Nos sociétés font face aujourd'hui à des défis dangereux provenant de certains contenus sur les réseaux sociaux... ils menacent la cohésion des familles.
De ce fait, la préservation de nos valeurs exige de proposer les alternatives les plus adéquates.
Dr Aboû Fahîma
'Abd Ar-Rahmên Ayad
https://t.me/scienceetpratique
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Repères sur les débuts de la linguistique et les efforts des premiers linguistes arabes
معالم حول البدايات الأولى للغويات وجهود اللغويين العرب الأوائل
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La pensée linguistique existait depuis l’antiquité, telles que le montrent les réflexions de Platon (au 5ème S. avant l’ère commune) sur la nature de la langue, et même bien avant Platon, il y eut aussi (au 12ème S. avant J.) les préoccupations religieuses ayant la langue pour matière. C’était une tradition très lointaine des grammairiens hindous, qui s’attelèrent à la description minutieuse de la langue sacrée de l’Inde ancienne : le sanskrit, et dont les Huit Livres de Panini en témoignent.
Du côté des Arabes également, d’innombrables travaux ont été réalisés depuis la fin du 7ème siècle avec notamment le lexicographe et métricien El Khalîl Ibn Ahmed El Farâhîdi (718-791), qui confectionna le premier dictionnaire arabe dans l’histoire musulmane, et qu’il nomma Kitêb El ‘Eyn (Le livre source). Il a été publié en imprimerie à Bagdad en Irak entre 1980 et 1985 et comportait alors 8 volumes. El Khalîl est aussi connu pour être le premier savant à avoir initié la métrique arabe en tant que discipline autonome, qui traite des rythmes poétiques. Et avant El Khalîl Ibn Ahmed, il y eu un éminent savant, Aboû El Aswed Ad-Dou’èlî (603/688), père de la grammaire arabe et c’est à lui également que revient le mérite d’avoir introduit les voyelles ou diacritiques sur les lettres arabes, afin de préserver une prononciation correcte des sons et des mots.
Son œuvre s’inscrivant dans le domaine de la phonétique articula-toire et de l’orthoépie lui vaut en fait d’être le premier phonéticien arabe.
D’autres grands noms de linguistes ayant servi la langue ont été aussi enregistrés par l’histoire, tels que Ibn Mêlik (711/795), El Kèssê’î (737/805), Sîbèwèyhi (765/796), El Moubèrrad (825/899), etc.
Au fait, à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas qu’il y ait eu dans l’histoire des langues une communauté linguistique ayant travaillé sa langue à tous les plans (lexique, phonétique, grammaire, rhétorique, poésie, etc.) comme l’a fait la communauté musulmane, autant les linguistes arabes et non arabes. L’investigation de la langue a en fait commencé bien avant l’ère islamique, notamment en poésie, en lexique, en rhétorique et en rythmique. Mais il est clair que la venue de l’islam a eu un impact déterminant et pérenne sur l’étude linguis-tique. La langue arabe est la langue de Révélation du Qour’ên (« Coran »), qui est faite dans une langue divine hors typologie, lui a en effet conféré un statut particulier, ce qui a, ceci étant, incité les savants à s’y intéresser profondément.
Or, la linguistique, même si le nom est apparu pour la première fois en français en 1721 (lexicalisé dans le dictionnaire d’Antoine Furetière), il n’est attesté par l’Académie française qu’en 1835. Cependant, son usage comme concept, nommant une discipline scientifique et moderne, où l’on revendique le paradigme empirique dans l’exploration du langage et des langues, n’a vu le jour qu’avec l’enseigne-ment de Saussure ; puis il a officiellement pris effet tout justement avec la publication de son ouvrage posthume Cours de linguistique générale, en 1916. De fait, c’est au sein du courant de la grammaire historique et comparée, durant le 19ème siècle, et plus exactement de 1816 à 1870, que nait le concept de linguistique ; et c’est à cette époque-là qu’ont apparu les premières revendications d’ordre scientifique.
Dr Abderrahmane AYAD, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Sciences et pratique, Béjaia, 2025, pp. 266-268.
Mél : prof.ayadabderrahmane@gmail.com
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14348
معالم حول البدايات الأولى للغويات وجهود اللغويين العرب الأوائل
La pensée linguistique existait depuis l’antiquité, telles que le montrent les réflexions de Platon (au 5ème S. avant l’ère commune) sur la nature de la langue, et même bien avant Platon, il y eut aussi (au 12ème S. avant J.) les préoccupations religieuses ayant la langue pour matière. C’était une tradition très lointaine des grammairiens hindous, qui s’attelèrent à la description minutieuse de la langue sacrée de l’Inde ancienne : le sanskrit, et dont les Huit Livres de Panini en témoignent.
Du côté des Arabes également, d’innombrables travaux ont été réalisés depuis la fin du 7ème siècle avec notamment le lexicographe et métricien El Khalîl Ibn Ahmed El Farâhîdi (718-791), qui confectionna le premier dictionnaire arabe dans l’histoire musulmane, et qu’il nomma Kitêb El ‘Eyn (Le livre source). Il a été publié en imprimerie à Bagdad en Irak entre 1980 et 1985 et comportait alors 8 volumes. El Khalîl est aussi connu pour être le premier savant à avoir initié la métrique arabe en tant que discipline autonome, qui traite des rythmes poétiques. Et avant El Khalîl Ibn Ahmed, il y eu un éminent savant, Aboû El Aswed Ad-Dou’èlî (603/688), père de la grammaire arabe et c’est à lui également que revient le mérite d’avoir introduit les voyelles ou diacritiques sur les lettres arabes, afin de préserver une prononciation correcte des sons et des mots.
Son œuvre s’inscrivant dans le domaine de la phonétique articula-toire et de l’orthoépie lui vaut en fait d’être le premier phonéticien arabe.
D’autres grands noms de linguistes ayant servi la langue ont été aussi enregistrés par l’histoire, tels que Ibn Mêlik (711/795), El Kèssê’î (737/805), Sîbèwèyhi (765/796), El Moubèrrad (825/899), etc.
Au fait, à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas qu’il y ait eu dans l’histoire des langues une communauté linguistique ayant travaillé sa langue à tous les plans (lexique, phonétique, grammaire, rhétorique, poésie, etc.) comme l’a fait la communauté musulmane, autant les linguistes arabes et non arabes. L’investigation de la langue a en fait commencé bien avant l’ère islamique, notamment en poésie, en lexique, en rhétorique et en rythmique. Mais il est clair que la venue de l’islam a eu un impact déterminant et pérenne sur l’étude linguis-tique. La langue arabe est la langue de Révélation du Qour’ên (« Coran »), qui est faite dans une langue divine hors typologie, lui a en effet conféré un statut particulier, ce qui a, ceci étant, incité les savants à s’y intéresser profondément.
Or, la linguistique, même si le nom est apparu pour la première fois en français en 1721 (lexicalisé dans le dictionnaire d’Antoine Furetière), il n’est attesté par l’Académie française qu’en 1835. Cependant, son usage comme concept, nommant une discipline scientifique et moderne, où l’on revendique le paradigme empirique dans l’exploration du langage et des langues, n’a vu le jour qu’avec l’enseigne-ment de Saussure ; puis il a officiellement pris effet tout justement avec la publication de son ouvrage posthume Cours de linguistique générale, en 1916. De fait, c’est au sein du courant de la grammaire historique et comparée, durant le 19ème siècle, et plus exactement de 1816 à 1870, que nait le concept de linguistique ; et c’est à cette époque-là qu’ont apparu les premières revendications d’ordre scientifique.
Dr Abderrahmane AYAD, Dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, Sciences et pratique, Béjaia, 2025, pp. 266-268.
Mél : prof.ayadabderrahmane@gmail.com
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14348
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À la jeunesse pieuse, je dédie ce conseil : quiconque aspire aux degrés de l'ascension, qu'il endure la quiétude des nuits par la lecture et la salât (prière) ; et qu'il devance les premières heures du jour en quête de leur bénédiction, sur les sentiers des œuvres pieuses et pérennes.
Dr Aboû Fahîma
'Abd Ar-Rahmên Ayad
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La linguistique est le soubassement de la traductologie [1]
La linguistique est le soubassement de la traductologie, théorie ou science de la traduction. Avec ses différentes disciplines, elle n’a de cesse d’enrichir et d’aider à grandir cette science assez récente qu’est la traductologie. Les linguistes ont très tôt attiré l’attention sur le fait que la traduction, étant un travail sur la/les langue-s, la nécessité de l’attacher à la science qui étudie la langue (la linguistique), s’avère alors des plus impératives. L’argumentaire en est qu’en plus de tout l’arsenal théorique et conceptuel dans ce domaine, la pratique et l’expérience ne permettent de laisser aucun doute à ce sujet.
Dans ce sens, l’auteur de l’Introduction à la théorie de la traduction (1953), un des premiers livres en la matière, dit à juste titre: « Toute théorie de la traduction doit être incorporée dans l’ensemble des disciplines linguistiques. » [2] Depuis, les études et les recherches linguistiques sur la traductologie ne se sont plus interrompues à ce jour, partant toutes de l’idée maîtresse que « toute opération de traduction comporte, à la base, une série d’analyses et d’opérations qui relèvent spécifiquement de la linguistique.» [3] De même que pour réussir à trouver des solutions aux différents problèmes auxquels les traducteurs sont très souvent confrontés, il faudrait interroger la linguistique dans la diversité des ses branches, car ces problèmes, tel que l’a si bien stipulé l’auteur de l’ouvrage Les problèmes théoriques de la traduction (1963), « ne peuvent être éclairés en premier lieu que dans le cadre de la science linguistique.» [4]
Dr Aboû Fahima 'Abd Ar-Rahmên AYAD
Publié sur : https://scienceetpratique.com/la-linguistique-est-le-soubassement-de-la-traductologie-2/
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[1] Tiré de ma préface à l’ouvrage Les Plus Beaux Noms d’Allâh et leurs sens, disponible sur : https://scienceetpratique.com/les-plus-beaux-noms-dallah-et-leurs-sens-أسماءُ-اللهِ-الحُسْنى-ومَعانِ/
[2] Introduction à la traductologie, Mathieu Guidère, éd., de boeck, 2010, Bruxelles, p., 42. Notons que l’ouvrage Introduction à la théorie de la traduction est d’Andrei Fedorov.
[3] Idem., p., 42.
[4] Id., p., 43. Et le livre Les problèmes théoriques de la traduction est de Georges Mounin.
La linguistique est le soubassement de la traductologie, théorie ou science de la traduction. Avec ses différentes disciplines, elle n’a de cesse d’enrichir et d’aider à grandir cette science assez récente qu’est la traductologie. Les linguistes ont très tôt attiré l’attention sur le fait que la traduction, étant un travail sur la/les langue-s, la nécessité de l’attacher à la science qui étudie la langue (la linguistique), s’avère alors des plus impératives. L’argumentaire en est qu’en plus de tout l’arsenal théorique et conceptuel dans ce domaine, la pratique et l’expérience ne permettent de laisser aucun doute à ce sujet.
Dans ce sens, l’auteur de l’Introduction à la théorie de la traduction (1953), un des premiers livres en la matière, dit à juste titre: « Toute théorie de la traduction doit être incorporée dans l’ensemble des disciplines linguistiques. » [2] Depuis, les études et les recherches linguistiques sur la traductologie ne se sont plus interrompues à ce jour, partant toutes de l’idée maîtresse que « toute opération de traduction comporte, à la base, une série d’analyses et d’opérations qui relèvent spécifiquement de la linguistique.» [3] De même que pour réussir à trouver des solutions aux différents problèmes auxquels les traducteurs sont très souvent confrontés, il faudrait interroger la linguistique dans la diversité des ses branches, car ces problèmes, tel que l’a si bien stipulé l’auteur de l’ouvrage Les problèmes théoriques de la traduction (1963), « ne peuvent être éclairés en premier lieu que dans le cadre de la science linguistique.» [4]
Dr Aboû Fahima 'Abd Ar-Rahmên AYAD
Publié sur : https://scienceetpratique.com/la-linguistique-est-le-soubassement-de-la-traductologie-2/
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[1] Tiré de ma préface à l’ouvrage Les Plus Beaux Noms d’Allâh et leurs sens, disponible sur : https://scienceetpratique.com/les-plus-beaux-noms-dallah-et-leurs-sens-أسماءُ-اللهِ-الحُسْنى-ومَعانِ/
[2] Introduction à la traductologie, Mathieu Guidère, éd., de boeck, 2010, Bruxelles, p., 42. Notons que l’ouvrage Introduction à la théorie de la traduction est d’Andrei Fedorov.
[3] Idem., p., 42.
[4] Id., p., 43. Et le livre Les problèmes théoriques de la traduction est de Georges Mounin.
La linguistique pour la prédication islamique francophone
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L’objectif que nous avons assigné à notre grand projet d’appliquer les données de la linguistique à la prédication islamique francophone, et dont nous avons dessiné les contours depuis plus de 15 années, est d’aboutir à donner au langage islamique en langue française une forme de discours similaire à celle de la langue arabe, que les savants désignent par le nom de langage religieux. Celui-ci devra embrasser tous les secteurs de la prédication : prêches, sermons, écrits, traductions, conférences… C’est justement ce que les linguistes appellent la langue spécialisée.
Le fruit d’une telle stratégie, qui s’inscrit sur un très long terme, sera de performer le rendement des activités prédicatives par le perfectionnement de l’activité langagière : trouver le mot juste, c’est-à-dire employer les mots de façon à reproduire « les vrais sens » voulus dans le Qour’ên, la Sounna et les écrits des savants, pouvoir reconstituer en français la terminologie de chaque domaine des sciences islamiques, relever le niveau intellectuel et scientifique des fidèles, rompre avec les formules relâchées, ou celles qui appartiennent à des domaines qui n’ont aucun lien avec le style islamique, tel que le style journalistique, informatique, médical, etc., renoncer aux variantes basses de la langue, abandonner les parlers des cités dans les mosquées, perfectionner le comportement langagier religieux…, en somme, rénover le langage religieux islamique en français en l’attachant à sa langue Mère, qui est la langue religieuse arabe.
Notre souhait est de voir cette graine qui a déjà été semée (traductions annotées et préfacées, articles, écrits académiques, encadrements à l’université…), pousser, grandir et fructifier.
Le concours de nos frères et sœurs, notamment ceux qui exercent dans le champ islamique, et l’intérêt qu’ils porteront à ce projet est une cause capitale pour sa viabilité, après l’aide et le soutien d’Allâh, Tout-Puissant.
Aboû Fahîma.
Publié par : https://scienceetpratique.com/13286/
L’objectif que nous avons assigné à notre grand projet d’appliquer les données de la linguistique à la prédication islamique francophone, et dont nous avons dessiné les contours depuis plus de 15 années, est d’aboutir à donner au langage islamique en langue française une forme de discours similaire à celle de la langue arabe, que les savants désignent par le nom de langage religieux. Celui-ci devra embrasser tous les secteurs de la prédication : prêches, sermons, écrits, traductions, conférences… C’est justement ce que les linguistes appellent la langue spécialisée.
Le fruit d’une telle stratégie, qui s’inscrit sur un très long terme, sera de performer le rendement des activités prédicatives par le perfectionnement de l’activité langagière : trouver le mot juste, c’est-à-dire employer les mots de façon à reproduire « les vrais sens » voulus dans le Qour’ên, la Sounna et les écrits des savants, pouvoir reconstituer en français la terminologie de chaque domaine des sciences islamiques, relever le niveau intellectuel et scientifique des fidèles, rompre avec les formules relâchées, ou celles qui appartiennent à des domaines qui n’ont aucun lien avec le style islamique, tel que le style journalistique, informatique, médical, etc., renoncer aux variantes basses de la langue, abandonner les parlers des cités dans les mosquées, perfectionner le comportement langagier religieux…, en somme, rénover le langage religieux islamique en français en l’attachant à sa langue Mère, qui est la langue religieuse arabe.
Notre souhait est de voir cette graine qui a déjà été semée (traductions annotées et préfacées, articles, écrits académiques, encadrements à l’université…), pousser, grandir et fructifier.
Le concours de nos frères et sœurs, notamment ceux qui exercent dans le champ islamique, et l’intérêt qu’ils porteront à ce projet est une cause capitale pour sa viabilité, après l’aide et le soutien d’Allâh, Tout-Puissant.
Aboû Fahîma.
Publié par : https://scienceetpratique.com/13286/
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Réponse à un frère au sujet de la préposition « sur » correspondant de hèrf el djèrr (« préposition casuelle ‘’du génitif’’ »), dans Sa Parole, Très-Haut :
((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى )) ]طه:5 [
« Le Tous-Miséricordieux (Ar-Rahmên) S'est établi sur le Trône. » Tâhâ, v. 5.
الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله، أما بعد:
Ceci dit, un de nos nobles frères m’avait questionné hier sur la correctitude ou non de la préposition « sur » dans le contexte du verset figurant en épigraphe.
Au fait, certains frères ont soulevé une problématique, entendue comme étant une, liée à la préposition « sur » (sur le Trône), qui traduit le hèrf el djèrr (la préposition casuelle ‘’du génitif’’) (على), énoncé dans le verset arabe. Ils estiment que ce qui est correct est bien plutôt « au-dessus du Trône ».
Cela étant posé, de fait, le problème consiste en ce que « sur » exprime une signification physique revoyant à la notion de contact matériel provoqué entre ce qui se trouve au-dessous et ce qui se trouve au-dessus. Exemple d’usage ordinaire ou récurent : le livre est sur la table.
Or, même dans la langue arabe, ce même phénomène (de matérialisation du sens) n’est pas exclu. Car « على » est elle aussi porteuse de cette matérialité créée par la superposition de deux entités physiques : le support et l’objet supporté.
Toutefois, il est à noter, sans la moindre contestation, que dans le langage islamique arabe (que l’on peut déplacer immanquablement vers la langue française), la Croyance énoncée dans le Qour’ên et la Sounna rectifie la langue, tout comme elle rectifie l’homme. Cela revient alors à dire tout simplement que ces particules linguistiques (les prépositions… les mots pleins, les mots vides, etc.) doivent impérativement être entendue/traduites dans la compréhension des pieux prédécesseurs. Et, comme nous venons de le signaler précédemment, même le hèrf (على) prend en son sein et son essence la notion de matérialité :
الكتاب على الطاولة.
Ce qui, ceci étant, ne peut, pour évacuer cette ambigüité ou équivoque lié(s) à la Croyance causés par cette particule « sur » ̶ et engendré(s) par les réalités ontologiques du lexique arabe/français (c’est-à-dire que ces particules existent avant même la descente du Qour’ên) ̶ qu’en recourant à la compréhension des Compagnons de ce verset même, ainsi que de la particule « sur » qui nous préoccupe. C’en est un postulat salafi : toutes les langues du monde, à la suite de la langue arabe, sont tributaires de la vraie compréhension du Livre et de la Sounna. Ils faut les passer par leur crible.
Ainsi, avec cette appréhension du problème, nous nous ne supposons pas que l’équivoque ayant infiltré ‘sur’ ne soit pas résolu.
Car en effet, ce qui est voulu dans le verset par la préposition « على » peut être reproduit par sa sœur, même si lointaine, française « sur ».
Pour davantage de simplification, je cite l’éminent Imam Ibn Bêz, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qui explique le verset et à partir de quoi (cette compréhension) devons-nous entendre le sens de « sur » :
» قوله((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) اسْتَوَى [طه:5]، فسره علماء السنة بأنه العلو والارتفاع، يعني: ارتفع فوق العرش وعلا فوقه سبحانه وتعالى بدون كيف، أهل السنة والجماعة وهم أصحاب النبي ﷺ وأتباعهم بإحسان يقولون في صفات الرب : إن الواجب إثباتها وإمرارها كما جاءت بلا كيف، يعني: نثبتها لله ونؤمن بها وأنها حق، ولكن لا نكيفها، لا نقول: إنها بكيفية كذا وكيفية كذا، سئل مالك بن أنس إمام دار الهجرة في زمانه، وأحد الأئمة الأربعة، سئل رحمة الله عليه عن قوله جل وعلا ((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) ، كيف استوى؟ فأطرق طويلاً ثم قال رحمه الله: الاستواء معلوم، والكيف مجهول، والإيمان به واجب، فالواجب على أهل العلم والإيمان، وعلى جميع المسلمين أن يؤمنوا بأسماء الله وصفاته التي جاءت في القرآن العظيم أو السنة الصحيحة، وأن يمروها كما جاءت من غير تحريف ولا تعطيل ولا تكييف ولا تمثيل، بل يؤمنون بأنها صفات الله وأنها أسماؤه وأنها حق، وأن معانيها حق يليق بالله جل وعلا، معانيها تليق بالله لا يشابه خلقه في شيء من صفاته سبحانه وتعالى. «
((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى )) ]طه:5 [
« Le Tous-Miséricordieux (Ar-Rahmên) S'est établi sur le Trône. » Tâhâ, v. 5.
الحمد لله والصلاة والسلام على رسول الله، أما بعد:
Ceci dit, un de nos nobles frères m’avait questionné hier sur la correctitude ou non de la préposition « sur » dans le contexte du verset figurant en épigraphe.
Au fait, certains frères ont soulevé une problématique, entendue comme étant une, liée à la préposition « sur » (sur le Trône), qui traduit le hèrf el djèrr (la préposition casuelle ‘’du génitif’’) (على), énoncé dans le verset arabe. Ils estiment que ce qui est correct est bien plutôt « au-dessus du Trône ».
Cela étant posé, de fait, le problème consiste en ce que « sur » exprime une signification physique revoyant à la notion de contact matériel provoqué entre ce qui se trouve au-dessous et ce qui se trouve au-dessus. Exemple d’usage ordinaire ou récurent : le livre est sur la table.
Or, même dans la langue arabe, ce même phénomène (de matérialisation du sens) n’est pas exclu. Car « على » est elle aussi porteuse de cette matérialité créée par la superposition de deux entités physiques : le support et l’objet supporté.
Toutefois, il est à noter, sans la moindre contestation, que dans le langage islamique arabe (que l’on peut déplacer immanquablement vers la langue française), la Croyance énoncée dans le Qour’ên et la Sounna rectifie la langue, tout comme elle rectifie l’homme. Cela revient alors à dire tout simplement que ces particules linguistiques (les prépositions… les mots pleins, les mots vides, etc.) doivent impérativement être entendue/traduites dans la compréhension des pieux prédécesseurs. Et, comme nous venons de le signaler précédemment, même le hèrf (على) prend en son sein et son essence la notion de matérialité :
الكتاب على الطاولة.
Ce qui, ceci étant, ne peut, pour évacuer cette ambigüité ou équivoque lié(s) à la Croyance causés par cette particule « sur » ̶ et engendré(s) par les réalités ontologiques du lexique arabe/français (c’est-à-dire que ces particules existent avant même la descente du Qour’ên) ̶ qu’en recourant à la compréhension des Compagnons de ce verset même, ainsi que de la particule « sur » qui nous préoccupe. C’en est un postulat salafi : toutes les langues du monde, à la suite de la langue arabe, sont tributaires de la vraie compréhension du Livre et de la Sounna. Ils faut les passer par leur crible.
Ainsi, avec cette appréhension du problème, nous nous ne supposons pas que l’équivoque ayant infiltré ‘sur’ ne soit pas résolu.
Car en effet, ce qui est voulu dans le verset par la préposition « على » peut être reproduit par sa sœur, même si lointaine, française « sur ».
Pour davantage de simplification, je cite l’éminent Imam Ibn Bêz, qu’Allâh lui fasse miséricorde, qui explique le verset et à partir de quoi (cette compréhension) devons-nous entendre le sens de « sur » :
» قوله((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) اسْتَوَى [طه:5]، فسره علماء السنة بأنه العلو والارتفاع، يعني: ارتفع فوق العرش وعلا فوقه سبحانه وتعالى بدون كيف، أهل السنة والجماعة وهم أصحاب النبي ﷺ وأتباعهم بإحسان يقولون في صفات الرب : إن الواجب إثباتها وإمرارها كما جاءت بلا كيف، يعني: نثبتها لله ونؤمن بها وأنها حق، ولكن لا نكيفها، لا نقول: إنها بكيفية كذا وكيفية كذا، سئل مالك بن أنس إمام دار الهجرة في زمانه، وأحد الأئمة الأربعة، سئل رحمة الله عليه عن قوله جل وعلا ((الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى)) ، كيف استوى؟ فأطرق طويلاً ثم قال رحمه الله: الاستواء معلوم، والكيف مجهول، والإيمان به واجب، فالواجب على أهل العلم والإيمان، وعلى جميع المسلمين أن يؤمنوا بأسماء الله وصفاته التي جاءت في القرآن العظيم أو السنة الصحيحة، وأن يمروها كما جاءت من غير تحريف ولا تعطيل ولا تكييف ولا تمثيل، بل يؤمنون بأنها صفات الله وأنها أسماؤه وأنها حق، وأن معانيها حق يليق بالله جل وعلا، معانيها تليق بالله لا يشابه خلقه في شيء من صفاته سبحانه وتعالى. «
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« Sa Parole, Exalté et Très-Haut : ‘’Ar-Rahmên S'est établi sur le Trône (Tâhâ, v. 5)’’, les savants de la Sounna l'ont expliquée comme signifiant la Hauteur et l’Élévation : c'est-à-dire qu'Il S'est élevé sur le Trône et qu'Il S'est « haussé » sur lui, Gloire à Lui et Très-Haut, sans modalité (sans kèyf). Les gens de la Sounna et du Groupe, qui sont les Compagnons du Prophète, qu'Allâh prie sur lui et le salue, et leurs successeurs dans l’excellence, disent au sujet des Épithètes[1] du Seigneur : il est obligatoire de les confirmer et de les laisser passer tels qu'ils sont venus, sans modalité (sans morphismes : l'anthropomorphisme ‘’Tèchbîh ou Tèdjcîm’’, polymorphisme, etc.) — c'est-à-dire que nous les établissons et les confirmons pour Allâh et nous croyons en eux, et qu'ils sont Vérité, mais nous ne leur assignons aucune modalité. Nous ne disons pas qu'ils sont de telle ou telle autre modalité. Mêlik Ibn Èns, Imam de la Demeure de l'Émigration en son temps et l'un des quatre Imams, qu'Allâh lui fasse miséricorde, fut interrogé sur la Parole d'Allâh, Majestueux et Très-Haut : ‘’Ar-Rahmên S'est établi sur le Trône’’ — comment S'est-Il établi ? Il resta longuement silencieux [la tête baissée], puis dit, qu'Allâh lui fasse miséricorde : ‘’L'Istiwê' (l’Établissement) est connu, la modalité en est inconnue, la foi en cela est obligatoire.’’ Il est donc obligatoire pour les Gens de science et de foi, et pour l'ensemble des musulmans, de croire aux Noms d'Allâh et à Ses Épithètes venus dans le Glorieux Qour'ên ou dans la Sounna authentique, et de les laisser passer [dans les cœurs et les esprits, NDT] tels qu'ils sont parvenus, sans modification (tèhrîf) [ni de forme ni de sens, NDT], sans annulation (tè‘tîl), sans modalité (ou morphisme) et sans assimilation ; ils croient plutôt que ce sont là les Épithètes d'Allâh, Ses Noms, et qu'ils sont Vérité, et que leurs sens sont Vérité et conviennent à Allâh, Majestueux et Très-Haut — leurs significations conviennent à Allâh, et Il ne ressemble en rien à Sa création dans aucun de Ses Épithètes, Exalté et Très-Haut. »[2]
Outre cela, l’Imam Ibn El Qayyim, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a expliqué dans sa Nouniya que les pieux prédécesseurs ont défini l’Istiwê’ sur le Trône par quatre sens, qui sont des pré-synonymes complémentaires. Il a dit :
ولهم عبارات عليها أربعٌ ... قَد حَصَّلَت للفارسِ الطَعَّانِ
وهي استقرَّ وقد علا وكذلك ار ... تَفَعَ الذي ما فيهِ من نكرانِ
وكذاك قد صَعِدَ الذي هو رابعٌ ... وأبو عبيدةَ صاحبُ الشيباني
Ils ont, à son sujet, quatre expressions, que le cavalier au javelot [transperçant] a rassemblées.
Ce sont : « S'est établi », et aussi «Se hausser, « S’hisser », et de même « S’est élevé » — au sujet duquel il n'y a nul désaveu.
Et de même « ascensionné, ascendu, monté », qui en est la quatrième — et Aboû 'Oubeyda, le compagnon d'Èch-Chèybênî [en rapporte l'attestation].
On retient ainsi les quatre significations, que sont :
1. (العُلُوّ) : la Hauteur (avec un ‘H’ majuscule, signe de la plus grande abstraction[3]), la Superposition, la Supériorité…
2. (الارتفاع) : l’Élévation, la Supériorité, la Suprématie…
3. (الصعود) : l’Ascension, la Montée(er)…
4. (الاستقرار) : l’Établissement, la Stagnation…
Outre cela, l’Imam Ibn El Qayyim, qu’Allâh lui fasse miséricorde, a expliqué dans sa Nouniya que les pieux prédécesseurs ont défini l’Istiwê’ sur le Trône par quatre sens, qui sont des pré-synonymes complémentaires. Il a dit :
ولهم عبارات عليها أربعٌ ... قَد حَصَّلَت للفارسِ الطَعَّانِ
وهي استقرَّ وقد علا وكذلك ار ... تَفَعَ الذي ما فيهِ من نكرانِ
وكذاك قد صَعِدَ الذي هو رابعٌ ... وأبو عبيدةَ صاحبُ الشيباني
Ils ont, à son sujet, quatre expressions, que le cavalier au javelot [transperçant] a rassemblées.
Ce sont : « S'est établi », et aussi «Se hausser, « S’hisser », et de même « S’est élevé » — au sujet duquel il n'y a nul désaveu.
Et de même « ascensionné, ascendu, monté », qui en est la quatrième — et Aboû 'Oubeyda, le compagnon d'Èch-Chèybênî [en rapporte l'attestation].
On retient ainsi les quatre significations, que sont :
1. (العُلُوّ) : la Hauteur (avec un ‘H’ majuscule, signe de la plus grande abstraction[3]), la Superposition, la Supériorité…
2. (الارتفاع) : l’Élévation, la Supériorité, la Suprématie…
3. (الصعود) : l’Ascension, la Montée(er)…
4. (الاستقرار) : l’Établissement, la Stagnation…
Quant à la locution « au-dessus », proposée par certains frères pour remplacer « sur », cette dernière, en plus de son état ambiguisant (plus que « sur »), son sens propre, donc premier, (selon le TLF) est : plus haut. (plus haut que le Trône). Le Trésor de la langue française (le plus grand dictionnaire français fondé sur des paramètres scientifiques ‘sciences du langage, etc.’) lui octroie sept synonymes, dont le premier est en amont. Le synonyme « sur » est classé en quatrième sous-position. Le classement synonymique du TLF se base sur l’usage et la fréquence de l’interchangeabilité ou substituabilité des mots dans l’usage langagier réel. Il se fonde sur un corpus réel. C’est dire que son emploi dans le contexte du verset en question est d’un point de vue linguistique français assez faible. Il est le correspondant idoine du mot arabe (فوق), certes, par lequel le cheikh Ibn Bêz a expliqué l’istiwê’. Donc ce serait une traduction par équivalence sémantique et non par correspondance de sens propre ou fonctionnelle. Cette même notion (فوق) étant de facto un sens propre de la particule (على), et qui est, chose à ne pas sous-estimer, un correspondant idoine (parfait) direct de « sur ». C’est-à-dire (على) et (فوق) et (sur) sont des correspondant (des synonymes interlinguaux) parfaits. Au-dessus ne l’est pas.
Donc d’un point de vue scientifique, on ne saurait accepter d’interchanger des mots arabe/français en optant pour des équivalent sémantiques (le fameux au-dessus) au moment où la langue française nous donne un correspondant idoine (le parfait sur).
C’est ici un constat linguistique. Ajouté au postulat de base que les lexiques doivent être adaptés à la compréhension des pieux prédécesseurs, la correspondance prépositionnelle expliquée plus haut, accélère, certes, le passage des notions islamiques salafies dans le corps de la langue française. Celle-ci nous offre même une brèche, on l’a vu, à ne pas négliger afin d’y installer les contenus sémantiques de l’islam authentique.
Tout comme les hommes, les langues sont convertibles aux notions de Vérité apportées par l’islam. Il suffit de trouver la porte, et d’y accéder… La linguistique et les sciences du langage, conçues pour les langues occidentales, sont notre clef…
Ainsi celui qui sait, le sait ; et celui qui ignore, l’ignore...
Votre frère : Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD
Le samedi 01 rabî‘ èth-thênî 1448
Corr. au 12/09/2026
Publié sur : https://scienceetpratique.com/?p=14499
[1] Lire, à ce sujet, notre traduction de l’épître de l’érudit Ès-Sè‘dî Les plus beaux Noms d’Allâh et leurs sens, sur : https://scienceetpratique.com/?p=1697
[2] Cf. Le site du cheikh, qu’Allâh lui fasse miséricorde, sur :
https://binbaz.org.sa/fatwas/7464/%D9%85%D8%B9%D9%86%D9%89-%D9%82%D9%88%D9%84%D9%87-%D8%AA%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%89%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%AD%D9%85%D9%86-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%B4-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D9%88%D9%89
[3] Lire pour ce sujet de reprogrammation et réglage des lexiques français suivant la croyance musulmane des pieux prédécesseurs nos articles publiés sur : https://scienceetpratique.com/?cat=28
Donc d’un point de vue scientifique, on ne saurait accepter d’interchanger des mots arabe/français en optant pour des équivalent sémantiques (le fameux au-dessus) au moment où la langue française nous donne un correspondant idoine (le parfait sur).
C’est ici un constat linguistique. Ajouté au postulat de base que les lexiques doivent être adaptés à la compréhension des pieux prédécesseurs, la correspondance prépositionnelle expliquée plus haut, accélère, certes, le passage des notions islamiques salafies dans le corps de la langue française. Celle-ci nous offre même une brèche, on l’a vu, à ne pas négliger afin d’y installer les contenus sémantiques de l’islam authentique.
Tout comme les hommes, les langues sont convertibles aux notions de Vérité apportées par l’islam. Il suffit de trouver la porte, et d’y accéder… La linguistique et les sciences du langage, conçues pour les langues occidentales, sont notre clef…
Ainsi celui qui sait, le sait ; et celui qui ignore, l’ignore...
Votre frère : Dr Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên AYAD
Le samedi 01 rabî‘ èth-thênî 1448
Corr. au 12/09/2026
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[1] Lire, à ce sujet, notre traduction de l’épître de l’érudit Ès-Sè‘dî Les plus beaux Noms d’Allâh et leurs sens, sur : https://scienceetpratique.com/?p=1697
[2] Cf. Le site du cheikh, qu’Allâh lui fasse miséricorde, sur :
https://binbaz.org.sa/fatwas/7464/%D9%85%D8%B9%D9%86%D9%89-%D9%82%D9%88%D9%84%D9%87-%D8%AA%D8%B9%D8%A7%D9%84%D9%89%D8%A7%D9%84%D8%B1%D8%AD%D9%85%D9%86-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%A7%D9%84%D8%B9%D8%B1%D8%B4-%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D9%88%D9%89
[3] Lire pour ce sujet de reprogrammation et réglage des lexiques français suivant la croyance musulmane des pieux prédécesseurs nos articles publiés sur : https://scienceetpratique.com/?cat=28
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التبرج = اظهار ما يجب ستره من زينة المرأة = dévoilement.
La femme doit d'un point de vue religieux être voilée. La religion la voile. Si elle ne se conforme pas à la religion, ne met pas de voile, donc elle se dévoile... elle sera désormais dévoilée.
متبرجة على وزن متفعلة؛ أي بمعنى التكلف في فعل شيء لم يكن...
…........
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Ibn Hibbên, qu'Allâh lui fasse miséricorde, a dit :
"L'homme doué de raison s'applique à fréquenter les bienfaiteurs et quitte la fréquentation des malfaiteurs. Car le fait d'aimer les bienfaiteurs prend son début très rapidement et se rompt très lentement, alors que le fait d'aimer les malfaiteurs se rompt très rapidement et prend son début très lentement."
Le jardin des gens doués de raison, p. 99.
قال ابن حبان رحمه الله:
"العاقل يلزم صحبة اﻷخيار ويفارق صحبة الاشرار ؛ ﻷن مودة الأخيار سريع اتصالها، بطئ انقطاعها، ومودة الاشرار سريع انقطاعها، بطئ اتصالها".
روضة العقلاء، ص: 99.
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"L'homme doué de raison s'applique à fréquenter les bienfaiteurs et quitte la fréquentation des malfaiteurs. Car le fait d'aimer les bienfaiteurs prend son début très rapidement et se rompt très lentement, alors que le fait d'aimer les malfaiteurs se rompt très rapidement et prend son début très lentement."
Le jardin des gens doués de raison, p. 99.
قال ابن حبان رحمه الله:
"العاقل يلزم صحبة اﻷخيار ويفارق صحبة الاشرار ؛ ﻷن مودة الأخيار سريع اتصالها، بطئ انقطاعها، ومودة الاشرار سريع انقطاعها، بطئ اتصالها".
روضة العقلاء، ص: 99.
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Alors, il n'existe aucun bien dans ce bas monde qui égale le bien de revivifier la Sounna.
Dr Aboû Fahîma.
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La bonne intention envers Allâh — c'est-à-dire la bonne conjecture qu'on a de Lui, Majestueux et Très-Haut — est la clé de tout succès ; bien plus, tout bien en ce bas monde en découle. Et les gens les plus enclins à bien penser d'Allâh sont ceux qui sont les plus utiles à Sa création.
Dr Aboû Fahima 'Abd Ar-Rahmên AYAD
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Forwarded from La linguistique pour la prédication islamique
Définition de la terminologie islamique
تعريف المصطلحية الإسلامية
La terminologie islamique est l’ensemble des termes propres à la religion musulmane, en tant que domaine embrassant d’une part la croyance, faisant partie de la dimension dogmatique constituant toutes les convictions révélées dans la Parole divine, le Qour'ên, et les récits prophétiques, la Sounna, et qui sont professées par les musulmans ; et d’autre part les actes ou les œuvres cultuelles faisant partie de la dimension pratique qu’accomplissent les musulmans.
Ainsi, tous les mots qui font partie de l’une ou l’autre de ces deux dimensions constituent l’ensemble des termes de l’islam.
En langue française, ces termes sont soumis dans leur nature lexicale aux divers procédés de formation du lexique des langues.
Ces procédés sont grosso modo le produit de deux types de création : la création interne à la langue (dérivation et composition avec leurs différents types) et la création externe à la langue (xénisme, pérégrinisme, emprunt, etc.).
Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad
https://t.me/Linguistiqueetislam
تعريف المصطلحية الإسلامية
La terminologie islamique est l’ensemble des termes propres à la religion musulmane, en tant que domaine embrassant d’une part la croyance, faisant partie de la dimension dogmatique constituant toutes les convictions révélées dans la Parole divine, le Qour'ên, et les récits prophétiques, la Sounna, et qui sont professées par les musulmans ; et d’autre part les actes ou les œuvres cultuelles faisant partie de la dimension pratique qu’accomplissent les musulmans.
Ainsi, tous les mots qui font partie de l’une ou l’autre de ces deux dimensions constituent l’ensemble des termes de l’islam.
En langue française, ces termes sont soumis dans leur nature lexicale aux divers procédés de formation du lexique des langues.
Ces procédés sont grosso modo le produit de deux types de création : la création interne à la langue (dérivation et composition avec leurs différents types) et la création externe à la langue (xénisme, pérégrinisme, emprunt, etc.).
Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên Ayad
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La linguistique pour la prédication islamique
Canal dédié aux connaissances linguistiques servant à la traduction islamique.
قناة متخصصة في نشر المعلومات اللسانية التي تخدم الترجمة الإسلامية والدعوة باللغات الأجنبية.
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