Cameroon Tribune
1.63K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
​​AssemblĂ©e nationale: on travaille

MESSI BALA

Les commissions siĂšgent dĂ©sormais dans l’hĂ©micycle, en attendant la mise Ă  disposition d’un nouvel espace attribuĂ© par le PAN.

Inhabituel. Une rĂ©union de la Commission des finances et du budget de l’Assemble nationale (AN) Ă  l’intĂ©rieur de l’hĂ©micycle de Ngoa-EkellĂ©. Ce lundi 20 novembre 2017, les membres du gouvernement ne sont plus assis dans l’une des ailes du perchoir mais plutĂŽt sur les fauteuils rĂ©servĂ©s gĂ©nĂ©ralement aux Ă©lus de la nation. Le service de cafĂ© est aussi prĂ©sent, mĂȘme s’il cherche encore ses marques. C’est ainsi le nouveau dĂ©cor de ce qui tient dĂ©sormais lieu d’espace de travail des diffĂ©rentes commissions de la reprĂ©sentation nationale. Du moins depuis que les flammes ont ravagĂ© cinq niveaux du palais de verre de Ngoa-EkellĂ© dans la nuit de jeudi Ă  vendredi dernier.

Pour certains employĂ©s rencontrĂ©s sur les lieux, « on ne peut rien faire ». L’un d’eux explique d’ailleurs que « dans le principe, quand un incendie survient, on arrĂȘte tout. Le temps de mener toutes les enquĂȘtes avant d’envisager la reprise ». L’urgence de la tenue de la prĂ©sente session budgĂ©taire a bousculĂ© les codes. L’électricitĂ© est rĂ©tablie dans les parties du bĂątiment non affectĂ©es par l’incendie. MĂȘme si ceux des agents dont les bureaux ont Ă©tĂ© touchĂ©s vadrouillent, des dispositions sont prises pour que le travail reprenne dans les conditions optimales.

Le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, Cavaye YeguiĂ© Djibril, en visitant les lieux hier, a donnĂ© des instructions claires. Les sorties de l’hĂ©micycle qui donnent sur la façade principale seront amĂ©nagĂ©es pour abriter les travaux en commission. ImmĂ©diatement aprĂšs, trois personnels de la chambre s’activaient Ă  dessiner la nouvelle configuration des lieux. Avec des indications prĂ©cises sur la forme des diffĂ©rents emplacements, les places Ă  rĂ©server aux cabines d’interprĂštes, au service de cafĂ© et le face-Ă -face entre dĂ©putĂ©s et membres du gouvernement.

AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...

Ces appels Ă  la Candidature de Paul Biya qui montent...

Un nouveau Code pĂ©nal Ă  l’étude

Pas de « bébé pour tous »

Parlement: Jour de rentrée

Parlement: De quoi a peur le SDF?

Paul Biya est lĂ 
​​Bamenda: Calm Returns After Turbulent Weekend

Choves LOH

Survivors receiving treatment in the Bamenda Regional Hospital and Mbingo Baptist hospitals.

Inhabitants of the neighbourhood of Bamenda II sub Division did not enjoy a peaceful night on Saturday, November 18 breaking, Sunday 19, 2017. Late night gunshots spread fear in the neighbourhood of Food Market, Hospital Roundabout and Ntarikon.

It later emerged that at about 1 a.m. on Sunday, November 19, Security officers on duty, came face to face with some unidentified people on a motorcycle, who did not hesitate to open fire, wounding the driver of the Police Van on patrol. A hunt for the suspects allegedly resulted in the wounding of some three civilians. The situation slowed the movement of taxis, commercial motorcycles and Christians who filed out early that morning for business appointments and church services.

At Press time, some of the victims were still receiving treatment. The Director of the Bamenda Regional hospital, Dr. Kingue Thompson Njie told Cameroon Tribune that the hospital received all the four victims. He said the policeman received a bullet on the shoulder but the bone did not suffer any serious casualty. Another patient, an 18 year –old lady said that on their way into Bamenda from the South West region in an inter-urban travel bus, a policeman fired a gunshot into their bus during which she received injuries in the hand and left armpit. She is in the hospital ward with another guy who received a bullet on the right tire.

Dr Kingue Thompson said that all are recovering. Meanwhile, one of the victims is said to have left the Regional hospital on self prescription to continue treatment in the Mbingo Baptist hospital in Boyo Division. The Regional hospital also registered an unfortunate case early on Monday, November 20, 2017 when another young man of about 23 years- old who was allegedly shot in the neighbourhood of Chuabu at about 9.30 pm on November 19, 2017 died soon after reaching the hospital.

The incidents took place in the backdrop of a Mezam prefectural Order No. 591/ P.O/E.29/P.S of November 8, 2017 prohibiting the circulation of persons, cars and motorcycles within Bamenda City from 10 p.m. to 5 a.m. from November, 8- 23, 2017. The Order signed by Mezam SDO, Songa Pierre Rene in the aftermath of the murder of some two gendarme officers on duty in the neighbourhood of Bafut and Bamenda on the night of November 7 and 8, 2017.
​​Transformation du bois : le savoir-faire camerounais s’affiche

AĂŻcha NSANGOU

La premiĂšre Ă©dition du Salon africain du bois, de l’artisanat, de la dĂ©coration et du dĂ©veloppement des communautĂ©s locales donne Ă  voir depuis hier Ă  YaoundĂ©.

Depuis hier, la cour avant du Centre international de l’artisanat de YaoundĂ© abrite l’exposition du Salon africain du bois, de l’artisanat, de la dĂ©coration du dĂ©veloppement des communautĂ©s locales (Sabade). Et le dĂ©tour en vaut la peine. Alors que des exposants terminent la mise en place de leurs objets, le visiteur peut dĂ©jĂ  contempler tout le savoir-faire des artisans camerounais. Parce que en matiĂšre de savoir-faire, il y en a. OriginalitĂ© et finesse aussi. Des essences de bois sont magnifiquement transformĂ©es par de petites mains camerounaises de telle maniĂšre qu’on se croirait dans une foire syrienne.

Les quelques visiteurs qui s’engagent dans la visite des stands de ce salon qui se poursuit jusqu’au 26 novembre prochain sont sous le charme, Ă  en croire leurs regards enchantĂ©s. Des lampes de salon qui brillent de loin, des sculptures en, des miroirs rustiques, des horloges, lits, berceaux, armoires, tout y passe. Alors qu’on croit avoir tout vu, l’on dĂ©couvre «le chef d’Ɠuvre». D’ailleurs, cette Ɠuvre a valu Ă  son fabricant, Jean Claude Dongmo Tanda, promoteur du Sabade, le prix du meilleur artisan lors du Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc) en 2014. Ici, le visiteur dĂ©couvre un ensemble table Ă  manger et mini bar de couleur laquĂ©-craquelĂ©.

Jean Claude Dongmo Tanda prĂ©sente son Ɠuvre avec fiertĂ©. Elle est exposĂ©e ici. Elle pourrait ĂȘtre vendue mais ce n’est pas l’objectif premier. Il espĂšre surtout montrer aux visiteurs ce que les artisans camerounais sont capables de faire. Un lit et une gigantesque porte trois battants ayant Ă©galement gagnĂ© des prix aux diffĂ©rentes Ă©ditions du Siarc (2008 et 2012), rĂ©alisĂ©s par cet artisan, s’affichent Ă©galement Ă  cet Ă©vĂ©nement.

A cette premiĂšre Ă©dition du Sabade 2017, on retrouve des objets faits Ă  base de diffĂ©rents types de bois notamment l’ébĂšne, le padou, le bibolo, l’iroko, le zingana, etc. Sous le thĂšme: «Le bois: source de richesse pour les communautĂ©s», ce salon est d’un intĂ©rĂȘt certain, tel qu’indiquĂ© au cours d’un point de presse qu’a tenu le 08 novembre dernier, Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat. «Partout en Afrique, le bois est une ressource fondamentale mais ce sont les autres qui l’exploitent Ă  notre place et les objets issus de notre bois nous sont vendus Ă  prix d’or et pourtant, nous pouvons les transformer nous-mĂȘmes et les vendre aux autres.

Ce salon pose donc un problĂšme: comment faire pour arriver Ă  une transformation locale?», s’interroge Hubert Etoundi du comitĂ© d’organisation du Sabade. Au programme de cette premiĂšre Ă©dition, des ateliers, confĂ©rences-dĂ©bats, rencontres B to B et B to C, animations, entre autres.
​​Festi-Bikutsi: le bal est ouvert

Monika NKODO

La 19e édition du grand rendez-vous des musiques bantoues a été lancé hier à Yaoundé.

En 23 annĂ©es d’existence et 19 Ă©ditions, le calendrier des festivals ne s’est pas lassĂ© du Festi-Bikutsi. L’ambition de valoriser les rythmes traditionnels et de crĂ©er l’engouement du public-jeune pour les rythmes et productions locales reste au goĂ»t du jour.

Le festival international des musiques bantoues est mĂȘme devenu ces derniĂšres annĂ©es, l’un des immanquables rendez-vous musicaux de la capitale. Son temple, le Club Eneo, nouvelle appellation du Camp Sonel Essos Ă  YaoundĂ©, accueille depuis hier les activitĂ©s de la 19e Ă©dition. C’est logiquement lĂ  que se tiendra jeudi prochain, la cĂ©rĂ©monie d’ouverture.
RenĂ© Ayina, promoteur du festival, avait annoncĂ© la couleur de cette rencontre 2017, le 31 octobre dernier au cours d’une confĂ©rence de presse.

Le thĂšme « Musique et tolĂ©rance » en toile de fond, mais surtout en avant, deux icĂŽnes du bikutsi. Aloa Javis et Beti Joseph. Des grands noms du rythme se bousculent aux portes de ce 19e Festi-Bikutsi. La programmation annonce pour les spectacles de jeudi, vendredi et samedi, des artistes comme EbouĂ© Chaleur, Majoie Ayi, Govinal, Le Doux Marcellin, Tonton Ebogo, Richard Amougou, Nkodo Si Tony, et pour la jeune gĂ©nĂ©ration, Taty Eyong, parmi d’autres.

Le prix DĂ©couverte Festi-bikutsi, pour repĂ©rer les futures icĂŽnes du bikutsi, est aussi de retour. Dans le jury, on retrouve entre autres Billy Ngoman, François Bingono Bingono, et Adah Akenji. Ce dernier, reprĂ©sente d’ailleurs la sociĂ©tĂ© « amusic », qui a promis d’accompagner les heureux gagnants avec la production de leurs vidĂ©ogrammes. Un cadeau offert uniquement aux deux premiers laurĂ©ats du concours.

La jeunesse continue d’ĂȘtre un point majeur du festival. En plus du prix DĂ©couverte qui connaĂźtra son point culminant mercredi prochain avec la finale, des activitĂ©s comme un atelier sur l’auto promotion d’un jeune artiste. Le public pourra Ă©galement dĂ©couvrir des articulations annexes comme une exposition, des confĂ©rences-dĂ©bats, et l’innovation cette annĂ©e, avec le projet « Sons et thĂ©rapie », ou comment soigner les maux par la musique.

Le 25 novembre, cette 19e Ă©dition du Festi-Bikutsi s’éteindra avec la remise des trophĂ©es aux artistes. « Save the date » pour connaĂźtre, les meilleurs artistes bikutsi de l’annĂ©e 2017.
​​Agribusiness: Need For Local Processing Emphasized

AMINDEH Blaise ATABONG

Discussion on ways to make SMEs more performant was the focus of the first edition of The African Chamber of Trade and Commerce (ACC) Economic Day.

The need to encourage local processing of food by making small and medium sized enterprises more performant has come under focus at the first edition of The African Chamber of Trade and Commerce (ACC) Economic Day. The event which took place in Yaounde, Monday November 20, 2017, was staged under the theme: “Quality performance, production and competitiveness of local products and services in the agro-industry and related manufacturing industries.”

While delivering a keynote address at the opening of the ACC Economic Day, Govannie Biha, Deputy Executive Secretary of United Nations Economic Commission for Africa disclosed that the central African sub-region spends about FCFA 2 billion yearly on food importation. She said foreign currency is being spent to purchase goods which can be produced locally. According to Govannie Biha, should local transformation be valorized, it will scale up agricultural production. “There is the possibility of transforming these productions to a whole value chain,” she suggested.

The Deputy Executive Secretary is confident that the opportunities are there and that the African continent has a ready market, but she holds that; “we have to make sure that there is coherence and link between policies for small and medium sized enterprises and trade policies.”

To Mary Concilia Anchang, Founding President of ACC, “Agribusiness is strategic. Ownership, knowledge transfer and knowledge sharing are key components for economic growth. Policies to fund research and development need revolutionary updating in Africa.”

The Founding President of ACC told reporters that the ACC Economic Day is a unique model to illustrate how the bottom to top all-inclusive approach can work best to encourage value chain by agri-preneurs, in response to the UN sustainable development goal in developing countries and emerging markets, for Africa’s economic prosperity.

It should be noted the ACC is an African based initiative created to facilitate trade between Africa and her partners around the globe. The ACC provides a platform to visionaries within the continent and the Diaspora to better untilise and exploit Africa’s unqualified socio-cultural and economic potential for Africa’s development and emergence.
MTN Elite One et Two: démarrage en janvier 2018

#Sports
Josiane R. MATIA

Prévu initialement pour décembre, le championnat de football a été reporté par la Ligue de football professionnel du Cameroun.

La Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC), dans une circulaire publiée le 17 novembre dernier, a décidé du report du championnat de football national, MTN Elite One et Two. Initialement prévu pour le 3 décembre prochain, le championnat démarrera finalement les 20 et 21 janvier 2018, selon la circulaire signée par le secrétaire général de la LFPC, ThérÚse Pauline Manguele.

Cette derniĂšre justifie cette dĂ©cision par la « non disponibilitĂ© du systĂšme d’enregistrement des licences de la FECAFOOT avant le 15 dĂ©cembre 2017 ».

La finale des Interpoules, qui devrait se jouer d’ici le 5 janvier 2018 selon le programme publiĂ© par le ComitĂ© de normalisation, constitue une autre explication.
Cette décision ne surprend pas vraiment, tant la premiÚre date semblait quelque peu irréaliste.

Sur le plan financier, la LFPC n’a toujours pas de visibilitĂ© alors qu’elle attend toujours le reste des subventions de la saison Ă©coulĂ©e.

Difficile d’imaginer donc les championnats dĂ©marrer dans ces conditions. Les Ă©quipes qui doivent monter en Ligue 2 ne seront pas non plus connues avant un moment, puisque les exĂ©cutifs de 2009 rĂ©cemment rĂ©habilitĂ©s doivent relancer les championnats rĂ©gionaux pour qu’on connaisse les clubs qualifiĂ©s pour les Interpoules.

Voilà qui ne va certainement pas arranger les clubs qui avaient déjà planifié leur préparation. Sans oublier Eding sport de la Lekie et le vainqueur de la coupe du Cameroun qui vont entrer en compétitions africaines sans matchs dans les jambes.

Une situation souvent dĂ©criĂ©e puisqu’à l’origine de la mĂ©forme des clubs camerounais, en manque de compĂ©titivitĂ©, sur la scĂšne continentale. Et le Cameroun, cette saison, en paye le prix avec un rang de perdu au classement de la CAF et donc moins de reprĂ©sentants.
​​NBA: JoĂ«l Embiid impressionne

#Sports
Yannick ZANGA

Face au Lakers de Los Angeles, jeudi dernier, le pivot camerounais a livré sa meilleure feuille de statistiques en carriÚre.

Jeudi dernier, l’ouragan Embiid a dĂ©ferlĂ© sur Los Angeles. Les franchises de la citĂ© des anges ont payĂ© les frais de la vigueur retrouvĂ©e du pivot camerounais JoĂ«l Embiid. Pour dĂ©marrer la semaine, l’intĂ©rieur s’est payĂ© le scalp des Clippers en inscrivant 32 points et en happant 16 rebonds.

Un match plein qui aura permis Ă  Philadelphie de remporter la partie sur le score de 109 Ă  105. Deux jours plus tard, «The process» (le processus, son surnom) livrera au Staples Center une session hors du commun. Epoustouflant et en apesanteur, l’hĂ©gĂ©mon camerounais a donnĂ© une leçon de puissance aux Lakers.

Le golden boy de 23 ans au contrat renĂ©gociĂ© Ă  hauteur de 82 milliards de F (pour les cinq prochaines annĂ©es) a tout simplement livrĂ© son plus beau match en carriĂšre. En 34 minutes de jeu, le pivot a Ă©cƓurĂ© les Californiens en claquant 46 points, 15 rebonds, sept passes et sept contres pour une victoire des Sixers 115-109.

Samedi dernier, les Sixers de Philadelphie se sont incliné face Golden State Warriors, champion NBA en titre 124-116. En compagnie de Ben Simmons, Joel Embiid aura longtemps conduit la résistance pennsylvanienne avec ses 21 points et huit rebonds.

Des performances qui laissent à penser que le processus est véritablement en marche.
Commerce de migrants en Libye: Tripoli ouvre une enquĂȘte

#International
Sainclair MEZING

Le gouvernement d’union nationale promet de faire toute la lumiùre sur ce scandale et entend poursuivre les auteurs.

Suite au tollĂ© gĂ©nĂ©ral suscitĂ© par la diffusion par la chaĂźne Cable News Network (CNN) d’un document prĂ©sentant des migrants noirs en train d’ĂȘtre vendus aux enchĂšres dans un quartier sud de Tripoli, le gouvernement libyen a annoncĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte.

Le vice-Premier ministre du gouvernement d’union nationale (reconnu par la communautĂ© internationale) qui a tenu Ă  exprimer son mĂ©contentement face Ă  la gravitĂ© de la situation, a promis lui-mĂȘme de superviser les recherches afin d’«arrĂȘter les accusĂ©s et les emmener en prison». D’autant plus que les images diffusĂ©es sont d’une rare cruautĂ©.

On y voit des ĂȘtres humains vendus aux enchĂšres tels des objets ou du bĂ©tail, parfois torturĂ©s par leurs bourreaux. Comme pour manifester leur dĂ©sapprobation, certains pays Ă  l’instar du Mali et du Niger ont d’ores et dĂ©jĂ  rappelĂ© leurs diplomates en poste en Libye.

Tout comme des manifestations ont eu lieu hier devant les ambassades libyennes Ă  Bamako, Ouagadougou et Conakry.

Quelques heures avant sa dĂ©claration, le vice-Premier ministre libyen a reçu en audience John Sullivan, secrĂ©taire d'Etat adjoint amĂ©ricain, ainsi qu’une dĂ©lĂ©gation de l'ambassade de Grande Bretagne Ă  Tripoli.

AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...

Daouda Kamilou: la locomotive de Garoua

Libye : un signe encourageant

Reconstruction de la Libye : Comment sortir du chaos ?

Ils s'expriment au sujet de la frontiùre Cameroun – Nigeria

Crise libyenne: Sarraj et Haftar optent pour un cessez-le-feu

PrÚs de 500 morts dans un naufrage en Méditerranée
Cameroon Tribune du mercredi, 22 novembre 2017.
​​Financement de la dĂ©centralisation: Le PM prescrit plus d’équitĂ©

Jean Francis BELIBI

Philemon Yang veut réduire les nombreux écarts de développement observés entre les communes.

C’est peu dire que la premiĂšre session du Conseil national de la DĂ©centralisation (CND) prĂ©sidĂ©e hier dans la salle des Conseils de cabinet de l’immeuble abritant ses Services par le Premier ministre Philemon Yang Ă©tait trĂšs attendue. PremiĂšre session de cette instance depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2017, elle intervient en plein dans la gestion de la crise dans les rĂ©gions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest. Crise qui a vu certains mettre sur la table des revendications liĂ©es Ă  la forme de l’Etat du Cameroun. Les plus objectifs ont prĂ©fĂ©rĂ© indiquer qu’il Ă©tait nĂ©cessaire que l’on procĂ©dĂąt Ă  une accĂ©lĂ©ration du processus de dĂ©centralisation en cours au Cameroun depuis 2010.

Pour les adeptes de cette thĂ©orie, il est nĂ©cessaire que des moyens plus importants soient accordĂ©s aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es que sont les communes, tant en ce qui concerne la Dotation gĂ©nĂ©rale de la dĂ©centralisation (DGD) que les autres ressources accordĂ©es par l’Etat Ă  ces entitĂ©s, afin de leur permettre de mieux impulser le dĂ©veloppement par la base. Notamment en ce qui concerne les 63 compĂ©tences opĂ©rĂ©es par la vingtaine de dĂ©partements ministĂ©riels concernĂ©s par le processus.

Des prĂ©occupations que le ministre de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation n’a pas manquĂ© d’évoquer au cours de son exposĂ© lors des travaux d’hier. Toutefois RenĂ© Emmanuel Sadi a tenu Ă  tempĂ©rer les ardeurs des uns et des autres sur les Ă©volutions enregistrĂ©es jusqu’ici dans la mise en oeuvre du processus de dĂ©centralisation. Car, selon lui, les pouvoirs publics restent conscients de ce que certains aspects du processus en cours mĂ©ritent une rĂ©orientation.

Au rang de ceuxci, il y a le principe de la pĂ©rĂ©quation que le Minatd a dĂ©fini comme « le mĂ©canisme par lequel l’Etat procĂšde Ă  une redistribution ou Ă  une rĂ©partition Ă©quitable des ressources allouĂ©es aux collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es, en vue de rĂ©duire les Ă©carts de richesse et, par voie de consĂ©quence, les inĂ©galitĂ©s entre les collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es ». Philemon Yang a d’ailleurs prescrit une meilleure application de cette mĂ©thode en vue d’éviter les disparitĂ©s de dĂ©veloppement observĂ©es entre les communes, un phĂ©nomĂšne qui tend Ă  s’accentuer.

Les 374 communes et communautĂ©s urbaines ne bĂ©nĂ©ficiant pas toujours des mĂȘmes potentialitĂ©s qui facilitent leur essor. Ce principe prĂ©vu dans le cadre du processus pourrait permettre de compenser les Ă©carts observĂ©s.
​​Education et croissance Ă©conomique: Le rĂŽle de l’industrie de l’édition

Yvette MBASSI-BIKELE

Une confĂ©rence rĂ©gionale de haut niveau s’ouvre ce matin dans la capitale sur le sujet.

L’évĂ©nement est planifiĂ© par l’Organisation mondiale de la propriĂ©tĂ© intellectuelle (Ompi), en coopĂ©ration avec le ministĂšre des Arts et de la Culture. Pendant deux jours, des professionnels dont des imprimeurs, diffuseurs, libraires, infographistes, auteurs et mĂȘme des politiques venus de l’ensemble du continent et d’Europe passeront au peigne fin la situation du secteur de l’édition en Afrique. Et proposeront des solutions consĂ©quentes pour en tirer toutes les dividendes. C’est que l’essor de l’industrie de l’édition est contrariĂ© dans diffĂ©rents pays africains.

Selon les experts, l'obstacle majeur au dĂ©veloppement du livre, de la lecture et de l'Ă©dition en Afrique est la non-intĂ©gration, ou la non-prise en compte de ce secteur dans les plans de dĂ©veloppement des États. En d'autres termes, c'est l'absence de politiques rĂ©flĂ©chies et concertĂ©es qui est en cause. La nature particuliĂšre de l'Ă©conomie du livre et le contexte de rĂ©cession Ă©conomique actuel ont aussi immanquablement des rĂ©percussions. C’est une activitĂ© Ă©conomique tout Ă  fait particuliĂšre et Ă  risques, dont la rentabilitĂ© est problĂ©matique puisqu'il s'agit d'idĂ©es.

La difficultĂ© Ă  trouver les capitaux, ici comme ailleurs, n'est pas des moindres. Un accĂšs plus aisĂ© aux marchĂ©s financiers ainsi que des conditions plus favorables dans l'obtention des crĂ©dits bancaires permettraient la constitution d'entreprises d'Ă©dition ayant le goĂ»t du risque. Il est remarquable que ce problĂšme ne soit pas spĂ©cifique Ă  l'Ă©dition privĂ©e et concerne aussi les Ă©ditions publiques dont la politique de service n'intĂ©resse pas non plus les investisseurs soucieux de rentabilitĂ©. D’oĂč la pĂ©nurie de manuels dans nombre de pays oĂč l'Ă©dition scolaire est pourtant monopole de l’État.

L’on sait par ailleurs que lorsqu'elles existent, les unitĂ©s d'imprimerie capables de produire importent de l'Ă©tranger leurs Ă©quipements et les matiĂšres premiĂšres. Or, dans la plupart des cas, si le livre en tant que produit fini importĂ© ne se heurte pratiquement Ă  aucune barriĂšre douaniĂšre, en revanche, les matiĂšres premiĂšres importĂ©es pour sa fabrication se trouvent frappĂ©es de taxes et restrictions. Les consĂ©quences d'une telle situation sont le coĂ»t Ă©levĂ© du livre produit localement qui n’arrive pas ainsi Ă  entrer en compĂ©tition avec le livre importĂ©.

Autre maillon faible : l'absence de structures appropriĂ©es de diffusion (l'Ă©diteur Ă©tant souvent lui-mĂȘme son propre diffuseur), de la mĂ©diocritĂ© et de la chertĂ© des rĂ©seaux de transport. C'est ainsi que les librairies qui constituent l'un des pĂŽles de la distribution n'existent pratiquement que dans les capitales et quelques rares villes privilĂ©giĂ©es parce qu'elles sont situĂ©es le long des grands axes de communication.
​​Mintom: L’autre pays des pierres prĂ©cieuses

Aimé-Francis AMOUGOU

SituĂ© Ă  l’extrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo, l’arrondissement de Mintom, dĂ©sormais dĂ©senclavĂ©, constitue, aujourd’hui, un rĂ©el attrait, en raison des richesses de son sol et de ses vastes forĂȘts.

RĂ©volue, cette Ă©poque oĂč, pour rejoindre le chef-lieu ou toute autre localitĂ© de cet arrondissement, il fallait endurer les Ă©preuves imposĂ©es par le mauvais Ă©tat de la route. Aujourd’hui, les bourbiers et la poussiĂšre ont laissĂ© place Ă  de l’asphalte. Tel un long serpent tranquille au milieu de la luxuriante forĂȘt Ă©quatoriale, la route Djoum-Mintom, laisse dĂ©couvrir, le long de ses 80 kilomĂštres, les charmes d’un plaisant voyage.

Le gouvernement, rassure-t-on ici, a vu juste en mettant en oeuvre cette haute volontĂ© du chef de l’Etat Paul Biya qui, dans le cadre de la politique des « Grandes rĂ©alisations », rĂ©alise, peu-Ă -peu, la route nationale N°9, Sangmelima-FrontiĂšre Congo-Brazzaville. Un linĂ©aire de plus de 500 kilomĂštres, qui consacre, dĂ©finitivement, l’ouverture de l’arrondissement de Mintom au monde. Et, en effet, ce 20 octobre, une Ă©quipe de l’Agence de rĂ©gularisation des tĂ©lĂ©communications (ART), conduite par Benjamin Minko, sous-directeur Evaluation et ContrĂŽles techniques, est Ă  pied d’oeuvre, pour que Mintom, jadis zone signal radio-zĂ©ro, soit connectĂ© aux rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques.

La consĂ©quence est directe. Mintom n’est plus « ce territoire perdu, aux confins de l’extrĂȘme sud-est du dĂ©partement du Dja-et-Lobo. L’arrondissement, reconnaĂźt-on allĂ©grement ici, se targue mĂȘme d’ĂȘtre dĂ©sormais au centre des convoitises. Ses richesses, du sol et du sous-sol, entraĂźnent une confluence d’hommes et de femmes venus de toutes les autres rĂ©gions du Cameroun, des pays de l’Afrique centrale, voire de l’Afrique de l’Ouest. C’est que Mintom a de l’or Ă  ses pieds, mais aussi du cobalt, du fer, du mercure. Et l’on vient d’y dĂ©couvrir un immense gisement de ciment complet. Parce que, comportant du calcaire, du klunkel et de riches dĂ©chets.

VoilĂ  qui explique le cosmopolitisme de Mintom, aujourd’hui. Aux Fang et Djem (Baka), se sont joints d’autres populations. « Tous ces gens viennent chercher la vie », affirme le patriarche Gabriel Ongeng Nsane. « Ils pratiquent les activitĂ©s agricoles », constate RaphaĂ«l-DieudonnĂ© Otam, dĂ©lĂ©guĂ© d’arrondissement de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural. Car, Mintom est propice Ă  la culture des spĂ©culations tels le bananierplantain, le manioc, le cacao et les arbres fruitiers. Mintom est aussi une terre d’exploitation forestiĂšre et de chasse, ainsi que le dĂ©montre Nkambapuh Felix Wapongnua, chef de poste de contrĂŽle forestier et de la faune.

« Mais, ils viennent surtout exercer dans les multiples mines artisanales », note Clifford Nkematabong, responsable du Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier (CAPAM), la structure Ă©tatique, chargĂ©e d’encadrer les exploitants artisanaux, calibrer et acheter la production pour la Reserve de l’Etat. Tout Ă  cĂŽtĂ© de lui, Khalil Ngnigninakoua Kouamo, reprĂ©sentant du secrĂ©tariat national permanent du Processus de Kimberley, assure le suivi de la certification des minerais. A la tĂȘte d’un arrondissement en pleine expansion, le nouveau sousprĂ©fet de Mintom a du grain Ă  moudre. Assurer la sĂ©curitĂ© et la paix, favoriser le dĂ©veloppement harmonieux d’une localitĂ© qui, avec l’inconditionnel appui d’une Ă©lite forte, est destinĂ©e Ă  un avenir radieux .
​​Riziculture: Les nouvelles ambitions

Patrice MBOSSA

Passer de la production de subsistance Ă  une production industrielle, tel est le dĂ©fi que le gouvernement camerounais vient de se lancer dans l’ExtrĂȘme-Nord.

Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de mettre en place un programme qui aura pour contours le dĂ©veloppement de la production du riz, tout en permettant d’exploiter toutes les potentialitĂ©s qu’offre la culture de cette spĂ©culation. L’enjeu Ă©tant de rĂ©sorber le dĂ©ficit et mĂȘme exporter le surplus, amĂ©liorant par ricochet les conditions de vie des riziculteurs. Un rĂȘve que les producteurs camerounais ont hĂąte de voir se rĂ©aliser, tellement le besoin est important et les potentialitĂ©s Ă©normes.

Pour ne parler que de l’ExtrĂȘme- Nord, cette rĂ©gion dispose de vastes terres propices Ă  la riziculture. Des terres qui ne sont pas mises en valeur, faute de moyens mĂ©caniques, de routes et d’intrants nĂ©cessaires pour une production Ă  grande Ă©chelle. Bien plus, la proximitĂ© du fleuve Logone, dans ces bassins de production, est un atout de taille. On sait par exemple que, non seulement la culture du riz est source de devises, mais c’est un facteur de dĂ©veloppement d’autres activitĂ©s tels que l’élevage et la pĂȘche.

Que ce soit Ă  Goulfey ou Ă  Logone Birni dans le Logone et Chari, que ce soit Ă  Maga ou Ă  Yagoua dans le Mayo-Danay, les producteurs ont donc profitĂ© de la visite du ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, pour lui exposer leurs desiderata. En effet, Yaouba Abdoulaye, a conduit dans l’ExtrĂȘme- Nord la semaine derniĂšre, une Ă©quipe composĂ©e des reprĂ©sentants des ministĂšres en charge du monde rural (Minader et Minepia) mais aussi du ministĂšre en charge de l’industrie.

Ces prĂ©occupations recueillies sur le terrain constituent les donnĂ©es dont les experts devront tenir compte dans l’élaboration des contours d’un vaste programme de renforcement de la production en gestation. Un programme qui est la preuve selon laquelle le gouvernement camerounais est dĂ©terminĂ© Ă  mettre Ă  profit les potentialitĂ©s naturelles dont le pays regorge pour passer d’une riziculture de subsistance Ă  une production en quantitĂ© industrielle. Mais il faut dire qu’à ce jour, de nombreux projets sont en cours d’implĂ©mentation Ă  travers le pays, pour accroĂźtre la production nationale.

Le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă  pluviomĂ©trie bimodale (Proderip) en fait partie et touche, outre l’ExtrĂȘme- Nord, l’Ouest, le Nord-Ouest et l’Est du pays. Il faut dire que les besoins du Cameroun en riz sont de l’ordre de 300 000 tonnes par an. Mais le pays n’en produit qu’environ 100 000 tonnes chaque annĂ©e, d’oĂč de fortes importations estimĂ©es Ă  100 milliards de F annuellement.
​​ENAM: Les Ă©preuves orales dans la sĂ©rĂ©nitĂ©

Alfred MVOGO BIYECK

Commencées lundi dernier, elles suivent leur cours sans anicroche.

A l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) hier, il fallait montrer patte blanche pour avoir accĂšs au sein de l’établissement. Aux deux entrĂ©es, la police veille au grain. Quelques Ă©tudiants, tous sur leur trente et un, le pas lent, sortent prendre de l’air par petits groupes. SĂ»rement aprĂšs les premiers passages devant des examinateurs.

A l’intĂ©rieur, dans la cour et les allĂ©es, d’autres sont assis ici et lĂ , discutant Ă  voix basse. Ils sont la mine grave. Et dans les bureaux administratifs, tous les employĂ©s ou presque sont lĂ , et vaquent Ă  leurs occupations. A la cellule de communication, on se veut serein et confiant dans le dĂ©roulement du processus. « Les Ă©preuves orales ont commencĂ© lundi 20 novembre et se dĂ©roulent dans la sĂ©rĂ©nitĂ©. Chaque maillon de la chaĂźne joue Ă  merveille son rĂŽle jusque-lĂ .

On a dĂ©nombrĂ© comme d’habitude quelques absences cĂŽtĂ© candidats, mais toutes les dispositions ont Ă©tĂ© prises pour que les retardataires du premier jour puissent se rattraper lors de la session spĂ©ciale prĂ©vue le vendredi 24 novembre ». Lundi, les sections Auditeur de justice judiciaire, Auditeur de justice administrative, Auditeur de justice des comptes et Greffes B sont passĂ©es devant les jurys. Hier, c’était au tour des greffes A et douanes A. Aujourd’hui, c’est la division administrative cycle A et la division des rĂ©gies financiĂšres cycle B avant la clĂŽture demain jeudi avec la division administrative cycle B.

Les candidats aux cycles de greffes A et douanes A rencontrĂ©s hier sont peu diserts. Le sourire en coin, ils affichent un optimisme mesurĂ©. « Les Ă©preuves orales se passent bien. Sur le plan organisationnel, c’est presque parfait. Maintenant, chacun essaie de donner le meilleur de lui-mĂȘme, en espĂ©rant dĂ©crocher une place lors de la publication des rĂ©sultats finaux », consent Ă  dĂ©clarer un candidat, sous le regard de quelques uns de ses camarades. Visiblement, ils sont un tantinet tendus. Normal, tous ou presque, jouent gros, en ce qui concerne leur avenir.
​​Crise politique en Allemagne: de nouvelles Ă©lections en vue

#International
Sainclair MEZING

La chanceliÚre Angela Merkel ne parvient pas à former une coalition pour gouverner, aprÚs plusieurs rounds de négociations.

Le fait relĂšve bien de l’inĂ©dit dans l’histoire de l’Allemagne depuis sa fondation en 1949. Plus d’un mois aprĂšs les Ă©lections lĂ©gislatives, le pays peine Ă  constituer une majoritĂ© qui va gouverner

. La chanceliÚre allemande qui entame un quatriÚme mandat peine à trouver un accord entre conservateurs de la CSU bavaroise, libéraux du FDP et écologistes pour mettre en place un nouveau gouvernement.

Certes les leaders de ces diffĂ©rentes formations politiques sont parvenus Ă  s’accorder sur le maintien d’un budget Ă©quilibrĂ©, la modernisation des infrastructures internet et l’augmentation des prestations familiales, mais ils restent divisĂ©s sur les questions essentielles telles que l’asile et l’intĂ©gration, la transition Ă©nergĂ©tique, la question europĂ©enne et l’éducation qui sont les grands sujets de l’heure dans le pays. PlongĂ© dans cet imbroglio, le pays rentre dans une pĂ©riode d’incertitude.

Face au blocage, le prĂ©sident allemand a invitĂ© les diffĂ©rents camps Ă  reprendre les nĂ©gociations afin de sauver ce qui peut encore l’ĂȘtre. «J’attends de tous les partis qu’ils soient disponibles pour le dialogue afin de rendre possible dans un dĂ©lai raisonnable, la formation d’un gouvernement», a dĂ©clarĂ© Frank-Walter Steinmeier.

MalgrĂ© la parfaite lune de miel passĂ©e au cours des lĂ©gislatures 2005-2009 et 2013-2017, le divorce entre Angela Merkel et la gauche sociale-dĂ©mocrate est dĂ©sormais consommĂ©. Cette formation politique ayant dĂ©cidĂ© de rester dans l’opposition aprĂšs la dĂ©bĂącle Ă©lectorale du 24 septembre dernier.

«Nous ne sommes pas la roue de secours du carrosse branlant de Mme Merkel», a dĂ©clarĂ© Thorsten SchĂ€fer-GĂŒmbel, le vice-prĂ©sident du Parti social-dĂ©mocrate (SPD). Angela Merkel qui a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©cartĂ© l’option d'un gouvernement minoritaire au Bundestag (AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale) d’autant plus que celui-ci sera diminuĂ© dans son action, n’écarte pas la poussibilitĂ© d’une Ă©lection anticipĂ©e qui est, selon elle, «une voie prĂ©fĂ©rable».

Tout porte donc Ă  croire que l’on s’achemine vers un nouveau scrutin en Allemagne au dĂ©but de l'annĂ©e 2018. Entre-temps, elle entend mener pleinement sa mission pour le plus grand bonheur de ses compatriotes.

«Je ferai tout pour que ce pays soit dirigé correctement au cours des semaines difficiles qui s'annoncent», a assuré la chanceliÚre.

AUTRES ARTICLES QUE VOUS AIMEREZ LIRE...

Innovation: voici la tontine « androïde »

Remember Douala Manga Bell

Thierry Metomo: « Les Allemands ont été à la hauteur»

G20: Bilan mitigé à Hambourg
​​DĂ©fi de l’offre, pression de la demande

#24heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Le Contexte
Le projet d’extension de la riziculture est pensĂ© Ă  un moment oĂč le besoin se fait sans cesse croissant.

En 2011, le Projet de dĂ©veloppement de la riziculture pluviale de plateaux en zone de forĂȘt Ă  pluviomĂ©trie bimodale (Proderip), une initiative du gouvernement camerounais, a Ă©tĂ© mis sur pied avec le concours de l’Agence japonaise de coopĂ©ration internationale (JICA).

Trois ans plus tard, ce projet avait dĂ©jĂ  permis une augmentation de la production nationale de riz d’environ 2500 tonnes. Bilan Ă  l’époque satisfaisant pour les responsables du projet, mais n’augurant pas d’un futur radieux pour l’ambition du gouvernement et de la JICA d’atteindre une production rizicole nationale de 650 000 tonnes Ă  l’horizon 2018.

A la faveur de cet appui, l’on se souvient que le gouvernement camerounais a Ă©laborĂ© une stratĂ©gie nationale de dĂ©veloppement de la riziculture, avec pour ambition d’augmenter la production nationale d’un peu plus de 100 000 tonnes Ă  l’époque ; 650 000 tonnes Ă  l’horizon 2018 et 700 000 tonnes d’ici Ă  2020. Cette stratĂ©gie reposait essentiellement sur l’augmentation du nombre de producteurs de riz dans le pays.

Mais aussi, la promotion de la consommation locale de la production de la Semry et d’autres structures, car jusqu’ici les Camerounais boudent le riz local au profit de la denrĂ©e importĂ©e d’Asie.

Le riz est parmi les denrĂ©es alimentaires les plus consommĂ©es au Cameroun, avec une moyenne d’environ 11 000 F dĂ©pensĂ©s par habitant et par an en milieu urbain, indique une enquĂȘte sur les mĂ©nages rĂ©alisĂ©e par l’Institut national de la statistique.

Mais, avec une production nationale annuelle qui ne dépasse pas 100 000 tonnes de riz paddy (généralement vendues au Nigéria), le Cameroun dépense en moyenne 120 milliards de F par an pour les importations, afin de satisfaire une demande nationale qui est officiellement estimée à 300 000 tonnes.

Vivement donc que les milliers de producteurs déjà formés (le Proderip souhaite en outiller 9000) à travers le pays puissent travailler à inverser la tendance, afin que comme le Sénégal, le Cameroun puisse ne manger que son riz, mais le proposer également aux autres pays.
​​Zoulabot: l’école des pygmĂ©es

#Regions
Aimé-Francis AMOUGOU

Cet établissement dont la création remonte à 1945, accueille majoritairement des enfants bakas.

Zoulabout. Le petit village situĂ© Ă  quelques kilomĂštres de Mintom, sur l’axe Djoum, reste cĂ©lĂšbre par son dispensaire, mais aussi et surtout par son Ă©cole primaire. Créée en 1945 par les missionnaires catholiques, ce joyau du diocĂšse de Sangmelima, a su bĂątir, au cours des dĂ©cennies, sa renommĂ©e dans la scolarisation des pygmĂ©es bakas. C’était donc une Ă©cole spĂ©cifique, destinĂ©e Ă  favoriser une intĂ©gration socio-Ă©conomique totale des enfants issus de cette minoritĂ© ethnique.

Ce 20 octobre 2017, c’est un campus tout aussi spĂ©cifique qui se laisse dĂ©couvrir. A cĂŽtĂ© du bĂątiment principal, qui abrite les diffĂ©rentes salles de classe et les bureaux, et la chapelle, Ă  droite, tout un autre paysage s’offre au visiteur : une hutte pygmĂ©e. Elle est construite en feuilles d’arbres, Ă©corces et bambous. De par ce matĂ©riau et sa forme, l’on note tout simplement que cet habitat a Ă©tĂ© reproduit ici, par les pygmĂ©es, pour qu’ils puissent y vivre, comme dans leur milieu naturel, la forĂȘt.

En effet, plus de 85% d’un effectif de 65 Ă©lĂšves sont constituĂ©s de pygmĂ©es bakas. « A ceux-ci, se sont joints aujourd’hui les enfants bantou », dĂ©clare Ferdinand Ondo, qui tient la section d’initiation Ă  la lecture (SIL) et le cours prĂ©paratoire (CP). Des jeunes enfants, joyeux et visiblement motivĂ©s, suivent des cours du niveau 1. Avec un accent nouveau et particulier, portĂ© sur l’informatique et la langue anglaise.
​​Yaouba Abdoulaye: «Les financements ne sont pas difficiles Ă  obtenir»

#24heures
Patrice MBOSSA

L'explication
Ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire, chargĂ© de la Planification.

MalgrĂ© les efforts du gouvernement pour booster la production interne de riz, le Cameroun dĂ©pend toujours en grande partie de l’extĂ©rieur. Qu’est-ce qui est envisagĂ© pour renverser la tendance ?
D’abord, il faut associer les riziculteurs Ă  tout le processus de production. C’est-Ă -dire Ă  partir de l’identification du projet jusqu’à son Ă©valuation, en passant par les diffĂ©rentes Ă©tapes de production. La deuxiĂšme chose, c’est qu’il faut lever toutes les contraintes, liĂ©es au foncier, Ă  l’eau, Ă  l’amĂ©nagement des terres, aux intrants, aux semences, Ă  la maĂźtrise de l’eau, mais aussi aux financements. Nous avons constatĂ© la dĂ©termination des populations Ă  travailler.

Mais Ă©galement nous avons mesurĂ© les attentes de ces populations. Des attentes qui interpellent au premier chef les pouvoirs publics. L’objectif de 1.200.000 tonnes de riz blanc par an que nous envisageons peut ĂȘtre atteint si toutes les dispositions sont prises au niveau des diffĂ©rents groupes d’acteurs, notamment au niveau du gouvernement, au niveau des partenaires et des acteurs sur le terrain. Il faudra maintenant procĂ©der Ă  une bonne planification du programme, Ă  de bonnes Ă©tudes de faisabilitĂ© et une bonne mise en Ɠuvre de ce programme impliquant l’ensemble des acteurs. Je n’ai absolument aucun doute sur le rĂ©sultat final.

Disposez-vous des moyens de votre politique ?
Le Cameroun a beaucoup de potentialitĂ©s et beaucoup de ressources. Je pense que si un programme est bien conçu, ce n’est pas le financement qui va nous dĂ©passer. Le plus difficile Ă©tait l’engouement des populations Ă  adhĂ©rer au programme. Le plus difficile aussi c’est la rĂ©ponse des administrations. Les administrations doivent encore faire plus d’efforts. Elles doivent assurer l’impulsion, la coordination de la mise en Ɠuvre et la recherche des financements.

Les riziculteurs seront-ils exonérés du paiement de la redevance ?
Pour permettre Ă  la population de produire, il faut beaucoup de choses. C’est une chaĂźne qui peut avoir une vingtaine de composantes qui aboutissement Ă  l’augmentation du rendement. La population que nous avons rencontrĂ©e attend commencer rapidement par des actions de mise en confiance telle que la mise Ă  disposition des pesticides, des engrais, des tracteurs, des routes. Ces petits projets ne demandent pas des dizaines de milliards de francs. Dans deux ou trois mois, il faudra qu’on passe dĂ©jĂ  Ă  l’action comme le recommande le chef de l’Etat.
Make it an Emergency

#24heures
LUKONG Pius NYUYLIME

Commentary
The evaluation visit of potential rice production zones in the Far North Region by the Minister Delegate to the Minister of the Economy, Planning and Regional Development has again rekindled hopes not only for inhabitants of the Far North but for all Cameroonians.

Accompanied by several operators in the rice production sector, the government official made it known that government was about hatching another programme to step up production within the framework of an enlarged agric programme earmarked for the area.

This is not the first time government is initiating a project aimed at boosting rice production. Some years back government announced plans to begin the cultivation of paddy rice on a 14,000 hectares of land.

The plan earmarked two important rice production zones: SEMRY and UNVDA where it was hoped production will hit 60,000 tons. It was one of the major action plans of the Ministry of Agriculture and Rural Development. The results remain highly mitigated.

In effect, time has not been able to solve the problem of rice production in Cameroon. For several decades now, the demand for the food crop has not stopped rising and supply of locally produced rice dwindling.

Curiously, during the same period stakeholders have not stopped drawing up plans to step up production and considerable reduce importation. Even though it is often said that failing to plan is planning to fail, the case in Cameroon seems to be different; the more plans to produce more rice are hatched, the more importation of foreign rice heightens.

In our local markets, instead of finding Ndop rice, SEMRY rice or rice from Santchou on the stands, one's eye are quickly entertained by Pakistani rice, Thailand rice or better still rice from Vietnam.

Whereas the initiation of projects to boost production, some of them coming from experienced nations such as Japan, South Korea and China keeps increasing and researchers keep working to introduce high yielding species into our farms, the results remains discouraging on the field. What then is the problem? This is the big question on many minds.

While accepting that Cameroon has a lot of potentials, a thing Cameroonians like to boast of, forgetting that potentials do not develop a country unless they have been explored and developed, it is important to point out the hurdles that are blamed for holding back rice production in the country.

Minister Yaouba Abdoulaye tells CT the problems have to do with difficulties of acquiring land, limited water supply, poor land development, lack of inputs and seedlings and above all limited means of financing.

With a staggering production of about 100,000 metric tons annually compared to an estimated demand of 300,000 metric tons, the announced programme with its ambition of producing 1.2 million metric tons of white rice God alone knows when, it is however necessary to hail the initiative.

But it is equally important to acknowledge the fact that Cameroon is late and any programme or project geared at increasing production must be made an emergency if it must succeed.