Cameroon Tribune
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​​CoopĂ©ration Cameroun-Etats-Unis: Plus d’un milliard de F pour les soins oculaires

Marie Christine NGONO

Cette somme a été offerte à l'hÎpital Magribi Ico Eye Institute hier dans la Lékié par l'agence gouvernementale Overseas Private Investment corporation.

Deux millions de dollars (environ 1,091 milliard de F), accordĂ©s Ă  l’HĂŽpital Magribi Ico Eye Institute (Micei), comptant pour les frais de financement de soins oculaires pour les malades atteints de la cataracte au Cameroun. Somme allouĂ©e Ă  cet institut hier Ă  Oback dans la LĂ©kiĂ©, par David Bohigian, vice-prĂ©sident de l’agence gouvernementale Overseas Private Investment corporation (Opic).

AccompagnĂ© d’une forte dĂ©lĂ©gation du gouvernement amĂ©ricain, ainsi que de l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Peter Henry Barlerin, le vice-prĂ©sident a pu visiter l’ensemble de l’hĂŽpital. Bloc opĂ©ratoire, salle de rĂ©veil et de surveillance postopĂ©ratoire, salle de nettoyage des instruments chirurgicaux, salle de cours polyvalente, bibliothĂšque, service optique, salle des consultations spĂ©cialisĂ©es entre autres, sont passĂ©es au peigne fin de cette dĂ©lĂ©gation amĂ©ricaine.

Compte tenue du pourcentage Ă©levĂ© de malades atteints de la cataracte au Cameroun, soit 55%, l’Opic a remis de maniĂšre symbolique un kit de traitement de cette affection aux responsables de l’hĂŽpital Magribi Ico Eye. La prise en charge continuera avec la disponibilitĂ©, tranche par tranche, du financement amĂ©ricain de plus d’un milliard de F sur cinq ans. Ouvert depuis le 29 mars dernier, l’HĂŽpital Micei se fĂ©licite dĂ©jĂ  des soins effectuĂ©s sur les patients.

« Depuis son ouverture, nous avons procĂ©dĂ© Ă  591 opĂ©rations de la cataracte. Nous pensons que cette annĂ©e, on va pouvoir allez au-delĂ  de 2500 opĂ©rations », a confiĂ© Henri Nkumbe, directeur mĂ©dical de l’HĂŽpital. Cette institution ne compte pas s’arrĂȘter en si bon chemin. Son dĂ©fi est de s’étendre davantage dans les zones reculĂ©es pour pouvoir servir les personnes dĂ©favorisĂ©es Ă  travers des consultations gratuites et l’accĂšs Ă  la chirurgie de la cataracte.

Il poursuit toutefois un triple objectif: donner les soins de qualité, participer à la formation des professionnels de la santé non seulement pour le Cameroun mais aussi pour les pays de la sous-région, et troisiÚmement aider les communautés qui sont défavorisées.
Janvier, mois de galĂšre

#24heures
SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le faits

Dans les marchĂ©s comme dans les familles, on continue de multiplier les astuces pour joindre les deux bouts aprĂšs les fĂȘtes de fin d’annĂ©e.

Pour traduire la disette financiĂšre qui sĂ©vit trĂšs souvent dans les familles et les espaces commerciaux aprĂšs les fĂȘtes de fin d’annĂ©e, les Camerounais ont trouvĂ© une expression : « la janviose ». Dans les marchĂ©s comme dans les familles, chacun y va de son astuce pour tirer son Ă©pingle du jeu.

« Je suis obligĂ©e de hĂ©ler les clients Ă  tout moment pour espĂ©rer avoir au moins 5000 F de recette en fin de journĂ©e. La marchandise ne passe plus. TrĂšs peu de femmes viennent s’approvisionner en ignames », explique Nicole Beyala, commerçante au marchĂ© d’Etoudi.

Tout Ă  cĂŽtĂ© d’elle, d’autres passent la journĂ©e Ă  somnoler en attendant de potentiels clients. La main Ă  la joue, Isabelle Akamba, une autre, est pensive. Elle se remĂ©more sans doute la pĂ©riode faste en recettes de dĂ©cembre.

« Nous nous tournons les pouces. Le marchĂ© ne donne pas. Qu’allons-nous faire pour payer les derniĂšres tranches de scolaritĂ© de nos enfants ainsi que leurs frais de taxi ? », s’interrogent d’autres vendeuses en choeur. Une ambiance qui tĂ©moigne de la morositĂ© dans les espaces commerciaux.

Dans les familles, chacun y va de sa stratĂ©gie pour rĂ©soudre les tensions de trĂ©sorerie. Entre prĂȘts bancaires, usure, tontines, et Ă©pargne, tous les moyens sont bons pour se tirer d’affaire. « Je n’ai presque plus rien en poche. J’ai dĂ» contracter un dĂ©couvert Ă  la banque pour tenir jusqu’à la fin du mois », confie Denis Ambassa, parent. « En femme avisĂ©e, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© prendre mes congĂ©s en ce dĂ©but de mois de janvier pour Ă©conomiser l’argent rĂ©servĂ© Ă  mon transport par taxi. Cette somme me sert actuellement dans la ration quotidienne de mes enfants en attendant le prochain salaire », ajoute Blandine Bitouga, employĂ©e dans une entreprise.

« Mes provisions sont finies pour avoir reçu trop de monde pendant les fĂȘtes. Je ne parviens plus Ă  concocter un bon menu comme Ă  l’accoutumĂ©e parce que mon rĂ©frigĂ©rateur est vide », dĂ©plore Anne Lise Salla, employĂ©e de bureau.

Certaines ont ouvert des carnets de crĂ©dit auprĂšs de leur boucherie ou poissonnerie habituelles. Le boutiquier du quartier n’est pas en reste. Il est aussi consultĂ© pour des prĂȘts sur les goĂ»ters des Ă©coliers. L’essentiel, c’est de satisfaire les diffĂ©rents besoins.

Pour les personnes averties, de nombreuses rĂ©serves ont Ă©tĂ© effectuĂ©es dans les congĂ©lateurs et les comptes bancaires. « Mes enfants ont prĂ©fĂ©rĂ© manger le « Eru » pendant les fĂȘtes laissant de cĂŽtĂ© le poulet et le poisson.

Donc, tout ce que j’ai achetĂ© comme provisions alimente encore mon congĂ©lateur. Je n’ai aucun souci », rassure Jeannette Fouda, secrĂ©taire.

« J’ai gardĂ© une Ă©pargne en banque aprĂšs avoir perçu mes diffĂ©rentes cotisations. J’effectue des retraits en fonction des besoins. Les annĂ©es antĂ©rieures nous ont inculquĂ© la sagesse. Il n’y a plus de gaspillage », conclut une autre. Pour ne plus subir les affres du mois de janvier, les dĂ©penses s’effectuent avec mesure.
Those Unavoidable Expenses!

#24heures
Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA

Le contexte

Despite limited income in the month of January, there are certain needs parents cannot ignore but ensure they provide for their families.

The month of January is here. That month considered unnecessarily long and expensive. After most people enjoyed the end-of-year festivities, now they cannot help but feel disgruntled that the short-lived fun and family get-together came with a heavy cost that they now live the aftermath this January.

Given that many people spent their December salary before the end of the month, went into borrowing to meet up with extra feasting expenditures, and seeming to forget that salaries for the month of January will only come at the end of the month, many people are gnashing their teeth and wondering how to meet up with those unavoidable expenses such as paying bills and school needs of children who must go back to school for the second term.

Barely two weeks into the month of January, a parent in Yaounde, who opts for anonymity, said the month is the most depressing of the year as he has to ensure that each morning, he provides taxi fare for his children to go to school as well as money for break time.

Worst is the fact that this parent had not completed the payment of his children’s school fees. Start of second term was the period to complete the second and final installment of the fees. “I have already indebted myself enough and do not even know where to go and borrow now,” the parent lamented. Besides school needs for children, having a three square meal in most homes seems a luxury now.

Because of limited money and the fact that people cannot go for days without daily food, many parents have been forced to go extra miles to ensure that they provide meals for their families. Gatien, a parent in Yaounde, says it has not been easy putting food on the table. He has even resorted to no breakfast in his home just to cut down cost on food expenditure which he cannot avoid.

Those unexpected health bills are also a bone in the neck of most parents now especially as some of them did not budget for them. But as nature will have it with or without money, many parents are obliged to disburse money for healthcare they did not imagine.

Paying for car documents and handling overdue bills are some of those expenses that many people cannot avoid now. With an insurance car policy that reads 31/12//2016 to 30/12/2017, many car owners must renew their car insurance now or face penalty from the police.
« Une réalité récurrente »

#24heures
Jeanine FANKAM

L'explication

Dr. Henri Tedongmo Teko, sociologue, Université de Yaoundé 1

Le mois de janvier demeure un mois difficile pour les mĂ©nages. Pourquoi l’expĂ©rience n’assagit-elle pas, car d’annĂ©e en annĂ©e, ce sont les mĂȘmes complaintes


La gestion du mois de janvier constitue effectivement pour plusieurs familles une Ă©quation difficile Ă  rĂ©soudre. C’est une rĂ©alitĂ© rĂ©currente qui rĂ©vĂšle les difficultĂ©s auxquelles les mĂ©nages font face au lendemain des fĂȘtes de fin d’annĂ©e. Cependant, la rĂ©currence de cette rĂ©alitĂ© a contribuĂ© Ă  l’émergence des stratĂ©gies de survie devenues elles aussi rĂ©currentes au mois de janvier. Ce mois devient dĂšs lors, la pĂ©riode par excellence de l’expression des dynamiques sociales de survie dans nos sociĂ©tĂ©s.

La fin d’annĂ©e doit-elle forcĂ©ment ĂȘtre festive ?

On ne peut apprĂ©hender les difficultĂ©s financiĂšres des mĂ©nages au mois de janvier sans les inscrire dans la dynamique existentielle de construction du bonheur qui anime les choix et les quantitĂ©s des dĂ©penses au mois de dĂ©cembre. La pĂ©riode des fĂȘtes de fin d’annĂ©e est plus qu’une simple pĂ©riode de grande consommation et de dĂ©penses qui, a priori, semble relever de l’irrationalitĂ©. Il faut en effet aller au-delĂ  des regrets et des plaintes exprimĂ©s par les uns et les autres au mois de janvier pour saisir les subtilitĂ©s axiologiques de cette mise en scĂšne. À travers les sollicitations de fin d’annĂ©e, s’expriment des logiques de rĂ©jouissance et de partage. Ces logiques sont en voie de disparition dans nos sociĂ©tĂ©s de plus en plus tournĂ©es vers l’individualisme et, les fĂȘtes de fin d’annĂ©e deviennent l’occasion de les revivre, Ă  dĂ©faut de les reconstruire de maniĂšre durable.

Y a-t-il une recette pour mieux envisager son mois de janvier ?

Il est difficile de proposer une recette miracle puisque les difficultĂ©s du mois de janvier sont diffĂ©remment vĂ©cues par les familles. Les familles principalement affectĂ©es sont celles dont les revenus sont assurĂ©s par des salariĂ©s qui ne comptent que sur le salaire de la fin du mois pour assurer leurs charges financiĂšres. De mĂȘme, le niveau relativement faible des salaires et le coĂ»t de plus en plus Ă©levĂ© de la vie rendent difficile une planification qui consisterait Ă  rĂ©duire les dĂ©penses au mois de dĂ©cembre ou Ă  Ă©pargner de l’argent pour gĂ©rer le mois de janvier.
​​Gottlieb Lobe Monekosso: Hommage Ă  un scientifique chevronnĂ©

Jeanine FANKAM

Les obsĂšques de l’ancien ministre de la SantĂ© publique et ancien directeur rĂ©gional de l’OMS pour l’Afrique ont dĂ©butĂ© hier Ă  YaoundĂ© en prĂ©sence du ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat.

L’émotion Ă©tait partagĂ©e hier Ă  l’amphi 700 de l’universitĂ© de YaoundĂ© 1. C’est avec le coeur Ă©treint et la voix brisĂ©e de douleur que le Professeur Pierre Carteret, ancien directeur du Centre universitaire des sciences de la santĂ© (CUSS), actuelle FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de YaoundĂ© 1, et proche du Pr. Gottlieb Lobe Monekosso, termine son tĂ©moignage, s’adressant au dĂ©funt en ces termes : « Au moment oĂč on prĂ©pare ton inhumation Ă  Dibombari, saches que tu es cet aĂźnĂ© qu’on est heureux d’avoir. Tu resteras vivant en moi et je ne manquerai pas de toujours me rendre disponible chaque fois que je serai sollicitĂ© pour tĂ©moigner du grand homme que tu as Ă©tĂ© ».

Pierre Carteret n’avait pas prĂ©parĂ© une allocution, prĂ©fĂ©rant que les mots et les souvenirs lui viennent du coeur. Tellement Gottlieb Lobe Monekosso a transformĂ© sa personnalitĂ©. « Si j’ai pu bien remplir ma mission en tant que directeur du CUSS, c’est parce que j’avais constamment en mĂ©moire, le prĂ©dĂ©cesseur qu’il fut et j’ai suivi son exemple ». Et quel exemple ! Dans tous les propos, les qualificatifs sur le dĂ©funt Ă©taient au superlatif. « Grand homme de science aux dimensions humaines exceptionnelles, un baobab incomparable... »

Au Cameroun, son nom rime avec la premiĂšre promotion du CUSS, dont il a Ă©tĂ© fondateur, a rappelĂ© le Pr. Jacqueline Ze MinkandĂ©, Doyen de la FacultĂ© de mĂ©decine et des sciences biomĂ©dicales de l’universitĂ© de YaoundĂ© I. En 1969, il devenait le pionnier de la formation en mĂ©decine au Cameroun. Un point de dĂ©part qui reste le repĂšre de l’éclosion de plusieurs gĂ©nĂ©rations de mĂ©decins compĂ©tents Ă  travers le monde.

Depuis cette Ă©poque, 5869 diplĂŽmĂ©s sont sortis du CUSS et de la FacultĂ© de mĂ©decine de l’UYI. Dans l’hommage acadĂ©mique prononcĂ© par le Pr. Maurice AurĂ©lien Sosso, recteur de l’universitĂ© de YaoundĂ© I, on apprend que Gottlieb Lobe Monekosso a Ă©tĂ© mĂ©decin Ă  la Cour royale d’Angleterre en 1972, qu’il fut dĂ©signĂ© personnalitĂ© de l’annĂ©e en France en 1986, qu’au Niger en 1987, il a remportĂ© la palme du mĂ©rite de la santĂ©, qu’en Tanzanie, il a Ă©tĂ© le fondateur de l’Ecole de MĂ©decine


Dans sa mission de pionnier de l’école de mĂ©decine, le notable sawa avait refusĂ© de faire de la formation des mĂ©decins en Afrique une copie occidentale, optant pour une formation endogĂšne de qualitĂ© basĂ©e sur un triptyque : les soins, la prĂ©vention, la gestion. Un pari gagnĂ© et adoptĂ© par l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) depuis 1994 (25 ans aprĂšs sa mise en oeuvre au CUSS).

Le champ d’exploration de l’homme n’avait pas de limite : parasitologie, infectiologie, hĂ©matologie, ophtalmologie, neurologie, nĂ©phrologie, santĂ© publique, santĂ© communautaire ! Dans certains de ces domaines, il a fait des dĂ©couvertes rĂ©volutionnaires pour la science. L’OMS, dont il fut directeur rĂ©gional pour l’Afrique, avant de devenir ministre de la SantĂ© publique au Cameroun, lui a accordĂ© une minute de silence dans sa RĂ©gion Afrique. A son actif 150 publications dont la plus rĂ©cente date de l’annĂ©e derniĂšre.

La levĂ©e de corps de l’illustre disparu a eu lieu plus tĂŽt Ă  l’hĂŽpital gĂ©nĂ©ral de YaoundĂ© en prĂ©sence du ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda, reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat.
La sociĂ©tĂ© civile s’active: processus Ă©lectoral

#Politique
Alexandra TCHUILEU N.

Formation et mobilisation des citoyens, sensibilisation des médias, telles sont les ambitions affichées de ces structures qui veulent faire bouger les lignes en politique.

Elle s’exprime sous diverses formes. Elle dit se battre pour les intĂ©rĂȘts des citoyens. La sociĂ©tĂ© civile. C’est sous ce vocable que se regroupent toutes les organisations mettant au coeur de leur action le citoyen et la gestion de la citĂ©, en dehors de l’intervention de l’Etat.

Au Cameroun, elles existent sous formes d’associations ou d’organisations non gouvernementales. Bon nombre d’entre elles s’intĂ©ressent Ă  la vie politique. Les organisations de la sociĂ©tĂ© civile (OSC) ciblent tous les domaines de la vie publique.

En une annĂ©e Ă©lectorale comme 2018 qui s’ouvre, nombre d’entre elles s’activent pour mobiliser le maximum de citoyens frileux ou peu informĂ©s de la participation politique. Au Cameroun, leurs dĂ©fis sont variĂ©s et leurs cibles, diffĂ©rentes. Certaines OSC se sont spĂ©cialisĂ©es en catĂ©gories sociales. Il en est ainsi des femmes, des jeunes et des personnes handicapĂ©es. More Women in Politics a montrĂ© sa dĂ©termination Ă  voir plus de femmes impliquĂ©es dans la vie politique, pas seulement comme Ă©lecteurs, mais aussi comme candidates pour prendre la tĂȘte des circonscriptions Ă©lectorales ou des municipalitĂ©s.

Objectif similaire pour Goodwill qui dĂ©fend les droits des personnes handicapĂ©es depuis plus de 20 ans au Cameroun. Le combat de cette organisation consiste dĂ©sormais Ă  faire intĂ©grer obligatoirement les personnes handicapĂ©es dans les listes lors des scrutins. L’autre volet de l’implication des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, concerne l’observation efficiente des Ă©lections.

Cela se manifeste par la formation des scrutateurs, ainsi que des médias ou encore des citoyens appelés à devenir électeurs. Network for Solidarity, Empowermet and Tranformation for All (NewsEta) se fixe cet objectif depuis sa création.

C’est ainsi que chaque annĂ©e, NewsEta forme des jeunes venus des dix rĂ©gions du Cameroun Ă  la prise de conscience et plus d’implication politique. Nouveaux Droits de l’Homme Cameroun n’est pas en reste avec une sĂ©rie d’activitĂ©s organisĂ©es depuis les Ă©lections lĂ©gislatives et municipales de 2013 pour assurer le plaidoyer et le lobbying en faveur des formations politiques.

En mĂȘme temps, l’organisation veille au respect des droits humains lors des processus Ă©lectoraux. Les mĂ©dias ne sont pas en reste dans ce jeu politique. Ils sont souvent sollicitĂ©s pour tĂ©moigner du respect des canons, de l’objectivitĂ© et de l’équilibre en pĂ©riode Ă©lectorale. Ces organisations font souvent appel aux soutiens financier ou matĂ©riel des structures Ă©trangĂšres pour rĂ©pondre aux objectifs qu’ils se sont fixĂ©s.
Senat: deux diplomates reçus

#Politique
MESSI BALA

Marcel Niat Njifenji estime que cette chambre est indispensable pour l’équilibre et la soliditĂ© des institutions nationales.

Marcel Niat Njifenji, prĂ©sident du SĂ©nat, a reçu en audience hier aprĂšs-midi deux diplomates. Deux rendez-vous consacrĂ©s essentiellement Ă  la prise de contact entre l’ambassadeur d’Egypte, Medhat Mohamed Kamal Elmeligy, celui des Etats- Unis d’AmĂ©rique, Peter Henry Barlerin, et le prĂ©sident du SĂ©nat.

Temps cumulĂ©s de ces Ă©changes, 100 minutes. L’ambassadeur de la RĂ©publique arabe d’Egypte, S.E. Medhat Mohamed Kamal Elmeligy, a Ă©tĂ© le premier reçu.

Titulaire d’un diplĂŽme en relations internationales aprĂšs des Ă©tudes Ă  la facultĂ© de commerce, section comptabilitĂ© de l’universitĂ© du Caire, il a servi son pays tour Ă  tour en Equateur, au Danemark, au Soudan, en IsraĂ«l, en Arabie saoudite et en FĂ©dĂ©ration de Russie. Il a dit Ă  la presse, aprĂšs cinquante minutes d’entretien, « ĂȘtre disposĂ© Ă  amĂ©liorer les relations qui existent entre les deux parlements ».

Marcel Niat Njifenji a reçu Ă  la deuxiĂšme audience S.E. Peter Henry Barlerin. L’organisation des Ă©lections Ă©tait l’un des sujets abordĂ©s durant cette sĂ©ance de prise de contact. D’aprĂšs la dĂ©claration aux mĂ©dias du diplomate amĂ©ricain, son pays est prĂȘt Ă  fournir un appui au Cameroun pour l’organisation des scrutins que le pays va organiser en 2018.
“Civil Society Organisations Mobilise People to Register”

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

Professor Emmanuel Yenshu Vuba, political socialogist at the University of Buea.

How do you analyse the political climate in the country at the start of 2018 which President Paul Biya announced is an electoral year?

The beginning of the year is marked by stability in a sizeable portion of the country. I am talking of North, Adamawa, West, Centre, South, Littoral and East which make up seven regions. There is relative and no call for concern in these seven regions. The three others regions (Far North, North West and South West) have pockets of instability. Take Manyu Division for example; there are parts that are unstable with confrontations between some rebels and the government troops.

It has not gotten into escalation that was reported sometime. The reports are no more coming forth. So we just hope the situation has calmed down. But in the North West and South West Regions, there is some uneasy calm. The Far North Region is still suffering from sporadic suicide bombing. I see the sociopolitical situations as one where there is stability for the majority country and some areas where there are problems. In these places, we have the prolongation of the agitations that started in 2016.

What is expected of civil society organisations in the electoral process, taking into account the climate and also the fact the revision of electoral registers for this year has just been launched?

The electoral year has been announced and the electoral registers are opened. What is expected now is that people should register. The campaigns have not yet been opened and the elections themselves have not been called. Elections are always called by an Order. It is the law that announces the elections and the Electoral College is convened.

For now there is just an announcement. A civil society is not a political party in essence and there is a wide range of organisational forms that exist between the State and the family excluding the economic organisation. They play a role which is not strictly political although it may have political bearings. On the contrary, political parties that hope to grab votes should be going out to mobilise the electorates to register especially at their own base.

The parties should be strategising on how to win the votes, be designing their propaganda, reflecting on the programmes that they will present, getting their campaign staff among others. This is the time for all that. There is no vote won in advance. For example if the Presidential elections are in October, you cannot start preparing in June. The time to prepare is now. There are even questions on whether there will be regional elections. Nothing should take political parties unaware.

What do you think can be the real impact of civil society organisations in Cameroon’s ongoing electoral process?

Civil society organisations have the role to transform societies. They can change opinions, putting pressure on the state to effect certain reforms without passing through the electoral college. The civil society organisation come in to lobby to have the voices of people heard outside elections time.

In this period, their role may be to enhance the electoral process generally without going into the work of political parties. They may be very active in mobilising people to register into the electoral register. They may likely campaign for free and fair elections. They may serve as observers ensuring that the outcome of the elections is objective.
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​​Development of Infrastructure Projects: Mayors Now Have More Powers

Eulalia AMABO

In a bit to accelerate development in the country within a decentralised context, Mayors have been bestowed the responsibility of being supervisory authorities in their respective localities of jurisdiction as concerns the construction and maintenance of road networks.

Added to their legislative and functional roles of promoting good governance, Mayors will foster local development by ensuring that roads that beg for maintenance at the subdivisional levels will be duly and timely attended to. The delegation and inclusion of Mayors in the developmental policy of the nation is intended for better control and supervision of road projects while reducing corruption to its minimum. While chairing the annual conference for officials of the central and decentralised services of the Ministry of Public Works last Thursday January 11, 2018, Minister Nganou Njoumessi, whose ministry will provide technical engineers to work with the Mayors, said the initiative is geared at speeding up the development of road transport networks in the country.

He stated that the Mayors will from now on serve as the supervisory authorities, with the ministry however sending engineers and contractors who will work in synergy with them for the timely realization of earmarked roads. “The initiative falls within the framework of government’s orientations to make viable infrastructures as well as the development and densification of the road and highway network, considering the acceleration of the decentralisation process of activities for the execution and monitoring of road infrastructural projects,” he highlighted. Going by the Minister, the Ministry of the Economy, Planning and Regional Development will serve as a technical partner given their expertise in affairs of regional development. The move, appreciated by many, has been termed an inclusive approach for the emergence of the country from a bottom- top approach.

With Cameroon scheduled to host the 2019 Africa Cup of Nations, good road networks are paramount before the continental game. As the adage states; where a road passes, development follows. Therefore, the construction and maintenance of major and semi-major highways will facilitate the transportation of persons and goods.
​​Lutte contre l’insĂ©curitĂ©: Les forces de dĂ©fense feront leur devoir

Jean Francis BELIBI

Engagement rĂ©itĂ©rĂ© vendredi dernier par le chef d’état-major des armĂ©es lors de la prĂ©sentation des voeux de Nouvel An au MINDEF, Joseph Beti Assomo.

Les cĂ©rĂ©monies de prĂ©sentation des voeux de Nouvel An se suivent et ne se ressemblent forcĂ©ment pas au ministĂšre de la DĂ©fense. Pour ce dĂ©partement ministĂ©riel particuliĂšrement sensible, tout est rythmĂ© par le contexte socio-politique que vit notre pays. Si l’annĂ©e derniĂšre, l’attention Ă©tait uniquement focalisĂ©e sur la lutte contre l’insĂ©curitĂ© aux frontiĂšres, avec notamment la guerre contre la secte terroriste Boko Haram et les incursions des rebelles venus de la RĂ©publique centrafricaine voisine, un nouveau front s’est dĂ©sormais ouvert, interne celui-lĂ .

C’est la situation insurrectionnelle dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. On peut donc comprendre qu’aprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es, dans son message Ă  la nation le 31 dĂ©cembre 2017, que les principaux responsables de ce dĂ©partement ministĂ©riels n’aient pas manquĂ© d’aborder cette situation. Le premier Ă  « monter au front » vendredi dernier Ă  l’esplanade du ministĂšre de la DĂ©fense, lors de la cĂ©rĂ©monie de prĂ©sentation des voeux de Nouvel An au ministre dĂ©lĂ©guĂ©, Joseph Beti Assomo, a Ă©tĂ© le gĂ©nĂ©ral de corps d’armĂ©e, chef d’étatmajor des armĂ©es.

Parlant au nom de l’ensemble des personnels militaires et civils, RenĂ© Claude Meka a soulignĂ© que la guerre contre la secte terroriste Boko Haram reste la prioritĂ© des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©, malgrĂ© la situation parfaitement maĂźtrisĂ©e Ă  ce jour, il s’est voulu clair en ce qui concerne les deux rĂ©gions sus-Ă©voquĂ©es : « le prĂ©sident de la RĂ©publique, chef des armĂ©es a dĂ©jĂ  donnĂ© une mission aux forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ©. Dans le camp d’en face, que personne ne se fasse la moindre illusion sur la capacitĂ© de nos forces, sur leur volontĂ© de remplir cette mission avec professionnalisme ».

Intervenant par la suite, le MINDEF n’a pas manquĂ© de rappeler les instructions du chef de l’Etat, chef des armĂ©es au soir du 31 dĂ©cembre dernier. Des instructions qui, Ă  son sens, n’appellent aucun commentaire. Toutefois, Joseph Beti Assomo a saluĂ© le professionnalisme dont ont su faire montre les hommes sur les diffĂ©rents fronts. Il a relevĂ©, pour s’en fĂ©liciter, la « soliditĂ© du lien armĂ©e-nation » avant de lancer Ă  ses collaborateurs : « soyez prĂȘts Ă  poursuivre vos missions avec plus d’engagement, de courage, d’intrĂ©piditĂ© et de bravoure dans la discipline pour laquelle le haut-commandement s’est montrĂ© intraitable en 2017.

Il le sera davantage encore en 2018, annĂ©e au cours de laquelle plusieurs dĂ©fis vont nous interpeller ». Au rang de ceux-ci, la poursuite de la stabilisation de la situation dans les zones frontaliĂšres, la lutte contre le terrorisme insurrectionnel armĂ© dans certaines rĂ©gions du pays, la prĂ©servation de l’intĂ©gritĂ© territoriale du pays et l’encadrement des processus Ă©lectoraux

​​Accident: 21 morts à la falaise de Dschang

Honoré FEUKOUO

Un car de transport clandestin aux freins défaillants à échoué dans un ravin dans la nuit de samedi.

7km Ă  peine. C’est la distance parcourue par un car de transport gros porteur (parti de Dschang Ă  destination de Douala), avant d’achever sa course folle dans un ravin. Selon Augustine Awa Fonka le gouverneur de la rĂ©gion de l’Ouest qui est descendu sur les lieux de bonne heure hier dimanche aux cĂŽtĂ©s de son Ă©tat major, l’accident est causĂ© par « un car de transport clandestin (non immatriculĂ© et non encore identifiĂ©). A la falaise de Dschang, les freins ont lĂąchĂ©.

Le rĂ©sultat c’est un bilan de 21 morts, 38 blessĂ©s et 5 personnes rescapĂ©es ». D’aprĂšs les tĂ©moignages des survivants, c’est aux environs de 22 h, samedi que s’est produit l’incident. Madeleine Maffo, la soixantaine sonnĂ©e, encore secouĂ©e par le drame relate sa mĂ©saventure. « J’ai pris ce car vers 20h Ă  la gare routiĂšre de Dschang. Nous Ă©tions en surcharge dans le vĂ©hicule. AprĂšs quelques km, j’ai constatĂ© que la voiture dandinait. Je me suis accrochĂ©e sur mon siĂšge jusqu’à ce que le vĂ©hicule s’immobilise aprĂšs plusieurs tonneaux. J’ai vu le chauffeur et deux jeunes hommes sauter ».

En larmes, Louis Roger PoundĂ© est venu identifier les membres de sa famille, qu’il a accompagnĂ©s Ă  la gare routiĂšre, jusqu’à ce qu’ils montent Ă  bord de ce car de transport. Sur quatre personnes, il parle de deux blessĂ©s, d’un mort et d’une derniĂšre personne encore introuvable. D’autres personnes esquivent les morceaux de ferrailles et de verres, pour s’atteler Ă  identifier leurs proches. Les corps, pour la majoritĂ© non encore identifiĂ©s, sont conduits Ă  la morgue de l’HĂŽpital de District de Dschang et Ă  l’HĂŽpital des soeurs de Batsingla.

Les blessĂ©s sont conduits vers les hĂŽpitaux. Le car sur toute sa longueur, bien amochĂ©, est l’objet de la curiositĂ© des populations. Faute d’immatriculation, les forces de maintien de l’ordre qui ont ouvert une enquĂȘte, ont notĂ© le numĂ©ro de chĂąssis. S 0 0909. Le chauffeur qui serait vivant est recherchĂ©.
​​Mission d’inspection de la CAF: Les sites de YaoundĂ© au peigne fin

Yannick ZANGA

Arrivés jeudi dernier, les experts ont débuté par la visite des terrains et des établissements hÎteliers de la capitale.

Pour l’heure, un seul membre manque dans l’effectif de la mission d’inspection de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football. Il est attendu dans les prochains jours pour un audit du Centre d’excellence de la Caf sis Ă  Mbankomo. Qu’à cela ne tienne, les neuf autres membres de la dĂ©lĂ©gation (dont cinq appartenant au cabinet Roland Berger) conduite par l’Egyptien Ismail Wally ont entamĂ© vendredi dernier le tour des sites de YaoundĂ©.

Pour cette premiĂšre mission d’inspection, les auditeurs sont scindĂ©s en trois groupes distincts pour les trois types d’infrastructures qui sont principalement ciblĂ©es. Il s’agit des sites de compĂ©tition (les stades et les terrains d’entraĂźnement), des Ă©tablissements hĂŽteliers et des aĂ©roports. Dans la matinĂ©e, les inspecteurs ont eu deux sĂ©ances de travail avec le ComitĂ© local d’organisation de la CAN 2019 (COCAN) et le comitĂ© des sites de YaoundĂ©. En compagnie de Naseri Paul Bea, prĂ©sident du comitĂ© des sites de YaoundĂ©, la dĂ©lĂ©gation de la CAF s’est dĂ©portĂ©e sur le chantier du stade d’OlembĂ©.

Les experts dans leur collecte de donnĂ©es sur l’infrastructure, questionnent les entreprises affairĂ©es sur le chantier. Toutes les spĂ©cificitĂ©s techniques du futur stade sont passĂ©es en revue. Les plans des diffĂ©rentes composantes, la qualitĂ© et la quantitĂ© des matĂ©riaux utilisĂ©s, le chronogramme des travaux, etc. La partie thĂ©orique de la visite achevĂ©e, la mission s’est rendue au coeur du chantier. Marc Debandt, Project Manager du groupe Piccini, croquis a l’appui, a prĂ©sentĂ© le plan d’amĂ©nagement final des huit hectares du complexe sportif.

Par ailleurs, il leur a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© en vue synoptique, l’état d’avancement des travaux qui tourne actuellement autour de 20%. Pour clore la journĂ©e, la dĂ©lĂ©gation a eu droit Ă  une soirĂ©e de gala d’accueil, question de vanter la lĂ©gendaire hospitalitĂ© camerounaise. 5 heures et 20 minutes. C’est le temps qu’aura durĂ© samedi dernier, loin des regards de la presse locale, l’évaluation du site de Mfandena. C’est dire que le Britannique Ian Craig n’a guĂšre chĂŽmĂ©.

Le spĂ©cialiste en pelouse de l’expĂ©dition s’est intĂ©ressĂ© aux particularitĂ©s des pelouses des stades d’entraĂźnement de Ngoa-Ekelle (stade militaire) et de Mfandena, ainsi que celle du stade Omnisports de YaoundĂ©. À chaque fois, des Ă©chantillons de terre ont Ă©tĂ© prĂ©levĂ©s pour des Ă©tudes complĂ©mentaires. Les dimensions de l’aire de jeu et de la surface totale gazonnĂ©e ont Ă©tĂ© prises. Un accent particulier a Ă©tĂ© mis sur les plans des diffĂ©rents Ă©difices pour en cerner la conception. Au stade Ahmadou Ahidjo, la mission a mĂ©ticuleusement examinĂ© les vestiaires, la tribune de presse, l’infirmerie et la rĂ©gie. AprĂšs l’étape de YaoundĂ©, la tournĂ©e d’inspection a pris la direction du site de Garoua. Aujourd’hui, les infrastructures sportives, hĂŽteliĂšres et aĂ©roportuaires du site de Bafoussam seront passĂ©es au scanner.
​​Pr Gottlieb Lobe Monekosso: L’adieu à une icîne du savoir

Mireille ONANA MEBENGA

L’ancien directeur de l’OMS Afrique et ancien ministre de la SantĂ© publique inhumĂ© samedi Ă  Dibombari, en prĂ©sence du reprĂ©sentant du chef de l’Etat.

Pour accompagner l’illustre homme de science, mĂ©decin chevronnĂ©, chercheur hors pair, haut commis de l’Etat, pĂšre de la mĂ©decine africaine Ă  sa derniĂšre demeure dans son village natal Bwanjumba par Dibombari (Moungo, rĂ©gion du Littoral), samedi 13 janvier 2018, le reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat, le ministre de la SantĂ© Publique, AndrĂ© Mama Fouda. Mais aussi d’autres membres du gouvernement, Laurent Esso, ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extĂ©rieures, Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe, ministre des Enseignements secondaires, Alim Hayatou, secrĂ©taire d’Etat Ă  la SantĂ© publique, Samuel DieudonnĂ© Ivaha Diboua, gouverneur du Littoral, des hommes de science (mĂ©decins, pharmaciens), la famille, les compagnons de longue date, les amis et connaissances du dĂ©funt professeur.

Tout commence aux environs de 10h 30, lorsque la dĂ©pouille du Pr. Gottlieb Lobe Monekosso, entourĂ©e d’une dizaine de chefs traditionnels, arrive au stade Bwelelo de Dibombari, oĂč se dĂ©roulait la cĂ©rĂ©monie d’adieux. AprĂšs l’accueil par le prĂ©sident de l’Ordre des mĂ©decins du Cameroun, Guy Sandjon, et celui de l’Ordre des pharmaciens, Prosper Hiag, le cercueil est dĂ©posĂ© sur une pirogue dans la case sacrĂ©e, selon la tradition sawa Ă  laquelle l’homme de science appartenait. Le MinsantĂ© ira s’incliner devant la dĂ©pouille, avant de dĂ©corer l’illustre disparu, de la mĂ©daille de Commandeur de l’Ordre de la valeur Ă  titre posthume. Puis le clergĂ© de l’Eglise presbytĂ©rienne du Cameroun (Epc) va prendre le relais.

Les textes choisis pour la circonstance sont tirĂ©s du livre de Job, chapitre 5 verset 25 Ă  27 et du Psaume 39 des versets 5 Ă  10. Le prĂ©dicateur a mis en exergue la fragilitĂ© du genre humain, la prĂ©caritĂ© de nos vies. « L’homme est un souffle, une vanitĂ©, une ombre. Partir Ă  89 ans est une grĂące, il faut donc se rĂ©jouir au lieu de se lamenter ». Toutes les interventions sur le dĂ©funt ont magnifiĂ© sa mĂ©moire, son parcours. Le Pr. Monekosso restera dans les esprits comme un « Grand homme de science aux qualitĂ©s humaines rarissimes, d’un altruisme rare ». Le message de condolĂ©ances du chef de l’Etat mĂȘme a reconnu en lui, un haut commis de l’Etat aux qualitĂ©s professionnelles exceptionnelles.

Lejeune Mbella Mbella, au nom du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ComitĂ© central du Rdpc, a indiquĂ© que le disparu et regrettĂ© camarade Ă©tait un militant engagĂ©, un homme Ă  la prise de parole mesurĂ©e. Le Pr Gottlieb Lobe Monekosso a Ă©tĂ© directeur rĂ©gional Afrique de l’Oms de 1985 Ă  1995, ministre de la SantĂ© publique de 1997 Ă  2000. En 1968, il fut doyen fondateur de la facultĂ© de mĂ©decine de l’universitĂ© de Dar-es-Salaam en Tanzanie.
HĂŽpital gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique d’Ebolowa: la structure prend forme

#Societe
Benjamin MVOMO ESSOUMA

André Mama Fouda était le 12 janvier dernier, sur le site de construction de cette importante infrastructure à Ngalane.

Soutenir la cadence, s’assurer de la bonne qualitĂ© des travaux et toucher du doigt le respect des normes de sĂ©curitĂ© de l’infrastructure. Ainsi se dĂ©clinent les trois objectifs majeurs de la visite de travail que le ministre de la SantĂ© publique (MinsantĂ©) a effectuĂ©e vendredi 12 janvier 2018 sur le site de Ngalane, oĂč sort nettement de terre le Centre hospitalier gynĂ©co-obstĂ©trique et pĂ©diatrique d’Ebolowa.

AndrĂ© Mama Fouda, qui avait Ă  ses cĂŽtĂ©s le gouverneur FĂ©lix NguĂ©lĂ© NguĂ©lĂ©, a tenu Ă  s’assurer que cet important ouvrage, symbole du « volet santĂ© » du Plan d’urgence triennal pour l’accĂ©lĂ©ration de la croissance et de l’emploi (PLANUT), impulsĂ© par le chef de l’Etat et mis en oeuvre par le gouvernement, pourra bel et bien ĂȘtre livrĂ© bientĂŽt « Il n’y a aucune concession Ă  faire en ce qui concerne la qualitĂ© et la sĂ©curitĂ© de l’ouvrage », a martelĂ© le MinsantĂ©.

C’était en ouverture des recommandations faites Ă  l’intention des parties prenantes, au terme de la rĂ©union technique qui a suivi la visite des diffĂ©rentes composantes du chantier. AndrĂ© Mama Fouda a insistĂ© sur le volet sĂ©curitĂ© des travailleurs.

Car, les travaux du gros oeuvre, qui tendent Ă  leur fin, imposent que le travail se fasse aujourd’hui Ă  des altitudes Ă©levĂ©es. En ce qui concerne le taux de rĂ©alisation des travaux, le groupement Helyos/Aardeng, assistant Ă  la maĂźtrise d’ouvrage a annoncĂ© que le taux d’avancement physique global est de 24.01%. Mais il a reconnu que le gros oeuvre est en voie de finition, malgrĂ© un retard observĂ©, par rapport au dĂ©lai consommĂ©. Avec un taux de rĂ©alisation du gros oeuvre de 83,55%.

Le retard peut ĂȘtre rattrapĂ©, a soutenu la sociĂ©tĂ© Alliances, chargĂ©e de la construction. VoilĂ  pourquoi, aprĂšs des assurances complĂ©mentaires donnĂ©es par les autres acteurs, le ministre Mama Fouda a exigĂ© qu’un chronogramme rĂ©aliste lui soit prĂ©sentĂ© dans les plus brefs dĂ©lais et que le chantier connaisse une accĂ©lĂ©ration rĂ©elle.

Et, une derniĂšre rallonge de 8 mois a Ă©tĂ© accordĂ©e. Sans perdre de vue, l’objectif final du projet, Ă  savoir : tenir, dans le respect des normes de qualitĂ©s techniques, le niveau de classification de l’HĂŽpital gynĂ©coobstĂ©trique et pĂ©diatrique d’Ebolowa, comme Ă©tablissement hospitalier de rĂ©fĂ©rence.
Cap sur la finalisation des grands projets: les infrastructures Ă  boucler

#Economie
Félicité BAHANE N.

Il s’agit des barrages, autoroutes, ponts et plateformes portuaires qui devront entrer en production avant la fin de l’annĂ©e.

Dans la structuration du budget de l’Etat du Cameroun pour l’exercice 2018, compte tenu de la conjoncture Ă©conomique assez difficile, le gouvernement a dĂ©cidĂ© de ralentir sur les grands investissements publics afin de limiter les importations et ainsi reconstituer sa rĂ©serve de changes. La valeur du CFA en dĂ©pend. Du coup, le budget d’investissement 2018 est en baisse de 18,6% par rapport Ă  2017. On passe de 1 596 milliards de F Ă  1 200 milliards. Et la prioritĂ©, selon la direction gĂ©nĂ©rale du Budget, sera l’achĂšvement des grands projets en cours et surtout, leur mise en service.

DeuxiĂšme pont sur le Wouri

Le budget 2018 consacre 17,47 milliards de F Ă  ce projet dont le taux d’avancement physique des travaux est estimĂ© Ă  95%. A date, toutes les voies de circulation ont Ă©tĂ© ouvertes sur le pont. Pour ce qui est des amĂ©nagements complĂ©mentaires, notamment les deux entrĂ©es, l’avancement physique gĂ©nĂ©ral des travaux est de 50% dont 51% cĂŽtĂ© Déïdo et 56% cĂŽtĂ© BonabĂ©ri. EvaluĂ© Ă  120 milliards de F, le projet est cofinancĂ© par l’Agence française de dĂ©veloppement AFD Ă  hauteur de 65,6 milliards de F, les fonds C2D, 21,6 milliards de F et l’Etat du Cameroun pour 32 milliards.

Complexe industrialoportuaire de Kribi

La rĂ©ception dĂ©finitive de la premiĂšre phase est intervenue en novembre 2016. Les travaux liĂ©s Ă  la route d’accĂšs sont Ă©galement achevĂ©s. En ce qui concerne la construction de l’autoroute Kribi— LolabĂ©, les travaux ont dĂ©marrĂ© et leur avancement estimĂ© Ă  70%. Le Port Autonome de Kribi (PAK) a Ă©tĂ© rĂ©organisĂ©e, les Ă©quipes de gestion et de pilotage dĂ©signĂ©es et le contrat de concession pour le terminal Ă  conteneurs signĂ©. Le premier navire est d’ailleurs attendu dĂšs le 1er mars prochain. C’est dire que la mise en exploitation du port est dĂ©finitivement lancĂ©e. Et dĂ©jĂ , la seconde phase du port est en cours pour anticiper sur le trafic additionnel d’ici 2020. A cette effet, un accord de financement d’environ 488 milliards F a Ă©tĂ© signĂ© avec EximBank of China pour le prolongement de la digue de protection, l’extension du terminal a conteneur de 700m et la rĂ©alisation d’une zone d’entreposage.
Aménagements hydroélectriques

Cinq grands projets ont pu capter une part dans le budget 2018. Lom Pangar, oĂč 8,5 milliards de F ont Ă©tĂ© retenus pour notamment la construction de l’usine de pied, Ă  mettre en service en juin 2019. ParallĂšlement, pour ce qui est des travaux de la ligne d’évacuation d’énergie, le corridor a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© libĂ©rĂ© et les contrats signĂ©s. Pour sa part Memve’ele a captĂ© 21 milliards de F. Sur le terrain, les travaux du barrage et de la centrale se situent Ă  date Ă  plus de 97% de rĂ©alisation. La mise en eau a eu lieu le 16 AoĂ»t 2016. Pour ce qui est de la ligne d’évacuation d’énergie, les travaux sont Ă  46,5% d'exĂ©cution. Ladite ligne est dĂ©jĂ  opĂ©rationnelle jusqu'Ă  Ebolowa. Le poste de transformation de Djop dans la banlieue d’Ebolowa est Ă©galement en cours d'achĂšvement, entre autres. Avec la mise en vigueur du financement de la ligne, l’entreprise est entrain de mobiliser une plus forte Ă©quipe pour accĂ©lĂ©rer les travaux. Le projet Nachtigal a reçu prĂšs de 24 milliards de F, Bini Ă  Warak environ 12 milliards. Mekin a Ă©galement une part de budget pour avancer vĂ©ritablement.

Les autoroutes devront s’ouvrir

A date, les travaux de la phase I de l’autoroute YaoundĂ©-Douala, 68Km d’autoroute et 25Km de voie de rĂ©tablissement sont Ă  environ 40% de rĂ©alisation, pour une consommation des dĂ©lais de 57%. La question de libĂ©ration de l’emprise entre les Pk20 et Pk60 constitue un risque majeur. Le budget 2018 consacre nĂ©anmoins 25 milliards de F pour achever cette phase. Du cĂŽtĂ© de l’autoroute YaoundĂ©-Nsimalen, 6,7 milliards de F sont retenus pour ce projet, dĂ©coupĂ© en deux sections. Sur la section rase campagne, les travaux sont Ă  plus de 70%. L’ensemble des ouvrages d’art ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. Le bitumage de cette section devra ĂȘtre finalisĂ© cette annĂ©e.

Production d’eau et transport d’énergie

Le Projet d’alimentation de YaoundĂ© et ses environs en eau potable Ă  partir de la Sanaga (PAEPYS) connaitre une avancĂ©e significative en 2018. Une enveloppe de 22 milliards de F y a Ă©tĂ© consacrĂ©e. ParallĂšlement, le gouvernement va investir 16,5 milliards de F dans le Projet de mise Ă  niveau et de dĂ©veloppement du rĂ©seau de transport et de rĂ©forme du secteur de l’électricitĂ©. C’est un projet de 940 milliards de F visant Ă  moderniser le rĂ©seau de transport Ă©lectrique et de mener des rĂ©formes dans le secteur.