العلم والعمل-Science et pratique
4.65K subscribers
947 photos
79 videos
450 files
2.9K links
https://t.me/scienceetpratique

قناة تابعة لموقع scienceetpratique.com تهتم بنشر العلم النافع والسنة على منهج السلف الصالح. Canal lié au site scienceetpratique.com S'occupe de répandre la science et la sounna selon la voie des salafs.
Download Telegram
- E. 5 : « Dis : ‘’Même si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils se soutenaient les uns les autres’’ ». (Sourate Le Voyage Nocturne, v. 88).
- E. 6 : « Certes, c’est toi qui reçois le Coran, de la part d’un Sage, d’un Savant. » (Sourate Les fourmis, v. 6), etc.
À partir de ces énoncés ainsi que d’autres, nous avons identifié les sens ci-dessous :
S.1 : Un Livre de méditation provenant d’Allâh.
S.2 : Descendu au mois de Ramadan comme guide pour les gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement.
S.3 : C’est une Révélation divine.
S.4 : Révélé pour avertir les Arabes ainsi que tous ceux à qui il parviendra.
S.5 : Provient d’Allâh seul et confirmé par les Livres antérieurs.
S.6 : Il est inimitable.
S.7 : Provient au Prophète de la part d’Allâh, etc.
Au travers des énoncés, définitions et sens précédents, une analyse contrastive permet de constater qu’étant un emprunt, une restriction de sens versant dans la modification a été opérée dans le TLF. Il s’est agi principalement d’avoir omis les traits définitoires principaux de ce terme, à savoir que le Coran est une parole divine, révélée au Prophète Mouhammed (prière et salut d’Allâh sur lui) et à l’intention de tous les hommes. Ces traits sont nettement exprimés dans le corpus et totalement occultés par le TLF.
Sur le plan sémantique, les sens attestés rendus par le TLF ne précisent pas que le Coran est la parole de Dieu (Allâh). Voire, le TLF a mentionné que c’est le recueil de Mahomet. Chose qui vient en totale contradiction avec les sémantismes rendus par le corpus, notamment les sens 1, 3, 5 et 7. Ce terme tel qu’il est identifié dans les différents contextes du corpus renvoie à un même référent. Sa monoréférentialité concerne la totalité des sèmes qui expriment une même réalité, à savoir que le Coran émane uniquement d’Allâh (Dieu), qu’il est Sa parole et qu’il est destiné à toute l’humanité. Contrairement à cette réalité, à cet univers de croyance auquel sont attachés tous les musulmans, les auteurs du TLF ont subrepticement fait passer leurs conceptions puisant de leur propre univers de croyance s’accordant que le Coran est l’œuvre du Prophète. Ce trait est particulièrement rendu par les deux séquences Recueil de prédications de Mahomet, et Livre des musulmans. Or, linguistiquement, puisque le terme de Coran est un emprunt, la restriction aux sèmes principaux (le noyau du sens) de ce terme aura été le mécanisme sémantique capital à privilégier, puisqu’il garantit au terme d’emprunt de garder sa spécifié sémantique d’origine étant un mot ayant voyagé vers le français d’une langue étrangère, l’arabe.
La séquence Livre des musulmans, relève en fait l’ambigüité sémantique dont la définition du TLF est imprégnée. Car, en plus de l’indication de l’appartenance du Coran aux musulmans, ce segment implique que seulement les musulmans sont concernés de le lire ou d’y croire…, élément qui est carrément contradictoire avec les sens identifiés du corpus, comme cela induit également un sens implicite ou sous-entendu signifiant que le Coran est une propriété humaine, une œuvre d’un peuple ou d’une nation, les musulmans, alors que le corpus stipule que c’est le Livre d’Allâh, Sa Parole. Ce dernier sens (le Coran est une propriété humaine) caractérise particulièrement les écrits de beaucoup d’auteurs orientalistes et chrétiens qui s’entendent à dire que le Coran fait partie des textes construisant l’ensemble du patrimoine littéraire humain.
Nous pouvons par contre interpréter un tel réglage ou adaptation sémantique fait dans le TLF par l’influence du fait socioculturel et religieux chrétien ou idéologique sur le fait linguistique et lexical. L’univers de croyance des concepteurs du TLF, ou plus exactement des auteurs des corpus dont s’en est servi le TLF, pourrait donc être à l’origine d’une telle « manœuvre » ou détour lexical. Autrement dit, il parait que les rédacteurs du TLF se soient basés sur des corpus écrits par des non-musulmans non spécialistes pour construire une définition du Coran… Au fait, après avoir vérifié les documents auxquels les concepteurs du TLF se sont référés pour « confectionner » leur définition, nous confirmons notre hypothèse. En voici quelques-unes de leurs références : (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaire, Maurice Barrès, Mes cahiers, Chateaubrilland, Le Génie du christianisme, etc.).
Cependant, on pourrait justifier une telle démarche par le fait que ce n’est pas le TLF qui a emprunté le terme de Coran à la langue arabe, mais c’est la langue française, ou les Français, plus exactement. C’est dire que la définition reprise par le TLF préexistait à sa lexicalisation.
Pourtant, une telle allégation ne saurait prétendre à la scientificité, car le rôle des lexicographes est bien évidement de définir les mots d’emprunts en se basant sur une stratégie étudiée du point de vue lexicologique et herméneutique.
Faisons remarquer enfin que tellement les imprécisions et ambigüités marquant les définitions du terme de Coran rendues par certains dictionnaires de langue, dont le TLF, comme nous venons de le démontrer, beaucoup d’auteurs et de traducteurs français et francophones, dont l’auteur de notre corpus, sont plutôt enclins à l’utilisation dans leurs écrits de la forme xénitique Qour’ân. Ils renoncent en fait à l’emprunt Coran, pour justement contourner ce problème terminologique.
2. Le mot islam. C’est un emprunt fait à la langue arabe à une date très ancienne. D’après la rubrique étymologique du CNRTL qui accueille le TLF, ce mot islam est introduit dans la langue française en 1697, avec comme définition à cette époque « Religion, et pour le pays des Mahometans. » Celle-ci est la définition étymologique. Or, dans le sens actuel que ce dictionnaire confère à islam, nous trouvons toujours la base de la définition historique ou étymologique, mais remaniée. Le contenu définitionnel demeure le même. Celui-ci est donné ainsi :
A. − Religion des musulmans, prêchée par Mahomet et fondée sur le Coran.
B. − [Islam écrit avec initiale majuscule] Ensemble des peuples qui professent cette religion ; la civilisation qui les caractérise.
Dans cette définition, les caractéristiques de restriction du sens qui caractérisent d’ordinaire les mots d’emprunt récents sont toujours relevables, alors que le terme d’islam « séjourne » en langue française depuis presque cinq siècles. Voire, ce n’est plus un séjour d’un terme voyageur qui venait de s’installer après un long voyage, mais c’est bien une unité lexicale qui s’est bien adaptée à la langue, à son système morphophonologique, et qui avec une telle intégration, l’insertion dans la langue sur le plan du sens devait être au niveau de son insertion sur le plan morphologique et phonétique. Car il est décidément, et depuis bien longtemps, partie intégrante de la langue, et autour duquel une famille de mots est constituée, que sont les morphèmes dérivés de cette base islam dans toutes les classes grammaticales, et ayant une place bien précise dans le discours. C’est pourquoi nous trouvons les mots : musulman-e (subst. et adj., masc. et fém.), islamique (adj.), islamiquement (adv.), islamiser (v.), islamisation (n. d’action), islamisme (subst. masc.), désislamiser, réislamiser (v. avec préfixes de privation et de répétition), islamité (nom statif), etc.
« L’emprunt ancien est consacré et devient partie intégrante de la langue. Il va ainsi des mots français bazar (persan) ; café (turc), tomate (nahuat), véranda (hindi), wagon (anglais), spaghetti (italien), robot (tchèque), junte (espagnol), etc. On constate qu’il y a adaptation à la langue d’accueil (emprunt adapté) au minimum sur les plans phonologique et phonétique (le mot anglais football est prononcé de manière conforme au système phonique français) ; il peut y avoir aussi un ajustement morphologique (…) Une fois adopté par la langue, un emprunt peut donner lieu à des dérivations (bazarder, cafétéria, robotique). »
Et c’est là justement que s’affichent tous les critères de francisation linguistique d’un mot emprunté, où celui-ci perd ses traits morphosyntaxiques de la langue source et épouse ceux de la langue emprunteuse. Ce sont ces traits mêmes qui sous-tendent la constitution de la famille du mot d’emprunt. Critères d’une totale installation dans cette langue. Jean Dubois et coll., mettent ce point en exergue par ces termes :
« Le stade ultime de l’installation est l’emprunt proprement dit : le mot est versé au vocabulaire français, et peut par exemple entrer dans des processus de dérivation et de composition. »
Ils ont par la suite fixé trois critères d’intégration entière d’un emprunt dans la langue que sont :
a) Le critère phonologique.
b) Le critère morphosyntaxique : un emprunt pleinement intégré peut devenir formant de base de dérivation.
c) Le critère sémantique : l’insertion se manifeste également par des changements de sens, par déspécialisation du sens restreint de l’emprunt. L’emprunt comporte en effet une forme de restriction sémantique par rapport au mot de la langue d’origine. Lorsque la francisation est complète, l’emprunt peut élargir son extension : black-out emprunté à l’anglais dans le sens restreint de « camouflage des lumières contre les attaques aériennes » n’est plus réservé à ce sens : on peut faire le black-out sur une affaire politique ou financière.
Donc pour l’emprunt islam qui nous occupe, la restriction du sens ne l’a pas quitté, car elle est en décalage avec son intégration phonologique et morphosyntaxique. Le sens de cet emprunt quatre fois centenaire est stagné à la définition étymologique, tel que nous l’avons signalé plus haut.
Le corpus, pour sa part, dans les définitions recueillies des différentes occurrences, attribue à ce mot plusieurs sens renvoyant aussi bien à l’étymon, la base dans laquelle il est construit, qu’à ses formes dérivationnelles en langue arabe, dont celle de l’homme adepte de cette religion. Il s’agit d‘une extension du sens très exprimée, mais gravitant tout autant dans la notion de religion.
Parmi les sens enregistrés, nous citons les trois ci-dessous :
S.1 : Lumière venant du Seigneur de l’univers.
S.2 : Seuls les gens épanouis spirituellement le (l’islam) suivent.
S.3 : Religion parachevée et agréée.

Cette courte analyse rend en fait compte des modifications de sens que les lexicographes opèrent sur les mots empruntés au registre islamique. L’effet idéologique ou religieux chrétien peut en effet être à l’origine d’une telle manipulation.
Références bibliographiques
CALVET, Louis-Jean, La guerre des langues et les politiques linguistiques, Hachette Littératures, Paris, 1999.
DUBOIS, Jean, et coll., Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Larousse, Paris, 1994.
ESSONO, Jean-Marie, Précis de linguistique générale, L’Harmattan, Paris, 1998.
Hamidullah Muhammad, Le Noble Coran et la traduction en langue française de ses sens, Complexe du roi Fahd, Médine, 1998, l’introduction.
Le TLF (Trésor de la langue française), disponible en ligne sur : https://www.cnrtl.fr/
MOREAU, Marie-Louise, Sociolinguistique, concepts de base, Mardaga, Liège, 1997.

Publié sur : https://scienceetpratique.com/10969-2/
https://t.me/Linguistiqueetislam
https://t.me/scienceetpratique
1
Forwarded from د. أبو فهيمة عبد الرحمن عياد
لمن يرغب في الحصول على هذه الكتب الإسلامية عربي/فرنسي (البدياف) مع إمكانية طبعها (حقوق الطبع غير محفوظة)؛ فليراسلني على البريد الإلكتروني:
prof.ayadabderrahmane@gmail.com
و
aboufahimaayad@gmail.com

نسأل الله سبحانه أن ينفع بها الجميع.

Quiconque voudrait avoir ces livres islamiques arabe/français (PDF), avec la possibilité de les imprimer (libres de droits), qu'il me contacte par l'un des e-mails mentionnés en haut.
👍9
من أجل نعم الله على العبد الصحة المسخرة لطاعته سبحانه؛ وطيب النفس وصفائها وراحة البال وانشراح الصدر والقناعة والصبر

فعن رجلٍ من أصحابِ النبيِّ - صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ -، قال :
"كنا في مجلسٍ، فطلع علينا رسولُ اللهِ - صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ -؛ وعلى رأسهِ أثرُ ماءٍ؛ فقلنا :
يا رسولَ اللهِ نراك طيِّبَ النفسِ.
قال :" أجلْ."
قال: "ثم خاض القومُ في ذكر الغِنى، فقال (يعني النبي صلى الله عليه وسلم):
" فلا بأسَ بالغِنى لمنِ اتَّقى اللهَ - عز وجل -؛ والصحةُ لمنِ اتَّقى خيرٌ منَ الغِنى، وطيبُ النفسِ منَ النعيمِ. " صححه الألباني في صحيح ابن ماجه.

https://t.me/vrestethadith
👍1
عن يونس بن عبد الأعلى، قال :
"سمعت الشافعيّ يقول :" تعلّموا العربيّة؛ فإنّها تثبّت العقل؛ وتزيد في المروءة. " المقفى الكبير، لتقي الدين المقريزي (ت 845 ه).

انتقاء وترجمة/ د. أبوفهيمة عبدالرحمن عياد

D'après Yoûnous Ibn ‘Èbd El È‘lê :

« J'ai entendu Èch-Chêfi‘î dire :
‘’Apprenez l’arabe, car il raffermit la raison et augmente l’esprit chevaleresque !’’ »

El Mouqafê El Kèbîr, de Tèqiyy Èd-Dîn El Mèqrîzî (mort en 845 H.).

Sélection et trad.: Dr Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên Ayad


https://t.me/Linguistiqueetislam
👍6
Définitions de concepts-clés en linguistique et sciences du langage 15 :
L’aire de Wernicke
منطقة ويرنيك الدماغية

Dr Abderrahmane AYAD
Maitre de conférences, HDR, en sciences du langage
Remarque : Les astérisques (*) suivant certains concepts signifient que ces derniers sont définis dans le dictionnaire.
Nota : Une version PDF est téléchargeable sur :
https://t.me/Linguistiqueetislam/780
Wernicke
L’aire de Wernicke est une aire cérébrale dédiée au langage, précisément pour ce qui concerne la perception des mots et le décodage des paroles entendues. Elle est le symétrique de l’aire de Broca, qui elle est responsable de l’articulation des mots et des paroles. Ainsi certains troubles du langage (aphasies*) sont dus à des dysfonctionnements au niveau de ces deux aires.
Abderrahmane Ayad, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Science et pratique, 2025, Béjaia, p. 491.
https://t.me/Linguistiqueetislam
👍1
من أراد أن يعرف أثر إبليس ونوابه على البشر؛ فليتأمل هذه الآية العظيمة:
((وَمَا كَانَ النَّاسُ إِلَّا أُمَّةً وَاحِدَةً فَاخْتَلَفُوا ۚ وَلَوْلَا كَلِمَةٌ سَبَقَتْ مِن رَّبِّكَ لَقُضِيَ بَيْنَهُمْ فِيمَا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ)). (يونس: 19).

قال الإمام الطبري رحمه الله في تفسيره: "يقول تعالى ذكره: وما كان الناس إلا أهل دين واحد وملة واحدة فاختلفوا في دينهم، فافترقت بهم السبل في ذلك."

انتقاء وترجمة/ د. أبو فهيمة عبدالرحمن عياد 

Qui souhaiterait connaitre l'effet d'Iblîs (Lucifer) et de ses suppôts sur l'humanité, qu'il médite donc ce verset:

« Les gens ne formaient (à l’origine) qu’une seule communauté. Puis ils divergèrent. Et si ce n’était une décision préalable de ton Seigneur, les litiges qui les opposaient auraient été tranchés. » Yoûnous (Jonas), v. 19. Trad. Hamidullah, 2000.

L’Imam Èt-Tabarî, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a dit dans son Exégèse :

« Allâh, que Son Rappel soit élevé, dit : les gens n’étaient partisans que d’une seule et même religion ; puis ils ont divergé sur elle et se sont divisés en plusieurs factions. »

Sélection et trad.: Dr Aboû Fahîma 'Abd Ar-Rahmên Ayad

https://t.me/vrestethadith
👍2
L’imitation tue la justesse
التقليد يقتل الدقة
Dr Abderrahmane AYAD
Maitre de conférences, HDR, en sciences du langage
L’imitation aveugle est un des principaux problèmes dont souffrent la traduction islamique. C’est un phénomène qui peut se révéler parfois dangereux. L’imitation contribue en fait à fausser les connaissances que le traducteur doit reproduire fidèlement dans sa traduction. L’imitation agit sur les deux secteurs de la langue : sémantique (choix des correspondants) et phonétique (translittération correcte des sons arabes en français).
Au fait, ce phénomène, chez les traducteurs francophones, tire le plus souvent son origine de la « méthode » de traduction anglophone ou anglo-saxonne.
À titre d’exemple, parmi les innombrables fautes relevant de l’imitation, il y a la traduction du terme islamique (الهِدَايَة) par le mot « guidance » !
Guidance est un anglicisme. C’est un terme qui appartient au domaine de la psychologie. Il signifie : soutien apporté à des enfants en difficulté psychologique pour s’adapter avec le milieu social ou leur entourage.
Nous invitons nos frères et sœurs lecteurs et lectrices à comparer entre le sens de ce terme islamique arabe (الهداية), qui est cité une multitude de fois dans le Qour’ên et la Sounna, et celui du terme psychologique « guidance ».
Le premier veut dire guider, montrer, indiquer, assister, ramener à ou vers… vers le droit chemin, vers le bien, etc. Ou encore trainer vers l’enfer, ou mener en enfer ou vers le chemin de l’enfer, tel que dans Sa Parole, Très-Haut :
((مِن دُونِ اللَّهِ فَاهْدُوهُمْ إِلَىٰ صِرَاطِ الْجَحِيمِ)) الصافات 23.
« en dehors d’Allâh. Puis conduisez-les au chemin de la Fournaise. » As-Sâffêt, v. 23. Trad. : Hamidullah 2000.1
Et le second, « guidance », dont nous avons apporté le sens plus haut2, et qui est non seulement l’apanage de la psychologie, mais décrit un type de pathologie psychologique bien spécifique, et chez les enfants, de surcroît !
Quant aux imitations relevant du domaine phonétique, il y a par exemple la lettre « ش » que certains traducteurs francophones transcrivent en imitant les anglophones par le digramme anglais /sh/ au lieu du digramme français /ch/, comme dans sheikh au lieu de cheikh, etc., ou également la dhamma (ُ) par le son anglophone reproduit par la lettre ‘’u’’, au lieu du digramme français /ou/, qui pourtant celui-ci même rend la prononciation exacte de la dhamma, comme dans Sounna, et non Sunna !
Ce dernier mot, qui, parce qu’ici le /ou/ est remplacé par le /u/, amène sans faute les lecteurs français et francophones ignorant la prononciation arabe «سُنَّة» Sounna, à le prononcer non seulement d’une prononciation fausse, mais également très dissonante.
Elle est en API (alphabet phonétique international) l’équivalent du graphème [y], qui se prononce comme le /u/ français habituel, tel que dans les verbes au passif lu, bu, su, crû, etc. Et que dire de certains qui, au lieu de transcrire leur kounya (surnom) ainsi : aboû… Untel, la transcrivent comme cela : abu… ! qui se transcrit en API [aby], et s’articule à la française exactement comme dans l’énoncé « (Il) a bu… » !
La dhamma fait toute la différence3. Elle se transforme en français en /ou/.
L’accent circonflexe au-dessus du /u/ marque le signe de l’allongement arabe (˜). Il correspond au wêw (و), après la lettre (ب) ‘’b’’ ; ainsi : (أبو).
Publié sur : https://scienceetpratique.com/12926-2/
……………………….
1. Cf. Les exégèses d’Ibn Kèthîr et d’Ès-Sè‘dî.
2. Dans le CNRTL (Centre national de ressources textuelles et lexicales), qui héberge le TLF (Trésor de la langue française), le mot guidance, précédé d’une marque autonymique (remarque), est défini puis exemplifié ainsi : « Guidance, subst. fém. Assistance à l'enfant afin d'améliorer son adaptation à l'entourage immédiat grâce à une action thérapeutique sur lui et sur son milieu. Centre de guidance infantile, familiale. Le département d'hygiène mentale (...) est en liaison avec tout : médecins de famille (...), hôpitaux, tribunaux (...), guidances infantiles, prisons (H. Bazin, Fin asiles,1959, p. 94). »
👍1
3. Lire une recherche détaillée sur ce sujet ainsi que sur d’autres sur mon ouvrage Réponses linguistiques à certaines questions et critiques sur mes travaux de traduction islamique, PDF disponible sur : https://scienceetpratique.com/%D8%AC%D9%88%D8%A7%D8%A8%D8%A7%D8%AA-
👍2