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Le bon choix des équivalents pour la recréation du style islamique dans la traduction

Par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad

PDF: https://scienceetpratique.com/wp-content/uploads/2023/01/Le-bon-choix-des-equivalents-pour-la-recreation-du-style-islamique-dans-la-traduction-1.pdf

Le bon choix des équivalents (c.-à-d. trouver le mot juste en français qui sera « le synonyme interlingual » du mot arabe) permet de traduire le Texte arabe dans un style islamique.

Car, le fait d’être pointu à saisir le sens voulu par l’auteur dans le contexte[1], est à même de pouvoir reproduire en même temps les contenus sémantiques des mots et des phrases et leurs effets stylistiques. Cette opération donnera au Texte traduit une identité religieuse, qui est celle de l’islam.

Cette identité, qui s’exprime dans le style islamique, est en effet l’outil qui laissera le lecteur sentir, si ce n’est découvrir, la différence de ce qui est un style islamique en français de ce qui ne l’est pas, autrement, ce qui fait partie des styles qui sont l’apanage d’autres domaines (médecine, journalisme, littérature avec ses différentes écoles…).

La question du style islamique en français est d’importance capitale. C’est la face externe, l’habit, du contenu même qui traite de l’islam.

Au fait, il est vrai qu’en lisant un Texte traduit sur un sujet islamique, le Tewhîd, par exemple, on est conscient qu’on est en train de lire sur l’islam, or la question du style, permettra, tout justement, au lecteur de prendre connaissance d’une manière d’écrire et de parler qui sera l’autre face de la manière d’écrire et de parler de l’auteur ou du savant qui a écrit le Texte ou donné le cours en arabe. Les langues se ressemblent[2]. On peut exprimer le même concept de la même manière d’une langue à l’autre. Le traducteur talentueux dévoilera le double qu’il y a dans une langue, quand elle s’exprime dans une autre langue. Redire en français les mêmes idées arabes, dans leur style et leur identité, est chose que les langues autorisent. Le discours, qui est la mise en pratique de la langue, avec sa production incessante du sens en est le vecteur. Le célèbre linguiste français Georges Mounin exprime ce fait par ces termes : « Il est clair après tout qu’on peut traduire en français mille fois plus de formes grammaticales qu’il en existe de reconnue et de classées systématiques. (…) ce qui, pour nous traducteurs, signifie que nous ne devons jamais conclure, du fait qu’une tournure est ignorée par notre langue, à l’impossibilité de la traduire. »[3]

Le traducteur a la responsabilité de reproduire, outre les sens du Texte de départ, tous les éléments linguistiques et extralinguistiques, notamment culturels.

C’est ainsi que le lecteur saisira les particularismes d’une traduction islamique qui la distinguent de toute autre traduction ou rédaction appartenant à des champs autres que le champ de islamique[4].

C’est pourquoi être minutieux dans le choix des équivalents est de toute évidence le facteur principal permettant de réaliser un style religieux propre à l’islam. Les tournures des phrases à produire avec une telle procédure, qui, elles, seront construites sur le bon choix des mots en équivalence, est le secret de traduire dans un style islamique.

Pour illustrer ce qui vient d’être dit par des exemples, nous citons les mots (العبد، العباد) que beaucoup traduisent par l’homme, les hommes. Voyons de fait que ce mot français homme ne remplit pas le contenu sémantique du mot arabe (عبد) ; il n’identifie pas non plus son identité religieuse. Car, homme, est un mot neutre, tandis que (عبد) rappelle bien entendu les notions d’adoration, et exprime également la condition de servitude pour Allâh. C’est pour cette raison qu’il est plus pertinent de le traduire par serviteur (à propos, je m’abstiens de l’équivalent esclave que d’aucuns emploient, pour des raisons linguistiques et extralinguistiques que je n’évoquerai pas ici).
Et par là même nous pouvons mentionner tous les mots qui vont dans ce sens et qui s’alignent tous sur cette règle « le bon choix des équivalents pour la recréation du style islamique dans la traduction ».

Figurent également les mots très ordinaires mais malheureusement mal traduits, tels que (الله) Allâh, et non Dieu et encore moins dieu avec un « d’ » minuscule ; et (سنة) Sounna (avec /ou/ et non /u/ et sans /h/ à la fin), et non tradition ; (قرآن) Qour’ên et non Coran[5] ; (توحيد) unicité et non monothéisme ; (شرك) association et non polythéisme ; (خاتم الأنبياء) ultime Prophète ou dernier des Prophète et non sceau des Prophètes !; (الكرسي) la Chaise et non repose-pied ![6], etc.

De même, est inclus dans cette règle, toutes les expressions islamiques arabes que l’on traduit par des expressions purement françaises, qui appartiennent à la culture française… Le traducteur, agissant de la sorte, commet une déculturation des mots et des expressions islamiques arabes.

Le style islamique se crée par les mots et les expressions arabes. Quand le traducteur, maître et doué, sait trouver l’équivalent juste au mot précis, arrivera à faire renaître ce style dans le Texte traduit. Pour y parvenir, seule « la traduction littérale contextuelle »[7] peut servir de truchement.

Rappelons, une fois de plus et pour finir, que ce sont les savants et les auteurs musulmans qui donnent forme au style islamique ; et, que tout traducteur (soucieux de donner l’occasion au lecteur de tirer tous les profits possibles de sa traduction) se doit de reproduire dans son Texte.

Et c’est Allâh, Exalté et Très-Haut, qui assiste et accorde la réussite.

Publié sur : https://scienceetpratique.com/12682-2/

Textes connexes :

La traduction littérale pour les Textes islamiques, sur : https://scienceetpratique.com/11854-2/

Comment traduire un mot correctement ?, sur : https://scienceetpratique.com/11804-2/

Exploration des sens des unités terminologiques dans un travail de recherche sur la terminologie islamique dans le domaine de la biographie prophétique, sur : https://scienceetpratique.com/exploration-des-sens-des-unites-terminologiques-dans-un-travail-de-recherche-sur-la-terminologie-islamique-dans-le-domaine-de-la-biographie-prophetique/

……………………..

[1] Lire notre notule « Sur le contexte en traduction », sur : https://scienceetpratique.com/11834-2/

[2] Consulter sur « les universaux du langage » Comprendre la linguistique, de Robert Martin, PUF, pp. 77-101, Paris, 2002.

[3] Georges Mounin, Les belles infidèles, Éditions des cahiers du sud, p. 47, Paris, 1955.

[4] Ces particularismes s’inscrivent dans la nature de chaque domaine de connaissance. Ils sont l’apanage des langues de spécialités. Les écrits et les traductions islamiques en font partie.

[5] Lire à ce sujet notre article « Mise en garde contre l’erreur usuelle de traduire le terme Qour’ên par l’emprunt Coran », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-auteurs-et-traducteurs-francais-et-francophones-بيان-وتحذير-من-

[6] Consulter notre article « Commentaire et explication concernant l’erreur courante de traduire le nom du verset El Koursî (آية الكرسي) par le verset du « repose-pied.s) », sur : https://scienceetpratique.com/a-lintention-des-musulmans-et-traducteurs/

[7] Lire à ce propos notre notule « La traduction littérale est le seul garant de la reproduction totale des données du Texte islamique », sur : https://scienceetpratique.com/11864-2/

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"كلمة بالقبائلية بمناسبة الاحتفال ببناير وبيان أنه دخيل على دين الإسلام والأمازيغية"
وجاء فيها:
-بيان الجذور التاريخية واللغوية ليناير،
-ذكر حكمه الشرعي،
-التحذير من البدع،
-التحذير من التشبه بالمشركين.
والله نسأل أن ينفع بها، والحمدالله رب العالمين.

https://youtu.be/4Yj9xATyDJ4
منهج السَّلف طريق النَّجاة

قال صاحب السّماحة العلّامة صالح الفوزان -حفظه الله تعالى – : ” مَن أرَاد النّجاةَ فَعَليْه مَعرفة منْهج السّلف والتّمسك بِه والدّعوة إليه، فَهُو الطّريقُ للنّجاةِ « .

“حاجة الأمة إلى المنهج السلفي” ص .12.

La Voie des prédécesseurs est le chemin du salut

Sa bienveillance, l’érudit Sâleh El Fewzên -qu’Allâh Très-Haut le préserve- a dit : « Celui qui recherche le salut, se doit de connaître la Voie des prédécesseurs, y tenir fermement et y inviter les gens, car c’en est le chemin du salut. »

Le besoin de la Nation à la Voie salafie, p. 12.

Publié par : https://scienceetpratique.com/منهج-السَّلف-طريق-النَّجاة-la-voie-des-predecesseurs-est-le-chemin-du-salut/

Textes connexes

Définition de la Salafiyya ou de la voie salafie
, sur: https://scienceetpratique.com/definition-de-la-salafiyya-ou-de-la-voie-salafie/

Tenir fermement à la voie salafie, sur: https://scienceetpratique.com/tenir-fermement-a-la-voie-salafie/

« Suivre les traces des pieux prédécesseurs pour atteindre le sentier des maîtres de l’humanité » sur: https://scienceetpratique.com/suivre-les-traces-des-pieux-predecesseurs/

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يتعلم المسلم المنهج السلفي ويتأصل فيه عقيدة، وعبادة، وسلوكا؛ ليتدين به لله رب العالمين، ويتقرب به ومن خلاله إليه سبحانه؛ فالتقرب والزلفى إلى الله، والتعصب لا يكون إلا لرسول الله صلى الله عليه وسلم؛ فلا نقدس أحدا ولا نتعصب لأحد مهما كان، ولا نقلد في منهجنا أخطاء الرجال.

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المجاملات التي لا يحوطها الصدق سريعا ما تفضحها الخلافات؛ فتكشف عن وجه قبيح لمن كان بالأمس يجزل لك الثناء والامتنان، ومن فهم هذا علم لماذا لا تدوم كثير من الصداقات ولا تثمر؛ فالصدق هو سر استمرار الصداقة.

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قال صاحب الفضيلة الشيخ العلامة محمد أمان الجامي رحمه الله تعالى:

"سينتهي كل باطل، طالت الأيام أم قصرت، ويبقى الحق، دائما وأبدا؛ هذه سنة الله، وقد تطول المهلة؛ لأن الله يمهل ولا يهمل، ولكن العاقبة للمتقين."

من محاضرة بعنوان "ليس من النصيحة في شيء".

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(يناير) هذا الاسم، بغض النظر عن أصله اللغوي؛ حيث أنه مشتق من اللاتينية وأنه من بقايا التقويم الروماني الذي استعمله الرومان زمن احتلالهم لشمال إفريقيا؛ فإن ما يفعله البعض في (12 يناير) من طقوس وكرنفالات بدائية مستوحاة من الحضارة الرومانية الوثنية لا تمت بصلة لعاداتنا القبائلية الأصيلة.
فقد عشنا مع الآباء والأجداد القبائل ولم نرهم يحيون هذه المهرجانات؛ فهو احتفال دخيل علينا، بَلْهَ أن يجيزه ديننا الحنيف؛ فالمسلمون ليس لهم إلا عيد الفطر وعيد الأضحى وعيدهم الأسبوعي يوم الجمعة، وهي أعياد مرتبطة ارتباطا وثيقا بعبادة الله عز وجل وتوحيده واتِّباع سنة نبيه صلى الله عليه وعلى آله وصحبه وسلم.

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نعوذ بالله ونبرأ إليه من أعمال الجاهلية.

فخرافة أنزار، زيادة على كونها خرافة مقيتة، فهي من الشرك الأكبر من جهة الدعاء والاستغاثة بغير الله لإنزال المطر ودعاء ملك أو إله المطر والعياذ بالله؛ الذي جعلوه منازعا لله في ربوبيته، شريكا له في ملكه، يهرعون إليه بالطقوس الشركية والتوسلات، فاللهم رحماك.

وهذا المرفق من الموسوعة العالمية (وكيبيديا) فيه تعريف "طقس أنزار الخرافي" وصورة تعبيرية عن طريقة ممارسته.

https://ar.m.wikipedia.org/wiki/%D8%A3%D9%86%D8%B2%D8%A7%D8%B1

شوهد: يوم الأربعاء 11 جانفي, 2023.
"كلمة بالقبائلية بمناسبة الاحتفال ببناير وبيان أنه دخيل على دين الإسلام والأمازيغية"
وجاء فيها:
-بيان الجذور التاريخية واللغوية ليناير،
-ذكر حكمه الشرعي،
-التحذير من البدع،
-التحذير من التشبه بالمشركين.
والله نسأل أن ينفع بها، والحمدالله رب العالمين.

https://youtu.be/4Yj9xATyDJ4
المنهج السلفي نعمة عظمى، فمن وفقه الله وهداه لهذا المنهج الذي هو الإسلام المصفى، فليحافظ عليه وليتأصل فيه ويدعو إليه، ولا يقبل المساومة فيه أبدا، فلا يتركه عرضة لأصحاب الأغراض، والتعصبات، والتقليد الأعمى، والغلو، فعليك بالأصول السلفية في كل حين وآن ولا سيما عند حلول الفتن.

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إنّ المؤمن لا بد أن يُفتن بشيء من الفتن المؤلمة الشَّاقة عليه ليُمتحن إيمانه، كما قال الله تعالى :

﴿أَحَسِبَ النَّاسُ أَنْ يُتْرَكُوا أَنْ يَقُولُوا آمَنَّا وَهُمْ لَا يُفْتَنُونَ ✵ وَلَقَدْ فَتَنَّا الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ فَلَيَعْلَمَنَّ اللَّهُ الَّذِينَ صَدَقُوا وَلَيَعْلَمَنَّ الْكَاذِبِينَ﴾ ،

ولكنَّ الله يلطف بعباده المؤمنين في هذه الفتن، ويصبِّرهم عليها، ويُثيبهم فيها، ولا يلقيهم في فتنة مُهْلكة مُضلَّة تذهب بدينهم؛ بل تمرُّ عليهم الفتن وهم منها في عافية .

📚 تفسير ابن رجب (٢١٢/٢).

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Que devrons-nous croire au sujet des compagnons ?

Cet extrait est tiré du chapitre « La croyance des Gens de la Sounna et du Groupe au sujet des compagnons » [1], celui-ci même tiré de l’ouvrage El Wâcitiyya, du cheikh de l’islam

Ibn Teymiyya, qu’Allâh lui fasse amplement miséricorde !

Traduction et annotations d’Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD

PDF

Parmi également les fondements des Gens de la Sounna et du Groupe, il y a la pureté de leurs cœurs et de leurs langues envers les Compagnons du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh su lui-. C’est ainsi qu’Allâh, -Majesté à Lui-, les a décrits dans Sa Parole ﴾Et ceux qui sont venus après eux disent : ‘’Seigneur ! Pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancune pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es certes Compatissant et Très-Miséricordieux’’.﴿ El Hachr (L’Exode). V. 10 ; et par obéissance aussi au Prophète -prière et salut d’Allâh su lui- qui a dit : « N’insultez pas mes Compagnons ! Car, par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, même si quelqu’un de vous donne en aumône l’équivalent d’Ouhoud[2] en or, il ne pourra pas égaler le muid de l’un d’eux ni sa moitié. »[3]

Les Gens de la Sounna acceptent aussi leurs vertus et degrés que mentionnent le Livre, la Sounna et le Consensus. Ils préfèrent, en outre, ceux qui ont dépensé [pour la cause de l’islam] et combattu avant El Feth qui est la trêve d’El Houdeybiyya[4], à ceux qui ont dépensé et combattu plus tard.

Ils devancent également les Émigrés aux Auxiliaires [c’est-à-dire : les Mouhêdjiroûn aux Ansâr]. Et ils croient qu’Allâh a réellement dit aux Compagnons qui ont combattu à la bataille de Badr au nombre de trois cents et quelques hommes : « Faites ce que vous voulez ; Je vous ai certainement pardonné. »[5], et [croient qu’Allâh] ne fera entrer en Enfer personne ayant prêté le « serment d’Allégeance sous l’Arbre »[6], tel qu’a informé le Prophète –prière et salut d’Allâh sur lui-. Allâh les a même agréés et eux aussi L’ont agréé, et ils y étaient plus de mille quatre cents personnes.

Les Gens de la Sounna témoignent également qu’Allâh fera entrer au Paradis chaque Compagnon dont le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- le lui a témoigné, tels que les dix[7] ; et Thêbit Ibn Qays Ibn Chammês ainsi que d’autres Compagnons.

Ils attestent également la parole rapportée par des voies multiples de l’Émir des croyants ‘Alî Ibn Ibî Tâlib -qu’Allâh l’agrée- ainsi que d’autres, stipulant que les meilleurs hommes de cette communauté après Son Prophète sont Aboû Bakr, puis ‘Oumar, puis viendront ‘Outhmên à la troisième position et ‘Alî à la quatrième -qu’Allâh les agrée tous-. Cela est prouvé par des propos transmis [de génération en génération].

De même, les Compagnons ont consenti à l’unanimité d’avancer ‘Outhmên (à ‘Alî), afin qu’il soit le premier à recevoir le serment d’allégeance. Néanmoins, certains parmi les Gens de la Sounna ont divergé sur ‘Outhmên et ‘Alî -qu’Allâh les agrée-, [et ce sont posé la question] : Qui est le meilleur des deux ? Cette divergence est intervenue après qu’ils furent unanimes à avancer Aboû Bakr à ‘Oumar.

Publié sur : https://scienceetpratique.com/11153-2/

…………………

[1]Pour lire le chapitre en entier, se rendre sur : https://scienceetpratique.com/la-croyance-des-gens-de-la-sounna-et-du-groupe-au-sujet-des-compagnons-2/#_ftn1

[2]Nom d’une grande montagne située à Médine.

[3]Rapporté par El Boukhâri et Mouslim.

[4]En arabe Solh El Houdeybiyya. Quant à El Fath, c’est la victoire et le succès que cette trêve a donnés. Pour plus de détails, consulter le commentaire des V. 1-3 de la Sourate « El Feth », de l’érudit ‘Abd Ar-Rahmên Ibn Nâsir As-Sa‘dî -qu’Allâh lui fasse miséricorde- : Teycîr El Karîm Ar-Rahmên Fî Tefsîr Kalêm El Mannên (La facilité du Généreux, le Tout-Miséricordieux dans le commentaire de la Parole du Bienfaiteur).

[5]Rapporté par El Boukhâri et Mouslim.
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[6]Il s’agit du serment d’Ar-Ridwân [l’Agrément] tenu sous un arbre à El Houdeybiyya. El Houdeybiyya est le nom d’une région proche de la Mecque, qu’Allâh augmente son Honneur ! Voir pour plus d’éclaircissement, l’explication d’El Wâcitiyya de l’érudit Ibn ‘Outheymîn -qu’Allâh lui fasse miséricorde-, pp. 598- 601. Ainsi que le commentaire du cheikh As-Sa‘dî susmentionné.

[7]Il s’agit d’Aboû Bakr, ‘Oumar, ‘Outhmên, ‘Alî, Sa‘îd, Sa‘d, Ibn ‘Awf, Talha, ‘Âmir, Et Az-Zoubeyr -qu’Allâh les agrée tous-.
Publié sur : https://scienceetpratique.com/11153-2/

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La nécessité de réformer les mots du lexique religieux

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La réforme des concepts, des noms et des expressions est une pratique connue en islam. Les Textes du Livre et de la Sounna ont mis en lumière cette pratique islamique à plusieurs reprises. Le Prophète, qu’Allâh prie sur lui et le salue, l’a aussi accomplie auprès de son peuple, alors mécréant, mais aussi parmi ses compagnons.

Le fondement est que tout concept, expression ou mot ayant un ou des sens qui enfreignent à la croyance musulmane, doit être réformé ou changé.

L’objectif est vital. Il s’agit de garder intacte la croyance des musulmans, qu’elle ne soit pas entachée des fausses notions religieuses voyageant des autres religions et langues pour s’installer dans leur communauté.

Les savants de la Sounna ont eux aussi, est de tous temps, pris le soin de corriger les concepts erronés, que ce soient ceux de la langue arabe, ou ceux venant d’autres langues.

Et, à notre époque, il en est qu’un des plus célèbres savants salafis, qui était aussi linguiste, s’étant trop occupé de ce sujet, soit l’érudit et cheikh Bakr Abû Zeyd, qu’Allâh lui fasse miséricorde !

Ses ouvrages et ses articles qui ont énormément profité dans ce domaine, sont toujours d’un immenses intérêt aux gens de science été aux étudiants, voire à tous les musulmans.

Parmi ses livres insignes, figure son excellent mou‘djèm, dictionnaire qui rappelle avec profusion les préceptes de la croyance des compagnons, qui sont les premiers pieux prédécesseurs et de leurs pratiques langagières religieuses. Le dictionnaire tire au fait sa matière de cette source-là. Et, prendre la voie des pieux prédécesseurs comme référence signifie tout simplement, s’appuyer dans ses démonstrations sur l’argumentation du Qour’ên et de la Sounna, appuyée des paroles et des actes des compagnons, des Imams, des savants, etc.

Ce dictionnaire de haute qualité en la matière est intitulé mou‘djèm el mènêhî èl-lèfdhiyya, wè yèlîh fèwê’id fî el elfêdh (Dictionnaire des mots interdits (ou déconseillés) à dire, suivi de bénéfices concernant les mots).

Dans son introduction à la troisième édition[1], le cheikh, qu’Allâh lui fasse vastement miséricorde !, en expliquant les origines des mots déconseillés à dire qui nous viennent d’autres religions, cultures et langues, cite 12 domaines d’où ces mots s’infiltrent à l’islam et à la langue arabe, et dit : « 11ièmement : Des concepts francs (occidentaux), et des expressions non arabes qui sont arrivés (aux musulmans), et des styles linguistiquement nouveaux (c.-à-d. d’origine non arabe), et religieusement refusés, et dont la porteuse de bois[2] et le propriétaire d’el djèllêla[3] sont les médias (ou la presse). Au fait, la majorité des écrivains parmi les journalistes ont un puissant attrait pour ces concepts. Et c’est à travers eux que ces derniers se sont infiltrés parmi les musulmans. »

Raison, entre autres, m’ayant souvent motivé à mettre en garde contre le style journalistique dans les traductions islamiques.

Puis le cheikh, puisse Allâh lui accorder Sa miséricorde, dit un peu plus loin[4] : « Et regarde ce contrôle diversifié sur la langue (les paroles) dans les Textes du Noble Qour’ên ; Allâh Très-Haut a dit : « Quand les deux Anges récepteurs (qui écrivent les œuvres de l’enfant d’Adam) s’assoient à droite et à gauche ; il ne prononce aucune parole sans n’avoir en sa présence un observateur prêt à l’inscrire. » Qâf, v. 17-18. (…) Et, le mot, tellement que son importance est grande, est lui-même une preuve matérielle sur la réalité de celui qui le dit ; Allâh Très-Haut, a dit : « Or si Nous voulions, Nous te les montrions ; tu les reconnaitrais certes par leurs indices ; et tu les connaitras certes par les contenus de leurs propos. » Mouhammed, v. 30 ; et Il a également dit, Très-Haut : « alors que la haine est apparue à travers leurs langues ; et ce que leurs poitrines (cœurs) cachent est plus grand ! » Êl ‘Imrân (La Famille d’Imran, v. 114). »
Notons enfin que cette pratique de réforme du lexique religieux touche à toutes les sectes, religions, langues qui ont une influence négative sur le musulman. C’est pourquoi les savants ont écrit d’innombrables réfutations et mises en garde sur des notions émanant du soufisme, du tablighisme, du kharidjisme, du mou‘tazilisme, mais aussi sur les fausses pratiques langagières et expressions et concepts venant d’autres langues et religions.

Et si Allâh me le permettra, je rédigerai un article qui sera bien détaillé et très documenté ; et c’est Allâh, Tout-Puissant, seul qui assiste et accorde le succès.

Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad

Béjaia, le dimanche 22 djamêda el êkhira 1444

Corr. au 15/01/2023.

Publié sur : https://scienceetpratique.com/12699-2/

Et sur : https://t.me/Linguistiqueetislam

…………..

[1] Dictionnaire des mots interdits (ou déconseillés) à dire, suivi de bénéfices concernant les mots, Ch. Bakr Aboû Zeyd, éd., Dâr El ‘Âsima, Riyad, Arabie Saoudite, 1417 (1996), p. 10-17.

[2] Le cheikh, qu’Allâh lui fasse miséricorde, fait ici référence à la sourate el Mècèd (Les fibres), v. 4. L’expression divine (حَمَّالَةَ الْحَطَبِ) porteuse de bois, est une description de l’épouse d’Aboû Lèhèb : Arwâ Oumm Djèmîl, qui nuisait beaucoup au Prophète, qu’Allâh prie sur lui et le salue. Cette espressione signifie que cette femme faisait beaucoup de mal par sa langue, par la calomnie, la médisance, etc. Voir les Exégèses d’At-Tabarî, El Qourtobî et As-Sè‘dî.

[3] Ici le cheikh, qu’Allâh lui fasse miséricorde, emploie un terme fiqhî (issu de la juridiction musulmane) ; el djèllêla signifie les animaux (que l’homme mange) qui mangent des impuretés et des ordures.

[4] Ibidem, p. 18.

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التكلم بالخير أو لزوم الصمت
كلمة بالقبائلية جاء فيها:
-شرح مختصر لحديث: "من كان يؤمن بالله واليوم الٱخر قليقل خيرا أو ليصمت."
-بيان أنه من جوامع الكلم وأنه يمثل نصف الإسلام،
-ذكر كلام للإمام ابن حجر في شرح الحديث.
-الحث على طيب الكلام وترك كلام السوء.

https://youtu.be/N6HVpsEBPcI
جناية الكاف الاستعماريَّة على اللُّغة العربيَّة

عبارة “أنا كمسلم…” أنموذجًا

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جناية الكاف الاستعماريَّة على اللُّغة العربيَّة

بسم الله الرَّحمن الرَّحيم، والحمد لله ربِّ العالمين، والصَّلاة والسَّلام على أشرف الأنبياء والمرسلين، أمَّا بعد:

فهذه لفتة إلى موضوع في اللُّغة يتعلق بتقليد كثير من الكتَّاب العرب في هذا العصر للاستعمال اللُّغويِّ الإفرنجيِّ، وإقحام كثير من ألفاظ الإفرنج وأساليبهم وصِيَغهم وعباراتهم في لغتنا العربيَّة الفصحى وإنشاءها، ممَّا شوَّه جمالها، وعكَّر صفاءها، وأضعف قوتها: بسبب ضعف أهلها.

وفي هذه الالتفاتة، سأنقل كلام أهل العلم حول استعمال “كاف الإفرنج” في محلٍّ لا تقبله اللُّغة العربيَّة الأصيلة، ولم تعرفه أساليب العرب الفصحاء، ألا هو في التَّعبير عن “حقيقة الحال” بصيغة التَّشبيه.

وجدير بالذِّكر أنَّ استعمال “الكاف الإفرنجيَّة” في هذا المحلِّ إنَّما طرأ على العرب والمسلمين في أحلك أزمانهم العصيبة التي أرهقتهم بالضَّعف والتَّراجع العلمي، والأدبي، واللُّغوي؛ ألا وهو زمن الاستعمار الغربيِّ لبلادهم؛ الذي لم يقتصر على إزهاق الأرواح ونهب الثَّروات، بل تعدَّى ذلك بكثيرٍ إلى محاربة الدِّين والسَّعي حثيثًا لتقويض اللُّغة العربيَّة واجتثاثها من جذورها في أوطانها، ومحو الآداب وتبديلها، وتحطيم الأخلاق وتغريبها؛ فتخلَّل في أثناء ذلك فيما تخلَّل من خصوصيَّات المستعمر اللُّغوية الأعجميَّة: خاصيَّة “كاف التَّشبيه” في موضع التَّعبير عن “حقيقة الحال” كما سبق.

ولقد بيَّن بعض أهل العلم كما سيأتي سبب هذا الاستعمال الدَّخيل، وهو الجهل باللُّغة العربيَّة واللُّغات الأجنبيَّة، ومن هؤلاء العلماء العلَّامة الفهَّامة اللُّغويُّ المحدِّث الشَّهير، العارف باللُّغات الأجنبيَّة، ومترجم القرآن وصحيح البخاري إلى اللُّغة الإنجليزيَّة: تقيُّ الدِّين الهلالي السَّلفي المغربي رحمه الله تعالى.

وينبغي التَّنويه على أن جهَّال المترجمين والكتَّاب والإعلاميِّين هم الذين جرُّوا العرب إلى هذا الخطأ السيِّئ؛ لأنَّهم هم الذين نشروه في الأمَّة عبر كتبهم وجرائدهم وإعلامهم، فإن اللَّفظة الفرنسيَّة (comme) التي نسخت منها “الكاف الاستعماريَّة”، بالنِّسبة لفريق الكتَّاب مزدوجي اللُّغة (عربي/فرنسي)؛ فإنَّ هذه اللَّفظة الفرنسيَّة تأتي على معان منها: التَّشبيه، والتَّمثيل، والصِّفة، والإضافة، والغرض، والمقارنة، والحال[1]، وهي بمعنى الحال تأتي مرادفة لعبارة (en tant que)؛ ومن هنا جاء الخلط بين هذا الاستعمال للتَّعبير عن الواقع، وبين التَّشبيه المعبَّر عنه “بكاف العرب”؛ لأنَّه في عرف اللُّغة الفرنسيَّة لما يقول المتكلِّم الفرنسيُّ مثلًا:”Je travaille comme enseignant”؛ فمعناه:”Je travaille en tant qu’enseignant”؛ بمعنى: “أعمل معلِّمًا”، وليس “أعمل كمعلِّم”، ويظهر هذا الاستعمال بشكل أوضح ويُجلِّي خطأ نقله إلى العربيَّة في المثال التَّالي، فإذا قال:”J’ai choisi ma cousine comme épouse”؛ فمعناه:”اخترت قريبتي لتكون زوجةً لي”، وليس “اخترت قريبتي كزوجةٍ لي” فيُفهم حينئذٍ أنها ليست زوجةً حقيقةً وواقعًا بهذا المنطوق؛ فاستعمال (comme) في هذا الموضع هو تعبير عن الواقع وليس التَّشبيه الذي فَهِمه المترجمون العرب فجعلوا “الكاف” معادلًا له.

وسأنقل الآن كلام العلَّامة تقيِّ الدين الهلالي رحمه الله في كتابه “تقويم اللِّسانين”، والذي جعل فيه “الكاف الدَّخيلة الاستعماريَّة” كما سمَّاها أوَّل ما بدأه به من تنبيهات لتقويم اللِّسانين: لسان المرء وقلمه؛ لأنَّ القلم أحد اللِّسانين، كما تقول العرب.

قال رحمه الله تحت عنوان: الكاف الدَّخيلة الاستعماريَّة:

أمَّا تسميتها دخيلةً فلا إشكال فيه، لأنَّها لا توجد في الإنشاء العربي الذي قبل هذا الزمان، أمَّا تسميتها استعماريَّةً؛ فلأنَّها دخلت في الإنشاء العربي مع دخول الاستعمار البلدان العربيَّة؛ فإنَّ جهلة المترجمين تحيَّروا في ترجمة كلمة تجيء في هذه اللُّغات قبل الحال، وهي في الإنكليزيَّة (as) وفي الفرنسيَّة (comme) وفي الألمانية (als) مثال ذلك: فلان كوزير لا ينبغي له أن يتعاطى التِجارة، وفلان يشتغل في الجامعة كمحاضر، وفلان مشهور ككاتب.

وهذا الاستعمال دخيل لا تعرفه العرب، ولا يستسيغه ذوقٌ سليم، وليس له في قواعد اللُّغة العربيَّة موضع، ودونك البيان:

قال ابن مالك:

شَبِّهْ بِكَافٍ وَبِهَا التَّعليلُ قَدْ يَعْنِي وَزَائِدًا لَتَوْكِيدٍ وَرَدْ

(واستُعمِل اسمًا).

تأتي الكاف في كلام العرب لأربعة أمور :

التَّشبيه كقول المتنبِّي في ممدوحه:
كالبحر يقذف للقريب جوهرا جودًا ويبعث للبعيد سحائبَ