Cameroon Tribune
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Cameroon Tribune du mardi, 12 décembre 2017
Cote d'Ivoire: l’armĂ©e dĂ©graisse

#International
Simon Pierre ETOUNDI

Le gouvernement veut se séparer d'un millier de soldats d'ici la fin de l'année.

La loi de programmation militaire lancĂ©e en 2016 par le gouvernement ivoirien est rĂ©solument en Ɠuvre. Lors d’un conseil des ministres la semaine Ă©coulĂ©e, le gouvernement a annoncĂ© que prĂšs d'un millier de militaires ivoiriens ont profitĂ© d'un plan de dĂ©part volontaire de l'armĂ©e.

Pour ce faire, les autoritĂ©s ont dĂ©cidĂ© d'offrir Ă  chaque soldat partant en retraite anticipĂ©e la somme de 15 millions de francs CFA. Ces retraites anticipĂ©es font partie d'un vaste plan de restructuration des forces armĂ©es ivoiriennes lancĂ© en 2016 et qui vise d’ici 2020, Ă  soulager l’armĂ©e de plus de 4000 soldats.
Actuellement, l’armĂ©e ivoirienne compte prĂšs de 23 000 hommes qui ne brillent pas toujours par leur discipline.

En effet, depuis la crise post-Ă©lectorale de 2010-2011, plusieurs mutineries ont secouĂ© les rangs de l’armĂ©e composĂ©e de militaires de mĂ©tier, mais aussi d'anciens rebelles qui ont combattu dans une sĂ©rie de conflits civils. Par ailleurs, selon une source proche du ministĂšre de la DĂ©fense, l'armĂ©e ivoirienne compte 70% de sous-officiers, alors que ce ratio devrait ĂȘtre de 25%.

Cette situation est inhérente aux promotions massives enregistrées lors de l'intégration dans l'armée en 2011 d'ex-rebelles et surtout à la suite des mutineries de 2014. Mais les départs volontaires ne sont pas ciblés. Toujours est-il que sur les 991 militaires de la premiÚre vague de départs volontaires, 634 sont sous-officiers pour seulement trois officiers.

Pour les autoritĂ©s ivoiriennes, si la somme versĂ©e Ă  ceux qui quittent volontairement l’armĂ©e peut paraĂźtre consĂ©quente, l'armĂ©e devrait rĂ©aliser des Ă©conomies sur la durĂ©e en termes de versement de soldes.

Davantage, « l'idĂ©e, c'Ă©tait de trouver une porte de sortie pour ceux qui parmi les soldats n'avaient plus cette envie d'ĂȘtre au sein de l'armĂ©e et recentrer sur la formation et la discipline de ceux qui souhaitent encore demeurer militaires ivoiriens », analyse le chercheur ivoirien Arthur Banga.
FĂȘtes de fin d’annĂ©e: Arnaqueurs et voleurs rĂŽdent

#24heures
Elise ZIEMINE NGOUMOU

Les faits

En cette veille de célébration de Noël et du Nouvel an, les populations sont de plus en plus exposées. Les hommes en tenue appellent à plus de vigilance.

Bras en l’air, foulard au sol et hurlant comme si elle avait vu un dĂ©mon, Anita N., 35 ans attire l’attention au marchĂ© Mokolo Ă  YaoundĂ©, en ce premier samedi du mois de dĂ©cembre. « Ils m’ont fini. Ces voleurs m’ont tuĂ©e », crie-t-elle en pleurant.

Des hommes et femmes visiblement sensibles s’arrĂȘtent. « Calmez-vous Madame, ça va aller », lui lance l’un d’eux. Et sa rĂ©action est plutĂŽt Ă©lectrique. « Me calmer ? Je ne peux pas. Ils ont pris tout mon argent. Je suis finie », se lamente-t-elle.

En effet, comme l’explique la sƓur de la victime, les deux venaient faire des emplettes pour les fĂȘtes. Dans son fourre-tout, cette espĂšce de gros sac Ă  main que les femmes utilisent pour les courses, Anita N. avait prĂšs de 150. 000 F. RepĂ©rĂ©e Ă  son arrivĂ©e au marchĂ©, la jeune femme a Ă©tĂ© prise pour cible par un « Ă©ventreur de sac ».

Pendant qu’elle faisait des va-et-vient dans l’espace commercial, le voleur l’épiait en surveillant tous ses faits et gestes. « C’est aprĂšs avoir parcouru tout le secteur rĂ©servĂ© au dĂ©ballage que ma sƓur s’est rendue compte que son sac avait Ă©tĂ© vidĂ©. Le porte-monnaie avait disparu.

On a rien entendu. Il y a tellement de monde au marchĂ© qu’on est obligĂ© de se serrer. C’est sĂ»rement dans ce cafouillage que le voleur a soutirĂ© l’argent », conclut notre interlocutrice.

A YaoundĂ© comme c’est sĂ»rement le cas dans certaines grandes mĂ©tropoles en cette veille de fĂȘtes de fin d’annĂ©e, voleurs et arnaqueurs semblent ĂȘtre sortis de leurs cachettes en grand nombre. Lorsque ce n’est pas dans un marchĂ© qu’une femme pleure, c’est dans un taxi qu’une autre se lamente. « C’est gĂ©nĂ©ralement ainsi pendant le mois de dĂ©cembre.

Ceci parce que les « arracheurs de sacs » savent que beaucoup vont dans les marchĂ©s pour faire les achats. Il y a aussi des mariages et funĂ©railles. C’est pour cela que nous appelons les populations Ă  faire trĂšs attention», conseille une source policiĂšre. Dans les postes de police et de gendarmerie, les plaintes pour vol et agression sont en hausse.

Des statistiques exactes manquent, mais notre source affirme que la courbe est croissante. « Entre ceux dont les sacs ont Ă©tĂ© arrachĂ©s dans les marchĂ©s et ceux qu’on a arnaquĂ© par tĂ©lĂ©phone, nous ne nous ennuyons pas. Il revient donc aux populations d’ĂȘtre vigilantes », insiste l’homme en tenue.
Les piĂšges de la distraction

#24heures
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le Contexte

Voleurs et escrocs se mĂȘlent trĂšs souvent aux personnes emportĂ©es par l’euphorie de l’ambiance.

Comme tous les ans, les fĂȘtes de fin d’annĂ©e sont une pĂ©riode d’effervescence dans les grandes mĂ©tropoles et mĂȘme dans les localitĂ©s de moindre envergure. A quelques semaines de la cĂ©lĂ©bration de NoĂ«l et du Nouvel an, les portes sont ouvertes Ă  toutes sortes d’arnaques.

Vol Ă  l’arrachĂ©, vol de vĂ©hicules, agressions surtout Ă  bord de taxis ou dans les domiciles
 Les champions du vol rivalisent d’ingĂ©niositĂ© pour s’accaparer de ce qui ne leur appartient pas. Profitant de ce que, la plupart des hommes et femmes sont absorbĂ©s par les diffĂ©rents achats.

En raison des mouvements des personnes et des biens dans les espaces commerciaux, les agences de voyage et les taxis, les voleurs ont leur cible en ligne de mire. Argent, voitures, téléphones portables, laptops, bijoux ou tout autre objet de valeur sont des appùts.

Pour parvenir Ă  leurs fins, ils se jouent de la naĂŻvetĂ© de leurs victimes. « C’est comme si les voleurs avaient le flair pendant les fĂȘtes de fin d’annĂ©e. Ils Ă©pient et surveillent les mouvements de ceux qui vont et viennent. Quand vous n’ĂȘtes pas prudent, ils vous dĂ©pouillent de tout.

C’est pourquoi, il est important pour les uns et les autres de ne faire confiance Ă  personne, mĂȘme pas Ă  ceux qui font semblant d’ĂȘtre gentils. C’est une pĂ©riode propice Ă  toutes formes de vols », conseille Jeannette Akamba, secrĂ©taire dans une entreprise.

Dans les taxis, de faux passagers ratissent large avec des conversations anodines mais qui tournent autour de l’argent. En cette pĂ©riode, il y a de faux taxis qui sont spĂ©cialisĂ©s dans les agressions. D’autres voleurs choisissent d’envahir les espaces commerciaux pour repĂ©rer leurs cibles y compris dans les banques. Les jeux de hasard notamment des cartes sont d’autres piĂšges.

« Il y a quelques jours, une dame s’est vue dĂ©pouillĂ©e de son argent de ration par des joueurs du « Njambo » Ă  l’entrĂ©e du marchĂ© du Mfoundi. Ils lui ont proposĂ© de miser une certaine somme afin de gagner le triple du montant qu’elle avait et elle a cĂ©dĂ©. A force de miser, elle n’avait plus aucun sous et n’avait que ses yeux pour pleurer », raconte Paul. G, un vendeur ambulant.

Bien que NoĂ«l et le Nouvel an soient une pĂ©riode de chaude ambiance, puisque c’est chacun qui veut faire la fĂȘte, l’heure doit aussi ĂȘtre Ă  la vigilance. Chacun devrait rester Ă©veillĂ©, ne pas cĂ©der au relĂąchement et Ă  l’inattention. C’est avec de telles attitudes qu’on peut Ă©viter les piĂšges, selon des sources policiĂšres.
Sénat: les ministres défendent leurs enveloppes

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Depuis samedi soir, les membres du gouvernement passent devant la Commission des finances et du budget pour présenter les priorités pour 2018.

Ils ont commencĂ© par l’AssemblĂ©e nationale. DĂ©sormais, c’est devant les sĂ©nateurs qu’ils expliquent, dĂ©fendent, justifient. Les membres du gouvernement passent tour Ă  tour devant la Commission des finances et du budget du SĂ©nat pour dĂ©fendre les enveloppes budgĂ©taires de leurs dĂ©partements ministĂ©riels respectifs pour 2018.

Samedi soir, le bal a été ouvert par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, aprÚs la conférence des présidents qui a jugé le projet de loi de finances 2018 recevable.

Depuis lors, ils se succĂšdent devant les membres de cette commission. AprĂšs avoir dĂ©fendu les enveloppes des institutions de souverainetĂ© comme la prĂ©sidence de la RĂ©publique, les services du Premier ministre, le Conseil Ă©conomique et social, entre autres, le ministre des Finances a cĂ©dĂ© la place au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire.

Discussions depuis le week-end

DĂšs le lendemain dimanche, le ministre de la DĂ©fense s’est prĂ©sentĂ© devant la commission. Joseph Beti Assomo dĂ©fendait ainsi une enveloppe budgĂ©taire Ă©valuĂ©e Ă  240,194 milliards de F. De la mĂȘme maniĂšre, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso, escompte un budget de 64,454 milliards de F dont les prioritĂ©s concernent la vie des dĂ©tenus et la construction des infrastructures pour le service judiciaire.

Les membres de la commission ont Ă©galement reçu les ministres du Commerce (8,766 milliards F), du Travail et de la SĂ©curitĂ© sociale (4,752 milliards F), ainsi que de l’Habitat et du DĂ©veloppement urbain.

En soirée, ils étaient huit membres du gouvernement devant les sénateurs.

Il s’agit des ministres de l’Education de base (210 milliards F), des Enseignements secondaires (365 milliards), de l’Enseignement supĂ©rieur (61,401 milliards F), de l’Emploi et de la Formation professionnelle (20,523 milliards), ainsi que de l’Elevage, des PĂȘches et des Industries animales, des Travaux publics (326,26 milliards), de la Fonction publique et de la RĂ©forme administrative (13,277 milliards) et des Relations extĂ©rieures.

Hier lundi, la Commission des finances a repris les travaux avec les ministres de l’Administration territoriale et de la DĂ©centralisation, des Transports, de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, ainsi que le ministre de la SantĂ© publique.

Le ministre d’Etat, ministre du Tourisme et des Loisirs, Bello Bouba MaĂŻgari, a Ă  l’occasion rappelĂ© l’importance de son enveloppe budgĂ©taire, eu Ă©gard Ă  l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Cameroun en 2019.
Youpwe Fish Market: Over FCFA 7 Billion Available

#Economie
AMINDEH Blaise ATABONG

The grant provided by the Japan International Cooperation Agency (JICA) will also be used to improve the fishing unloading facility in Douala.

The government of Japan has put at the disposal of Cameroon some FCFA 7.7 billion to finance the project for improvement of the fishing unloading facility and fish market of Youpwe in Douala. Exchange of official documents to confirm the disbursement of the funds provided by the Japan International Cooperation Agency (JICA) took place in Yaounde, Monday December 11, 2017.

While the Minister of the Economy, Planning and Regional Development, Louis Paul Motaze represented the government of the Cameroon, the Japanese Ambassador to Cameroon, Kunio Okamura sat in for his country.

The funds, which come as Japan’s commitment to support economic growth in Cameroon, will be used to put in place modern fishing infrastructures at the Youpwe fish market site. Ambassador Kunio Okamura said the structures in view will meet international standards.

According to Minister Louis Paul Motaze, once the project is completed, it will ameliorate the working conditions of fishermen in the community as well as improve the quality of fish sold to consumers. The project will also improve on security and efficiency of loading/unloading operations as well as boost sales conditions of fish at the wharf and the Youpwe fish market.

While thanking the Japanese government on behalf of Cameroonians, Louis Paul Motaze said the project will be of great socio-economic impact, citing an anticipated increase in the volume of fish trade between Cameroon and her neighbours Nigeria and Equatorial Guinea. He expressed the wish that Limbe could be the next beneficiary of such infrastructures, after Kribi and Douala.

The intervention at the Youpwe fish market falls in line with Japan’s engagement to support economic diversification, in conformity with the plan for the putting in place of declaration of the Sixth Tokyo International Conference on African Development (TICAD VI).

Kunio Okamura expressed the wish that the cooperation between both countries should not end in the fisheries sector but extend to other infrastructural projects, agriculture, environmental protection, among others.
Marchés publics: les régions se comportent mieux

#Economie
Josy MAUGER

Le taux global de marchés exécutés au niveau des services déconcentrés est de 68% contre seulement 17% de marchés réceptionnés au niveau central.

GrĂące Ă  la programmation des marchĂ©s publics, il est actuellement possible de mettre Ă  disposition et suffisamment Ă  temps, les journaux des projets de l’annĂ©e suivante. Le ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique chargĂ© des MarchĂ©s publics (Minmap), Abba Sadou, s’en est rĂ©joui hier Ă  YaoundĂ©.

C’était au cours de la cĂ©rĂ©monie de lancement des confĂ©rences de programmation des marchĂ©s publics de l’exercice 2018 qu’il prĂ©sidait. Selon le Minmap, la programmation des marchĂ©s constitue une obligation rĂšglementaire prĂ©alable Ă  la passation des marchĂ©s publics.

Cette publication obligatoire des journaux de programmation constitue Ă©galement l’un des moyens d’information, de promotion de transparence et de concurrence pour les potentiels candidats, dĂ©sireux de postuler Ă  la commande publique.

L’application de cette disposition explique sans doute pourquoi le taux global d’exĂ©cution de l’ensemble des marchĂ©s dans les services dĂ©concentrĂ©s se situe actuellement Ă  68%. Une situation qu’Abba Sadou salue, tout en prĂ©cisant que leurs plans de passation des marchĂ©s et leurs performances connaissent un taux d’amĂ©lioration plus accĂ©lĂ©rĂ©, d’annĂ©e en annĂ©e. Ce n’est pas le cas du niveau central, qui affiche un taux d’environ 17% de marchĂ©s rĂ©ceptionnĂ©s.

En outre, Abba Sadou a rappelĂ© l’importance des confĂ©rences qui ont permis de programmer 6713 marchĂ©s en 2017, pour un montant de 1017,615 milliards de F. « Lorsque les plans de passation sont respectĂ©s, ils permettent de rĂ©soudre les problĂšmes Ă  temps. Notamment les retards dans le lancement des appels d’offres, le non-respect des procĂ©dures de passation de marchĂ©s, entre autres », explique-t-il.

Compte tenu de tous les rĂ©sultats obtenus au cours des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, il est question d’optimiser la performance de la commande publique en 2018. Il s’agit notamment de transmettre les DAO aux autoritĂ©s contractantes ou aux commissions de passation des marchĂ©s publics, dĂšs fin dĂ©cembre 2017.

Les appels d’offres devraient suivre dĂšs le 1er janvier 2018, et la passation de tous les marchĂ©s correspondants, au plus tard le 30 avril 2018. Le ministre rassure que cela est techniquement possible, les effets bĂ©nĂ©fiques escomptĂ©s de ces diligences Ă©tant de disposer d’une longue pĂ©riode de huit mois, essentiellement consacrĂ©s Ă  l’exĂ©cution des marchĂ©s signĂ©s.
« La restructuration et l’assainissement sont en cours »

#Economie
Félicité BAHANE N.

Ernest Dikoum, Directeur général de Camair-Co.

Monsieur le directeur gĂ©nĂ©ral, pourquoi cet arrĂȘt particulier Ă  l’escale de Dakar alors qu’elle est la cinquiĂšme au niveau rĂ©gional ?

L’étape de Dakar est importante parce que les penseurs du projet de l’aĂ©rien au Cameroun Ă©taient dĂ©jĂ  sur cette ligne, la cĂ©lĂšbre cĂŽtiĂšre. J’ai voulu profiter de l’occasion pour faire un trait d’union entre l’excellence de Camair et ce que nous faisons aujourd’hui Ă  Camair-Co. Je pense qu’il est temps de rebĂątir ce lien, regagner la confiance et la place qui Ă©taient celles du Cameroun Ă  l’époque. Le chef de l’Etat a lui-mĂȘme donnĂ© un souffle nouveau Ă  la compagnie nationale, soutenu par le plan Boeing de relance qui intĂšgre la ligne de Dakar, comme une ligne particuliĂšrement importante pour faire la jonction entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale. Nous y sommes et il fallait donc que ça se sache de façon particuliĂšre.

A propos de relance, comment se porte vĂ©ritablement Camair-Co aujourd’hui ?

Il faut encore ĂȘtre patient et continuer Ă  construire des bases les plus solides. Pour le moment, nous sommes en train de rĂ©gler les fondamentaux, restructurer et assainir le fichier des ressources humaines. Nous sommes en train de faire le rattrapage comptable qui est un trĂšs gros chantier. Le niveau de la performance actuelle de la compagnie est assez Ă©loquent : nous avons dĂ©passĂ© 200 000 passagers cette annĂ©e, nous sommes Ă  80% de taux de ponctualitĂ© et Ă  prĂšs de 99% de taux de rĂ©gularitĂ©, ce qui est carrĂ©ment extraordinaire. Occasion pour moi d’expliquer que nous fonctionnons dans un environnement complexe. Au Cameroun, nous sommes dans une zone Ă©quatoriale oĂč il y a beaucoup de prĂ©cipitations et dans le mĂȘme temps, du cĂŽtĂ© du Nord, il y a la brume. Autant de caractĂ©ristiques climatiques qui crĂ©aient souvent des difficultĂ©s au plan opĂ©rationnel. D’oĂč la patience et l’indulgence que nous continuons Ă  demander Ă  nos clients.

Quid du dĂ©ficit d’exploitation et des recettes ?

Lorsqu’on a arrĂȘtĂ© les dessertes de Paris et celles qui n’étaient pas bien opĂ©rĂ©es, nous avons ramenĂ© le dĂ©ficit d’exploitation qui Ă©tait dĂ©jĂ  autour de 2 milliards de F Ă  prĂšs de 840 millions de F Ă  partir de janvier 2017. Au mois d’aoĂ»t dernier, nous Ă©tions dĂ©jĂ  revenus Ă  38 millions de F. Maintenant, il faut savoir que toute ouverture de ligne engage de nouvelles dĂ©penses. Il nous revient donc d’ĂȘtre pointilleux sur la maĂźtrise des dĂ©penses, afin que les recettes soient supĂ©rieures.

Treize lignes dĂ©jĂ  et juste cinq avions. Ce n’est pas limite ?

Il ne faut pas confondre les avions et les heures d’utilisation. Nous venons de mettre en place un systĂšme de maintenance prĂ©ventive. C’est un contrat qui nous interpelle Ă  optimiser l’usage des 737 Ă  300 heures de vols par mois par avion. Ces engins sont faits pour ĂȘtre en l’air et non au sol et nous allons les garder en l’air. MĂȘme s’il y a des acquisitions en vue, on doit Ă©voluer progressivement. Il faudrait dĂ©jĂ  que nos collaborateurs soient formĂ©s.
Camair-Co: cap sur Dakar

#Economie
Félicité BAHANE N.

AprĂšs Bangui, N’Djamena, Libreville et Cotonou, l’étoile du Cameroun a ouvert l’escale sĂ©nĂ©galaise vendredi dernier.

Tout grand Ă©vĂ©nement heureux s’arrose. Imaginez le rituel pour un avion qui atterrit pour la premiĂšre fois dans un aĂ©roport, qui plus est flambant neuf ? Eh bien, ce sont des citernes de pompiers qui s’en chargent. Elles tournent autour de l’avion en dĂ©versant des jets d’eau sur l’engin.

TrĂšs beau, trĂšs Ă©mouvant aussi. VoilĂ  l’accueil rĂ©servĂ© Ă  Camair-Co vendredi 8 dĂ©cembre dernier Ă  l’aĂ©roport international Blaise Diagne de Dakar. Une infrastructure toute neuve inaugurĂ©e la veille, jeudi 7 dĂ©cembre 2017. La compagnie aĂ©rienne du Cameroun n’était donc que la trentiĂšme Ă  y atterrir, dans le cadre d’un vol inaugural.

Pour ce voyage spĂ©cial, la direction gĂ©nĂ©rale de la Camair-Co a invitĂ© des hommes d’affaires du Cameroun et du SĂ©nĂ©gal, des diplomates, des artistes et la presse. Ce vol, Douala-Dakar via YaoundĂ©, en 5 heures 20 minutes, sera opĂ©rationnel dĂšs ce vendredi 15 dĂ©cembre, Ă  partir de 449 700 F.

D’ici lĂ , les passagers du vol inaugural ont pu apprĂ©cier le confort offert Ă  bord. Mais aussi les plaisirs de Dakar by night, grĂące Ă  une soirĂ©e de gala animĂ©e par des artistes des deux pays. Une visite touristique de l’üle de GorĂ©e et de la capitale du SĂ©nĂ©gal Ă©tait Ă©galement prĂ©vue, de mĂȘme qu’une rĂ©ception Ă  la rĂ©sidence de l’ambassadeur du Cameroun, Jean Koe Ntonga.

Autre temps fort de ce week-end de loisirs, la rencontre entre opérateurs économiques des deux pays. Occasion de découvrir que la compagnie aérienne du Cameroun est désormais membre du Groupement inter-patronal (GICAM).

Alain Blaise BatonguĂ©, secrĂ©taire exĂ©cutif souligne d’ailleurs que ce vol inaugural a permis de relancer le partenariat avec le patronat sĂ©nĂ©galais et donc, de favoriser encore plus les Ă©changes entre les opĂ©rateurs Ă©conomiques des deux pays, Ă  la lumiĂšre d’une rĂ©union organisĂ©e au GICAM en octobre 2014.

Laquelle permettait de rapprocher les organisations inter-patronales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale. « Si on densifie les Ă©changes, ce sera plus intĂ©ressant que de nous battre contre les APE.

De ce point de vue, nous allons prendre part dans deux mois, en février 2018 à Dakar, à un gros évÚnement qui permettra effectivement de relancer le dynamisme de la coopération entre le Cameroun et le Sénégal ». Et Camair-Co sera de ce nouvel envol.
Tax Administration: Senators Acquire Skills

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

The forum between members of the Committee on Finance and Budget and Audit Bench of the Supreme Court on the topic held on December 11, 2017.

The Vice President of the Senate, Naah Ondoua Sylvestre on behalf of the President of the Senate, Marcel Niat Njifenji on Monday, December 11, 2017 chaired the 9th Exchange Forum between the Finance and Budget Committee of the Senate and the Audit Bench of the Supreme Court.

The forum that held in the Chamber of the Senate was in the presence of the President of the Audit Bench of the Supreme Court, Marc Ateba Ombala. It came after the 8th forum that took place on July 6, 2017.

After welcoming officials of the Audit Bench of the Supreme Court and Senators, the representative of the Senate President stressed the importance of the forum, especially to members of the Committee on Finance and Budget who are at the fore front of overseeing the country’s financial management with taxes taking a primordial place.

After the presentation of the report of the 8th forum, the Senators and Audit Bench officials concentrated on the main theme of the 9th forum that was “Tax Administration Diagnostic Assessment Tool (TADAT) Evaluation of Cameroon Tax Administration.” The objective is to enable the Senators master the tools of evaluation of the performance of the tax administration.

The Senators learned five main activities that accompany the TADAT evaluations. They include identifying the strengths and weaknesses of a tax administration, sharing a common perspective on the state of a tax administration among all stakeholders and defining a reform plan.

The two remaining activities were facilitating the management and coordination of external support for reforms and monitoring and evaluating the progress of the reforms through successive evaluations every two or three years.
Organisations internationales:trois diplomates au Minrex

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Les plĂ©nipotentiaires de l’UNICEF, du BIT et de l’OIM reçus en audience par le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© du Commonwealth, Joseph Dion Ngute.

Jaques Boyer est au Cameroun. Le nouveau reprĂ©sentant dĂ©signĂ© du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a prĂ©sentĂ© ses lettres d’introduction vendredi dernier. C’était au cours d’une audience accordĂ©e par Joseph Dion Ngute, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Relations extĂ©rieures, en charge du Commonwealth. Jacques Boyer dĂ©pose ses valises au Cameroun aprĂšs le dĂ©part de FĂ©licitĂ© Tchibindat, arrivĂ©e en fin de sĂ©jour.

Fonctionnaire international depuis 28 ans, il vient de Libreville oĂč il a Ă©tĂ© reprĂ©sentant de l’Unicef pour le Gabon et Sao TomĂ© et Principe. Il a assurĂ© qu’il continuera d’assurer une meilleure promotion, un meilleur respect, une meilleure garantie des droits de tous les enfants vivant au Cameroun.

Ce mĂȘme jour, le ministre Dion Ngute a reçu Ă©galement en audience deux autres reprĂ©sentants d’organisations internationales. D’abord, Guy Rider, le directeur gĂ©nĂ©ral du Bureau international du travail (BIT). « Il Ă©tait question de l’importance de l’emploi et de l’accĂšs Ă  un emploi dĂ©cent pour tous les Camerounais. Il y a des problĂšmes de stabilitĂ© dans nos sociĂ©tĂ©s.

L’accĂšs Ă  un travail dĂ©cent est peut ĂȘtre la meilleure garantie de la paix et de la stabilitĂ© », a expliquĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral du BIT au sortir des Ă©changes.

Auparavant, le ministre Joseph Dion Ngute avait reçu en audience Boubacar Seybou, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations. Les hĂŽtes ont fait le point des activitĂ©s de retour des migrants clandestins camerounais de la Libye. « Le retour volontaire des migrants subsahariens, notamment les Camerounais en situation de dĂ©tresse en Libye, est un processus pour lequel nous accompagnons le gouvernement camerounais pour permettre Ă  ces jeunes de revenir dans la dignitĂ©.

Nous avons ramené déjà 420 migrants. Cette semaine, il est prévu le retour de 420 autres, en deux vagues » a-t-il déclaré.
69th International Human Rights Day: Emphasis On Peace, Security

#Politique
Eulalia AMABO

These were the core values that marked commemorative activities on December 11, 2017.

The 69th edition of the international human rights day has been celebrated in Cameroon with focus on promoting the principles of peace, security and sustainable development in the country. Organised by the National Commission on the Promotion of Human Rights and Freedoms together with partners under the theme “Human Rights Education as medium for peace, security and sustainable development”, fundamental objectives centered on enhancing the culture of human rights respect through sensitisation messages.

In an opening address from the representative of the Chairperson of the Commission, Tilder Ndichia Kumichi, the theme is a reminder of the necessity to tackle the challenges of peacekeeping in Africa, and especially in Cameroon, given the multiple threats to peaceful coexistence.

“Africa and the entire world has been witnessing an increase in violence, the kind that is not in conformity with the principles and values of the international human rights charter. Cameroon is threatened by terrorist attacks in the Far North, influx of refugees in the East and the current social tension in the North West and South West regions of the country. I strongly condemn such acts that comprise peace and appeal for all to be vigilant and enjoin those concerned, including stakeholders of the crisis to join hands and wipe out this calamity threatening the peace and security of our beloved Fatherland,” she stated.

For the representative from the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa, Traore Abdoulaye, conflicts and crisis are potential hindrances to peace and security and disturb benefits of human rights and freedoms.

He therefore called on every individual to be ambassadors of peace as stipulated in the human rights commemorative 21 days of activities. Some students were awarded certificates in recognition to their participation in human rights activities.
Des parlementaires chinois chez le PAN

#Politique
Azize MBOHOU

Le TrĂšs honorable Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril a reçu hier une dĂ©lĂ©gation de l’AssemblĂ©e populaire nationale de Chine.

La coopĂ©ration parlementaire entre le Cameroun et la RĂ©publique populaire de Chine est des plus dynamiques ces derniers jours. En tĂ©moigne, l’audience accordĂ©e hier par le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale (PAN) Ă  une forte dĂ©lĂ©gation de parlementaires chinois.

Une rencontre qui intervient quelques jours seulement aprĂšs celle entre le TrĂšs honorable Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril et le vice-ministre chinois du Commerce, Yu Jianhua. Avec la dĂ©lĂ©gation de la Commission des affaires Ă©trangĂšres de l’AssemblĂ©e populaire nationale de Chine (APN), conduite par Cao Weizhou, membre du comitĂ© permanent de l’APN et vice-prĂ©sident de ladite Commission, il s’est agi de densifier la coopĂ©ration parlementaire.

Au sortir de l’audience, l’hĂŽte du PAN s’est dit honorĂ© par l’accueil Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Par ailleurs, Cao Weizhou a indiquĂ© que des « Ă©changes approfondis » avec le PAN ont portĂ© sur l’élargissement de la coopĂ©ration entre les organes lĂ©gislatifs de la Chine et du Cameroun. A ce sujet, le membre du comitĂ© permanent de l’APN a confiĂ© qu’ils sont parvenus Ă  de « larges consensus ».

Parmi les projets majeurs qui seront mis en Ɠuvre dans le cadre de cette coopĂ©ration, la construction par la Chine du nouvel immeuble siĂšge de l’AssemblĂ©e nationale. Comme on le sait, la RĂ©publique populaire de Chine a octroyĂ© un don de 16 milliards de F au Cameroun, pour la mise en Ɠuvre de ce projet.

La dĂ©lĂ©gation des parlementaires chinois boucle ainsi par le Cameroun, une tournĂ©e africaine qui l’a conduite tour Ă  tour en Mozambique et en Tanzanie.
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Cameroun Tribune, Le Quotidien National Bilingue.
Cameroon Tribune du mercredi, 13 décembre 2017
Tchad, RCA: les corridors préoccupent toujours

#Economie
Alliance NYOBIA

Le 2e forum tripartite sur la facilitation du transit des marchandises passant par le Cameroun ouvert hier à N’Djamena.

PlutĂŽt inattendu : des camionneurs impliquĂ©s dans les difficultĂ©s que rencontrent leurs employeurs, acteurs du commerce extĂ©rieur s’agissant du segment transport vers l’hinterland. Selon l’ambassadeur du Cameroun au Tchad, S.E. Sanda Oumarou, certains chauffeurs se sucrent dans les fameux « frais de route », dont ils empochent une bonne partie et soutiennent qu’ils ont servi Ă  « huiler » la route le long des corridors Douala-Bangui ou Douala-N’Djamena.

« La conscience des chauffeurs doit (
) ĂȘtre interpellĂ©e », a dĂ©clarĂ© le diplomate qui conduisait la dĂ©lĂ©gation camerounaise hier, 12 dĂ©cembre, Ă  N’Djamena, Ă  l’ouverture du 2e forum tripartite RCA-Tchad-Cameroun, sur la facilitation du transit des marchandises par les ports et le corridor camerounais.

Cela dit, les chauffeurs indexĂ©s ne font que profiter d’une pratique persistante, comme l’ont rappelĂ© divers acteurs Ă  l’entame du forum prĂ©vu jusqu’à ce 14 dĂ©cembre : les tracasseries policiĂšres. Une contrariĂ©tĂ© dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©e en 2012, lors de la premiĂšre Ă©dition de ce forum, tenue Ă  YaoundĂ©. Si depuis cette date les acteurs admettent qu’il y a eu des avancĂ©es – collaboration entre services de douanes, progrĂšs dans le processus de dĂ©matĂ©rialisation et autres – des points de prĂ©occupation demeurent.

Outre la corruption, l’ambassadeur a relevĂ© des difficultĂ©s d’accĂšs au port, des tracasseries administratives, la question des espaces dĂ©diĂ©s aux transporteurs, les soucis de connexions au Guichet unique, des difficultĂ©s liĂ©es au respect des mercuriales des diffĂ©rents pays, etc.

Autant de problÚmes pour lesquels le Sg du ministÚre tchadien des Infrastructures et du Désenclavement, Bandoh Elvam, a souhaité des solutions « idoines et pérennes », soulignant que la santé économique et « la compétitivité commerciale » des trois Etats en dépendaient.

Bon Ă  savoir, il existe dĂ©jĂ  des numĂ©ros verts que les opĂ©rateurs du commerce extĂ©rieur peuvent appeler en cas d’abus. Et cĂŽtĂ© forces de l’ordre, engagement a Ă©tĂ© pris de former les Ă©lĂ©ments routiers Ă  la reconnaissance des documents du commerce extĂ©rieur, plus particuliĂšrement du sauf-conduit, de sorte que les camions qui en sont munis ne soient plus contrĂŽlĂ©s qu’aux check-points conventionnels.

Pour sa part, la communautĂ© portuaire, conduite Ă  N’Djamena par le prĂ©sident de Port SynthĂšse, Cyrus Ngo’o, le Dg du Port autonome de Douala, a renouvelĂ© son engagement Ă  tout mettre en Ɠuvre pour faciliter les formalitĂ©s et la traversĂ©e portuaire aux marchandises destinĂ©es au commerce extĂ©rieur de la sous-rĂ©gion.

Par ailleurs, Cyrus Ngo’o a rappelĂ© que d’autres prĂ©occupations soulevĂ©es en 2012 ont connu une suite significative. Ainsi, des reprĂ©sentations du Pad Ă  N’Djamena et Ă  Bangui ont Ă©tĂ© ouvertes (Iliassa Ibrahima, chef de la reprĂ©sentation Pad/N’Djamena, a Ă©tĂ© installĂ© hier).

Ces représentations devront réguliÚrement sonder le fonctionnement des corridors, pour relever à chaud les entraves éventuelles et les relayer rapidement à qui de droit.
Echanges économiques: des investisseurs tchÚques en prospection

#Economie
Mireille ONANA MEBENGA

Ils viennent de prĂ©senter Ă  Douala, les opportunitĂ©s de leur pays dans les domaines de la sĂ©curitĂ©, la logistique, l’eau, l’électricitĂ©.

Les opĂ©rateurs Ă©conomiques tchĂšques qui sĂ©journent Ă  Douala depuis quelques jours exercent dans plusieurs domaines. SĂ©curitĂ©, logistique et transport, armement, eau, Ă©lectricitĂ© et bien d’autres. Lundi dernier, au cours du sĂ©minaire organisĂ© Ă  leur intention, ils ont eu l’opportunitĂ© de prĂ©senter de façon explicite leurs activitĂ©s.

La rencontre de la citĂ© Ă©conomique Ă  l’hĂŽtel Pullman Ă  Bonanjo, a eu lieu en prĂ©sence du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des services du gouverneur de la rĂ©gion du Littoral, Thierry Kin-Nou Nana, et des opĂ©rateurs camerounais basĂ©s Ă  Douala. Le but, comme l’a expliquĂ© le vice-ministre tchĂšque des Affaires Ă©trangĂšres, Ivan Jancarek, Ă  la tĂȘte de la dĂ©lĂ©gation, est de montrer aux hommes d’affaires locaux les possibilitĂ©s qui s’offrent Ă  eux s’ils nouent des partenariats avec les opĂ©rateurs de son pays. Son potentiel en matiĂšre de technologiques innovantes n’est plus Ă  dĂ©montrer.

Plusieurs entreprises ont montrĂ© Ă  cette occasion, Ă  travers des exposĂ©s et des projections, de quoi elles sont capables. L’entreprise Max Progres par exemple est spĂ©cialisĂ©e dans la sĂ©curitĂ© des bĂątiments grĂące Ă  une technologie rĂ©volutionnaire appelĂ©e Lidar. Elle fait Ă©galement dans la sĂ©curitĂ© des rĂ©seaux, de l’énergie solaire, des systĂšmes. Son reprĂ©sentant s’est d’ailleurs proposĂ© de contribuer Ă  la sĂ©curisation de la zone portuaire, s’il arrive Ă  signer des partenariats avec la partie camerounaise.

La deuxiĂšme structure « RĂ©tia», a pour domaine de compĂ©tence la sĂ©curitĂ© Ă  terre et en l’air. Cette structure conçoit des hĂ©licoptĂšres, des drones, des missiles anti-aĂ©riens et lutte aussi contre le crime organisĂ©, le terrorisme. Elle assure aussi la sĂ©curitĂ© des structures financiĂšres, des compagnies d’assurance, etc. Joseph Jean-Paul Tjoumb, businessman local, est content de cette confĂ©rence :

« C’est toujours un avantage d’avoir des relations d’affaires diversifiĂ©es et dans tous les domaines. Le Cameroun offre une trĂšs belle vitrine en Afrique centrale par rapport Ă  sa stabilitĂ©, la qualitĂ© des hommes et des ressources aussi. » D’autres entreprises tchĂšques prĂ©sentes ont Ă©galement prĂ©sentĂ© leur offre notament dans l’armement et ses accessoires, l’industrie pĂ©trochimique, l’automobile, l’aĂ©ronautique, l’agriculture, le gĂ©nie- civil

Portefeuille de coopération: 3378,2 milliards de F déjà investis

#Economie
Josy MAUGER

Les responsables de la structure technique du Minepat et les partenaires économiques issus des pays émergents évaluent les performances enregistrées.

La Chine, la Turquie, l’Inde, la CorĂ©e du Sud, la Russie et le BrĂ©sil sont les pays Ă©mergents avec lesquels le Cameroun entretient des relations multi bilatĂ©rales en vue de diversifier et dĂ©velopper son Ă©conomie. Le volume de financements du portefeuille de projets rĂ©alisĂ©s avec ces Etats dans le cadre de la mise en Ɠuvre de la stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi est estimĂ© Ă  3378,2 milliards de F.

Ces fonds ont notamment contribuĂ© Ă  la rĂ©alisation de grands projets dans les secteurs prioritaires de l’économie du pays (tĂ©lĂ©communications et infrastructures). On compte entre autres la construction des ports, stades, autoroutes, barrages, adductions d’eau, logements sociaux, Ă©coles, ainsi que l’amĂ©lioration de la desserte en eau dans plusieurs villes du pays.

L’on note par ailleurs que dans cette structuration, cet appui est perceptible sur les plans du concessionnel, des crĂ©dits acheteur et commercial et des dons.

MĂȘme si ces relations sont trĂšs denses, avec la Chine notamment, Ă  travers les instruments mis en place (Eximbank China, Bank of China, Industrial and commercial Bank of China), elles restent un peu timides avec les autres partenaires. Dans l’optique de procĂ©der Ă  l’analyse des causes de non-performance de tous ces projets, une revue annuelle des « projets du portefeuille de coopĂ©ration avec les pays Ă©mergents » se tient depuis hier Ă  YaoundĂ©.

Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat), Jean Tchoffo, qui a ouvert ces travaux de quatre jours, a de prime abord indiquĂ© devant ces partenaires Ă©conomiques que cette inspection de projets intervient dans un contexte particulier, marquĂ© notamment par la signature entre le Cameroun et le Fonds monĂ©taire international (FMI) d’un programme Ă©conomique couvrant la pĂ©riode de 2017-2019.

A ce titre, il a tenu Ă  rassurer les partenaires en leur prĂ©cisant « que le fait d’ĂȘtre sous programme avec le FMI ne signifie pas que le gouvernement suspend la mobilisation des financements extĂ©rieurs ».

Concernant la revue annuelle des projets, l’on note de maniĂšre spĂ©cifique qu’elle vise Ă  examiner les progrĂšs enregistrĂ©s dans la mise en Ɠuvre des diffĂ©rents programmes du portefeuille et Ă©tudier le niveau de dĂ©caissement de chaque plan.

Il est aussi question de dĂ©gager les difficultĂ©s et contraintes rencontrĂ©es dans l’exĂ©cution des diffĂ©rents projets de mĂȘme que de proposer les recommandations pour surmonter les obstacles identifiĂ©s.
CSPH: les nouveaux patrons

#Economie
Félicité BAHANE N.

Okie Johnson Ndoh et Manzoua Véronique veuve Moampea Mbio nommés lundi dernier respectivement comme directeur et directeur adjoint.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, Paul Biya, a nommĂ© Okie Johnson Ndoh au poste de directeur de la CSPH. Cet inspecteur d’Etat, originaire du Sud-Ouest, Ă©tait jusqu’ici conseiller technique N°1 au ContrĂŽle supĂ©rieur de l’Etat (Consupe). Il remplace Elung Paul Che, promu ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprĂšs du ministre des Finances en octobre 2015.

Le second dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique, Ă©galement signĂ© ce 11 dĂ©cembre 2017, nomme Madame Manzoua VĂ©ronique veuve Moampea Mbio au poste du directeur adjoint de la CSPH. Elle Ă©tait jusque-lĂ  chef de service de l’exploitation pĂ©troliĂšre dans la mĂȘme entreprise, oĂč elle travaille depuis 2004.

Elle remplace pour sa part Emmanuel Alam. Hier Ă  son domicile sis au Complexe BEAC Ă  YaoundĂ©, le nouveau directeur adjoint de la CSPH Ă©tait entourĂ©e de ses collĂšgues d’hier, dĂ©sormais collaborateurs. La dame de 52 ans se vante de ses deux origines : fille Mabi de Kribi dans le Sud, puis Ă©pouse et mĂšre des ressortissants de la Boumba-et-Ngoko Ă  l’Est Cameroun.

La Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) est un établissement public rattaché au ministÚre du Commerce. Sa mission est sensible et particuliÚrement importante pour la paix sociale : réguler les stocks et les prix des hydrocarbures sur le territoire national camerounais.

Et ce, Ă  travers la prise en charge partielle ou totale des augmentations des prix desdits produits dans la mesure de ses disponibilitĂ©s financiĂšres. Et c’est un dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique qui en nomme les patrons. Le dernier en l’espĂšce a justement Ă©tĂ© signĂ© lundi dernier, 11 dĂ©cembre 2017.