Cameroon Tribune
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Charbon: Ebolowa tient son or noir

#Economie
Aimé-Francis AMOUGOU

La production et la vente de ce produit permettent aux acteurs d’avoir des bĂ©nĂ©fices de l’ordre de 50.000 Ă  300.000 F par mois.

Une entrĂ©e boueuse. JonchĂ©e de dĂ©bris de bois enfouis dans le sol et servant de passerelle. Le tout, couvert d’une couche presque Ă©paisse de fumĂ©e Ă©manant des fours amĂ©nagĂ©s de part et d’autre de ce site de production du charbon. « Cinq clous », quartier situĂ© Ă  l’entrĂ©e nord d’Ebolowa, est reconnaissable aux jets de fumĂ©e qui surplombent et arrosent le coin. En cette matinĂ©e de juin 2017, le ciel est si lourd que les faibles rayons de soleil peinent Ă  filtrer. Au milieu des sacs de charbon entassĂ©s et prĂȘts pour la vente, des jeunes hommes et femmes s’affairent Ă  la tĂąche : transformer le bois en charbon.

Parmi eux, Alfred Bounou, plus connu sous le sobriquet de « Oncle », la mine dĂ©fraĂźchie, des vĂȘtements en lambeau, un sourire permanent aux lĂšvres. « Oncle », vigile de profession, s’est retrouvĂ© dans cette activitĂ© il y a plus d’un an. Et ce, aprĂšs avoir accumulĂ© plusieurs mois d’arriĂ©rĂ©s de salaires, susurre-t-il, la mine serrĂ©e. La matiĂšre premiĂšre, le bois, s’obtient dans la scierie juste en face. Les charbonniers parlent de « l’ambassade du charbon ». La benne de bois, qui coĂ»tait 25.000 F il y a quelques mois vaut aujourd’hui 40.000 F, explique « Oncle ». Cette fluctuation a induit l’augmentation du prix du sac de charbon qui est passĂ© de 3000 Ă  3.500 F, poursuit-il.

MĂȘme s’il prĂ©cise avec dĂ©pit que les clients, venus principalement de Douala et YaoundĂ©, ne sont plus rĂ©guliers du fait des multiples contrĂŽles, il admet tout de mĂȘme se faire du beurre. « Je peux faire des recettes de l’ordre de 40 Ă  50.000 F. Quand nos grands clients venaient, je faisais des recettes de 300.000 F par jour, Ă  raison de 100 sacs vendus », Ă©voque-t-il avec nostalgie. La production et la vente du charbon ont permis Ă  notre « Oncle » d’ĂȘtre, entre autres, propriĂ©taire d’une moto en circulation dans la ville. Denise Mvondo, charbonniĂšre, a dĂ©missionnĂ© de la culture du cacao pour s’investir dans le charbon. Et elle s’en lĂšche les doigts. « La vente du charbon m’a permis de construire une maison de quatre chambres et j’aide rĂ©guliĂšrement mon mari dans la gestion de certains problĂšmes familiaux », se rĂ©jouit-elle.

Les difficultĂ©s, les charbonniers en connaissent. Il y a l’inhalation quotidienne de la fumĂ©e « toxique », pour certains types de bois, qui entraĂźne certaines maladies, les fluctuations imprĂ©visibles des prix. Mais il y a Ă©galement des exigences, comme le payement de la somme de 5.000 F par trimestre aux services d’hygiĂšne, sans oublier le payement des frais de protection de l’environnement Ă  hauteur de 200.000 F.

Interview

Georges Mouncharou: « Le charbon est trÚs rentable »
DĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des ForĂȘts et de la Faune (Minfof) pour le Sud.

Comment en est-on arrivé à créer un site de production du charbon de bois ?
La scierie d’Ebolowa avait un problĂšme de gestion des dĂ©chets. L’idĂ©e de produire du charbon vient du souci de rentabilisation des dĂ©chets. Quand on met des grumes dans les scieries, les rendements sont autour de 40%. Pour les structures qui ont une grande capacitĂ© de production, il est question de valoriser les 60% de dĂ©chets. Et sur ces 60%, il y a environ 20% qu’on utilise sous forme de lattes, de planches, etc. AprĂšs tout cela, il y a Ă  peu prĂšs 40% qu’on ne parvient pas toujours Ă  valoriser. Il Ă©tait question de voir dans quelle mesure transformer ces dĂ©chets en charbon de bois. Au dĂ©part, le charbon de bois n’était pas une prĂ©occupation trĂšs forte au niveau du Minfof. C’est pour cette raison qu’il y a eu un dĂ©ficit de rĂ©glementation. Lorsque la nĂ©cessitĂ© s’est posĂ©e, nous avons bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’appui de la coopĂ©ration allemande, pour accompagner le Minfof dans les Ă©lĂ©ments de valorisation du charbon de bois, dans le cadre du projet bois-Ă©nergie.
Charbon: Ebolowa tient son or noir

#Economie
Aimé-Francis AMOUGOU

...

Que prévoit justement la réglementation pour une telle activité ?
Elle est claire. Il faut ĂȘtre une entitĂ© lĂ©gale et connue. Être enregistrĂ© au niveau du Minfof; possĂ©der des carnets de lettres de voiture ; payer l’impĂŽt libĂ©ratoire et la taxe spĂ©cifique liĂ©e Ă  l’exploitation des produits spĂ©cieux qui est marginale et Ă©quivaut Ă  200 F par sac. Je puis dire que payer cette somme n’est pas chose facile. Nous veillons Ă  faire en sorte que cette taxe ne pĂšse pas sur les communautĂ©s, mais plutĂŽt sur les gros clients.

Qu’est-ce qui explique que le prix d’une benne de bois varie si rapidement ?
Tout ceci est nĂ© d’un souci de rentabilitĂ©. Nous avons Ă©tĂ© informĂ©s du fait que les prix ont Ă©tĂ© rehaussĂ©s. Nous nous sommes d’abord rapprochĂ©s de la scierie pour essayer de comprendre les raisons de l’inflation. Il ressort que cette hausse est nĂ©e d’une situation de gouvernance au niveau de la scierie. Il faut comprendre que la production du charbon Ă  l’heure actuelle est trĂšs rentable. Si on a encouragĂ© cette activitĂ©, sa rentabilitĂ© a fait en sorte qu’on commence Ă  la codifier pour en faire une activitĂ© du secteur formel. Il est dĂ©sormais question d’avoir une lettre de voiture spĂ©ciale pour transporter ce produit vers les diffĂ©rents points de vente notamment Douala et YaoundĂ©.
Charbon d'Ebolowa :produire propre

#Economie
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le charbon est prĂ©sentĂ© comme l’or noir de la rĂ©gion de la rĂ©gion du Sud. Une manne qui fait vivre de nombreuses personnes. Au point oĂč tout un site a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ© pour regrouper les producteurs. Les autoritĂ©s ont mĂȘme entamĂ© un processus pour permettre Ă  l’activitĂ© de partir du secteur informel vers le formel. Des taxes ont Ă©tĂ© instaurĂ©es dans cette logique, dont une dite de protection de l’environnement, payable tous les trois mois par les producteurs, Ă  hauteur de 200 000 F. Seulement, ce Ă  quoi est destinĂ© cet argent n’est pas clairement dĂ©fini.

De plus, sur le site de production, aucune disposition n’est prise pour canaliser la fumĂ©e toxique qui se dĂ©gage des brĂ»lis de bois. Et parlant du bois, il faut reconnaĂźtre que si le charbon est une façon de gĂ©rer les dĂ©chets, c’est parce que la nature a Ă©tĂ© dĂ©garnie de ses arbres. Une fois que les forestiers ont fini avec les « bonnes parties » d’un arbre, les charbonniers prennent le relais. Un espace ouvert permet de mettre du feu au four. Puis, le propriĂ©taire du four crĂ©e d’autres trous pour faciliter la circulation du vent qui alimente les flammes. Et l’opĂ©ration dure cinq Ă  sept jours, avec d’importantes quantitĂ©s de gaz carbonique Ă©mises dans la nature. Le mĂȘme gaz qui continue d’ĂȘtre dĂ©gagĂ© lorsque les mĂ©nages se lancent dans la cuisson. Donc, la production et mĂȘme l’utilisation du charbon de bois se rĂ©vĂšle nocive Ă  plusieurs niveaux, tant pour la nature que pour l’homme. Il est donc prĂ©fĂ©rable de trouver des voies et moyens pour produire un charbon propre, Ă©cologique comme disent les spĂ©cialistes, ou simplement adopter d’autres sources d’énergie.
Souvenir: Nelson Mandela célébré à Ongandi

#International
Sainclair MEZING

La JournĂ©e internationale consacrĂ©e Ă  l’ancien prĂ©sident sud-africain a Ă©tĂ© honorĂ©e avec faste dans ce village de la rĂ©gion du Centre.

Une unitĂ© de transformation de manioc sortira bientĂŽt de terre Ă  Ongandi. Tel est le principal message Ă  retenir de la visite hier dans cette localitĂ© situĂ©e dans l’arrondissement de Soa, dĂ©partement de la Mefou et Afamba, de ClĂ©mentine Ananga Messina, ministre dĂ©lĂ©guĂ©e auprĂšs du ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, chargĂ©e du DĂ©veloppement rural, et de ZanĂ©lĂ© Makina, haut-commissaire d’Afrique du Sud au Cameroun. Cette visite qui rentrait dans le cadre des festivitĂ©s de la «JournĂ©e internationale Nelson Mandela» a Ă©tĂ© l’occasion de faire un tour d’horizon des diffĂ©rentes activitĂ©s menĂ©es par les femmes de la SociĂ©tĂ© coopĂ©rative de producteurs de manioc d’Ongandi-Soa (SOCOOPROMOS-COOP-SA). Les deux personnalitĂ©s ont ainsi visitĂ© le vaste champ de manioc et les Ă©tangs dĂ©veloppĂ©s par ces dynamiques femmes dont le quotidien est Ă©galement consacrĂ© Ă  l’élevage. Il s’agit de 106 hectares de manioc qui seront bientĂŽt exploitĂ©s et de 100 autres hectares en cours de dĂ©frichage.

Au terme de la visite, il ressort que ces actrices du monde rural Ă©prouvent au quotidien d’énormes difficultĂ©s non seulement pour travailler, mais surtout dans la transformation de leurs produits. D’oĂč la dolĂ©ance en faveur d’une unitĂ© de transformation de manioc Ă©mise par GisĂšle Ndi Mvogo, prĂ©sidente de ce mouvement de 13 associations de femmes. Le Projet d’investissement et de dĂ©veloppement des marchĂ©s agricoles (PIDMA) qui accompagne cette coopĂ©rative depuis six ans dĂ©jĂ  entend contribuer Ă  hauteur de 70% du financement. A condition d’un versement des fonds de contrepartie par les promoteurs qui s’élĂšvent Ă  10%, dira son coordonnateur, Thomas NguĂ© Bissa. Le reste financĂ© sous forme de crĂ©dit bancaire. SĂ©ance tenante, la diplomate sud-africaine s’est engagĂ©e Ă  contribuer Ă  hauteur de 10%. ZanĂ©lĂ© Makina a Ă©galement remis un important don de matĂ©riel agricole, de mĂ©nage dont des plants de cacaoyer et deux petites unitĂ©s de transformation de manioc pour un dĂ©but.

ClĂ©mentine Ananga Messina qui, au nom du gouvernement, a cĂ©lĂ©brĂ© la coopĂ©ration bilatĂ©rale entre le Cameroun et l’Afrique du Sud, a rĂ©itĂ©rĂ© cette phrase chĂšre au prĂ©sident Paul Biya selon laquelle : « la terre ne ment pas». Pour elle, le monde rural doit faire sienne cette journĂ©e dĂ©cidĂ©e par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies en 2009 en hommage Ă  l’ancien prĂ©sident d’Afrique du Sud, Nelson Mandela, qui n’avait jamais reniĂ© ses origines.

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Ces grands hommes
Cameroon Tribune du jeudi, 20 juillet 2017.
Deido: le CERAC rĂ©habilite l’hĂŽpital de district

Alliance NYOBIA

La formation hospitaliĂšre, que l’association a Ă©galement Ă©quipĂ©e, a Ă©tĂ© rĂ©trocĂ©dĂ©e hier, 19 juillet Ă  Douala, au terme d’une cĂ©rĂ©monie solennelle.

Un cadre salubre, accueillant, agrĂ©able, et un plateau technique substantiellement relevĂ©. C’est en ces termes que la Coordonnatrice gĂ©nĂ©rale du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC) a qualifiĂ© l’hĂŽpital de district de Deido new look. Le Dr Linda Yang, reprĂ©sentante personnelle de Mme Chantal Biya, prĂ©sidente fondatrice du CERAC, s’exprimait ainsi hier, 19 juillet 2017, Ă  l’occasion de la rĂ©trocession officielle de l’hĂŽpital aprĂšs sa rĂ©habilitation et son Ă©quipement par l’association. Une cĂ©rĂ©monie de rĂ©trocession qui avait toutes les allures d’une fĂȘte, au vu de l’ambiance, de l’affluence sur le site. Entre autres personnalitĂ©s prĂ©sentes, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso, le ministre des Enseignements secondaires, Jean-Ernest Ngalle Bibehe, le gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, etc. Une brochette de personnalitĂ©s qui ont entendu manifester la satisfaction de diffĂ©rents intervenants, remerciant Mme Chantal Biya et le CERAC.

Le dĂ©lĂ©guĂ© du gouvernement auprĂšs de la CommunautĂ© urbaine de Douala, Dr Fritz Ntone Ntone, exprimera ainsi, au nom des populations, une « profonde gratitude » pour les « prĂ©cieux dons » faits Ă  l’hĂŽpital, ajoutant que les travaux de rĂ©habilitation menĂ©s au profit de la formation hospitaliĂšre Ă©taient les bienvenus. « Merci pour cet Ă©lan de cƓur, pour cet humanisme qui caractĂ©risent votre association », a-t-il dit Ă  la reprĂ©sentante personnelle de la premiĂšre dame.

Autres mots de reconnaissance, ceux prononcĂ©s par le Dr Pierre Mintom, directeur de l’hĂŽpital de district de Deido, qui a exprimĂ© la « profonde gratitude de tout le personnel », et adressĂ© « un vibrant merci » Ă  « la dame au grand cƓur ». On apprendra dans la foulĂ©e que l’institution compte 12 mĂ©decins spĂ©cialistes, 16 gĂ©nĂ©ralistes, 104 infirmiers et aides-soignants, 11 agents d’entretien, etc. Un personnel pour qui les sollicitations ne sont d’ailleurs pas ordinaires : le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du MinsantĂ©, Dr Martin Yamba Beyas, a rappelĂ© que le district de santĂ© de Deido est en fait le plus grand du Littoral, comptant 587 682 habitants pour 12 aires de santĂ©. Et l’hĂŽpital rĂ©trocĂ©dĂ© hier par le CERAC, selon son directeur, a accueilli en consultation externe 29 116 patients l’annĂ©e derniĂšre. L’institution pourra dĂ©sormais faire mieux, poursuivra le Dr Mintom : la rĂ©habilitation et les divers dons vont « relever le plateau technique et amĂ©liorer les conditions de travail. » Nestorine Tsientsing, au nom des bĂ©nĂ©ficiaires, a dĂ©clarĂ© d’une voix Ă©mue : « A Maman Chantal Biya, nous disons merci pour tous les dons, mais aussi pour avoir transformĂ© notre hĂŽpital en un hĂŽpital flambant neuf ».

Un hĂŽpital flambant neuf, en effet, comme ont pu le constater, lors de la visite guidĂ©e, les dames du CERAC et diffĂ©rentes personnalitĂ©s prĂ©sentes Ă  la cĂ©rĂ©monie d’hier. De fait, la formation hospitaliĂšre a dĂ©voilĂ© ses nouveaux atours et atouts, ses bĂątiments arborant une peinture fraĂźche, de nouvelles allĂ©es pavĂ©es, des Ă©quipements plus performants et, surtout, un personnel regonflĂ© Ă  bloc.
Pénétrante Ouest de Douala: le Bonabéri de demain

Mireille ONANA MEBENGA

Les responsables de la mission de contrĂŽle annoncent la livraison de l’infrastructure en janvier 2018. Et dĂ©jĂ  les contours de cette route, aux yeux des usagers annoncent une mĂ©tamorphose.

La pĂ©nĂ©trante Ouest de la ville de Douala qui passe par le grand quartier BonabĂ©ri est un chantier divisĂ© en quatre tronçons. Selon les informations recueillies sur le chantier, le tronçon 1, Bonassama-Sodiko, est Ă  86% de son taux d’avancement. Le tronçon 2, Sodiko-Enem, affiche pour sa part 92%. Le tronçon 3, Enem-Tradex-EntrĂ©e base Satom, avoisine les 87%, tandis que le tronçon 4, long de 5 km, qui a subi une rĂ©habilitation de l’existant, en est Ă  68% de taux de rĂ©alisation. A noter, l’ouvrage surĂ©levĂ© au niveau de Sodiko constituĂ© d’un pont de 91m, bordĂ© de rampes d’une longueur de 160m, est exĂ©cutĂ© Ă  88%. Dans l’ensemble, le taux de rĂ©alisation du chantier oscille autour de 81,33%.

Une descente sur le site a permis Ă  CT de constater que l’entreprise Satom, en charge des travaux, a annoncĂ© la finalisation du terrassement, la pose des couches de chaussĂ©es, les caniveaux, les bordures, les trottoirs, la protection des talus et l’éclairage public. Les dĂ©placements de rĂ©seaux sont terminĂ©s et les amĂ©nagements annexes (signalisation, amĂ©nagements paysagers
) seront lancĂ©s sous peu, en collaboration avec la CommunautĂ© urbaine de Douala (Cud). La premiĂšre date avancĂ©e pour la mise en service de cette route Ă©tait le 5 juillet 2017. Une prolongation des dĂ©lais porte finalement la fin des travaux au 5 janvier 2018.

D’aprĂšs Didier Mbog, de la mission de contrĂŽle, le retard est liĂ© Ă  plusieurs difficultĂ©s, notamment l’expropriation qui a dĂ©butĂ© au mois de fĂ©vrier 2016 et qui s’est achevĂ©e en mai dernier, les dĂ©placements du rĂ©seau Eneo et de la conduite Camwater de diamĂštre 300. EvaluĂ© Ă  42 milliards de F, le projet a Ă©tĂ© revu Ă  51 milliards de F. « A ce jour, 47 milliards ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© consommĂ©s, et les quelque 4,35 milliards restants seront dĂ©bloquĂ©s incessamment pour l’achĂšvement total des travaux et la mise en service de cet axe routier ».

Les habitants de l’arrondissement de Douala V, qui connaissent plusieurs dĂ©sagrĂ©ments (notamment en matiĂšre d’embouteillages) depuis le dĂ©but des travaux, vont devoir encore attendre quelques mois pour bĂ©nĂ©ficier du confort dĂ» Ă  la rĂ©alisation de la pĂ©nĂ©trante Ouest. Et dire adieu aux bouchons. Myriam M., employĂ©e dans une entreprise du cĂŽtĂ© de BonabĂ©ri, dĂ©plore : « Je pars de mon domicile tous les jours Ă  5h du matin pour ĂȘtre Ă  l’heure. A partir de 7h, c’est un vrai calvaire. On espĂšre qu’avec la fin des travaux les choses vont s’amĂ©liorer pour nous et pour toute la population de Douala. »
Telecommunications: WhatsApp, Others Stifling Mobile Revenue

AMINDEH Blaise ATABONG

The 2017 Mobile Economy report in sub-Saharan Africa shows that the use of over-the-top messaging services in hampering the growth of mobile revenue in Cameroon and other countries.

Despite a rapidly-increasing subscriber base in Cameroon and other sub-Saharan African countries, revenue accruing from mobile telephony operations is dropping, a report by the GSM Association has shown. In the 2017 Mobile Economy report - the definitive and authoritative source of global mobile operator data, analysis and forecasts – experts suggest that the trend which started being observed in 2013 may last until 2020 runs out.

The report posits that mobile telephone network operators are observing a sustained fall in their revenue due to the increasing adoption of over-the-top (OTT) messaging services. Online communication apps such as Facebook Messenger, WhatsApp, Viber, IMO, Tango and Skype are already in vogue in Cameroon. According to the GSMA trade organization, the country already has 9.7 million unique mobile subscribers. Though mobile penetration rate in Cameroon stands at 40%, considerably lower than the global average penetration rate of 66%, more subscribers are turning to prefer making calls and sending SMSs through online platforms. The drive towards online communication is expected to increase in the future as smartphones will in large part be driven by younger, more tech-savvy users, who will account for the majority of new mobile subscribers.

“Revenue growth has been trending downwards since the start of this decade, driven by macroeconomic weakness in resource-rich markets
and the growing uptake of IP-based services. Although economic pressures are expected to ease in the coming years, revenue growth will remain subdued for the remainder of this decade due to the increasing cannibalisation of traditional voice and messaging revenues as subscribers shift to alternative platforms,” the report states in part. It highlights the fact that IP messaging has become the top use among smartphone users across the region, with subscribers making use of at least one IP messaging service.

Going by the 2017 Mobile Economy report, smartphone connections in Sub-Saharan Africa have doubled over the past two years due to the increasing affordability of new devices and a growing market for second-hand devices.
Yaounde Conference Centre: Revamped Edifice Reopens

Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

The Prime Minister, Head of Government will officially inaugurate the rehabilitated building today.

Activities leading to the official reopening of the revamped Yaounde Conference Centre took place yesterday, July 19, 2017 with an open-door days and exhibition at the Conference Centre. Opening the event was the Minister of Arts and Culture, Narcisse Mouelle Kombi in the presence of a host of other Government Ministers and dignitaries.

After cutting the opening ribbon, Mouelle Kombi and the entourage of dignitaries went round the newly restored and upgraded structure. Their first stop was at the Inaugural Hall which now has new chairs best described as “more comfortable for sitting” by the Deputy General Manager of the Conference Hall, Louise Etonde Luma. Next stop was at the Tripartite Hall and later the A and B Conference Halls. Besides a complete overhaul of the chairs found at the Conference Hall, the lighting and sound systems have also received a special touch. Apart from curtains to cover the windows, telephone line, fire hydrant, the structure now has a modern elevator and a sick bay for people who will fall sick during meetings.

The open-door days also permitted dignitaries and visitors to revisit the history of Cameroon and the Conference Hall through exhibited pictures. Some of such images included the Southern Cameroon Executive Council, 1954, Prime Minister André Marie Mbida, receiving the first Cameroon flag on November 10, 1957, Proclamation of the independence of Cameroon by Prime Minister Amadou Ahidjo on January 1, 1960, Military march past in Garoua on the occasion of the celebration of independence, January 3, 1960, Civilian march past during the celebration of independence in Yaounde on January 1, 1960, swearing in of Amadou Ahidjo as President on May 7 following his election on May 5, 1960, as well as the First cabinet of President Ahidjo with Charles Assale as Prime Minister on May 16, 1960. Other exhibitions at the Conference Hall also presented the Sino-Cameroon cooperation through images of major projects carried out in different domains in the country. Effigies of former General Mangers and Board of Directors meeting were also displayed as well as national and international trophies awarded to the Conference Centre. The history of the National Football team and its numerous glory earned are also being exhibited. The open-door days will continue until Saturday with national and international cultural evenings.

After a tour of the building, Narcisse Mouelle Kombi lauded the remarkable work done thanks to a fruitful Sino-Cameroon cooperation. He said it is a dynamic cooperation that has enabled the Conference Centre to be up-to-date. All the halls have received a face-lift to permit for a better functioning and accommodation of all national and international events. “I am satisfied with all that have been done and I asked the public to come and share the new level of cooperation,” the Minister of Arts and Culture underlined.
Symposium de la CAF: vers une CAN à 24 équipes

#Sports
AngĂšle BEPEDE

Le Comité exécutif devra analyser et se prononcer sur les propositions des personnalités du football réunies à Rabat.

Une coupe d’Afrique des nations tous les deux ans au mois de juin. Le sujet est souvent revenu sur la table lors des discussions dans les milieux du football africain. RĂ©unis pendant deux jours dans le cadre du premier symposium de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football organisĂ© les 18 et 19 juillet Ă  Rabat au Maroc, des personnalitĂ©s des 55 associations de football, ont Ă©voquĂ© la question dans un atelier sur la CAN. Claude Le Roy, Florent Ibenge et HervĂ© Renard notamment, sĂ©lectionneurs nationaux, ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©s lors des travaux pour leur « bonne connaissance et expĂ©rience du football africain ». D’anciennes gloires du football aussi.

Les participants ont donc suggĂ©rĂ© de changer la pĂ©riode sans changer la pĂ©riodicitĂ© de la CAN. La compĂ©tition se jouerait donc, d’aprĂšs eux, aux mois de juin et juillet des annĂ©es impaires et tous les deux ans. Cela permettrait de gĂ©rer « tous les problĂšmes liĂ©s Ă  la libĂ©ration des joueurs en clubs lorsque la compĂ©tition a lieu en janvier et en fĂ©vrier ». L’on parle Ă©galement d’une compĂ©tition avec 24 nations, soit huit pays en plus. Mais, pour ĂȘtre l’hĂŽte de la CAN, un comitĂ© d’audit indĂ©pendant de la CAF devrait intervenir dans les pays candidats pour s’assurer que toutes les conditions requises par le cahier de charges sont respectĂ©es. Et pour allĂ©ger le calendrier, la proposition de jumeler les Ă©liminatoires de la CAN et de la coupe du monde a Ă©tĂ© faite. Huit ateliers ont Ă©tĂ© constituĂ©s lors des assises de Rabat. CompĂ©titions interclubs, dĂ©veloppement du football, football jeunes, partenariats internationaux, rĂŽles et perspectives des footballeurs sont, entre autres, des thĂšmes Ă©voquĂ©s. Il est aussi souhaitĂ© que tous les championnats dĂ©butent Ă  la mĂȘme pĂ©riode pour une meilleure tenue des compĂ©titions interclubs. Bien plus, pour la Ligue des champions et la coupe de la ConfĂ©dĂ©ration, il faudrait « tenir compte des contraintes gĂ©ographiques pour permettre aux Ă©quipes de ne pas passer trop de temps Ă  voyager en phase prĂ©liminaire. Les clubs participants devraient remplir de nouveaux critĂšres en termes d’infrastructures hĂŽteliĂšres ou encore de qualitĂ© de stade ».

La renaissance et le dĂ©veloppement du football africain sont annoncĂ©s. A l’issue des Ă©changes d’ hier, des rĂ©formes sont en vue pour toutes les compĂ©titions CAF. Un ComitĂ© exĂ©cutif Ă  forts enjeux espĂ©rĂ© ce jour ? Oui, puisqu’il devra analyser, Ă©valuer, bref scruter chacune des propositions faites lors du symposium. Les dĂ©cisions quant Ă  elles, seront prises au cours de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la CAF toujours ce jour. Ahmad Ahmad, prĂ©sident de l’instance souhaite « Ă©crire une page d’histoire dans la transformation du football africain ».

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#Sports
Elizabeth MOSIMA

2018 African Nations Championship in Kenya. Only national team players who were playing in their country's own domestic league will be eligible to compete in the tournament. A total of 16 teams will qualify to play in the final tournament, including Kenya who qualified automatically as hosts. The teams are divided into four pools of four teams each.

Some 40 players have been called to camp in Yaounde ahead of the encounter against Sao Tome.

The Intermediate Lions of Cameroon have begun training in Yaounde ahead of the CHAN qualifying game against Sao Tome and Principe next month in Sao Tome and Principe.

For the first training session at the Yaounde Omnisports Stadium on Tuesday July 18, annex only 26 players were present.Coach Rigobert Song Bahanag focused on testing fitness and ball control ability of the players. Team press officer, Simon Lyonga said some of the players involved in championship games were absent and could not make it while the players of Coton Sport of Garoua were still to arrive in Yaounde for the camping. Souleymanou Moussa was en route while Fabril Kaou is on permission following the loss of his brother. According to the official programme training takes place every day. Two venues have been selected for training. These are the Yaounde Omnisports annex stadium and the FECAFOOT Training Centre in Odza, a Yaounde neighbourhood.

The 2018 African Nations Championship qualification tournament will decide the participating teams of the 2018 African Nations Championship in Kenya. Only national team players who were playing in their country's own domestic league will be eligible to compete in the tournament. A total of 16 teams will qualify to play in the final tournament, including Kenya who qualified automatically as hosts. The teams are divided into four pools of four teams each.
Coupe du Cameroun de basketball: les finalistes connus

#Sports
AngĂšle BEPEDE

Les chocs Fap-Apejes (dames) et Nzui Manto-Beac dĂ©voilĂ©s Ă  l’issue des play-offs le week-end dernier Ă  Douala.

Revenge Game ! Fap de YaoundĂ© et Apejes de Mfou se retrouvent encore une fois cette saison. Les deux Ă©quipes disputeront la finale de la coupe du Cameroun de basketball fĂ©minin aprĂšs les qualifications samedi et dimanche dernier Ă  Douala. Apejes avait dĂ©jĂ  dĂ©trĂŽnĂ© le double tenant du titre de champion (Fap) contre tous les pronostics, lors du championnat national seniors dames. L’affiche fĂ©minine est donc trĂšs attendue, la rĂ©action des joueuses des Forces armĂ©es et police davantage. Elles qui ont Ă©tĂ© dominĂ©es lors du championnat national fĂ©minin organisĂ© Ă  Buea en juin dernier. Les joueuses de CĂ©dric Maliki, jeune coach d’Apejes se sont qualifiĂ©es en battant lors de leur derniĂšre rencontre, Beac de YaoundĂ© dames 46 Ă  37 points. Leurs concurrentes, elles, ont Ă©tĂ© plus fortes qu’UniversitĂ© de Douala dominĂ© par 52 contre 40 points.

Cette annĂ©e chez les messieurs, Nzui-Manto veut ĂȘtre au taquet. Le club devra se battre contre Beac en finale de la coupe. Depuis le dĂ©but de saison, l’équipe ne se retrouve pas, devancĂ©e au championnat par Beac de YaoundĂ©. C’est d’ailleurs cet adversaire qu’il faudra Ă©vincer pour espĂ©rer un titre cette saison. Beac a signĂ© son retour en remportant un deuxiĂšme titre de champion depuis l’arrivĂ©e en 2009, de Charles Essimbi, sur le banc de touche. Le club n’a enregistrĂ© aucune dĂ©faite en championnat, il a Ă©tĂ© presque parfait lors des Ă©liminatoires de la coupe et a eu raison de Condor de YaoundĂ© battu 58 points Ă  52. Les « Banquiers » ont aussi battu Nzui-Manto en championnat pour dĂ©crocher le titre. De revanches en revanches, le public voguera lors des finales de l’édition 2017 de la coupe du Cameroun de basketball le mois prochain.
CPI: Laurent Gbagbo reste en prison

#International
Sainclair MEZING

La demande de liberté provisoire rejetée hier à La Haye.

L’ancien prĂ©sident de CĂŽte d’Ivoire restera derriĂšre les barreaux de la prison de Scheveningen Ă  La Haye. Laurent Gbagbo n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© hier de la libertĂ© provisoire sollicitĂ©e par son conseil qui a introduit onze demandes allant dans ce sens depuis bientĂŽt un an et demi. Au cours de l’audience d’hier Ă  la Cour pĂ©nale internationale (CPI), la Chambre d’appel a dĂ©cidĂ© de le maintenir en prison. Le prĂ©sident Piotr Hofmanski, assistĂ© des juges Kumiko Ozaki, Sanji Mmasenono Monageng, Howard Morison et Chang-ho Chung, a estimĂ© que la Chambre de premiĂšre instance a commis des erreurs dans ses dĂ©cisions concernant le maintien de l’ancien prĂ©sident en dĂ©tention. Les observations de la Cour ont notamment portĂ© sur son Ăąge, sa santĂ© et la prĂ©somption d’innocence de l’accusĂ© qu’aurait omise la Chambre de premiĂšre instance dans ses dĂ©cisions. «La Chambre de premiĂšre instance doit rĂ©examiner ces erreurs sur la dĂ©tention de M. Gbagbo. Tant qu’elle n’est pas tranchĂ©e, M. Gbagbo restera en prison. La nĂ©cessitĂ© ou non de son maintien en prison sera alors tranchĂ©e», a dĂ©clarĂ© Piotr Hofmanski. Les partisans de l’ancien prĂ©sident ivoirien devront encore ronger leur frein en gardant espoir d’autant plus que plusieurs points de ses moyens d’appels lui ont Ă©tĂ© favorables.

TransfĂ©rĂ© Ă  la CPI en novembre 2011 Laurent Gbagbo est poursuivi pour « crimes contre l’humanité». Pour le juge Tarfusser, plus de cinq ans aprĂšs, le dĂ©lai «raisonnable» d’une dĂ©tention provisoire prĂ©vu par la loi est largement rĂ©volu. Selon lui, Ă  cette allure, le procĂšs pourrait encore traĂźner sur 7 ou 8 ans. Pour justifier les diffĂ©rents rejets de demande de mise en libertĂ© provisoire en faveur de l’ancien chef de l’Etat ivoirien, la CPI a toujours avancĂ© le mĂȘme argumentaire selon lequel le dĂ©tenu bĂ©nĂ©ficie d’un solide et vaste rĂ©seau de supporters qui pourrait organiser sa fuite en cas de remise en libertĂ©. Tout comme la Cour estime que le fait que Laurent Gbagbo risque la prison Ă  perpĂ©tuitĂ©, pourrait l’amener Ă  se soustraire des poursuites.

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#Societe
Assiatou NGAPOUT

En cette période de liberté, les risques sont plus grands pour les jeunes. Certains parents redoublent de vigilance.

La semaine derniĂšre au quartier Ekounou Ă  YaoundĂ©, une fillette de trois ans a Ă©tĂ© abusĂ©e sexuellement par sa voisine prĂ©nommĂ©e Vanessa, une adolescente de 14 ans. D’aprĂšs les informations recueillies au commissariat central du 4e arrondissement oĂč une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte, la collĂ©gienne aurait profitĂ© d’un moment d’inattention de la grand-mĂšre de la jeune Ă©coliĂšre de la maternelle pour entraĂźner sa victime dans les toilettes oĂč elle obligera la fillette Ă  avoir des rapports oraux avec elle. Surprise dans sa sale besogne par la grand-mĂšre de la victime, elle a avouĂ© son forfait.

Lundi dernier au quartier Emana, Brian 6 ans, a voulu aller rĂ©cupĂ©rer son ballon tombĂ© au beau milieu de la route. Il sera renversĂ© par un conducteur de moto qui roulait Ă  vive allure. InternĂ© dans un centre hospitalier de la place, l’élĂšve qui passe en classe du CP s’en sort avec des fractures aux jambes et un lĂ©ger traumatisme crĂąnien. Le jeune garçon avait Ă©tĂ© confiĂ© Ă  son frĂšre de quatre ans son aĂźnĂ©. Les parents s’étant rendus au travail. Au quartier Mendong cette fois, Bernadette M., mĂšre de famille, a eu plus de peur que de mal. Sa fille de 15 ans a quittĂ© le domicile familial sans nouvelles, jeudi, 13 juillet dernier pour une escapade amoureuse Ă  Douala. « J’ai dĂ» contacter mes proches de partout et la chance m’a souri. Mon frĂšre l’a aperçue avec un jeune homme dans un supermarchĂ© et m’a aussitĂŽt alertĂ©e », confie la jeune femme, cadre dans une entreprise de la place. Des cas similaires sont malheureusement monnaie courante et interpellent les parents en cette pĂ©riode de vacances scolaires oĂč le danger rĂŽde en permanence.

Pour contrer d’éventuels incidents et Ă©viter l’exposition de leurs enfants, certains parents usent de plusieurs astuces pour que tout se passe mieux pendant cette pause scolaire. Grand classique des vacances : envoyer les enfants chez les grands-parents au village. C’est la solution la plus rassurante et la plus Ă©conomique aussi. « LĂ -bas, il y a moins de vice. Et c’est Ă©galement un moyen pour permettre aux enfants de passer du temps en famille avec des cousins, des tantes et oncles », confie Jean-Marie Amougou, pĂšre de famille. « Je suis mĂšre de trois enfants et Ă  toutes les vacances scolaires, j’occupe mes enfants Ă  travers des stages ou des activitĂ©s favorisant leur Ă©panouissement. Il y a plus de danger dans les domiciles sans la prĂ©sence des parents », ajoute Annette, mĂšre de plusieurs enfants. Il ne faut cependant pas se leurrer, peu importe l’environnement oĂč l’enfant Ă©volue. Pendant les vacances, l’épĂ©e de DamoclĂšs plane sur la tĂȘte et c’est aux parents d’ĂȘtre vigilants.

Dr. Henri Tedongmo Teko: « La liberté expose les enfants aux dérives »
Sociologue, Université de Yaoundé 1

Pourquoi certains parents redoutent-ils les vacances ?

La prĂ©sence permanente des enfants Ă  la maison Ă  la faveur des vacances constitue pour les parents des milieux urbains un dĂ©fi Ă  relever dans l’exercice de leur responsabilitĂ© parentale. HabituĂ©s Ă  confier la garde et l’éducation de leurs enfants Ă  des institutions spĂ©cialisĂ©es pendant l’annĂ©e scolaire, les parents se retrouvent confrontĂ©s aux exigences de disponibilitĂ© et de vigilance qui relĂšvent exclusivement de leur compĂ©tence durant la pĂ©riode des vacances. Or, du fait de leurs occupations professionnelles, plusieurs parents ne disposent pas toujours du temps nĂ©cessaire pour s’occuper efficacement des enfants. Cette situation contribue Ă  fragiliser le contrĂŽle et la rĂ©gulation des comportements des enfants et laisse le champ libre Ă  un relĂąchement moral dont les consĂ©quences prennent quelquefois les formes d’un libertinage que les enfants entretiennent naĂŻvement au point de souvent compromettre leur avenir.
Sécurité des enfants: à surveiller pendant les vacances

#Societe
Assiatou NGAPOUT

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Les stages de vacances, les cours de vacances et autres occupations sont-ils les meilleures solutions pour rendre les vacances utiles ?

Les parents choisissent des occupations en pĂ©riode de vacances en fonction de leur catĂ©gorie socioprofessionnelle, de leurs revenus et des ambitions qu’ils nourrissent pour leurs enfants. La pertinence de ces occupations est fonction du projet de vie que les parents dĂ©finissent pour leurs enfants et constituent plus des stratĂ©gies que des objectifs. Cependant, il se trouve que certains parents trouvent des occupations Ă  leurs enfants en cette pĂ©riode pour se dĂ©barrasser et se mettre Ă  l’abri de leurs caprices et des tracasseries dont ils sont souvent friands. Mais de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les diffĂ©rentes occupations qui Ă©mergent de plus en plus dans nos sociĂ©tĂ©s en pĂ©riode de vacances rĂ©vĂšlent des tentatives indigĂšnes d’appropriation maladroite de modĂšles culturels occidentaux de gestion du temps libre des enfants, en l’absence d’une politique des loisirs valorisant la dĂ©couverte, le tourisme et des distractions intellectuellement enrichissantes.

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4e Région militaire interarmées: le général Ndjonkep installé

#Politique
Jean Francis BELIBI

Il a pris ses fonctions hier en mĂȘme temps que le gĂ©nĂ©ral de brigade Elias Toungue, commandant de la 4e RĂ©gion de gendarmerie en prĂ©sence du MINDEF.

Tout mettre en Ɠuvre pour l’éradication dĂ©finitive de la secte islamiste Boko Haram qui s’illustre depuis quelques mois par des attentats suicides. C’est la principale recommandation faite hier Ă  Maroua, par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, chargĂ© de la DĂ©fense, Joseph Beti Assomo, aux nouveaux responsables militaires qui y ont pris le commandement. Ont ainsi Ă©tĂ© installĂ©s dans leurs nouvelles fonctions, le gĂ©nĂ©ral de brigade FrĂ©dĂ©ric Ndjonkep Meyomhy Ă  la tĂȘte de la 4e RĂ©gion militaire interarmĂ©es (RMIA 4). Il remplace le gĂ©nĂ©ral de brigade ValĂšre Nka qui assurait jusqu’ici l’intĂ©rim Ă  la tĂȘte de cette importante unitĂ© depuis la mort le 22 janvier dernier du gĂ©nĂ©ral de division Jacob Kodji Ă  la suite d’un accident d’hĂ©licoptĂšre.

A la tĂȘte de la 4e RĂ©gion de gendarmerie (RG4), le gĂ©nĂ©ral de brigade Elias Toungue est le nouveau commandant. Il remplace le colonel RenĂ© Nkontchou qui assurait l’intĂ©rim depuis la disparition, survenue dans le mĂȘme accident d’hĂ©licoptĂšre, du gĂ©nĂ©ral de brigade Alphonse Nkameni. Dans l’aprĂšs-midi, le MINDEF a poursuivi son pĂ©riple dans cette rĂ©gion du pays. Joseph Beti Assomo est allĂ© prĂ©sider la cĂ©rĂ©monie de prise de commandement du gĂ©nĂ©ral de brigade Assoualai Blama Ă  la tĂȘte de la 41e Brigade d’infanterie motorisĂ©e (41e BRIM), une fonction oĂč il a Ă©tĂ© confirmĂ© Ă  la suite de sa promotion le 29 juin dernier au grade de gĂ©nĂ©ral de brigade par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Ont Ă©galement Ă©tĂ© installĂ©s, les commandants des lĂ©gions de gendarmerie de l’ExtrĂȘme-Nord et du Logone-et-Chari. Il s’agit des colonels Ngong Amsa Abdoulaye et Elissa Dambouka. Nous y reviendrons dans notre prochaine Ă©dition.
Perspectives économiques: embellie pour le ciment et les transports

#Economie
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

La direction nationale de la BEAC rĂ©vĂšle cependant, pour le troisiĂšme trimestre 2017, des fortunes diverses pour les principaux secteurs d’activitĂ©s.

Comme de tradition, la direction camerounaise de la Banque des Etats d’Afrique centrale a rĂ©alisĂ© des tests afin d’avoir une idĂ©e sur l’évolution des activitĂ©s Ă©conomiques. Le plus rĂ©cent porte sur le troisiĂšme trimestre de l’annĂ©e 2017, et prĂ©sente les comportements attendus dans les secteur primaire, secondaire et tertiaire de l’économie nationale.

Primaire : coton et huile de palme, ça promet

Ici, c’est la situation des principaux produits agricoles de rente qui est mise en exergue, avec une certaine morositĂ© remarquĂ©e de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. La chute des cours du cacao sur le marchĂ© international jusqu’en fin 2017, avec un impact nĂ©gatif sur la production et les ressources des paysans en est la premiĂšre illustration. Le cafĂ© n’est pas Ă©pargnĂ©. MalgrĂ© l’embellie dans la consommation locale, le dĂ©collage de la filiĂšre ne suit pas. Et cette annĂ©e, la faible production sera mise sur le compte de la rude sĂšcheresse qui sĂ©vit depuis 2016. Le coton et l’huile de palme quant Ă  eux connaĂźtront une situation un peu plus gaie, grĂące notamment Ă  l’embellie des cours sur le marchĂ©, pour la premiĂšre spĂ©culation, et les bonnes conditions climatiques pour la seconde. Embellie notĂ©e Ă©galement pour le caoutchouc naturel et la banane d’exportation, malgrĂ© le vol de production. La filiĂšre bois devrait Ă©galement bien se porter au cours du prochain trimestre Ă  la faveur de l’amĂ©lioration des voies de transport et Ă  l’entrĂ©e en activitĂ© du port de Kribi, qui facilitent les exportations.

Secondaire : Bamenda booste le marché du ciment

Dans ce compartiment de l’économie rĂ©servĂ© Ă  la transformation, donc l’industrie, seule la production du ciment prĂ©voit une hausse. Une hausse commandĂ©e par la forte demande domestique, des projets structurants et le dĂ©marrage de certains travaux du plan d’urgence. Quant Ă  l’eau, Ă  la peinture, aux plastiques et aux tissus, leur production enregistra une baisse selon les prĂ©visions de la BEAC nationale. En cause, la concurrence dĂ©loyale des produits de contrebande, les coupures de l’énergie Ă©lectrique, entre autres.

Tertiaire : l’effet Camair-Co attendu

Ce secteur, fait des services, sera marquĂ© au cours du troisiĂšme trimestre par un ralentissement des chiffres d’affaires. Si la rĂ©introduction des droits de douane sur le poisson explique la hausse de leurs prix sur le marchĂ©, c’est le poids de la contrebande, de la concurrence et les exigences fiscales qui induisent le ralentissement des activitĂ©s dans la distribution des tabacs et des produits cosmĂ©tiques. Seul le domaine des transports pourrait connaĂźtre une lĂ©gĂšre embellie, avec les vols sous rĂ©gionaux et internationaux que la compagnie nationale Camair-Co compte relancer.
Deido District Hospital: CERAC Extends Generosity

#Politique
Yaboa Ndula MUNTEH

Besides the rehabilitated hospital, officials also received special gifts comprising a 66KVA generator, an incubator and baby’s reanimation bed from Mrs Chantal Biya’s association.

Deido District Hospital in the port city of Douala was a centre of attraction yesterday July 19, 2017 following the humanitarian gesture of the Circle of Friends of Cameroon, CERAC. The blue and white fresh coat of paint on the fence and some buildings of the hospital at first sight, tells of the quality of work and equipment offered by CERAC during the grandiose official retrocession ceremony of the rehabilitated and equipped Deido District Hospital.

The hospital that has since 2017 received some 29,166 patients before the retrocession ceremony by some18 medical doctors and over 100 other personnel, is armed with additional equipment and good structures to better take care of the cosmopolitan population.

The new-look Deido District Hospital now consists of good gutters, quality electric and water system, quality morgue zinc, good canalisation system, quality paint, good garden and interlocking tiles on the yard among others. CERAC also handed quality consignment of medical equipment, drugs, office furniture, and products to foster hygiene and sanitation in the hospital. A special gift by the Founding President of CERAC, Chantal Biya, who is also UNESCO’s Goodwill Ambassador, to the hospital comprising a 66KVA generator that can light a village of 50,000 inhabitants, an incubator and a reanimation bed for new-born babies, welcomed a thunderous applause from the population.

With a soul touching song by Mrs Ndoh Bertha, which tells of their unity and solidarity, the personal representative of the Founding President of CERAC, Dr. Mrs Linda Yang, presented her keynote address while thanking the group members and other structures for making it possible to always stretch a helping hand in times of need. In the presence of the Minister of State, Minister of Justice and Keeper of the Seals, Laurent Esso, the Minister of Secondary Education, Ernest Ngalle Bibehe, the Littoral Governor, the Government Delegate to the Douala City Council, the Regional Delegate of Public Health and other administrative, traditional and religious authorities, the representative of the First Lady enumerated some of the activities CERAC has carried out in the Littoral since 1998 starting with gifts to flood victims in the Nkam Division.

Reiterating Dr. Mrs Linda Yang, speaker after speaker hammered on the good use and handling of the equipment and structure. The ceremony was animated by local musicians including the venerated son of the soil, Ben Decca, who showered blessings on First Lady, Chantal Biya.
Cameroon Tribune du vendredi, 21 juillet 2017.