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السبيل إلى معرفة حقيقة التوحيد اعتقادا وسلوكا وعملا

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فتوى لصاحب السماحةالعلامة

عبد العزيز بن عبد الله بن باز

-رحمه الله تعالى-

ترجمها إلى اللغة الفرنسية

أبو فهيمة عبد الرحمن عياد



La voie pour connaitre la vérité du Tewhîd, et l’interpréter par la croyance, la conduite et l’œuvre



Fetwa de sa Bienveillance l’érudit

‘Abd El ‘Azîz Ibn ‘Abd Allâh Ibn Bêz

-qu’Allâh lui fasse miséricorde-

Traduite de l’arabe par

Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad



السؤال: يقول السائل: جزاكم الله خيرًا على محاضرتكم الوافية، وجعلها الله في ميزان أعمالكم، وسؤالي هو: كيف السبيل إلى معرفة حقيقة التوحيد اعتقادا وسلوكا وعملا؟

الجواب: الطريق بحمد الله ميسر فعلى المؤمن أن يحاسب نفسه، ويلزمها الحق، ويتأثر بالمطبقين للنصوص على أنفسهم، فيستقيم على توحيد الله والإخلاص له ويلزم العمل بذلك، ويدعو إليه، حتى يثبت عليه، ويكون سجية له لا يضره بعد ذلك من أراد أن يعوقه عن هذا أو يلبس عليه.

المهم أن يعنى بهذا الأمر ويحاسب نفسه، وأن يعرفه جيدا حتى لا تلتبس عليه الأمور، وحتى لا تروج عليه الشبهات[1].

Question :

Le questionneur dit : Qu’Allâh vous récompense en bien pour votre conférence exhaustive. Et qu’Allâh fasse qu’elle soit dans la balance de vos œuvres. Ma question est celle-ci : Quelle est la voie pourconnaître la vérité du Tewhîd et l’interpréter par la croyance, la conduite et l’œuvre ?

Réponse :

La voie, Loué soit Allâh, est aisée. Le croyant se doit de soumettre son âme à l’examen, et l’obliger à la vérité. Il doit se laisser influencer par ceux qui pratiquent les Textes [du Qour’ên et de la Sounna] sur leurs personnes. Ce qui l’amènera à s’appliquer droitement au Tewhîd (unicité) d’Allâh, et à la sincérité envers Lui. Il persistera ainsi dans la pratique de tout cela, et y invitera aussi les gens, jusqu’à ce qu’il se raffermisse sur le Tewhîd, et que celui-ci devienne un caractère propre à lui. Après, ceux qui voudront l’entraver ou lui poser des ambiguïtés dans cette voie ne pourront point lui nuire.

L’important est que le questionneur s’intéresse à ce sujet et qu’il se soumette à l’examen de conscience. Il doit le connaitre parfaitement, afin que les choses ne lui soient pas amalgamées et pour que les ambigüités ne prennent pas le dessus sur lui. [2]

Publié par: https://scienceetpratique.com/12096-2/

Source de la fetwa en arabe: https://binbaz.org.sa/fatwas/6/السبيل-الى-معرفة-حقيقة-التوحيد-اعتقادا-وسلوكا-وعملا

Textes connexes :

Le mérite du Tewhîd (audio), sur : https://kabyliesounna.com/3399/

Les gens par rapport au Tewhîd, sur: http://kabyliesounna.com/?p=593

…………………….

[1]مجموع فتاوى ابن باز (1/49).

[2]Compilation des fetwas d’Ibn Bêz, vol. 1, p. 49.
الجهل بالدين وبعقيدة الولاء والبراء وتقليد الغرب والانبهار بحضارته؛ هو سبب احتفال المسلمين بأعياد الكافرين والتشبه بهم.
وهي حالة مرَضِية بلا ريب، وعلاجها في أضداد مسبباتها؛ وهو التفقه في الدين، وإحياء عقيدة الولاء والبراء في النفوس، وتحطيم قيود التبعية الفكرية والثقافية للغرب الكافر.

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Mise en garde à l’utilisation de l’appellation Jésus-Christ

تحذير من استعمال اسم اليسوع المصلوب: Jésus-Christ

À l’intention des musulmans, auteurs et traducteurs, français et francophones

Mise en garde rédigée dans ma traduction L’unicité d’Allâh dans la Thora, l’Evangile et le Qour’ên, petite épître à notre voisin le chrétien, 1ère éd. 2008, p. ?, et 2ème éd., pp. 37-39, 2015, et disponible en ligne sur : https://scienceetpratique.com/lunicite-dallah-dans-la-thora-levangile-et-le-qouren/

Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD El Bidjê’î

Enseignant-chercheur en linguistique générale et en sciences du langage

Études doctorales en lexicologie et sémantique (terminologie islamique)

Études universitaires en sciences islamiques et en traduction

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Au Nom d’Allâh, Le Tout-Miséricordieux, Le très-Miséricordieux

Dans « la Bible française », l’on trouve des versets qui nomment le Prophète et serviteur d’Allâh le Messie ‘Îcê: « Jésus-Christ ». À titre d’exemple, nous citons ce verset « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jean 17 :3.

Cependant, dans la version biblique arabe, au même verset est cité : « Jésus-Messie » au lieu de Jésus-Christ.

Il importe ici de signaler que le nom Jésus n’existait pas du vivant du Messie. Autrement dit, le Messie n’a jamais été nommé Jésus ni n’avoir été appelé un jour par ce nom lorsqu’il était vivant parmi son peuple. Les textes orignaux hébreux, araméens et grecs ne contiennent pas ce nom. Tout simplement, d’ailleurs, c’est parce que la Bible n’est pas française. Ce qui fait que les chrétiens français et francophones ne lisent pas la Parole divine, mais les paroles des traducteurs !

En fait, le mot Christ est un nom appartenant à une parenté lexicale ayant le sens de crucifier. Voyons ce qu’en disent certains dictionnaires français de référence :

Le Larousse encyclopédique en couleur, Paris, 1995 mentionne : « 1. Le Christ : Jésus (v. partie n. pr.). 2. Représentation du Christ, notamment Sur la croix ; crucifix. Un christ d’ivoire. »

Le Robert, dictionnaire historique de langue française, Paris, 1998, à l’article « Jésus », mentionne : « Le mot apparaît d’abord dans des emplois se référant au Fils de Dieu, mort sur la croix. » Ensuite il donne différentes utilisations diachroniques (qui ont apparu à travers le temps).

Le Hachette encyclopédique 2000, quant à lui, explique ce mot par ces termes : « 1. Celui qui est l’oint du Seigneur- le Christ : Jésus de Nazareth 2. Figure de Jésus crucifié. Un christ d’ivoire. Synonyme. Crucifix. »

Notons que le Larousse et le Hachette s’accordent à donner comme synonyme de Christ, et de Jésus, aussi, le mot Crucifix. Cela prouve ce que j’avais fait remarquer au départ.

Au fait, la première définition confirmée par le Hachette montre clairement la modification qui a été opérée sur la Bible (particulièrement la version française). Car l’expression l’oint du Seigneur diverge catégoriquement avec le fait de dire crucifix ! Comment cela ? Parce que oindre veut dire rendu sacré par l’onction : rituel dogmatique connu chez les chrétiens. Tandis que le mot crucifix veut dire appliquer le supplice de mort à quelqu’un en le clouant à une croix. Comment cela se fait-il donc que ces dictionnaires utilisent, pour synonymes, des mots qui n’ont en fait aucun lien de sens entre eux ?

En termes de lexico-sémantique, il n’y a pas de sèmes partagés et même, non plus, d’isotopie (pour reprendre la conceptualisation du linguiste russe d’expression française, A.J. Greimas) entre les deux lexies oindre et crucifix, car il n’y a pas de relation d’identité entre elles, ce qui fait qu’elles soient dépourvues de relation d’équivalence sémantique, voire elles n’appartiennent même pas aux mêmes champs lexical et sémantique.

Alors comment dire que les deux termes sont synonymes ?!
Voilà pourquoi cela nous amène à dire que le fait religieux chrétien a influencé négativement le fait linguistique dans le processus lexicologique de ces deux occurrences oindre et crucifix, par le fait de les avoir catégorisées comme synonymes.

Il s’agit ici d’un embarras de taille dans la terminologie chrétienne. Car non seulement les écritures bibliques françaises ont été interpolées, mais une partie considérable du lexique religieux français souffre de graves problèmes.

Enfin, je conseille mes frères musulmans de ne pas appeler le Messager d’Allâh ‘Îçê par le nom de Christ, puisque cela renferme un moyen, même si implicitement, d’attester qu’il a été crucifié, c’est-à-dire mis à mort sur la croix !

Contrairement à tous les chrétiens, nous, musulmans, savons que le Messie n’a pas été tué ; c’est une croyance islamique appartenant aux fondements de l’islam.

Allâh, Exalté et Très-Haut a dit : « ainsi que leur parole :’’Nous avons tué le Messie ‘Îcê fils de Marie (Meryem), le Messager d’Allâh’’ ; or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais ce fut un faux semblant ! Et, en vérité, ceux qui ont divergé à son sujet sont certes dans le doute ; ils n’en ont de connaissance que de suivre la suspicion ; et ils ne l’ont, très certainement, pas tué ! » Èn-Nicê’ (Les Femmes), v. 157.

Donc, ne disons pas par nos langues ce que nos cœurs (convictions) rejettent foncièrement et de façon catégorique!

N.B. 1 : Dans l’usage de la chronologie précédant le calendrier chrétien, l’on site couramment les siècles par l’abréviation de cette appellation, ainsi : 5ème, 3ème, 9ème siècle av. J.-C., par exemple.

N.B. 2 : Lire pour davantage d’éclaircissements, notamment sur la question des problèmes de « la Bible française », ma mise en garde Les chrétiens ne lisent pas la Parole divine, mais celle des traducteurs !, disponible sur : https://scienceetpratique.com/les-chretiens-ne-lisent-pas-la-parole-divine-mais-celle-des-traducteurs-

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التمسك بالسنة سد منيع يمنع من السقوط في تقاليد الغرب وعاداته الفاجرة؛ ومنها احتفالهم بدخول العام الميلادي الجديد، فقد حمى الله سبحانه المتمسك بالسنة من التشبه بهم.
ولذا فعلينا معاشر أهل السنة الإكثار من الدعوة إليها ونشرها بين الناس وإظهارها بالقول والعمل وبأجمل أسلوب.

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اليوم ينزل السخط على النصارى المشركين الذين دعوا لله ولدا تعالى الله عما يقولون.
قال عمر رصي الله عنه:"لا تدخلوا على المشركين في كنائسهم يوم عيدهم فإن السخطة تنزل عليهم."
وقال:"اجتنبوا أعداء الله في أعيادهم."
فنسأل الله العافية في الدنيا والآخرة والحمد لله الذي أعزنا بالإسلام.

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Que signifie le terme Tewhîd?[1]

Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

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Le Tewhîd est un terme islamique que l’on traduit communément en français par le terme Unicité. Le Tewhîd est la mission première de laquelle notre Seigneur a chargé tous les Messagers et Prophètes -Prière et salut d’Allâh sur eux-. L’islam nous apprend que le premier Messager envoyé sur terre est le Prophète d’Allâh Noûh (Noé), et ce lorsque le Chirk (Association, polythéisme) est advenu parmi les gens, à environ dix siècles après la mort de notre père Adam -que le Salut soit sur lui-. Allâh -Exalté soit-Il- a de ce fait enjoint à Son Messager Noûh d’inviter son peuple à vouer l’adoration uniquement à Allâh Tout-Puissant, à abandonner les pratiques polythéistes et à suivre le droit chemin qu’il prêchait.

La signification que les savants da la Sounna donnent au mot Tewhîd est de réserver un culte exclusif à Allâh -Très-Haut soit-Il-. C’est aussi de Le considérer, par croyance et conviction, qu’Il est Unique dans Sa Seigneurie, qu’Il n’a aucun partenaire dans la gérance de l’Univers, de même que de l’unifier dans l’adoration. Cela veut dire, ne lui donner aucun associé dans tous les actes d’adoration que l’homme fait. Enfin, c’est de croire qu’Allâh -Magnificence à Lui- possède les Attributs de perfection absolue et les Noms les plus sublimes. Ainsi, croire à chaque Nom et Attribut mentionné dans le Saint Qour’ên, et dans la Sounna purifiée du Messager -sur lui le salut-, est le caractère du croyant monothéiste.

Le Tewhîd est un droit exclusif à Allâh -Exalté soit-Il. Il est le point de mire qui fait réunir toutes les religions célestes qu’Allâh a fait descendre sur Terre.

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………………….

[1]Texte tiré de l’article « Le mérite du Tewhîd», disponible sur : https://scienceetpratique.com/le-merite-du-tewhid/
الكذب أصل كل فاحشة

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قال الإمام ابن حزم رحمه الله : “وما أحببت كذَّاباً قط، وإنِّي لأسامح في إخاء كلِّ ذي عيب وإنْ كان عظيماً، وأكل أمره إلى خالقه عز وجل، وآخذ ما ظهر من أخلاقه حاشا من أعلمه يكذب، فهو عندي ماحٍ لكلِّ محاسنه، ومُعفٍ على جميع خصاله، ومُذهبٌ كلَّ ما فيه، فما أرجو عنده خيراً أصلا، وذلك لأنَّ كلَّ ذنبٍ فهو يتوب عنه صاحبه، وكل ذمٍّ فقد يمكن الاستتار به والتوبة منه، حاشا الكذب فلا سبيل إلى الرجعة عنه ولا إلى كتمانه حيث كان.

وما رأيت قط ولا أخبرني من رأى كذَّاباً ترك الكذب ولم يعد إليه، ولا بدأت قط بقطيعة ذي معرفةٍ إلاَّ أنْ أطلع له على الكذب، فحينئذ أكون أنا القاصد إلى مجانبته والمتعرض لمتاركته، وهي سمةٌ ما رأيتها قط في أحدٍ إلا وهو مَزنونٌ إليه بشرٍّ في نفسه، مغموزٌ عليه لعاهة سوءٍ في ذاته ، نعوذ بالله من الخذلان؛ فالكذب أصل كلِّ فاحشةٍ، وجامع كلِّ سوءٍ، وجالبٌ لمقت الله عز وجل.”

طَـوْق الـحـمـامـة (1/175).

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مما يزيد الإيمان ويقويه ويثمره إدمان النظر إلى أعمال الصالحين، والاطلاع على سيرهم في كتب الأولين؛ فكلما استكثرت = قويت عزيمتك للتشبه بهم، كما أن التعرض لأخبار العصاة - وخاصة المشاهير- والاعجاب بأحوالهم، وسيرهم، مما يضعف القلب مع الوقت، وينقص الإيمان، ويبعث على حب الدنيا والانشغال بزينتها.

Parmi les choses qui augmentent la foi, la fortifient et la font fructifier, il y a le fait de s'habituer à contempler les œuvres des gens vertueux, et de lire leurs biographies dans les ouvrages des premières générations de l'islam.
En effet, autant que tu médites leurs œuvres et que tu lis leurs biographies, ta motivation grandit pour prendre exemple sur eux.
En contrepartie, le fait de s'intéresser aux nouvelles des personnes désobéissantes, notamment les célébrités, et se faire plaisir de leurs états et de leur vie, affablit le cœur avec le temps, diminue la foi et mène  à aimer le bas monde et se préoccuper de sa parure.

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حكم الصلاة قبل الوقت جهلا

Le jugement d’accomplir la salât (prière) avant son temps par ignorance

فتوى لصاحب السَّماحة العلَّامة
محمَّد بن صالح العثيمين -رحمه الله-

ترجمها إلى اللُّغة الفرنسيَّة
أبو فهيمة عبد الرَّحمن عيَّاد

Fetwa de sa bienveillance l’érudit
Mouhammed ibn Sâlih El ‘Outheymîn
-qu’Allâh lui fasse miséricorde-

Traduite en français par
Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad

السؤال:
إذا صلَّى الإنسان قبل الوقت جهلًا فما الحكم؟

الجواب:
صلاة الإنسان قبل الوقت لا تجزئه عن الفريضة، لأنَّ الله تعالى يقول: ((إنَّ الصَّلاةَ كَانَتْ عَلَى الْمُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَوْقُوتًا)) ]النِّساء: 103[، وبيَّن النَّبيُّ صلى الله عليه وسلم هذه الأوقات في قوله:“وَقْتُ الظُّهْرِ إِذَا زَالْت الشَّمْسُ.”[1] إلخ الحديث، وعلى هذا فمن صلَّى الصَّلاة قبل وقتها فإنَّ صلاته لا تجزئه عن الفريضة لكنَّها تقع نفلًا، بمعنى أنَّه يثاب عليها ثواب نفل، وعليه أن يعيد الصَّلاة بعد دخول الوقت. والله أعلم.

المصدر: فتاوى العقيدة وأركان الإسلام، ص. 640.
Question :

Quand un homme accomplit la salât (la prière) avant son temps, quel en est le jugement ?

Réponse :

La salât de l’homme avant son temps ne sera pas valide en tant qu’obligation, car Allâh Très-Haut- dit (traduction rapprochée) : ((car la salât demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés.)) An-Nicê’ (Les Femmes), v. 103. Et le Prophète -qu’Allâh prie sur lui et le salue- a indiqué ces temps par sa parole : « Le temps de la salât du dhohr est lorsque le soleil décline vers l’ouest… » Jusqu’à la fin du hadith.[2]

Cela étant, celui qui accomplit la prière avant son moment, celle-ci ne lui sera pas validée en tant que prière obligatoire, mais elle le sera en tant que prière surérogatoire. C’est-à-dire que le prieur en aura la récompense d’une prière surérogatoire, et devra refaire la prière une fois son temps est entré. Et Allâh en est plus Savant.

Référence : Les fetwas de la croyance et des piliers de l’islam, p.  640.

Publié sur: https://scienceetpratique.com/11047-2/
Le fondement de la traduction islamique est le système des équivalences.
Autrement, toute l'activité traduisante tourne autour du choix juste des équivalents.
L'équivalence des mots entre deux langues équivaut à la synonymie entre des mots d'une même langue.
Le traducteur islamique, une fois qu'il atteint à la maîtrise du système des équivalences, la traduction du Texte lui sera beaucoup plus aisé à réaliser.
Le reste de sa tâche se limitera à la reconstitution du Texte arabe en français par la mise en œuvre des règles de réécriture française (syntaxe, grammaire, ponctuation, etc.).
Au fait, la ponctuation joue un rôle primordial sur deux pôles bien distincts mais complémentaires.
Le premier joue sur le plan stylistique, c'est-à-dire euphonique.
Le second touche en profondeur au plan sémantique, plan du sens.
La ponctuation crée effectivement du son et du sens.
Elle donne une allure au texte plus rigoureuse et plus attractive.

Aboû Fahima.
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مغبة قسوة القلب

بسم الله والحمد لله، وبعد: فقسوة القلب منبع الشرور والفتن والمحن التي تحل بين الناس، وقساة القلوب هم حطب الفتن التي يفتعلها كبراؤهم بغيا وعدوانا، فيلقون بهم فيها لتستعر بهم وبكل من يماشيهم ويوافقهم.

فقسوة القلب غلاف سميك يمنع تسرب نور الهدى وصفاء الإيمان وحقائق العلم والإسلام إليه؛ فهي تحجز أصحابها عن الانتفاع بالعلم والحكمة والذكر، وإن ترددت شقاشقه على ألسنتهم وغرغرت بها حناجرهم؛ فهو لا ينفذ إلى قلوبهم ولا يمتزج بأرواحهم = فلا تزکوا ولا تثمر.

وقد مثل النبي صلى الله عليه لهذه الحقيقة بحال الخوارج الذين “يقرؤون القرآن ولا يتجاوز تراقيَهم”، وكفى بقسوة الخوارج وغلظتهم وفظاظتهم وخشونة عباراتهم عبرة لأولي الألباب، ولكل قوم وارث، نسأل الله تعالى العفو والعافيه.

وقسوة القلب تحول دون الإحساس بعواقب الخطايا التي يأتيها المرء القاسي؛ فيركبه الهوى ويرتكب ألوانا من العصيان لا يشعر قلبه بمغبته، بل قد يستلذه ويستمتع باقترافه والعياذ بالله، ومن تلك المعاصي الغيبة، والنميمة، والتحريش، والاعتداء على الحقوق والأعراض والأموال، والظلم، والكذب، والبهتان، ومثيلاتها من الآثام التي تتولد عن قسوة القلوب وغياب الحس وزوال الشعور بالإثم؛ فالقسوة تغطي عن الإحساس بآثار الذنوب المتولدة في قلب كل مؤمن؛ فلا ينفذ إلى القلب الشعور بالإثم والندم والتحسر على ركوبها؛ ولذلك تجد القساة يدمنون ما ذكر من تلكم المعاصي ولا ينتهون.

فالقسوة تحجب القلب عن الانتفاع بالذكر والعلم والهدى وتحول بينه وبين الاستفادة من موارد الحكمة؛ لأن العلم والهدى يستوجبان التذكر والتعقل والتحلم، ويبعثان على الانتباه من غمرة الجهل والتحرر من سطوة الظلم، كيف لا والقسوة أثر من آثار الجهل واستحكام الغفلة واستحواذ اللامبالاة على الإدراك = فيخبو وهجه وتستحيل نتائجه.

وإن كان القاسي قد يتعلم أمورا من الدين وأحكاما من الشريعة على ما يظهر منه مما يردده ويكتبه، بيد أنه محروم من كنه العلم الذي هو ثمرته التي يثمرها في القلب = فيحمله على الاستكانة للحق، وقبول دواعي الإيمان إلى صفاء النفس، وسلامة الصدر، وليونة الجانب، وعذوبة المنطق، وخفض الجناح، وسلامة الذهن؛ بحيث لا يصدر منه إلا الخير والسعي لأجله في الكثير الغالب، وإن عرضت له عوارض النفس الأمارة بالسوء التي لا بد منها للإنسان الخطاء؛ فسرعان ما يقوم أمامه قائم العلم والإيمان؛ فينهاه ويعظه ويزجره؛ فينزجر وينتهي، وإذا به أحسن حالا مما كان، وأوفق مآلا لما سيكون، لقبوله الهدى واستجابته لداعي الإيمان بعد ورود داعية السوء والإثم عليه؛ فمجه ونأى بنفسه عنه، وهكذا يفعل العلم والإيمان لما ينفذ إلى القلب ويستوطنه، وهذا كله من أوله إلى آخره، إنما هو من توفيق الله الواحد الأحد له، جازاه به على ما علمه منه ﴿جَزَاءً وِفَاقًا﴾، و“الجزاء من جنس العمل”.

قال شيخ الإسلام ابن تيمية رحمه الله:”وبلغنا عن بعض السلف، قال:”القلوب آنية الله في أرضه؛ فأحبها إلى الله أرقها وأصفاها”.

وهذا مَثل حسن؛ فإن القلب إذا كان رقيقا لينا؛ كان قبوله للعلم سهلا يسيرا، ورسخ العلم فيه وثبت وأثر، وإن كان قاسيا غليظا؛ كان قبوله للعلم صعبا.

ولا بد مع ‏ذلك أن يكون زكيا صافيا سليما، حتى يزكو فيه العلم، ويثمر ثمرا طيبا، وإلا فلو قبل العلم وكان فيه كدر وخبث: أفسد ذلك العلم، وكان كالدغل في الزرع؛ إن لم يمنع الحب من أن ينبت = منعه أن يزكو ويطيب، وهذا يبين لأولي الأبصار.”

مجموع فتاوى شيخ الإسلام ابن تيمية: 315/9.

فكان واجبا دينيا وحتما عقليا على كل مؤمن حريص على إيمانه، جدير بالانتفاع بعلمه = أن يتعاهد قلبه؛ فيسعى في إصلاحه، ويجتهد في تهذيبه، ويجاهد لإجلائه بإجلاء شوائبه وتحريره من أغلال ذنوب القلوب: من الغل، والكبر، والحسد، والغش، والحقد، والغلظة، والجفاء، والبغض، والفظاظة، وسوء الظن، واتهام نوايا المؤمنين، والرجم بالغيب للكشف عبثا عن ضمائر نفوسهم، ومن كل مرض قلبي تنتقل أعراضه إلى جوارح البدن؛ فيمرض حينئذ القلب والبدن، ولا ينفع حينذاك وعظ الواعظين ولا زجر الزاجرين، عافانا الله وسائر المؤمنين، آمين، والحمد لله رب العالمين.

كتبه أخوكم: أبو فهيمة عبد الرحمن عياد

بجاية، يوم الأحد: 27 ربيع الأول 1444/الموافق ل: 23 أكتوبر 2022 م.

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https://scienceetpratique.com/11713-2/
Le bon choix des équivalents pour la recréation du style islamique dans la traduction

Par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad

PDF: https://scienceetpratique.com/wp-content/uploads/2023/01/Le-bon-choix-des-equivalents-pour-la-recreation-du-style-islamique-dans-la-traduction-1.pdf

Le bon choix des équivalents (c.-à-d. trouver le mot juste en français qui sera « le synonyme interlingual » du mot arabe) permet de traduire le Texte arabe dans un style islamique.

Car, le fait d’être pointu à saisir le sens voulu par l’auteur dans le contexte[1], est à même de pouvoir reproduire en même temps les contenus sémantiques des mots et des phrases et leurs effets stylistiques. Cette opération donnera au Texte traduit une identité religieuse, qui est celle de l’islam.

Cette identité, qui s’exprime dans le style islamique, est en effet l’outil qui laissera le lecteur sentir, si ce n’est découvrir, la différence de ce qui est un style islamique en français de ce qui ne l’est pas, autrement, ce qui fait partie des styles qui sont l’apanage d’autres domaines (médecine, journalisme, littérature avec ses différentes écoles…).

La question du style islamique en français est d’importance capitale. C’est la face externe, l’habit, du contenu même qui traite de l’islam.

Au fait, il est vrai qu’en lisant un Texte traduit sur un sujet islamique, le Tewhîd, par exemple, on est conscient qu’on est en train de lire sur l’islam, or la question du style, permettra, tout justement, au lecteur de prendre connaissance d’une manière d’écrire et de parler qui sera l’autre face de la manière d’écrire et de parler de l’auteur ou du savant qui a écrit le Texte ou donné le cours en arabe. Les langues se ressemblent[2]. On peut exprimer le même concept de la même manière d’une langue à l’autre. Le traducteur talentueux dévoilera le double qu’il y a dans une langue, quand elle s’exprime dans une autre langue. Redire en français les mêmes idées arabes, dans leur style et leur identité, est chose que les langues autorisent. Le discours, qui est la mise en pratique de la langue, avec sa production incessante du sens en est le vecteur. Le célèbre linguiste français Georges Mounin exprime ce fait par ces termes : « Il est clair après tout qu’on peut traduire en français mille fois plus de formes grammaticales qu’il en existe de reconnue et de classées systématiques. (…) ce qui, pour nous traducteurs, signifie que nous ne devons jamais conclure, du fait qu’une tournure est ignorée par notre langue, à l’impossibilité de la traduire. »[3]

Le traducteur a la responsabilité de reproduire, outre les sens du Texte de départ, tous les éléments linguistiques et extralinguistiques, notamment culturels.

C’est ainsi que le lecteur saisira les particularismes d’une traduction islamique qui la distinguent de toute autre traduction ou rédaction appartenant à des champs autres que le champ de islamique[4].

C’est pourquoi être minutieux dans le choix des équivalents est de toute évidence le facteur principal permettant de réaliser un style religieux propre à l’islam. Les tournures des phrases à produire avec une telle procédure, qui, elles, seront construites sur le bon choix des mots en équivalence, est le secret de traduire dans un style islamique.

Pour illustrer ce qui vient d’être dit par des exemples, nous citons les mots (العبد، العباد) que beaucoup traduisent par l’homme, les hommes. Voyons de fait que ce mot français homme ne remplit pas le contenu sémantique du mot arabe (عبد) ; il n’identifie pas non plus son identité religieuse. Car, homme, est un mot neutre, tandis que (عبد) rappelle bien entendu les notions d’adoration, et exprime également la condition de servitude pour Allâh. C’est pour cette raison qu’il est plus pertinent de le traduire par serviteur (à propos, je m’abstiens de l’équivalent esclave que d’aucuns emploient, pour des raisons linguistiques et extralinguistiques que je n’évoquerai pas ici).
Et par là même nous pouvons mentionner tous les mots qui vont dans ce sens et qui s’alignent tous sur cette règle « le bon choix des équivalents pour la recréation du style islamique dans la traduction ».

Figurent également les mots très ordinaires mais malheureusement mal traduits, tels que (الله) Allâh, et non Dieu et encore moins dieu avec un « d’ » minuscule ; et (سنة) Sounna (avec /ou/ et non /u/ et sans /h/ à la fin), et non tradition ; (قرآن) Qour’ên et non Coran[5] ; (توحيد) unicité et non monothéisme ; (شرك) association et non polythéisme ; (خاتم الأنبياء) ultime Prophète ou dernier des Prophète et non sceau des Prophètes !; (الكرسي) la Chaise et non repose-pied ![6], etc.

De même, est inclus dans cette règle, toutes les expressions islamiques arabes que l’on traduit par des expressions purement françaises, qui appartiennent à la culture française… Le traducteur, agissant de la sorte, commet une déculturation des mots et des expressions islamiques arabes.

Le style islamique se crée par les mots et les expressions arabes. Quand le traducteur, maître et doué, sait trouver l’équivalent juste au mot précis, arrivera à faire renaître ce style dans le Texte traduit. Pour y parvenir, seule « la traduction littérale contextuelle »[7] peut servir de truchement.

Rappelons, une fois de plus et pour finir, que ce sont les savants et les auteurs musulmans qui donnent forme au style islamique ; et, que tout traducteur (soucieux de donner l’occasion au lecteur de tirer tous les profits possibles de sa traduction) se doit de reproduire dans son Texte.

Et c’est Allâh, Exalté et Très-Haut, qui assiste et accorde la réussite.

Publié sur : https://scienceetpratique.com/12682-2/

Textes connexes :

La traduction littérale pour les Textes islamiques, sur : https://scienceetpratique.com/11854-2/

Comment traduire un mot correctement ?, sur : https://scienceetpratique.com/11804-2/

Exploration des sens des unités terminologiques dans un travail de recherche sur la terminologie islamique dans le domaine de la biographie prophétique, sur : https://scienceetpratique.com/exploration-des-sens-des-unites-terminologiques-dans-un-travail-de-recherche-sur-la-terminologie-islamique-dans-le-domaine-de-la-biographie-prophetique/

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[1] Lire notre notule « Sur le contexte en traduction », sur : https://scienceetpratique.com/11834-2/

[2] Consulter sur « les universaux du langage » Comprendre la linguistique, de Robert Martin, PUF, pp. 77-101, Paris, 2002.

[3] Georges Mounin, Les belles infidèles, Éditions des cahiers du sud, p. 47, Paris, 1955.

[4] Ces particularismes s’inscrivent dans la nature de chaque domaine de connaissance. Ils sont l’apanage des langues de spécialités. Les écrits et les traductions islamiques en font partie.

[5] Lire à ce sujet notre article « Mise en garde contre l’erreur usuelle de traduire le terme Qour’ên par l’emprunt Coran », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-auteurs-et-traducteurs-francais-et-francophones-بيان-وتحذير-من-

[6] Consulter notre article « Commentaire et explication concernant l’erreur courante de traduire le nom du verset El Koursî (آية الكرسي) par le verset du « repose-pied.s) », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-et-traducteurs/

[7] Lire à ce propos notre notule « La traduction littérale est le seul garant de la reproduction totale des données du Texte islamique », sur : https://scienceetpratique.com/11864-2/

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"كلمة بالقبائلية بمناسبة الاحتفال ببناير وبيان أنه دخيل على دين الإسلام والأمازيغية"
وجاء فيها:
-بيان الجذور التاريخية واللغوية ليناير،
-ذكر حكمه الشرعي،
-التحذير من البدع،
-التحذير من التشبه بالمشركين.
والله نسأل أن ينفع بها، والحمدالله رب العالمين.

https://youtu.be/4Yj9xATyDJ4
منهج السَّلف طريق النَّجاة

قال صاحب السّماحة العلّامة صالح الفوزان -حفظه الله تعالى – : ” مَن أرَاد النّجاةَ فَعَليْه مَعرفة منْهج السّلف والتّمسك بِه والدّعوة إليه، فَهُو الطّريقُ للنّجاةِ « .

“حاجة الأمة إلى المنهج السلفي” ص .12.

La Voie des prédécesseurs est le chemin du salut

Sa bienveillance, l’érudit Sâleh El Fewzên -qu’Allâh Très-Haut le préserve- a dit : « Celui qui recherche le salut, se doit de connaître la Voie des prédécesseurs, y tenir fermement et y inviter les gens, car c’en est le chemin du salut. »

Le besoin de la Nation à la Voie salafie, p. 12.

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Textes connexes

Définition de la Salafiyya ou de la voie salafie
, sur: https://scienceetpratique.com/definition-de-la-salafiyya-ou-de-la-voie-salafie/

Tenir fermement à la voie salafie, sur: https://scienceetpratique.com/tenir-fermement-a-la-voie-salafie/

« Suivre les traces des pieux prédécesseurs pour atteindre le sentier des maîtres de l’humanité » sur: https://scienceetpratique.com/suivre-les-traces-des-pieux-predecesseurs/

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يتعلم المسلم المنهج السلفي ويتأصل فيه عقيدة، وعبادة، وسلوكا؛ ليتدين به لله رب العالمين، ويتقرب به ومن خلاله إليه سبحانه؛ فالتقرب والزلفى إلى الله، والتعصب لا يكون إلا لرسول الله صلى الله عليه وسلم؛ فلا نقدس أحدا ولا نتعصب لأحد مهما كان، ولا نقلد في منهجنا أخطاء الرجال.

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