Cameroon Tribune
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Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

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​​« C’est le moment d’asseoir les connaissances »

#24heures
Alfred MVOGO BIYECK

L'explication

Elisabeth Ntonga, proviseur du Lycée général Leclerc.

Madame le proviseur, c’est parti pour le deuxiĂšme trimestre. Peut-ĂȘtre le plus important de l’annĂ©e scolaire. Qu’est-ce qui fait la spĂ©cificitĂ© et la particularitĂ© de ce trimestre chez vous ?

C’est un trimestre important parce que c’est le moment d’asseoir les connaissances. Au cours du premier trimestre, on a revisitĂ© les prĂ©requis et maintenant, il est question de rĂ©viser, de rattraper les parties du programme qui ont pu ĂȘtre nĂ©gligĂ©es, d’organiser les cours de remise Ă  niveau pour les enfants en difficultĂ©. C’est pour cela que de plus en plus, ils vont ĂȘtre sollicitĂ©s notamment le samedi pour rĂ©viser, rattraper avec pour objectif de couvrir tous les programmes Ă  la fin du trimestre.

Puisque vous parlez de programmes, quels sont les dispositions concrĂštes qui sont prises pour leur couverture effective ?

Il faut que dĂšs le mois de janvier, nous puissions rattraper les cours qui n’ont pas Ă©tĂ© donnĂ©s au premier trimestre avant d’envisager la suite. Et vers la fin de ce trimestre, nous mettrons l’accent sur les rĂ©visions. C’est pour cela qu’à partir du mois de fĂ©vrier, nous pourrons parler d’examens blancs, question de jauger et avoir une idĂ©e du niveau de nos apprenants. On va Ă©galement multiplier et intensifier les travaux dirigĂ©s pour qu’au troisiĂšme trimestre, on ne mette essentiellement l’accent que sur les rĂ©visions.

N’oubliez pas qu’entre-temps, il y a la semaine de la fĂȘte de la jeunesse. Une pĂ©riode pendant laquelle les Ă©lĂšves sont trĂšs souvent distraits. Comment comptez- vous les occuper ?

Nous avons prĂ©vu des journĂ©es d’interruption de cours parce que nous ne pouvons pas les interrompre totalement. La semaine de la jeunesse est organisĂ©e et il y a un seul jour pour l’investissement humain et le jour du dĂ©filĂ©. Pour le reste, il y a cours et des activitĂ©s post et pĂ©riscolaires. Plus question de laisser comme par le passĂ©, les enfants se balader dans les rues. Tout sera bien organisĂ©.

Quid de la discipline ?

Nous avons Ă©tĂ© assez sĂ©vĂšres au point oĂč, vers la fin du premier trimestre, nous avions dĂ©jĂ  atteint la stabilitĂ©. GĂ©nĂ©ralement au deuxiĂšme trimestre, on n’a plus beaucoup de cas d’indiscipline, mis Ă  part ceux de quelques Ă©lĂšves qui viennent au premier trimestre et quand ils sentent que l’école n’est pas leur affaire, ils commencent un petit dĂ©sordre. On s’en sĂ©pare. Je pense que le problĂšme de discipline ne va pas se poser.
ENAM 2017-2019: “Peace/Unity” Batch Begins Studies

#Politique
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

A solemn ceremony to officially open the school year took place at the school premises, yesterday, January 8, 2018.

The new academic year at the National School of Administration and Magistracy (ENAM) was officially opened yesterday January 8, 2018 by the Director General of the institution, Mendjana Linus Toussaint. In the presence of the Governor of the Centre Region and other administrators, Mendjana Linus Toussaint baptized the batch “Peace and Unity”, to reflect the current need for peace and unity to reign not only in the country but the world at large.

For close to an hour, the Director General took time off to present the institution to the new students pointing out that it is open to all Cameroonians irrespective of their social background. Training at ENAM, he said, is aimed at inculcating into students the spirit of sacrifice, discipline, duty consciousness, physical and mental endurance, rigor and service to the nation.

He underscored that the administration of ENAM does not tolerate any deviance especially those that hinder the peace and unity of the country.

The students, he stressed, need to uphold a positive attitude in serving the nation. “The country is counting on a new generation of civil servants and magistrates; well trained, competent and loyal,” Mendjana Linus Toussaint told the 656 students that make up the “Peace and Unity” batch.

The new students were called to uphold the name of their batch wherever they go and to make it a reality throughout their career. In all, 165 students make up the Cycle A Batch of the Administration Division while Cycle B consists of 109 students. 224 students make up the Cycle A in the Magistracy Division, 60 for Cycle B. Cycle A and B of the Financial Division consist of 35 and 63 students respectively. The Common Law section, newly created by a Presidential Decree, is hosting 80 students.

It should be noted that some 80 students are from the Republic of Congo while 48 others are from other CEMAC member countries (Gabon, Chad and Central African Republic). The academic discourse during the solemn reopening focused on the theme, “The Culture of Peace and Living Together.”

The Head of the General Administration Section of ENAM, Charles Nanga in his presentation said peace is not only the absence of war and conflicts and that all citizens are the main agents of peace.
Création de l'Ecole normale supérieure de Bertoua

#Presidential
Paul BIYA

Décret N°2018/005 du 08 janvier 2018.

Le président de la République décrÚte:

Article 1er. (1) Le présent décret porte création de l'Ecole normale supérieure de Bertoua.

(2) l'Ecole normale supérieure de Bertoua est un établissement de l'Université de Ngaoundéré.

Article 2.- (1) L'organisation administrative et académique ainsi que les autres modalités de fonctionnement des établissements de l'Université de Ngaoundéré s'appliquent mutatis mutandis à l'Ecole normale supérieure de Bertoua.

(2) Le rĂ©gime des Ă©tudes, des Ă©valuations et des programmes d'enseignement est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l'Enseignement supĂ©rieur.

Article 3.- (1) Une partie du corps enseignant et du personnel non enseignant de l'Université de Ngaoundéré est transférée à l'Ecole normale supérieure de Bertoua.

(2) Les transferts visés à l'alinéa 1 cidessus s'effectuent à la diligence du ministre chargé de l'Enseignement supérieur.

Article 4.- Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 08 janvier 2018

Le président de la République
Création de la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua

#Presidential
Paul BIYA

Décret N°2018/004 du 08 janvier 2018.

Le président de la République décrÚte:

Article 1er. (1) Le présent décret porte création de la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua.

(2) La Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua est un établissement de l'université de Ngaoundéré.

Article 2.- (1) L'organisation administrative et académique ainsi que les autres modalités de fonctionnement des Facultés de l'Université de Ngaoundéré s'appliquent mutatis mutandis à la Faculté de Médecine et des Sciences biomédicales de Garoua.

(2) Le rĂ©gime des Ă©tudes, des Ă©valuations et des programmes d'enseignement est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l'enseignement supĂ©rieur.

Article 3.- (1) Une partie du corps enseignant et du personnel non enseignant de l'Université de Ngaoundéré est transférée à la Faculté de Médecine et Sciences biomédicales de Garoua.

(2) Les transferts visés à l'alinéa 1 cidessus s'effectuent à la diligence du ministre en charge de l'enseignement supérieur.

Article 4.- Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 08 janvier 2018

Le président de la République
​​Ouest: le couple Niat communie avec le clergĂ©

#Politique
Honoré FEUKOUO

Le prĂ©sident du SĂ©nat et son Ă©pouse ont, dimanche dernier, remis des cadeaux de fin d’annĂ©e aux pasteurs, prĂȘtres et imams.

Pleine d’émotion, veuve Clotilde Menga Kamga, reçoit des mains de Marcie Niat une enveloppe et un paquet minimum contenant des denrĂ©es alimentaires. Une habitude depuis 2004. « Toutes les femmes de pasteurs qui ont perdu leur mari dans le NdĂ©, bĂ©nĂ©ficient de ce soutien comme moi.

Tout comme le prĂ©sident de la RĂ©publique, Papa Niat n’abandonne jamais les veuves et les orphelins », chante cette derniĂšre. Le dimanche 7 janvier 2018, Ă©tait jour de gaietĂ© pour les ouvriers de la foi du dĂ©partement du NdĂ©.

Lors de la traditionnelle cĂ©rĂ©monie baptisĂ©e, « NoĂ«l du clergĂ© dans le NdĂ© », ils ont reçu de Marcie Niat, l’épouse du prĂ©sident du SĂ©nat, des cadeaux de fin d’annĂ©e constituĂ©s d’abord d’une enveloppe dont le montant oscille entre 50 000 F et 150 000F et des cadeaux constituĂ©s de sacs de riz, de l’huile, du lait


Les associations religieuses sans distinction de congrĂ©gation, les diffĂ©rents groupes de priĂšre, les anciens d’église et les veuves de pasteurs de l’Eglise Ă©vangĂ©lique du Cameroun (EEC), font partie des 500 bĂ©nĂ©ficiaires de cette manne du prĂ©sident du SĂ©nat.

Selon veuve Clotilde Menga Kamga, cette assistance soulage les mĂ©nages et renforce la sociabilitĂ© dans les diffĂ©rentes congrĂ©gations religieuses. L’AbbĂ© Michel SigniĂ©, curĂ© doyen de BangangtĂ©, constate que « le patriarche Marcel Niat met Ă  profit son Ăąge pour rassembler les enfants de Dieu, dans un mouvement de partage dans la paix ».

L’Imam Ibrahim Njienji, rappelle qu’en plus d’unir les fils dans la foi, le prĂ©sident du SĂ©nat valorise les communautĂ©s qui pourraient se sentir minoritaires dans le NdĂ© Ă  l’instar des Bororos en particulier, et des musulmans en gĂ©nĂ©ral. Ce moment de partage a aussi Ă©tĂ© meublĂ© par des priĂšres.

Sans aucune distinction de religion et de langue, les voix se sont Ă©levĂ©es pour solidifier la paix et l’unitĂ© du Cameroun. Dans sa priĂšre, le prĂ©sident du SĂ©nat sollicite « que le Seigneur donne au prĂ©sident Paul Biya, la sagesse nĂ©cessaire pour ramener la paix totale au Cameroun ».

Selon Marcel Niat Njifenji, les pasteurs, prĂȘtres et imams doivent plus que jamais, prĂŽner et partager le message « de paix, de tolĂ©rance, et du vivre ensemble, garant de l’équilibre de toute sociĂ©tĂ© humaine. Les autoritĂ©s religieuses, comme les autoritĂ©s civiles, politiques et administratives, doivent se tenir la main afin de bĂątir une Nation camerounaise toujours Ă©quitable et apaisĂ©e.

Une Nation oĂč le label Cameroun prime au dessus de toute considĂ©ration partisane, idĂ©ologique, religieuse ou de toute autre nature ». Un discours opportun en cette annĂ©e Ă©lectorale .
​​AmĂ©lioration de l’offre d’enseignement supĂ©rieur: Encore un grand pas

Elise ZIEMINE NGOUMOU

La faculté des médecine et des sciences biomédicales de Garoua et l'Ecole normale supérieur de Bertoua apportent indéniablement un plus .

Une Ecole normale supĂ©rieure dans la rĂ©gion de l’Est ! Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya a fait ce cadeau aux jeunes du « Soleil levant » lundi dernier. Et Ă  cĂŽtĂ© du dĂ©cret crĂ©ant cet Ă©tablissement, le chef de l’Etat en a signĂ© un autre, crĂ©ant Ă  Garoua, dans la rĂ©gion du Nord, une FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales.

Deux Ă©tablissements de l’enseignement supĂ©rieur qui viennent Ă  n’en point douter, Ă©toffer l’offre d’enseignement professionnel du pays mais surtout rĂ©duire le coĂ»t de la formation pour les ressortissants de ces rĂ©gions. Eux qui Ă©taient obligĂ©s de quitter leur RĂ©gion natale pour aller chercher le savoir ailleurs.

Dans les dĂ©tails et selon les textes du prĂ©sident de la RĂ©publique, la FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de Garoua et l’Ecole normale supĂ©rieure de Bertoua sont des Ă©tablissements de l’universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ©. L'organisation administrative et acadĂ©mique ainsi que les autres modalitĂ©s de fonctionnement des FacultĂ©s de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© et des Ă©tablissements de cette universitĂ© s’appliquent Ă  ces deux nouvelles structures.

Le rĂ©gime des Ă©tudes, des Ă©valuations et des programmes d'enseignement est fixĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre de l'Enseignement supĂ©rieur. Une partie du corps enseignant et du personnel non enseignant de l'universitĂ© de NgaoundĂ©rĂ© est d’ailleurs transfĂ©rĂ©e Ă  ces deux Ă©coles de formation. Les transferts se feront Ă  la diligence du ministre de l’Enseignement supĂ©rieur.

L’avĂšnement de ces deux Ă©tablissements ouvre une nouvelle page dans l’enseignement supĂ©rieur au Cameroun. Avec dĂ©jĂ  huit universitĂ©s d’Etat, le pays dispose Ă  prĂ©sent de quatre Ecoles normales supĂ©rieures (ENS) dans les villes de YaoundĂ©, Maroua, Bamenda et Bertoua, ainsi que de quatre Ecoles normales supĂ©rieures de l’enseignement technique (ENSET) basĂ©es Ă  Bamenda, Douala, Kumba et Ebolowa dans le Sud.

En ce qui concerne les Facultés de médecine et des sciences biomédicales, celle de Garoua créée lundi par le président de la République vient rejoindre ses aßnées de Buea, Bamenda, Douala, Dschang et de Yaoundé.
​​Electoral Process: ELECAM Doubles Preparations

Emmanuel KENDEMEH

Since President Paul Biya declared during his New Year message to the nation on December 31, 2017 that 2018 is an electoral year, the country’s elections governing institution, Elections Cameroon (ELECAM) has gone into full action to ensure a hitchfree electoral process before, during and after the polls.

The different aspects of the electoral process preoccupy ELECAM both at the level of the Directorate General of Elections and the Electoral Board. -Electoral Materials On January 3, 2018 when the Directorate General of Elections at ELECAM, Abdoulaye Babale launched the revision of the electoral register for 2018 in the Yaounde II, Yaounde III and Yaounde VI ELECAM Council branches, Electoral board members on their part, went inspecting electoral material.

The Electoral Board Chairperson, Enow Abrams Egbe accompanied by some members inspected the state of electoral material stocked at the Yaounde 101 Military Airbase. The inspection visit to the Airbase was just the start of the process that has to be undertaken nationwide.

Electoral Board members during the extraordinary session of the board on December 5, 2017 took the resolution to visit all the regions of the country to evaluate the level of the preparations for the 2018 elections starting from registration, distribution of voters’ cards and the state of materials already in place. -Registration, Distribution of Voters Card The Director General of Elections in ELECAM shortly after launching revision of the electoral process on January 3, 2018 said Cameroonians who were eligible to cast their votes at the end of the revision operation of the electoral registers in 2017 are 6,600,000 voters.

ELECAM council branches have adopted new strategies to ensure that the maximum number of potential voters register before the electoral college is convened for any of the expected elections which are presidential, legislative, council and senatorial. Focus is on youths and women whose enthusiasm had hitherto not been impressive. New strategies are also in place to distribute voters’ cards that take into account where the potential voters are found with specific reference to those abroad, in big cities, semi-urban areas and rural areas. Needs And Staff Deployment Once on the field, ELECAM Electoral Board members would evaluate the needs for the respective elections, brainstorm on appropriate ways of meeting the needs.

It is also time ELECAM puts in place strategies to ensure the total involvement of all electoral stakeholders. With regard to the deployment of staff, late last year, some Regional and Divisional Delegates of ELECAM were appointed and commissioned into their functions. This was already in preparations for the upcoming elections. As preparations gain momentum ahead of the elections, more reflection has to be done on putting the right staff in their best places of competences for any mismanagement of human resources would be a great handicap to attain the objective free, fair, transparent elections whose results are accepted by stakeholders .
​​Budget 2018: C’est parti !

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

Tout est dĂ©sormais rĂ©uni pour que le train de l’exercice budgĂ©taire se mette en branle.

Pas de cĂ©rĂ©monie officielle de lancement technique du budget de l’Etat comme les annĂ©es antĂ©rieures. Mais l’exercice budgĂ©taire est dĂ©jĂ  ouvert. Selon les techniciens de la chose, le budget de l'Etat du Cameroun est exĂ©cutoire depuis la promulgation par le prĂ©sident de la RĂ©publique de la loi de finances 2018.

C’était en dĂ©cembre 2017, aprĂšs l’adoption par le parlement. Un budget arrĂȘtĂ© Ă  4513 milliards de F, en augmentation d’environ 140 milliards de F par rapport Ă  l’exercice prĂ©cĂ©dent. Mais pour que les acteurs de la vie publique se lancent vĂ©ritablement dans son exĂ©cution, il a fallu d’autres prĂ©alables, tels que la circulaire du ministre des Finances portant instructions relatives Ă  l’exĂ©cution de la loi de finances, au suivi et au contrĂŽle de l’exĂ©cution du budget de l’Etat, rendue publique le 2 janvier 2018.

Le journal des projets est Ă©galement disponible, de mĂȘme que le calendrier de programmation et de passation des marchĂ©s. Et de l’avis de Cyrill Edou Alo’o, directeur gĂ©nĂ©ral du budget, tous ces prĂ©-requis rĂ©unis sont de nature Ă  garantir une exĂ©cution optimale du budget de l’Etat. Il fallait donc tout cela pour que les opĂ©rations tant en matiĂšre de recouvrements de recettes que d'exĂ©cution de la dĂ©pense soient rĂ©alisables.

D’ailleurs, Ă  titre d’exemple, Sylvester Moh Tangongho, directeur gĂ©nĂ©ral du TrĂ©sor, de la CoopĂ©ration financiĂšre et monĂ©taire au Minfi affirme que les premiers paiements des prestations de l’annĂ©e sont attendus incessamment. « Nous sommes en train de programmer pour cette semaine la premiĂšre dĂ©cade du mois d’octobre », affirmet- il. Des paiements qui concernent notamment les commandes publiques rĂ©alisĂ©es par les Pme durant le dernier trimestre 2017.

A la direction gĂ©nĂ©rale de la Douane, on affirme ĂȘtre en train de mettre en oeuvre diverses innovations pour recouvrer les 800 milliards de F de recettes budgĂ©tisĂ©s pour 2018. Et cela va passer, selon Fongod Edwin Nuvaga, le directeur gĂ©nĂ©ral, par des mesures visant Ă  protĂ©ger les ressources et producteurs locaux, Ă  amĂ©liorer le climat des affaires et Ă  faciliter l’accĂšs du plus grand nombre Ă  certains produits. Cependant, il sera procĂ©dĂ© ce jour Ă  travers les dix rĂ©gions du pays, au lancement technique dudit budget. Des cĂ©rĂ©monies prĂ©sidĂ©es par les gouverneurs, en prĂ©sence des Ă©quipes composĂ©es de responsables des ministĂšres des Finances, de l’Economie et des MarchĂ©s publics. L’objectif Ă©tant d’expliquer aux diffĂ©rents acteurs de la chaĂźne de l’investissement public, les objectifs du budget 2018 et la rĂ©glementation qui encadre son exĂ©cution.

Pour mĂ©moire, le budget ainsi en branle est sous-tendu par une mobilisation accrue des recettes non pĂ©troliĂšres (1 845 milliards de F attendus), les recettes pĂ©troliĂšres Ă©tant en baisse du fait de la chute des cours sur le marchĂ© international, et la finalisation de la mise en oeuvre de Document de stratĂ©gie pour la croissance et l’emploi (DSCE), entre autres.
​​OlembĂ© prend forme

Yannick ZANGA

L'implantation des fondations des tribunes a demarré alors que les travaux de construction sont estimés à environ 20%.

Jeudi dernier sur le chantier du stade d’OlembĂ©, l’équipe de Cameroon Tribune entame sa visite cĂŽtĂ© sud-est. C’est ici qu’est stockĂ© le premier convoi du matĂ©riel prĂ©fabriquĂ© dĂ©barquĂ© deux jours auparavant au port de Douala. Il s’agit pour l’essentiel de colonnes, de poutres et d’élĂ©ments de dalles.

Sur le patch d’identification collĂ© sur l’une des colonnes on peut clairement identifier son poids (11,30 tonnes) et sa date de fabrication qui remonte au 26 aoĂ»t 2017. Sur le terrain, les 660 ouvriers de nationalitĂ© camerounaise, gambienne, marocaine, italienne, belge, roumaine, albanaise, indienne et philippine s’affairant sur le site n’ont pas attendu l’arrivĂ©e de ce matĂ©riel.

Dix sociĂ©tĂ©s camerounaises sous-traitantes assurent les travaux de coffrage et de ferraillage. L’unitĂ© de bĂ©tonnage quant Ă  elle est l’apanage du groupe Piccini. C’est elle qui a coulĂ© in situ, les colonnes les plus lourdes formant l’ossature de l’enceinte qui Ă©merge de la plaine d’OlembĂ©. Pour l’instant, on y accĂšde par une brĂšche bĂ©ante sise en plein coeur de la future tribune est.

«Les travaux qui sont exĂ©cutĂ©s sur place et qui ne tiennent pas compte de ceux rĂ©alisĂ©s en Italie, tournent autour de 15 Ă  20%», nous renseigne Marc Debandt, project manager du groupe Piccini, maĂźtre d’oeuvre des travaux. La prioritĂ© a Ă©tĂ© donnĂ©e aux tribunes Nord et Sud. L’implantation de leurs fondations se poursuit sur des structures en pente sur lesquels reposeront les couches bĂ©tonneuses qui supporteront les siĂšges.

La tribune Ouest quant Ă  elle va abriter les vestiaires, les tribunes de presse et officielle. Les premiĂšres assises sont sujettes Ă  un contrĂŽle minutieux. Il y est prĂ©vu une combinaison de colonnes et poutres prĂ©fabriquĂ©es alliant bĂ©ton et acier. Au centre, l’aire de jeu et sa piste d’athlĂ©tisme connaissent des travaux d’excavation.

LogĂ© dans la partie sud du chantier, le terrain d’entraĂźnement A constitue pour l’heure, la surface de travail de l’unitĂ© de ferraillage. NĂ©anmoins, ses travaux d’excavation et de remblais ont d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© achevĂ©s. De mĂȘme que la matĂ©rialisation de sa future tribune. Ce qui n’est guĂšre le cas du terrain d’entraĂźnement B qui nĂ©cessite des travaux supplĂ©mentaires.

Sur les 8 hectares qui constituent le site global du complexe sportif, l’espace devant servir de laboratoire de la future pelouse des diffĂ©rentes aires de jeu est en cours d’amĂ©nagement. Dans les prochains mois, il est prĂ©vu la mobilisation d’une Ă©quipe spĂ©cialisĂ©e dans le montage des structures mĂ©talliques. Celle-ci devra parfaire la structure des tribunes faite en bĂ©ton sur la partie infĂ©rieure et en acier dans la partie supĂ©rieure.

L’entreprise conceptrice et rĂ©alisatrice du projet se veut rassurante quant au chronogramme des travaux. Elle projette la fin des travaux pour la fin de l’annĂ©e 2018.
​​LokoundjĂ©: Entre forĂȘt et mer

Pierre Rostand ESSOMBA

En faisant valoir la position privilĂ©giĂ©e de leur unitĂ© administrative, au milieu d’un couvert vĂ©gĂ©tal riche et Ă  proximitĂ© de l’OcĂ©an atlantique, les populations de LokoundjĂ© ont trouvĂ© le filon.

L’arrondissement de LokoundjĂ©, ayant Fifinda pour chef-lieu, est le Cameroun en miniature. Ceci se justifie par les coutumes et traditions des diffĂ©rents peuples, qui y vivent. Une unitĂ© administrative composĂ©e de plusieurs groupes humains. On note, entre autres les Ewondo (Evouzok, Mvog- Fouda), les Bassa, les Bakoko, les Batanga, les MabĂ©a, les Ngoumba, les Bulu, les Fangs et les BagyĂ©li (PygmĂ©es).

A ces grandes familles, s’ajoutent de nombreux ressortissants du septentrion, du Nord- Ouest et des immigrĂ©s (NigĂ©rians, BĂ©ninois et Maliens). La population, essentiellement jeune, constituĂ©e de plus de 50% de femmes, s’élĂšve Ă  environ 36 650 Ăąmes. Peuple de la forĂȘt et de l’eau, les populations de la LokoundjĂ© sont des chasseurs et pĂȘcheurs aguerris. Quant Ă  l’activitĂ© commerciale, elle est intense dans les zones de forte concentration.

Quelques villages comme Bissiang, Elogbatindi et Socapalm V1, sont les principaux pĂŽles commerciaux. Le christianisme est la principale religion pratiquĂ©e avec plusieurs obĂ©diences dont les plus importantes sont le catholicisme et le protestantisme. L’islam cherche encore ses marques bien que les BagyĂ©li du campement d’Angoua MvoulĂ© soient islamisĂ©s.

On ne saurait nier l’avancĂ©e considĂ©rable du phĂ©nomĂšne des Eglises dites « rĂ©veillĂ©es », dont le mode d’évangĂ©lisation attire de plus en plus de fidĂšles. On note aussi la prĂ©sence des Ă©glises NĂ©o nĂ©o-apostoliques dans l’arrondissement et d’une poignĂ©e de personnes animistes, parmi les pygmĂ©es. Le relief, lĂ©gĂšrement inclinĂ© vers la partie Ouest, est constituĂ© de deux principaux Ă©lĂ©ments, que sont les basses terres cĂŽtiĂšres et les plateaux.

Chaque plateau est entourĂ© de fonds de vallĂ©es drainĂ©s par des cours d’eaux, d’importance variable, qui se versent dans le Nyong, la LokoundjĂ© ou la lobĂ©. L’arrondissement est le seul du dĂ©partement de l’OcĂ©an, Ă  avoir deux altitudes : L’altitude zĂ©ro mĂštre, le long de sa bordure cĂŽtiĂšre, contrairement aux autres unitĂ©s administratives, oĂč se trouvent des collines jusqu’à la plage.

La deuxiĂšme altitude qui varie de 0 Ă  100 mĂštres, concerne les localitĂ©s de Bidou et Pama. Ainsi donc, selon les responsables de la station mĂ©tĂ©orologique de l’OcĂ©an, l’altitude de LokoundjĂ© est la plus basse de tout le triangle national.
​​À lire sur www.cameroon-tribune.cm

✍ DĂ©cret N°2018/006 du 08 janvier 2018 approuvant et rendant exĂ©cutoire le Programme National de SĂ»retĂ© de l'Aviation civile du Cameroun
Le président de la République décrÚte : Article 1er .- Le présent décret approuve et rend exécutoire le Programme national de Sûreté de l'Aviation civile du Cameroun, en abrégé « PNSAC».
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đŸ‡šđŸ‡łđŸ‡«đŸ‡· Chine-France: Paris veut sĂ©duire PĂ©kinn
En visite d’Etat en Chine, le prĂ©sident français souhaite donner un nouvel Ă©lan aux relations franco-chinoises.
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🇳đŸ‡Ș Tentative de coup d’Etat au Niger: une vingtaine de militaires devant la barre
En compagnie de civils, ils sont accusĂ©s d’avoir voulu renverser le prĂ©sident Mahamadou Issoufou.
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🏐 Africa Men’s Handball Championship: Lions Ready For Competition.
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⚜ “Chants Patriotiques” Football Tournament: Razel Football Club Lifts Trophy
They beat the Ministry of External Relations 7-6 through penalty kicks in the final that took place in Yaounde recently.
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🏟 Limbe Stadium Covered
Technicians of the construction company that roofed the West wing of the tribune say, it will take two weeks to put back the seats which were removed.
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🛳 « Les obstacles seront levĂ©s »
L'explication - Cyrus Ngo’o, PrĂ©sident de Port SynthĂšse, directeur gĂ©nĂ©ral du Port autonome de Douala.
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😏 « Actuellement, on ne ramasse que 60 % d’ordures mĂ©nagĂšres».
L'explication - Arnaud Philippe Ndzana, conseiller technique n°1 à la Communauté urbaine de Yaoundé.
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đŸ‡čđŸ‡©đŸ‡šđŸ‡« Tchad, RCA: ces obstacles qui grippent le transit
Les faits - Divers acteurs du commerce extĂ©rieur rĂ©unis du 12 au 14 dĂ©cembre Ă  N’Djamena, oĂč les problĂšmes liĂ©s au trafic vers l’hinterland ont Ă©tĂ© posĂ©s.
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​​PrĂȘtres catholiques: les nouvelles exigences de la formation

#24heures
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Les faits

RĂ©unis depuis lundi dans le cadre de leur 41e sĂ©minaire annuel, les Ă©vĂȘques du Cameroun se penchent sur le sujet.

A la question de savoir comment est nĂ©e la vocation de la prĂȘtrise chez certains ou d’ĂȘtre serviteur de JĂ©sus- Christ, bon nombre rĂ©pondent en choeur : c’est l’appel de Dieu. « C’est depuis l’enfance que j’ai senti le dĂ©sir de servir le Seigneur parce que j’ai vu mes parents rĂ©pandre de l’amour autour de nous.

Nous Ă©tions une famille chrĂ©tienne et les priĂšres alimentaient notre quotidien. Ma soif de plĂ©nitude et de complĂ©tude de vie a triomphĂ©. Dieu ne trompe pas, mais c’est nous qui nous trompons », confie Mgr Joseph-Marie Ndi Okalla, Ă©vĂȘque de Mbalmayo.

Tout comme lui, l’AbbĂ© Alphonse Daniel Esseyi, pĂšre spirituel au grand sĂ©minaire de Nkolbisson se souvient : « Tout est parti de l’ordination de l’AbbĂ© Zock Ă  Rim Ă  laquelle j’avais assistĂ©. J’avais alors 11 ans. Un peu turbulent, j’ai senti que c’était ma voie. Puis j’ai choisi d’entrer au petit sĂ©minaire qui m’a conduit au grand sĂ©minaire pour ĂȘtre ordonnĂ© en 2006 ».

A cĂŽtĂ© des choix personnels des uns, certains y arrivent par contrainte. « Vous entendrez certains parents dire Ă  leur enfant : j’ai dĂ©cidĂ© que tu sois prĂȘtre. Et cet enfant dont la dĂ©cision est portĂ©e par ses gĂ©niteurs devient celui qui obtient toutes les faveurs. Du coup, il se prend la tĂȘte et se laisse aller Ă  certains dĂ©rapages qu’on observe chez d’autres aujourd’hui.

Tout simplement parce que la vocation a Ă©tĂ© forcĂ©e », relĂšve un formateur. Pour remĂ©dier Ă  certains dĂ©rapages, les Ă©vĂȘques du Cameroun, rĂ©unis dans le cadre de leur 41e sĂ©minaire annuel planchent depuis lundi sur le thĂšme : « Le don de la vocation presbytĂ©rale » ou « Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis. » Dans ce document, le Pape François propose un parcours de qualitĂ© pour la formation de ceux qui reçoivent ce don de la vocation dĂ©posĂ©, par Dieu dans le coeur de certains hommes.

DĂ©sormais, dans les petits sĂ©minaires oĂč commence la phase d’initiation, les formateurs dans le cheminement vocationnel devront considĂ©rer la dynamique de la croissance personnelle en tenant compte de l’ñge, de la sincĂ©ritĂ© et la loyautĂ© envers soi-mĂȘme et les autres, le dĂ©veloppement harmonieux de l’affectivitĂ© de celui qui rĂ©pond Ă  l’appel de Dieu.

« Le pape François rappelle qu’un serviteur doit ĂȘtre en santĂ©, Ă©quilibrĂ©, capable de fonder une famille mais y renonce pour servir Dieu », rappelle Mgr Joseph-Marie Ndi Okalla. Ce document prĂ©cise que les formateurs doivent comprendre les exigences de l’ñge des petits sĂ©minaristes, tout en comptant sur la collaboration des parents. Pour les vocations tardives, il appartiendra aux confĂ©rences Ă©piscopales d’édicter des normes spĂ©cifiques adaptĂ©es Ă  chaque contexte national.

Il s’agit pour le sĂ©minariste de « sortir de lui-mĂȘme » pour aller dans le Christ, vers le PĂšre et les autres, le projet Ă©ducatif doit aider les sĂ©minaristes Ă  rapporter au Christ tous les aspects de leur personnalitĂ©. Pour rĂ©aliser une formation intĂ©grale du candidat, il est nĂ©cessaire de rĂ©flĂ©chir thĂ©ologiquement Ă  l’identitĂ© du prĂȘtre.

Cette formation, la discipline de leur caractĂšre et la solide maturitĂ© physique, psychoaffective et sociale qui leur est demandĂ©e passera par l’exercice physique et sportif, Ă  l’éducation Ă  un style de vie Ă©quilibrĂ©e.
​​PrĂȘtre d’aujourd’hui et de demain

#24heures
Grégoire DJARMAILA

Le contexte

La formation de ce serviteur de l’église doit tenir compte des mutations que connaĂźt la sociĂ©tĂ©.

«Homme saint et proche de Dieu ». Cette Ă©tiquette collĂ©e aux prĂȘtres continue d’animer la foi de la plupart des fidĂšles de l’Eglise catholique romaine. Vu sous le prisme de la doctrine catholique, le prĂȘtre est un homme appelĂ© : c’est-Ă -dire choisi par le Christ lui-mĂȘme pour servir Dieu et les hommes.

Cette qualitĂ© lui est confĂ©rĂ©e, non seulement par sa triple formation humaine, intellectuelle et spirituelle, mais surtout par son ordination presbytĂ©rale. Ce cursus classique est articulĂ© autour des parcours philosophiques et thĂ©ologiques qui prĂ©parent le candidat Ă  l’étape pastorale. Sorti de ce moule et nanti de ses attributs sacerdotaux, le prĂȘtre devient le trait d’union entre Dieu et les hommes parce que « Dieu est avec lui et en lui ».

Mais cette vision reste pour certains chrĂ©tiens, une pure caricature. Ces derniĂšres dĂ©cennies, certains faits et pratiques Ă  l’instar de la pĂ©dophilie et de l’homosexualitĂ© ont posĂ© question Ă  l’Eglise universelle. Ces dĂ©viances qui Ă©cornent l’éthique presbytĂ©rale sont de nature Ă  refroidir la foi des chrĂ©tiens. Est-ce la raison pour laquelle un nombre important de nos contemporains sont Ă  la recherche de nouvelles spiritualitĂ©s pour donner une Ăąme Ă  leur existence ?

MĂȘme si ces constats n’expliquent pas Ă  eux-seuls la montĂ©e « en puissance » des Ă©glises rĂ©veillĂ©es, l’Eglise catholique romaine doit ajuster la formation de ses serviteurs pour qu’ils soient mieux outillĂ©s pour conduire la nouvelle Ă©vangĂ©lisation qui soit elle-mĂȘme capable de changer la vie de ceux qui en reçoivent l’annonce. Si Dieu reste un et indivisible, la prolifĂ©ration de ces « nouvelles Ă©glises » questionne l’efficacitĂ© de la mission presbytĂ©rale.

Dans une sociĂ©tĂ© en pleines mutations, les candidats Ă  la prĂȘtrise doivent avoir un bon ancrage social pour qu’ils ne deviennent Ă  la fin de leur formation des extra-terrestres. Le prĂȘtre ne doit pas s’enfermer dans son presbytĂšre, ni mener une vie loin des rĂ©alitĂ©s sociales.

Il doit sortir pour vivre les problĂšmes de son environnement. Humain parmi les humains, il doit partager la condition des hommes de son temps. Outre la bonne nouvelle, il doit ĂȘtre disposĂ© Ă  rĂ©pondre aux questions que se pose la sociĂ©tĂ©.

Il doit se faire siens les dĂ©fis actuels et futurs qui interpellent la sociĂ©tĂ© dans laquelle il est appelĂ© Ă  mener sa mission pastorale. Au-delĂ  des missions d’évangĂ©lisation et liturgique et des fonctions de sanctification, le prĂȘtre est Ă©galement appelĂ© Ă  assurer la charge pastorale d’une paroisse. De ce fait, sa formation doit le prĂ©destiner Ă  gĂ©rer des domaines aussi divers que la gestion des ressources humaines, des projets et des finances.

Il est donc indiquĂ© Ă  le mouler aux compĂ©tences pluridisciplinaires pour prendre en compte les diffĂ©rentes charges auxquelles il sera confrontĂ© sur le terrain. Enfin, dans ce monde du tout numĂ©rique, le prĂȘtre doit Ă©galement se mettre Ă  jour.

Il doit par exemple intĂ©grer les TIC dans sa pastorale afin qu’il ne soit pas dĂ©connectĂ© de ses ouailles. Aujourd’hui, en un clic, on peut accĂ©der Ă  la bible, aux cantiques et certains textes liturgiques. Bref, le prĂȘtre doit Ă©pouser l’air du temps.
​​« Il faut laisser Dieu travailler en prioritĂ© »

#24heures
Jeanine FANKAM

L'explication

Mgr DieudonnĂ© Espoir Atangana, Ă©vĂȘque de Nkongsamba, prĂ©sident de la commission Ă©piscopale pour le clergĂ© et les missions de formation.

Comment cerne-t-on la sincĂ©ritĂ© de l’appel sacerdotal chez les candidats qui veulent devenir prĂȘtres ou religieux ?

La vocation sacerdotale ne se cerne pas aussi facilement qu’on le croit. Cependant, il y a un ensemble d’indices et des Ă©lĂ©ments qui se combinent. GĂ©nĂ©ralement, le jeune ressent une forte envie de se consacrer Ă  Dieu et en parle autour de lui. Le rĂȘve dans le cas d’espĂšce peut ĂȘtre exceptionnel. Dans la plupart des cas, c’est cette forte pression interne que certains ressentent trĂšs tĂŽt. Quand cela parvient Ă  l’Eglise, elle prend ce projet en germe pour procĂ©der au discernement et accompagner le concernĂ©. NĂ©anmoins, des histoires sont nombreuses dans les familles oĂč ce sont les parents qui inventent et imposent "l’appel" Ă  leurs enfants. Ils dĂ©cident que tel doit s’engager. Certains ont souvent terminĂ© le parcours de formation avant de se rendre compte que leur "sacerdoce" Ă©tait instruit par un tiers et qu’ils n’ont fait que le subir. Comme le contexte ne permet pas toujours de faire le mĂ©tier de ses rĂȘves, la prĂȘtrise est devenue pour d’autres, un refuge pour fuir le chĂŽmage. Il faut faire attention. Il est impĂ©ratif de laisser le candidat exprimer son dĂ©sir et surtout laisser Dieu travailler en prioritĂ© pour nous aider Ă  discerner le bon grain de l’ivraie.

Comment expliquer que c’est au bout de la formation que l’Eglise dĂ©couvre parfois des cas de « fausse vocation »?

L’homme est un mystĂšre. Il est divers et ondoyant. Certains savent cacher leur vrai visage. Mais un encadrement perspicace devrait permettre au formateur de savoir qu’il y a quelque chose qui ne marche pas ou des choses Ă  corriger. DĂšs qu’on s’aperçoit que la personne n’est pas faite pour cette destinĂ©e, on avise. La formation joue donc un grand rĂŽle dans le discernement des vocations. Elle est dĂ©coupĂ©e en trois grands aspects : humain, intellectuel, spirituel et pastoral. Ces aspects constituent le socle d’une solide formation. Ce serait par exemple dommage que la sociĂ©tĂ© dise d’un prĂȘtre qu’il n’est pas "un homme". Dans les Grands sĂ©minaires, il y a le principe des trois « S » qui s’impose Ă  tous les candidats : santĂ©, saintetĂ©, science. C’est tout cela mis ensemble qui permet au pasteur de se dĂ©ployer.

Aprùs le travail de contextualisation du Ratio Fundamentalis, qu’est-ce qui va changer dans la formation sacerdotale ?

Le contexte socio-culturel a beaucoup Ă©voluĂ©. Aujourd’hui, il y a des rĂ©alitĂ©s qui Ă©taient inexistantes Ă  une Ă©poque ou alors on n’en parlait pas : les nouvelles technologies de l’information et de la communication connaissent une vĂ©ritable percĂ©e. La question de mariage pour tous est lĂ , l’homosexualitĂ© pose de nouveaux problĂšmes, les migrations interpellent les consciences, etc. Alors la congrĂ©gation pour le clergĂ© et les Ă©tablissements de formation ont travaillĂ© avec la base et le magister de l’église pour faire des rĂ©ajustements nĂ©cessaires. C’est ce qui a conduit Ă  la production en 2016 de la nouvelle Ratio Fundamentalis, base du travail de la rĂ©union des Ă©vĂȘques Ă  YaoundĂ©. Tous ces problĂšmes conditionnent la formation des religieux, car sur le terrain, il faut les affronter. On insiste sur la dimension missionnaire et il faut ĂȘtre prĂ©parĂ© en consĂ©quence. La Ratio Fundamentalis, universelle, doit toutefois ĂȘtre adaptĂ©e au contexte des pays. Les Ă©vĂȘques du Cameroun vont proposer une "Ratio" nationale qui sera envoyĂ©e Ă  Rome.
​​Young Entrepreneur Wins FCFA 10 Million

#Regions
Rita DIBA

The purpose is to push up the development of small enterprises through production of smoked and well seasoned pork, chicken, fish and meat.

Vanessa Nzokou of the Yaounde-based enterprise Maya Farmer is winner of the first edition of The Business Talent Competition 2017 by Akap Investment. She received a symbolic cheque worth FCFA 10 million from Felix Yeseh, Chief Executive Officer of Akap Investment, during a ceremony in Bonamoussadi to close the 17 days competition December 20.

The money to be refunded according to an agreed timeline that suits the winner, will be used to purchase more products for her enterprise. Vanessa Nzokou, who emerged winner among 30 candidates who submitted entrepreneurial projects, started as a trader selling chemical products. But it was not easy for her as a housewife, especially how to balance her work life with home chores.

She was advised to smoke fish and meat and then to sell them, which thing she did. “Looking at these smoked products in the market some are not well prepared; so I decided to do something better and innovative,” she highlighted. Her young enterprise smokes pork, beef, chicken, fish which are not just smoked but flavoured with seasonings to make it special and appetising.

Both seasonings (over 15) and products being seasoned come from all the regions of Cameroon.

With now a running capital of FCFA 18 million having started in April 2016, Maya Farmers has increased its stock of product and customer base with 25 people online across the country helping to find customs for the products, who are paid by commission.
​​AFCON 2019: CAF Inspection Mission Starts Today

Elizabeth MOSIMA

The visit is in line with the preparations for the 2019 Total Africa Cup of Nations.

After several months of waiting, the CAF inspection team and the Roland Berger auditing firm will officially begin their first inspection mission to Cameroon today, January 12, 2018. The visit which runs from January 11 to 23, 2018 is in line with the preparations for the 2019 Total Africa Cup of Nations. The CAF inspection team will be made up of ten people; five from the Roland Berger auditing firm and five from CAF.

The objective of the visit is for the experts to asses Cameroon’s preparations to host the Total AFCON 2019. For 13 days, the CAF inspection team will visit sports infrastructure which will host the biggest soccer event on the continent come June 2019. Barely 18 months to the event the CAF inspection team intends to ensure that the deadline will be respected before the start of the competition as well as respect for the exigencies of CAF.

The experts will start their visit in Yaounde at the Olembe Stadium today January 12, 2018 and the Omnisports Stadium on January 13, 2018. The CAF mission will then visit sports infrastructure in Garoua, Douala and Bafoussam. The team will round off their inspection tour in Buea and Limbe on January 20 to 21, 2018. At the end of the visit the CAF delegation will hold an evaluation meeting in Yaounde to round up their mission.

Prior to the CAF inspection tour, the local organising committee of the 2019 Total Africa Cup of Nations COCAN Cameroon through the Minister of Sports and Physical Education, Bidoung Mkpatt granted a press briefing in Yaounde on Wednesday, January 10, 2018. During the meeting, Minister Bidoung Mkpatt assured journalists of Cameroon’s readiness for the CAF inspection visit. He said all the companies in charge of the construction of sports infrastructure in the different venues are at work and will respect the deadline set for December 2018. He called on journalists to give their collaboration in order to ensure success.

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Stephen Keshi Passes On
​​Appui Ă  l’installation de jeunes agriculteurs: La sĂ©lection des bĂ©nĂ©ficiaires lancĂ©e

AĂŻcha NSANGOU

Les entrepreneurs agricoles ont jusqu’au 22 janvier prochain pour dĂ©poser leurs dossiers dans les dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales du Minader.

Le Programme d’appui Ă  l’installation des jeunes agriculteurs (Paija) recrute en ce moment la prochaine vague de jeunes entrepreneurs agricoles qui bĂ©nĂ©ficieront pour le compte de l’exercice 2018 d’un accompagnement dans le cadre de leurs activitĂ©s. Deux grands groupes sont principalement concernĂ©s par cette phase: les jeunes Ă  accompagner sur leur propre domaine foncier et les jeunes agriculteurs Ă  installer sur les sites viabilisĂ©s par l’Etat.

Pour ce qui est de la premiĂšre catĂ©gorie, les postulants devront ĂȘtre des agriculteurs disposant de leurs exploitations mais Ă©prouvant des difficultĂ©s pour l’extension ou l’acquisition des Ă©quipements agricoles. Mais aussi, des jeunes diplĂŽmĂ©s issus des Ă©coles et centres de formation du ministĂšre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural (Minader).

A terme, 100 projets de jeunes seront sĂ©lectionnĂ©s dans cette catĂ©gorie, selon le communiquĂ© du ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural, d’Henri Eyebe Ayissi. 100 autres places sont Ă©galement Ă  pourvoir dans la deuxiĂšme catĂ©gorie, concernant les jeunes Ă  installer sur les sites viabilisĂ©s par l’Etat. L’objectif ici Ă©tant de «lever la contrainte fonciĂšre aux jeunes qui voudraient se professionnaliser dans l’agriculture », peut-on lire dans le communiquĂ©.

Six sites rĂ©partis par culture sur l’ensemble du territoire national seront mis Ă  la disposition des entrepreneurs sĂ©lectionnĂ©s. Il s’agit des sites de WassandĂ© (Nyambaka) ; Nlobesse (Meyomessala) ; Obis (Ayos) ; Gnibou (Massagam) ; Etoko (Upper Bayang) ; Ndotto (MakombĂ©).

Les propriĂ©taires de parcelles de terrain d’au moins deux hectares dans les localitĂ©s de Lendom I/Seassi, Ngoavayang, Mvangan/ Nkolbitye, BagangtĂ©-Dadum, respectivement dans les rĂ©gions du Centre, du Sud et de l’Ouest peuvent Ă©galement prĂ©tendre Ă  un accompagnement pour le prochain exercice du Paija. 150 places leur sont offertes dans le cadre de l’accompagnement des jeunes au sein des micros bassins de production. Les postulants ont jusqu’au 22 janvier prochain pour dĂ©poser leurs dossiers dans les dĂ©lĂ©gations dĂ©partementales du Minader.