©riel, le niveau de prĂ©cision, de sĂ©curitĂ© et de qualitĂ© est meilleur que si cela avait Ă©tĂ© fait sur place. De cette façon, le stade sera encore plus durable. Pour la rĂ©alisation du stade, nous avons une bonne Ă©quipe et du bon matĂ©riel. Tout a Ă©tĂ© montĂ© jusque dans les moindres dĂ©tails en 3D. Tout ce qui est nĂ©cessaire pour la CAN sera prĂȘt ».

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Coopération avec la BAD : les réformes à réaliser

#Politique
Rousseau-Joël FOUTE

Elles ont été évoquées hier à Yaoundé pendant la réunion présidée par le PM, chef du gouvernement, Philemon Yang, en présence du président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina.

La rĂ©union prĂ©sidĂ©e hier Ă  l’immeuble Ă©toile, de 9h Ă  presque 11h par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, en prĂ©sence d’une dĂ©lĂ©gation du Groupe de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) conduite par son prĂ©sident, Akinwumi Adesina, s’est dĂ©roulĂ©e Ă  huis clos. Les autres participants Ă©taient les proches collaborateurs du Premier ministre et les ministres concernĂ©s par la coopĂ©ration avec la premiĂšre institution financiĂšre africaine. D’aprĂšs le programme, il y avait Ă  l’ordre du jour la situation politique du Cameroun et les perspectives, le cadre macroĂ©conomique des perspectives du pays et les rĂ©formes institutionnelles de la BAD.

A l’issue des Ă©changes, le prĂ©sident du Groupe de la BAD a prĂ©sentĂ© Ă  la presse les secteurs dans lesquels la Banque investit depuis 1972 : infrastructures Ă©nergĂ©tiques, routiĂšres, de tĂ©lĂ©communications, appuis budgĂ©taires pour stabiliser l’économie, etc. Pour amĂ©liorer les performances du portefeuille de la BAD, il faut, a-t-il expliquĂ©, « raccourcir les dĂ©lais entre l’approbation et les premiers dĂ©caissements, car ce qui compte pour nous, c’est l’impact sur le terrain ». Akinwumi Adesina a Ă©galement insistĂ© sur les projets agricoles. « Il faut totalement transformer le secteur agricole ici pour le rendre comme un business », a-t-il souhaitĂ©. Sans oublier les projets structurants intĂ©grateurs que la BAD a promis de soutenir.

Pour sa part, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, a dĂ©clarĂ© que la coopĂ©ration entre le Cameroun et la BAD a Ă©tĂ© passĂ©e en revue. Il l’a qualifiĂ©e d’« extrĂȘmement dynamique », les projets actuels pesant plus de 600 milliards de F CFA. Selon lui, les prioritĂ©s du prĂ©sident du Groupe de la BAD sont au nombre de cinq : Ă©lectrifier l’Afrique, nourrir l’Afrique, intĂ©grer l’Afrique, industrialiser l’Afrique et amĂ©liorer le niveau de vie des Africains. « Nous avons eu Ă  leur dire que ces prioritĂ©s sont Ă©galement celles du prĂ©sident de la RĂ©publique et celles qui sont dĂ©finies dans le DSCE », a poursuivi Louis Paul Motaze. Avant d’ajouter que la BAD a aussi parlĂ© de ses exigences, c’est-Ă -dire ce qu’elle attend pour amĂ©liorer le portefeuille de la coopĂ©ration. A ce sujet, le MINEPAT a Ă©voquĂ© le programme rĂ©cemment conclu avec le FMI, indiquant qu’au titre des contributions financiĂšres, il y a, aprĂšs le FMI, la BAD, « deuxiĂšme contributeur dans ce qu’on appelle les appuis budgĂ©taires ». Quand un partenaire veut vous apporter de l’argent en termes d’appuis budgĂ©taires, a-t-il expliquĂ©, il demande un certain nombre de rĂ©formes. Parmi celles qui sont en discussion avec la BAD, a rĂ©vĂ©lĂ© Louis Paul Motaze, il y a des rĂ©formes sur la gouvernance, les marchĂ©s publics et le montage des projets soumis au financement. Bref, « il s’agit des problĂšmes qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© soulevĂ©s par nous-mĂȘmes. Nous sommes en train d’aller vers la dĂ©finition du projet pour que dĂ©sormais, lorsqu’on dit projet, qu’un certain nombre de prĂ©alables soit rĂ©alisĂ© en amont pour qu’on aille directement Ă  l’exĂ©cution. Nous avons dĂ©jĂ  reçu les matrices des rĂ©formes et nous avons commencĂ© les discussions. C’est au terme de tout cela qu’il y aura comme un accord qui permettra Ă  la BAD d’apporter Ă©galement son appui budgĂ©taire significatif », a prĂ©cisĂ© le MINEPAT.