Cameroon Tribune
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MĂ©dias: le DG de TV5 au Palais de l’UnitĂ©

#Politique
Jean Francis BELIBI

Yves Bigot a Ă©tĂ© reçu hier, au nom du chef de l’Etat, par le ministre, SGPR, Ferdinand Ngoh Ngoh.

Le 25e anniversaire de TV5 Monde et la 20e Ă©dition du festival des Ecrans Noirs qui s’est ouverte samedi dernier Ă  YaoundĂ© Ă©taient au menu de l’audience accordĂ©e par le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence de la RĂ©publique, Ferdinand Ngoh Ngoh, au nom du chef de l’Etat, au directeur gĂ©nĂ©ral de TV5 Monde, Yves Bigot. Il a Ă©galement Ă©tĂ© question au cours de cette rencontre du dĂ©veloppement des mĂ©dias camerounais. Et particuliĂšrement de la Cameroon Radio and Television Corporation (CRTV). «On a aussi Ă©voquĂ© avec le ministre, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la prĂ©sidence, les conversations que nous avons eues ce matin (hier, Ndlr) avec le ministre de la Communication, le directeur gĂ©nĂ©ral de la CRTV Ă  propos du passage au numĂ©rique qui est annoncĂ© pour l’ensemble des mĂ©dias et des tĂ©lĂ©visions camerounaises et du partenariat que nous envisageons avec la CRTV dans ce cadre-lĂ  », a-t-il fait savoir.

Le directeur gĂ©nĂ©ral de TV5 Monde a ainsi fait part de la volontĂ© de la chaĂźne qu’il dirige d’appuyer l’Office de radiodiffusion et tĂ©lĂ©vision du Cameroun en matiĂšre d’assistance technique et technologique. Il est ainsi prĂ©vu la mise Ă  disposition de programmes pour le bouquet numĂ©rique de la CRTV qui comportera six chaĂźnes : « En particulier, on a parlĂ© de la possibilitĂ© de mettre Ă  disposition notre chaĂźne enfant qui s’appelle Tivi 5 Monde et que nous avons lancĂ©e ici en Afrique il y a plus d’un an », a rĂ©vĂ©lĂ© le DG de TV5. Yves Bigot est arrivĂ© au Palais de l’UnitĂ© hier en compagnie de notre consƓur et compatriote Denise Epote, directrice rĂ©gionale de TV5 Monde Afrique.

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Yaoundé: des garde-fous pour les « clandos »

#Societe
Alfred MVOGO BIYECK

Face Ă  la dangerositĂ© et l’illĂ©galitĂ© de leur activitĂ©, les autoritĂ©s « mettent l’Ɠil sus » le secteur.

Samedi 1er juillet 2017, au lien dit ancien stationnement de Douala Ă  YaoundĂ©. De nombreux vĂ©hicules sont en partance pour les dĂ©partements de la LekiĂ©, du Nyong et KellĂ©, OtĂ©lĂ©, etc. Sur ce qui sert de quai, six voyageurs Ă  destination de Ndangueng, petite bourgade Ă  une dizaine de kilomĂštres d’Okola veulent voyager. Une petite voiture conçue pour cinq passagers s’empresse de les mener Ă  destination. Soit sept personnes y compris le chauffeur. Quinze kilomĂštres plus loin, entre ZamengoĂ© et Enam Beyalla, c’est l’accident. Heureusement pas mortel, mais des blessĂ©s enregistrĂ©s. PrĂ©judice, des arrivĂ©es tardives au deuil. Une seule explication Ă  ce malheureux incident, la surcharge. Le chauffeur n’a pas pu faire la manƓuvre adĂ©quate pour Ă©viter le choc.

Les « clandos » Ă  YaoundĂ© sont hyper actifs et mĂȘme rĂ©actifs sur diverses lignes de transport : de YaoundĂ©-Soa, YaoundĂ©-Oyom-Abang, YaoundĂ©-Mendong, YaoundĂ©-ZamengoĂ©, YaoundĂ©-Mfou
 Les usagers voulant se rendre dans ces diverses destinations s’entassent Ă  Niki Mokolo, Camair, Poste centrale, Coron, principaux sites d’embarquement. Ici et lĂ , les « clandos » dictent leur loi, et en pĂ©riodes de grande affluence et en fin d’annĂ©e, ils imposent les prix et le nombre de passagers Ă  bord des vĂ©hicules.

Et les passagers en partance pour ces destinations. « En rĂ©alitĂ©, les transporteurs clandestins sont pour nous un mal nĂ©cessaire ; on n’a pas vraiment le choix. C’est eux qui nous laissent dans nos zones reculĂ©es oĂč les agences de voyage ayant pignon sur rue ne peuvent aller Ă  cause de la mauvaise qualitĂ© des routes », lance Symphorien Amougou, qui pour partir de YaoundĂ© Ă  Ngat BenĂ© aprĂšs Mbalmayo, est bien obligĂ© d’accepter la surcharge. « C’est bien de s’insurger contre ce mode de transport, mais encore faut-il pouvoir nous offrir Ă  nous, passagers, des alternatives crĂ©dibles. Qu’ils soient dans le collimateur des pouvoirs publics, tant mieux. Mais nous pensons qu’il vaut mieux les organiser et rĂ©guler, compte tenu des risques pris », conclut-il. Les Ă©quipes de prĂ©vention et de sĂ©curitĂ© routiĂšre dĂ©ployĂ©es sur le terrain depuis quelque temps par les autoritĂ©s, si elles sont les bienvenues pour les usagers, sont au regard des pratiques sur le terrain, bien obligĂ©es de s’accommoder de certaines pratiques, l’offre de transport Ă©tant bien en deçà de la demande.

Réactions

Victoire Sandjo: « Ils n’ont aucun papier »
Taximan.

« Les clandos nous gĂątent le travail parce que quand les clients se trouvent Ă  un endroit, ceux-ci discutent avec nous et quand bien mĂȘme ils les portent, c’est Ă  bas prix. Les clandos n’ont aucun papier, ils ont de faux badges, et lorsqu’ils cognent un usager, ils s’enfuient. Pour la satisfaction de tous, nous proposons au gouvernement de veiller Ă  la rĂ©gularisation des papiers des clandos, s’ils doivent rouler dans la ville. Si tel n’est pas le cas, ces derniers doivent faire le transport dans les brousses ».

Fidel Tchintchoua: « Qu’ils ne roulent pas en ville »
Taximan.

« Les clandos nous empĂȘchent de travailler. ConsĂ©quence, nous avons du mal Ă  verser nos recettes. Puisque ces derniers n’ont pas de papiers, ils ne doivent pas rouler en ville parce qu’ils portent tous les clients Ă  des prix trĂšs bas. En plus de cela, ils n’ont aucun papier et discutent les clients avec nous. Nous proposons au gouvernement de veiller Ă  la rĂ©gularisation des papiers des clandos et de donner Ă  ces derniers des lignes de transport spĂ©cifiques ».
Yaoundé: des garde-fous pour les « clandos »

#Societe
Alfred MVOGO BIYECK

...

Bertin Zanga Mfegue: « Nous discutons les clients »
Taximan.

« Nous discutons les clients avec les clandos. Le gouvernement doit. Veiller Ă  ce qu’ils n’exercent plus le transport clandestin, veiller Ă  la peinture de tous les vĂ©hicules clandos en jaune et surtout veiller Ă  ce qu’ils aient tous leurs papiers comme les taximen. Le ministĂšre des Transports doit arranger le problĂšme de la carte bleue. Lorsque nous allons Ă  la dĂ©lĂ©gation des transports, ils nous disent que cette carte n’est pas encore sortie et parfois sa dĂ©livrance prend un an ».

Serge Dounla: « Leur trouver un endroit précis »
Taximan.

« Nos rapports sont mauvais avec les clandos car nous peinons pour nos papiers mais eux non. Ils nous empĂȘchent de travailler car ils portent les clients Ă  des prix dĂ©risoires. Pour la satisfaction de tous, les clandos doivent avoir tous les papiers et avoir un endroit prĂ©cis pour exercer leur transport et peindre leurs voitures en jaune ».

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Disturbing Trends in Yaounde

#Societe
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

The growing rate of clandestine transport has resulted to several disorders in the city.

One of the most typical activities that usually takes place in most metropolises in the country is transportation. It facilitates the movement of people and goods from one place to another. Disturbingly, the sector in Cameroon’s capital city, Yaounde has been gripped with illegality.

Usually, beside an official park at the bus stop, there is usually an unorthodox one where clandestine vehicles operate. Though these cars, at times, serve people who are in a mad rush to get to their destinations on time, little attention is paid to passengers’ safety as well as the law which is supposed to be respected by those operating in the sector. On several occasions, transport trade unions in the ten regions of the country have threatened to strike decrying the growing rate of clandestine transporters in the country. On November 10, 2015 for example, some transport trade unions in Douala announced a strike as a result of the disorder hindering their activities. Amongst the grievances presented to the then Senior Divisional Officer for Wouri, the Regional President of the National Union of Professional Drivers decried the growing rate of clandestine transport. During a crisis meeting to resolve the problem, transport trade unionists said vehicles with assorted colours without drivers’ identification badges continue to operate in airports, railway stations, in front of hotels, night clubs, restaurants, bus stations and around major cities in the country, thereby creating unfair competition for regular transporters. The situation in Yaounde is not different.

Transporters lament over the fact that it is common place to see passengers standing by the road side with the intention to hop into any clandestine car rather than waiting for a 15-seater bus at the park to get full. Although the bus stop has been designed in such a manner that all fares are paid to a syndicate, through a cashier, most passengers prefer clandestine vehicles which do not even follow the rules binding the sector neither do they pay their taxes. Numerous transporters’ syndicates in Yaounde have threatened to go on strike, arguing that illegal transporters have invaded the sector. One of the wishes they present to the Minister of Labour and Social Security in the presence of the Delegate General for National Security each time there is a meeting to solve problems affecting the transport sector is the fight against clandestine transportation. Given that clandestine drivers are a major problem to those involved in urban transportation, the Senior Divisional Officer of the Mfoundi, Jean Claude Tsila, has often underscored the need to wipe them off the roads in the capital city.

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Agence de promotion des investissements: des projections prometteuses

#Economie
Josy MAUGER

L’Agence de promotion des investissements vient de bĂ©nĂ©ficier d’une nouvelle loi lui confĂ©rant un statut particulier. Elle est dĂ©sormais rattachĂ©e Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique. La dite loi lui donne une autonomie financiĂšre lui permettant d’une part d’ĂȘtre offensive sur la scĂšne internationale et d’autre part d’attirer encore plus d’investisseurs. Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence Marthe-AngĂ©lique Minja dresse Ă©galement dans une interview accordĂ©e Ă  CT, le bilan de la structure depuis 2013.

Marthe Angélique Minja: « On sera plus agressif sur le marché »
Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence de promotion des investissements.

Qu’est-ce qui a justifiĂ© l’amendement de la loi sur l’Agence de promotion des investissements ?
Nous avons constatĂ© depuis 2013, en dĂ©pit des rĂ©sultats qu’on peut qualifier d’honorables dans la signature des conventions, qu’il y avait quand-mĂȘme quelques faiblesses systĂ©miques. Il Ă©tait donc question de revisiter cette loi afin de corriger les lacunes qui sont notamment les lourdeurs administratives, les lenteurs dans la procĂ©dure d’octroi de l’agrĂ©ment. Ces lourdeurs sont dues au nombre important d’intervenants.

Qu’est-ce que cette nouvelle loi apporte comme changements ?
Le premier changement porte sur la facilitation et la simplication des procĂ©dures. Aujourd’hui, l’Agence ainsi que l’Agence de promotion des Pme (l’Apme) vont octroyer des agrĂ©ments. Nous allons signer les agrĂ©ments en respectant Ă©videmment la procĂ©dure existante en la matiĂšre. Il y a la dĂ©livrance de l’acte constatant le passage de la phase d’installation Ă  la phase d’exploitation qui nous incombe aussi dĂ©sormais. Il y aura aussi un changement dans le dĂ©lai de traitement des dossiers de demande d’agrĂ©ments qui sera portĂ© Ă  cinq jours au sein du guichet unique au lieu de trois. Dans le mĂȘme registre de modifications, on compte rĂ©aliser l’examen de requĂȘtes de prorogation. De mĂȘme que nous allons apposer des visas sur toutes les demandes d’exportation et d’importation liĂ©es Ă  la phase d’implantation et d’exploitation.

Quel est l’avantage du rattachement de l’Api Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique ?
Etant donnĂ© qu’on souffrait du manque de disponibilitĂ© de ressources pĂ©rennes, il sera question avec ce rattachement qu’on nous les trouve, ce qui est mĂȘme dĂ©jĂ  fait. Dans le cadre de la loi qui a Ă©tĂ© votĂ©e, aujourd’hui nous allons avoir 15% de financements venant du fonds des tĂ©lĂ©communications et 15% qui seront pris dans les ressources du crĂ©dit foncier.

Peut-on avoir une idée des perspectives ?
Nous allons retravailler notre programme d’actions qui se limitait Ă  ce jour au seul fonctionnement. L’Api est chargĂ©e d’appliquer la politique du gouvernement en matiĂšre de promotion d’investissements. Et qui dit promotion parle de communication qui coĂ»te extrĂȘmement cher, que ce soit au niveau du Cameroun qu’à l’extĂ©rieur. Sous la houlette du chef de l’Etat on va ĂȘtre agressifs et mener ces activitĂ©s de promotion dignes de notre pays, augmenter le flux d’investisseurs vers le Cameroun.

Combien de conventions ont été signées à ce jour?
On a un total de 137 conventions signĂ©es dans le cadre de la loi 2013 promulguĂ©e par le chef de l’Etat, entre le gouvernement et les opĂ©rateurs Ă©conomiques pour un montant global d’investissements projetĂ©s Ă  2322 milliards et 50.000 emplois directs Ă  crĂ©er.

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Une question de fierté

#24heures
Jean Marie NZEKOUE

Commentaire.

Au cours des derniĂšres semaines, une insidieuse campagne Ă  travers les mĂ©dias classiques et les rĂ©seaux sociaux tend Ă  faire croire que l’organisation de la Coupe d’Afrique 2019 s’éloigne de plus en plus du Cameroun au profit d’autres destinations en embuscade. DĂ©rogeant aux rĂšgles Ă©lĂ©mentaires de la diplomatie, certains pays se seraient mĂȘme dĂ©jĂ  proposĂ©s au cas oĂč
 Mais en l’absence d’autres signaux plus clairs, tout semble indiquer que le Cameroun abritera la prochaine CAN. C’est une question de fiertĂ© nationale. Et plusieurs raisons militent dans ce sens. PremiĂšrement, le pays des quadruples champions d’Afrique a remportĂ© de haute lutte l’organisation de la CAN 2019 sur la base d’un cahier de charges consistant et convaincant. Depuis lors, le Cameroun ne s’est jamais reniĂ© et n’entend pas le faire de sitĂŽt. La preuve : les travaux ont dĂ©marrĂ© sur les principaux chantiers prĂ©vus, notamment au complexe sportif d’Olembe Ă  YaoundĂ© et au stade de Japoma Ă  Douala. Deux stades modernes et fonctionnels existent dĂ©jĂ  dans les localitĂ©s de LimbĂ© et Bafoussam. Les deux autres enceintes sportives de Douala et Garoua ont juste besoins d’une rĂ©novation en profondeur pour servir.

En second lieu, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de Football (CAF) qui avait attribuĂ© l’organisation de la compĂ©tition au Cameroun n’est pas encore revenue sur sa dĂ©cision. Ce qui laisse supposer que l’instance faĂźtiĂšre du football africain continue de faire confiance en la capacitĂ© du Cameroun Ă  tenir ses engagements. Autant dire qu’en dĂ©pit des obstacles plus ou moins visibles et malgrĂ© les rumeurs plus ou moins alarmistes, le gouvernement continue de faire de l’organisation de la CAN 2019 une prioritĂ© absolue. Des dispositions ont Ă©tĂ© prises dans ce sens et ce n’est pas un hasard si la circulaire du chef de l’Etat relative Ă  la prĂ©paration du Budget pour l’exercice 2018 insiste sur les dĂ©penses liĂ©es Ă  la tenue de cette grande fĂȘte du sport africain.

Voulu par le prĂ©sident Paul Biya en personne, l’accueil par le Cameroun de cette compĂ©tition d’envergure, 47 ans aprĂšs la CAN de 1972, reprĂ©sente un vĂ©ritable cadeau Ă  la famille sportive nationale et au grand public en gĂ©nĂ©ral. Il ne viendrait Ă  l’idĂ©e de personne de gĂącher la prĂ©paration d’un Ă©vĂšnement aussi exceptionnel Ă  travers des propos diffamatoires ou des campagnes de dĂ©nigrement systĂ©matique. Certes, rien ne saurait ĂȘtre parfait dans le meilleur des mondes. Dans plusieurs domaines, les chantiers sont encore immenses, en termes de stades, de routes, d’infrastructures hĂŽteliĂšres, d’espaces de loisirs, etc. Ici et lĂ , des travaux programmĂ©s ont pris du retard. Les pouvoirs publics en sont conscients et c’est en connaissance de cause qu’ils mĂšnent actuellement une campagne de communication. Pour, d’une part, apaiser les inquiĂ©tudes exprimĂ©es ici et lĂ  et d’autre part, rassurer l’opinion publique nationale et internationale sur la ferme dĂ©termination du gouvernement Ă  tenir ses engagements. En attendant, chaque maillon de la chaine sait ce qu’il lui incombe pour rehausser l’image de marque du Cameroun.

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Les législatives reportées au Gabon

#International
Simon Pierre ETOUNDI

Le scrutin qui devait se tenir avant le 29 juillet prochain aura lieu au plus tard en avril 2018.

Les Gabonais devront prendre leur mal en patience avant de choisir leurs reprĂ©sentants au Parlement. Les Ă©lections qui devaient se tenir avant le 29 juillet 2017 ont Ă©tĂ© repoussĂ©es, «au plus tard Ă  avril 2018 ». La Cour constitutionnelle a officialisĂ© hier cette dĂ©cision Ă  laquelle on s’attendait quelque peu. Il est mis en avant « l'impossibilitĂ© de concilier le temps nĂ©cessaire dont les autoritĂ©s compĂ©tentes doivent disposer pour faire aboutir le processus des rĂ©formes Ă©lectorales », fruit du dialogue politique organisĂ© Ă  l’initiative du prĂ©sident Ali Bongo Ondimba. Ce dialogue Ă©tait consĂ©cutif Ă  la crise politique qui a suivi la prĂ©sidentielle d’aoĂ»t 2016.

DĂ©sormais, « les Ă©lections des dĂ©putĂ©s de l'AssemblĂ©e nationale doivent ĂȘtre organisĂ©es au plus tard au mois d'avril 2018 », selon l'article 3 de la dĂ©cision de la Cour constitutionnelle prise le 11 juillet et rendue publique le 18 juillet. Par consĂ©quent, les dĂ©putĂ©s de la 12e lĂ©gislature Ă©lus en 2012 pour cinq ans, resteront en fonction jusqu'aux nouvelles Ă©lections. Par ailleurs, la Cour constitutionnelle n’a pas accĂ©dĂ© Ă  la demande du Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet qui l’a saisie, pour un report de 24 mois des Ă©lections lĂ©gislatives. D’aprĂšs le chef du gouvernement gabonais, il faudrait entre 18 et 24 mois, pour appliquer les rĂ©formes Ă©lectorales du dialogue politique. Davantage, Emmanuel Issoze-Ngondet a mis en avant le fait que la Constitution n'autorisait pas une rĂ©forme Ă©lectorale « dans l'annĂ©e prĂ©cĂ©dant l'Ă©chĂ©ance normale » d'une Ă©lection lĂ©gislative. Mais pour la Cour, cette disposition n’est pas applicable, car les Ă©lections lĂ©gislatives ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© repoussĂ©es une premiĂšre fois en dĂ©cembre 2016.

Les lĂ©gislatives Ă  venir doivent ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©es d’un toilettage de la loi Ă©lectorale. Certaines rĂ©solutions du dialogue politique doivent se traduire dans les faits. Les partis politiques ont prĂšs de neuf mois pour fourbir leurs armes et prĂ©parer des candidats. Toutefois, une partie de l’opposition proche de Jean Ping annonce qu’elle ne prendra pas part au scrutin et n’accorde aucune considĂ©ration aux rĂ©formes annoncĂ©es.

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#Sports
AngĂšle BEPEDE

Abidjan de tous les espoirs ?

La dĂ©lĂ©gation camerounaise a quittĂ© le pays hier pour se rendre aux 8e Jeux de la Francophonie en CĂŽte d’Ivoire. Avant son dĂ©part, le groupe fort de 89 compĂ©titeurs (athlĂ©tisme, handisport, tennis de table, basket-ball fĂ©minin, football masculin, lutte, judo) a Ă©tĂ© reçu par le ministre des Sports et de l’Education physique au cours d’une cĂ©rĂ©monie d’au revoir au palais polyvalent des Sports Ă  YaoundĂ©.

Quatre ans aprĂšs la derniĂšre Ă©dition, le Cameroun revient avec une dĂ©lĂ©gation plus forte et de meilleurs espoirs de mĂ©dailles. Avec seulement trois mĂ©dailles en or, 7 en argent et 7 en bronze Ă  Nice, en France, le pays avait quand mĂȘme fini deuxiĂšme nation africaine. La sĂ©lection nationale de basketball fĂ©minine compte ainsi sur son passage en CĂŽte d’Ivoire pour prĂ©parer sa participation Ă  l’Afrobasket fĂ©minin (17 au 28 aoĂ»t).

Les Camerounaises, emmenĂ©es par Guy Jean-Faustin Moudio, seront notamment face au pays hĂŽte et tenant du titre, Ă  la Tunisie et Ă  l’Angola dans le groupe A. La sĂ©lection nationale de football des moins de 20 ans, elle aussi qualifiĂ©e en sports collectifs, a achevĂ© sa derniĂšre sĂ©ance d’entraĂźnement hier au Centre technique de la FĂ©cafoot Ă  Odza.

Interview

Yves Vincent Mpenenkoul: « Nous espérons une participation honorable »
Sous-directeur des relations sportives internationales et événements sportifs de haut niveau, point focal sport et Jeux de la Francophonie.

Le Cameroun participera du 21 au 30 juillet 2017, Ă  la 8e Ă©dition des Jeux de la Francophonie. OĂč en-est-on avec la prĂ©paration des 89 reprĂ©sentants engagĂ©s ?

Pour cette compĂ©tition qui engage les pays ayant en partage la langue française, le Cameroun aura des reprĂ©sentants en sport, en culture et dans les TIC. Nous aurons 12 athlĂštes en athlĂ©tisme, 12 basketteuses, 20 footballeurs, un dĂ©ficient physique pour le javelot, huit judokas, huit lutteurs, deux pongistes. En culture, nous aurons 20 compĂ©titeurs Ă  savoir : certains dans les domaines de la littĂ©rature, des conteurs, des marionnettistes, des sculpteurs, des chanteurs de Hip-Hop et des jongleurs. Le Cameroun aura aussi des athlĂštes dans le cadre de la crĂ©ation pour le dĂ©veloppement durable et numĂ©rique en TIC. Tous ces jeunes sont prĂ©-accrĂ©ditĂ©s. Ils sont en stage entre YaoundĂ© et Ebolowa depuis le 29 juin ou avant. Nous espĂ©rons, compte tenu de l’engouement et la discipline qui entoure ces jeunes, que la participation du Cameroun sera honorable. Nous aurons 125 membres dont 89 compĂ©titeurs et 16 encadreurs techniques.

Comment ont été choisis les compétiteurs inscrits dans le domaine de la culture notamment ?

Dans le domaine de la culture et des TIC, la qualification a Ă©tĂ© plus difficile qu’en sport oĂč seul le Ranking suffisait Ă  envoyer certains Ă  cette compĂ©tition. En culture, une Ă©quipe du ComitĂ© international des Jeux de la Francophonie a fait le tour des pays-membres pour sĂ©lectionner les Ɠuvres Ă  prĂ©senter. Ils ont eux-mĂȘmes, sĂ©lectionnĂ© leurs meilleurs. Nous avons de nombreux artistes mais le ComitĂ©, en fonction de ses critĂšres, a envoyĂ© des experts retenir objectivement la crĂšme dans ces domaines. Tout cela s’est fait sous l’expertise des administrations techniques compĂ©tentes.
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#Sports
AngĂšle BEPEDE

...

GĂ©nĂ©ralement, lors de ces dĂ©placements, la gestion des primes pose un problĂšme. Qu’est-ce qui a Ă©tĂ© fait pour Ă©viter cela ?

La dĂ©lĂ©gation des compĂ©titeurs part du Cameroun le 18 juillet pour pouvoir faire des repĂ©rages avant d’entrer en compĂ©tition. Tout est mis en Ɠuvre pour que nous ne vivions plus ces problĂšmes dans nos dĂ©lĂ©gations. Il peut y avoir un retard lors des paiements des primes, mais tout est arrĂȘtĂ©. Les participants savent qu’ils ont droit Ă  une prime pendant la prĂ©paration, une autre pendant la compĂ©tition, une prime de participation et des primes de podium. Tous les compĂ©titeurs en sport, culture ou TIC, bĂ©nĂ©ficient de toutes ces reconnaissances.

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#Economie
Armand ESSOGO

Assurance donnée hier à Douala par le directeur général Ernest Dikoum, qui annonce une nouvelle escale à Bamenda ce jeudi.

Le directeur gĂ©nĂ©ral de Camair-Co, Ernest Dikoum, se savait attendu. La semaine Ă©coulĂ©e, sa compagnie aĂ©rienne a occupĂ© le devant de la scĂšne par rapport Ă  des licenciements, baisses de salaire, mises Ă  l’écart de certains collaborateurs qui grĂšvent la trĂ©sorerie de l’entreprise
 En guise de rĂ©action Ă  plusieurs allĂ©gations, le DG indique « qu’il n’y a pas de plan social Ă  Camair-Co
 ». Il a eu nĂ©anmoins Ă  prendre certaines dĂ©cisions que son staff n’a pas digĂ©rĂ©es. En tĂ©moignent : suppression de quelques lignes (Paris, Libreville, Brazzaville), achat des Boeing 737 mettant ainsi un terme Ă  la location qui coĂ»tait des milliards Ă  l’entreprise, retour Ă  l’immeuble siĂšge Ă  Bonanjo, gestion optimale des ressources humaines (avec des dĂ©parts Ă  la retraite, suppression des postes non pourvus par l’organigramme en vigueur, ce qui a fait diminuer la masse salariale de 100 millions), un nouvel organigramme et la promesse d’une meilleure communication. Parce que M. Dikoum dit vouloir tourner le dos Ă  une communication de crise, pour confier sa communication Ă  des professionnels qui rendront compte Ă  la clientĂšle de l’évolution de l’exploitation et dissiper les zones d’ombre.

Comme faits d’armes, Ernest Dikoum brandit le transport de trois mille pĂšlerins au Hadj, celui de 600 passagers lors de la Can Total 2017 au Gabon et de nouvelles perspectives sur le plan commercial. En survolant les performances d’exploitation, on retient qu’à ce jour, Camair-Co revendique sur le rĂ©seau domestique un taux de remplissage de 85%, une rĂ©gularitĂ© de 93% et une ponctualitĂ© qui tutoie les 70%. Le nombre de passagers au 1er semestre 2017 avoisine le chiffre de 93000 Ă  travers le Cameroun, avec seulement deux avions en exploitation sur les cinq de la flotte.

Pour ce qui est des performances Ă©conomiques, les dĂ©penses de carburant sont maĂźtrisĂ©es Ă  22%, la masse salariale est en baisse et Ă  l’horizon janvier 2018, Ernest Dikoum s’engage Ă  sortir Camair-Co de la subvention de l’engagement de l’Etat. En fait, le DG dit pouvoir faire de Camair-Co une structure de mĂ©tiers, qui, peut aller sur le marchĂ© international en cas de besoin.

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Ministre des Sports et de l’Education physique.

Les enjeux de l’organisation de la CAN Cameroun 2019

Le sport dans notre pays est l’une des activitĂ©s majeures au centre des prĂ©occupations du gouvernement. Car, les victoires sportives concourent Ă  faire vibrer la fibre patriotique des citoyens et Ă  renforcer l’adhĂ©sion populaire Ă  l’idĂ©al commun qui est celui d’un Cameroun qui gagne. C’est pour cela que le chef de l’Etat n’a jamais cessĂ© de citer les sportifs camerounais lors de leurs exploits, comme des modĂšles de foi, d’abnĂ©gation, de dĂ©termination, de solidaritĂ© et d’homogĂ©nĂ©itĂ©. Le sport est donc dans notre pays, un vecteur de consolidation de l’unitĂ© et un catalyseur de l’intĂ©gration nationale. C’est dans cette optique que l’attribution de l’organisation de la CAN 2019 aprĂšs la CAN fĂ©minine Cameroun 2016, est considĂ©rĂ©e comme une victoire diplomatique et sportive. L’organisation de ces deux grandes compĂ©titions par le Cameroun participe de la politique de promotion des potentialitĂ©s des jeunes de notre pays. Elle contribue Ă©galement Ă  amĂ©liorer le rayonnement et l’image de marque du Cameroun tant Ă  l’intĂ©rieur qu’au-delĂ  de nos frontiĂšres. Par ailleurs, les catalyseurs ayant dĂ©terminĂ© et garanti la rĂ©ussite exceptionnelle de la CAN fĂ©minine 2016 sont entre autres, la trĂšs haute impulsion que le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya a bien voulu donner aux prĂ©paratifs de cette CAN fĂ©minine (
) Nous avons encore en mĂ©moire le succĂšs sans prĂ©cĂ©dent des activitĂ©s de la 10e Ă©dition de la CAN fĂ©minine 2016. Ce succĂšs a valu Ă  notre pays, les fĂ©licitations des hautes instances sportives internationales, notamment la CAF, tandis que le ComitĂ© local a reçu les remerciements des hautes autoritĂ©s de la RĂ©publique (
) Cette Ă©vocation est importante car il s’agit des Ă©lĂ©ments qui nous permettent d’envisager avec beaucoup d’optimisme, l’organisation de la CAN masculine Cameroun 2019, en rapport avec le cahier de charges de la CAF.

Ce que prévoit le cahier de charges de la CAF

Le premier volet concerne les diverses infrastructures. Le pays organisateur devrait mettre Ă  la disposition de la CAF, toutes les infrastructures constituĂ©es ainsi qu’il suit : les infrastructures sportives par site devraient ĂȘtre constituĂ©es d’un stade de compĂ©tition et de cinq terrains d’entraĂźnement; les infrastructures connexes (hĂŽteliĂšres, hospitaliĂšres, routiĂšres, aĂ©roportuaires, etc.) devront ĂȘtre opĂ©rationnelles et rĂ©pondre au cahier des charges de la CAF ; les infrastructures de communication et de tĂ©lĂ©communications devront ĂȘtre disponibles et fonctionnelles.
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Steve LIBAM

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L’état d’avancement sur le terrain des travaux de construction et de rĂ©habilitation des infrastructures

ConformĂ©ment au cahier de charges de la CAF, quatre poules seront constituĂ©es Ă  YaoundĂ©, Douala-BuĂ©a-LimbĂ© (un site), Garoua, et Bafoussam. L’examen gĂ©nĂ©ral des infrastructures nous permet de relever que sur les 32 stades dont disposera le Cameroun, les onze qui ont servi lors de la CAN 2016 sont prĂȘts, disponibles et fonctionnels. Les 21 autres sont e construction ou Ă  rĂ©habiliter. Parmi ceux-ci, 14 sont Ă  rĂ©habiliter, 7 Ă  construire ; les travaux des deux complexes les plus prestigieux, en l’occurrence Olembe et Japoma ayant dĂ©jĂ  dĂ©marrĂ© (
) Pour ce qui est des hĂŽtels, les villes ayant abritĂ© la CAN fĂ©minine 2016 Ă  savoir YaoundĂ© et LimbĂ©, ainsi que la ville de Douala, disposent des infrastructures hĂŽteliĂšres aux normes prescrites par la CAF. Dans les autres villes (Garoua et Bafoussam), des projets sont engagĂ©s en vue de la mise Ă  niveau ou de la construction des hĂŽtels qui rĂ©pondent aux standards. Concernant les infrastructures aĂ©roportuaires et routiĂšres, les aĂ©roports de YaoundĂ©, Douala, Garoua et Bafoussam sont fonctionnels, tandis que les voiries urbaines sont en cours de rĂ©habilitation. S’agissant des infrastructures de tĂ©lĂ©communications notamment les TIC, celles requises par la CAF dĂ©jĂ  disponibles pour la CAN fĂ©minine 2016 et qui sont Ă©galement concernĂ©es par la CAN 2019 seront capitalisĂ©es. Par ailleurs, des dispositions sont prises pour les garantir dans les autres sites.

En ce qui concerne le volet Ă©vĂšnementiel, il sera mis en Ɠuvre par le ComitĂ© d’organisation local. Les procĂ©dures d’usage sont en cours avec toutes les parties prenantes pour la mise en place Ă  brĂšve Ă©chĂ©ance des diffĂ©rentes commissions techniques chargĂ©es de l’organisation pratique des activitĂ©s. Pour ce qui est du volet sportif, le ministĂšre des Sports et de l’Education physique appuie la FECAFOOT dans ses efforts de mise en Ɠuvre des stratĂ©gies permettant d’affiner les performances de l’équipe nationale fanion, les Lions indomptables.

Le Cameroun sera-t-il prĂȘt ?

Je voudrais rassurer l’opinion nationale et internationale que malgrĂ© les contraintes liĂ©es Ă  l’adversitĂ© de la conjoncture Ă©conomique actuelle et Ă  la prĂ©servation de la sĂ©curitĂ© de notre pays, le gouvernement est totalement engagĂ©, sous la trĂšs haute impulsion du prĂ©sident de la RĂ©publique, chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya et la coordination du Premier ministre, chef du gouvernement, Ă  remplir le cahier de charges de la CAF. A date, aucune mission de la CAF faisant Ă©tat d’un quelconque retard dans les prĂ©paratifs de la CAN 2019 n’a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e. La premiĂšre d’inspection est prĂ©vue est prĂ©vue au Cameroun dans quelques semaines. Je tiens d’ailleurs Ă  prĂ©ciser que les missions de la CAF, contrairement Ă  une certaine opinion, ne sont pas effectuĂ©es pour des besoins de sanction. Il s’agit des occasions d’échanges et de concertation qui permettent de rĂ©ajuster tant que nĂ©cessaire, les stratĂ©gies permettant d’assurer le succĂšs des activitĂ©s.
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#24heures
Steve LIBAM

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J’en appelle Ă  la mobilisation de toutes les intelligences et de toutes les compĂ©tences de notre pays, notamment la presse, pour que chacun, Ă  sa maniĂšre, apporte sa pierre au succĂšs de cette compĂ©tition. AprĂšs l’édition de 2017 remportĂ©e au Gabon, nous devons ensemble gagner la CAN 2019 au Cameroun, au plan de l’organisation, avant la victoire finale au plan sportif. Nous devons ensemble relever le dĂ©fi d’honneur d’assurer l’organisation de la CAN 2019 pour rĂ©affirmer le leadership et le gĂ©nie de notre pays en matiĂšre d’organisation des Ă©vĂšnements importants nationaux et internationaux. C’est le message de circonstance de ce jour suite Ă  quelques interrogations qui prĂ©occupaient quelques Camerounais. Ces interrogations sont lĂ©gitimes car la CAN appartient Ă  tous les Camerounais et le dĂ©fi de rĂ©ussir cette compĂ©tition est une cause nationale qui interpelle chaque Camerounais.

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Efforts are being made by the government to ensure a successful organisation of the AFCON 2019.

When the African football governing body CAF announced Cameroon as the host of the 32nd edition of the Africa Cup of Nations, the news was recieved with joy and great expectations. Cameroon won the bid against Algeria, Guinea, Ivory Coast and Zambia. Cameroon’s bid was centred around four venues in Bafoussam, Douala, Garoua and Yaounde.

Recently, rumours have been going on that Cameroon will not be ready before January 2017. As a result other countries such as Algeria, Morocco, Cîte d’Ivoire, Guinea Conakry have begun showing interest in taking over the challenge. Algeria for instance has announced that it is ready to apply for the hosting of the African Cup of Nations AFCON 2019 in the event that the African Football Confederation (CAF) withdraws the organisation in Cameroon. Reports hold that Algeria Football Federation’s President, Kheïreddine Zetchi, said his country has submitted its candidature to host the competition if Cameroon is stripped of her hosting rights.

Morocco has equally shown interest in taking over from Cameroon in staging the 2019 African Cup of Nations in case of lack of capacity. Fouzi Lakjaa. President of the Royal Moroccan Football Federation, says his country would be willing to step in as replacements if upcoming Confederation of African Football (CAF) meetings make organisational changes that Cameroon will not be able to fulfil.

Cameroon is reportedly experiencing delays in the execution of various Nations Cup infrastructural projects. This notwithstanding, efforts are being made by the government to ensure that the different game venues and other aspects are ready before the competition. Already, the officials of Picini, the company in charge of constructing the 60,000-seater Olembe Stadium to host the opening ceremony of the 2019 AFCON assured the public in a press briefing in Yaounde that the infrastructure will be ready by October 2018.

It should be recalled that speculations were equally high on the organisation of the 2016 Women’s Africa Cup of Nations in Cameroon. In spite of the doubts and suspense, the organisation was the best as far as the women’s competition is concerned. Cameroon was even rewarded by the African football governing body for the successful organisation of the tournament. With the resounding success, Cameroon is poised to give its best come January 2019.

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