Cameroon Tribune
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Cameroonian Arts Marvel Nicoletta Mariolini

#Politique
Eulalia AMABO

She was overwhelmed with the outstanding display of Cameroonian and African paintings after visiting the International Handicraft Centre in Yaounde on January 24, 2018.

The wonderful display of enriching paintings and other works of arts that convey African cultures at the Yaounde International Handicraft Centre has created an awesome impression to the visiting Swiss Federal Delegate for Plurilingualism, Nicoletta Mariolini who is in Cameroon for an official visit till January 26.

She applauded the importance to which the African culture is accorded after visiting the centre on January 24, 2018 under the guidance of the Centre Director, Bala Ngono Marie Berthe. The Swiss August guest visited over 30 shops at the centre which have a display of the different cultures of the ten regions of the country and represented in small artisanal villages.

She appreciated the protective manner of the African culture and the magnificent paintings that portray the dexterity and craftsmanship of different artists. Going by her, the Centre depicts the edifying cultural diversity of the country.

Nicoletta Mariolini visited the Centre immediately after she left the Yaounde Pilot Linguistic Centre which offers extensive courses on languages. She expressed her satisfaction as to the organisation of programmes and personnel at the outfit with regards to the promotion of bilingualism.

Despite some challenges, she noted, both government and citizens need to work and encourage each other for the goal of bilingualism to be effectively attained.
“Special Youth” Plan: Financing Ready For First 2,150 Projects

#Politique
Emmanuel KENDEMEH

Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners will in the days ahead pilot related procedures.

President Paul Biya in his National Youth Day address on February 10, 2016 announced the three-year “Special Youth” Plan intended to empower and ensure the socio-economic integration of youths. Prime Minister Philemon Yang officially launched the plan in Yaounde on January 11, 2017 that has to cost FCFA 102 billion. It focuses on projects in the domains of agriculture, industry and handicraft, digital economy and innovation.

One year after, the implementation of the plan has become a reality. In the days ahead youths who registered with the National Youth Observatory and submitted projects for funding will see their dreams come true. The first set of 2,150 projects approved by Follow up Committee of the Plan selected in 2017 are ready for financing at the sum of FCFA 3 317 674 720.

The Follow up Committee will in the near future take a decision on the second set of 847 projects that would hopefully be financed at the sum of FCFA 3 517 660 256. The rapporteur of the Technical Secretariat of the Committee, Oyono Levy made the declaration in Yaounde on January 24, 2018 as he, on behalf of the Committee’s Coordinator presented a report on what the committee has done so far.

All these revelations came on January 24, 2018 during the Steering Committee meeting of the National Youth Observatory (NYO) enlarged to include partners involved in the implementation of the three-year “Special Youth” Plan. The Minister of Youth Affairs and Civic Education, Mounouna Foutsou chaired the Steering Committee meeting aimed at taking stock of the progress made in the accompaniment and funding of youths registered at the NYO to enable them benefit from the opportunities offered by the plan.

With the urgent need for the plan to enter the implementation phase, procedure manuals to facilitate the cashing and use of the funding for the approved projects were handed to Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners involved. Reports say, 507,614 youths were registered, slightly above the 500,000 targeted each year.
Trafic de drogue: les circuits de Kribi

#Politique
Pierre Rostand ESSOMBA

Les plus grands consommateurs de la cité balnéaire se recrutent en milieu scolaire.

Rodrigue, Georges et Samuel ne pouvaient jamais imaginer que ce vendredi 19 janvier 2018 serait un mauvais jour pour eux. Les trois garçons, Ă©lĂšves dans un collĂšge de la ville de Kribi, ont Ă©tĂ© interpellĂ©s par les Ă©lĂ©ments de la compagnie de gendarmerie au moment oĂč ils se dopaient tranquillement dans les buissons non loin de leur Ă©tablissement.

Ils avaient achetĂ© un litre de vin de palme dans lequel ils ont introduit du tramadol plus connu sous le nom de tramol, ce comprimĂ© utilisĂ© pour calmer les douleurs. Quelques semaines auparavant, c’est une fille de 22 ans qui est passĂ©e aux aveux au commissariat central de Kribi.

Dans son rĂ©cit, la jeune dame a rĂ©vĂ©lĂ© qu’elle consomme du cannabis depuis l’ñge de 17 ans. Dans les buvettes de la ville, un jeune homme, 26 ans Ă  peine, se balade Ă  moitiĂ© nu. Ses amis et connaissances tĂ©moignent qu’il ne se passe plus du chanvre indien.

Ce n’est donc plus un secret pour personne. La drogue circule dans la citĂ© balnĂ©aire. Et les plus grands consommateurs se recrutent en milieu scolaire. C’est vrai que les moto-taximen et les pĂȘcheurs n’en sont pas Ă©loignĂ©s.

De jour comme de nuit, le cannabis, chanvre indien ou banga, tramol et autres stupéfiants se vendent dans des zones dont seuls les disciples de cette « religion » maßtrisent les noms de codes.

On vous parlera de Colombie, JamaĂŻque, Mexique ou Sicile. Il faut donc ĂȘtre bien introduit pour comprendre que le « Colombien », le « JamaĂŻcain » ou le « Mexicain » sont des consommateurs pendant que le « sicilien » en est le livreur. Un nouveau groupe vient de s’installer dans la ville. Eux, ce sont les « djandjawids ».

Il s’agit des moto-taximen. D’aprĂšs ces jeunes gens, le dopage permet de maintenir la forme le plus longtemps possible. « Je travaille toute la nuit. Parfois, je conduis pendant trois jours non-stop. Je suis alors obligĂ© de prendre un peu de fortifiant », fait savoir un conducteur de moto.

Dans ce monde de dopĂ©s, chacun justifie sa prĂ©sence. Si pour les Ă©lĂšves, la raison principale est la curiositĂ©, pour les pĂȘcheurs, il faut du courage pour affronter l’ocĂ©an atlantique. « La mer est un autre monde. Il faut avoir une autre force pour s’y aventurer », dĂ©clare un pĂȘcheur qui avoue que ce n’est que quand il est en pleine mer qu’il fume calmement son chanvre indien. Pour lui, il ne gĂȘne personne et il est loin de toute interpellation policiĂšre.

TrĂšs loin dans l’ocĂ©an, bien avancĂ© dans la forĂȘt ou encore dans sa chambre, les consommateurs des stupĂ©fiants sont tout Ă  cĂŽtĂ© de la mort mĂȘme s’ils croient Ă©chapper aux reprĂ©sailles de la loi. Le prĂ©fet du dĂ©partement de l’OcĂ©an, Antoine Bissaga, n’ignore pourtant rien de leurs faits et gestes.

Il continue de sensibiliser ces jeunes gens sur la nĂ©cessitĂ© d’abandonner les drogues. Ce fut encore le cas mercredi dernier lors d’une rĂ©union prĂ©paratoire Ă  la cĂ©lĂ©bration de la 52e Ă©dition de la fĂȘte de la jeunesse. AprĂšs la sensibilisation suivra la rĂ©pression.
Cameroon Tribune du vendredi, 26 janvier 2018.
​​Fonctionnaires: la longue nuit des salaires

Yannick ZANGA

EssoufflĂ©s par un mois de janvier habituellement rude, certains ont veillĂ© prĂšs des distributeurs automatiques pour toucher leur premiĂšre paie de l’annĂ©e.

Dans la soirĂ©e de mercredi dernier, le quartier Mvog Mbi vit une atmosphĂšre inhabituelle. Sur l’axe principal menant Ă  son carrefour nĂ©vralgique, des engins des travaux publics comblent la chaussĂ©e de bitume dans un manteau d’obscuritĂ©. Depuis la fin d’aprĂšs-midi, il est privĂ© d’énergie Ă©lectrique. Fort heureusement les banques sises au carrefour disposent de groupes Ă©lectrogĂšnes. A l’instar de celle oĂč nous effectuons notre premiĂšre escale Ă  23h30.

Un Ă©tablissement bancaire mitoyen d’une grande surface. Devant le guichet automatique, un attroupement de neuf clients prĂšs du vigile en poste. «Ça passe, mais le guichet connaĂźt quelques dysfonctionnements. La machine choisit ses vrais clients», s’exclame ironiquement l’un d’entre eux. Sous une ambiance encline de dĂ©rision, de dĂ©sespoir et de rĂ©signation, on s’interroge sur les raisons d’un tel dĂ©sagrĂ©ment.

Un problĂšme de rĂ©seau, les caprices de la technologie voire une stratĂ©gie de la banque sont Ă©voquĂ©s. D’autres usagers arrivĂ©s pour la plupart Ă  moto agrandissent la troupe. Il faudra compter dix minutes pour voir le premier veinard. Il aura pu s’en tirer avec la somme de 20000 F. «Ne prenez pas les grosses sommes», dit-il, tout soulagĂ© au reste du groupe. L’espoir renaĂźt. Toutefois, il est de courte durĂ©e. AprĂšs un cinquiĂšme tour devant le moniteur du guichet, l’un des hommes rend les armes. Rendez-vous est pris pour le lendemain, aux premiĂšres heures.

Non loin de lĂ , le paysage est plutĂŽt contrastĂ© dans un autre Ă©tablissement bancaire logĂ© dans un centre commercial. L’agent de sĂ©curitĂ© assis prĂšs du guichet Ă©lectronique veille au grain. A l’intĂ©rieur de celui-ci est assoupi un client. La quarantaine dĂ©passĂ©, lunettes aux yeux, sombrement vĂȘtu d’un blouson de sport et d’un pantalon, il serait en provenance des environs de la ville de YaoundĂ©. Par ailleurs, le factionnaire nous renseigne qu’il est sur les lieux depuis prĂšs de deux heures dĂ©jĂ  et ne disposerait pas de frais de de transport pour son voyage retour.

22 minutes aprĂšs minuit, aprĂšs une Ă©niĂšme tentative, l’essai est toujours non concluant. Sorti de la cabine, il prend place sur l’un des tabourets stationnĂ©s devant les grilles de la banque. Nous le dĂ©laissons pour nous dĂ©porter au lieudit Camair. Ici, deux structures bancaires occupent les deux cĂŽtĂ©s de la rue. Dans l’une d’elles, les doutes sont trĂšs vite dissipĂ©s. Pas besoin de se connaĂźtre pour avoir la positive information. A un «C’est bon ?» demandĂ©, un pouce levĂ© devant le distributeur suffit pour ĂȘtre Ă©clairĂ© sur la disponibilitĂ© des fonds.

En face, l’argent est bel et bien disponible. Toutefois, «on n’a aucune indication sur le solde total du compte», nous indique un jeune homme fraichement lestĂ© de quelques billets. A l’opposĂ© de cet heureux dĂ©nouement, ils Ă©taient cinq Ă  avoir programmĂ© le leur pour le lendemain Ă  l’ouverture de la banque. Car, ne rĂ©sidant pas dans la ville et ne touchant qu’au moyen de chĂšque. Sur des fauteuils ou sur le sol, la nuit sera passĂ©e Ă  la belle Ă©toile.
​​Fight Against Unemployment: Gov’t Signs Convention With Local Councils

MBOM Sixtus

The agreement paves the way for establishment of Municipal Employment Offices (MEO).

A framework agreement has been signed between the Ministry of Employment and Vocational Training, the Ministry of Territorial Administration and Decentralisation and the United Councils and Cities of Cameroon (UCCC) to launch the pilot phase of a project to establish Municipal Employment Offices (MEO) nationwide. The convention was signed January 24 in Yaounde. Ministers Jules Doret Ndongo and Zacharie Perevet signed on behalf of the central government, while the President of the UCCC, Hon Emile Andze Andze signed on behalf of the mayors’ union.

The MEOs, placed under the authority of councils with technical assistance from the National Employment Fund, is going to be in charge of developing and implementing employment policies at the local level. They will serve as an information and guidance center for jobseekers, self-employed citizens in the informal sector and people looking for job mobility or retraining. The Offices are also expected to develop partnerships with other institutions involved in local development.

This includes institutions like the National Community Driven Development Programme (PNDP), Integrated Support Program for Actors of the Informal Sector (PIAASI), Program of Support to Rural and Urban Youth (PAJER-U), Special Fund for Equipment and Inter-communal Intervention (FEICOM) and the National Civic Service for Participatory Development.

Involved in the trial phase of the project are the councils of Ndop, Mokolo, and Yaounde II. The Minister Delegate to the Minister of Territorial Administration and Decentralisation, Jules Doret Ndongo said the ministry will develop a practical guide for the management of the MEOs and equally establish an employment portal at the National Employment fund to facilitate collaboration between the fund and the MEOs.

The Minister of Employment and Vocational Training for his part said the tripartite collaboration agreement is an eloquent and concrete translation of the government’s determination to implement the very high prescriptions of the Head of State, who in his address to the nation on December 31, 2017 stated that acceleration of the ongoing decentralization will strengthen development of the regions of the country.
​​“Special Youth” Plan: Financing Ready For First 2,150 Projects

Emmanuel KENDEMEH

Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners will in the days ahead pilot related procedures.

President Paul Biya in his National Youth Day address on February 10, 2016 announced the three-year “Special Youth” Plan intended to empower and ensure the socio-economic integration of youths. Prime Minister Philemon Yang officially launched the plan in Yaounde on January 11, 2017 that has to cost FCFA 102 billion. It focuses on projects in the domains of agriculture, industry and handicraft, digital economy and innovation.

One year after, the implementation of the plan has become a reality. In the days ahead youths who registered with the National Youth Observatory and submitted projects for funding will see their dreams come true. The first set of 2,150 projects approved by Follow up Committee of the Plan selected in 2017 are ready for financing at the sum of FCFA 3 317 674 720.

The Follow up Committee will in the near future take a decision on the second set of 847 projects that would hopefully be financed at the sum of FCFA 3 517 660 256. The rapporteur of the Technical Secretariat of the Committee, Oyono Levy made the declaration in Yaounde on January 24, 2018 as he, on behalf of the Committee’s Coordinator presented a report on what the committee has done so far.

All these revelations came on January 24, 2018 during the Steering Committee meeting of the National Youth Observatory (NYO) enlarged to include partners involved in the implementation of the three-year “Special Youth” Plan. The Minister of Youth Affairs and Civic Education, Mounouna Foutsou chaired the Steering Committee meeting aimed at taking stock of the progress made in the accompaniment and funding of youths registered at the NYO to enable them benefit from the opportunities offered by the plan.

With the urgent need for the plan to enter the implementation phase, procedure manuals to facilitate the cashing and use of the funding for the approved projects were handed to Regional Delegates of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education and financial partners involved. Reports say, 507,614 youths were registered, slightly above the 500,000 targeted each year.
​​LittĂ©rature: l’Association des Ă©crivains refait surface

#Culture
Carine TSIELE

Pour sa rentrĂ©e littĂ©raire, elle organise plusieurs activitĂ©s pour la promotion des Ɠuvres camerounaises.

Les membres du bureau de l’Association nationale des poĂštes et Ă©crivains camerounais (Apec) Ă©taient face Ă  la presse hier Ă  YaoundĂ©. C’était dans le cadre de leur rentrĂ©e littĂ©raire. Un Ă©vĂ©nement axĂ© sur la reprise de leurs activitĂ©s aprĂšs 28 ans d’absence.

Ainsi, avant de dĂ©voiler les activitĂ©s qui marqueront cette rentrĂ©e littĂ©raire, le prĂ©sident de l’Apec, le Dr. Pascal Bekolo Bekolo (PabĂ© Mongo) a tenu Ă  prĂ©ciser les causes de l’arrĂȘt de leurs activitĂ©s. « Depuis sa crĂ©ation en fĂ©vrier 1960, l’Apec a fonctionnĂ© Ă  l’unisson. C’est Ă  l’orĂ©e des annĂ©es 1990 que ladite association s’est Ă©miettĂ©e en une multitude de groupements, suite Ă  certains vents socio-Ă©conomico-politiques qui ont secouĂ© le pays », a-t-il dĂ©plorĂ©.

Heureusement en 2016, « sous l’impulsion du ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, l’association a tenu une assemblĂ©e Ă©lective. Une fois les membres imprĂ©gnĂ©s de leurs tĂąches, ils ont tenu Ă  rĂ©aliser des activitĂ©s pour marquer leur retour », a-t-il poursuivi.


Les activitĂ©s qui ont dĂ©butĂ© hier courent jusqu’au 1er fĂ©vrier prochain. Dans les dĂ©tails, du 29 au 31 janvier, les membres de cette association seront dans sept Ă©tablissements de la ville de YaoundĂ© pour des Ă©changes avec des Ă©lĂšves sur les Ɠuvres littĂ©raires. Dans les universitĂ©s de YaoundĂ© I et II et Ă  l’Ecole normale supĂ©rieure de YaoundĂ©, place sera donnĂ©e Ă  des expositions de livres.

Avec pour objectif de familiariser les Ă©lĂšves et Ă©tudiants avec les auteurs camerounais. Le clou des activitĂ©s aura lieu le 1er fĂ©vrier Ă  l’esplanade du Centre culturel camerounais.

Le public aura l’occasion de rencontrer des auteurs tels que Pabe Mongo, Sophie Françoise Yap Libock, Chantal Julie Nlend, Guillaume Nana, Nde Mu Fopinn entre autres, pour des sĂ©ances de dĂ©dicaces. Les activitĂ©s de l’Apec prendront fin le mĂȘme jour au cours d’une soirĂ©e culturelle.
​​Artisanat minier: des femmes en or

#Societe
Pierre CHEMETE

Dans les chantiers d’exploitation de l’or ouverts Ă  l’Est, elles sont nombreuses dans la recherche de pĂ©pites et dans la transformation, pour soutenir leurs familles et asseoir leur autonomie financiĂšre.

L’appel de l’or a tentĂ© plus d’une femme Ă  l’Est. En effet, sur plusieurs chantiers de l’artisanat minier ouverts dans la rĂ©gion, les dames ont flairĂ© le bon filon. Elles sont de plus en plus nombreuses Ă  l’ouvrage et sans complexe dans la filiĂšre. Beaucoup en ont d’ailleurs fait leur mĂ©tier. Çà et lĂ , certaines se faufilent ou travaillent aux cĂŽtĂ©s des hommes, avec leurs outils de fortune.

« Elles sont majoritaires dans les finitions, surtout le lavage de l’or», constate Gabriel Yadji, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional des Mines Ă  l’Est. Le frĂ©missement est plus prononcĂ© Ă  BĂ©tarĂ©-Oya, Kolomine, NandounguĂ©, BĂ©kĂ©, KambĂ©lĂ© oĂč on exploite l’or de maniĂšre artisanale depuis des lustres. Dans la ville de Batouri, l’association Kawtal a Ă©tĂ© créée pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts des dames qui font dans ce secteur jugĂ© porteur.

De par leur activitĂ©, elles veulent contribuer au dĂ©veloppement de leur foyer, de leur localitĂ© et partant, de leur pays. Elles se contentent souvent de remuer les sols, souvent dĂ©jĂ  ouverts par des exploitants mieux Ă©quipĂ©s. « Nous cherchons les pĂ©pites, pour les relaver et jouer notre rĂŽle d’agent de dĂ©veloppement», explique la technicienne supĂ©rieure.

Elle et ses sƓurs font recours aux matĂ©riels encore rudimentaires. Les barres Ă  mine, pelles, seaux et autres. Ce qui ne leur permet pas d’ĂȘtre au top et d’en tirer les plus grands dividendes. MĂȘme si certaines, comme Charlotte Mandeng Doko, sont allĂ©es au-delĂ  du creusage. Cette derniĂšre, ĂągĂ©e de 26 ans, a en effet rĂ©ussi le pari de transformer l’or en lingot, dans son village natal Ă  Batouri.

Ce cas et bien d’autres confirment au demeurant, que l’or n’a plus de secrets pour ces dames. Ceci depuis les annĂ©es 1903, date des premiĂšres exploitations artisanales dans la rĂ©gion. Beaucoup se lancent avec peu de ressources et n’ont suivi aucune formation. C’est par instinct de survie, prĂ©cise Mme Ata. L’autre difficultĂ© est inhĂ©rente Ă  la nature du travail de l’or. C'est-Ă -dire travailler dur, Ă  longueur de journĂ©e, sans trouver la moindre pĂ©pite.


Cependant, les dames, au mĂȘme titre que les hommes, sont poussĂ©es dans la filiĂšre par la quĂȘte du bien-ĂȘtre, et par les prix allĂ©chants depuis quelques annĂ©es. Jusqu’à une pĂ©riode rĂ©cente, pour 22 carats (environ 1 gramme d’or), ces prix tournaient autour de 18 000 Ă  20 000 F. Toute chose qui explique le dynamisme observĂ© sur le terrain.
​​Charlotte Mandeng Doko: l’orpailleuse qui brille

#Societe
Pierre CHEMETE

Cette artisane miniÚre, ùgée de 26 ans, produit des lingots depuis cinq ans, dans la ville de Batouri.

Son enfance, elle l’a passĂ©e Ă  remuer le sol, Ă  la recherche de pĂ©pites. Sur les traces de ses parents, de ses frĂšres et sƓurs, qui partaient dans les chantiers miniers ouverts dans leur environnement immĂ©diat. Charlotte retourne le sol, pour en extraire la perle rare.

C’est de lĂ  aussi que l’idĂ©e de voir grand est nĂ©e. Le mĂ©tier de l’or est porteur. Ainsi donc, aprĂšs l’extraction, elle se rĂ©sout Ă  mettre les pĂ©pites d’or puisĂ©es dans le sol sur des braises ardentes, pour gagner davantage. C’est le pari de la transformation.

La technique de la jeune dame est simple, Ă  l’en croire. Tout part de la capture de la matiĂšre premiĂšre. Il faut avoir environ 200 grammes d’or. Une fois rĂ©unis, la voici dans la fournaise ardente. Elle transforme l’or en poudre Ă  l’aide d’un moulin.

C’est de l’alchimie pure qu’elle dĂ©veloppe Ă  Batouri. Quand la mixture mise dans le moulin commence Ă  bouillir, il faut y verser de l’eau de temps en temps, jusqu’à ce que l’or devienne noir.

Ce liquide Ă  trĂšs haute tempĂ©rature est versĂ© dans un moule via un tamis. Ensuite on fait sĂ©cher « C’est ainsi qu’on a le lingot, qu’on expose ensuite Ă  la vente», explique-t-elle.

On a eu vent des premiers Ă©chos en 2014, Ă  Batouri. Sa popularitĂ© croissante, Charlotte a participĂ© aux diffĂ©rents salons de l’artisanat. Et les lauriers ont suivi.

Premier prix du salon artisanal du dĂ©partement de la Kadey, puis de la rĂ©gion de l’Est, et au salon international de l’artisanat Ă  YaoundĂ© en 2014. Dans la catĂ©gorie « transformation et inventions diverses ».

Pour sa premiùre participation, elle remporte le 3e prix. Un motif d’encouragement, pour aller de l’avant. Dùs lors, son ambition d’agrandir son atelier à Batouri prend forme.

En dĂ©pit des difficultĂ©s inhĂ©rentes Ă  son statut de femme sans moyens financiers. Au salon rĂ©gional de l’Est, en 2015, elle est la meilleure artisane dans sa catĂ©gorie.

Avec les 200 000F empochĂ©s Ă  cette occasion, elle a amĂ©liorĂ© son affaire, et compte en faire une « usine » de renommĂ©e. Charlotte Mandeng Doko a la volontĂ© d’aller loin, convaincue que l’or peut faire d’elle, et de bien d’autres femmes, des grandes businesswomen.
​​« Nous avons besoin d’appuis »

#Societe
Pierre CHEMETE

Ata Djaba, PrĂ©sidente de l’association Kawtal de Batouri.

Comment une femme se retrouve-t-elle dans le chantier rĂ©putĂ© difficile d’exploitation artisanale de l’or?

Il faut dĂ©jĂ  dire que ce n’est pas du tout facile pour une femme de se lancer dans l’exploitation de l’or. C’est difficile. Il faut vraiment ĂȘtre courageuse pour le faire. Et surtout, ĂȘtre un peu Ă©quipĂ©e en matĂ©riel. L’Est a la particularitĂ© d’ĂȘtre une rĂ©gion aux potentialitĂ©s miniĂšres fortes, notamment l’or et le diamant. Nous pouvons exploiter ces ressources et faire des Ă©conomies, nourrir nos familles, subvenir Ă  nos besoins. Le travail est compliquĂ©, mais nous les femmes de Kawtal, avons pris le risque de nous lancer. On recherche l’or dans les chantiers qui sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©jĂ  ouverts. Nous allons chercher les dĂ©bris de cailloux, nous les lavons et puis recherchons les pĂ©pites, que nous revendons ensuite au plus offrant.

Quelles difficultés rencontrez vous dans ce secteur?

Elles sont nombreuses. La premiĂšre est qu’on court le risque permanent de ne rien avoir aprĂšs un dur labeur Ă  longueur de journĂ©e. On casse beaucoup de cailloux parfois pour ne rien avoir ou si vous avez de la chance, vous trouvez seulement une petite quantitĂ© d’or. C’est donc un travail alĂ©atoire. La deuxiĂšme difficultĂ© que nous avons c’est le manque de moyens financiers et matĂ©riels. On n’a pas de machines pour creuser, ouvrir des vastes Ă©tendues de terres pour une exploitation Ă  grande Ă©chelle. On ne peut pas travailler comme les hommes qui, avec leur force, creusent assez profond pour avoir de grandes quantitĂ©s de pierres, et donc plus de chances d’avoir des pĂ©pites. On ne pas dire qu’on s’en sort trĂšs bien, mais on se bat et on trouve notre petit compte Ă  la fin de la journĂ©e.

Quelles sont vos attentes ?

Nous souhaitons que le gouvernement vienne toucher du doigt les difficultĂ©s que les femmes rencontrent dans l’exploitation artisanale. Ces descentes permettront de voir comment nous souffrons avec nos bĂ©bĂ©s au dos. Nous avons besoin d’appuis financiers et matĂ©riels pour tirer plus d’avantages de ce que la nature nous a donnĂ©. Il nous faut aussi des formations sur les risques liĂ©s au mĂ©tier. Car, si les femmes sont formĂ©es, on peut sensibiliser les exploitations qui ne respectent pas les clauses environnementales, source de destruction de l’environnement.
Ordonnance cosmétique pour cheveux abßmés

#Societe
Yvette MBASSI-BIKELE

Ils sont en chute libre
Ils tombent, s’affinent, s’espacent et, au fil des mois, certaines zones laissent apparaĂźtre le cuir chevelu. La chute de cheveux chronique touche 25 % des femmes de 35 Ă  45 ans et de 35 % Ă  45 % des femmes de 50 ans, c’est dire si le phĂ©nomĂšne est de plus en plus frĂ©quent.


Avant de penser aux greffes avec extraction folliculaire, on peut, selon les experts, s’intĂ©resser aux injections de plasma riche en plaquettes, concentrĂ© en facteurs de croissance. La mĂ©thode est efficace, sans effets secondaires, et, Ă  raison de trois Ă  cinq sĂ©ances espacĂ©es de quatre semaines, on remarque des cheveux plus denses, plus Ă©pais et une diminution visible de la chute

Ils sont devenus impossibles
Poreux, ternes, cassants, impossible Ă  coiffer. Quand un cheveu est vidĂ© de sa substance (Ă  cause des dĂ©colorations, des traitements chimiques ou mĂ©caniques, des expositions rĂ©pĂ©tĂ©es au soleil, etc.), il devient amorphe, dĂ©vitalisĂ© et s’affine jusqu’à devenir transparent. Que faire quand les soins nourrissants ne suffisent plus Ă  le rassasier ? Les rituels fillers en salons. Ils vont plus loin que le simple soin en diffusant des micro-actifs de comblement afin de reconstruire les ponts de kĂ©ratine altĂ©rĂ©s. Le plus connu est le layering Tokio Inkarami, un soin rĂ©parateur high-tech aux fullerĂšnes et aux kĂ©ratines. EffectuĂ© en trente minutes, il rend les cheveux 140 fois plus rĂ©sistants et dure huit semaines.

Ils ont pris un coup de jaune
Les cheveux ont cette fĂącheuse tendance Ă  jaunir Ă  l’air libre (Ă  cause des UV, de la pollution, de l’oxydation). « Quand on possĂšde des cheveux clairs, les trois mots-clĂ©s sont d’abord : dĂ©jaunir, soigner et illuminer », explique une coiffeuse. Notre source conseille aussi les shampoings chargĂ©s en pigments noirs.
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​​Soins de visage: cinq gestes à adopter à 40 ans

#Societe
Yvette MBASSI-BIKELE

Rides un peu plus marquĂ©es, manque de fermetĂ© et perte d’éclat... A 40 ans, la peau n’a plus les mĂȘmes besoins en matiĂšre de soin qu’à 20 ou 30 ans.

La solution : adapter sa routine et se diriger vers les bons produits. Car, Ă  cet Ăąge-lĂ , la perte en densitĂ© du derme commence Ă  se faire sentir. La peau est plus fine, moins tonique et a tendance Ă  se relĂącher. Cela a un impact direct sur la forme de l’ovale du visage et aussi sur celle des paupiĂšres. À 40 ans, les rides d’expression commencent Ă©galement Ă  se creuser et Ă  ĂȘtre un peu plus visibles, tout particuliĂšrement celles du front, les pattes d’oie et les sillons nasogĂ©niens. Il faut donc adopter de nouvelles habitudes soin.

Appliquer un sérum
Impossible de passer Ă  cĂŽtĂ© de ce produit qui rĂ©pare, lifte, illumine et protĂšge la peau. Il s’applique matin et soir pour un rĂ©sultat optimal. Les actifs sur lesquels miser : les antioxydants protecteurs, comme la vitamine E ou la spiruline.
Hydrater son contour de l’ƓilL’on peut miser sur un soin spĂ©cialement conçu pour cet usage mais aussi utiliser la crĂšme pour le visage. L’important est de ne pas nĂ©gliger cette zone oĂč la peau est beaucoup plus fine que celle du reste du visage.

Adopter une crÚme de nuit spécifique
Beaucoup plus riche en actifs hydratants et rĂ©parateurs, elle permet de compenser la perte en eau de la peau qui est inĂ©vitable durant la nuit. En effet, le processus de rĂ©paration cellulaire (dont le pic Ă  lieu entre 11h et 2h du matin) entraĂźne une dĂ©shydratation sĂ©vĂšre de l’épiderme.
Autre option : appliquer un masque de nuit une à deux fois par semaine aprÚs avoir réalisé un peeling ou un gommage.

Exfolier en douceur
Utilisez, une Ă  deux fois par semaine, un gommage enzymatique ou Ă  grains pour activer le renouvellement cellulaire et booster l’éclat de votre peau. Si vous optez pour un gommage mĂ©canique, appliquez-le uniquement sur peau humide pour Ă©viter de sensibiliser les tissus.

Prendre le temps de masser son visage
Appliquez vos soins de jour et de nuit en effectuant des mouvements ascendants, avec le plat de vos mains. Effectuez ensuite des cercles autour des yeux et de la bouche, pour activer la micro-circulation. Ces gestuelles permettent de booster l’efficacitĂ© de vos soins et de lisser vos traits.
​​Littoral: noces d’argent au diocĂšse d’EdĂ©a

#Regions
Mireille ONANA MEBENGA

EdĂ©a (Sanaga Maritime) - Le diocĂšse d’EdĂ©a, dans la Sanaga-Maritime, s’apprĂȘte Ă  cĂ©lĂ©brer une double cĂ©rĂ©monie. Les 25 ans d’épiscopat de Mgr Jean-Bosco Ntep et du diocĂšse. Ce 23 janvier, le prĂ©lat a donnĂ© une confĂ©rence de presse Ă  l’évĂȘchĂ©, dĂ©roulant le programme ainsi que les projets Ă  rĂ©aliser.

Il sera question de la construction d’un centre de formation en traumatologie, d’un complexe scolaire catholique primaire bilingue, d’un complexe multifonctionnel ainsi que la rĂ©fection de la cathĂ©drale. Les coĂ»ts de rĂ©alisation de ces divers projets avoisinent le milliard de francs.


Pour le prĂ©lat, il est plus que jamais nĂ©cessaire de former des jeunes Ă  la traumatologie. Il a relevĂ© la position de son diocĂšse, sur l’axe lourd Douala-YaoundĂ©, et le nombre d’accidentĂ©s, en moyenne prĂšs 400 victimes par an. Et parfois, la prise en charge des accidentĂ©s par les usagers de la route peut entraĂźnerner le dĂ©cĂšs.

Autres faits liés à la célébration ouverte le 30 décembre 2017 par un pÚlerinage spécial à Marienberg, les différents jubilés organisés par les groupes de jeunes, de femmes, de catéchistes, entre le mois de janvier et le 7 avril 2018, jour de cette manifestation.

Egalement au menu, tables rondes, confĂ©rences, expositions sur l’arrivĂ©e du catholicisme, compĂ©titions sportives (marche mariale) etc.
C’est le 22 mars 1993 que le pape Jean-Paul II a divisĂ© l’archidiocĂšse de Douala, crĂ©ant ainsi le diocĂšses d’EdĂ©a et d’EsĂ©ka, avec comme Ă©vĂȘques fondateurs Mgr Victor Tonye Bakot et l’abbĂ© Jean-Bosco Ntep.

Le diocĂšse d’EdĂ©a constitue une communautĂ© chrĂ©tienne de 12000km2 oĂč vivent 400.000 Ăąmes, dont environ 260.000 fidĂšles catholiques. Le diocĂšse compte 7 zones pastorales, 35 paroisses, 9 congrĂ©gations religieuses et 101 prĂȘtres. Mgr Jean-Bosco Ntep est nĂ© le 3 avril 1951 Ă  Hikoa Maen, par Makak. Le prĂ©lat a Ă©tĂ© Ă©tudiant au moyen sĂ©minaire de Nylon, au grand sĂ©minaire de Nkolbisson, et a Ă©tĂ© ordonnĂ© le 25 mars 1979.
​​Est: prùs de 2 milliards pour Bertoua

#Regions
Louise KOUNOU (CAMNEWS)

Bertoua (Lom et Djerem) - Le conseil ordinaire de la communautĂ© urbaine consacrĂ© Ă  l’examen et au vote du budget 2018 s’est tenu vendredi dernier, (19 janvier 2018) Ă  Bertoua.

PrĂ©sidĂ© pour la premiĂšre fois par le prĂ©fet du dĂ©partement du Lom et Djerem, Yves Bertrand Awounfack, cette session budgĂ©taire qui a durĂ© toute une journĂ©e a rassemblĂ© dix grands conseillers de la communautĂ© urbaine, les responsables des services dĂ©concentrĂ©s, les chefs traditionnels et les forces du maintien de l’ordre.

AprĂšs les Ă©changes, le budget 2018 a Ă©tĂ© votĂ©. Il s’élĂšve Ă  1 896 119 307 F CFA soit une augmentation de 360 075 901 F CFA par rapport Ă  l’exercice prĂ©cĂ©dent de 2017.

Un budget qui rĂ©pond selon les responsables de la CommunautĂ© urbaine de Bertoua, aux aspirations des populations de la ville. Le plan de campagne de cette annĂ©e ambitionne de couvrir l’ensemble des secteurs oĂč les besoins ont Ă©tĂ© identifiĂ©s.

Les projets qui seront donc traitĂ©s en prioritĂ© sont ceux liĂ©s Ă  l’entretien routier, Ă  l’électrification de la ville, Ă  l’amĂ©lioration des voiries municipales de la ville et Ă  la crĂ©ation des espaces verts.

« Nous allons suivre avec beaucoup plus de détermination la réalisation de ces projets-là » a déclaré Alain Selema, président de la commission des grands travaux.
​​ExtrĂȘme-Nord: l’élite au secours des sinistrĂ©s

#Regions
Patrice MBOSSA

Tourou (Mayo-Tsanaga) - Quatre morts et d’importants dĂ©gĂąts matĂ©riels. Tel est le bilan des actes de pyromanie que viennent de subir les populations de Matchitchia et de Roum dans le canton de Tourou, dĂ©partement du Mayo-Tsanaga. Le 13 janvier dernier, ces populations avaient Ă©tĂ© surprises dans leur sommeil par une forte colonie de Boko Haram armĂ©s jusqu’aux dents.

L’objectif de ces malfrats Ă©tait sans doute de semer la panique dans ces villages en jetant le feu sur les cases. Le bilan de cette attaque est de quatre morts, Ă  savoir des personnes qui n’ont pas pu s’échapper des feux nourris. Pour ce qui est des biens matĂ©riels, on a dĂ©nombrĂ© 93 cases volĂ©es dans la fumĂ©e dont 10 magasins remplis de cĂ©rĂ©ales.

Sans compter les motos, les moulins Ă  Ă©craser, les machines Ă  coudre et les troupeaux de petits ruminants emportĂ©s par ces malfrats, laissant les populations dans un dĂ©nuement total. Le 19 janvier, ces malfrats sont encore revenus sur leurs pas, mais cette fois-lĂ , sans grand succĂšs puisqu’un habitant a saisi au tĂ©lĂ©phone Joseph Christian Abouma Christian, le sous-prĂ©fet de Mokolo qui a du coup alertĂ© les forces de dĂ©fense qui ont repoussĂ© les assaillants qui venaient de brĂ»ler cinq cases.

Face Ă  cette situation, le Pr Bouba Kidakou, prĂ©sident du comitĂ© de dĂ©veloppement du canton de Tourou, par ailleurs coordonnateur rĂ©gional de l’ONG espagnole « Zerca y Lejos » s’est rendu sur le terrain le 20 janvier 2018 pour rĂ©conforter ces populations victimes des actes de barbarie.

Dans leurs bagages, des gilets, des torches, des sifflets qu’ils ont remis aux membres des comitĂ©s de vigilance. Le prĂ©sident du comitĂ© de dĂ©veloppement de Tourou a aussi remis des appuis financiers aux membres des comitĂ©s de vigilance ainsi qu’aux victimes des actes de pyromanie. Un geste d’encouragement que les sinistrĂ©s ont saluĂ©.
​​CoopĂ©ration Chine-Cameroun: l’aviation en bonne place

#Economie
Félicité BAHANE N.

Depuis la livraison du 1er MA60 en 2012, l’entreprise chinoise AVIC International est prĂ©sente au Cameroun pour la maintenance des aĂ©ronefs et la formation du personnel.

Mardi dernier, 23 janvier 2018, Ă©tait jour anniversaire du vol inaugural des deux aĂ©ronefs MA60 de fabrication chinoise, par la compagnie aĂ©rienne du Cameroun (Camair-Co). Bien avant cet Ă©vĂšnement, la simple acquisition de ces engins avait fait l’objet de vives polĂ©miques au Cameroun. Beaucoup doutaient de leur fiabilitĂ©.

Mais voici deux ans que les MA60 survolent le ciel du pays dans le cadre de vols civils, sans le moindre incident. Bien au contraire ! GrĂące Ă  leur souplesse, en termes de nombre de places rĂ©duit, de superficie de manƓuvre moins grande (pouvant atterrir dans de petits aĂ©roports) et une faible consommation en carburant, les MA60 ont favorisĂ© la relance de la Camair-Co, avec l’ouverture successive des dessertes domestiques (Bafoussam, Bamenda et bientĂŽt vers d’autres localitĂ©s du pays).

Ce mardi donc, Ă  l’occasion du deuxiĂšme anniversaire de la mise en exploitation des avions MA60 de Camair-Co, le constructeur AVIC International en a profitĂ© pour faire le point de la coopĂ©ration Chine-Cameroun dans le domaine de l’aviation. L’on retient d’emblĂ©e que le groupe AVIC, prĂ©sente au Cameroun depuis 2009 a livrĂ© un premier aĂ©ronef au pays en 2012, pour usage militaire.

Cette sociĂ©tĂ© d’Etat chinoise, riche de 450 000 employĂ©s, est dĂ©tenteur de la technologie chinoise en matiĂšre de fabrication d’avions civils et militaires. De ce fait, elle est en charge de l’exĂ©cution de la vision du gouvernement chinois dans le cadre de sa coopĂ©ration avec les pays africains dont le Cameroun.

Occasion de rappeler que c’est le Premier ministre Chinois, Li Keqiang qui a proposĂ© l’implĂ©mentation du plan de coopĂ©ration Chine-Afrique dans le secteur de l’aviation. C’est ainsi qui a assurĂ© son soutien aux entreprises chinoises, pour la mise Ă  disposition des aĂ©ronefs aux partenaires africains.

Au Cameroun, selon une responsable d’AVIC, « la Chine n’est pas lĂ  simplement pour introduire les avions sur le marchĂ© local. Nous accordons une grande importance au service aprĂšs-vente, notamment la maintenance et la mise Ă  disposition des piĂšces de rechange, mais aussi la formation du personnel ».

Cette source souligne justement qu’en partenariat avec Camair-Co, AVIC est en train de mettre en place un magasin de stockage de piĂšces de rechange Ă  Douala, pour rĂ©duire les dĂ©lais de livraison de ces piĂšces.

A long terme, l’objectif d’AVIC est de renforcer les capacitĂ©s du Cameroun dans le domaine de l'aviation civile. Cela consiste par exemple Ă  former davantage de personnels, Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© des infrastructures aĂ©roportuaires et Ă  crĂ©er des centres de maintenance.

Actuellement, l’un des principaux projets de coopĂ©ration dans le pipe porte sur la crĂ©ation d’une Ă©cole de formation dans les mĂ©tiers de l’aviation au Cameroun, couvrant toute la sous-rĂ©gion CEMAC.

L’idĂ©e du gouvernement chinois, selon notre source, « c’est de transfĂ©rer la technologie tout en maintenant les cerveaux africains chez eux ».
​​MA60 Aircraft: Living Up To Expectations, Two Years On!

#Economie
MBOM Sixtus

The Chinese-made planes have manifestly heightened the performance of the national carrier, Camair-Co.

Evidence on the ground shows the performance of the Chinese-made Modern Ark planes, MA60, which have been flying the skies of Cameroon for two years now have so far been satisfactory. Two of the planes acquired by the national carrier, Camair-Co, in 2015 carried out their maiden flight from Douala to Yaounde on January 23, 2016.

They touched down the 101 Air Force base in Yaounde to a ceremony attended by top ranking officials of the Ministry of Transport, officials of Aviation Industry Corporation of China and top staff of the Chinese Embassy in Yaounde. The two planes began flying the skies of Cameroon after being grounded for one year, due to a controversy which the Minister of Transport, Edgard Alain Mebe Ngo’o described as baseless. Meanwhile, Cameroonian Armed Forces had been offered an MA60 aircraft as a gift from the people of China.

The acquisition of the MA60 planes by Camair-Co brought to five, the number of aircraft in the corporation’s fleet. Intended to boost flights between the various regions of the country, the MA60 planes effectively increased the number of flights between Yaounde and Douala and later connected both cities to Bafoussam within its first year of operation. Last year, the planes began exploration new routes, prompting the reopening of the Bamenda Airport on July 20, 2017.

To the astonishment of naysayers who had questioned the capacity of the aircraft, both planes carried out 11 flights between Yaounde and Douala in one day when a major bridge linking Yaounde to Douala collapsed on October 20, 2016. The MA60 airplanes also played a vital role when Cameroon hosted the Women’s Africa Cup of Nations in the towns of Yaounde and Limbe.

They will undoubtedly be indispensible when Cameroon hosts Africa’s greatest sporting jamboree, the Africa Cup of Nations, next year. They are credited for contributing to the improvement of regularity and punctuality of Camair-Co flights, which as of December 2017 stood at 86% and 71% respectively.

Additional destinations facilitated by the new planes and other reforms at Camair-Co impelled an increase in the monthly income of the corporation from some FCFA 400 million to about FCFA 2 billion.

Current destinations include Douala, Yaounde, Bamenda, Maroua, Garoua, Ngaoundere and Bafoussam. Sources say the national carrier boasted of transporting no fewer than 200, 000 passengers in 2017.

It should be noted that the acquisition of the MA60 airplanes is fruit of negotiations which took place in China on July 20, 2011 between President Paul Biya and his Chinese counterpart.
Forwarded from Cameroon Tribune
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