Cameroon Tribune
1.68K subscribers
1.65K photos
23 videos
200 files
8.44K links
Le Quotidien national 🇹đŸ‡Č bilingue đŸ‡«đŸ‡·đŸŽó §ó ąó „ó źó §ó ż.

đŸ‘šâ€đŸŽ€ Unofficial Channel.
Download Telegram
«Nous visons le championnat ou la coupe»

#Sports
Yannick ZANGA

Albert Roger Milla, Président de TKC handball dames.

Sur le plan administratif, comment préparez-vous la prochaine saison ?

Sur ce plan, nous nous concertons avec nos diffĂ©rents sponsors afin d’avoir des ressources financiĂšres pour prĂ©parer la saison Ă  venir. Ensuite, la phase de recrutement achevĂ©e, il nous faudra assurer les primes de signature des nouvelles joueuses. Pour ce qui est du matĂ©riel de travail, Ă  ce niveau, nous n’avons pas de souci.

Pourtant qualifié en compétition continentale interclub les deux années précédentes, TKC handball dames a brillé par son absence. Sera-ce encore le cas cette année ?

En raison de problĂšmes d’argent, ça fait deux annĂ©es successives que les pouvoirs publics n’ont pas pu permis Ă  l’équipe d’aller en compĂ©tition africaine. Entre temps, la ConfĂ©dĂ©ration africaine de handball (Cahb) a suspendu le Tkc. Il revient au ministĂšre de payer cette amende et d’Ɠuvrer pour la levĂ©e de la suspension. Si tel est le cas, le Tkc va participer Ă  la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe qui se dĂ©roulera en avril prochain en Egypte. Pour ce qui est des joueuses, elles seront prĂȘtes Ă  cet effet.

Des ambitions sur la scĂšne nationale ?

Je trouve qu’il est encore tĂŽt pour Ă©voquer nos ambitions. Il faudrait attendre que nos joueuses soient physiquement prĂȘtes. Mais comme toute Ă©quipe qui va en compĂ©tition, nous avons l’objectif de remporter l’un des deux trophĂ©es mis en jeu. A savoir le championnat ou la coupe du Cameroun. Nous essayons de retrouver notre niveau d’il y a quelques annĂ©es, oĂč nous parvenions Ă  faire le doublĂ©. Tout dĂ©pend des joueuses.
Expropriations fonciĂšres en Afrique du Sud: Pas de compensation en vue

#International
Sainclair MEZING

Le Parlement a voté à une large majorité une dépossession des terres aux Blancs au profit de la majorité noire.

Les dĂ©putĂ©s sud-africains ont votĂ© mardi par 241 voix contre 83 en faveur de la motion visant Ă  ouvrir le processus de modification de la Constitution du pays permettant l’expropriation sans compensation aux Blancs.

DĂ©fendue par Julius Malema, leader de Economic Freedom Fighters (EFF), parti d’opposition radical marxiste, ladite motion a largement Ă©tĂ© soutenue par le CongrĂšs national africain (ANC) au pouvoir qui dĂ©tient la majoritĂ© des dĂ©putĂ©s, mais rejetĂ©e par les formations politiques Alliance dĂ©mocratique, du Freedom Front Plus, Cope et le Parti chrĂ©tien-dĂ©mocrate africain qui ont estimĂ© que cette rĂ©forme met sĂ©rieusement en danger l'Ă©conomie nationale. Une commission parlementaire a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© constituĂ©e pour rĂ©viser l’article 25 de la loi fondamentale du pays autorisant les expropriations.

Selon Julius Malema, «le temps de la réconciliation est fini. L'heure de la justice a sonné. Nous ne cherchons pas la vengeance (...) Nous devons nous assurer que nous restaurons la dignité de notre peuple sans indemniser les criminels qui ont volé notre terre».

Le leader de Economic Freedom Fighters qui a fait de la question de l’expropriation fonciĂšre son cheval de bataille, a invitĂ© les siens Ă  «s’emparer des terres». D’aprĂšs des statistiques, la minoritĂ© blanche dĂ©tient aujourd’hui 73% des terres contre 85% Ă  la fin de l’apartheid.

Pour Julius Malema, bien que la redistribution des terres se soit souvent soldĂ©e par un Ă©chec la rĂ©trocession des terres Ă  la majoritĂ© noire n’est que justice.

Présidant la semaine derniÚre le dernier congrÚs de l'ANC, Cyril Ramaphosa a promis une réforme agraire visant à «panser les plaies du passé et à accélérer la redistribution de la terre aux Sud-Africains noirs». «Nous gérerons ce problÚme (...) d'une maniÚre qui ne portera pas atteinte à l'économie.

Nous n'autoriserons pas des interventions s'apparentant à du vol (...) nous ne ferons pas les erreurs que les autres ont commises», a promis le nouveau président sud-africain.
​​Chantiers de la CAN: Olembe met les bouchĂ©es doubles

Yannick ZANGA

Les travaux se sont accĂ©lĂ©rĂ©s ces derniers jours Ă  la suite des rĂ©ajustements ayant entraĂźnĂ© la dĂ©mission dd l’ancien chef de projet.

A notre arrivĂ©e au complexe sportif d’Olembe lundi dernier, la cargaison n’est pas complĂšte. Les derniers Ă©lĂ©ments du deuxiĂšme contingent des matĂ©riels prĂ©fabriquĂ©s en provenance d’Italie manquent encore Ă  l’appel. Avec leur arrivĂ©e annoncĂ©e pour la soirĂ©e, 9000 tonnes de matĂ©riels seront dĂ©finitivement Ă  bon port.

Une cargaison qui se dĂ©cline en trois grues de 300, 220 et 100 tonnes qui, aprĂšs vĂ©rification d’usage viendront s’ajouter aux neuf grues opĂ©rationnelles. On dĂ©nombre Ă©galement 384 dalles, 189 poutres, 118 colonnes et 254 gradins destinĂ©s pour les zones nord, sud et est du stade.

En compagnie de son excellence Roger Milla (trÚs sollicités par les ouvriers locaux et étrangers, ndlr), ambassadeur itinérant à la présidence de la République, nous nous déportons dans la zone sud du stade. On croit assister à une partie géante de Lego. Une grue de 100 tonnes transporte et installe les poteaux de 12,30 tonnes au deuxiÚme niveau de la tribune.

Un palier qui sera reliĂ© Ă  la rame d’entrĂ©e des spectateurs qui servira de couverture au centre commercial. DĂ©jĂ  installĂ©es sur la face sud, les dalles de 12mĂštres fraĂźchement arrivĂ©es de Douala durant le week-end sont disposĂ©es sur des poutres reposant sur les colonnes (coulĂ©es sur place et prĂ©fabriquĂ©es). L’opĂ©ration d’une dizaine de minutes par poutre est effectuĂ©e par des ingĂ©nieurs italiens.

Cependant, le chef d’équipe est mĂ©content de la lenteur du chauffeur de la grue. Qu’à cela ne tienne, Sam Thamin, directeur gĂ©nĂ©ral du Groupe Piccini au Cameroun prend congĂ© d’eux, en leur adressant un «respeto (traduction française de respect) !».
Dans la zone Est, les armatures en pente, toutes en fer, nécessaires pour le coulage des fondations et des principaux piliers des tribunes ont été érigées.

A l’opposĂ©, cĂŽtĂ© ouest, les fondations de la tribune officielle sont Ă  moitiĂ© achevĂ©es. Sans ballon, nous faisons notre entrĂ©e sur l’aire de jeu. Du moins, ce qui en tient lieu. Par endroits, des points de rĂ©fĂ©rences topographiques ont Ă©tĂ© marquĂ©s. De cette position on peut clairement identifier les poutres premiĂšres. Elles dĂ©signent de gros Ă©lĂ©ments structurels sous forme d’escalier sur lesquels sont placĂ©s les gradins qui supporteront Ă  leur tour les siĂšges. Lorsque nous quittions les lieux, la pose des premiers gradins Ă©tait imminente.

A 10 mois de la date de livraison du stade (28 dĂ©cembre 2018, ndlr), ces rĂ©alisations ont une incidence sur les chiffres indiquant le taux de rĂ©alisation des travaux. «Sur la base des activitĂ©s prĂ©vues dans le planning, nous atteignons aujourd’hui un taux de 31%», nous indique Sam Thamin, Dg du Groupe Piccini Cameroun. Un calcul qui prend exclusivement en compte les travaux rĂ©alisĂ©s sur le site du complexe sportif d’Olembe, faut-il le prĂ©ciser.
Construction des logements sociaux: le PM prescrit l’accĂ©lĂ©ration des travaux

Séraphin Magloire FOUDA

Le communiquĂ© rendu public Ă  l’issue du Conseil de cabinet tenu hier.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Monsieur Philemon Yang, a présidé ce mercredi, 1er mars 2018 dÚs 15 h à l'immeuble principal abritant ses Services, le Conseil de cabinet du mois de février 2018. Y ont pris part, outre ses proches collaborateurs, le vice-Premier ministre, les ministres d'Etat, les ministres, les ministres délégués ainsi que les secrétaires d'Etat.

Deux points figuraient Ă  l'ordre du jour de ce Conseil:

1. un exposé du ministre délégué à la présidence de la République chargé des Marchés publics sur« les enjeux et perspectives de la dématérialisation des procédures de passation des marchés publics»;

2. un exposé du ministre de l'Habitat et du Développement urbain sur «l'état d'avancement du programme de construction des logements sociaux dans le cadre du Plan d'urgence triennal pour la croissance économique».

Avant de donner la parole aux ministres concernĂ©s pour la prĂ©sentation de leurs exposĂ©s, le Premier ministre s'est appesanti sur les instructions du prĂ©sident de la RĂ©publique, prescrivant de rĂ©duire au strict nĂ©cessaire les missions Ă  1'Ă©tranger des membres du gouvernement et des agents de 1'Etat, de mĂȘme que les tailles des dĂ©lĂ©gations constituĂ©es Ă  cet effet.

Il a ainsi indiqué que les déplacements en avion des présidents des Conseils d'administration, des administrateurs, des directeurs généraux et des directeurs généraux-adjoints des entreprises et établissements publics, s'effectueront désormais en classe affaires, et seront subordonnés à l'autorisation préalable des ministres de tutelle technique et du chef du gouvernement.

S'agissant des agents publics, le Premier ministre a rappelé que leurs déplacements à 1'étranger dans le cadre des missions officielles s'effectuent en classe économique, et que ceux qui bénéficiaient à titre exceptionnel du privilÚge de voyager en premiÚre classe sont ramenés à la classe affaires. Le Premier ministre a instruit les chefs de département ministériel et le ministre des Finances en particulier, de veiller au strict respect des classes de voyage correspondant à chaque agent public, dans l'attente de la révision en cours du décret y afférent.

Invité à prendre la parole à la suite de la communication introductive du chef du gouvernement, le ministre des Marchés publics a présenté les enjeux du projet de dématérialisation des procédures de passation des marchés publics. Ce projet, encore appelé« e­ procurement», est articulé en 03 phases qui s'inscrivent dans un ambitieux programme de modernisation du systÚme camerounais de la commande publique, à l'effet de le rendre plus performant en termes de célérité, de transparence et de simplification des procédures.

Evoquant les actions réalisées avec l'appui de la coopération coréenne au titre de la premiÚre phase dudit projet, le ministre a souligné l'opérationnalisation de la plateforme de dématérialisation des documents utilisés dans le cadre des appels d'offres, dénommée « Cameroon on ligne e-procurement system » (COLEPS). Par le biais de cette plateforme, 1898 marchés ont été programmés en 2017 et 177 avis d'appel d'offres y ont été publiés.
​​En outre, le cadre juridique rĂ©gissant la dĂ©matĂ©rialisation des procĂ©dures a Ă©tĂ© mis en place, Ă  la faveur de la signature le 05 janvier 2018 des textes fixant les rĂšgles d'utilisation, ainsi que les conditions et modalitĂ©s de passation des marchĂ©s par voie Ă©lectronique au Cameroun.

En guise de perspectives, le ministre des Marchés publics a annoncé la poursuite de la deuxiÚme phase du projet comprenant notamment:
(i) la constitution d'une banque de données statistiques et économiques dans le secteur des marchés publics;
(ii) le développement de modules informatiques permettant la signature électronique des contrats, le suivi de 1'exécution des marchés publics et le paiement en ligne des frais y relatifs.

En outre, l'édifice normatif de la dématérialisation des procédures régissant la commande publique est appelé à se densifier, et une phase pilote d'expérimentation du projet sera conduite en 2018 sur un échantillon de départements ministériels et de collectivités territoriales décentralisées.

La parole est ensuite revenue au ministre de l'Habitat et du Développement urbain, pour le compte rendu de l'avancement du programme de construction des logements sociaux dans le cadre du Plan d'urgence triennal pour l'accélération de la croissance économique. Il a indiqué que ce programme prévoit la construction de 800 logements au total, à raison de 100 logements par Région, hormis les villes de Yaoundé (Région du Centre) et de Douala (Région du Littoral), qui bénéficient d'autres programmes en matiÚre d'habitat social. A ces logements, s'ajoutent des équipements socio-collectifs, notamment une école primaire et maternelle, un centre de santé; un supermarché, des bùtiments à usage de bureaux ainsi que des aires de jeux.

S'agissant de l'état d'exécution de cet important programme, le ministre de l'Habitat a fait savoir que la phase des études est achevée et les travaux sont en cours dans toutes les Régions concernées. Le taux d'exécution à date est de 92% pour le site d'Ebolowa et s'élÚve à 35% en moyenne pour les 07 autres sites concernés. La livraison des différents chantiers est prévue au cours de l'année 2018.

Pour terminer, le ministre de l'Habitat a mentionné quelques difficultés qui entravent 1'exécution diligente des travaux, à l'instar de la morphologie de certains sites et du climat sécuritaire qui prévaut depuis quelques temps dans certaines régions du pays.

Au terme des échanges qui ont suivi ces présentations, le Premier ministre a prescrit au ministre des Marchés publics de finaliser les projets de texte en cours d'élaboration, afin de compléter l'architecture normative régissant la passation en ligne des marchés publics. Il lui a également demandé de veiller à 1'appropriation par tous les acteurs des outils du e-procurement, de maniÚre à garantir les principes d'équité et de libre accÚs à la commande publique.

Au ministre de l'Habitat et du Développement urbain, le chef du gouvernement a instruit de veiller à 1'accélération de la cadence des travaux sur tous les sites et de lui soumettre une stratégie de commercialisation des logements sociaux.

Le Conseil s'est achevé à 17h15mn.

Yaoundé, le 1er mars 2018

Le Secrétaire général des
services du Premier ministre,

(é) Séraphin Magloire FOUDA
​​Parlement: une rentrĂ©e pas comme les autres

Jean Francis BELIBI

La session qui commence ce jour se déroule en pleine préparation des sénatoriales du 25 mars prochain et à quelques jours de la premiÚre du CongrÚs réunissant les chambres.

C’est peu dire que les responsables administratifs de l’AssemblĂ©e nationale sont au four et au moulin ce jeudi 1er mars 2018, Ă  la veille de l’ouverture de la premiĂšre session ordinaire de l’annĂ©e lĂ©gislative en cours. Eux qui sont doublement interpellĂ©s pour la circonstance.

Car si les travaux de cette session vont connaĂźtre leur calendrier habituel, Ă  savoir l’élection du bureau dĂ©finitif de la chambre, l’examen des projets de loi soumis par le gouvernement et mĂȘme des propositions de loi qui pourraient venir des parlementaires, le contrĂŽle de l’action gouvernementale Ă  travers les questions orales ou Ă©crites, ce qui pourrait apparaĂźtre aux yeux de certains observateurs comme de la « routine », il n’en demeure pas moins vrai que les regards restent focalisĂ©s sur l’évĂ©nement de mardi prochain au Palais des CongrĂšs de YaoundĂ©.

C’est en effet ici que va se tenir la premiĂšre session du CongrĂšs du parlement camerounais. Cette grande premiĂšre, qui se dĂ©roulera selon les dispositions de l’alinĂ©a 4 de l’article 51 de la Constitution, va recevoir le serment des membres du Conseil constitutionnel nommĂ©s par le prĂ©sident de la RĂ©publique le 7 fĂ©vrier 2018.

Et comme le veulent les usages en la matiĂšre, c’est le bureau de l’AssemblĂ©e nationale qui va conduire ces dĂ©bats : « Il n’y aucun stress particulier, mĂȘme s’il s’agit d’une grande premiĂšre dans la vie institutionnelle de notre pays », souligne l’un des cadres rencontrĂ© hier en fin de matinĂ©e au Palais de verre de Ngoa EkellĂ©.

C’est la mĂȘme sĂ©rĂ©nitĂ© qui s’affiche du cĂŽtĂ© du Palais des CongrĂšs de YaoundĂ© oĂč doit siĂ©ger le SĂ©nat, du moins du cĂŽtĂ© de l’administration. Si son hĂ©micycle est habituĂ© Ă  accueillie la centaine de membres de la chambre, il est clair qu’il va devoir subir des modifications pour l’évĂ©nement de mardi prochain. Difficile nĂ©anmoins de ne pas relever que cette session sera la derniĂšre du premier mandat de cette chambre qui est opĂ©rationnelle depuis 2013.

Celle-ci doit en effet ĂȘtre renouvelĂ©e le 25 mars prochain dans le cadre des secondes Ă©lections sĂ©natoriales de l’histoire de notre pays. L’anxiĂ©tĂ© s’est donc emparĂ©e des membres de la chambre : « C’est une session qui arrive Ă  un moment important de la vie de notre parlement. Nous l’abordons avec une certaine anxiĂ©tĂ©, certains d’entre nous ne sachant pas s’ils ont Ă  nouveau reçu l’investiture de leur formation politique », souligne l’un des membres de la chambre qui souhaite garder l’anonymat.

Ici, comme du cĂŽtĂ© du Palais de verre de Ngoa EkellĂ©, les travaux vont ĂȘtre ouverts par les bureaux d’ñge, mĂȘme si tout laisse penser que ceux-ci ne resteront pas longtemps en activitĂ©s.
​​Lutte contre la malnutrition: l’Allemagne offre prùs de 10 milliards

SorĂšle GUEBEDIANG Ă  BESSONG

Le Minepat a signĂ© une convention avec l’Unicef et le gouvernement allemand pour la seconde phase du projet KFW mercredi Ă  YaoundĂ©.

Des signatures sur trois parapheurs. Elles portent l’estampille du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, de Jacques Boyer, reprĂ©sentant rĂ©sident de l’Unicef au Cameroun et de Jan Froelich, directeur de la KFW, banque de dĂ©veloppement allemand. Comme pour sceller une fois de plus ce mĂ©nage Ă  trois dont l’objectif est de lutter contre la malnutrition dans les rĂ©gions du Grand Nord et de l’Est.

C’était en prĂ©sence du ministre de la SantĂ© publique, AndrĂ© Mama Fouda. Ceci parce que ces rĂ©gions prĂ©sentent une situation prĂ©caire avec une prĂ©valence chez les enfants de moins de cinq ans atteints de malnutrition aiguĂ« dont le taux se situe entre 5 et 10%. La rĂ©gion de l’ExtrĂȘme-Nord prĂ©sente une situation d’urgence en termes de malnutrition aiguĂ« sĂ©vĂšre avec une prĂ©valence de 2,2%.

Pour pallier cette situation, le gouvernement allemand a octroyĂ© pour la deuxiĂšme fois un don financier de 9,861 milliards de F (15 millions d’euros) au gouvernement camerounais pour la deuxiĂšme phase du projet. Une autre Ă©tape qui va porter les zones d’intervention de 37 districts couverts par la premiĂšre phase Ă  67, pour une durĂ©e de mise en Ɠuvre de trois ans (janvier 20018-dĂ©cembre 2020).

Avec les mĂȘmes objectifs que sont : la prise en charge des cas de malnutrition aiguĂ« sĂ©vĂšre, les pratiques d’alimentation des nourrissons et jeunes enfants, l’apport en micronutriments et le renforcement des capacitĂ©s de tous les maillons de la chaĂźne impliquĂ©s dans le processus.
Concernant la KFW, Jan Froelich a rassurĂ© le gouvernement camerounais de son soutien dans ses efforts d’amĂ©liorer les conditions de vie des populations.

« Nous sommes impressionnĂ©s par les actions et l’engagement des personnes qui travaillent aux cĂŽtĂ©s de l’Unicef et des ONG afin d’assurer la dignitĂ© des rĂ©fugiĂ©s venant du NigĂ©ria et de la Centrafrique en Ă©vitant de crĂ©er des inĂ©galitĂ©s », a-t-il indiquĂ©. Un avis partagĂ© par Jacques Boyer qui a remerciĂ© le deuxiĂšme financement de cette action et la confiance du Cameroun envers l’Unicef.

Et le ministre Louis Paul Motaze de rappeler que ces zones ciblĂ©es font l’objet de l’instruction du chef de l’Etat pour la consolidation de la paix et a rĂ©itĂ©rĂ© son engagement Ă  relever ce dĂ©fi une fois de plus Ă  travers des rĂ©sultats positifs. Ce projet est portĂ© par le Minepat et exĂ©cutĂ© par l’Unicef dont le don de la premiĂšre phase, exĂ©cutĂ©e depuis 2016, s’élĂšve Ă  environ cinq milliards de F pour un taux de rĂ©alisation de 59% Ă  mi-parcours.
​​Mora-Dabanga-Kousseri: les travaux ont repris

AĂŻcha NSANGOU

Le ministre des Travaux publics a procédé hier au lancement officiel des travaux de réhabilitation de cet axe, en présence de son collÚgue de la Défense.

Le projet de reconstruction de la nationale Numéro 1, Mora-Dabanga-Kousseri avec contournement à Kousseri a pris un nouvel élan hier. Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi a relancé hier les travaux sur cet axe, en présence du ministre délégué à la Défense, Joseph Beti Assomo.

Les travaux qui seront rĂ©alisĂ©s par le GĂ©nie militaire se subdivisent en trois sections: Kousseri-Maltam-Dabanga (72,5km), Dabanga-Ndiguina-Waza (60,5 km) et Waza-Mora (62 km) avec le contournement de Kousseri (7km). La rĂ©fection de ce tronçon routier va assurĂ©ment donner un coup d’accĂ©lĂ©rateur Ă  l’activitĂ© Ă©conomique dans cette rĂ©gion.

Il est question, pour ce projet qui va mobiliser prĂšs de 70 milliards de F (co financement banque mondiale et gouvernement du Cameroun), d’amĂ©liorer la traficabilitĂ© de cette section du corridor Douala-Ndjamena, de contribuer au dĂ©senclavement de l’ExtrĂȘme-nord, de rĂ©duire le temps du parcours sur le tronçon Mora-Dabanga-Kousseri, de garantir la sĂ©curitĂ© et le confort de l’usager entre Mora et Kousseri.

Les travaux sur ces tronçons avaient Ă©tĂ© interrompus et les marchĂ©s y relatifs rĂ©siliĂ©s du fait de l’insĂ©curitĂ© dans cette zone. DĂ©sormais confiĂ©s au GĂ©nie militaire donc, ils devront ĂȘtre livrĂ©s dans 24 mois. Nous y reviendrons dans notre prochaine Ă©dition.
Cameroon Tribune Monday, March 5, 2018.

Cameroon Tribune du lundi, 5 mars 2018.
​​Paul Biya rĂ©amĂ©nage le gouvernement

Yves ATANGA

Le chef de l’Etat a encore rĂ©ussi Ă  surprendre tout le monde vendredi soir en signant une sĂ©rie de dĂ©crets qui injectent du sang neuf au sein de l’équipe gouvernementale.

Comment fait-il pour toujours choisir le moment oĂč on s’y attend le moins ? La rĂ©ponse Ă  cette question, seul Paul Biya la dĂ©tient. Le prĂ©sident de la RĂ©publique a encore rĂ©ussi son coup vendredi dernier, en prenant de court toute la RĂ©publique. En ce dĂ©but de week-end, rien ne prĂ©sageait une tournure des Ă©vĂ©nements telle que les Camerounais l’ont vĂ©cue dĂšs 20h.

L’actualitĂ© de ces derniers jours, dĂ©jĂ  chargĂ©e, venait de dĂ©rouler une rentrĂ©e parlementaire aux enjeux Ă©vidents. Et les observateurs de la scĂšne politique s’apprĂȘtaient tranquillement pour les Ă©lections des bureaux permanents du SĂ©nat et de l’AssemblĂ©e nationale, avant le grand rendez-vous du CongrĂšs mardi. L’imprĂ©visible Monsieur Biya est donc entrĂ© en scĂšne.

Et il ne faudra pas attendre jusqu’à mardi pour voir bouger l’actualitĂ© politique nationale. Les inconditionnels du journal parlĂ© de 20h sur le poste national de la CRTV auront la primeur, quand « d’importants textes du chef de l’Etat » sont annoncĂ©s. La formule dĂ©clenchera l’alerte chez les auditeurs, et les oreilles se tendent vers les transistors. Au total, cinq dĂ©crets signĂ©s ce vendredi 2 mars.

Modification de l’organisation du gouvernement, avec notamment l’avĂšnement du ministĂšre de la DĂ©centralisation et du DĂ©veloppement local, rĂ©amĂ©nagement du gouvernement, nomination de nouveaux responsables au SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral et au Cabinet civil de la prĂ©sidence de la RĂ©publique. A 20h vendredi, le Cameroun qui s’apprĂȘtait Ă  profiter d’une nuit paisible aprĂšs une semaine pleine, s’offre brusquement une nuit blanche.

Car Ă©videmment, l’information se rĂ©pand comme une traĂźnĂ©e de poudre. Avec ses corollaires. RuĂ©e vers les domiciles des promus, oĂč familles, amis, collaborateurs et journalistes se retrouvent dans une ambiance de carnaval ; commentaires interminables sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision et de radio, ou simplement dans les quartiers. C’est sĂ»r, personne dans l’opinion n’avait vu venir celle-lĂ .

Car c’est bien lĂ , la marque de fabrique du chef de l’Etat camerounais. Dans un pays oĂč l’attente du « remaniement » est quasi-permanente, le prĂ©sident Paul Biya rĂ©alise toujours la prouesse de le faire Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale. Le choix du moment, tout un art chez celui que beaucoup –admirateurs et contempteurs confondus – appellent volontiers le « MaĂźtre du calendrier ».

A cet exercice, Paul Biya n’a pas son pareil. Les textes signĂ©s vendredi dernier brillent une fois de plus par leur pertinence et leur opportunitĂ©. Le meilleur exemple est sans doute la crĂ©ation d’un dĂ©partement ministĂ©riel entiĂšrement dĂ©diĂ© Ă  la dĂ©centralisation et au dĂ©veloppement local. Au cours des derniers mois, la problĂ©matique de la dĂ©centralisation a souvent occupĂ© le dĂ©bat, notamment Ă  la faveur de la situation dans les rĂ©gions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest.

L’analyse de la situation et les dolĂ©ances rĂ©currentes entendues au cours des concertations dĂ©bouchent donc sur cette nouveautĂ©. On en attend une autre dimension de la dĂ©centralisation, bien au-delĂ  des intentions, bien plus loin que les premiers pas dĂ©jĂ  faits en la matiĂšre. Paul Biya qui lit bien les signes du contexte sociopolitique semble bien agir en consĂ©quence.

Et voilĂ  une femme de plus dans le gouvernement, voilĂ  des jeunes loups aux affaires. Sans oublier ces rĂ©ajustements qui touchent pratiquement tous les secteurs Ă  caractĂšre Ă©conomique (Finances, Economie, planification et amĂ©nagement du territoire, Transports, ForĂȘts et faune, Travaux publics). Le message est clair : le Cameroun doit continuer d’avancer.
​​SĂ©nat: Marcel Nial Njifenji réélu

Alexandra TCHUILEU N.

Le prĂ©sident sortant de la chambre reconduit samedi dernier, au lendemain de l’ouverture de la session.

Ce sera avec Marcel Niat Njifenji jusqu’au bout de cette premiĂšre lĂ©gislature au SĂ©nat. Il a Ă©tĂ© réélu prĂ©sident du SĂ©nat au terme d’une Ă©lection organisĂ©e samedi dernier. Des 89 votants, il y a eu 13 bulletins nuls contre 76 bulletins pour le seul candidat. C’était dans le cadre d’une session plĂ©niĂšre du SĂ©nat prĂ©sidĂ©e, Ă  l’entame, par le doyen d’ñge, chief Victor Esemingsongo Mukete.

C’était Ă©galement l’occasion d’élire les autres membres du bureau du SĂ©nat. Il s’agissait notamment du premier vice-prĂ©sident revenu au sĂ©nateur Aboubakary Abdoulaye, ainsi que des quatre autres vice-prĂ©sidents, de trois questeurs et de huit secrĂ©taires. De tous ces responsables reconduits, seul un nouveau questeur entre au bureau. Il s’agit du sĂ©nateur Abdoulaye Wouyack Marava.

Il remplace ainsi Jean-Baptiste Baskouda, nommĂ© membre du Conseil constitutionnel le 07 fĂ©vrier dernier. Lors de son premier discours pour cette session, Marcel Niat Njifenji a rappelĂ© le contexte dans lequel les travaux de mars se tiennent. C’est celui des Ă©lections sĂ©natoriales prĂ©vues le 25 mars prochain. « Je vous invite Ă  faire montre de l’esprit de discipline et de dĂ©vouement pendant cette session.

Elle ne doit pas ĂȘtre perturbĂ©e par le calendrier Ă©lectoral. Nous nous devons de terminer en beautĂ© le travail que nous faisons ici depuis cinq ans pour nos populations », a-t-il demandĂ©. Il a Ă©galement saisi cette occasion pour fĂ©liciter ClĂ©ment Atangana, le prĂ©sident du Conseil constitutionnel, et les membres nommĂ©s par dĂ©cret prĂ©sidentiel le 07 fĂ©vrier dernier.

RĂ©unis en congrĂšs avec l’AssemblĂ©e nationale, le SĂ©nat va recevoir demain le serment de ces nouveaux membres. A l’ouverture de la session vendredi dernier, le doyen d’ñge, chief Victor Mukete, a louĂ© les mesures prises par le chef de l’Etat « pour garantir la soliditĂ© et la stabilitĂ© de nos institutions, la rĂ©silience de notre Ă©conomie, la paix intĂ©rieure et l’unitĂ© nationale. »

A cet effet, il a appelĂ© l’ensemble des sĂ©nateurs Ă  apporter leur soutien au prĂ©sident Paul Biya, « en laissant de cĂŽtĂ© tout ce qui pourrait mettre Ă  mal l’unitĂ© nationale. » A quelques jours du renouvĂšlement du SĂ©nat, le doyen d’ñge a demandĂ© Ă  tous de travailler avec ardeur et sĂ©rieux lors de cette session.
​​AssemblĂ©e nationale: Cavaye reste au perchoir

Azize MBOHOU

Le prĂ©sident sortant a Ă©tĂ© réélu samedi Ă  au cours d’une plĂ©niĂšre conduite par le bureau d’ñge.

Ce n’est plus le poids du suspens qui est important lors de l’élection du bureau de l’AssemblĂ©e nationale. C’est finalement l’odyssĂ©e de Cavaye YĂ©guiĂ© Djibril depuis 26 ans, au perchoir. Samedi encore, le dĂ©putĂ© de la circonscription Ă©lectorale de Mayo-Sava, dans l’ExtrĂȘme-Nord, a Ă©tĂ© réélu par ses collĂšgues (140 voix sur 158 votants), au cours d’une plĂ©niĂšre prĂ©sidĂ©e par Enow Tanjong, doyen d’ñge.

Immédiatement aprÚs, le TrÚs honorable Cavaye Yéguié Djibril a pris la place de président de la chambre, pour la suite des travaux. Dans le vif, le PAN a adressé ses premiers mots au président national de son parti, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Paul Biya, pour la marque de confiance sans cesse renouvelée à son endroit.

Par ailleurs, il a remerciĂ© ses collĂšgues dĂ©putĂ©s pour la confiance et les a exhortĂ©s Ă  oeuvrer au quotidien pour la sauvegarde de la paix et de la stabilitĂ© au Cameroun. La suite du processus Ă©lectoral a consacrĂ© la réélection d’Hilarion Etong au poste de premier vice-prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, cinq autres vice-prĂ©sidents, quatre questeurs et douze secrĂ©taires. Ce, sur la base d’une liste consensuelle proposĂ©e par les partis politiques siĂ©geant Ă  l’hĂ©micycle.

Ces diffĂ©rents responsables ont immĂ©diatement pris fonction aprĂšs leur dĂ©signation. L’ouverture de la session de mars a eu lieu vendredi. Les travaux Ă©taient prĂ©sidĂ©s comme il est de tradition, par Enow Tanjong. Le doyen d’ñge, dans son allocution, a rappelĂ© la particularitĂ© de 2018. « C’est une importante annĂ©e Ă©lectorale. Le ton a Ă©tĂ© donnĂ© avec l’élection sĂ©natoriale prĂ©vue le 25 mars prochain.

J’invite donc tous les citoyens Ă  se mobiliser pour garantir un franc succĂšs Ă  ce rendez-vous », a martelĂ© le doyen d’ñge. Surtout que, comme l’a soulignĂ© Enow Tanjong, le gouvernement s’est engagĂ© Ă  assurer le bon dĂ©roulement du processus. Pour une annĂ©e de fin de mandat des dĂ©putĂ©s, le doyen d’ñge a souhaitĂ© que les travaux de cette session se tiennent dans un esprit de convivialitĂ© et de fraternitĂ©.
​​Port autonome de Kribi: ça fonctionne !

AĂŻcha NSANGOU

Un peu plus de trois ans aprùs la fin de la construction, l’infrastructure a accueilli le 1er mars dernier son premier navire commercial.

Il est lĂ ! Le navire «Bianca». Parti d’Asie en mi-janvier dernier, ce bateau long de 335m, pesant 90.000 tonnes de jauge brutes pour une capacitĂ© de 8500 containers. C’est d’ailleurs la premiĂšre fois qu’un bateau de ce gabarit accoste au Cameroun. Au Port autonome de Kribi (Pak), il va dĂ©poser un peu plus de 500 containers, contenant des produits de quincaillerie, des matĂ©riels liĂ©s aux travaux de la Coupe d’Afrique des nations, du bois, des voitures etc.

Il en sera dĂ©sormais ainsi au Port autonome de Kribi (PAK). Vendredi dernier, pour la cĂ©rĂ©monie protocolaire d’accueil de «Bianca», il n’y avait pas de groupes de danse comme il est de coutume pour des Ă©vĂ©nements de cette envergure. Mais il y avait de la joie Ă  Mboro sur le site du PAK. Et quand les officiels grimpent de maniĂšre trĂšs prudente les escaliers de Bianca, une vague d’émotion traverse les invitĂ©s prĂ©sents.

C’est donc officiel. Trois ans aprĂšs l’achĂšvement des travaux sur cette infrastructure et six ans aprĂšs la pose de la premiĂšre pierre de ce port par le chef de l’Etat, le Pak est fonctionnel. Et l’arrivĂ©e de ce bateau marque le lancement officiel des activitĂ©s opĂ©rationnelles et commerciales de la deuxiĂšme place portuaire du pays. On devrait dĂ©sormais assister Ă  une activitĂ© 24h/24 sur cette plateforme.

Au cours de la cĂ©rĂ©monie protocolaire prĂ©sidĂ©e par Antoine Bissaga, prĂ©fet de l’OcĂ©an, le directeur rĂ©gional de BollorĂ© transport logistics dans le Golfe de GuinĂ©e, Mohamed Diop a indiquĂ© que «cette infrastructure contribuera Ă  accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement Ă©conomique et social du Cameroun et le navire inaugural l’atteste Ă  suffisance », Et d’ajouter que «Kribi conteneurs terminal va pouvoir accueillir des navires de trĂšs grande capacitĂ© et dĂšs leurs premiĂšres escales sur les cĂŽtes africaines, les armateurs n’auront plus besoin de dĂ©charger une partie de leurs conteneurs avant d’accoster au Cameroun ce qui va rĂ©duire le temps de transit depuis l’Europe du Nord et Ă  partir de l’Asie».

Une batterie de mesures a Ă©galement Ă©tĂ© mise en place pour rĂ©duire le temps d’escale des navires, offrir une politique tarifaire attractive, entre autres, avec toujours pour objectif de faire de cette infrastructure un port de transbordement performant. Par ailleurs, une centaine de dossiers d’entreprises souhaitant opĂ©rer sur la place portuaire est en Ă©tude. D’aprĂšs Patrice Melom, Dg du PAK, il y a un rĂ©el engouement.

Pour l’heure, quelques-unes sont dĂ©jĂ  installĂ©es dont Atlantic cocoa (une usine de transformation de cacao) qui va commencer Ă  opĂ©rer dĂšs septembre avec la crĂ©ation de plus de 300 emplois et Biocam qui exporte de la biomasse Ă  partir d’Hevecam. Vendredi dernier, malgrĂ© le protocole de circonstance l’activitĂ© n’était pas Ă  l’arrĂȘt Ă  Mboro. DĂšs l’entrĂ©e du Pak, une dizaine d’ouvriers s’activent Ă  transporter des mottes de terre avec un matĂ©riel adĂ©quat.

L’on apprendra qu’il s’agit des travaux d’extension du Pak qui sont dĂ©jĂ  en cours. A l’intĂ©rieur, on peut apercevoir sur le site des conteneurs parquĂ©s çà et lĂ . Les portiques de quai qui n’ont pas vĂ©ritablement Ă©tĂ© exploitĂ©s depuis leur installation en 2014 ont Ă©galement fait peau neuve et sont prĂȘts Ă  entrer en action. MĂȘme si pour l’occasion, ils sont restĂ©s inactifs, au grand damne des visiteurs du jour qui auraient aimĂ© les voir dans leur majestueux dĂ©ploiement.

CĂŽtĂ© ressources humaines, aprĂšs le benchmarking au PAD, les personnels du PAK, Ă  la faveur d’un accord qui lie les deux structures portuaires, sont fins prĂȘts pour relever les dĂ©fis.
​​Oveng: les appuis du Cerac aux populations vulnĂ©rables

Yvette MBASSI-BIKELE

Des dons ont été remis aux personnes handicapées, à celle du 3e ùge et aux femmes rurales de la zone, samedi dernier.

Le 3 mars 2018 restera un jour mĂ©morable pour les populations d’Oveng, petite citĂ© du dĂ©partement du Dja et Lobo, perdue dans la forĂȘt Ă©quatoriale, aux confins de la frontiĂšre avec le Gabon. C’est que le Cercle des amis du Cameroun (Cerac), association caritative fondĂ©e par la premiĂšre dame, Chantal Biya, les a ciblĂ©es dans le cadre de sa toute derniĂšre action humanitaire.

Une attention rĂ©sultant en la remise de dons aux personnes handicapĂ©es et du troisiĂšme Ăąge, ainsi qu’aux femmes rurales de cette localitĂ© de 11 000 Ăąmes. ConcrĂštement, des groupes Ă©lectrogĂšnes, motopompes, pressoirs Ă  huile, moulins Ă  Ă©craser les vivres frais et secs, des Ă©greneuses, tronçonneuses, pulvĂ©risateurs, porte tout, brouettes, machettes, houes, machines Ă  limer, surfileuses, plantoirs et autres bottes sont devenus en un jour la propriĂ©tĂ© de ces communautĂ©s.

Pour ne pas faire les choses Ă  moitiĂ©, le Cerac a Ă©galement offert des denrĂ©es alimentaires, des effets vestimentaires et des produits de premiĂšre nĂ©cessitĂ© aux concernĂ©s. Cerise sur le gĂąteau, un ballot de 100 pagnes de la JournĂ©e internationale de la femme a Ă©tĂ© remis, en prĂ©vision de la cĂ©lĂ©bration du 8 mars. « Merci maman Chantal pour cette expression d’amour vĂ©ritable.

De mĂ©moire de natif d’Oveng, cela ne s’était jamais vu », a soutenu le maire de la commune d’Oveng, Samuel Abiaya, reconnaissant. Didier Ndongo, personne en situation de handicap, reprĂ©sentant des bĂ©nĂ©ficiaires des dons a abondĂ© dans le mĂȘme sens. « Cette autre sortie confirme une fois de plus que le Cerac et sa prĂ©sidente fondatrice sont prĂȘts Ă  braver tous les obstacles pour tĂ©moigner leur solidaritĂ© aux personnes vulnĂ©rables.


 Nous promettons de faire bon usage des dons reçus aujourd’hui. Nous nous engageons Ă  devenir des acteurs de dĂ©veloppement de notre pays », a-t-il promis. A sa suite, les dĂ©lĂ©guĂ©s dĂ©partementaux des ministĂšres des Affaires sociales, de la Promotion de la Femme et de la Famille pour le Dja et Lobo ont prĂ©cisĂ© les enjeux de cette action du Cerac pour l’inclusion des personnes vulnĂ©rables.

EmerveillĂ©s par l’oeuvre de la premiĂšre dame soutenue par le Cerac, les deux responsables ont solennellement invitĂ© les bĂ©nĂ©ficiaires Ă  en impacter leur environnement. « La premiĂšre dame a pleinement conscience du rĂŽle essentiel qui est dĂ©volu Ă  la femme rurale, s’agissant du bien ĂȘtre de nos familles et du dĂ©veloppement de notre pays.

En lui donnant les moyens d’accĂ©der Ă  l’agriculture de seconde gĂ©nĂ©ration, tel que prĂŽnĂ©e et voulue par le chef de l’Etat, le Cerac et sa prĂ©sidente fondatrice vont permettre Ă  la femme rurale d’accroĂźtre sa productivitĂ©, d’ajouter une plus value Ă  ses productions, d’augmenter ses revenus et de participer ipso facto au dĂ©veloppement du pays », a succinctement dĂ©clarĂ© le chef de la dĂ©lĂ©gation du Cerac Ă  Oveng, Mme AĂŻssa Motaze, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de l’institution.

Avant de tĂ©moigner Ă©galement l’affection de la premiĂšre dame aux personnes frappĂ©es par le handicap. « Chacun devrait faire un effort personnel pour que le Cameroun devienne une sociĂ©tĂ© toujours plus fraternelle et harmonieuse », a-telle conclu.
Nécrologie: Paul Omgba repose à Okok-Essele

#Politique
MESSI BALA

Samedi dernier, il a été élevé à titre posthume, à la dignité de Grand cordon du mérite camerounais par Naseri Paul Bea, représentant personnel du président de la République.

C’est une grande famille du commandement territorial, trĂšs affligĂ©e par la disparition de Paul Omgba, que l’on a retrouvĂ©e samedi dernier Ă  Okok-Essele, par EligMfomo dans la LekiĂ©. L’icĂŽne de la prĂ©fectorale s’est Ă©teinte Ă  l’ñge de 80 ans, le 25 dĂ©cembre dernier des suites de maladie au Centre des urgences de YaoundĂ©.

Du tĂ©moignage de son ancien chef de cabinet Ă  Ebolowa (1985-1989), Joseph Beti Assomo, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la prĂ©sidence chargĂ© de la DĂ©fense, aux apartĂ©s avec diverses autres personnalitĂ©s venues lui rendre un dernier hommage, « Paul Ombga Ă©tait un grand meneur d’hommes trĂšs soucieux du dĂ©veloppement des circonscriptions administratives qui lui Ă©taient confiĂ©es par le chef de l’Etat».

« C’est avec le cƓur serrĂ© que nous nous sĂ©parons de ce patriarche », confie Henri Eyebe Ayissi, ministre de l’Agriculture et du DĂ©veloppement rural et prĂ©sident du ComitĂ© dĂ©partemental d’organisation des obsĂšques.

PrĂ©sents aussi, une dizaine de pasteurs de l’Eglise presbytĂ©rienne camerounaise, obĂ©dience religieuse Ă  laquelle il a appartenu et dont il Ă©tait Ancien d’église aprĂšs avoir « occupĂ© de trĂšs hautes fonctions pour un laĂŻc ». Le RĂ©vĂ©rend Guy Mathurin Ngolo appelle l’assistance attristĂ©e Ă  copier le caractĂšre charitable du dĂ©funt et Ă  faire confiance Ă  Dieu.

« Il y a une fin en tout chose. MoĂŻse a servi Dieu mais il n’était pas Dieu. Paul Omgba a fait sa part et comme tout humain, il va se reposer. Et le seigneur suscitera d’autres personnes au caractĂšre affable et avenant comme lui », a prĂȘchĂ© Guy Mathurin Ngolo.

Le prĂ©fet de la LekiĂ©, Patrick Simou Kamsu lit le tĂ©lĂ©gramme du chef de l’Etat adressĂ© Ă  la famille de l’ancien gouverneur du Sud. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Paul Biya, dit Ă  la famille qu’il « prends la mesure de sa douleur ».

Avant que le cercueil ne prenne dĂ©finitivement la direction du caveau pour son enfouissement, Naseri Paul Bea, gouverneur du Centre et reprĂ©sentant personnel du chef de l’Etat, Ă©lĂšvĂ© Paul Omgba, Ă  titre posthume, Ă  la dignitĂ© de Grand cordon du mĂ©rite camerounais.

DES ARTICLES QUE VOUS AIMERIEZ RELIRE SUR TELEGRAM MESSENGER...

NĂ©crologie: il s’appelait Etoundi Oyono

NĂ©crologie: il s’appelait AndrĂ© Fotso

Nécrologie: Victor Yene Ossomba repose à Etoa

NĂ©crologie: le dĂ©putĂ© Mariama Samba n’est plus

Nécrologie: Peter Agbor Tabi est mort

NĂ©crologie: Paul Dontsop pour l’éternitĂ©
Cameroon Tribune Tuesday, March 6, 2018.

Cameroon Tribune du mardi, 6 mars 2018.
​​Polio, Palu: des rĂ©sistances fĂącheuses

#Regions
Rita DIBA

La campagne de vaccination ce week-end dans le Littoral a Ă©tĂ© l’occasion de partager l’expĂ©rience des Ă©quipes sur le terrain.

Ce vendredi 2 mars 2018 au quartier Bonewonda Ă  Akwa Nord, Douala, Thierry Kin-Nou Nana, Sg des services du gouverneur du Littoral, a pu ĂȘtre aux premiĂšres loges des difficultĂ©s rencontrĂ©es sur le terrain par les Ă©quipes de vaccination.

L’administrateur Ă©tait venu lancer la campagne d’immunisation par le vaccin polio-oral, la vitamine A et le MĂ©bendazole aux enfants de 0 Ă  59 mois qui s’est dĂ©roulĂ©e du 2 au 4 mars dans les 24 districts de santĂ© dans la rĂ©gion.Une descente qui l’a notamment conduit, lors du porte-Ă -porte sur les berges du Wouri, au domicile d’un pĂšre rĂ©fractaire Ă  l’administration d’un quelconque vaccin Ă  son enfant par les Ă©quipes sur le terrain.

Sa raison : il fait plus confiance aux doses administrĂ©es dans les centres de santĂ©, oĂč il conduit son enfant. Et il ne changera pas d’avis malgrĂ© l’intervention du Sg sur le bien-fondĂ© de cette initiative gouvernementale, ou les explications du Dr Jacques Georges Otti, chef d’unitĂ© rĂ©gionale du Programme Ă©largi de vaccination (Pev).

MalgrĂ© aussi les arguments en duala du dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional de la SantĂ© pour le Littoral, le Dr Jean II Dissongo, qui essaiera de lui montrer l’importance de la dĂ©marche prĂ©ventive des pouvoirs publics et de l’immunisation collective des enfants.

Mais ce n’est lĂ  qu’un cas marginal et les mobilisateurs, mĂȘme aprĂšs le passage des autoritĂ©s, ont continuĂ© le renforcement de la sensibilisation en mĂȘme temps que l’opĂ©ration de vaccination se dĂ©roulait. Car l’objectif de cette campagne Ă©tait d’immuniser 95% d’enfants de la tranche d’ñge concernĂ©e dans les 190 aires de santĂ© du Littoral.

Quant aux autres parents, en plus de ceux qui ouvraient volontiers les portes de leur domicile, certains accouraient avec leur progĂ©niture, parmi lesquels on retrouvait mĂȘme ceux ayant dĂ©passĂ© la limite d’ñge. Comme Daniel Edimo NgallĂš, Ă©lectricien et pĂšre de la petite Reine Divine Moukoko Edimo, 4 ans, premiĂšre Ă  recevoir le vaccin.

AccompagnĂ© aussi de ses filles de 9 et 6 ans, il a voulu savoir si la plus jeune des deux Ă©tait trop ĂągĂ©e pour avoir une dose. Cette campagne rentrait dans le cadre de la premiĂšre Semaine d’actions de santĂ© et de nutrition infantile et maternelle (Sasnim) de l’annĂ©e 2018, couplĂ©e aux JournĂ©es nationales de vaccination (Jnv).
​​Francis Ngannou: le chargeur de Mboppi devenu star

#Regions
Rita DIBA

Le Champion de Mixed martial Arts vivant aux Etats-unis était pour la premiÚre fois face à la presse locale vendredi à Douala.

Francis Ngannou. Mixed Martial Arts (MMA). Ultimate Fighting Championship (UFC). Le nom de ce compatriote de 31 ans, beaucoup de Camerounais l’ont entendu pour la premiĂšre fois en janvier 2018 alors qu’il tentait de conquĂ©rir la ceinture mondiale UFC des poids-lourds contre l’AmĂ©ricain Stipe Miocic.

Occasion de se pencher sur le sport pratiquĂ© par Ngannou, le MMA, et de s’intĂ©resser Ă  l’UFC, l’organisation amĂ©ricaine d’arts martiaux mixtes dans laquelle le natif de BatiĂ©, dĂ©partement des Hauts-Plateaux (rĂ©gion de l’Ouest), Ă©volue. L’UFC actuellement reconnue comme la plus importante ligue mondiale de cette discipline.

Et mĂȘme si le 20 janvier Ă  Boston, Francis Ngannou n’a pas remportĂ© le match, il a frappĂ© les esprits au Cameroun. Son pays natal oĂč il a atterri six jours aprĂšs le combat. Mais comme il le dit lui-mĂȘme, « Ă  ce moment-lĂ , avec ma dĂ©ception, je n’étais pas en Ă©tat d’accorder des interviews. » Une situation Ă  laquelle il a remĂ©diĂ© ce 2 mars Ă  Douala, lors d’une confĂ©rence de presse. « Il Ă©tait primordial pour moi de communiquer avec les miens », a expliquĂ© le combattant.

Occasion d’en savoir un peu plus sur le parcours du colosse d’1m93, surnommĂ© « The Predator » Ă  l’UFC. En rĂ©sumĂ©, son abandon prĂ©coce de l’école faute de moyens, son passĂ© de chargeur de ballots au marchĂ© Mboppi, son aventure de moto-taximan avec son engin vendu alors qu’il avait 22 ans afin de poursuivre son rĂȘve : ĂȘtre boxeur. InspirĂ© par celui qu’il considĂšre comme le pugiliste le plus technique de l’histoire du noble art : Mike Tyson.

Avec l’argent, le jeune Francis achĂšte le matĂ©riel et l’équipement de boxe, s’inscrit dans une salle, mais l’encadrement n’étant pas au rendez-vous, il prend la route de l’immigration clandestine. C’était il y a six ans. Une expĂ©rience qu’il ne recommande Ă  personne.

En France, il commence effectivement par le noble art, mais est redirigĂ© dans les arts martiaux mixtes, domaine qui prend de l’ampleur. AprĂšs quelques combats, direction les Etats-Unis.

Et « The Predator » n’est pas peu fier de son parcours et de son ascension fulgurante Ă  l’UFC oĂč, en seulement deux ans, il a atteint la place de n°1 au classement – en dĂ©cembre 2017.